On finit finalement nos recettes lyonnaises avec le dessert lyonnais par excellence (expression anglaise qui veut dire « par excellence »), la tarte aux pralines roses. Les pralines roses sont un symbole de Lyon, et ce dessert confectionné avec est quelque chose que l’on trouve nulle part ailleurs.
Et voilà, j’ai eu les bonnes pralines roses pour l’occasion. Je les ai trouvées il y a des mois chez myPanier et les ai gardées pour le bon moment. Elles se conservent jusqu’à un an, alors pas besoin de s’inquiéter dans une telle situation.
Je vous rappelle que ces deux recettes font partie de mon dîner rhodanien. Ce qui suit est mon propre texte ; j’ai coupé les quantités comme d’habitude. La salade étant facile, on commence avec les quenelles.
Il y a des fois où une introduction ne sert à rien. Alors tout simplement : Bienvenue dans mon bouchon lyonnais !
Je vais vous donner les recettes pendant les deux jours à suivre, en plus d’aujourd’hui. Il y a beaucoup trop de photos pour une post, et pour ce que tout ça m’a coûté, je dois gagner quelque chose. Alors, qu’est-ce que l’on trouve ici ? D’abord, la soupe VGE de Paul Bocuse — notre recette de ce soir — mais aussi de la salade lyonnaise et des quenelles en gratin. En dessert, une tarte aux pralines roses avec de véritables pralines roses.
L’itinéraire commence à prendre forme. Je ne veux pas publier les dates exactes pour voyager avant de partir, afin de ne pas aider des facteurs voleurs. (Aux États-Unis, il y a certains qui lisent les nécrologies pour trouver des maisons à cambrioler. Voilà, voilà, et voilà ; liens en anglais, évidemment. Peut-être qu’ils lisent des blogs aussi.) Je vous signalerai le début selon ma façon habituelle, j’en suis sûr. Mais peut-être que vous pouvez m’aider avec certaines choses.
Avant de partir, il faudra que La Fille lise mon livre des partisans. Mais elle va aussi visiter Omaha Beach. Mon intention, c’est que nous y irons après avoir visité mon amie à Rouen. De là, Bayeux, puis un retour à Paris. Véro de France with Véro m’a conseillé de prendre un train de Paris, puis louer une voiture à Rouen. Mais une recherche sur Auto-Europe me suggère que ce sera difficile. Est-il possible de faire tout ça avec des transports publics, ou serait-il mieux de louer une voiture à Paris ? (On la quittera la plus vite possible, car je ne vais pas conduire au milieu de Paris.)
La Tout Eiffel a bien épuisé le stock de billets disponibles en ligne pour tout juillet. Je remercie mon ex pour me faire tarder en planifiant ce voyage, car ce n’est pas surprenant du tout.) On peut apparemment faire la queue au meme jour pour des billets. Y a-t-il d’autres moyens de les trouver au-delà du marché noir ? Je suis sûr que l’on gaspillera des heures dans la queue. Mais La Fille me tuera si on rate la Tour.
Des recommendations pour des boulangeries sont toujours les bienvenues. Je suis sûr que nous passerons par Pierre Hermé et Lenôtre, mais vous savez bien que ce blog n’est pas seulement consacrée à la haute gastronomie. Des trucs plus locaux sont toujours les bienvenus.
Vous pouvez visiter soit Chantilly, soit Chambord soit l’un des châteaux près de Tours. Vous choisissez lequel ?
Dernière question pour l’instant. Mes responsabilités sont d’abord à ma fille et mon père. Mais c’est quand même une opportunité pour quelque chose de nouveau. Préféreriez-vous un événement Facebook ou YouTube en direct, de courtes pépites quotidiennes sur la balado, ou juste l’horaire de publications comme d’hab ?
Cette semaine, notre épisode est plutôt différent que d’habitude ! Mon invitée est la célèbre blogueuse Maman lyonnaise, et elle m’a généreusement donné plus que « 5 Minutes Avec », au point où entre l’interview et le « Je découvre », c’est presque mes 22 minutes souhaitées. Alors, il n’y a qu’un autre article dans l’épisode. Mais je crois que c’est en résultat exactement ce que voulais faire de la balado — son propre programme, avec juste assez du blog pour être clairement lié.
Ça commence 3 semaines de contenus extraordinaires pour « 5 Minutes Avec ». Les deux prochains invités sont déjà engagés, et je vous dirai tout simplement que ce sera étonnant, ce qui arrivera. Pour le 26, j’ai reçu les réponses de l’invité par courriel au lieu de l’enregistrer, alors je lirai le tout à haute voix. Si vous connaissez quelqu’un qui serait un bon choix, mais qui préfère de ne pas apparaître en direct, dites-moi ! Je ferai tout et n’importe quoi pour vous ramener des personnalités intéressantes. Aussi, si vous aimez les contenus, veuillez partager la balado — plus d’auditeurs veut dire plus d’invités !
Je commence à avoir des réservations pour notre voyage en France. Les billets d’avion sont achetés — oh là là, comme les prix sont haussés depuis 2021 ! — et je commence à acheter les billets pour des sites individuels. Je planifie à voir 2, et j’espère 3, de mes amis pendant ce voyage. Malgré le fait qu’il y aura 3 vols, seulement 1 sera sur Air France. (On passera 2 heures à Heathrow pour le retour.) Ça me rend bien triste, mais, je dois vous dire très franchement qu’Air France n’était pas du tout proche quant aux prix. C’est dommage, mais je ne vais pas perdre la tête.
Notre blague traite du golf. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
Il y a des fois où je publie des blagues dans les posts « Je découvre », et d’autres fois où je ne suis que sérieux. Mais cette fois, il n’était que la longueur de Je découvre le Rhône qui m’a empêché d’inclure celle-ci.
Vous n’avez probablement jamais joué au jeu vidéo Dragon Quest II, car il n’est pas sorti en Europe à l’époque (1990), alors voilà, la carte du vrai Rhône :
C’est le dernier pays que l’on atteint dans le jeu, le repaire du méchant final. Mais une fois sorti en tant que jeu « rétro » en 2019 en Europe, quelque chose de surprenant est arrivé — le nom de ce pays a été changé, pour devenir Rendarak. Mais moi, je sais la vérité. J’étais là à l’époque. Voici une preuve :
Ce personnage dit au joueur « Tu trouveras que cette porte est le seule moyen pour que tu atteignes le Rhône ». C’est clairement le cas qu’il tutoie parce qu’il parle anglais.
Mais ce n’est pas le seul hommage au 69 dans la série Dragon Quest ! Dans le quatrième volet, L’Épopée des élus, il y a un pays très français, où le village principal se nomme « Laissez Fayre », et le noble qui y règne ? Le Marquis de Lyon. Bon, en anglais, ils écrivent Léon, comme si c’était en espagnol. Mais je vous demande, pourquoi est-ce que ce type vit dans le « Palais de Léon », non pas le « Palacio » ? Et regardez comment il parle — montrez-moi l’espagnol qui dit « Quel dommage ! ». J’ai raison.
Encore une fois, en traduction française, les références françaises ont été supprimées, et « Laissez Fayre » est devenu « Teafortwo », alors que le Marquis de Lyon est devenu « Lord Lionel ». Parce qu’évidemment, vous préférez toujours les anglicismes. En revanche, que faire avec tout ce franglais ? À la place des traducteurs, moi aussi, j’aurais peut-être choisi de tout changer en anglais :
Vu que l’on revoit ce monsieur après cette conversation, il aurait dû dire « Au revoir ! », pas « Adieu ! ». Mais à l’époque, pensez-vous que j’aurais su une telle chose ? Moi non plus !
Ce soir, mon film était La Vache et le Prisonnier, avec Marguerite, une vache. Fernandel y joue aussi. C’est considéré un classique du cinéma français et devait faire partie de mon classement de 100 films. Je vais vous donner le résumé, puis on en parlera.
Le film commence dans une ferme quelque part dans le pays préféré du blog, l’Allemagne. Il faut que j’avoue que je n’ai pas bien compris la situation. Il y a quatre hommes qui vivent et travaillent dans la ferme avec une allemande. Ils sont prisonniers de guerre. Pourquoi est-ce qu’ils mangent assez bien et n’ont qu’une civile pour les surveiller ? De toute façon, ils mangent tous à la même table avec l’allemande. À la radio, de la propagande se joue en promettant que Churchill et de Gaulle seront écrasés par l’armée de la liberté.
Charles Bailly, joué par Fernandel, a une idée de bête. Littéralement. Il va essayer de s’échapper avec une vache. Il restera habillé en tant que « KG » (Kriegsgefangener, ou prisonnier de guerre), et pense qu’avoir une vache avec veut dire que tout le monde le foutra la paix. J’ai assez bien compris la langue. C’est l’idée que je trouve trop stupide pour la croire.
Il entend des sifflets sur la route, et plutôt que de les évader, il les suit et est rattrapé par les fridolins. Ne vous plaignez pas de moi, j’ai appris le mot du film. Après un moment bizarre où les allemands s’inquiètent d’avoir trop de prisonniers, Bailly explique au commandant qu’il appartient à une ferme — et le monsieur le permet de s’en aller. Les allemands étaient légendaires pour croire tout simplement les paroles de prisonniers et ne jamais les tuer sous la moindre excuse.
Pendant ce temps-là, Marguerite se retrouve avec un troupeau, mais Bailly la trouve, et le trajet continue.
Malheureusement pour lui, les deux sont retrouvés par un voisin de la ferme, qui les y ramène. Là, il voit que l’armée allemande est prête à punir les autres à cause de son évasion.
Après avoir offert ses excuses, il s’en va et est trouvé par des prisonniers russes. Il essaye d’expliquer qu’il va prendre un train vers Paris, mais ils veulent Marguerite en échange, et il ne veut pas la rendre.
Prochainement, il espionne tout un convoi de camions allemands et se cache dans des buissons. Il doit y rester jusqu’à ce qu’ils partent le lendemain. Après, il se retrouve avec Marguerite.
Son prochaine étape est involontaire, quand Marguerite tombe amoureuse d’un taureau. Bailly passe plusieurs heures dans la ferme et déjeune avec la famille. Il fait des frites à la française pour eux. Ils savent qu’il est évadé mais ne disent rien au Gestapo. Je ne le crois pas.
Finalement, la scène la plus émouvante pour moi arrive. Il se trouve aux bords de Danube, et les Alliés bombardent le pont. Comme ça fait chaud au cœur de voir une sortie aussi réussite ! Mais il pense que ça veut dire qu’il lui faudra quitter Marguerite.
Heureusement pour lui, les allemands construisent vite un nouveau pont. Moins heureusement, Marguerite refuse de bouger quand ils arrivent. Mais contre tout ce dont on sait de leur comportement habituel pendant la SGM, encore une fois ils voient qu’il est prisonnier mais le laisse partir sans problème. Non, mais sérieusement ?
Finalement, après encore un autre moment dans un village dit Esslingen, où les allemands le laissent passer sans papiers, il arrive près de la gare de Stuttgart et dit adieu à Marguerite. Il lui fait une promesse de ne plus manger de veau. Quelle sacrifice en temps de guerre !
À la gare, il se faufile dans un train parti en direction « Frankreich ». Je sais, comme moi, vous dites, « Mais Frank Reich est entraîneur de football américain ! » Je sais, je sais. Mais si je n’en ai pas tiré cette blague, d’où l’humour dans ce film ?
Finalement, le train arrive en France. Mais on lui demande ses papiers et il s’échappe dans un autre train — qui le ramène en Allemagne. Tout ça pour ça.
Je ne vais pas vous mentir. Je n’aime pas du tout Fernandel. Je n’aime pas sa voix, je n’aime pas sa gueule, rien. J’ai assez profité de La Cuisine au beurre parce que Bourvil rend presque tout supportable. Mais ce film m’a ennuyé du début jusqu’à la fin, avec son scénario ridicule et manque total d’humour. Et des Nazis qui haussent les épaules encore et encore.
Je sais que c’était le plus grand succès de son année. Peut-être que sa génération l’a trouvé plus reliable. Mais à moins que vous veniez de découvrir ce blog, vous savez que j’ai un appétit sans limite pour des contes de la SGM. J’adore même des films où la réception en France était très mitigée, comme L’As des as. Et avec celui-ci, je ne trouve absolument rien d’attachant, au point où je vais l’offrir gratuit dans le groupe privé de l’OCA. Je ne me suis jamais débarrassé d’un disque jusqu’à maintenant. Je préfère avoir l’espace sur mon étagère. (Avant que vous ne me demandiez, les troisième Visiteurs en aurait été le premier s’il ne faisait pas partie d’un coffret.)
Après avoir parlé d’André-Marie Ampère en tant que le rhodanien le meilleur connu, on continue les « Découvertes françaises » par expliquant un peu de ce qu’il a fait. Je dis « un peu » pour deux raisons. La première, c’est qu’il était un géant historique de la physique, et de parler de tous ses réalisations remplirait tout un manuel. La deuxième, c’est qu’expliquer beaucoup de ses travaux aurait besoin d’équations comme celle-ci :
Ça parle des courants dans deux conducteurs parallèles et les forces que l’un exerce sur l’autre (lien en anglais). Mais bien que j’aie réussi mon cours d’ingénieur électrique à l’université, ça fait la moitié de ma vie, dans une autre langue, et pour être complètement honnête je l’y ai mis pour faire peur plutôt qu’éclaircir. Ce n’est pas un blog de maths avancés.
Mais on va en discuter d’une manière plus intuitive, moins formelle, en suivant une idée liée d’Ampère. Vous avez sûrement remarqué dans la formule en haut qu’il y a des x. Ça veut dire multiplication, bien sûr, mais d’une forme très particulière, une liée avec les angles droits. Et c’est à partir de ça que l’on appréciera la génie d’Ampère.
André-Marie Ampère, Dessin paru dans Practical Physics, Domaine public
On parle donc de la « règle de la main droite ». Je vais vous dire très franchement que l’article sur Wikipédia est plutôt inutile par comparaison avec celui de Wikipedia en anglais. Ça arrive malheureusement trop souvent avec les articles scientifiques. (Les potins de célébrités, par contre, sont aussi — même encore plus — détaillés qu’en anglais ; vous mettez vos priorités dans le bon ordre.)
C’est quoi la règle de la main droite ? C’est facile à comprendre si on regarde deux diagrammes, les deux venant de Wikipedia :
Quand un courant passe tout dans le fil, ça crée un champ magnétique. Et le sens du champ est donné par la position des doigts. Vous noterez qu’en ce cas, le champ magnétique tourne autour du fil.
Mais on peut imaginer un autre cas, où le fil est tordu autour de quelque chose. On appelle cette configuration un solénoïde. Qu’est-ce qui arrive ?
Règle de la main droite dans un solénoïde, Auteur inconnu, Domaine public
Cette fois, c’est le courant qui tourne, et le champ magnétique point dans le sens du pouce. Peut-être que vous pouvez penser à une application de cette découverte. Par exemple, si on mettait une aiguille en présence du fil tout droit, l’aiguille tournerait, n’est-ce pas ? Et si la puissance du champ magnétique changeait avec la quantité du courant…peut-être que l’on pourrait l’utiliser pour signaler quelque chose dans un code ? Peut-être un code binaire, éteint ou allumé, ce qui changerait la position de l’aiguille ?
Félicitations, on vient d’inventer le télégraphe. Mais avant de féliciter M. Ampère pour être le seul et vrai inventeur du télégraphe, notez qu’il y a au moins deux façons de recevoir le signal suggérées par les diagrammes en haut. Avec un solénoïde, on pourrait faire une sonnerie, exactement ce qui se passe quand on sonne à votre porte. (Ne parlez pas du « Ring » d’Amazon, je parle évidemment de comment ça marchait jusqu’à il y a des années.) Cette autre façon est ce que l’on appelle un télégraphe armature, et c’était ce qu’a fait M. Morse. Mais même lui n’était pas « L’ » inventeur, parce qu’il y avait plusieurs idées développées en même temps partout en Europe (Cooke et Wheatstone, Gauss et Weber, Schilling).
Pourtant, tous ces télégraphes dépendent de la même théorie d’électromagnétisme, et on doit notre compréhension de la relation des courants aux champs magnétiques à André-Marie Ampère. C’est à cause de cette découverte française que l’unité pour mesurer l’intensité de courant s’appelle l’ampère.
Une note avant de continuer : je pensais à écrire deux articles, parce que l’INSEE distingue un 69M (Lyon) et un 69D (tout le reste). Mais après en avoir parlé avec une amie lyonnaise, j’ai décidé que ce n’était pas nécessaire. L’INSEE ne compte qu’un 69 au lien en haut, la Poste traite le tout comme un seul 69, et ça suffit pour mes buts.
Pour m’aider avec mes recherches, cette même amie m’a surpris il y a deux mois avec un cadeau :
Elle avait déjà mon adresse car c’est la même amie qui m’avait aidé avec le livre de Cook&Record. Si vous vous demandez jamais « Pourquoi est-il « comme ça » pour un pays où il n’a passé que 9 jours pendant toute sa vie? », c’est ça la réponse.
Il faut évidemment commencer à la préfecture, Lyon, l’une des grandes villes de la France. Mon Guide Vert la donne 3 étoiles, mais une meilleure mesure, c’est qu’elle reçoit 20 pages. Le Puy-en-Velay, aussi 3 étoiles, ne reçoit que 6 ; Carcassonne, 5 ; Nîmes, 4. Évidemment, je ne peux pas tout couvrir ici. Avec l’aide de Maman lyonnaise et Lyon Tourisme, je ferai mon meilleur.
On commence avec la toute première recommandation de Maman L. et le Guide Vert également, le quartier du Vieux-Lyon (3 étoiles Michelin). Ça comprend les quartiers Saint-Jean, Saint-Paul, et Saint-Georges, datant du XIVe siècle et l’époque de François Ier. En se promenant le long de la Rue de Saint-Jean (2 étoiles), on croise de tels bâtiments que la Maison du Chamarier, avec des parties gothiques du XIIIe siècle et de la Renaissance du XVe, et la Maison des Avocats, ancienne auberge fréquentée par les clercs du procureur au début du XVe siècle, qui abrite de nos jours le Musée Miniature et Cinéma (1 étoile). Dans ce quartier, on trouve le Musée des Arts de la Marionnette (1 étoile), dont les marionnettes dites Guignol, Gnafron et Madelon sont des symboles de la ville. On peut les voir toujours au Théâtre Le Guignol.
On continue vers la Colline de Fourvière (1 étoile) pour me faire souffrir comme nulle part ailleurs. D’abord, on va visiter la Basilique Notre-Dame de Fourvière (2 étoiles), érigée au XIXe siècle, qui mélange un peu de tout — des styles byzantins, gothiques et romains, des vitraux, des mosaïques, etc. En sortant de la basilique, on tourne vers la Saône et voit la vue, le Panorama de l’esplanade de la Basilique de Fourvière (3 étoiles). Pendant la Fête des Lumières chaque décembre…(voix de Calimero) c’est injuste. C’est vraiment trop injuste. (Voici des photos de France With Véro.)
Notre-Dame de Fourvière, Photo par Kent Wang, CC BY-SA 2.0, Vue de l’Esplanade de la Basilique pendant la Fête des Lumières, Photo par Florian Pépellin, CC BY-SA 4.0
Derrière nous, il y a Lugdunum (2 étoiles), des anciens théâtres romains et un musée. Après ça, on descend de la colline et traverse le Pont Bonaparte pour arriver à la Presqu’île (2 étoiles), cœur de la ville à la confluence de Rhône et de Saône. Ici, on commence à la Place Bellecour, la 3e plus grande de France. On peut visiter le Musée des Beaux-Arts de Lyon (3 étoiles), avec des œuvres de la Renaissance italienne jusqu’à Matisse, en passant par Géricault et Canova. Il y a aussi le Musée des Tissus et d’Arts décoratifs (2 étoiles), consacré à la plus vieille industrie de la ville, et le Musée des Confluences (3 étoiles), consacré aux sciences naturelles — vos enfants adoreront la collection d’insectes !
Notre dernier arrêt à Lyon est le quartier de la Croix-Rousse, nommé pour une ancienne croix en pierre. C’était la maison des Canuts, des ouvriers de soie, et on peut toujours y visiter un musée dit Maison des Canuts pour expérimenter leur vie. Mais on est là pour deux autres choses, le Parc de la Tête-d’Or (1 étoile), où un trésor des Croisades est réputé d’être enterré. Que ce soit la vérité ou pas, il y a un grand parc là-bas depuis 1861, avec des jardins, un zoo, et des roseraies. Puisque vous êtes avec moi, vous n’allez pas vous échapper de visiter le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (1 étoile). Le soi-disant « Boucher de Lyon », Klaus Barbie, y faisait ses travaux maudits. On est aussi là pour se souvenir de Jean Moulin, résistant à Lyon aussi héroïque que Barbie était diabolique.
Parc de la Tête-d’Or, Photo par Phinou, CC BY-SA 3.0, Exposition sur Jean Moulin, Photo par Pierre Verrier, CC BY-SA 4.0
On quitte Lyon pour aller à l’ouest, pour suivre l’Aqueduc romain du Gier. Ça traverse 21 communes, dont 10 dans le Rhône, alors consultez les cartes pour choisir un site. Puis, on va au nord, dans le Beaujolais (2 étoiles). C’est une région viticole prestigieuse, mais je suis le mauvais guide pour vous dire quel vignoble à visiter parmi les nombreux villages avec 12 appellations. Dans cette région, on trouve les villages dits « Pierres Dorées » pour leur architecture toscane ; on visite Oingt, l’un des Plus Beaux Villages de France. On finit par visiter l’un des châteaux du Beaujolais, celui de Jarnioux, car il m’est incroyable qu’on a fait tout un département sans un château, et celui-ci est bien préservé depuis le XIIe siècle.
Qui sont les personnages les plus connus du Rhône ? Malgré les obsessions de ce blog, il faut commencer avec le physicien André-Marie Ampère, théoricien de l’électromagnétisme, sans qui vous n’auriez pas d’ampoulés, peu importe d’ordinateur. Mais après lui, le chef Paul Bocuse, sans doute l’un des trois chefs les plus importants de l’histoire (Carême et Escoffier étant les autres). Saint-Bonaventure est décédé à Lyon, ainsi que Saint-Irénée, qui y était évêque. Les musiciens Benjamin Biolay et Jean-Michel Jarre — sûrement vous connaissez Oxygène, réussite mondiale ? — viennent de Lyon. L’humoriste Mimie Mathy y est née, ainsi que Florence Foresti, réputée d’être humoriste aussi (et moi, je suis mannequin). Auteur du Petit Prince — mondialement connu — Antoine de Saint-Exupéry est né à Lyon, ainsi que le réalisateur de Borsalino, Jacques Deray et le gendarme de l’écran, Christian Marin. Héros du blog et animateur de la télé, Stéphane Bern, vient de Lyon. Économiste Jean-Baptiste Say, un immortel du métier, était lyonnais. Le footballeur Karim Benzema y est né aussi, même si toute la France aimerait l’oublier après la dernière Coupe du monde.
Quoi manger dans le Rhône ? Nous sommes au carrefour de plusieurs traditions. D’une côté, il y a la cuisine des « bouchons », un genre de resto uniquement lyonnais. Cette cuisine vient des « mères lyonnaises », souvent des cuisinières pour des familles bourgeoises avant d’ouvrir leur portes pour leurs propres comptes. Cette cuisine est réputée pour ne rien gaspiller, avec des tripes et du foie, comme dans le gâteau de foie de volailles ou le gras double à la lyonnaise. On y trouve aussi les quenelles, la salade lyonnaise, et la cervelle de canut (malgré le nom, à base de fromage), On a déjà rencontré le saucisson brioché dans mon dîner ligérien. Mais cette tradition, en forme de la Mère Brazier, a aussi formé Paul Bocuse, champion de la haute gastronomie, et il est créateur, parmi d’autres choses, de la soupe VGE, composée de truffes noires et de foie gras, des produits de luxe. Les desserts lyonnais viennent de cette tradition de bouchons, comme le matefaim, une sorte de crêpe aux pommes bien épaisse. En produits locaux, on trouve les fromages Mont D’Or et le bleu de Bresse, les chocolats dits papillotes, et les pralines roses. Pour boire, il y a les vins Beaujolais, dont 12 appellations de 2 cépages (Chardonnay et Gamay).
On retourne encore une fois vers l’univers de Guy-Roger Duvert, mais cette fois, on n’est pas dans les Chroniques Occultes. C’est sa série « Les Rôdeurs de l’Empire », et cette fois, on parle du premier tome. (Puis-je ajouter que j’adore que l’on dit « tome » pour ça ? En anglais, ce mot veut dire un gros livre, un qui pèse, euh…des livres !)
Bien que je me sois trouvé dans le monde duvertien à cause de ses équipées lovecraftiennes, il s’avère que je l’adore autant pour ses personnages et ses cadres à lui. L’Empire et ses alentours doivent une certaine ambiance aux conventions du genre du fantastique, mais on est encore une fois aux mains d’un maître avec ses propres idées. Le problème pour moi, c’est comment l’expliquer sans jouer le divulgâcheur.
Ce livre, également que L’Appel d’Am-Heh, lance une série, mais commence d’une façon très différente – et j’oserais dire plus française — que l’autre. Qu’est-ce que je veux dire ? L’Appel d’Am-Heh commence par lancer le lecteur en plein milieu de l’action — on retrouve un archéologue en train de fouiller un temple égyptien sans explication, et son assistant est tué dans les premières pages. C’est un style très américain, d’après ses sources comme Cthulhu et Indiana Jones.
Les Rôdeurs de l’Empire, par contre, prend le premier vingt pour-cent du livre pour mettre les pièces sur l’échiquier, une belle vingtaine de personnages. (Il y a un glossaire à la fin du livre.) C’est exactement ce que j’ai dit du style français en regardant mes premiers films — il y a beaucoup plus d’attention à mettre la scène, et le « denouement » (mot anglais qui veut dire « dénouement ») se déroule plus vite car il ne reste autant de temps. Oscar est l’exemple le plus extrême de cette tendance — 60 minutes lentes d’exposition suivies par 20 minutes des rires les plus fous possibles. Les Rôdeurs de l’Empire est loin d’être Oscar, mais après une quarantaine de pages, j’ai décidé de recommencer à nouveau et écrire des notes après avoir fini chaque chapitre. C’est difficile de tout garder en tête ! Mais je vous promets — ça vaut le coup.
Une fois la scène est mise, quel échiquier ! On est à la frontière de deux pays sur le point de tomber en guerre, il y a de nombreuses factions, des mercenaires de loyauté inconnue, des criminels, et pas mal de civils malchanceux, au mauvais endroit au mauvais temps. Quand une armée assiège une auberge où tous ces personnages se réunissent complètement par hasard, c’est comme un roman où Psychose se retrouve avec L’espion qui m’aimait (le roman, pas le film), dans une ambiance de Mobile Suit Gundam 0080. Un espace confiné, de grands mystères, et de lourdes pertes partout, surtout parmi ceux qui n’ont pas cherché le danger.
Je vous conseille de ne pas vous attacher à n’importe quel des personnages. Encore plus que d’hab, M. Duvert n’a pas peur de tuer ses personnages, et il y aura des rebondissements à découvrir avant la fin. Vous aurez probablement tort sur l’état d’affaires à la fin. Mais ce ne sera pas facile — avec seulement quelques pages pour présenter chacun de ses personnages au début, il réussite quand même à donner un beau sens de leurs origines et leurs buts.
J’ai ma plainte habituelle quant aux prénoms des personnages. On est dans un monde bien fictif, alors il n’y a pas besoin de rencontrer des noms familiers. Et on va rencontrer Sathin et Eyamen, Jorekin et Roeken, tout au bien. Mais aussi Logan, Ethan, Trevor et Tobias ? Qu’est-ce qu’il y a ? Pas besoin de retrouver des noms anglophones pour donner un sens de l’exotique ! Dans mon roman, ce serait plutôt Delphine ou Gontran, peut-être un Enguerrand ou une Aliénor, pas mes copains de classe à la maternelle ! Mais ne me prenez pas au sérieux ; pour des lecteurs francophones, ça marche sûrement.
Mon autre plainte, c’est qu’il y a un personnage qui parle en « business English », même si les mots sont en français. Il dit à un moment « Mon calendrier est assez libre, en ce moment ! », et à un autre « Je suis un joueur en équipe, moi ! » J’entends surtout « team player » pour le dernier dans la tête. Encore une fois, ne me prenez pas au sérieux, à moins qu’il revienne pour dire qu’il fait « le buzz ».
Au-delà de ces soi-disant plaintes, j’ai énormément profité de ce livre, comme d’habitude chez M. Duvert. Je ne sais pas si je me lance dans la suite pour mon prochain livre, ou revienne vers Outsphere, un autre de ses livres en attente sur mon appli Kindle . Mais il n’y a aucune question que je continue d’être fan, et de le recommander sans hésitation.