Les pires plats au monde ?

Un ami qui aime me troller m’a envoyé une liste publiée par un site anglophone (mais géré par des croates), « les 100 pires plats au monde ». Le site, TasteAtlas, fait des sondages de centaines de milliers d’internautes et fait des efforts — pas assez, mais mieux que rien — pour filtrer les tricheurs. Je suis rarement d’accord avec les résultats où j’ai des connaissances, et me méfie du reste en conséquence. Mais cette liste flatte certains de mes préjugés, alors je vais la prendre un peu plus au sérieux, un choix que je regretterai le temps que ce billet finisse.

Photo d'un plat rectangulaire avec 4 ficelles picardes
Ma ficelle picarde, de mon dîner axonais

Une des raisons pour lesquelles je la prends un peu au sérieux, c’est qu’il y a beaucoup de plats au sang, aux têtes, aux insectes, ou aux anguilles sur la liste. Clairement, il y a des idées grosso modo universelles de ce qui est dégoûtant — attention, M. Klaus Schwab, le reste de nous n’avons pas envie de bouffer des insectes pour que la Davoisie puisse manger les seuls steaks qui restent. (En plus, monsieur devrait arrêter faire des efforts pour s’habiller comme Ernst Stavro Blofeld — surtout dans la version qui s’est déroulée en Suisse !)

Alors, le pire plat au monde selon leur sondage, c’est le « blodplättar » suédois, des pancakes élaborés avec le sang d’un animal. Quel animal ? Les rennes. Beurk. Je suis tellement désolé, Rudolphe. Les autres du top 5 — quand j’ai fait mes recherches il y a 5 jours ; la liste a un peu changé — sont le blodpalt, une boulette suédoise/lapone aussi fabriquée avec du sang de renne (recette en français) ; le calskrove suédois, de la pâte à pizza fourrée avec un hamburger et des frites ; le « svið » islandais, une tête de mouton, bouillie après être cuite sur un feu pour enlever la laine — bêêêê ! ; et les vers à soie frits thaïlandais, dits hon mhai (lien vers Madame Figaro qui parle du même article). À ce point, je suis d’accord, mais je dois ajouter qu’à mon avis, les meilleurs pancakes au monde viennent aussi de la Suède, et il faut absolument les manger avec de la confiture d’airelles dite lingonsylt (je regrette le lien vers chez IKEA ; je ne veux pas faire des stéréotypes).

([Ce top 5 est complètement faux, les amis. Le pire est faussement classé en 87e place, le picante de cuy. C’est pour ça que j’allais lancer la guerre contre le Pérou. Mais vous avez choisi Bayrou, et je ne suis plus disponible. — M. Descarottes])

Cependant, ceci est un blog français, et je suis donc ici pour râler que 3 plats français apparaissent sur cette liste — et un seul mérite sa place ! Ce qui m’énerve le plus, c’est que la première vraie star du Tour, quelque chose que j’aime vraiment, apparaît en 46e place — la ficelle picarde. Honnêtement, je trouve ceci inexplicable.

Les endives au jambon sont plutôt similaire, mais arrivent en 80e place — et c’est grosso modo la même chose sauf avec des endives au lieu de crêpes. Non, mais sérieusement, qui préfère les endives aux crêpes ? En 82e place, on trouve la seule chose avec laquelle je suis d’accord, la tête de veau. Dites-donc, c’est moins dégoûtant que le svið, mais c’est largement car les Français savent cuisiner mieux que le reste du monde.

Les États-Unis le prend cher, pour des plats que que je trouve… surestimés à cet égard. En 8e place, plus haut que beaucoup d’insectes et têtes, on trouve le « ramen burger« , un hamburger entre deux galettes de nouilles frites plutôt qu’un petit pain. Honnêtement, je n’en veux pas, mais c’est ridicule. La « frog eye salad » (salade d’yeux de grenouilles), ne contient aucune grenouille, et c’est très similaire à l’ambroisie que je vous ai montrée en 2022. Le porc et haricots est grosso modo des rillettes avec des haricots, et je trouve sa présence incroyable — en revanche, le lard recouvert de chocolat mérite bien la 79e place, ou plus haut. La « tarte aux spaghettis » est juste un hachis Parmentier ou la purée de pommes de terre est remplacée par des spaghettis — pas pour moi, mais pas de sang. Les « chicken riggies » sont juste des pâtes rigatoni au poulet dans une sauce de tomates et crème que je trouve bien dans la tradition italienne-américaine, et je suis franchement offensé par sa présence dans cette liste.

Mais ça nous amène au problème avec une telle liste. On n’y trouve presque rien de la Chine — ni les œufs de cent ans avec leurs odeurs d’ammoniac et de soufre ni les nids d’hirondelle fabriqués de salive. Mais il y a plein de choses qui sont bien dans les courants dominants des cultures occidentales. Les cookies israéliens dits kichel arrivent en 20e place, et la liste d’ingrédients — farine, œufs, sucre, sel, huile neutre — n’est pas loin des croquignoles d’Uzès que j’ai fabriqués pour le Tour. Désolé, mais comment sont-ils pires que les culs de fourmis — pas une métaphore, de vrais fourmis — en 52e place ?

Tout ce que je peux ajouter risque d’être le premier pas sur un terrain miné. Mais il me semble qu’il y a ceux qui rejettent ce qui est trop loin de leur quotidienne, et il y a ceux qui rejettent tout ce qui ne fait pas partie de leur culture. Et on peut voir exactement les contributions des deux à cette liste.

Saison 3, Épisode 45 — Chandeleur chez Claire

Je vous ai promis quelque chose de spécial pour Chandeleur, n’est-ce pas ? Pour ceux qui aimeraient essayer quelque chose de plus simple, je reste fan de cette recette trouvée chez Alsa en 2022.

Vous ne le saviez pas, mais hier était la dernière fois où vous alliez voir une gousse de vanille ici, au moins pendant des mois. L’année dernière, j’ai enfin trouvé une bonne source, qui ne me coûtait pas 7 $ la gousse, mais plutôt 2 $ (complètement légal, j’ai hâte d’ajouter, vu mes anciennes pensées sur le sujet). Samedi, avant de faire ma recette, j’ai appris que ma source ne les stocke plus. On m’a dit « Mais nous avons de folles quantités de la pâte de vanille pour le même prix. » J’en ai acheté mais ce n’est vraiment pas la même chose.

Et si je vous disais que j’étais le seul à même mentionner Chandeleur dans mon cercle local ? « Mais les américains n’apprennent… bla-bla-bla ». Évidemment, ce commentaire-là me pique měme deux mois plus tard.

J’ai fait un « reel » sur Instagram pour montrer comment faire le gâteau du week-end. D’une part, je devrais être heureux — 179 personnes l’a vu. D’autre part, pendant une moyenne de 6 secondes chacune. C’est grosso modo aussi vite qu’ils peuvent l’abandonner, il me semble.

L’autre fête du moment, c’est le Nouvel An chinois. Tous les ans, le centre commercial South Coast Plaza monte une sculpture pour l’occasion. J’ai pris des photos du serpent de l’année :

En plus, je crois que je vous ai parlé d’un centre commercial asiatique très proche de chez moi. C’est aussi un peu décoré pour le Nouvel An, mais pas au même niveau :

Vue des ballons rouges dorés du rez-de-chaussée

Plus tard cette semaine, vous aurez droit à seulement la deuxième critique d’une BD ici, aussi à cause de Chandeleur. C’était une coïncidence complètement imprévue, je vous jure, mais je l’ai achetée hier. Ce livre portera une très forte recommandation mais pas en format Kindle. On en parlera.

Demain on aura une petite polémique sur un article qui m’a offensé en ce qui concerne les goûts des autres. Je ne dirais jamais que tout le monde doit préférer la cuisine française à la sienne — bien que ce soit la bonne attitude. Mais il s’avère qu’il y en a qui n’aiment pas juste les « kloug aux marrons », puis ceux qui rejettent tout ce qui ne vient de leurs pays. C’est ces derniers qui m’ont mis en colère — car je soupçonne que ce sont les mêmes gens qui ont pourri la vie chez moi avec leur refus de manger de la cuisine américaine.

J’aurai un événement de l’OCA vendredi soir. Je pense à faire une des deux choses pour mon dessert. L’une des deux serait complètement attendu de votre part, car ce serait une reprise du gâteau que je viens de faire. L’autre serait bien accueilli, mais je ne suis pas sûr si j’ai envie de le faire pour un groupe. D’autre part, c’est une des fiertés du blog, et je suis horriblement curieux de l’avis des autres. On verra.

Notre blague traite des idiots. Nos articles sont :

Les gros-titres sont Guerre des Étoiles, Arnaque, et Invention. Les Bonnes Nouvelles traitent d’une histoire jamais vue avant en France, qui aurait tellement plu mon amie Pascale.

Sur le blog, il y a aussi La saison 6 de Miraculous est arrivée, sur le premier épisode de la nouvelle saison et les changements qui vont avec, C’est le 1er, version février 2025, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, et Le gâteau de crêpes soufflées de Claire Heitzler, la recette nommée.

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Le gâteau de crêpes soufflées de Claire Heitzler

D’abord, joyeuse Chandeleur ! Maintenant, passons à l’important : ce post, c’est de votre faute. Jusqu’en 2021, j’étais fièrement ignorant des traditions françaises pour ce jour — même Duolingo ne le mentionne pas. Puis j’ai commencé à voir toutes les merveilles que je ratais du mauvais côté de l’Atlantique, jusqu’au moment horrible la semaine dernière où j’ai vu le gâteau de Chandeleur le plus incroyable de tous. J’ai en savoir plus, et nous voilà :

Collage de 3 vues : gâteau en gros-plan, bout sur une assiette, et gâteau découpé
Haute résolution en cliquant

Il me tue tous les jours d’être si loin de Levallois-Perret (ainsi que le reste du pays) et ne pas avoir l’opportunité de me rendre dans sa boutique. Tant mieux pour vous, parce que vous allez apprendre à le faire avec moi. Allons-y !

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est le 1er, version février 2025

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Il me semble que la liste où rien n’était publié grandit trop. J’aime avoir un rappel pour voir si j’ai raté quelque chose, mais peut-être que le temps de dire au revoir à certains s’approche.

Vous aurez tous hâte de voir le premier lien parmi les habituels.

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

Nouveaux à moi :

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things n’a rien posté sur Instagram ce mois, mais je garde le lien pour son retour.

À encourager :

Rien de nouveau chez L’autodidacte aux mille livres, La lectrice en robe jaune, La taverne d’Onos, Les souris de Paris, Le site du Shifâ’, Bonheur des yeux et du palais, Et si Facebook disparaissait?, Thriller Addict, Bessie’s Bazaar, Je suis sur la route, Maman Lyonnaise, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Planète Vegas, Grain de Sable, Bonheurs culinaires, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Assiette de madeleines faites maison par Justin Busch

Vendredi avec Bergotte

Dimanche avec Marcel devient de plus en plus le pire nommé billet du blog, vu qu’il n’a toujours pas apparu deux fois le même jour, peu importe dimanche. Mais je me suis rendu compte hier (car j’avais mis un rappel dans mon calendrier) que dimanche est Chandeleur. Et samedi est le 1er, alors j’ai mon billet habituel là en plus. Entre tout ça et la balado, c’est Proust qui doit « boogie », comme on dit en anglais (ça vient de « bouger » mal prononcé).

Cette fois, on avance de 45 pages, ce qui est une amélioration. Mais c’est vous qui allez le prendre cher à cause de cette nouvelle, car je vais le citer avec l’aide de Wikisource.

La dernière fois, on a terminé sur la nouvelle que le narrateur n’a plus jamais revu son oncle Adolphe. Ça n’a pas dû trop le déranger, parce dans le paragraphe suivant, il s’est lancé directement sur son sujet favori — la lecture.

Proust passe 10 pages en parlant de son amour de la lecture, qui n’est pas gâché par quelque chose qu’il n’aime pas. Êtes-vous prêts pour ce divulgâcheur ? C’est vous tous. Et moi. Je laisse Proust l’expliquer :

la simplification qui consisterait à supprimer purement et simplement les personnages réels serait un perfectionnement décisif.

Oui, ce qu’il aime le plus chez les livres, c’est l’absence des personnages réels. Au fait, je suis désormais très impressionné par la traduction, n’ayant fait la comparaison entre ça et le français original jusqu’à maintenant. Le rythme de la traduction est exactement le même que celui du texte original.

Je vous laisse à déchiffrer mon intention en disant ça.

Je veux vous donner le goût de ces 10 pages sur ses extases de lire. Ça me rappelle juste un peu ce que je fais ici :

C’est ainsi que pendant deux étés, dans la chaleur du jardin de Combray, j’ai eu, à cause du livre que je lisais alors, la nostalgie d’un pays montueux et fluviatile, où je verrais beaucoup de scieries et où, au fond de l’eau claire, des morceaux de bois pourrissaient sous des touffes de cresson.

Ah, la nostalgie d’un pays plus beau que le sien, qui n’est guère réel dans sa quotidienne. Il y a maintenant un beau 1 550 articles ici sur ce sujet. Je compatis.

Alors, qu’est-ce qu’il lisait pendant deux étés ? Les livres d’un certain Bergotte — ne le cherchez pas, il est fictif — un écrivain qui, tout comme Proust, traîne ici et là sur les souvenirs évoqués par ses sujets. On reprendra Bergotte en bas, mais ici Proust passe au sujet de comment le narrateur a découvert cet écrivain. Il était recommandé par un certain Bloch, un ami peu accepté par la famille du narrateur. Bloch est bel et bien fou, mais à l’avis du narrateur, il a fini par être rejeté parce que :

Mon grand-père, il est vrai, prétendait que chaque fois que je me liais avec un de mes camarades plus qu’avec les autres et que je l’amenais chez nous, c’était toujours un juif, ce qui ne lui eût pas déplu en principe — même son ami Swann était d’origine juive — s’il n’avait trouvé que ce n’était pas d’habitude parmi les meilleurs que je le choisissais.

Mais Bloch manque aussi des grâces sociales. Il se fait exiler parce que :

étant venu déjeuner une heure et demie en retard et couvert de boue, au lieu de s’excuser, il avait dit : « Je ne me laisse jamais influencer par les perturbations de l’atmosphère ni par les divisions conventionnelles du temps… »

C’est un cinglé, lui ! Ça dit, Proust reprend l’explication de son amour de l’écriture de Bergotte. Il chante les louanges de ses nombreuses digressions et ajoute :

J’étais déçu quand il reprenait le fil de son récit. 

Ici, M. Swann rentre brièvement dans l’histoire. Il s’avère qu’il connaît Bergotte, qui dîne souvent chez lui, et est apparemment un très proche ami de Mlle Swann. Le narrateur se croit donc prêt à tomber amoureux de Mlle Swann, car si elle est amie de Bergotte, elle doit être très spéciale elle-même.

On termine cette fois sur la visite du Curé chez tante Léonie. C’est un épisode bien ennuyeux pour le narrateur ainsi que pour le lecteur, et la seule raison pour le mentionner, c’est qu’il s’avère que Françoise, la cuisinière de la famille, n’aime pas Eulalie, qui fréquente tante Léonie. Ce sera peut-être important plus tard.

À jeudi (si ça continue) !

La saison 6 de Miraculous est arrivée

Ça fait belle lurette depuis la dernière fois où on a parlé de Miraculous sur ce blog. Il y avait un billet sur une méchante plutôt inquiétante, Mademoiselle Sans-Culotte, vers la fin de la 5e saison, et on a vu le film dans un ciné rouennais en 2023, mais la série était « hors du radar » comme on dit en anglais (mon dictionnaire la rend, « inconnu au bataillon ») pendant tout 2024. La série a déjà ses 10 ans et on est maintenant juste au début de la saison 6. En fait, l’épisode duquel on va parler n’a toujours pas été diffusé en France — en quelque sorte, cette série 100 % fabriquée en France sort souvent à l’étranger avant son pays natal. (N’imaginez pas que je veux dire les États-Unjs ; le Brésil prend parfois la première place — saison 6, saison 5 — ainsi que le Canada — saison 3).

Vu que personne d’entre vous n’a moins de 20 ans (pour autant que je sache), je ne vais pas m’inquiéter des divulgâcheurs.

Capture d'écran du titre dans le générique

Mon but ici n’est pas de parler de l’épisode comme les films et les émissions pour les adultes, où je suis les intrigues en détail. C’est plutôt d’explorer comment la série a changé, et grandi avec ses fans. Miraculous reste une émission pour les enfants, mais où elle ciblait les enfants de 5 à 10 ans au début, je dirais que la nouvelle saison — ainsi que la dernière — est plus pour les collégiens et même les lycéens. Je continue de la considérer de loin la meilleure série de jeunesse à la télé au monde.

La fin de la saison 5 aurait été une fin parfaite pour presque n’importe quelle série, même pour les adultes — le méchant a gagné, mais parce que ses buts étaient vraiment ce qu’il avait toujours dit, il a choisi de se sacrifier afin de réaliser son vœu d’améliorer le monde pour son fils. Les héros survivent donc pour continuer leur combat, mais l’histoire n’a rien d’un Dragon Ball, où les héros gagnent simplement en devenant plus puissants que les méchants. Pourtant, pour la suite, Ladybug et Chat Noir vont combattre une nouvelle méchante qui a hérité les pouvoirs de Monarque, mais n’a rien de sa noblesse. (On la connaît d’avant.)

Les délais étaient particulièrement longs cette fois parce que tout a été dessiné à nouveau. Le style est devenu plus réaliste, qui va très bien avec le fait que nos héros ont passé du collège au lycée. Et après presque une décennie où les fans ont spéculé si les héros allaient devenir un couple, la réponse est enfin oui. Ça posera de nouveaux problèmes pour eux — ce qui rend la série bonne pour un plus vieux public.

On commence avec une introduction qui montre le nouveau style à bon effet. Marinette et son amie Alya discutent le fait que Monarque a enfin disparu (seulement Marinette sait qu’il est mort), mais qu’un inconnu a repris son Miraculous, l’objet magique qui donne des pouvoirs aux héros et aux méchants. Il y a un contraste entre leur dessin d’amateur de Monarque, et le réalisme de leurs nouvelles apparitions.

Puis, on voit le nouveau couple, Marinette et Adrien, dont chacun ne sait toujours pas que l’autre est un super-héros. Marinette ne sait pas comment se comporter autour d’Adrien et est extrêmement nerveuse. Je trouve cette représentation très appropriée pour, disons, quelqu’un de même âge que ma fille. On voit que le style ici passe entre réalisme et ce que les japonais appellent « chibi », avec des traits déformés. Tout ça se passe dans un rendez-vous qui est très stressant pour notre Marinette :

Marinette et Adrien arrivent dans un resto pour boire un café. En regardant les couples autour d’eux, Marinette essaye de copier les comportements de chacun, ce qui l’amène à se comporter comme une vraie cinglée. Ça comprend commander des cookies « aux pistaches et aux crevettes ». Ne me regardez pas comme ça, je ne suis que le messager !

La nouvelle maître-méchante peut se projeter dans l’esprit de ses victimes, qui deviennent les méchants de l’épisode, un changement de l’ancien, qui avait une sorte de lien télépathe avec eux :

On voit que le nouveau style permet en même temps un Paris hyper-réaliste ainsi qu’une méchante très immature (ses dessins prennent forme dans la réalité de l’émission). Ça garde l’appel pour les plus jeunes fans :

Mais la relation entre nos héros, reprise à la fin dans un ciné, reprend le style réaliste, ce qui nous montre que ce sera pris au sérieux.

Marinette et Adrien dans une salle de ciné

La Fille et moi avons beaucoup discuté cet épisode. Nous sommes d’accord qu’il reste beaucoup à apprendre, mais que la nouvelle saison semble être très prometteuse. Elle a hâte d’en voir plus, et pour ma part, euh…j’ai hâte d’être dans la même pièce quand ça arrive, car je suis trop vieux pour ces trucs et je n’ai certainement pas pris toutes ces captures d’écran en le regardant sur mon propre portable. Pour autant que vous sachiez !

Télé-con

Peut-être que vous vous souvenez de mon achat d’un iPhone 15 Pro l’année dernière. Je n’ai jamais publié une critique, mais je ne suis pas fan. Pendant tout ce temps, j’ai trois plaintes. Hier, il s’est avéré que l’une des trois n’était qu’un défaut, et vous allez ri-go-ler de la bêtise de ma part qui vient avec. C’est une histoire hyper-Justin.

Cependant, d’abord je me plaindrai des deux choses que je déteste qui ne sont pas du tout de ma faute. Le premier truc, c’est la grosse taille, même pour le plus petit de cette génération d’iPhone. J’ai énormément aimé mes 4 premiers, le 3GS, le 4S, le 5S et le 6S. Ils ont grandi de 115 mm à 138 de hauteur, et de 58 mm à 67, mais on pouvait toujours les tenir sans provoquer le syndrome du canal carpien. J’étais très mécontent des iPhone 8 et 10XR, puis le 12 mini était le meilleur des tous, selon moi. Le 15 Pro fait mal aux mains, si moins que le 10XR.

La plus grande déception est sans doute l’appareil photo. Je dois distinguer deux choses. J’apprécie énormément l’objectif zoom, hyper-utile pour les photos de cuisine. Mais les 48 MPx revendiqués sont le sommet des escrocs. Ça ne marche pas sauf sans désactiver également le zoom et le grand angle, et même si on peut trouver exactement le bon champ, les fichiers qui résultent ont..des problèmes. Ils sont complètement inutilisables, très fades une fois chargés dans Photoshop sur mon ordinateur (pourtant ils apparaissent normaux sur le portable). Il faut que je vous montre des exemples.

Voici une comparaison d’une photo JPG et la même chose dans le format DNG (pour la plus haute résolution) telles qu’elles apparaissent sur mon portable :

Comparaison de deux photos du même bout d'une galette des rois ; il n'y a aucune différence malgré les formats différents.

Et voici les deux mêmes images telles qu’elles apparaissent dans Photoshop sur mon ordinateur :

Comparaison de deux mêmes photos d'un bout d'une galette des rois -- le format haute résolution est fade et paraît être plus blanc partout.

Voici une autre paire, encore pire, qui n’est plus sur mon portable. Dois-je vous dire quelle est la photo à « haute résolution » ? (mais où les lignes sur l’assiette ont complètement disparu) :

Deux photos d'un bout d'un gâteau au chocolat -- le côté à haute résolution n'est pas seulement plus blanc, mais beaucoup des détails sur l'assiette blanche ont disparu en résultat.

Vous voyez sûrement que ce format est donc complètement inutile une fois en dehors des logiciels de chez Apple.

Alors, qu’est-ce que j’ai fait ? Dès le départ en janvier 2020, je suis mécontent de ce qui arrive à chaque fois quand je branche un câble dans le connecteur USB-C. La prise bouge et se débranche après un peu. Je n’ai rien dit pendant tout ce temps, mais il est devenu difficile d’enregistrer la balado, car mon micro USB se débranche souvent au milieu des enregistrements. Et il y a des fois où je me réveille à découvrir que le portable n’a pas chargé pendant la nuit, parce qu’il s’est débranché.

Ce n’est pas la partie hyper-Justin. Ce sont juste les faits dont on a besoin pour mettre la scène. Non, la partie Justin, c’est la date limite pour la garantie. Voilà :

Capture d'écran des paramètres qui dit « Garantie limite : Expire le 29 janvier 2025 »

Ouaip, hier était le tout dernier jour pour le faire réparer avant la fin de la garantie. En fait, j’avais pris un rendez-vous pour le 27 au début, mais je n’ai pas réussi à sauvegarder mes données à mon ordinateur à temps. Car le truc s’est débranché, vous le savez.

Non, je n’avais pas payé PommeSoin — désolé, AppleCare comme dites vous les anglophones — parce que les écrans n’ont plus la tendance de se briser, et la dernière fois, je n’ai pas reçu mon « remplacement de la batterie » à cause du fait que sa capacité restait supérieur à 75 % le temps que la garantie soit expiré. Je mets remplacement de la batterie entre guillemets parce que ce n’est rien de la sorte — ils échangent un portable pour un autre. Je ne suis pas fan de ce genre de langage.

Je souhaite que vous puissiez voir le visage du type chez Apple quand il a vérifié ma garantie. Il m’a dit que je m’étais épargné 600 $ par rapport au prix que j’aurais payé le lendemain. Comme mon prof de maths m’a dit quand j’ai réussi mon cours de calcul par exactement un point pendant mon premier semestre à la fac, « Je vois que tu aimes vivre dangereusement, M. Busch. » Malheureusement, d’accord.

Je sais, on penserait qu’il faut vouvoyer avec « Monsieur ». Mais je vous rappelle que selon moi, « tu » est la seule traduction du mot anglais « you ».

Je n’ai toujours pas le nouveau portable. Ils ont dû le commander d’un autre magasin Apple. Je récupérerai le nouveau plus tard ce matin. Puis je perdrai pas mal de mercredi en le restaurant. Je mérite tellement pire que ça, je suppose, mais je vous dirais qu’entre mon iPhone 15 Pro et moi, nous sommes également décevants, l’un pour l’autre

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Faute exprès

Langue de Molière arrive un jour à l’avance cette semaine, et pas sur mon dernier sujet annoncé, car ceci part d’une blague d’hier.

Croyez-moi ou pas, mais dès le départ, l’un de mes buts était d’acquérir des fautes typiques d’un francophone natif. « Mais Justin », vous me dites, « c’est évidemment faux — vous vous vantiez des améliorations de vos notes sur les examens ACTFL ! » (2021, 2023) Je peux, en fait, le prouver.

Tout au début, j’essayais d’écrire comme un manuel scolaire ; il y avait un « ne » devant chaque « pas », et un « il devant chaque « faut ».

Chez Valrhona, il y a du vrai or, mais je ne voulais pas acheter de feuille d’or pour servir à la maison.

À la fin, il faut couper le pic en haut du biscuit.

Le palet d’or de Valrhona, décembre 2020

Mais quand j’ai lu quelque part qu’à l’orale, on laisse tomber les « ne » et les « il », je me suis dit « Vous voulez écrire comme vous voudrez parler, non ? Alors vous ferez aussi comme ça ! » Et les deux sont disparus de mon écriture, au moins parfois :

Vraiment, j’ai pas envie d’imaginer ma vie sans eux.

Faut que je vous montre une photo :

Les coups étonnants, janvier 2022

Cette habitude n’a pas duré longtemps, car j’ai reçu plusieurs commentaires de lecteurs que ça faisait mal aux yeux. Au moins, j’ai l’excuse d’avoir voulu pratiquer la langue sous sa forme orale, et à l’époque je n’avais toujours pas trouvé l’OCA.

On peut écouter la même chose sur la balado. Chaque épisode commence de même façon : « Bonjour mesdames et messieurs, et bienvenue à l’énième épisode d’Un Coup de Foudre. Moi, je suis vôtre hôte, Justin Busch. » La plupart des fois, je prononce « je suis » selon les profs, deux mots bien séparés (S3, Épisode 34). Mais de plus en plus, on y trouve « chuis » ou « j’suis », quel que vous préférez pour écrire cette prononciation hyper-informelle (S3, Épisode 35). Honnêtement, je ne l’entends que très rarement, car je vois les mêmes personnes encore et encore.

Ça nous amène à Complots faciles. J’ai recherché dans mon profil Facebook, et il me semble que j’ai découvert cette page vers mars 2021. J’ai tout à coup commencé à partager tout genre de chose que j’y ai trouvé :

Capture d'écran d'un post avec une photo du robot R2-D2 avec la légende « Le personnage le plus vulgaire de tous les temps. Ils ont bipés absolument toutes ses dialogues. » En haut, on a ajouté « Nous sachons ».
Source

C’est ici où j’ai découvert le faux verbe « sachoir », dérivé du subjonctif du verbe savoir. Mais encore plus important, j’ai découvert le sens de l’humour qui allait avec. C’est plein de blagues sur les « moutons » qui « n’ont pas fait leurs propres recherches » et en conséquence « croivent » tout et n’importe quoi. J’ai bien compris à l’époque que « croiver » était faux en plus, mais c’était juste trop drôle. En décembre de cette même année, la page a posté quelque chose d’hilarant et j’ai ajouter mon grain de sel :

Capture d'écran où j'ai partagé un clip avec la légende « Ouvrez les œils, les moutons ! Vous croivez trop au gouverneMENT ! »

C’est « yeux », pas « œils » et il n’y a pas de « croiver ». Mais le clip en question, intitulé « Le Sacheur des Agneaux » et fait avec des extraits du Seigneur des Anneaux, était trop bon pour le cacher !

J’aimais tellement l’humour de la page, au point où je pensais à acheter le t-shirt :

T-shirt avec le slogan « Le sachoir est une arme contre ceux qui croivent ».
Source

Le problème, c’est que je ne peux le porter nulle part. En public, il attirerait des regards perplexes. Et parmi les membres de l’OCA, je n’ai aucune idée si on le trouverait drôle. Alors, j’ai décidé de ne pas le commander.

Mais tout ça, c’est-à-dire qu’il y a des fautes que je fais exprès, car je sais qu’elles sont courantes de leur façon, typiques de ce qui ferait un natif. Il me semble peu probable que j’aille assez améliorer l’accent pour que l’effet est complètement naturel, mais en revanche, j’aimerais croire que ça les rend encore plus hilarantes en venant de mon côté !

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour boire enfin le verre de champagne promis.

Saison 3, Épisode 44 — En attendant Saint-Galentine

Il y a des villages en Afrique qui fêteront les championnats des Bills de New York et des Commanders de Washington, qui ne joueront pas dans le Super Bowl en février. « Mais Justin », vous me dites, « vous venez de nous dire qu’ils ont gagné dans les éliminatoires. Qu’est-ce qu’il y a ? » Ah non. C’est une blague aux États-Unis pendant des décennies, car on imprime des t-shirts au cas où soit l’une équipe soit l’autre avancerait au Super Bowl. Les t-shirts qui ont tort sont habituellement donnés à des organismes de bienfaisance en Afrique (lien en anglais vers l’organisation responsable). J’imagine que la FIFA fait pareil, mais je suis trop paresseux pour faire des recherches.

Beaucoup de complotistes croivent — ne me regardez pas comme ça, je suis l’exemple de Complots faciles — que la NFL truque ces matchs, mais surtout ceux des Chiefs de Kansas City, car le petit ami de Taylor Swift joue pour ce dernier. L’année dernière je l’aurais cru, car Madame Swift était partout tout à coup. Cependant, ce moment n’a pas répété et je suis sûr que rien n’est arrivé comme ça.

Il pleut des cordes en Californie du Sud en ce moment, chez moi autant qu’à Los Angeles. Je suppose que soit Dieu soit la nature a décidé d’éteindre l’incendie, vu que l’état de Californie n’en est pas capable.

Quelque chose de drôle pour laquelle je n’ai pas eu l’espace hier. À l’Assemblée Générale, on m’a demandé « Ton prénom est Justin selon la prononciation française ; tes parents étaient sûrement des expatriés, non ? » J’ai dû expliquer que c’est moi qui insiste sur la prononciation, car je ne comprends pas du tout pourquoi les francophones pensent à le dire selon la façon espagnole. Je ne plaisante pas quand je vous dis que je pense très sérieusement à l’adopter dans ma quotidienne, mais je sais que ce serait extrêmement mal accueilli par les américains, et je veux dire tous, pas seulement la brigade des « freedom fries ».

Il y a un risque qu’il faudra que je me taise en ce qui concerne les événements de l’OCA, surtout quant à mes relations avec des individuels. Il s’avère que certains sont désormais curieux de comment je suis arrivé à écrire ce blog. Je ne donne jamais des noms, et personne ne devinera qui est le sujet du pire souvenir du Tour, mais la bonne personne se reconnaîtrait facilement dans le paragraphe ci-dessus, par exemple. Je ne considère pas que cette histoire pose un problème.

Notre blague traite des attentes. Nos articles sont :

Les gros-titres sont Bijou et Novus Ordo Seclorum. Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles pour manque de temps.

Sur le blog, il y a aussi Adieu, M. Descarottes, sur les funérailles de la star du blog, Le don de plaquettes, version 2025, mon appel annuel pour se saigner, Les cookies chocolat et Twix de Péla, la nommée recette, et Assemblée Générale, sur la réunion annuelle de l’OCA.

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Assemblée Générale

Ce soir, j’ai assisté à l’Assemblée Générale de l’OCA pour la première fois en presque 3 ans d’adhésion. Anciennement, c’était mon avis que c’était pour les « vrais », pas les intrus comme moi. Mais chaque année, le bureau est élu en janvier, et cette fois, ça veut dire moi.

Avant de continuer, la prochaine fois où un français me dit qu’un événement aura lieu au premier étage, et on est aux États-Unis, je m’en souviendrai qu’il aura voulu dire le deuxième étage. On ne dit pas « rez-de-chaussée » en anglais. J’ai perdu du temps à cause de ça.

On a dû apporter des plats salés. Voici le mien, les gougères au saumon fumé de mon dîner icaunais :

Assiette avec 30 gougères coupées en deux et fourrées avec du fromage à tartiner Alouette, du saumon fumé et de l'aneth.

C’était très généreux de ma part. Il y avait 3 œufs dans ces gougères. Du vrai or pour les dorer aurait été moins cher. Les 80 grammes de Comté dans ce plat était certainement moins cher. Oui, malgré étant ici.

Je vous ai déjà dit que j’étais responsable de préparer un diaporama pour l’événement avec un sommaire des activités de l’année dernière. Mais cette année est le 25e anniversaire de l’association, alors j’ai dû aussi préparer une rétrospective des 25 dernières années. Ici, je suis très fier de ce que j’ai fait, même si je ne peux pas vous le montrer directement.

Le groupe privé sur Facebook n’existe que depuis 2015, alors j’ai dû demander de l’aide pour trouver des photos des 15 premières années. Ce qui rend la situation encore plus compliquée, c’est que beaucoup de monde viennent et partent en 3-4 ans. Il y a du monde qui vivent ici depuis longtemps, mais je dirais que la grande majorité sont ici pour travailler pendant des années, puis ils rentrent. Alors, il n’y avait que trois familles qui m’ont répondu avec des photos de la période en question. Mais heureusement, ça a suffi.

Je ne me considère pas un grand maître de PowerPoint — compétent, mais pas la sorte qui va passer des heures en créant des arrière-plans compliqués ou des animations complexes. Les bandes-sonores, c’est autre chose, et surtout si on va jouer sur la nostalgie. Alors pour commencer, il y avait les versions « piano sans voix » de Tes Yeux Noirs et Le Baiser tirées de l’album Singles Collection 1981-2001 d’Indochine. Puis, quand j’ai atteint les activités du groupe de cinéphiles, un extrait de La Dernière Séance, joué sur Taratata par Eddy Mitchell avec Thomas Dutronc, Axel Bauer et Paul Personne. Pour les activités culturelles, la musique change à « De l’autre côté de mon rêve », par Véronique Sanson. Pour les soirées de jeux et de cartes, j’ai choisi Nuit d’ivresse par Les Rita Mitsouko. Après ça, on passe à la partie historique.

J’ai commencé cette partie avec la version d’Un Autre Monde que j’ai de l’album « Au cœur de Téléphone ». Il me semblait parfait pour représenter la génération qui a immigré ici il y a 25 ans. On m’a envoyé une photo d’un concert de Patrick Bruel en 2011 à Los Angeles, où plusieurs membres l’avaient rencontrés après le concert. Alors la musique change à « Chacun Fait C’Qui Lui Plaît », chanté par lui sur Taratata, juste avant son apparition sur l’écran. Pas mal, hein ? Le tout finit avec un dernier extrait de Taratata, où Sheila, Julie Zenatti et des autres chantent « Le Temps de l’amour », afin que mon diaporama finisse sur les paroles « On s’en souvient ».

Avouez-le, si on vous aviez dit « C’est un américain qui va préparer le diaporama pour les 25 ans d’une association francophone », mais vous ne saviez pas lequel, auriez-vous jamais deviné que la bande-sonore serait comme ça ? NOPE.

Alors, comment était-il accueilli ? Croiriez-vous que toute la salle chantait avec La Dernière Séance et Un Autre Mode ? Ben oui, car vous avez tous vu Taratata, et vous savez comment vous faites tous. Je n’aurais pas pu demander plus. J’ai l’impression que des yeux ont été ouverts ce soir, et peut-être qu’il sera plus facile de m’intégrer au futur.

Mais ce ne serait pas une histoire de Justin sans des catastrophes. J’avais proposé mon propre rétroprojecteur pour l’occasion, mais c’est un truc de vieux (2004). Je ne vais pas vous ennuyer avec tous les détails techniques, mais disons que l’on a dû se précipiter pour trouver autre chose.

L’élection s’est déroulé très rapidement. On a été tous annoncés, puis Madame la présidente a demandé à l’assemblée de lever les mains s’ils étaient pour nous tous.

« Mais Justin », vous me dites, « il n’y avait qu’une catastrophe ; vous l’avez exagéré ? » Jamais. Disons qu’il y a un groupe d’hommes américains là que je connais, tous mariés à des Françaises. Il y en a un qui ne me connaissait pas avant, car il ne parle pas la langue, alors il n’assiste aux événements en général. Il m’a demandé, en anglais, « Tu as appris le français pour ta femme ? » Je sais qu’il ne voulait rien faire de mal. Mais en ce moment-là, si j’aurais pu fondre comme la Méchante Sorcière de l’Ouest, vous ne liriez pas ce billet. Ce n’était pas le seul malentendu de la soirée, mais je n’en dirai plus.

Je ne devrais pas m’en plaindre. J’espère depuis le moment où je suis devenu bénévole que ça m’aiderait à être accepté, et je crois que les choses s’arrangeront mieux à cet égard.