Juste avant de partir pour Montréal, j’ai dû faire quelque chose d’énervant. Afin d’imprimer un document de 2 pages en noir et blanc, j’ai dû acheter une cartouche d’encre bleue, sans laquelle mon imprimante refusait de fonctionner. Quand je suis arrivé au comptoir du magasin avec seulement une couleur, le caissier a tout de suite deviné exactement ce qui se passait, un fait qui n’a fait rien de bon pour mon humeur.
Alors quand j’ai reçu ce message mardi, j’étais tout sauf heureux :

Ça dit « Échec d’imprimante : Il y a un problème soit du côté de l’imprimante soit du côté du système d’encre. Éteignez l’imprimante, puis allumez-la. Si le problème dure, appelez HP. »
Je n’avais rien imprimé depuis ce document-là. Mais le truc avait déjà ses 14 ans — oui, je sais, étonnant, ça — alors j’ai décidé tout simplement de la remplacer. Même si ça voulait dire que ce dernier document m’avait coûté 40 $ pour 2 pages.
J’ai donc visité le magasin Staples — c’est-à-dire Agrafes, mais en anglais, le nom a un double sens d’essentiels — pour en choisir une nouvelle. Après au moins 3 minutes de recherches, j’ai décidé d’acheter exactement la même que mes parents, car je les avais aidés à faire le même achat il y a des mois, et pas besoin d’inventer à nouveau la roue, comme on dit en anglais.
Sauf que, comme dit M. Jours d’humeur.
Sauf que j’étais furieux contre HP, car cette histoire de cartouche bleue s’est foutue de ma gueule. Pendant les 30 dernières années, il ne m’est jamais une fois venu dans l’esprit d’acheter un produit de Canon ni de Brother ni d’Epson, car j’achetais de préférence nos produits, fabriqués en Chine qu’ils soient, mais au moins où plus de l’argent reste dans le pays.
J’ai donc décidé de vérifier s’il existait une telle chose qu’une imprimante française. J’ai demandé à des amis ; ne me croyez pas sur parole :

J’ai une impression qu’il était une fois, le Groupe Bull fabriquait des imprimantes, mais ça fait belle lurette depuis la dernière fois où j’ai vu son nom ici. Et il me semble que chez la FNAC, la liste de manufactures actuelles est identique à la nôtre. Dommage. Est-ce qu’il y a même un lecteur du blog qui doute que j’aurais payé les frais de livraison et acheté la bonne prise juste afin de montrer le doigt d’honneur à HP après cette histoire ?
Voici la nouvelle :

Je suis déjà mécontent, car ce truc m’a dit tout au début qu’il voulait mon consentement de rester connecté à Internet 7/24 et arrêter de fonctionner sans — pourtant, il fonctionnerait sans problème si j’ai dit non. Puis, qu’il voulait me facturer 1 $ toutes les 10 pages en échange de me vendre de l’encre quand qu’il veuille. C’était trop facile à dire non à toutes ces conneries — je n’ai pas acheté ce truc afin qu’il me braque sans cesse ! ([Comme il a tort. — HP])
J’ai failli me faire avoir par un autre escroc cette semaine. Une amie m’avait dit qu’elle m’a envoyé un colis cette semaine. Mercredi, j’ai reçu ce courriel, qui paraissait venir de Chronopost :

Après mon aventure des impôts en décembre, j’ai cru que c’était réel. Pourtant, quand j’ai cliqué le lien, il m’a dirigé vers… le site de DHL ? (Le vrai, pour info, pas un faux.) Le numéro de suivi n’a pas marché, ni là ni chez Chronopost. À ce point, j’ai enfin vérifié l’adresse e-mail :

J’ai honte. En anglais, j’aurais été beaucoup plus prudent et vérifié l’adresse avant de cliquer. Je ne sais pas à quoi ressemble un véritable courriel de Chronopost, et j’ai cru que celui-ci était réel. Après, je l’ai montré à quelques amis, qui m’ont tous dit que c’était faux sans avoir besoin de cliquer.
Pourrais-je avoir un jour où personne n’essaye de me faire avoir ? C’est trop à demander ?
Probablement, oui.

































