Les répliques d’un an

Pendant l’année dernière, j’ai vu 42 films en français. Je ne gardais jamais des statistiques, mais je doute que j’aie jamais vu plus de 10 films par an. C’est un témoignage au pouvoir et à la qualité des films français que je suis devenu un si grand fan. Ici, je vous raconte les répliques qui m’ont marqué plus que tout, et pourquoi.

Slimane : La révolution est comme une bicyclette : quand elle n’avance plus, elle tombe.

Pivert : Eddy Merckx !

Inconnu : Non, Che Guevara.

Les Aventures de Rabbi Jacob

Le moment où je suis tombé amoureux de Louis de Funès. En ce moment, c’est fou pour son personnage à parler, mais il ne peut pas s’arrêter (on reviendra à ce sujet). Ça nous dit beaucoup du personnage — Pivert écoute le mot «bicyclette» et ne peut penser qu’à un athlète. C’est drôle, mais aussi vraiment de bonne écriture.

Blaze : Il est l’or monseigneur. L’or de se réveiller.

La folie des grandeurs

Le premier calembour que j’ai compris — mais j’ai dû rembobiner le film plusieurs fois parce que je que ne pouvais pas croire les oreilles ! Encore une réplique que nous dit beaucoup sur le personnage dans quelques mots.

Sir Reginald Brook : J’étais Big Mustache ! I had to shave it off ! Trop dangerous ! Too English !

La Grande Vadrouille

Avec cette réplique, j’ai commencé le grand amour entre moi et le «franglais». Il y aurait beaucoup plus de répliques en anglais dans d’autres films français, mais en ce moment-là, j’ai vu un moment de réelle connexion entre les deux cultures. Après avoir vu ce film, j’ai offert une copie de ce film à tous mes amis anglophones. Personne ne l’a accepté. Leur erreur.

Docteur : Vous avez droit à une chopine, M. Ratinier.

Le Glaude : Par repas ?

Docteur : Ah non ! PAR JOUR ! Que buviez-vous quotidiennement ?

Le Glaude : J’sais pas moi. Cinq, six litres… comme Le Bombé !

Docteur : MAIS VOUS ÊTES FOU !

La soupe aux choux

Ce film était vraiment difficile pour moi à cause de la langue. Mais je sais qu’il vaut la peine parce que je connais cette scène par cœur !

Les gendarmes : My tailor is rich… My flowers are beautiful… La langue entre les dents !

Le gendarme à New York

Vraiment, cette scène entière, la leçon d’anglais pendant la croisière. Encore un autre bon moment avec l’anglais dans un film qui montre de vraie affection pour les États-Unis.

Duchemin : Salad of tomatoes and entrecôte bordelaise.

Serveur : Avec du Coca-Cola ?

Duchemin : No, with Beaujolais Nouveau !

L’aile ou la cuisse

Un moment où j’ai enfin compris la caractère nationale des français. On pense ici que tout le monde à l’étranger pense qu’on ne boit que du Coca-Cola et on ne mange que du McDo. Mais vous reconnaissez que cette attitude existe chez vous, et vous n’avez pas peur de la critiquer. Vous êtes à la fois très fier et vos critiques les plus sévères. J’admire ce trait.

Cruchot : Alors ma toute belle !

Josépha : Mais qui êtes-vous ?

Cruchot : Je suis le Père Noël ! Et toutes ces petites contraventions, c’est pour vous ! Et j’ai encore un tas de belles surprises !

Le gendarme se marie

Ce n’était pas mon premier film avec Claude Gensac. Mais c’est une autre scène que je connais par cœur, même quand Gerber explique à Cruchot qu’elle a des amis puissants. Quand de Funès et Gensac jouent ensemble, c’est de la magique !

Septime : Muskat-nüss, Herr Muller !

Le grand restaurant

Je croyais au début qu’il y aurait beaucoup de blagues sur un certain allemand. Et on les trouve dans des films comme «L’as des as» ou «Le mur de l’Atlantique». Mais dans un film qui n’a rien à voir avec la Seconde Guerre Mondiale ? Et sur le sujet d’un soufflé ? C’est un moment complètement inattendu et ça rend la blague beaucoup plus drôle.

Duchemin : Il manque un ‘s’, là.

Le mur de l’Atlantique

Pour conclure, ce que je crois est la blague la plus française de tous mes films. Un homme français, face à des soldats allemands qui veulent qu’il peigne leur bureau, ne peut pas s’arrêter de corriger leur grammaire. Quand j’ai mentionné cette réplique dans mon groupe Facebook, j’ai aussi fait une erreur, et ça a commencé un débat. À l’époque, ça m’a dérangé, mais avec un peu de distance, ce moment-là confirme que j’ai raison. C’est la blague française par excellence.

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