Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Saison 2, Épisode 23 — L’interview France With Véro

Le titre vous dit déjà tout, alors je n’ai aucune raison pour tarder à vous dire : notre invitée pour 5 Minutes Avec est une des grandes inspirations du blog, Véronique Savoye, connue par ses fans sous le nom de France With Véro. Vous avez déjà vu ses vidéos ici pour Indre-et-Loire, et bien que vous ne le sussiez pas, il y a un an j’ai mis une note dans mon calendrier pour écrire sur Maillé à cause de l’un de ses articles. Cette semaine, on visitera Paris, et ses vidéos feront encore une fois parie de l’affaire. C’est donc un vrai plaisir de l’accueillir. Ses contenus sont largement en anglais, mais elle montre des choses de partout en France. Vous pouvez aussi la trouver sur Facebook, YouTube, et Instagram. Je suis fier d’être abonné sur Patreon aussi. (Je n’ai rien reçu pour cette interview, ni l’a payée.)

Quant à nos gros-titres satiriques, cette semaine La Fille m’en a proposé un. Je dois le mentionner, pour que vous sachiez lui laisser des commentaires si vous l’aimez. J’ai hâte de vous rappeler — ils sont satiriques et personne n’a aucune preuve au contraire.

J’essaye de ne jamais jouer le divulgâcheur avec mes dîners, mais j’ai déjà passé tout dimanche en préparant mon dessert parisien. Je dis ça, je dis rien.

J’ai une annonce un peu gênante. À partir de mardi, Stitcher n’existera plus. J’ai modifié mon annonce habituelle dans l’introduction pour le dire adieu. Ce n’est pas la chose gênante. Ce qui est gênant, c’est que je ne savais pas jusqu’à hier que Deezer était une entreprise française. Et je n’étais pas là ! La balado est désormais aussi disponible sur Deezer.

Notre blague traite des enfants difficiles. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner haut-savoyard, la soupe savoyarde et le biscuit de Savoie, Y’a d’la haine, mes réflexions sur des connaissances culturelles ratées en ce qui concerne Charles Trenet et Les Rita Mitsouko, et Meurtres à Lille, ma critique du téléfilm du même nom.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Meurtres à Lille

Ce soir, je suis revenu sur la série « Meurtres à » de France 3, cette fois pour Meurtres à Lille. Ça valait la peine, mais oh là là, il faut que je parle avec le scénariste. Serait-il possible d’avoir plus d’une intrigue pour cette série ?

Si vous vous souvenez de Je découvre le Nord, vous savez déjà pourquoi je l’ai choisi. La photographie de cette série est excellente et j’espérais voir des endroits desquels j’avais déjà écrits. Dès le départ, je n’étais pas du tout déçu. Pourquoi ? Parce que l’on commence au Musée de la Piscine à Roubaix — on est déjà dans le Nord de mes rêves !

« Mais Justin », vous me demandez, « pourquoi fait-il si sombre ? » Parce qu’il fait nuit, et il n’y a personne là-bas. Un vigile découvre une flaque de sang au-dessous d’une sculpture sur le point d’être dévoilée au public. Heureusement, il fait appel à la police, mais elle patiente jusqu’au matin pour arriver. Cette fois, c’est en forme d’un policier local, William, et son assistante Chloé. Ils ouvrent la sculpture, d’une moule — on est bien dans le Nord — et voilà, il s’avère qu’il y a un cadavre au-dedans. Celui de l’artiste.

William reçoit vite un autre policier, cette fois de Paris, suite à la demande du substitut du procureur. Elle est un peu la casse-couilles — il y a un meurtre pour enquêter, mais elle veut d’abord corriger William qu’elle est « commandante », pas « commandant ». On est en France, après tout, et il y a des fautes de grammaire à corriger ! Mais elle lui dit aussi qu’elle n’est pas là pour l’emmerder. Non, mais sérieusement :

À la scène du crime, Caroline dit que ça lui rappelle une légende locale, celle du Moule d’Ermengaert (je n’arrive pas à trouver des références). Ermengaert est censée être une fille dont son amant a été poignardé par le prince de Dijon vers 600. 20 ans plus tard, le fils d’Ernengaert lui rend la faveur. Ne me demandez pas pourquoi ils disent « le » moule quand l’animal est « la » moule. On a quand même notre légende locale, et on ne va plus en entendre parler.

Il s’avère que l’ancienne amie de Caroline, Astrid, travaille avec le victime. On sait que les deux ne se parlent plus, et que Caroline a quitté Lille en colère il y a 20 ans, mais toujours pas pourquoi.

Puis, on voit un argument entre William et son petit-ami, Julien. Mais il est impossible que cette histoire se déroule comme la dernière, n’est-ce pas ? Après tout, William est bien gay, et on a déjà vu l’attitude de Caroline.

Les deux policiers vont à Bruxelles pour interroger la femme du sculpteur. Le couple vit séparément pour des raisons fiscales. Elle est plutôt riche ; il serait bizarre pour qu’elle tue son mari pour de l’argent.

Les policiers se parlent en allant à une friterie, car on est bien dans le Nord :

Je vous rappelle que la photographie de la série est excellente. Cette photo ne sert à rien établir, mais c’est joli, hein ?

On apprend plus sur pourquoi Caroline a quitté Lille. Son fiancé l’a trompé avec Astrid la veille de leur mariage — ce qui n’a pas eu lieu après ça, car Caroline n’est pas bête :

Mais plus que les deux policiers travaillent ensemble, plus que William ne peut pas arrêter de regarder Caroline. Puis les deux vont nager ensemble, comme fait tous les duos professionnels. Il vous faut comprendre que je ne demanderais jamais de sortir avec une collègue. Ça risque sa carrière aux États-Unis.

Juste quand les policiers commencent à croire que le suspect est une femme qui était la maîtresse du sculpteur il y a…euh…20 ans, mais on ne va plus parler de la légende, elle se retrouve morte dans un parc :

Je ne vais pas vous dire comment finit l’enquête. Franchement, j’ai deviné le bon suspect après les 10 premières minutes. Mais au cas où il n’était pas clair que nos enquêteurs vont finir en couple malgré les faits montrés au début, voici la toute dernière chose qui se passe dans le film :

Très subtile, celle-là.

Alors, l’intrigue d’un épisode de « Meurtres à » semble avoir toujours la même structure : il y aura un meurtre lié à une exposition d’art, les procureurs régionaux ne feront pas assez confiance aux policiers locaux, l’enquêteur ou enquêtrice qui arrive d’ailleurs ne sera pas le bienvenu, mais le duo va toujours finir par tomber amoureux à la fin de l’enquête, juste à temps pour sauver quiconque qui soit local d’une relation malheureuse.

Bon, c’est prévisible. Je m’en fiche. On n’a qu’à me dire « de nos régions » pour me hypnotiser, et la photographie est belle. J’ai toujours hâte de voir « Meurtres à Rouen », quand que ça arrive.

Mais sérieusement, même ce monsieur peut trouver la bonne femme ? J’ai le moral dans les chaussettes. Merci, France 3.

Y’a d’la haine

Il y a plusieurs blogueurs que je suis (Accordéon et dentelles au jardin, En filigrane, Blogosth) qui ont tous posté des photos sous le nom « Y’a d’la joie » aujourd’hui. C’est d’après un tag hebdomadaire dit « Projet 52 », et c’est le thème de la semaine. Je ne propose pas d’en faire partie, mais le titre m’a rendu bien curieux. Car naturellement, il m’a fait penser à cette chanson des Rita Mitsouko :

Comme je souhaite que je puisse revivre cette époque où j’ai passé de « The No Comprendo » à « Système D » en trois mois, pas comme vous qui aviez dû patienter 7 ans entre les deux ! Découvrir ces albums aussi vite, l’un après l’autre, c’était grisant. Mais je ne savais pas qu’il y avait une référence cachée dans le titre.

Alors, il s’est avéré qu’il y avait une chanson de Charles Trenet, « Y’a d’la joie ». Vous le connaissiez déjà, mais pas moi :

Honnêtement, je crois que la seule chanson que je connaissais de son côté était La Mer, et celle-là seulement à cause de cette reprise américaine des années 50 :

Et pourquoi est-ce que je connais celle-là ? Car jeune, j’ai dû écouter ce qu’on appelle « oldies » — la musique des années 50 jusqu’aux 70 — dans les voitures de mes parents partout. C’est un petit miracle que je connais quand même ma propre décennie, les 80. Pour sa part, La Fille dit que les « oldies » sont tout et n’importe quoi avant 2010. Et quand je vois que Nostalgie — ce qui est clairement votre version de ce genre — joue de la musique de Phil Collins et Tears for Fears, j’ai peur qu’elle ait raison. Au fait, qu’est-ce que vous appelez le genre de Nostalgie ? Mon dictionnaire dit « vieux succès » mais je n’ai jamais entendu personne dire ça.

De toute façon, M. Trenet. Wikipédia me dit que sa chanson vient de 1936. Il était une fois, j’étais grand fan de la musique dite « big band » des années 20 aux 50 aux États-Unis, alors je n’ai rien contre son style. (Ce qui a changé n’a vraiment rien à voir avec la musique elle-même.) Il est clairement enthousiaste, il a une belle voix — plus que Bourvil, qui j’adore mais qui n’avait pas une grande voix — mais je ne sais pas. Peut-être que c’est juste quelque chose où il fallait grandir avec. Mais j’apprécie quand même avoir appris la référence. J’ai souvent l’impression qu’il y a un dialogue entre ce que je regarde, ce que j’écoute et leurs prédécesseurs, et que je rate beaucoup de telles références.

À l’avenir, sachez que vous êtes les bienvenus à me dire ce que je rate de cette façon !

Le massacre de Maillé

Aujourd’hui, le 25 août, est l’anniversaire d’un crime de la Seconde Guerre mondiale, le massacre de Maillé en 1944. On parle d’un village de Touraine, pas proche des endroits stratégiques. En même temps, vu la date, presqu’au même moment que la libération de Paris, c’est bien clair que tout comme le massacre d’Oradour-sur-Glane, c’était une dernière opportunité pour infliger des cruautés à la population française. En ce qui suit, je suis les récits de la Maison du Souvenir de Maillé ainsi que des sources provenant de Wikipédia. Je remercie aussi France with Véro pour m’avoir appris cette histoire l’année dernière.

Contrairement à Oradour, il y avait un réseau de résistants lié au village. L’Abbé Henri Péan avait dirigé un réseau de son village de Draché, à moins de 4 km de Maillé. Il est difficile de dire qui l’avait dénoncé à la Gestapo ; ce qui est certain selon le témoignage du résistant André Goupille, c’est qu’un collabo a dit de lui :

Le curé de Draché est mort …. Je ne sais plus si c’est d’un œil arraché ou d’une pneumonie … C’est de sa faute, on ne pouvait le faire parler

On ne peut que remarquer la manière civilisée derrière ces mots. Mais ce qui compte, c’est qu’il menait la résistance très proche de Maillé. Bien qu’il soit mort en février 1944, c’était sa partie de la résistance soupçonnée de plusieurs actes en août qui a attiré l’attention des allemands. J’emprunte le récit à Wikipédia :

En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux est sabotée trois fois près de Maillé. Le 11 août, les habitants aident un pilote canadien dont l’avion a été abattu à se cacher et à s’enfuir…Le 21 août, les Allemands interceptent un parachutage d’armes dans la région proche…Le 24 août au soir, des accrochages entre des FFI et des Allemands à bord de deux véhicules ont lieu à la ferme de Nimbré, au nord de la commune de Maillé, faisant probablement des victimes du côté des Allemands.

Massacre de Maillé

Donc le matin du 25, le Wehrmacht a encerclé le village pour empêcher le monde de fuir ou entrer. Il y a ceux qui disent que le Wehrmacht était les soldats « de métier », et que les crimes appartenaient à la SS et à la Gestapo. Mais c’était ces braves qui ont permis la Waffen-SS d’aller de maison en maison, tirant sur les habitants, même les enfants et les animaux. Puis pour le coup final, un canon Flak, une pièce d’artillerie de 88 mm comme celle en bas a tiré sur le village, 80 obus en total pour détruire 52 des 60 maisons.

Canon Flak 36, Photo par Rickard Ångman, CC BY-SA 3.0

Après la libération, seulement un officier a été jugé coupable, le sous-lieutenant Gustav Schlüter, condamné à mort par contumace à Bordeaux en 1952. Naturellement, il est mort en 1965 en Allemagne sans enquête de leur part. Mais en tant que sous-lieutenant, il est peu probable qu’il ait organisé le massacre lui-même. Il n’existe pas trop de documents pour éclaircir exactement ce qui s’est passé. Mais si vous connaissez vos canons, les Flak étaient à la Luftwaffe, l’armée de l’air — on dit toujours « flak » en anglais en tant que métaphore pour des agressions verbales. Alors c’est probable que la Luftwaffe — aussi des soldats « de métier » — a participé au crime.

Le village a été reconstruit après la guerre, pas comme Oradour-sur-Glane. Avec peu de documents et très peu de dégâts qui restaient, le massacre est passé dans l’histoire sans être bien remarquée jusqu’aux années 70. À l’époque, un monument à été finalement érigé — je ne peux pas vous le montrer directement car le massacre reste assez inconnu qu’il n’y a pas de photos gratuites en ligne. Mais tous les ans, il y a une cérémonie au cimetière pour se souvenir des 124 victimes.

Mon dîner haut-savoyard

Avec ce dîner, nous avons enfin rattrapé l’horaire du Tour. La cuisine haut-savoyarde est très similaire à celle de la Savoie, alors j’ai consulté des sources savoyardes sans m’inquiéter trop sur les frontières exactes. (Si je pouvais trouver certains fromages, comme le persillé des Aravis, ce serait tout autre chose.) Alors voilà, la soupe savoyarde et le biscuit de Savoie :

Ce menu est un des moins compliqués du blog. Il y a plein de photos avec les instructions, mais vous pouvez faire la soupe dans une seule cocotte, et le gâteau n’est pas difficile, même si on a besoin de deux bols pour le préparer. Allons les faire !

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Portrait de Molière par Nicolas Mignard

La marche des pingouins

J’avais préparé tout autre article pour vous aujourd’hui, mais je viens de découvrir une expression aussi drôle que je n’avais plus de choix — j’ai dû le partager tout de suite !

On part de ce post de l’une de mes pages satiriques préférées, « Complots faciles pour briller en société ». J’ai souligné la partie qui compte :

Source

Le sens est bien évident parce qu’il y a un synonyme devant, « pas le couteau le plus affûté du tiroir ». Pour ce dernier, on dit exactement la même chose en anglais.

Mais en recherchant le pingouin — car j’ai dû être sûr avant de le partager — j’ai trouvé toute une trésorerie de telles expressions chez Les Dédexpressions (pas surprenant), à commencer avec « ne pas avoir la lumière à tous les étages ». Elle note que nous disons presque la même chose en anglais — « La lumière est allumée mais il n’y a personne à la maison ».

Elle a d’autres de partout dans ce que l’on appelle « the Anglosphere ». Du Royaume-Uni, on trouve : « Il ne mettra pas le feu à la Tamise ». Perso, j’aimerais croire que c’est parce que la Tamise est plus propre que la Cuyahoga, la rivière dans l’Ohio qui s’est mis le feu plus de 12 fois pendant les XIXe et XXe siècles. Et en Australie, on dit « Il a un kangourou détaché dans l’enclos ». Mais ce sont des (traductions d’) expressions anglaises, et on parle des expressions françaises.

Il s’avère qu’en plus des pingouins, j’en ai deux autres de la francophonie pour vous maintenant. D’abord, au Québec, on dit ce qui doit être l’expression préférée de La Fille : « C’est pas le pogo le plus décongelé de la boîte ». Selon le site Du Français Au Français — nouveau à moi ! — ça vient d’une femme politique, Manon Massé. Un pogo, dit aussi « saucisse sur bâtonnet » par les québécois et « corn dog » en anglais, est une saucisse ou un hot dog recouvert d’une pâte de maïs et frite. On le mange monté sur un bâtonnet en bois. Disons que les corn dogs sont la nourriture préférée de La Fille, surtout ceux trouvés à Disneyland, alors il me faudra vous les montrer.

L’autre nouveauté est la seule expression que je pouvais vérifier de cet article, où l’auteur a demandé des exemples sur Twitter. En Belgique, on dit apparemment « t’as pas toutes tes frites dans le même sachet ». J’ai trouvé une citation dans un roman belge de 2010, ainsi que plusieurs autres exemples en ligne, et ça suffit pour établir qu’elle existe vraiment et n’est pas juste d’un seul auteur.

Mais juste à la fin de mes recherches, j’ai trouvé quelque chose qui est clairement nouvelle, et j’ai dû tout de suite la partager dans un groupe de joueurs de jeux vidéo. Je vais la partager avec La Fille plus tard aujourd’hui quand elle rentre. C’est « T’es pas le Korogu le mieux caché d’Hyrule ». C’est une référence aux deux derniers jeux Zelda, dont celui de mai dernier ! Elle va rire !

Source

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour parler d’être rude.

Le « hurriquake »

On l’aurait pensé la fin du monde. Un tremblement de terre s’est produit juste à temps pour l’arrivée de l’ouragan. Pourtant, quelque chose n’allait pas. Voilà, le tremblement de terre :

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Avec de gros numéros rouges en plus !

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Mais en fait, ces numéros sont cinq fois rien. Comme je vous ai dit dans Mon guide aux tremblements de terre, on ne se réveille même pas pour les trois. Le cinq, c’était dérangeant pour ceux qui vivent proche de l’épicentre, mais chez moi, rien. Pourtant nos médias ont nommé la combinaison du tremblement et l’ouragan le « hurriquake » (hurricane + earthquake). Ne me croyez pas sur parole : voilà, voilà, et voilà.

Comme toute l’affaire, c’est une blague pourrie. Je pensais à tourner quelques petites vidéos pour vous dans mon immeuble. (J’ai déjà supprimé les données géographiques, désolé les harceleurs.) Voici dimanche après-midi et le début de la pluie. C’est bruyant, mais pas plus.

Et le soir ? Rien d’étonnant à exactement le moment où il était censé verser sur nous.

Lundi matin, il y avait si peu de pluie que je suis sorti sans veste :

Et le temps que l’après-midi soit arrivé ? C’est juste une photo car il n’y a même plus de l’eau par terre !

Pourtant, je sais quelles images vous avez vu en France. Un ami m’a envoyé une vidéo de France 3 qu’il avait enregistrée de sa télé. Voici une vidéo similaire de France 24 :

C’est exactement comme les émeutes de fin juin à l’envers. Nos médias nous a montré seulement des vidéos d’un pays enflammé. Mon père avait peur et pensait à annuler notre voyage en même temps que tous mes amis me rassuraient qu’il n’y aurait pas de problème. Je leur faisais confiance, et j’avais raison. Si la presse vous montre mes photos où rien n’arrive, ça va se vendre ? Bien sûr que non.

D’autre part, il ne faut pas dire que rien n’est arrivé non plus. Les images sont bien réelles. En 2020, il y avait une tendance aux États-Unis à nier les images de nos propres émeutes (le meilleur gros-titre de tous les temps : « des manifs fougueuses mais largement paisibles »). En vous montrant que rien n’est arrivé chez moi, ce n’est pas à dire qu’il n’y a de vrais dégâts nulle part.

Mais c’est absolument pour me moquer de nos médias. Le « hurriquake » ! La distance entre Ojai, l’épicentre, et Palm Springs, avec les pires inondations, est presque deux fois la distance d’Ojai à chez moi. C’est à dire que les inondations et le tremblement de terre étaient loin l’un de l’autre. (Je n’aime pas ce que j’ai écrit. Est-ce que ça devrait dire « les unes de l’autre » ? Les astuces que j’ai trouvées en ligne ne s’adressent pas à cette situation exacte.) Si vous entendez parler que des sites près de la côte comme Dodgers Stadium étaient inondés, cette un mensonge (lien en anglais).

Pour être bien clair, je ne me plains pas du fait que je vais bien. Mais il faut comprendre — pendant les trois jours avant l’arrivée de Hilary, tout le monde disait que ce serait une catastrophe sévère, parce que nous ne sommes pas du tout prêts pour un vrai ouragan. Notre architecture compte sur des tremblements, mais pas sur les inondations. Mais il y a une raison pour ça — les eaux de la Pacifique sont trop froides à nos latitudes. Nos voisins au Mexique sont moins chanceux à cet égard. Ils ont de vrais ouragans en Basse-Californie. Ici, nous avons bel et bien perdu la tête, et à la radio dimanche soir, j’entendais déjà des animateurs qui disaient « C’est mieux que nous avions tort, n’est-ce pas ? » Ben oui, mais il y a des limites au nombre de fois où on peut crier que le ciel va tomber sur la tête (en anglais, on dit que ça arrive du « petit poulet » ou Chicken Little).

Saison 2, Épisode 22 — Jeu de tarot avec mon petit rhume

Peut-être que vous avez entendu parler de l’ouragan Hilary qui s’approche de chez moi ? Ce sera la première fois de ma vie où j’expérimente un ouragan (il sera probablement juste une tempête tropicale le temps qu’il arrive). Il pleut des cordes chez moi, alors au cas où il y aurait une coupure, j’ai publié le nouvel épisode sur Spotify dimanche après-midi, et j’ai programmé cet article en même temps.

En parlant de nouvelles qui concernent la balado, je remercie Audrey Langevin pour son article très sympa sur ce blog et notre interview. J’espère bientôt vous apporter plus d’interviews, mais j’avais abandonné pendant ma maladie, vu la mauvaise qualité de ma voix. ([Vous surestimez son apogée. — M. Descarottes])

Cette semaine, j’ai tombé — complètement par hasard — sur les traces de ce qui serait l’histoire la plus Coup de Foudre de tout le blog. Je ne veux pas dire plus en ce moment, mais il y a des fois où j’essaye de faire des actes de journalisme ([Hanouna aussi, et alors ? — M. Descarottes]). Vous allez en entendre plus, que je puisse tout vérifier ou pas. Mais je ne suis pas prêt à vous donner une date limite.

Je viens d’apprendre quelque chose que je ne savais pas en résultat de la soirée tarot. Les Thermomix existent aux États-Unis ! Il faut que vous compreniez : je n’avais jamais en entendu parler jusqu’en 2020, et après ça, seulement des Français. C’était donc un peu comme découvrir que les Citroën sont vendus ici, mais en secret. Qu’est-ce que les Thermomix ont à voir avec le tarot ? Rien en soi. Mais il s’avère que l’une des participants est vendeuse ! Aux États-Unis, ils sont vendus par des individuels au lieu des magasins. Il y a 5 années, j’aurais dit que c’était dingue. Mais avec la disparition de notre dernière chaîne qui vendait ce genre de chose, Bed, Bath & Beyond, le bon mot est plutôt « prescient ». (Si vous recherchez le nom, une entreprise de mauvaise réputation vient d’acheter la marque ; ce n’est pas la même compagnie.) Pour les lecteurs en Amérique du Nord, voici un lien vers son magasin en ligne (lien affilié de ma connaissance de l’OCA ; je reçois rien).

Une dernière nouvelle sur l’ouragan. On dit en Californie du Sud que c’est dangereux de conduire sous la pluie non pas à cause de la pluie elle-même mais parce que c’est aussi rare que les conducteurs ne savent pas que faire. C’est la même chose avec les préparations pour l’ouragan. Je suis allé vers un resto rapide mexicain pour acheter un burrito ce soir ; ils avaient fermé exceptionnellement à 14h !

M. Descarottes s’est inspiré de l’histoire de Méta-Brouteur, et a lancé sa propre arnaque. Vous allez devoir chercher le bon gros-titre dans l’épisode pour en savoir plus.

Notre blague traite d’une petite mauvaise nouvelle personnelle. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Perdu, mes réflexions sur le problème d’approfondir ses connaissances quand il n’y a plus de cours à suivre, et Mon dîner savoyard, la Croziflette et le gâteau de Saint-Genix.

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La soirée tarot

Vous n’allez jamais croire ce que j’ai fait avec l’OCA hier soir. Moi, je suis toujours un peu surpris moi-même. Une fois par mois, un petit groupe — avec beaucoup des mêmes gens que je connais de mon groupe de cinéphiles, assistent à une « soirée tarot ». Mais il y a plusieurs choses que l’on peut faire avec ce genre de carte, dont la divination. Honnêtement, je ne savais pas à quoi je devais attendre.

Je n’ai pas de photos de l’évènement lui-même. C’était dans la maison d’un membre de l’OCA, et vous savez déjà que je ne partage jamais de photos de personne sans permission. Sa maison non plus.

Alors, on a joué à quelque chose un peu comme bridge, mais avec 5 enseignes au lieu de 4 — des carreaux, des piques, des cœurs, et des trèfles, ainsi qu’une série de cartes numérotées dite « atout », et une autre carte dite « l’excuse ». J’aurais du mal à vous donner plus de détails en ce moment, mais j’ai fait une promesse aux autres que j’étudierai avant la prochaine séance.

Et il y aura une prochaine pour moi. Je me sentais bel et bien perdu au début, mais ils étaient très gentils avec moi, comme toujours avec presque tout le monde chez l’OCA. J’adore vraiment ces gens. Je me sens toujours un peu l’étranger, parce qu’ils se connaissent tous depuis longtemps, et j’ai entendu parler de tous genres de choses dont je n’en fais partie. Mais dans le cadre du groupe, ils sont tous très accueillants. Je l’apprécie beaucoup.

Pour ma part, je savais que j’allais être le bienvenu pour une raison si rien d’autre. C’était quoi la seule demande des organisateurs ? Apporter un dessert. Je vous ai dit, j’ai une réputation. Dès que je suis entré dans la maison, on m’a demandé « Tu nous as apporté quoi cette fois ? » Ils savent.

C’est bon d’être mon ami, comme Le Parrain mais avec moins de meurtres. Plus de monde devraient l’essayer. Ils pourraient avoir des macarons gratuits. J’ai choisi le macaron Chloé du livre Macaron par Pierre Hermé pour mon projet. La ganache est au chocolat et à la framboise, mais la technique pour la faire est très différente de celle de Laurène Lefèvre. On doit aussi assécher des framboises pour faire toute la recette, et je ne l’ai pas fait. Les deux couleurs de coque non plus. Mais j’ai beaucoup appris en les faisant. Voici des photos :

Il faut bien bouillir vos framboises, et il aurait pu dire ça plus clairement. On veut les réduire, pas juste avoir des bulles. Il faut aussi mélanger le tout avec un batteur plongeant. Vous voyez de la crème liquide ? Moi non plus — et franchement, cette ganache est supérieure à toutes les autres que j’ai faites. Pierre Hermé est le roi, et c’est le nouveau standard chez moi.

Je vous dis souvent qu’il faut toujours être prêt à apprendre et ne pensiez jamais « j’ai tout maîtrisé ». Même Yann Couvreur dit ça.

De toute façon, voici mes coques. Ça fait 3 mois depuis mes derniers macarons. Quelques bulles de plus que j’aurais aimé, mais pas mal du tout :

Et un échantillon du produit final :

La prochaine fois, je ne ferai pas de macarons pour le groupe. C’était pas mon premier choix, mais j’ai décidé que le gâteau dans ma tête — le chocolat-framboise de Laurène — était trop petit. Et heureusement, je n’ai pas fait un marbré, car quelqu’un d’autre en a fait un. Je pense aux éclairs maintenant. Ce groupe n’a jamais plus de 10 personnes alors je peux faire des choses qui seraient trop difficiles pour 30.

Je vais publier la balado tôt demain (le post paraîtra à son heure habituelle). Il y a un risque que l’on va avoir une jolie coupure. En quoi est-ce différent de la Californie de 2001 ? Honnêtement, pas du tout. Mais avant ça, c’était une bonne soirée.

Le génie

Je vous ai déjà recommandé le compte Twitter de Méta-Brouteur, mais il y a des fois où un sujet mérite vraiment son propre article. Il y a deux autres raisons : 1) monsieur m’a bien fait rire hier, et 2) je suis en plein panique sur quel dessert à préparer pour mon groupe de l’OCA aujourd’hui. (Vous penseriez que ce serait facile, mais j’ai une réputation à tenir, et ça fait peur.) C’est donc bon quand quelqu’un d’autre fait le travail pour moi ! (Voilà, j’ai bien compris Tom Sawyer.)

Pour vous rappeler, Méta-Brouteur fait semblant d’être brouteur lui-même. Mais en fait, il leur apprend à faire des choses ridicules qui sont évidents à ceux qui vivent dans l’Hexagone où savent au moins utiliser Google.

Alors, commençons avec un fil de Twitter qu’il a posté hier. Il a dit qu’il allait aider monsieur à améliorer son profil :

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Peut-être que vous connaissez la jeune femme. Son « nom d’Internet » est en fait Thaïs d’Escufon, de son vrai nom Anne-Thaïs du Tertre. J’ai l’impression en lisant sa page Wikipédia qu’elle ne m’aimerait pas trop à cause de ne pas être français de souche, mais on fait ce que l’on peut, n’est-ce pas ? De toute façon, voici ce que « elle » s’appelle dans les mains de Méta-Brouteur :

Source

Thalys SNCF ! OMD ! Même moi, j’ai passé par assez de gares pour le comprendre !

Train Thalys, Photo par Clic, CC BY-SA 4.0

Toujours avec sa signature personnelle, un lieu impossible si on connaît même un peu la géographie française — Versailles en Savoie ! Les brouteurs se font avoir de cette façon à chaque fois car ils sont paresseux. Google est — dans ce contexte — votre ami.

Je vous cautionnerai que « Thalys » dit des choses que l’on ne trouverait jamais dans ces pages. Je vous dis parfois, c’est un blog « tous publics » sens plutôt La guerre des robots que Les Bisonours, mais absolument pas sens Peur sur la ville. Mais en lisant les tweets de son profil, j’ai ri.

Il y avait aussi cet échange avec un autre paresseux qui croit à tout et n’importe quoi :

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Il a préparé une sacrée surprise pour monsieur !

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Dites donc, même moi, j’ai entendu parler d’un site appelé « Jacky et Michel ». Je suis naïf comme très peu de monde, mais je lis assez de trucs sur les réseaux sociaux. Mais… je suis nul avec les visages dans les meilleurs cas. Je n’avais aucun espoir de reconnaître ce couple, mais j’étais certain qu’ils sont bien connus en France, car c’est le style de Méta-Brouteur. Alors, j’ai copié l’une des tweets :

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Puis j’ai demandé à quelques amis, « qui sont-ils ? ». La réponse m’est vite venue : Ségolène Royal et François Hollande.

À ce point, je dois avouer quelque chose. Je devrais reconnaître Mme Royal. « Mais pourquoi, Justin, ça fait déjà 16 ans depuis son tour en tant que candidat ? Vous ne lisiez pas nos journaux à l’époque ! » vous me dites. Et vous avez raison. Mais vous ne le saviez pas — en 2007, la presse américaine est tombée amoureuse de Mme Royal après son résultat dans le premier tour. Elle était à la une partout dans nos journaux, d’une façon que je n’ai jamais vu avant ou après pour n’importe quel candidat français. J’ai un avis sur la raison, mais ce n’est pas un blog sur la politique. Disons que ça avait probablement plus à voir avec notre premier tour à venir (à l’époque) qu’avec elle-même. Mais il suffit de dire que s’il y a quelqu’un que je devrais reconnaître, c’est bien elle.

Encore une fois, je ne vais pas publier exactement ce que ce compte dit avec le soi-disant aide de Méta-Brouteur, mais vous avez déjà le goût. Des échangistes !

On pourrait soupçonner que Méta-Brouteur crée de faux comptes lui-même. Mais je ne le crois pas. J’ai vu assez de son travail que je suis certain qu’il parle avec de vrais brouteurs qui cherchent de l’aide. Ses conversations avec eux sont souvent beaucoup plus longues qu’ici. Mais si même moi, à l’étranger, peut en tirer autant de fous rires, il vaut vraiment le temps pour quelqu’un qui a toutes les références de le lire !