Archives de l’auteur : Justin Busch

Avatar de Inconnu

A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

De Napoléon et des Napolitains

Mercredi était notre jour pour visiter Versailles. Mais avant d’y aller, j’ai eu un bon moment pour visiter avec Roz du blog La bibliothèque Roz. J’aimerais vous dire qu’elle est très compréhensive, malgré de nombreux mésaventures de ma part juste pour la trouver à la Gare du Nord. Ce n’est pas trop souvent que l’on dit « Un pain au chocolat, du jus de pommes, et l’addition en même temps, s’il vous plaît ! » Vous comprendrez sûrement que je garde jalousement la confidentialité de tout le monde, alors pas de photos, bien que ce soit un souvenir précieux pour toujours.

En arrivant devant le château, on reconnaît tout de suite cette statue de Napoléon :

Non, je plaisante, c’est Louis XIV. Mais je jure que j’ai récemment entendu exactement cette blague quelque part. Peut-être HPI ou l’un de mes films ? J’oublie, malheureusement.

On a vite passé par une boutique, où j’étais gêné quand m’a fille a dit à haute voix, « Papa, quelle est la blague derrière ce livre de Martine ? » J’ai dû expliquer à mon père très perplexe que Martine est une série de livres qui a donné lieu à beaucoup de blagues pourries. Et vu que ma fille n’est vraiment pas francophone, il faut se demander pourquoi elle le sait !

On trouve tous genres d’art et d’objets précieux à Versailles. Je ne sais même pas ce que je ferais avec ce globe, mais ça donne envie !

Il y a une belle quarantaine de statues d’anciens rois et reines de France, dont Charlemagne. Pour le deuxième jour de suite, j’ai parlé de France Gall et Sacré Charlemagne à ma fille (le Panthéon m’a lancé sur le même discours). Ai-je vous dit à quel point j’adore que cette chanson existe ? Ce serait comme si les enfants américains avaient l’habitude de blâmer George Washington pour devoir aller à l’école.

Il y avait un œuvre que je n’ai pas reconnu de ma visite d’avant, une sculpture avec beaucoup des lumières françaises. Voici la légende pour vous aider :

J’adore toujours les aperçus du jardin du château :

Je ne vais pas vous mentir, j’ai complètement raté ce tableau dans la Galerie des Batailles la dernière fois. C’est les généraux Rochambeau et Washington avant le siège de Yorck-town (on dit « Yorktown » en anglais) qui a mis fin à la Révolution américaine. Vous comprenez à quel point ça fait chaud au cœur :

J’ai mentionné ce tableau la dernière fois, mais à vrai dire, je pourrais le voir tous les jours et il resterait quelque chose de spécial. C’est un de mes tableaux préférés de tous les temps, et je souhaite que je puisse dire ça à la maison. Disons que mon père ne partage pas mon admiration pour l’Empereur.

En sortant de la Galerie des Batailles, on passe par de nombreux bustes et statues de guerriers et hommes politiques de l’époque de Napoléon. Avec ma fille derrière l’appareil, j’ai enfin eu la photo dont j’avais vraiment envie, moi avec le buste de mon héros, le maréchal Ney. Si Talleyrand pouvait survivre la chute de Napoléon, il était injuste que Ney a été jugé traître.

Cette fois, j’ai visité beaucoup plus des jardins qu’avant. Vous pouvez voir que j’ai atteint le Grand Canal au côté le plus loin du château :

Puis on a visité le Petit Trianon. Honnêtement, j’ai préféré son jardin aux bâtiments eux-mêmes :

Il y a des sphinxes autour du bâtiment octagonal. Est-ce que le visage est celui de Marie-Antoinette ? C’est une question sincère, je n’ai pas trouvé la bonne réponse :

L’intérieur du Petit Trianon est beau, mais après le château, il n’est pas à la même hauteur :

Roz sera déçue par ce que l’on a mangé pour le dîner, parce qu’elle nous avait donné une excellente suggestion :

Disons juste que l’on va parler du ketchup.

Mais j’ai vu quelque chose en revenant vers notre hôtel. La France est un pays où des Napolitains tombent des distributeurs. Je ne le savais pas du tout !

Ma fille peut vous témoigner la vérité. Les larmes étaient réelles. Je ne changerai jamais.

Sa France, et la mienne

Hier était un peu Le Conte de deux cités. On a visité trois destinations — le Panthéon, le Musée Grévin, et l’Arc de Triomphe — dont deux sont ma vision de la France, et l’autre est celle de ma fille. Entre les deux, on a déjeuné aux Deux Magots — mais je vais sauter par une sacrée plainte — et aussi visité l’Île de la Cité pour essayer de visiter la Sainte-Chapelle.

Le matin a commencé au Panthéon. J’ai enfin la photo que je voulais depuis toujours :

Je vous ai montré certaines de ces choses avant, mais ces photos viennent d’aujourd’hui.

Sur les sarcophages des Curie, il y avait des fleurs laissées par une association polonaise. Peut-être que certains d’entre vous peuvent lire les inscriptions :

J’étais ravi de partager le mémorial de Louis Braille avec ma fille, car il me touche comme rien d’autre :

Aux Deux Magots, nous avons eu un bon déjeuner, mais il faudra que l’on parle. Ce n’est pas seulement sur leur comportement. Si ça vous rappelle quelque chose, oui, ce billet-là sera dur à lire.

En route au Musée Grévin, nous avons passé par l’arrêt avec le nom le plus drôle de tout. J’ai fait un inconnu plier de rire en disant « Ce n’est pas toujours le cas, hein ? »

Le Musée Grévin est en cours de se refaire avec de nombreux travaux à l’extérieur :

Même les toilettes sont intéressantes :

Il y a de nombreuses photos des stars sur les murs de l’entrée :

Moi, j’étais ravi de trouver quelques visages familiers. Ma fille a pris ces photos, mais n’a pas d’idée pourquoi je les aime :

L’As des As était mon premier film de Belmondo — et sans sous-titres ! — alors c’était un plaisir. Quant à Mme Fleurot, je lui offre mes excuses pour la suggestion scandaleuse qu’elle aurait quelque chose à voir avec moi.

Je ne peux pas vous montrer les photos de ma fille avec ses personnages préférés de Miraculous. Mais je vous rassure, c’était son musée. Pour ma part, j’ai vu ces deux choses dans la même pièce, et j’ai presque eu une crise cardiaque :

Je suis loin d’être le plus grand fan de Johnny, mais comment est-il arrivé qu’ils ont une liste de chansons pour faire danser leurs visiteurs, et elles sont toutes de l’étranger ? Non, mais sérieusement !

De toute façon, ce sont deux visions très différentes de la France. L’un de eux, c’est ivre du patrimoine. L’autre, c’est de la culture populaire. Je n’ai rien contre, exactement, mais ce n’est pas l’histoire de ce blog. Au moins, il a rendu ma fille heureuse, et ça doit valoir quelque chose !

Lisieux avec le Chat voyageur

Je me sens horriblement en retard avec mes billets de vacances. Mais si vous aviez entendu les bruits que mon micro a fait — oui, je l’ai apporté avec moi — vous ne voudriez pas non plus un épisode de la balado cette semaine. Alors, pour la première fois depuis son début, je vais rater une semaine. Mais j’ai quelque chose de spécial pour vous quand même.

J’ai essayé de contacter de nombreux amis et connaissances avant d’arriver en France, dans le but de voir autant de monde que possible. Et après avoir vu mon amie à Rouen, je me suis retrouvé avec l’autrice qui aida Flanel, et de nos jours Louloute, à écrire le blog du Chat voyageur. Pour ceux qui connaissent son blog, elle écrit du Calvados, alors nous nous sommes retrouvés à Lisieux.

Je dois avouer la vérité. J’avais complètement oublié qu’il y avait une cathédrale ainsi que la Basilique de Sainte-Thérèse. Alors quand elle m’a dit de la trouver devant la Basilique, bête que je suis, j’ai mis « cathédrale de Lisieux » dans mon GPS. Voici la cathédrale :

Après avoir échangé des courriels façon « je suis là, où êtes-vous », j’ai compris mon erreur et je suis vite arrivé à la Basilique. Mes regrets aux familles des piétons dans mon chemin. (Pour autant que vous sachez, je plaisante.) Voici la Basilique :

Elle est un super guide, et a commencé par nous emmener dans la crypte, où on trouve une chapelle pour adorer les reliques de ses parents, Saints Louis et Zélie Martin :

Sur le sol, on trouve les mots de Jésus-Christ, qui rappellent les croyants à le suivre :

En haut, il y a la Basilique, avec des cadeaux de paroisses autour du monde, dont au Brésil et aux États-Unis. C’est un sanctuaire vraiment impressionnant. On entre par la Porte Sainte pendant cette année du centenaire de la béatification de Sainte-Thérèse :

Voici ce que l’on trouve au-dedans :

Dans la basilique, on trouve des reliques de Sainte-Thérèse elle-même. On ne peut pas s’approcher du reliquaire, mais on peut y offrir des bougies :

En quittant la basilique, on part par le Centre Saint Jean-Paul II. En ce moment, il abrite une exposition de crèches et de scènes de la vie du Christ :

Il y a aussi une exposition sur la vie de Sainte-Thérèse :

Dans la boutique, on trouve la sélection habituelle d’objets religieux. Mais aussi des produits locaux :

Et la maîtresse des chats a eu un cadeau pour moi, de la contrebande aux États-Unis du fromage Livarot au lait cru. C’était excellent :

Pour ma part, je lui ai apporté une boîte du chocolat californien par excellence, See’s. Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas à la hauteur de ce que l’on trouve aux Galeries Lafayette Haussmann, les Marcolini et les Ducasse du monde. Mais c’est notre vrai produit local, fabriqué uniquement à Los Angeles et vendu partout dans l’état (et très peu ailleurs).

C’est toujours un plaisir de rencontrer dans la vraie vie ceux que je connais seulement par Internet. Et la maîtresse des chats est aussi sympa que l’on croirait en lisant son blog. J’espère qu’il y aura d’autres occasions comme celle-ci !

Des cauchemars sont faits de l’essence

J’aurais bien aimé vous raconter l’histoire de notre jour en Normandie pour visiter des sites de la SGM. Ou bien ce matin, avec la Tapisserie de Bayeux et une rencontre avec une blogueuse que vous connaissez tous. Mais en ce moment, j’écris dans un train RER B, 4 heures après le temps que j’ai dû rendre la voiture. J’ai payé une sacrée amende, mais en plus, j’ai dû annuler notre dîner. J’ai deux contes sur l’essence et les stations-service pour vous raconter.

Nous avions loué une Peugeot 2008 qui roulait sur essence pour conduire partout en Normandie. L’idée était d’aller à Rouen, à Bayeux, et à Lisieux avant de revenir à Paris et rendre la voiture afin de prendre le métro partout. Ça, ce n’était pas exactement une erreur, mais OMD, j’ai eu un drôle de dimanche !

D’abord, je n’aurais jamais dû quitté l’aire d’autoroute à 100 km de Paris. J’ai trouvé tout ce dont j’ai besoin pour être heureux. Ça, c’est l’histoire de bonheur du jour :

Au cas où vous pensez que je le savais déjà, non, c’était ma toute première rencontre avec du nougat dans une station-service !

Mais oh, ce qui m’est arrivé après était nul. J’avais pensé à déposer mon père et ma fille à l’hôtel, puis rendre la voiture à l’aéroport. Malheureusement, j’ai estimé que je pouvais faire le plein proche de l’aéroport, alors je n’ai pas acheté de l’essence toujours si loin de Paris. C’était une erreur.

En quittant l’hôtel, je me suis rendu compte que la distance à l’aéroport — 40 km — était plus loin que l’estimation de la voiture quant à la distance que lui restait — 35 km. Mais j’ai pensé « dites donc, une fois sur la route, vous pourrez trouver une station ». HAHAHAHA, non.

Je vais vous dire très franchement que ce qui suit ne me serait jamais arrivé dans une grande ville des États-Unis.

Je suis sorti de la route quand la voiture m’a dit qu’il ne me restait que 25 km. D’accord, ce n’était pas ma meilleure idée. Mais j’ai vite trouvé une station-service. L’essence ? Hors service. Bon, ça arrive. J’ai cherché une autre station avec Google Maps. Fermée. Ça commence à m’agacer.

J’ai cherché une troisième station — « carte refusée ». Bon, peut-être qu’elle n’accepte que des cartes bancaires, pas de crédit ? Refusée aussi ! Et la station-service fonctionnait complètement automatiquement, sans personnel pour demander de l’aide.

Chacune de ces situations m’est arrivée deux fois. Finalement, la voiture ayant cessé de me donner des estimations, j’ai trouvé une station-service BP où j’ai pu faire le plein avant de payer. Je vous jure, jamais vu dans la vie.

Mais les erreurs n’étaient pas finies. J’ai mis « avis budget cdg » dans Google Maps. Ça m’a donné une adresse près de l’aéroport — mais la mauvaise quand même. Il me fallait une heure de plus pour trouver le bon endroit.

Finalement, pour des « raisons de sécurité », le RER B restait coincé dans une gare pendant 20 minutes. Alors, je ne suis revenu à l’hôtel que 4 heures après le bon moment. J’ai dû annuler notre réservation pour le dîner.

Je ne me sens pas très bien à cause de cette histoire de stations-service. Il arrive parfois aux États-Unis qu’une station est vide ou fermée. Mais dans les villes de même taille que Paris — ou bien un dixième la taille, comme Elbe-en-Irvine — on ne chercherait jamais plus que deux stations. Peut-être que c’était différent pendant les années 70s, avec l’embargo. Mais jamais dans ma mémoire.

Au moins j’ai eu un bon moment dans le train RER B. J’ai passé par ma gare préférée de toute la France, pas pour sa conception — ça, c’est plutôt Rouen Rive Droite — mais pour ce que j’y ai trouvé. Je vous laisse à deviner quoi.

Un jour Miraculous à Rouen

Nous avons passé hier à Rouen avec mon amie et ses filles. J’écris pendant le déjeuner du lendemain alors ce sera court mais avec plein de photos :

Le matin, nous avons eu une surprise pour les trois filles. Nous les avons emmené aux Docks 76, un centre commercial, pour regarder Miraculous, le film :

Puis, nous avons pris le bus vers la Rive Droite, où on trouve la vieille ville de Rouen, celle de Jeanne d’Arc. Mais les filles avaient toutes envie d’une chose — McDo !

Ma fille dit qu’elle le préfère au nôtre !

Aucune visite à Rouen ne serait complète sans le Gros Horloge de Louis XV :

Très proche, on trouve ma cathédrale préférée en France. Malheureusement le chœur est fermé pour des travaux.

Le tombeau de Richard Cœur de Lion est aux bords des travaux :

J’adore me promener parmi les maisons à pans de bois, pas mal desquelles existent depuis une époque où mon continent était inconnu.

Je voulais que ma fille voie la gare, que j’adore :

Très proche de la date est le donjon où Jeanne d’Arc était prisonnière.

Pour dîner, nous avons trouvé une super brasserie, la Grande Brasserie Paul. Pour la première fois dans ma vie, j’ai goûté un steak tartare :

J’aimerais vous dire plus, surtout sur nos mésaventures la nuit, mais ça devra attendre.

La fête nationale

L’année dernière, pour la fête nationale, j’ai eu l’occasion d’écrire sur ce que la France veut dire pour moi, mais cette année, c’est quelque chose de complètement différent — nous sommes en France pour la fêter ! Je savais, sans vraiment y penser, que les fêtes commencent la veille. Alors, quand mon amie rouennaise m’a parlé pour planifier notre visite, elle m’a dit d’arriver le 13 soir pour dîner ensemble, puis aller aux feux d’artifice.

Je ne vais pas nier que mes plans du 12 au 13 étaient dingues :

  • Quitter Elbe-en-Irvine à 12h le 12 pour conduire à LAX
  • Voler à 17h vers Paris
  • Arriver à Paris à 13h le 13, donc 4h du matin chez moi
  • Louer une voiture et conduire directement vers Rouen
  • Dîner en famille
  • Regarder les feux d’artifice vers 23h

Vous avez lu « dormir » quelque part dans ma liste ? Moi non plus. Je dors mal dans les avions, mais je n’allais jamais rater cette opportunité. Mon père et La Fille… étaient heureux à la fin, mais croyez-moi, j’ai entendu des plaintes pendant le trajet, et je ne peux même pas être en désaccord.

Vous comprenez sûrement que je ne vais pas publier des photos de mon amie et sa famille. Mais je vous montrerai quelques choses qu’elle a mis sur la table :

Les fromages Saint-Nazaire, Port-Salut et Neufchâtel, jamais goûtés avant !

Après, nous sommes passés par la mairie de sa ville aux alentours de Rouen. Là on trouve un monument aux Morts pour la France de la Première Guerre mondiale :

Voici la foire :

Et les feux d’artifice :

Pour garder sa confidentialité, je ne dirai plus. Mais elle reste la même amie super de mon voyage il y a deux ans, et il n’y a aucune famille dont je suis plus fier de la connaître.

La rentrée

Bonjour de CDG, les amis. Comme disait l’humoriste américain Bob Hope, « Je viens de voler de Los Angeles, et punaise, que les bras soient épuisés ! ».

Je ne vais rien ajouter. On a trop à faire. Mais c’est merveilleux d’être ici.

Bientôt, votre problème

Bonjour, les amis. Ici Descarottes. Ça fait belle lurette depuis notre dernière rencontre, n’est-ce pas ? (Vous avez sûrement remarqué que je parle beaucoup plus couramment que le gros.) Je suis ici pour râler de lui, comme d’hab. Mais savez-vous comment je sais que vous allez m’écouter attentivement ? Regardez dans ces yeux !

Vous ne pouvez pas me résister, comme tous les autres, je le sais déjà. C’est dur d’être aussi mignon.

Alors, savez-vous quand il a épuisé son stock de nougat de Montélimar de son dernier voyage ? Fin mars. Oui, il a trouvé quelques barres de plus chez Surfas, de Chabert et Guillot, mais oh les cris ! « Rien d’autre n’est Soubeyran ! » « J’aurais dû en acheter tout ! » Il ne se souvient pas du fait qu’il me vole mes salades tous les soirs !

En parlant de ça, il vient d’avoir sa prise de sang trimestrielle hier matin. Même moi, je dois avouer que manger mes salades est bonne pour sa santé :

Ces chiffres sont en fait excellents, même celui des 30 derniers jours. Peut-être que maintenant il peut reprendre son chemin de pâte feuilletée et macarons et me foutre la paix. Au fait, vous devriez entendre les plaintes après ses séances de sport toutes les deux nuits. « Comme je suis épuisé ! » Je ne sais pas quel est ce « vélo » duquel il parle, mais ce que je sais, c’est qu’il n’a rien à voir avec me servir des carottes.

J’ai franchement peur, les amis. Si ça ne marche pas, il ne mangera plus seulement mes salades. Il prendra de mon foin, aussi !

La petite commence à m’énerver un peu elle-même. « Comme je souhaite que le film de Miraculous joue ici, pas juste en France ! » Et alors ? Va en Allemagne, ma chère, il sera aussi là. N’oublie pas non plus, tu étais en vacances avec ta mère le temps de mon dernier bain, et m’a laissé aux mains du gros. J’ai toujours une dent contre toi. Une dent qui a envie de croquer des carottes.

Je crois qu’ils sont en train de faire un complot contre moi. Hier, il m’a amené chez le vétérinaire et m’y a laissé avec de gros sacs de nourriture, de foin, et oui, des carottes. Il m’a dit au revoir, alors je lui ai répondu avec la salutation new-yorkaise, « Bon débarras ! ». C’est bien évident qu’il va quelque part, presque certainement à la recherche de ce fameux nougat de Montélimar. Qu’il y déménage ! D’autre part, s’il revient avec les célèbres carottes de Meaux, tout sera pardonné. Du moins pour une journée.

Mais excusez-moi, je vous en prie. Il me faut convaincre le personnel ici de me donner plus de carottes. Regardez encore une fois ce visage. Pensez-vous qu’un inconnu peut me résister ?

Ouais. Moi non plus.

Je découvre la Haute-Savoie

On continue maintenant le Tour avec le 74, la Haute-Savoie. C’est le département le vingt-septième plus peuplé et les habitants se nomment haut-savoyards. C’est notre douzième — et dernier — séjour en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle va me manquer. Arrêtez de pleurer, yeux stupides, j’ai un article à écrire ! (N’imaginez pas que je plaisante.)

On commence à la préfecture, Annecy, dite la « Venise des Alpes » à cause de ses canaux Encore une fois, notre départ est dans le quartier dit Vieil Annecy (2 étoiles Michelin). Ici, on trouve le Palais de l’Île (1 étoile), un bâtiment du XIIe siècle qui a connu plusieurs vies — résidences des comtes de Genève, prison, palais de justice, et de nos jours le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine d’Annecy. En se promenant vers le Musée-Château d’Annecy (1 étoile), on passe par l’Université du Temps Libre, et je ne plaisante même pas. Dans le musée, on trouve des collections d’art, d’archéologie et d’histoire naturelle qui racontent l’histoire d’Annecy. Puis, on se promène le long de la Rue Sainte-Claire (1 étoile), rue à arcades du XVIe siècle. Finalement, on traverse le Thiou pour visiter les Jardins de l’Europe (1 étoile), qui ouvrent sur le Lac d’Annecy (3 étoiles) et abritent des arbres et des arbustes de partout, dont des séquoias géants californiens.

À l’autre bout du lac, on trouve le Col de la Forclaz (2 étoiles), belvédère à 1 150 m sur le lac, alors avec une vue panoramique du tout. Puis on conduit tout au nord du département à Thonon-les-Bains, aux bords du Lac Léman (3 étoiles), qui va avec Key Lime ; c’est une blague anglophone. On va passer par la frontière Suisse, et si vous voulez la sauter pour visiter le Musée Patek Philippe (2 étoiles), je ne dirai rien. Mais c’est un tour du département, pas de l’étranger. Mon tour continue aux Belvédères de Thonon (2 étoiles), pour une belle vue sur la ville et le lac. On est très proche de l’usine où l’eau Evian est embouteillée. Juste au sud du lac, on trouve les Gorges du pont du diable (2 étoiles), un rocher qui forme un pont à travers les parois d’une fissure de 40 m. Un peu plus au sud, on trouve le Mont d’Arbois (2 étoiles). On le monte en télécabine pour des vues du Mont Blanc et des Aravis.

Notre dernier arrêt est la région de Chamonix-Mont-Blanc, à l’est du Mont d’Arbois. Encore une fois, il y a trop de trésors naturels pour les mentionner tous. La Vallée de Chamonix-Mont-Blanc (3 étoiles) est bordée d’un côté par le Mont-Blanc (3 étoiles) et de l’autre côté par les Aiguilles-Rouges (3 étoiles). L’Aiguille du Midi (3 étoiles) offre une vue magnifique du Mont-Blanc, et si vous êtes plus courageux que moi, tentez le plancher de verre pour voir une chute de plus de 1 000 mètres sous vos pieds. Vos, j’ai dit. Les skieurs voudront descendre par la Vallée Blanche (3 étoiles), 20 km hors piste qui relient l’Aiguille du Midi avec le village de Chamonix. La Mer de Glace (3 étoiles) est le plus grand glacier de France,

Qui sont les personnages les plus connus de la Haute-Savoie ? Robert de Genève, malgré le nom, né dans le château d’Annecy, était l’antipape Clément VII, qui s’est installé à Avignon en lançant le Grand Schisme d’Occident. Patrick Modiano, lauréat du prix Nobel de littérature est né à Annecy, ainsi que le chimiste Claude-Louis Berthollet, inventeur de l’eau de Javel, et héros du blog Marcel Fournier, créateur du groupe Carrefour. Marie Curie, physicienne légendaire, est décédée à Passy, empoisonnée par le radium qui l’avait rendu célèbre. Gabriel Cachat, fondateur de la marque d’eau Évian, était propriétaire de la source à Évian-les-Bains quand ça réputation a été lancée.

Que manger en Haute-Savoie ? C’est assez similaire à leurs voisins en Savoie, avec plein de fromages, mais il y a des produits et plats uniques à eux aussi. Il y a notamment l’abondance AOP, fromage à base de lait de vache affiné au moins 100 jours, le persillé des aravis, fromage au lait cru de chèvre, et le chevrotin des aravis AOP, exclusivement fermier (presque tous les producteurs sont en Haute-Savoie). En plats principaux, alors que leurs voisins de la Savoie mangent de la « croziflette », les hauts-savoyards mangent de la tartiflette savoyarde, gratin de pommes de terre et du fromage Reblochon, ainsi que les pommes de terre farcies à la savoyarde, avec de la « viande des Grisons », des lardons, et du tomme de Savoie. En dessert, il y a le gâteau de Savoie et les manalas de Saint-Nicolas, de petites brioches en forme d’homme, décorées avec des pépites de chocolat, des noix, ou similaire. Pour boire, il y a de l’eau Evian, ainsi que le génépi et la liqueur des aravis.

Saison 2, Épisode 17 — Sarthe et Savoie

Oh là là, que j’aie faim. Nous avons deux « Je découvre » cette semaine parce que j’évite de cuisiner jusqu’après ma prochaine prise de sang pour le diabète. Je ne mange que des salades ces dernières semaines, et je dois vous dire, c’est NUL. En revanche, l’un de mes pires problèmes avec ces tests, c’est qu’il y a souvent une période de 2-3 semaines où rien ne va, ce qui gâche tous mes efforts des trois mois. Je l’avais évité jusqu’à fin juin. Puis, une glycémie de 400 m’est arrivé deux jours après mon dîner saône-et-loirien (en soi, très bon pour le diabète). Je me suis dit « Pas cette fois », et les chiffres sont excellents (selon mon moniteur). On ne sait jamais jusqu’à ce que le labo donne ses résultats, mais je crois vraiment que ça ira. Je ferai la prise mercredi matin, puis, la liberté.

Mais comme j’ai envie de ne plus manger des salades !

Malheureusement, ce n’est pas seulement moi qui souffrait cette semaine chez moi. M. Descarottes m’en veut, et je suis même d’accord. J’ai remarqué samedi matin qu’il n’avait presque rien bu pendant plusieurs jours. J’ai remplacé sa bouteille, et il a commencé à boire comme si notre dernière sécheresse allait se reprendre dimanche. Sa bouteille a été probablement bloquée. Je me sens horriblement coupable. Il a déjà 4 ans, et l’espérance de vie des cobayes est de 5 à 8 ans. ([Avec un tel majordome, je dois m’inquiéter — M. Descarottes])

Saviez-vous que je m’approche du 1000e article du blog ? Ça arrivera juste avant la fin du mois. Une autre étape, 500 000 mots, s’approche aussi, et je devrais atteindre les deux plus ou moins au même temps. ([Voici la source du réchauffement climatique, les amis. Plus d’air chaud ici que nulle part ailleurs. — M. Descarottes]) J’espère que mes bêtises continueront de vous faire plaisir, et que vous avez même appris quelques choses à cause de tout ça.

Notre blague traite des physiciens Heisenberg et Schrödinger, et Il faut connaître un peu leurs théories du principe d’incertitude et le chat de Schrödinger pour la comprendre. Vous avez les bons liens ici si besoin. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Adieu, Hollywood, à propos de plusieurs films américains qui m’ont déçus, Les deux Tours, la dernière fois, une comparaison du concours de vélo avec mon projet, et L’avenir, où je galère avec la possibilité de traduire une partie du blog en anglais. Ne vous inquiétez pas, la balado est et sera pour toujours seulement en français (ne vous plaignez pas de moi quand je lis des citations en anglais ; vous comprenez ce que je veux dire).

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !