Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Des cauchemars sont faits de l’essence

J’aurais bien aimé vous raconter l’histoire de notre jour en Normandie pour visiter des sites de la SGM. Ou bien ce matin, avec la Tapisserie de Bayeux et une rencontre avec une blogueuse que vous connaissez tous. Mais en ce moment, j’écris dans un train RER B, 4 heures après le temps que j’ai dû rendre la voiture. J’ai payé une sacrée amende, mais en plus, j’ai dû annuler notre dîner. J’ai deux contes sur l’essence et les stations-service pour vous raconter.

Nous avions loué une Peugeot 2008 qui roulait sur essence pour conduire partout en Normandie. L’idée était d’aller à Rouen, à Bayeux, et à Lisieux avant de revenir à Paris et rendre la voiture afin de prendre le métro partout. Ça, ce n’était pas exactement une erreur, mais OMD, j’ai eu un drôle de dimanche !

D’abord, je n’aurais jamais dû quitté l’aire d’autoroute à 100 km de Paris. J’ai trouvé tout ce dont j’ai besoin pour être heureux. Ça, c’est l’histoire de bonheur du jour :

Au cas où vous pensez que je le savais déjà, non, c’était ma toute première rencontre avec du nougat dans une station-service !

Mais oh, ce qui m’est arrivé après était nul. J’avais pensé à déposer mon père et ma fille à l’hôtel, puis rendre la voiture à l’aéroport. Malheureusement, j’ai estimé que je pouvais faire le plein proche de l’aéroport, alors je n’ai pas acheté de l’essence toujours si loin de Paris. C’était une erreur.

En quittant l’hôtel, je me suis rendu compte que la distance à l’aéroport — 40 km — était plus loin que l’estimation de la voiture quant à la distance que lui restait — 35 km. Mais j’ai pensé « dites donc, une fois sur la route, vous pourrez trouver une station ». HAHAHAHA, non.

Je vais vous dire très franchement que ce qui suit ne me serait jamais arrivé dans une grande ville des États-Unis.

Je suis sorti de la route quand la voiture m’a dit qu’il ne me restait que 25 km. D’accord, ce n’était pas ma meilleure idée. Mais j’ai vite trouvé une station-service. L’essence ? Hors service. Bon, ça arrive. J’ai cherché une autre station avec Google Maps. Fermée. Ça commence à m’agacer.

J’ai cherché une troisième station — « carte refusée ». Bon, peut-être qu’elle n’accepte que des cartes bancaires, pas de crédit ? Refusée aussi ! Et la station-service fonctionnait complètement automatiquement, sans personnel pour demander de l’aide.

Chacune de ces situations m’est arrivée deux fois. Finalement, la voiture ayant cessé de me donner des estimations, j’ai trouvé une station-service BP où j’ai pu faire le plein avant de payer. Je vous jure, jamais vu dans la vie.

Mais les erreurs n’étaient pas finies. J’ai mis « avis budget cdg » dans Google Maps. Ça m’a donné une adresse près de l’aéroport — mais la mauvaise quand même. Il me fallait une heure de plus pour trouver le bon endroit.

Finalement, pour des « raisons de sécurité », le RER B restait coincé dans une gare pendant 20 minutes. Alors, je ne suis revenu à l’hôtel que 4 heures après le bon moment. J’ai dû annuler notre réservation pour le dîner.

Je ne me sens pas très bien à cause de cette histoire de stations-service. Il arrive parfois aux États-Unis qu’une station est vide ou fermée. Mais dans les villes de même taille que Paris — ou bien un dixième la taille, comme Elbe-en-Irvine — on ne chercherait jamais plus que deux stations. Peut-être que c’était différent pendant les années 70s, avec l’embargo. Mais jamais dans ma mémoire.

Au moins j’ai eu un bon moment dans le train RER B. J’ai passé par ma gare préférée de toute la France, pas pour sa conception — ça, c’est plutôt Rouen Rive Droite — mais pour ce que j’y ai trouvé. Je vous laisse à deviner quoi.

Un jour Miraculous à Rouen

Nous avons passé hier à Rouen avec mon amie et ses filles. J’écris pendant le déjeuner du lendemain alors ce sera court mais avec plein de photos :

Le matin, nous avons eu une surprise pour les trois filles. Nous les avons emmené aux Docks 76, un centre commercial, pour regarder Miraculous, le film :

Puis, nous avons pris le bus vers la Rive Droite, où on trouve la vieille ville de Rouen, celle de Jeanne d’Arc. Mais les filles avaient toutes envie d’une chose — McDo !

Ma fille dit qu’elle le préfère au nôtre !

Aucune visite à Rouen ne serait complète sans le Gros Horloge de Louis XV :

Très proche, on trouve ma cathédrale préférée en France. Malheureusement le chœur est fermé pour des travaux.

Le tombeau de Richard Cœur de Lion est aux bords des travaux :

J’adore me promener parmi les maisons à pans de bois, pas mal desquelles existent depuis une époque où mon continent était inconnu.

Je voulais que ma fille voie la gare, que j’adore :

Très proche de la date est le donjon où Jeanne d’Arc était prisonnière.

Pour dîner, nous avons trouvé une super brasserie, la Grande Brasserie Paul. Pour la première fois dans ma vie, j’ai goûté un steak tartare :

J’aimerais vous dire plus, surtout sur nos mésaventures la nuit, mais ça devra attendre.

La fête nationale

L’année dernière, pour la fête nationale, j’ai eu l’occasion d’écrire sur ce que la France veut dire pour moi, mais cette année, c’est quelque chose de complètement différent — nous sommes en France pour la fêter ! Je savais, sans vraiment y penser, que les fêtes commencent la veille. Alors, quand mon amie rouennaise m’a parlé pour planifier notre visite, elle m’a dit d’arriver le 13 soir pour dîner ensemble, puis aller aux feux d’artifice.

Je ne vais pas nier que mes plans du 12 au 13 étaient dingues :

  • Quitter Elbe-en-Irvine à 12h le 12 pour conduire à LAX
  • Voler à 17h vers Paris
  • Arriver à Paris à 13h le 13, donc 4h du matin chez moi
  • Louer une voiture et conduire directement vers Rouen
  • Dîner en famille
  • Regarder les feux d’artifice vers 23h

Vous avez lu « dormir » quelque part dans ma liste ? Moi non plus. Je dors mal dans les avions, mais je n’allais jamais rater cette opportunité. Mon père et La Fille… étaient heureux à la fin, mais croyez-moi, j’ai entendu des plaintes pendant le trajet, et je ne peux même pas être en désaccord.

Vous comprenez sûrement que je ne vais pas publier des photos de mon amie et sa famille. Mais je vous montrerai quelques choses qu’elle a mis sur la table :

Les fromages Saint-Nazaire, Port-Salut et Neufchâtel, jamais goûtés avant !

Après, nous sommes passés par la mairie de sa ville aux alentours de Rouen. Là on trouve un monument aux Morts pour la France de la Première Guerre mondiale :

Voici la foire :

Et les feux d’artifice :

Pour garder sa confidentialité, je ne dirai plus. Mais elle reste la même amie super de mon voyage il y a deux ans, et il n’y a aucune famille dont je suis plus fier de la connaître.

La rentrée

Bonjour de CDG, les amis. Comme disait l’humoriste américain Bob Hope, « Je viens de voler de Los Angeles, et punaise, que les bras soient épuisés ! ».

Je ne vais rien ajouter. On a trop à faire. Mais c’est merveilleux d’être ici.

Bientôt, votre problème

Bonjour, les amis. Ici Descarottes. Ça fait belle lurette depuis notre dernière rencontre, n’est-ce pas ? (Vous avez sûrement remarqué que je parle beaucoup plus couramment que le gros.) Je suis ici pour râler de lui, comme d’hab. Mais savez-vous comment je sais que vous allez m’écouter attentivement ? Regardez dans ces yeux !

Vous ne pouvez pas me résister, comme tous les autres, je le sais déjà. C’est dur d’être aussi mignon.

Alors, savez-vous quand il a épuisé son stock de nougat de Montélimar de son dernier voyage ? Fin mars. Oui, il a trouvé quelques barres de plus chez Surfas, de Chabert et Guillot, mais oh les cris ! « Rien d’autre n’est Soubeyran ! » « J’aurais dû en acheter tout ! » Il ne se souvient pas du fait qu’il me vole mes salades tous les soirs !

En parlant de ça, il vient d’avoir sa prise de sang trimestrielle hier matin. Même moi, je dois avouer que manger mes salades est bonne pour sa santé :

Ces chiffres sont en fait excellents, même celui des 30 derniers jours. Peut-être que maintenant il peut reprendre son chemin de pâte feuilletée et macarons et me foutre la paix. Au fait, vous devriez entendre les plaintes après ses séances de sport toutes les deux nuits. « Comme je suis épuisé ! » Je ne sais pas quel est ce « vélo » duquel il parle, mais ce que je sais, c’est qu’il n’a rien à voir avec me servir des carottes.

J’ai franchement peur, les amis. Si ça ne marche pas, il ne mangera plus seulement mes salades. Il prendra de mon foin, aussi !

La petite commence à m’énerver un peu elle-même. « Comme je souhaite que le film de Miraculous joue ici, pas juste en France ! » Et alors ? Va en Allemagne, ma chère, il sera aussi là. N’oublie pas non plus, tu étais en vacances avec ta mère le temps de mon dernier bain, et m’a laissé aux mains du gros. J’ai toujours une dent contre toi. Une dent qui a envie de croquer des carottes.

Je crois qu’ils sont en train de faire un complot contre moi. Hier, il m’a amené chez le vétérinaire et m’y a laissé avec de gros sacs de nourriture, de foin, et oui, des carottes. Il m’a dit au revoir, alors je lui ai répondu avec la salutation new-yorkaise, « Bon débarras ! ». C’est bien évident qu’il va quelque part, presque certainement à la recherche de ce fameux nougat de Montélimar. Qu’il y déménage ! D’autre part, s’il revient avec les célèbres carottes de Meaux, tout sera pardonné. Du moins pour une journée.

Mais excusez-moi, je vous en prie. Il me faut convaincre le personnel ici de me donner plus de carottes. Regardez encore une fois ce visage. Pensez-vous qu’un inconnu peut me résister ?

Ouais. Moi non plus.

Je découvre la Haute-Savoie

On continue maintenant le Tour avec le 74, la Haute-Savoie. C’est le département le vingt-septième plus peuplé et les habitants se nomment haut-savoyards. C’est notre douzième — et dernier — séjour en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle va me manquer. Arrêtez de pleurer, yeux stupides, j’ai un article à écrire ! (N’imaginez pas que je plaisante.)

On commence à la préfecture, Annecy, dite la « Venise des Alpes » à cause de ses canaux Encore une fois, notre départ est dans le quartier dit Vieil Annecy (2 étoiles Michelin). Ici, on trouve le Palais de l’Île (1 étoile), un bâtiment du XIIe siècle qui a connu plusieurs vies — résidences des comtes de Genève, prison, palais de justice, et de nos jours le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine d’Annecy. En se promenant vers le Musée-Château d’Annecy (1 étoile), on passe par l’Université du Temps Libre, et je ne plaisante même pas. Dans le musée, on trouve des collections d’art, d’archéologie et d’histoire naturelle qui racontent l’histoire d’Annecy. Puis, on se promène le long de la Rue Sainte-Claire (1 étoile), rue à arcades du XVIe siècle. Finalement, on traverse le Thiou pour visiter les Jardins de l’Europe (1 étoile), qui ouvrent sur le Lac d’Annecy (3 étoiles) et abritent des arbres et des arbustes de partout, dont des séquoias géants californiens.

À l’autre bout du lac, on trouve le Col de la Forclaz (2 étoiles), belvédère à 1 150 m sur le lac, alors avec une vue panoramique du tout. Puis on conduit tout au nord du département à Thonon-les-Bains, aux bords du Lac Léman (3 étoiles), qui va avec Key Lime ; c’est une blague anglophone. On va passer par la frontière Suisse, et si vous voulez la sauter pour visiter le Musée Patek Philippe (2 étoiles), je ne dirai rien. Mais c’est un tour du département, pas de l’étranger. Mon tour continue aux Belvédères de Thonon (2 étoiles), pour une belle vue sur la ville et le lac. On est très proche de l’usine où l’eau Evian est embouteillée. Juste au sud du lac, on trouve les Gorges du pont du diable (2 étoiles), un rocher qui forme un pont à travers les parois d’une fissure de 40 m. Un peu plus au sud, on trouve le Mont d’Arbois (2 étoiles). On le monte en télécabine pour des vues du Mont Blanc et des Aravis.

Notre dernier arrêt est la région de Chamonix-Mont-Blanc, à l’est du Mont d’Arbois. Encore une fois, il y a trop de trésors naturels pour les mentionner tous. La Vallée de Chamonix-Mont-Blanc (3 étoiles) est bordée d’un côté par le Mont-Blanc (3 étoiles) et de l’autre côté par les Aiguilles-Rouges (3 étoiles). L’Aiguille du Midi (3 étoiles) offre une vue magnifique du Mont-Blanc, et si vous êtes plus courageux que moi, tentez le plancher de verre pour voir une chute de plus de 1 000 mètres sous vos pieds. Vos, j’ai dit. Les skieurs voudront descendre par la Vallée Blanche (3 étoiles), 20 km hors piste qui relient l’Aiguille du Midi avec le village de Chamonix. La Mer de Glace (3 étoiles) est le plus grand glacier de France,

Qui sont les personnages les plus connus de la Haute-Savoie ? Robert de Genève, malgré le nom, né dans le château d’Annecy, était l’antipape Clément VII, qui s’est installé à Avignon en lançant le Grand Schisme d’Occident. Patrick Modiano, lauréat du prix Nobel de littérature est né à Annecy, ainsi que le chimiste Claude-Louis Berthollet, inventeur de l’eau de Javel, et héros du blog Marcel Fournier, créateur du groupe Carrefour. Marie Curie, physicienne légendaire, est décédée à Passy, empoisonnée par le radium qui l’avait rendu célèbre. Gabriel Cachat, fondateur de la marque d’eau Évian, était propriétaire de la source à Évian-les-Bains quand ça réputation a été lancée.

Que manger en Haute-Savoie ? C’est assez similaire à leurs voisins en Savoie, avec plein de fromages, mais il y a des produits et plats uniques à eux aussi. Il y a notamment l’abondance AOP, fromage à base de lait de vache affiné au moins 100 jours, le persillé des aravis, fromage au lait cru de chèvre, et le chevrotin des aravis AOP, exclusivement fermier (presque tous les producteurs sont en Haute-Savoie). En plats principaux, alors que leurs voisins de la Savoie mangent de la « croziflette », les hauts-savoyards mangent de la tartiflette savoyarde, gratin de pommes de terre et du fromage Reblochon, ainsi que les pommes de terre farcies à la savoyarde, avec de la « viande des Grisons », des lardons, et du tomme de Savoie. En dessert, il y a le gâteau de Savoie et les manalas de Saint-Nicolas, de petites brioches en forme d’homme, décorées avec des pépites de chocolat, des noix, ou similaire. Pour boire, il y a de l’eau Evian, ainsi que le génépi et la liqueur des aravis.

Saison 2, Épisode 17 — Sarthe et Savoie

Oh là là, que j’aie faim. Nous avons deux « Je découvre » cette semaine parce que j’évite de cuisiner jusqu’après ma prochaine prise de sang pour le diabète. Je ne mange que des salades ces dernières semaines, et je dois vous dire, c’est NUL. En revanche, l’un de mes pires problèmes avec ces tests, c’est qu’il y a souvent une période de 2-3 semaines où rien ne va, ce qui gâche tous mes efforts des trois mois. Je l’avais évité jusqu’à fin juin. Puis, une glycémie de 400 m’est arrivé deux jours après mon dîner saône-et-loirien (en soi, très bon pour le diabète). Je me suis dit « Pas cette fois », et les chiffres sont excellents (selon mon moniteur). On ne sait jamais jusqu’à ce que le labo donne ses résultats, mais je crois vraiment que ça ira. Je ferai la prise mercredi matin, puis, la liberté.

Mais comme j’ai envie de ne plus manger des salades !

Malheureusement, ce n’est pas seulement moi qui souffrait cette semaine chez moi. M. Descarottes m’en veut, et je suis même d’accord. J’ai remarqué samedi matin qu’il n’avait presque rien bu pendant plusieurs jours. J’ai remplacé sa bouteille, et il a commencé à boire comme si notre dernière sécheresse allait se reprendre dimanche. Sa bouteille a été probablement bloquée. Je me sens horriblement coupable. Il a déjà 4 ans, et l’espérance de vie des cobayes est de 5 à 8 ans. ([Avec un tel majordome, je dois m’inquiéter — M. Descarottes])

Saviez-vous que je m’approche du 1000e article du blog ? Ça arrivera juste avant la fin du mois. Une autre étape, 500 000 mots, s’approche aussi, et je devrais atteindre les deux plus ou moins au même temps. ([Voici la source du réchauffement climatique, les amis. Plus d’air chaud ici que nulle part ailleurs. — M. Descarottes]) J’espère que mes bêtises continueront de vous faire plaisir, et que vous avez même appris quelques choses à cause de tout ça.

Notre blague traite des physiciens Heisenberg et Schrödinger, et Il faut connaître un peu leurs théories du principe d’incertitude et le chat de Schrödinger pour la comprendre. Vous avez les bons liens ici si besoin. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Adieu, Hollywood, à propos de plusieurs films américains qui m’ont déçus, Les deux Tours, la dernière fois, une comparaison du concours de vélo avec mon projet, et L’avenir, où je galère avec la possibilité de traduire une partie du blog en anglais. Ne vous inquiétez pas, la balado est et sera pour toujours seulement en français (ne vous plaignez pas de moi quand je lis des citations en anglais ; vous comprenez ce que je veux dire).

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Mystère à Saint-Tropez

Je viens de regarder un des meilleurs films de ce blog (mais crois-moi, la concurrence est rude parmi mes meilleurs 70 films), et je n’ai qu’une question :

Pourquoi est-ce que personne ne m’a recommandé « Mystère à Saint-Tropez » ?

Je n’ai vraiment pas envie de films romantiques, alors j’ai mis mes copies d’Amélie Poulain et Un Homme et une femme à côté et recherché sur iTunes. C’est où j’ai trouvé un film avec Christian Clavier et Thierry Lhermitte — uh-oh (disons que M. Clavier joue dans les 3 films au fond de mon classement, et M. Lhermitte est dans pas mal de mes navets) — mais aussi une distribution largement inconnue chez moi : Benoît Poelvoorde, Rossy de Palma, Virginie Hocq, Jérôme Commandeur et d’autres. Gérard Depardieu y joue, et je sais qu’il est devenu…controversé (et il le mérite)…mais son rôle n’est pas trop grand. Mais si on le met à côté, je trouve celui-ci tout ce qui peut aller chez Christian Clavier, et un film extrêmement drôle.

On penserait que c’est le début d’une série, car le film est sous-titré « Une enquête de l’inspecteur Boulin (joué par M. Clavier). Mais on commence en 1970 chez le baron Tranchant (Poelvoorde), où on coupe les freins d’une voiture pendant la nuit. Le matin, un ami emprunte la voiture au baron et a un accident.

Le baron est l’ami d’un nouveau Secrétaire d’État à l’économie, un M. Chirac. Chirac fait appel au commissaire Lefranc (Depardieu) pour exiger son meilleur inspecteur. Lefranc n’est pas heureux de prendre l’appel :

Lefranc : C’est qui ce connard ?

Jacques Chirac : C’est Chirac à l’appareil.

Je vous laisse à deviner l’avis du réalisateur.

Lefranc doit se contenter de l’inspecteur Boulin, parce que personne d’autre n’est disponible. Boulin est si malin, il met sa pipe toujours allumée dans la poche :

Le baron récupère Boulin à la gare de Saint-Tropez. En plus de sa dextérité, les impropriétés de langage de Boulin sont à couper le souffle, et le baron doit lui expliquer que l’on ne prononce pas le « z » dans Saint-Tropez.

Boulin se déguise en tant que majordome pour faire son enquête, mais il n’arrive qu’à énerver tout le personnel du baron. En particulier le chef-cuisinier Cyril (Commandeur) s’en veut de Boulin pour gâcher ses repas :

Il s’avère que presque tous les invités du baron sont douteux — plusieurs ont des affaires l’un avec l’autre, d’autres ont besoin d’argent, etc. Tout le monde peut avoir une raison pour faire un attentat contre le baron ou sa femme. Boulin entend tout ça, mais rate ses opportunités, dont celle-ci, où il voit le méchant en train de bloquer la porte d’un hammam, mais ne le remarque pas :

Il y a une fête « pirate » sur la plage, un hommage aux films Gendarme de Saint-Tropez. Les vrais gendarmes arrivent au début pour aider à Boulin, mais il les ordonne d’arrêter :

Quand la fête commence, des musiciens jouent une chanson familière — mais elle manque de Geneviève Grad :

Le méchant met du hashish dans la pipe de Boulin pour le rendre inutile. Bon, encore plus inutile. De toute façon, il fait de nombreuses boulettes pendant la fête. Le lendemain, il essaye de l’expliquer au baron, qui insiste qu’il n’y a que du tabac dans la pipe — mais finit par être drogué lui-même :

Lefranc est ordonné par M. Chirac de prendre l’affaire en charge, et il arrive. Mais on tire lui dessus avec un arc et il ne peut plus mener l’enquête :

Mais avant de quitter la maison, Lefranc fait une comparaison entre Boulin et l’inspecteur Columbo. Boulin décide donc d’essayer de révéler le méchant dans une séance exactement comme la série.

Ça ne marche pas, mais tout comme les films « Y a-t-il un flic » avec Leslie Nielsen, Boulin arrive à résoudre le crime complètement par hasard. Il fête son succès avec une pique-nique grâce à son chef, Lefranc.

J’ai caché beaucoup de détails cette fois, car ce film n’a que 2 ans, et peut-être que vous ne l’avez pas vu. Mais quand Clavier ne joue pas un Jacquoille qui prend trop la parole, il peut être une bonne vedette, et ici, la distribution d’ensemble est forte. Personne ne m’a dit de regarder ce film, mais je vous le recommande avec enthousiasme.

L’avenir

Je suis un peu dépassé et stressé par le blog en ce moment. J’ai déjà presque fini « Je découvre la Haute-Savoie », mais ça ne va pas paraître jusqu’à mardi. Je n’avais jamais l’intention d’écrire trois de ces articles dans une semaine, et je ne le referai jamais. Tout ça juste pour une drôle d’idée d’écrire sur Paris de Paris. Demain, vous aurez probablement un autre film ici ; j’en ai plusieurs à la maison. Mais pour l’instant, j’ai du mal à écrire, alors, je vais vous parler de quelque chose qui m’est venu dans l’esprit ces derniers mois.

Je pense à rompre la règle la plus vieille du blog — « PAS D’ANGLAIS ». Peut-être que vous l’avez deviné, peut-être que vous avez suivi des indices ici, et certains l’ont entendu directement de moi, mais à la fin du Tour, j’aimerais publier un livre. Pour de nombreuses raisons, je ne m’intéresse pas à l’auto-édition pour un tel œuvre. Ce ne serait pas seulement un livre de recettes, mais un mémoire de tout — l’apprentissage de la langue, les films, la musique, etc. Mais je suis honnête avec moi-même, et le traffic ne mérite pas l’intérêt d’une édition. En revanche, j’ai de nombreux anglophones qui me disent qu’ils aimeraient me lire, mais chercher le bouton Google Traduction ne les intéresse pas. Et honnêtement, voici mon niveau d’intérêt à tout traduire :

Tout vrai (source)

Pour être clair, je sais exactement ce que j’ai construit ici, et je refuse de changer son caractère en tant que communauté. Je ne m’intéresse pas à des commentaires en anglais ici. Ce blog est sur — et pour — la France et la francophonie. Mais je suis bien au courant que les recettes en anglais ainsi qu’un changement vers le format préféré de Google peuvent hausser le traffic. Alors je pense à deux choses :

  1. Publier les recettes comme pages au lieu de posts, afin qu’elles n’apparaissent pas dans les lecteurs, mais apparaissent sur les moteurs de recherche. J’écrirais les mêmes posts pour les annoncer, alors vous ne rateriez rien. En revanche si vous connaissez comment WordPress gère les pages, je regretterai vite ce choix.
  2. Lancer un deuxième blog pour publier les recettes en anglais. Je ne m’intéresse pas du tout à traduire les autres contenus ici, mais ça garderait la pureté linguistique du blog. Si vous comprenez pourquoi je dis « balado » au lieu de « podcast », et pourquoi je cherche des mots québécois plutôt qu’utiliser des anglicismes, vous comprenez pourquoi je pense à cette option. Mais c’est du travail.

Ce que j’aimerais le plus, mais je ne vois pas de moyen pour le faire, serait d’avoir simplement une nouvelle catégorie qui ne faisait pas partie du flux pour l’appli WordPress. Je pourrais garder tout sous un blog sans rien changer pour la communauté des lecteurs, et ne pas devoir garder deux copies de mes médias non plus. Mais s’il y a un tel moyen, je ne le vois pas.

Je suis ouvert à d’autres suggestions. Et franchement, si vous voulez me dire que cette idée est bête, peut-être qu’il me faut l’entendre aussi. C’est une étude de marché, après tout, et si le marché me dit qu’il n’y aura pas de public, il vaut mieux l’entendre avant de perdre trop de temps avec le brouillon d’un manuscrit. (Et oui, un petit existe déjà.)

Un mot pour finir : si vous me dites, « Justin, vous avez sûrement regardé Citoyen Kane. Ne trahissez pas vos valeurs d’exactement cette façon », peut-être qu’il me faut aussi l’écouter. Cette pensée m’angoisse, et peut-être que ça suffit en tant que réponse. Tout ça, c’est à dire que je ne serai pas offensé, quel que vous disiez.

Je découvre la Savoie

On continue maintenant le Tour avec le 73, la Savoie. C’est le département le quarante-quatrième moins peuplé, et les habitants se nomment savoyards. C’est notre douzième séjour en Auvergne-Rhône-Alpes.

Peut-être que vous vous souvenez de ma bûche de Noël savoyarde et chanson de Noël — les deux étaient inspirées par une chère amie qui habite à la préfecture, Chambèry. (Mon dîner, déjà connu depuis l’année dernière, est à elle.) C’est donc là où on commence notre tour.

Comme souvent en ma France, notre point de départ est la vieille ville de Chambèry (2 étoiles Michelin). Sur la Place Métropole, on est devant la Cathédrale Saint-François-de-Sales (1 étoile), remarquable pour sa collection de peintures en trompe-l’œil par Casimir Vicario. En passant par la Place Saint-Léger (1 étoile), pavée en roches roses, on se promène au Château des Ducs de Savoie (1 étoile), construit au XIIIe siècle en tant que forteresse pour la famille qui deviendrait plus tard la famille royale italienne. Notre dernier arrêt à Chambèry est le Musée des Beaux-Arts (1 étoile), avec une collection de peintures italiennes du XVIe au XVIIIe siècle, ainsi que d’autres des écoles allemandes, flamandes et françaises.

D’ici, nous avons un problème. La Savoie est remplie de sites naturels qui valent tous 2 ou 3 étoiles. Mais vous savez déjà que mes préférences sont toujours pour le patrimoine plutôt que la randonnée. Alors, je vais vous donner beaucoup plus de recommandations que de photos. Et je vais quand même rater plein de belles idées. Consultez Savoie-Mont-Blanc pour encore plus quant à la nature.

De Chambèry, on va au nord, à Aix-les-Bains et le Lac du Bourget (2 étoiles). Aux bords du lac, on trouve l’Abbaye d’Hautecombe (2 étoiles), la nécropole de la Maison de Savoie, rois de Sardaigne et d’Italie, ainsi qu’un monastère qui fonctionne jusqu’à maintenant. On montre sur le Mont Revard pour une vue panoramique (3 étoiles) du Rhône, du Lac du Bourget, et du Mont Blanc. En passant par Albertville, ancien site des Jeux Olympiques d’hiver, il y a de nombreux sites liés aux jeux, dont la Halle olympique et la Cité olympique. Mais nous allons continuer jusqu’à Val-d’Isère et Tignes, deux villages où la nature est exceptionnelle. Il faut mentionner le Rocher de Bellevarde (3 étoiles) pour sa vue sur Val-d’Isère ainsi que la Route de l’Iseran (3 étoiles), d’où on peut voir le Massif de la Vanoise (3 étoiles) et son Col (3 étoiles) et la Grande Sassière. Ne ratez pas non plus l’Aiguille-Rouge (3 étoiles) et le Glacier de la Grande-Motte (3 étoiles).

On continue vers le village de Bonneval-sur-Arc (2 étoiles), station d’hiver où on trouve le hameau de l’Écot, avec ses chalets de pierres et de lauzes. Puis, à Bessans, on visite la Chapelle Saint-Antoine (2 étoiles), avec de nombreuses fresques de l’époque Baroque qui racontent la vie du Christ. À Val-Cenis, on trouve la Chapelle Saint-Sébastien, avec un plafond « composé de 918 caissons sculptés et peints », aussi de la Baroque, ainsi que l’Église Notre-Dame de l’Assomption, du XIXe siècle, mais décoré aussi de façon Baroque, grâce aux meubles de l’ancienne église du village. Finalement, à Aussois, on trouve les Forts de l’Esseillon (2 étoiles), construits par le Royaume de Piémont Sardaigne pendant le XIXe siècle pour sauvegarder la région contre les Français vilains et leur tendance d’envahir leurs voisins.

Qui sont les personnages les plus connus de la Savoie Il faut absolument commencer avec Joseph Opinel, fondateur de la manufacture de couteaux, né à Albiez-le-Vieux. Joseph de Maistre, philosophe et royaliste dont sa popularité aux États-Unis pendant le XXe siècle vous surprendrait, est né à Chambèry. Jean-Jacques Rousseau, pire père de France, habitait à Chambèry pendant quelques années avec Mme de Warens. Jacqueline Pin, dite Mercotte, animatrice de M6 ainsi que blogueuse culinaire, est née à Aix-les-Bains. ainsi que Marc Tellenne, dit Karl Zéro, animateur et musicien connu mondialement pour un épisode de X-Files qui a utilisé sa musique.

Que manger en Savoie ? On est dans les Alpes — c’est donc l’emmental de Savoie et fondue savoyarde à go-go ! Pour ce dernier, ainsi que la croziflette, un gratin d’une pâte locale, les crozets, il faut vraiment du fromage Reblochon — illégal aux États-Unis à cause du lait cru. (Alors ne vous plaignez pas de moi quand je fais un plat savoyard sans Reblochon.) Les savoyards mangent aussi de la raclette — la spécialité fait avec le fromage du même nom. En dessert, on y trouve le Saint-Genix, une brioche aux pralines roses, ainsi que le biscuit de Savoie, déjà apparu ici en tant que base de ma bûche de Noël savoyarde liée en haut. Gaston Lenôtre propose dans son livre une tarte dite Val-d’Isère, à base de massepain, de noix, et de Kirsch, mais j’ai du mal à trouver des preuves qu’elle vient vraiment de la région. Pour boire, il y a le génépi, liqueur à base de plantes de montagne du même nom, le vermouth de Chambèry, et le bonal, une eau-de-vie à base de raisins, de quinquina, et de gentiane.