Je découvre Raphaël

On continue le Projet 30 Ans de Taratata avec un autre musicien qui était sur scène avec Zazie et Jean-Louis Aubert pour commencer le spectacle, Raphaël. (Félicitations à tous ceux qui viennent de dire « Alors, Axel Bauer sera sur le blog la semaine prochaine ».)

Raphaël en concert, Photo par Guy Delsaut, CC BY-SA 4.0

Raphaël, de son vrai nom Raphaël Haroche, est né en novembre 1975 à Paris, donc il a un an de plus que moi. Le fils de deux avocats, il a échappé à son destin tragique de finir dans un bol de guacamole — désolé, vous allez souffrir avec cette blague nulle sur les deux significations d’avocat tant que je suis ici. Non, mais sérieusement, il a poursuivi des études de droit, et en écrivant ce billet, je viens de me rendre compte que je suis passé par sa fac deux fois en visitant le Panthéon.

Mais en même temps, il poursuivait une carrière de musicien, et en 2000, il a sorti son premier album, Hôtel de l’univers. Cet album a vendu environ 65 000 exemplaires. Avec son premier single, « Ça nous aurait suffi », il se montre compétent, mais je n’entends rien de spécial ; même chose avec le morceau du titre :

Son prochain album, La Réalité, sorti en 2003, met en vedette une collaboration avec Jean-Louis Aubert. Le clip est du bon travail, et l’album a connu plus de succès que son prédécesseur :

Mais c’est avec son troisième album en 2006, Caravane, où il devient star. La chanson du titre atteint le classement de #4 en France :

Ici, je dois vous dire très franchement que je ne l’entends pas du tout. Cette chanson pourrait être Big Yellow Taxi de Comptant les Corbeaux Counting Crows. J’ai écrit de nombreuses fois avant ce projet de chansons françaises qui ne sont que des copies de trucs anglophones (tousse tousse, Ringo et Marie Laforêt, tousse tousse). Ce n’est pas une copie de cette façon, mais c’est de même style — et je n’ai jamais aimé ce genre de musique ni de musicien en anglais ! Le secret le moins caché du blog est que j’aime les trucs franchouillards qui ne me rappellent rien d’autre. Il m’étonne que mon dictionnaire Oxford dit que ce grand compliment est un mot péjoratif ! Les britanniques le diraient, n’est-ce pas ?

J’ai essayé avec d’autres chansons du même album. Schengen et Et dans 150 ans m’ont dit que peut-être que la bonne comparaison est Messrs James Blunt et Bob Dylan, mais ils font tous partie du même style. Pourtant, il faut dire que cet album vous a bien plu — 3 Victoires de la musique et NRJ artiste masculin francophone de l’année pour Raphaël.

En 2008, il sort son quatrième album, #1 en France, Je sais que la Terre est plate. Encore une fois, j’ai écouté le morceau du titre :

Le style a un peu changé. Maintenant il veut apparemment emprunter le son au 4e niveau du jeu vidéo Gumshoe. J’ai aussi écouté Le vent de l’hiver, moins dissonante, ainsi qu’Adieu Haïti, une chanson aux rythmes Caraïbes, mais rien n’était pour moi.

À ce point, étant assez évident que je n’allais pas changer d’avis, j’ai sauté jusqu’à son album le plus récent, Haute fidélité. Cette fois, c’est un album plein de collaborations avec d’autres artistes. J’ai bien aimé Le Train du soir, un duo avec Pomme :

La jetée, collaboration avec Arthur Teboul, était aussi intéressant. J’ai moins aimé Norma Jean, apparemment un hommage au chanteur Christophe. Il me semble que j’aime Raphaël assez bien quand il ne joue pas seul ; pourtant, c’est la grande majorité de son œuvre.

Je veux souligner que le problème ici n’est pas un manque de talent. Je trouve sa voix agréable, bien qu’il me rappelle beaucoup de chanteurs anglophones où ce n’est pas le cas. J’ai bien aimé son tour sur le plateau de Taratata, et ça compte aussi. C’est juste qu’il a choisi de poursuivre certaines tendances que je n’aime pas.

Ma note : j’irais au concert si vous aviez une place de trop. Et oui, je payerais le dîner.

Mon dîner tarn-et-garonnais

On finit notre séjour dans le Tarn-et-Garomne avec une recette qui est censée mettre en vedette un produit local. Impossible de trouver cet ail aux États-Unis, mais j’aime très bien cette recette, et vous la recommande sans hésitation. Voici la tarte à l’ail blanc de Lomagne :

Haute résolution en cliquant

Avec une pâte brisée du supermarché, cette tarte est facile et délicieuse. Sans, elle devient plus un projet typique du blog — mais reste délicieuse. Allons la préparer !

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

É you

Il y a des mois, j’ai lu — et je regrette de ne pas avoir gardé le lien — une observation, assez évident quand on est linguiste mais à laquelle je n’avais quand même pas pensé — que certains sons en français se traduisent directement en d’autres en anglais. Je vais vous donner quelques exemples, et je suis sûr que vous reconnaîtrez le modèle :

FrançaisAnglais
ÉtudeStudy
ÉtendardStandard
ÉtatState
ÉpiceSpice
ÉpagneulSpaniel

Voilà, les « é » au début des mots se transforment à chaque fois en « s ». Un peu bizarre, ça, qu’une voyelle se transforme en consonne. Mais dites-donc, nous adorons nos séquences de consonnes pas interrompues par des voyelles en anglais. Pourtant, ce n’est pas toute l’histoire. Voici ce qui arrive avec d’autres mots qui commencent par « é » :

FrançaisAnglais
ÉrosionErosion
ÉruptionEruption
ÉlastiqueElastic
ÉlaborationElaboration

Mais où sont donc passés nos lettres « s » ? ([Je lessssss ai toussss volésss — Cobra Commandeur]) En fait, la différence s’explique par le genre de consonnes qui suit les « é ». Dans le premier tableau, où les voyelles se transforment en « s », elles sont toujours suivies par ce que l’on appelle des consonnes occlusives, où l’air est complètement bloqué par la langue, au moins brièvement. En revanche, devant des consonnes dites « liquids » en anglais, ce qui regroupe les spirantes et les spirantes latérales, la transformation n’arrive pas.

Cependant, cette dernière explication se tient seulement en anglais, où le son exprimé par la lettre « r » est fait avec la pointe de la langue. La lettre « r » en français se trouve plutôt près de la luette. Quand vous vous plaignez de la mauvaise prononciation des « r » par les anglophones, sachez que ce son n’existe pas du tout en anglais ; l’envers est aussi vrai, et la raison principale pour laquelle je préfère vous entendre parler en français.

Bien sûr, il n’y a pas toujours des indices écrits sur les changements de prononciation. Mais on peut parfois remarquer des choses qui sont quand même utiles pour se faire passer pour un francophone. Par exemple, tous lets mots qui se terminent par « -tion » ont subi au même changement. Le français, étant logique, prononce le « t » comme s’il est un « s ». L’anglais, étant le résultat d’exporter une poignée de normands, ivres avec du cidre, prononce la même lettre comme le « ch » dans « chut ». L’anglais est plutôt riche en mots empruntés au français qui se terminent par cette séquence : observation, organization, nation, relation.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec la mort vivante.

La sobriété de plaisir

Il y a une semaine, j’ai fait la connaissance d’un nouveau blog (à moi, mais l’autrice ne l’a lancé que fin 2023), « Ask Someone Else First« . Malgré le nom, c’est tout en français ; cependant, je me suis trompé au début que c’était le travail d’une expatriée américaine, car elle a parlé d’avoir été à New York. Je regrette l’erreur. Mais laissez tomber. L’un des premiers billets que j’ai lu là-bas a semé une graine chez moi, et je ne vais pas arrêter d’y penser à moins que j’ajoute mon propre grain de sel.

Dans « Je veux me souvenir de tout », elle a écrit avec passion et sensibilité sur une décision qu’elle a prise de baisser sa consommation d’alcool. Moi, je suis arrivé au même endroit, par un chemin très différent, mais c’est quelque chose dont je galère à l’expliquer à mes amis français. Et je regrette surtout n’avoir rien dit samedi soir.

Défense de boire, Photo par worker, Domaine public

C’est bien connu en Europe que nous n’avons pas le droit à boire de l’alcool jusqu’à nos 21 ans. C’est apparemment bien cru que nous cherchons tous de fausses cartes d’identité pour éviter cette interdiction. Pas moi. Ce n’est pas parce que je suis vertueux ou respectueux des lois ; je ne suis ici pour me vanter de rien. C’est tout simplement parce que ma plus grande peur depuis toujours est aller en prison, et surtout à cause de quelque chose que je n’ai pas fait.

Évidemment, si j’ai eu une telle carte, je l’aurais fait et aurais mérité quel que ce soit en tant que punition. Mais avec ma chance, j’aurais été condamné juste pour y avoir pensé. Ça valait mieux de l’éviter tout court.

Alors je n’ai jamais rien bu jusqu’à mes 18 ans, à l’université. Cette année-là, je vivait dans un dortoir avec un groupe d’étudiants dans leur dernière année d’études (n’oubliez pas que ça fait 4 ans aux États-Unis ; ils avaient donc tous leurs 21 ou 22 ans). Ils étaient tous ennuyés que je refusais absolument d’en prendre, rabat-joie que je suis. ([Ça n’a jamais changé. — M. Descarottes])

Un samedi soir, ils ont décidé de changer la situation. Ils ont promis d’arrêter de me harceler sur le sujet si je prendrais un verre avec eux. Mais saisissant l’opportunité, en sachant que je n’avais aucune idée du goût de ces choses, ils m’ont donné un cocktail, un « amaretto sour », enrichi avec assez d’alcool pour compter pour 4 verres. Ils avaient vraiment envie de me voir ivre.

Il s’avère que je ne répond pas à l’alcool comme la plupart du monde. Il me rend déprimé à partir du premier verre, et je me souviens très bien de chaque instant. Je perds le contrôle du corps comme tout le monde, mais l’esprit reste horriblement clair, juste déprimé. C’est donc une façon de me torturer. Mes ancêtres polonais et russes seraient certainement déçus que leur espèce de descendant ne peut même pas tenir un verre.

Ce soir-là, sans avertissement, quelques minutes après avoir vidé le verre, j’ai commencé à pleurer sans cesse. Je suis venu d’avoir été rejeté pour un rendez-vous par une fille (de nos jours, chercheuse en physique nucléaire ; toutes mes déceptions sont de qualité), alors j’ai répété encore et encore que tout le monde me détestait, que j’allais passer toute ma vie seule. Un des élèves m’a mis au lit.

Le lendemain, ils m’ont offert leurs excuses. Personne n’avait aucune idée que je réagirais de telle façon. Mais la leçon avait été bel et bien apprise.

Pour cette raison, je ne bois presque jamais rien. Pour certains dîners, vous voyez des bouteilles de vin ici. Je me permets exactement un verre à chaque fois, jamais plus que ça. Je peux apprécier le goût. Mais l’alcool ne m’apporte aucun plaisir, juste des cauchemars.

Alors, samedi soir. Tout ce que je vous ai raconté était la vérité. Mais je n’ai pas mentionné une chose. Au début de la soirée, l’hôte m’avait offert une flûte d’un vin pétillant (faut pas dire champagne pour ce truc californien), car c’était la première soirée tarot de la nouvelle année. Je l’ai acceptée, en croyant qu’un verre n’en serait pas trop. Mais il l’a rempli avant que je ne puisse le refuser. Puis on a fait son commentaire sur la galette pour ma copine imaginaire.

J’ai réussi à ne pas pleurer. Et tout s’est passé comme je vous ai dit. Mais je suis au courant que j’avais l’esprit déprimé. (Par contre, aucun alcool ne s’est impliqué dans les événements de vendredi soir.) J’ai la malédiction de me souvenir de tout. Mais l’alcool noircit tout, et c’est donc hyper-important que je l’évite. Je perds encore et encore ma guerre contre la bise, mais je dois leur faire comprendre qu’il ne me faut absolument pas participer à cette coutume.

Saison 2, Épisode 44 — Tarn-et-Garonne au Téléphone

Je dois vous dire que le Projet 30 Ans de Taratata est la meilleure idée que j’aie depuis longtemps. Explorer la musique de Téléphone m’a vraiment fait du bien. Surtout parce que vous ne le saviez pas, mais je n’aurai pas ma voiture jusqu’au milieu de cette semaine.

C’est NUL, mais beaucoup des concessionnaires ici ont vendu leur stock de voitures d’occasion anciennement prêtées aux clients pendant des réparations. Plus rentable, et tout le monde s’en fiche de service aux clients dans ce pays. Je ne sais même pas quel soit le problème — j’ai dû y laisser ma voiture jeudi juste pour faire partie de la queue ! Si vous faites attention aux Blagues de la Semaine, il y en a plein qui viennent de l’URSS. Les amis, c’est ici.

Parce que je suis bien cinglé, je vais vous dire qu’un ami m’a convaincu d’annuler mes plans pour annuler mes plans pour février. Un jour, d’ici un mois, ce sera même logique. Mais pas aujourd’hui. Désolé, pas désolé, comme on dit en anglais.

J’ai fait un sondage parmi un groupe d’anglophones, tous vos amis dévoués comme moi, mais largement anglophones de naissance, aussi comme moi, sur le sujet de la galette des rois de ce week-end. Peut-être qu’il va vous surprendre, mais à l’avis de la moitié, je l’ai bien mérité, sens VDM. Je ne suis pas complètement surpris, car nous nous grondons à chaque opportunité de ce genre. Les autres avaient des opinions bien arrêtées à l’envers. Une personne m’a conseillé de remballer la galette si la même chose arrivera encore ! Ça, je ne peux pas le faire — ça mettrait le feu à tous les ponts. Je me tairai sur le sujet maintenant, mais sachez que je continuerai d’obséder sur ce week-end pendant longtemps. (De, pas à, je l’ai soigneusement choisi.) Je dis parfois que j’ai une langue au lieu d’une relation amoureuse, et les habitudes mentales chez moi sont les mêmes.

Je vous rappelle qu’il y a des chapitres dans la balado que l’on peut utiliser avec les bons lecteurs (tels qu’Apple Podcasts et Overcast). Et qu’il y a des gros-titres satiriques entre les articles. À partir de cet épisode, je vais mentionner les « titres des gros-titres » — les noms qui apparaissent dans la table des matières — pour vous encourager à être curieux. 😉

Notre blague traite de la magie. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Lidl, À crédit et en stéréo, et Biscuits.

Sur le blog, il y a aussi Brian was in the kitchen, l’histoire flippante d’une incendie, Je découvre Jean-Louis Aubert, la dernière entrée dans notre projet de Taratata, et Le conte de deux desserts, l’histoire de deux déceptions de suite car toutes les bonnes actions ont leurs punitions, comme on dit chez moi.

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Le conte de deux desserts

Je vous ai dit au début de la semaine que j’aurais deux événements chez l’Orange County Accueil ce week-end. Le premier a eu lieu vendredi soir ; je viens de rentrer de l’autre. Étant qui je suis, j’ai dû faire des choses différentes pour les deux. Les accueils qu’ils ont reçu ont été très différents aussi.

Le premier événement a été mon club de belote mensuel. Il n’y en avait en décembre, et j’ai dû annuler en novembre quand mon père est tombé malade et mes parents ne pouvaient plus prendre la garde de La Fille. Je n’ai personne à qui je peux demander de l’aide le même jour, hélas. De toute façon, j’avais fait une promesse à la hôtesse que j’apporterais des macarons la prochaine fois. Les voilà :

Ils sont juste au chocolat, pas de parfums exotiques. (Je crois que la menthe du mois dernier était mal accueillie par les bénéficiaires parce que je n’ai jamais rien entendu. Laissez tomber.) Il y en a 25 dans la photo en haut. À la fin de l’événement, il en restait 17. J’ai donné la moitié du reste à la hôtesse en cadeau — et elle aurait pu tous prendre selon moi, mais elle ne voulait pas accepter tout ça.

Soyons clairs. Je sais ce que je fais. On payerait 60 $, peut-être 75 $, pour 2 douzaines de cette qualité ici. Mais ce sont gratuits quand je les fais, car j’adore ces gens. Et je n’ai pas assez d’espace pour accueillir ces événements moi-même. C’est le moindre que je puisse faire. Mais il y avait une douzaine de personnes là-bas, et personne n’en voulait pas. J’en ai goûté un pour me rassurer que rien n’est mal allé. Je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé.

Quelque chose n’est pas allé, mais pour autant que je sache, rien à voir avec les macarons. Je vois rarement des gens de même âge que moi à ces événements. Il y en a eu une vendredi. On ne s’est jamais rencontrés avant. J’avais l’impression qu’elle voulait garder ça — je vous jure que je n’ai rien fait, mais elle m’a évité pendant toute la nuit, jusqu’à la fin quand la hôtesse a dit à tout le monde qu’elle était impressionnée par les macarons. À ce moment, l’autre personne m’a dit qu’elle en avait goûté un, sans rien ajouter. C’était bizarre. Et ça me dérange toujours, je l’avoue.

Samedi soir, j’ai eu mon club de tarot mensuel, où je suis beaucoup mieux connu. J’ai fait une galette des rois selon la recette du début du mois :

A-t-elle l’air différent d’avant ? Ça fait 23 cm de large, et je l’ai mise dans un moule à tarte pour la faire gonfler plus, comme ici. En plus, je croyais que la frangipane chocolatée serait mal accueillie par cette foule alors j’ai omis le chocolat cette fois :

Une galette chez Moulin de cette taille coûterait environ 35 $. Cette galette était très bien accueillie — il n’en restait rien à la fin. Ce à quoi je ne m’attendais pas ? J’ai fait une galette et tout un fromage s’est produit — on a cherché une fève pour ajouter par le fond (je ne sais pas où trouver des fèves ici).

Quand je fais ça, un don que tout le monde apprécie, il y a toujours des questions un peu trop personnelles qui vont avec. On m’a demandé si j’en avais fait une pour ma petite amie. J’ai répondu que ça fait maintenant 13 ans sans personne. Ça a provoqué une conversation dont je n’avais vraiment pas envie. Je comprends. C’était censé être un compliment, que l’on doit être chanceux d’avoir de telles choses à la maison. Mais honnêtement, ne dites jamais ça si vous n’êtes pas sûr de la réponse.

Je n’ai pas ajouté, mais c’est 100 % la vérité, que la seule personne qui avait un peu de ça à la maison a porté plainte au tribunal que je passais trop de temps en cuisine.

J’ai fait quelque chose de gênant à la fin. D’autres personnes apportent aussi des desserts à chaque fois. Il y en a une, à laquelle je suis vraiment reconnaissant, qui a pris plusieurs macarons d’un lot qui n’est pas allé il y a des mois. Je l’ai cherchée à la fin, pour lui dire que j’avais profité de son gâteau au chocolat. Mais elle ne me croyait pas du tout. Je sais qu’à son avis, il y a tout un écart, mais je n’essayais vraiment pas d’être condescendant. Je voulais dire vraiment que j’apprécie son soutien, mais sans parler de moi. Mais dans ma bouche, tout genre de compliment devient autre chose, un don pendant toute ma vie.

Désolé. Je voulais avoir de bonnes nouvelles ce week-end, et au lieu de ça, je vous ai apporté un billet digne de Bourriquet. Demain sera mieux.

Je découvre Jean-Louis Aubert

On continue le Projet 30 Ans de Taratata avec un autre musicien sur scène pour les quatre premières chansons du spectacle, Jean-Louis Aubert. Sauf pour la dernière des quatre, une reprise de « Satisfaction » des Rolling Stones, toute cette musique a été écrite par lui et son ancien groupe, Téléphone. En résultat, en écrivant cet article, je me concentre largement sur la musique de Téléphone.

Jean-Louis Aubert, Photo par Thesupermat, CC BY-SA 4.0

Il y a des fois où on est assez chanceux de tomber amoureux de quelque chose au premier regard. (Il y a toute une série autour de ça, mais il me semble que ça pousse le bouchon trop loin !). Et c’est exactement ce qui m’est arrivé à partir d’écouter « Un Autre Monde », par hasard la dernière chanson du dernier disque de Téléphone, mais le début du spectacle. On y reviendra.

Téléphone a été actif de 1976 à 1986. Leur premier album, aussi intitulé Téléphone, est sorti en 1977 ; 30 ans plus tard, Rolling Stone le nommerait le 30e meilleur album de rock français (voici une copie du classement). Je vois pourquoi ; la diversité de styles est étonnante. En écoutant de telles chansons qu’Anna, on aperçoit un futur qui n’arrivera mondialement que jusqu’à 6 ans plus tard. Dans ton lit est plus un produit de son temps ; The Ramones auraient pu l’enregistrer à l’époque.

Mais je suis follement amoureux d’une autre chanson de l’album, Hygiaphone, tout simplement la meilleure chanson du rock anéricain des années 60 que j’ai écoutée. Qu’elle vienne d’un groupe français dix ans plus tard n’est pas choquant ; la meilleure chanson de rock américaine des années 50 que je connaisse a été écrite en 1999 par le groupe polonais Elektrcyzne Gitary.

Leur deuxième album, Crache ton venin, a vendu plus d’exemplaires, mais je l’aime moins. La bombe humaine est le tube de l’album, et le style me rappelle ce qui faisait d’autres groupes dits « progressive rock » à l’époque — et ça, c’est mon genre préféré en anglais. Mais tous les cris ne font pas du bien à mes oreilles. Tu vas me manquer, plus genre Rolling Stones, je l’aime mieux — mais je note que M. Aubert ne l’a pas écrite lui-même.

La suite, Au cœur de la nuit, est censé être le 13e meilleur album français, encore une fois selon Rolling Stone. Je ne sais pas. Le classement en question a été publié en 2010, dans un monde où existait déjà The No Comprendo (l’album le plus parfait de tous les temps dans n’importe quelle langue, selon moi — Rolling Stone a dit #7), et aussi le premier album de Téléphone, à ne pas mentionner toutes les carrières de Johnny, de J-J Goldman, de Françoise Hardy…c’est-à-dire que j’ai écouté le morceau du titre, et je l’ai aimé, mais pas à ce point :

J’ai aussi écouté Laisse tomber et Argent trop cher — ce dernier avec un clip hallucinant et un motif qui m’a rappelé « Sharp-Dressed Man » de ZZ Top — et je garde le même avis. De bon travail, mais surestimé.

Au fait, Wikipédia nous dit « Si certaines chansons évoquent la drogue, la bassiste Corine Marienneau a mis en place certaines règles pendant les heures de travail : pendant les enregistrements, les drogues et les groupies sont interdites. » J’imagine qu’il devait être dur, être la seule femme dans une telle situation.

Dure limite, leur quatrième album, est #3 en français selon Rolling Stone. Je suis certainement d’accord que c’est mieux qu’Au cœur de la nuit. Ça (C’est vraiment toi) a fait partie du spectacle de Taratata, et la foule l’a a-do-ré. Moi aussi ! (Une forte réaction de votre part suffit souvent de me faire étudier quelque chose si je ne suis pas d’accord dès le départ. Pas besoin cette fois.)

La carrière de Téléphone a atteint sa fin avec Un autre monde. J’adore cet album. La chanson du titre et « New York avec toi » — une autre où la réaction de la foule m’a bouleversé — sont parfaites.

Malheureusement, le groupe en a eu marre, les uns des autres, et c’était la fin. En 2015, le groupe s’est réuni sans Mme Marienneau pour une tournée. Je crois que j’ai bien compris cette situation.

Jean-Louis Aubert a, depuis ce temps, une carrière seule, parfois à côté du musicien Raphaël, qui l’a rejoint pour Taratata, ainsi qu’Axel Bauer, aussi vu en haut. J’ai écouté Attentat, avec Bauer, et ce n’était pas mal, et Demain sera parfait, un tube de 2010 ; cependant, c’est comme la popularité de Paul McCartney après The Beatles. Son travail ne frappe plus de même façon.

Mais pendant dix ans, quels hauts !

Ma note : j’achète l’intégrale (au moins, la prochaine fois où je passe une commande sur le site de la FNAC).

Je découvre le Tarn-et-Garonne

On continue maintenant le Tour avec le 82, le Tarn-et-Garonne. C’est le département le dix-neuvième moins peuplé, et les habitants s’appellent tarn-et-garonnais. C’est notre troisième — et dernier — séjour en Occitanie.

On commence à la préfecture, Montauban, avec une visite au musée consacré aux deux fils de la ville les plus célèbres, le Musée Ingres Bourdelle (2 étoiles Michelin). Un palais épiscopal avant la Révolution, ce bâtiment est devenu l’hôtel de ville, puis un musée consacrée à Ingres, avant d’incorporer une collection des sculptures de Bourdelle. On y trouve aussi des œuvres de Géricault, Delacroix, même Raphaël, ainsi que de nombreux autres. Juste au coin de la rue, on visite la Place nationale (2 étoiles), où des arcades en brique du XVIIe siècle entourent des trésors architecturaux encore plus vieux — « une tour de brique médiévale par ici, une galerie d’époque Renaissance par là », comme dit l’office de tourisme.

À l’est de Montauban, il y a trois endroits pour nous à visiter. D’abord, on passe par le village médiéval de Saint-Antonin-Noble-Val (et y arrête pour faire une jolie balade), puis visite la Grotte du Bosc, une grotte sous-terrain plein de stalactites et stalagmites. Notre dernier arrêt dans cette partie du département est l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue (2 étoiles), abbaye cistercienne du XIIe siècle qui abrite de nos jours une collection d’art moderne acquise par un couple divorcé…vraiment, allez lire leur histoire (en bas du lien), ce que je trouve impossible à croire.

On tourne vers l’ouest, à Brassac — attention à ne pas mettre « Brossac » dans le GPS, qui est en Charente, ni le Brassac dans le Tarn. À Brassac dans le Tarn-et-Garonne, on trouve le Château de Brassac, ancienne forteresse militaire construite au fil du XIIe au XVIe siècles, et brièvement occupée par Richard Cœur de Lion. On ne peut visiter que son extérieur, mais du haut de sa colline, on peut apprécier sa position défensive. Au sud, on visite Moissac pour son abbaye (2 étoiles) et surtout son cloître (3 étoiles) du XIe siècle que l’on visite pour « son décor sculpté qui se déploie sur 8 piliers et 76 chapiteaux, tous différents ».

On continue vers le sud et arrive à Castelsarrasin. Pour moi, c’est un pèlerinage, à l’Espace Firmin Bouisset. Quand je pense à l’art qui fait rêver de la France, c’est les affiches qui sont sorties de son atelier, surtout pour Chocolat Menier et Biscuits LU. On est bel et bien en ma France. À quelques kilomètres d’ici, on visite aussi le Musée Lamothe-Cadillac, consacré au fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, et abrité dans sa maison natale. Encore plus au sud, à Cordes-Tolosanmes, on trouve l’Abbaye de Belleperche, construite au XIIe siècle et de nos jours la maison du Musée des Arts de la Table, un must pour ceux qui lisent un blog si obsédé de la cuisine !

Pour l’instant, notre dernier arrêt est la Pente d’eau de Montech (2 étoiles), un chef-d’œuvre de l’ingénierie française qui faisait partie d’un canal latéral à la Garonne et permettait aux bateaux à sauter 5 écluses. Plus tard en 2024, le Musée Fermat ouvrira à Beaumont-de-Lomagne, consacré à l’un des plus grands mathématiciens de tous les temps ; on peut aussi y voir sa maison natale.

Qui sont les personnages les plus connus du Tarn-et-Garonne ? En tête de l’affiche doit être le mathématicien Pierre de Fermat, né à Beaumont-de-Lomagne, Le peintre mythique, Jean-Auguste-Dominique Ingres, est né à Montauban, ainsi que l’acteur Hervé Villechaize, qui a joué dans un de mes films préférés de ma vie d’antan, L’Homme au pistolet d’or. Antoine de Lamothe-Cadillac, aventurier et fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, qui apprête son nom à notre marque d’automobiles la plus prestigieuse, Cadillac, est mort à Castelsarrasin. Firmin Bouisset, affichiste de légende, est né à Moissac. Encore une fois, comme dans le Tarn, j’ai trouvé une centaine de joueurs de rugby, mais je ne connais pas du tout le sport.

Que manger dans le Tarn-et-Garonne ? On est au carrefour — non, pas le supermarché — de nombreux départements que l’on a déjà visités, alors on connaît déjà beaucoup des spécialités locales. En plein milieu du Sud-Ouest, ici on mange du cassoulet, du foie gras, et de la garbure. Le Tarn-et-Garonme est un producteur d’exception, et produit plus de 80 % des poires et des pommes de la région Midi-Pyrénées, ainsi qu’une belle partie des melons du Quercy IGP, partagés avec le Lot. Le joyau dans la couronne est le chasselas de Moissac AOP, un raisin de table. En dessert, on y trouve la cajasse quercynoise, une sorte de crêpe géante, la pescajoune, comme la cajasse mais aux pommes, et le curbelet, un gaufre en forme de cylindre. Pour boire il y six appellations de vin : le Fromton AOP, les Coteaux du Quercy AOP, le Brulhois AOP, le Saint-Sardos AOP, les Coteaux et Terrasses de Montauban — la partie locale du Comté Tolosan IGP, et le Lavilledieu IGP.

En panne

Ce n’est absolument pas du tout un billet planifié. J’ai passé de bons moments cet après-midi afin de me débrouiller d’une situation malchanceuse avec ce que l’on appelle les « medflies ». C’est-à-dire les mouches méditerranées des fruits. Elles ont envahi ma cuisine. Il me semble que ces mouches sont plutôt des grecques, car le deuxième pire patron de ma vie était grec (puisque vous êtes curieux, la pire était marocaine, mais j’aime bien les marocains), et des mouches françaises ne me molesteraient pas, j’en suis sûr. Râleraient sur moi, ben oui.

Ce n’est pas pourquoi j’ai dit « en panne ». On va adresser ça. Mais avant, je vais brièvement vous raconter l’histoire de ces mouches en Californie. Car tout comme nos escargots (une autre histoire, conne mais vraie), cette peste n’était pas à nous.

Dans les années 80, il y avait un programme de l’état de Californie, pour arroser les champs de légumes avec Malathion, un pesticide. En vengeance, un groupe de terroristes qui se faisaient appeler « The Breeders » (Les Producteurs) a écrit une lettre (lien en anglais) au gouvernement pour revendiquer être responsable de l’apparition de millions de ces mouches dans le comté de Los Angeles. Et selon les autorités, c’était bien possible, car les mouches sont apparues sans larves. Le gouvernement a fini par annuler le programme de Malathion, et a utilisé des mouches stériles pour mettre un terme au problème.

En fait, il est très peu probable que mes mouches soient des medflies. Elles sont largement éradiquées de nos jours, au moins ici. Je voulais juste vous raconter la blague sur les mouches grecques. Mais j’ai vraiment un problème — et à cause de règles strictes, aucun pesticide disponible ici marche très bien alors je voulais en essayer plusieurs. Alors je me suis rendu chez Lowe’s — ça se traduit par « Leroy Merlin sans le PDG de 28 ans » — pour acheter quel que ce soit. Mais en revenant dans ma voiture, elle est tombée en panne ! (Insérez votre discours préféré du capitaine Haddock ici.)

Je vais vous apprendre un truc au cas où on vous cognerait sur la tête avec une poêle et vous déménageriez aux États-Unis. Personne n’appelle jamais aux dépanneurs directement. Tout le monde est membre — pourtant, c’est privé et volontaire — d’une association appelée « American Automobile Association » (lien en anglais). On leur paye 56 $ par an, et en retour. elle appelle les dépanneurs pour vous. C’est une bonne idée car on ne sait jamais qui sera disponible, et 2 appels par an, dont le remorquage, sont compris. En général, on paiera le prix de cotisation pour se faire remorquer une fois, alors ça vaut la peine. En plus, on peut obtenir des réductions par ici et par là avec sa carte de membre, ce qui n’est pas mal.

J’ai donc fait un appel chez « Triple A », comme on dit, et j’ai dû patienter une heure entière. La batterie de ma voiture continuait à marcher — je pouvais allumer la radio et les lumières — mais le salopardigaud d’engin a refusé de démarrer.

Et cerise sur le gâteau, vu où je m’étais garé, j’ai dû attendre à quelques pas de l’un de mes restos préférés, Lucille’s Bar-B-Que (lien en anglais, évidemment). Veuillez ne pas le mentionner à Mme Sandrine Rousseau ; j’entends parler qu’elle n’aime pas le barbecue. Peut-être qu’un jour, je vous le ferai découvrir — on parle de la véritable cuisine de notre Sud, la seule chose qui me manquera si je réussis mon rêve. ([ET MOI ? — La Fille. Mais tu n’es pas une chose, ma grande ! — Moi.])

Mais quelque chose de dingue est arrivé. Le dépanneur m’a emprunté ma clé. Il a mis la voiture au point mort — et hop ! Elle est revenue en vie ! J’ai pu rentrer pour la nuit.

Plus tard aujourd’hui, j’irai chez le concessionnaire pour que l’on inspecte ma voiture. Je ne comprends pas le problème, alors je ne vais pas prendre des risques. Mais il me semblait que si je devais patienter pendant une heure dans ma voiture sans chauffage, j’allais au moins en tirer un post !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Des malentendus

J’avais planifié tout autre chose pour Langue de Molière aujourd’hui, mais deux choses qui se sont passées hier ont pris sa place. D’abord, remontons le temps…

En 2022, donc perdu dans les brumes du temps, j’ai raconté la blague suivante :

C’est un vieux couple qui se réveille, et la femme dit, « J’ai rêvé que j’étais chez Lidl. » Et l’homme lui répond « Et moi, j’ai rêvé que je faisais l’amour avec deux femmes. » Sa femme, un peu choquée, lui répond « J’étais une des deux ? » Et l’homme répond en souriant « Ben non ! Tu étais chez Lidl ! »

Grâce à mes archives de blagues, je sais que c’était l’épisode du 14 novembre. Allez cliquer le lien ; j’ai les statistiques et je sais que vous ne l’avez pas écouté, qui que vous soyez. (Et je reste apeuré que les statistiques soient quand même des mensonges.) De toute façon, ça vous donne le goût de ce que je crois vouloir dire « chez Lidl ». (Je suis bien au courant que c’est un supermarché.)

Alors, ça nous amène aux Grosses Têtes du 16 janvier. Dès que je dis « adieu à jamais » à La Fille chaque matin à l’école (nous nous disons des choses choquantes comme ça tout le temps — mais ne les prenons jamais au sérieux), j’allume la radio afin d’écouter un peu de la dernière heure de l’émission en live. Et cette fois, c’était bruyant, avec de sacrés échos. Mais ce qui m’a vraiment étonné, c’est que j’ai clairement entendu, à 1:06.10 de ‘émission, M. Ruquier dire « ici au Lidl de Paris ». Les Têtes se diffusaient à l’intérieur d’un supermarché ?

Puis il y avait une question sur une chanteuse et actrice, Liliane Montevecchi, qui je ne connaissait pas du tout malgré le fait qu’elle a passé une belle partie de sa carrière aux États-Unis. Et à la fin de ça, à 1:09.39, je l’ai entendu encore une fois, très clairement, le « Lidl de Paris ». Ça commençait à me rendre fou.

Mais après une pause commerciale et une autre question, M. Roman Doduik — pas M. Ruquier — a dit « toujours au Lido » (1:17.33), et tout à coup, j’ai compris mon erreur de compréhension. Pour être clair, M. Ruquier n’a jamais dit « Lidl » lui-même ; c’était juste plus facile de remarquer la différence dans la bouche de quelqu’un d’autre.

Après, j’ai pu rechercher le Lido, et j’ai découvert que c’était un cabaret parisien, récemment saccagé par Accor, le géant des hôtels. (Je dis ça en tant que membre niveau « Silver » de leur programme de fidélité.) Il est devenu une salle de spectacles pour des comédies musicales, moins chères à monter.

Tout ça, c’est-à-dire ne comptez pas sur moi en tant que témoin. Je ne suis pas fiable à cet effet.

L’autre malentendu du jour m’est arrivé avec un commentaire laissé par les2olibrius, à propos de mon billet d’hier :

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Je ne connaissais pas le mot « zinzin », mais j’ai tout de suite pensé au mot le plus proche que je connaisse, « zizanie ». J’ai donc recherché zinzin dans le Trésor de langue française :

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Quelque chose de bruyant, d’après des obus ? Je suppose, mais monsieur aimait du silence, non ? Mais il y a aussi :

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Fou et bizarre ? Absolument ça ! Cependant, y a-t-il un rapport avec « zizanie » ?

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Du tout, comme dit M. Ruquier quand il rejette rapidement une réponse. (Si vous ne l’avez pas remarqué, je l’étudie.) L’un vient des obus, et l’autre d’une plante (je ne le savais pas !), et plusieurs siècles les séparent. Pourtant, il me semble que j’ai remarqué quelque chose ici. La langue française n’aime vraiment pas le son de la lettre « z » ! Après tout, l’entrée pour « zinzin » mentionne aussi « zozo », et ce n’est pas mieux, étant un naïf !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine avec le billet qui était censé être publié aujourd’hui, à moins que le zozo soit encore une fois distrait ou se retrouve dans la ville de Zozo (regardez vers le bas de la page).