Aujourd’hui, j’ai suivi un cours sur Noël en France avec l’Alliance Française. Je partagerai quelques choses que j’ai appris ; peut-être que plusieurs apparaîtront ici.
On a parlé du Père Fouettard, qui était tout inconnu chez moi ; cependant, je connaissais le Zwarte Piet des Pays-Bas, un personnage très similaire. Il donne du charbon et des coups aux enfants. En France, il serait déjà trop tard pour lui à nous rendre visite, parce que vous recevrez vos cadeaux le 6 décembre. Ici, c’est le 25, et croyez-moi — j’aime ma fille, mais elle mérite bien que je lui fasse un peu peur. (Elle est presque ado, d’ici deux ans…)
On a aussi parlé de la cuisine. Vous ne seriez surpris si je vous disais que je suis déjà en train de planifier une bûche de Noël. Mais on n’a pas encore visité l’Alsace dans le Tour, je ne connaissais donc pas la tradition des bredeles. Il y en a des centaines à faire ! Je vais tuer tous mes amis diabétiques avec les photos, dont moi, mais il faut à tout prix que je suive les traditions.
Nous avons appris deux chansons pour Noël. L’une des deux, Mon beau sapin, n’est que la version française d’une chanson allemande, « O Tannenbaum », connu en anglais sous le nom « Oh Christmas Tree. » Peut-être que vous avez déjà deviné l’autre, mais je ne dirai rien au cas où je l’enregistrerais.
On a fini par parler des marchés de Noël. Mais la prof n’arrivait pas à me torturer aussi qu’un courriel récent de la SNCF. Voilà leurs suggestions pour visiter les marchés à Lille et en Alsace. Voici une capture d’écran :
Je pourrais vous montrer une photo de ce qui existe chez moi en ce moment, mais je ne publie que de belles photos ici.
Aujourd’hui, j’ai reçu un courriel très intéressant. Un internaute a découvert mon post à propos de l’exposition à la Cinémathèque Française et voulait utiliser des photos pour un article sur Wikipédia :
Franchement, j’aurais déjà offert quelques photos à Wikimedia (ce qui héberge les fichiers média pour Wikipédia), mais après avoir vu toutes les belles photos que j’utilise dans les posts « Je découvre », je n’imaginais pas que les miennes seraient intéressées à quelqu’un.
Alors je viens de tout télécharger (au fait, j’adore ce mot-là ; c’est beaucoup plus beau que le nôtre, « download »). Vous pouvez voir mon histoire sur Wikimedia ici, et sachez que j’ajouterai bientôt plus de photos, dont quelques inédites. Voilà la première que vous n’avez jamais vu, des plumes de L’Avare :
On continue notre séjour dans l’Ille-et-Vilaine avec une chanson que j’ai découverte avant de commencer ce blog. C’est « Galette saucisse, je t’aime », la chanson des supporters du club de foot Stade Rennais En fait, mon idée originale pour une chaîne YouTube était de chanter des chansons des clubs partout en France. Après quelques recherches, j’ai décidé que c’était une mauvaise idée. (J’ai hâte d’ajouter que je n’ai trouvé aucune chanson française aussi haineuse que « The Billy Boys » de Rangers FC — voici une explication détaillée en français.) Mais celle-ci, elle est quelque chose de spécial. D’abord, ma version.
Et voilà, la version de laquelle je suis tombé amoureux. Le chanteur ici est Jacky Sourget, pendant 28 ans le speaker à Roazhon Park. Vous n’avez jamais vu une telle joie comme ce clip :
De quoi parle cette chanson ? Les tripes de Caen et les rillettes du Mans sont des plats locaux très connus. Mais la chanson parle aussi des « Lavallois, grillés au feu de bois » et des « Canaris ». Les rennais ont plusieurs rivaux régionaux, dont Stade Lavallois (une équipe qui n’est pas au même rang) et FC Nantes, surnommé « Les Canaris ». Et la posson, à laquelle les canaris sont « bien mieux » pour « nourrir les cochons » ? C’est un produit des moulins, l’aliment du bétail !
Il y a une nouvelle tendance dans certaines villes de France, d’interdire le foie gras aux événements officiels. Cette semaine la mairie de Lyon l’a interdit. En réponse aujourd’hui, 14 associations de chefs ont annoncé leur soutien du foie gras :
la France est le premier producteur mondial de foie gras ;
100 000 emplois directs et indirects sont générés par cette filière en France ;
78% des Français estiment que le foie gras fait partie des incontournables des produits de fêtes.
Je ne traite pas ici de la question de la cruauté. Je fais confiance que tous les deux côtés croient sincèrement à leurs arguments. Mais ce n’est pas également le cas en Californie.
Ici, nous sommes de gros francophobes, alors on n’attaque que le foie gras, mais aussi la cuir d’alligator. Voilà un article du magazine France-Amérique qui décrit l’interdiction du foie gras en Californie jusqu’en 2020. Cette année, la situation a changé parce qu’un tribunal a décidé que cette loi n’est pas d’accord avec la Constitution. Mais en ce moment, il reste illégal de le vendre aux restos (lien en anglais) — il faut le consommer à la maison. Cette année, un autre tribunal a décidé que la Californie n’a pas le droit (lien en anglais) d’interdire le cuir d’alligator, et pour la même raison — c’est un produit légal selon les lois fédéraux, et les états n’ont pas le droit de contredire ces lois-là. La lutte contre cette interdiction est gérée par une Française qui travaille à San Francisco, Béa Amblard (encore en anglais).
Pour l’instant, je ne relierai pas les points. Je vous dirai juste deux choses : que le cuir d’alligator vient de seulement un état, la Louisianie, et qu’il y a des plats asiatiques où on mange des animaux encore vivants qui ne sont pas interdits ici, dont les crevettes (en anglais, cet article décrit une manif contre un resto).
Il y a des années, avant cette aventure, une amie m’a dit quelque chose de très perspicace. « Tu es la personne la plus américaine que je connais. À chaque fois où tu t’intéresses à quelque chose, tu n’es pas content juste de faire la chose. Il faut toujours que tu achètes le t-shirt et les souvenirs. » (Bien sûr, elle m’a dit tout ça en anglais. Mais elle avait raison !)
Alors, ce qui est arrivé par courrier cet après-midi, c’était inévitable.
D’habitude, je ne porte pas une casquette de baseball. Mais avec mes cheveux, ou peut-être le manque de ça, quand je prends un égoportrait (le meilleur mot créé par les québécois !), je ressemble aux Coneheads. C’est insupportable. (Pas besoin de me contredire. Je ne vous croirai pas.)
En tout cas, vous ne croiriez jamais d’où venait ce t-shirt, vendu par un chef français qui habite parfois au Québec :
La Caroline du Nord ?!? Je doute fortement que tous ses colis vient d’ici, surtout pour les européens. En fait, il s’avère qu’il y a une entreprise d’impression à la demande à cette adresse. Je sais que Cook&Record utilise cette entreprise française pour ça (et si vous voudriez lire de mauvais franglais, cliquez ici avec enthousiasme !). Je me demande — s’il peut faire ça avec un public complètement francophone et dont peu de gens habitent aux États-Unis, pourquoi est-ce qu’Indochine ne peut pas faire la même chose ?
Autrefois, j’ai dû vous parler de la politique car tout le numéro du Canard cette semaine-là a été consacré à M. Zemmour. Cette fois, je dois faire la même chose à cause de la primaire des Républicains, où Mme Pécresse a gagné. J’ai dû travailler pour comprendre ce numéro, mais j’ai beaucoup appris en le faisant.
On commence avec la chanson célèbre de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, cette dernière meilleure connue pour être un sac à main d’Hermès. Je parle, bien sûr, de Je t’aime…moi non plus. Franchement, je n’ai jamais compris le sens du titre, mais en cherchant cette fois, j’ai appris que ça vient d’une citation de Salvador Dali : « Picasso est espagnol. Moi aussi. Picasso est peintre. Moi aussi. Picasso est communiste. Moi non plus. »
Il y a quelque chose sur le slogan de Zemmour, « Impossible n’est pas français ». Dans la dernière page du numéro, les éditeurs expliquent qu’en fait, ça vient d’une citation de Napoléon : « Je ne connais point ce mot-là ! Il ne doit y avoir pour mes Polonais rien d’impossible ! » L’empereur parlait d’un régiment de cavalerie légère.
Celui-ci, je l’ai compris parce que je suis passé par le Jardin des Plantes en marchant vers la Gare d’Austerlitz. Le journaliste Pierre Rabhi était écologiste avant sa disparition cette semaine. Ayant écrit ça, j’ai tellement envie d’y revenir, soit à la gare soit dans le jardin, peu importe lequel. J’ai le mal de pays.
Peut-être que vous connaissez mon amie Anne-Marie et son merveilleux blog ? Elle a récemment écrit sur les marchés de Noël au Québec. Cette tradition n’existe pas chez moi — et la neige pas non plus. J’ai quand même trouvé celui-ci vachement drôle !
Il y avait deux jeux de mots que je veux mentionner. Peut-être que vous souvenez-vous de la fois où je me suis fait sortir d’un magasin Picard ?
Et l’autre est le gros titre de la première page. Je ne le comprends PAS DU TOUT ; je suis donc sûr que c’est une bonne blague !
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
On continue finalement avec le 35, l’Ille-et-Vilaine. Pourquoi finalement ? Peut-être que vous avez vous rendu compte que le rythme du Tour a augmenté pendant ces derniers deux mois (avant le dîner héraultais quand même). C’est pourquoi j’ai un cher ami qui gère un groupe de fans de l’Ille-et-Vilaine. À chaque fois où je publie un nouveau « Je découvre », il me rappelle que je ne suis pas encore là. Ah bon, nous sommes enfin là. Alors, c’est le département le vingt-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment bretilliens. C’est notre troisième séjour en Bretagne.
On ne commence pas avec la préfecture, Rennes, cette fois. Pourquoi ? Parce que je ne veux rien rater, alors on va traverser de la côte dans un cercle vers Rennes. On commencera, puis, aux communes de Dinard et Saint-Malo, liés par le barrage de la Rance.
À Dinard, on commence avec une promenade sur la Pointe du Moulinet (2 étoiles Michelin) avec ses belles eaux turquoises. Il y a plusieurs promenades à découvrir avec l’aide de cette carte utile, dont la Pointe de la Vicomté (2 étoiles) et la Promenade du Claire-de-Lune (1 étoile), toutes pleines de belles villas et vues panoramiques. On passe par le barrage, et on commence notre tour de Saint-Malo avec les Remparts (3 étoiles), 2 km de murs qui fortifient la baie. Derrière les remparts, on trouve la cité intra-muros (2 étoiles), la plupart de laquelle avait dû être restaurée après une bataille en 1944. La cité abrite deux des monuments les plus importants, le château (2 étoiles), du XIVe siècle, et la cathédrale Saint-Vincent, du XIIe siècle. Dans le château, il y a un musée consacré à l’histoire de Saint-Malo (1 étoile). À moins d’un kilomètre du château, on ne veut pas rater la Tour Solidor, un bâtiment vraiment impressionnant du XIVe siècle.
On rentre dans notre voiture, et on continue un peu à l’est, à Cancale. On est ici pour être émerveillés par la nature. Vous souvenez-vous de la Côte d’Emeraude (3 étoiles), de laquelle on a parlé aux Côtes-d’Armor ? Ça continue ici, avec le Sentier des Douaniers (1 étoile, à ne pas confondre avec celui de Ploumanac’h), d’où on peut voir la célèbre Baie du Mont-Saint-Michel (on y reviendra en Manche, mais l’île ne fait pas partie de l’Ille-et-Vilaine). Ce qu’on ne veut pas rater plus que tout, c’est la Pointe du Grouin (2 étoiles), avec une vue qui « s’étend du cap Fréhel à Granville » selon le Guide Michelin (c’est presque 100 km). Ceux qui aiment les huîtres voudront visiter La Ferme Marine. Un peu au sud de Cancale, on passe par Dol-de-Bretagne pour visiter la cathédrale Saint-Samson (2 étoiles), un cathédrale gothique construite du XIIe au XVIe siècles, et le Menhir du Champ Dolent (les menhirs étant des mégalithes préhistoriques). Finalement t dans cette région, on passe par le Château de Combourg (1 étoile), ancienne maison de l’écrivain Chateaubriand.
On continue maintenant à Fougères, à 50 km à l’est de Combourg. Ici, on commence avec le Château de Fougères (2 étoiles), avec 3 enceintes et 13 tours. On penserait qu’une forteresse comme ça serait presque impossible à capturer, mais deux fois pendant la Guerre de Cent Ans, ça s’est arrivé, en 1449 par les Anglais et en 1488 par les Français. Son voisin, l’Église Saint-Sulpice (1 étoile), a de nombreux trésors architecturaux, comme « [un] nef charpentée en carène de bateau renversée, boiseries Louis XV, retables médiévaux en granit, vitraux du XVIème siècle, oeuvre du maître verrier fougerais Pierre Symon ».
On conduit maintenant 30 km au sud pour visiter Vitré. La rue de la Baudrairie (2 étoiles) est pleine de maisons à pans de bois et autres ornements intéressants. Leur château (2 étoiles) vient du XIe siècle, et abrite un musée d’art et de l’histoire de la ville. La nuit, on peut regarder les Lumières, qui racontent de l’histoire — on peut en savoir plus ici.
Maintenant, on tourne vers l’ouest pour aller à Rennes. On y trouve le centre historique (2 étoiles), dont la Place de l’Hôtel de Ville (1 étoile) et la Place du Champ-Jacquet (1 étoile), plein de maisons des XVe et XVIe siècles. Le Palais du parlement de Bretagne (2 étoiles) date du XVIIe siècle, où on y trouve la cour d’appel de Justice depuis 1804. On n’a pas visité trop de musées dans ce séjour, alors allons au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2 étoiles) pour leur collection « très éclectique » (selon Michelin). Finalement, on visite le Parc du Thabor (2 étoiles) pour se détendre parmi 2 000 espèces florales après le séjour le plus long de ce blog ! Ceux qui ne sont pas tout épuisés peuvent visiter la forêt de Brocéliande (1 étoile) en dehors de la ville, liée aux légendes du Roi Arthur, mais moi, je préfère encore Cornwall à Cornouaille pour ça, si vous me comprenez.
Je ne vais pas vous mentir — la recette de ce soir n’est pas trop compliquée, mais j’ai eu du mal en la choisissant. La cuisine héraultais est pleine de trucs que je ne peux pas trouver. Des poissons indisponibles, de la chair à saucisse, etc. J’ai fini par faire un remplacement — de la viande hachée au lieu de la chair à saucisse — et après des problèmes en trouvant des moules, voilà les moules farcies à la sétoise.
Je dois la recette à Hérault Tourisme. Il y a une version différente à Keldelice, où j’ai choisi la recette, mais je vous ai conseillé avant d’utiliser Keldelice pour des idées, pas des recettes particulières. Quelques astuces — j’ai acheté trop de viande, alors j’ai fait quelques petites boulettes avec le reste de la farce, j’ai ajouté de l’origan à la sauce, et je vous conseillerais d’utiliser encore moins d’oignon et plus d’ail. Je n’ai fait pas l’aïoli qui va avec cette recette — d’habitude, je n’aime ni l’aïoli ni la mayonnaise, et c’est moi qui dois tout manger !
Les ingrédients pour les moules (1 personne):
6 moules
100 grammes de chair à saucisse ou de viande hachée
1 gousse d’ail
1 oeuf
1 tranche de pain dur
Persil, sel, poivre
1 boite de tomates concassées
1/2 oignon (ou moins)
1 petit verre de vin blanc
Voilà, mon vin blanc et mes tomates :
Les instructions pour les moules :
Hachez finement le persil et l’ail.
Faites gonfler le pain dans l’eau, puis essorez-le à la main. Il y a 3 tranches de pain ici parce que j’étais pas sûr de la taille d’une tranche selon eux. 1 tranche d’une baguette typique suffit.
Mélangez la chair à saucisse ou viande hachée, l’ail et le persil, puis l’oeuf et le pain. Salez et poivrez. Le mélange se doit d’être bien homogène.
Enlever la « barbe » des moules (la tirer vers l’arrière de la moule). Mes moules n’avaient pas de barbes.
Lavez et grattez les coquilles pour y enlever les impuretés. Bien sûr ne garder que les moules fermées et non-cassées.
Ouvrez les moules à l’aide d’un couteau (décalez légèrement la coquille supérieure, insérez le couteau et suivez l’intérieur de la coquille pour couper le muscle sans abimer la possibilité de refermer la moule pour la cuisson. — BONNE CHANCE AVEC ÇA ! Je peux vous dire que mes moules ont fini par être assez cuites. Mais c’était impossible de les garnir et aussi les refermer complètement.
Avec la farce, garnissez la moule, et refermez-la délicatement.
Réservez le temps de préparer la sauce.
Faites revenir dans une casserole l’oignon et l’ail haché.
Si vous avez trop de viande, faire des petites boulettes. Faites-les revenir avec un peu d’huile d’olive.
Ajoutez les tomates concassées, le verre de vin blanc et laissez mijoter quelques minutes en mélangeant. Moi, j’ai ajouté aussi de l’origan. Je vous conseille d’utiliser n’importe quelles épices que vous aimez, façon italiennes, mais ne faites pas une sauce complètement sans épices. Ce serait ennuyeuse.
Répartissez les moules à plat dans un grand faitout. On peut créer 2 étages si vous avez plus que 6 moules. J’ai ajouté aussi les boulettes, pour les faire mijoter dans la sauce.
Versez la sauce. Les moules doivent être immergées. Rajoutez de l’eau le cas échéant.
Faites cuire 20 à 30 minutes à feu doux. La sauce doit devenir progressivement plus épaisse. Pendant ce temps, préparez du riz ou des pâtes pour accompagner les moules. Pour moi, c’est du riz de Camargue — J’ADORE !
Hier soir, j’ai assisté à un dîner sponsorisé par mon Alliance Française locale. Ce post est deux choses : 1) une mise à jour de mon article sur Moulin, parce qu’ils ont agrandi leur espace et servent des repas à table maintenant, et 2) une plainte sur le mauvais comportement de certains qui ont complètement gâché ma nuit.
D’abord, le nouveau espace de Moulin (à côté de la boulangerie) est tellement beau. Comme leur boulangerie, il est plein de vieux panneaux et affiches. Nuit, c’est un régal pour les yeux.
Je ne vais pas vous dire que leur pain est mieux que ce qu’on trove en France, mais ça ne manque rien.
Voilà la carte — puisque le dîner a été pour un grand groupe, il n’y avait pas trop de choix. Mais ils ont aussi un plus grand menu. Quant au vin, je sais seulement que c’était un Côtes-du-Rhône, et c’était 8 $ le verre. Un peu cher pour un vin inconnu, mais habituel ici.
J’ai commandé la salade frisée, le poulet au champagne, et la tarte aux pommes. J’ai complètement oublié de prendre une photo de la salade. ([Ignorez le gros con. Il n’avouera jamais qu’on mange les mêmes trucs. — M. Descarottes.]) Tout était très bien. Pour 45 $, le prix fixe pour ce soir-là, c’est pas un bon marché, mais ça vaut l’argent.
Je souhaite que je pourrais vous dire que la compagnie pour la soirée était également bonne. Mais ce serait un mensonge. À un côté de moi, une Française passait son temps en envoyant des SMS avec son portable. J’avoue, elle me connaît déjà un peu, et je crois qu’elle ne m’aime pas parce qu’on est des opposés. Elle travaille dur pour ne pas avoir aucun accent (au fait, c’est une réussite), et elle dit à n’importe qui que c’est parce qu’elle ne veut que personne sache qu’elle vient de France. Elle n’est pas la seule de ce genre que je connais, mais ces personnes ne comprennent pas que je ne les déteste pas du tout. Je les comprends parfaitement. C’est juste que l’on a envie de voyager dans la direction opposée. On dirait en anglais que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
Mais l’insulte de l’année est venue de l’homme en face de moi. Je dois vous expliquer que je suis, comme on dirait en anglais, « un poisson en dehors de l’eau ». D’habitude, ceux qui rejoignent l’Alliance Française sont soit des jeunes qui veulent voyager, soit des retraités qui veulent revivre de vieux souvenirs. Je n’y connais personne dans la quarantaine. Mais quand l’homme de 60 ans a dit à la femme d’environ 30 ans à mon autre côté qu’il n’y avait pas de célibataires à la table, en me regardant, je voulais dire à cette espèce de ([censuré pour garder un blog tous publics — M. Descarottes]). C’est pas sa faute que je me suis marié avec la seule femme qui a accepté un premier rendez-vous avec moi. Mais il m’a déjà rencontré. Et après ce moment-là dans la conversation, c’était bien évident que cette femme ne voulait plus me parler bien que je n’aie pas essayé de la draguer. Pas du tout. Merci beaucoup à ce monsieur pour m’avoir rendu invisible. C’est toujours comme ça, et je n’apprécie pas l’aide.
Mais finalement, cette note est pour le nouveau resto de Moulin, pas mes « compagnons » du soir.
Cette fois, je ferai quelque chose d’inhabituel. Je fais toujours mon dîner avant mon dessert, ou les deux en même temps, mais pour l’Hérault, je vous présenterai le dessert avant le dîner. C’est parce qu’il y a une pénurie de moules (le fruit de mer, pas l’autre chose) dans mes supermarchés, mais j’ai déjà fait mon dessert. Alors, voilà un dessert héraultais depuis 1890, fabriqué dans exactement une pâtisserie à Sète, et maintenant chez moi — le frescati :
Le frescati est composé de 4 choses : une base de pâte sucrée, une couche de génoise aux raisins engorgée de rhum, de la meringue italienne, et couvert avec un fondant au café. Il n’y a pas trop de recettes sur Internet pour ce dessert — juste cette vidéo et quelques descriptions sur les sites touristiques de la région, sauf celle-ci en néerlandais — mais c’est ma mission de vous présenter la France insolite, le quotidien de ceux qui habitent en dehors de Paris. Dès que j’ai trouvé des infos sur ce dessert, il n’y avait pas de choix. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas écrire toutes les recettes de ces trucs dans juste un article !
Avant de vous donner ma recette, quelques astuces : 1) C’est bien clair que je n’ai pas fait assez de fondant. Dans la vidéo, vous pouvez voir ce qu’ils utilisent — c’en est beaucoup. 2) C’est également clair que je devrais couper la génoise en deux. La vraie chose a des couches de génoise et de meringue de la même hauteur. 3) Je devrais faire encore plus de meringue italienne, pour la même raison.
Pour la base de pâte sucrée, on aura besoin de 1/4 de notre recette de pâte sucrée. Voilà le reste des instructions :
Préchauffer votre four à 180°C.
Fariner votre tapis de cuisson.
Étaler votre pâte pour qu’il puisse faire couper par un cercle de pâtisserie. Le mien est de 15 cm.
Piquer avec une fourchette, puis enfourner pendant 15-18 minutes. Vous pouvez voir que la galette est bien plate, sauf où je pouvais la piquer encore plus. (C’était pas un problème à la fin, mais attention quand même.)
Pour la génoise aux raisins, utilisez un cercle de pâtisserie de même taille que pour votre galette de pâte sucrée. Pour 15 cm, ma recette de génoise suffit. Pour 22 cm, doublez les ingrédients et hop ! Ça suffira. Encore une fois, le reste des instructions :
Couper votre génoise en deux parts dans le sens de la largeur.
Dans un plus grand moule à gâteau, mettre assez de rhum pour couvrir la moitié du gâteau.
Mettre votre génoise dans le rhum et laisser macérer. Après une heure, faites la même chose à l’autre côté.
Je dois la recette de la meringue italienne au blog Il était une fois la pâtisserie. Elle a une bonne vidéo pour vous montrer comment suivre la recette. J’ai fait 1/3 plus de meringue que sa recette.
Les ingrédients pour la meringue :
4 blancs d’œuf
240 grammes de sucre en poudre
40 grammes d’eau
Les instructions pour la meringue :
Mettre le sucre et l’eau dans une casserole. Faire bouillir à 114°C — utilisez un thermomètre.
Mettre les blancs d’œuf dans le bol d’un robot pâtissier. Dès que votre thermomètre dit 114, commencer à battre les blancs à grande vitesse.
Dès que votre thermomètre dit 118°C, verser le sucre dans le bol du robot. Désolé pour la manque de photos, mais quand on verse du sirop bouillant dans un robot, on ne s’inquiète pas trop des photos. De toute façon, votre meringue est prêt après environ 5 minutes. Il devrait être un joli « bec de oiseau », comme ici, quand on retire le fouet.
Dernièrement, le fondant au café. Je dois ma recette de fondant à cette vidéo de Cook&Record. Pour une version au café, j’ai dû un peu deviner — une bonne cuillère à soupe de café a été suffisant pour un bon goût de café, pas trop fort.
Les ingrédients pour le fondant au café :
225 grammes de sucre
25 grammes de glucose en poudre OU 25 grammes de plus de sucre
75 grammes d’eau
1 cuillère à soupe de café à température ambiante
Je n’ai pas de machine à café parce que je ne le bois pas, alors j’ai utilisé du café instantané. Je vous demande pardon. Mais mon glucose est au moins un vrai produit belge !
Les instructions pour le fondant au café ;
Mettre le sucre, le glucose, et l’eau dans une casserole. Porter à ébullition à 114°C.
Retirer du feu, et mettre la casserole dans un bol d’eau froid. Laisser descendre jusqu’à 75°C.
Verser le fondant dans le bol d’un robot pâtissier. Battre à moyenne-grande vitesse pendant environ 10 minutes. Le fondant devrait blanchir.
Verser le café sur le fondant. Battre pendant quelques instants, juste assez pour devenir homogène.
Finalement, on passe au montage. Comprenez-vous pourquoi je suis É-PUI-SÉ ?
Mettre la génoise au-dessus de la galette de pâte sucrée.
Mettre de la meringue au-dessus de la génoise. Étaler avec une spatule à glaçage. Couvrir également le dessus et les côtés.