Les mythes de H.P. Lovecraft

Demain, on va parler du premier roman que j’ai lu entièrement en français. Mais avant de vous écrire ce post-là, je dois vous donner celui-ci, pour mettre la scène.

On a déjà parlé de mon livre préféré du genre horreur, Le Roi en Jaune de Robert Chambers. À l’époque, je l’ai mentionné car la moitié du livre se déroule en France. Mais l’autre raison pour laquelle il est important, c’est que ce livre a beaucoup inspiré le maître du genre, Howard Phillips Lovecraft (dit H.P.).

Les montagnes hallucinées par Ville Assimen, CC BY-SA 3.0

M. Lovecraft a crée un mythe autour des extra-terrestres et des dieux maléfiques. Tous sont monstrueux, et personne parmi eux ne se soucie de nous, mais leurs actions rendent l’univers un endroit très dangereux. Son histoire la plus connue, L’Appel de Cthulhu, parle d’un dieu démoniaque, (On peut le lire en français gratuit par ici.) Cthulhu, qui est à la fois mort et endormi sous l’Océan Pacifique. Mais on n’aperçoit Cthulhu que très brièvement à la dernière page. Sa technique est de vous montrer les effets de ses travaux — des cultistes fous, des nouvelles paniquées, des légendes déroutantes. De ces matériels, il rend le lecteur de plus en plus nerveux jusqu’à la fin horrifiant.

Après L’Appel de Cthulhu, et le plus important pour demain, est le livre intitulé « Les montagnes hallucinées » (« At the Mountains of Madness »). Dans le Mythe de Cthulhu, il y a une université fictive, Miskatonic University, inspiré par Brown dans le Rhode Island mais situé à la ville fictive d’Arkham dans le Massachusetts. Cette université lance de nombreuses enquêtes vers les sujets surnaturels. Les montagnes hallucinées traite d’une expédition en Antarctique, menée par des scientifiques de Miskatonic. Ils trouvent les ruines d’une ville qui date de plusieurs centaines de millions d’années, tout ce qui reste des extra-terrestres qu’ils appellent les « Grands Anciens ». En découvrant des écritures hiéroglyphiques sur les murs, il s’avère que les Grands Anciens sont responsables pour de nombreux mythes de l’humanité, dont l’égyptien et le romain. On pourrait voir une version de cette idée dans le film Stargate, la porte des étoiles.

Mais également important que sa fiction est le fait qu’il l’a partagée avec d’autres auteurs. Il y a un genre entier d’horreur lovecraftienne, où des personnages et des œuvres fictifs crées par lui et ses amis apparaissent encore et encore, donnant l’impression d’un complot énorme et des vérités inimaginables.

Quant aux œuvres fictifs, on rencontre le plus souvent le « Necronomicon », mais il y a plein d’autres, souvent avec des titres en latin, comme « De Vermis Mysteriis », « Liber Ivonis » et le « Culte des Goules ». On peut suivre ces œuvres fictifs dans les nouvelles de tels auteurs comme Clark Ashton Smith (mon préféré après Chambers et Lovecraft), Robert Bloch, Frank Belknap Long, et August Derleth. Les meilleures histoires lovecraftiennes mélangent ces œuvres avec des faits réels, comme les peintures cauchemardesques de Nicolas Roerich (mentionnés avec Cthulhu) ou les statues de l’Île de Pâques (mentionnées dans « L’Ombre sur Innsmouth », traduit souvent, mais inexactement, comme « Le Cauchemar d’Innsmouth »).

Je veux finir en vous offrant deux citations auxquelles on va retourner demain, de L’Appel de Cthulhu. L’un est une citation (fictive) du Necronomicon, rendu en français par M. Duvert : « N’est pas mort ce qui à jamais dort, et au cours des âges peut mourir même la Mort. ». L’autre est du n’importe quoi, censé être un slogan des fidèles de Cthulhu, « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn », « traduit » par Lovecraft (puis en français par moi) comme « Dans sa maison à R’lyeh, le mort Cthulhu attend en rêvant ». C’est presque un rituel obligatoire dans la fiction lovecraftienne de faire des références à ces deux citations (voilà encore « L’Ombre sur Innsmouth » et aussi plusieurs histoires dans le livre Acolytes of Cthulhu, dont celle de Neil Gaiman).

Je sais, c’est beaucoup, mais je vous promets : tout ce que vous venez de lire sera utile très bientôt pour comprendre notre premier livre en français.

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