Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Les cornets de Murat

On termine notre séjour dans le Cantal avec un dessert bien cantalien, les cornets de Murat. Murat est un petit village d’environ 1900 personnes dans le Cantal. On peut trouver beaucoup de recettes pour ce dessert — avec du rhum ou du sirop d’orgeat au lieu du sirop de sucre — et c’est parfois une entrée au lieu d’un dessert ! On trouve également qu’il y a beaucoup de garnitures différentes — parfois de la chantilly, parfois de la crème pâtissière ou quelque chose d’autre. J’ai décidé de les faire avec de la crème pâtissière au chocolat, parce qu’il y a plusieurs recettes â la crème pâtissière dans notre répertoire, mais aucun avec du chocolat.

Je dois vous dire — j’ai fait beaucoup de recettes plus compliquées, mais il n’y en a pas trop aussi bonnes que celle-ci. Ma fille a adoré ce dessert !

Pas mal, hein ?

Je dois ma version à deux autres recettes, celle de Cuisine Actuelle et celle de Cuisine à la française. L’idée de crème pâtissière au chocolat est la mienne, mais tous ces deux m’a aidé choisir les quantités pour les cornets. Pour faire ce dessert, on a besoin du sirop de sucre, qui est facile à préparer, alors d’abord, nous commençons avec la recette du sirop, puis la crème pâtissière, puis les cornets et le montage. Les instructions du sirop viennent de Cuisine facile. Aussi, je dois tout ce que je sais de la crème pâtissière à Cook and Record (voici l’une de plusieurs recettes qui utilisent de la crème), bien que les quantités soient les miennes. Il y a assez de crème pâtissière ici pour remplir les cornets deux fois.

Les ingrédients pour le sirop de sucre :

  • 125 grammes de sucre en poudre
  • 125 ml d’eau

Les instructions pour le sirop de sucre :

  1. Mettre sur feu vif en remuant avec une cuillère pour mélanger le tout.
  2. Une fois que c’est bien mélangé, faire venir à ébullition et laisser bouillir environ 30 secondes. Retirer du feu, c’est prêt.

Les ingrédients pour la crème pâtissière :

  • 2 œufs
  • 100 cl de lait
  • 100 grammes de chocolat
  • 100 grammes de sucre en poudre
  • 30 grammes de maïzena
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide

Les instructions pour la crème pâtissière :

  1. Dans un robot pâtissier, bien battre les œufs et le sucre en poudre, jusqu’à ce que la mélange double de volume. Ajouter la maïzena et bien mélanger.
  2. Dans une casserole, mélanger le lait et la vanille liquide et porter à ébullition.
  3. Couper le feu et ajouter le chocolat. Mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit bien mélangé.
  4. Ajouter progressivement le lait aux œufs. Après avoir tout mélangé, mettre encore la crème dans la casserole. Faire épaissir sur un feu moyen.
  5. Mettre du film alimentaire sur une plaque. Mettre la crème sur le film, puis couvrir la crème avec plus de film.
  6. Réserver la crème au frigo pendant 30 minutes.

Les ingrédients pour les cornets :

  • 1 œuf
  • 60 grammes de sucre en poudre
  • 60 grammes de farine de blé
  • 1 cuillère à soupe de sirop de sucre

Les instructions pour les cornets :

  1. Préchauffer le four à 180 °C. 
  2. Dans un saladier, fouetter les œufs entiers avec le sucre. 
  3. Le mélange doit devenir crémeux. 
  4. Incorporer ensuite la farine et le sirop de sucre. 
  5. Beurrer une plaque. 
  6. Verser la pâte liquide en 4 cercles d’environ 15 cm de diamètre. 
  7. Cuire au four pendant 6 à 7 minutes. 
  8. Dès la sortie du four, rouler chaque cercle de pâte autour d’un cône afin qu’il prenne la forme d’un cornet. 
  9. Les réserver dans un endroit stable. 
  10. Laisser refroidir. 

Montage :

Mettre une douille cannelée dans une poche à douille. Remplir la poche à douille avec la crème pâtissière. Remplir les cornets.

C’est pas faux

Il y a…un thème dans Le Canard Enchaîné cette semaine. Bien que je vous adore tous, il faut avouer qu’il y a du vrai dans ces dessins. MAIS — ce n’est pas du tout un défaut ! S’il y a quelque chose que j’admire surtout chez les Français, c’est que chacun garde jalousement le droit de penser par lui-même. Si Le Canard suggère qu’un homme politique peut tromper les gens en disant le contraire de ce qu’il pense, c’est au moins parce que personne n’accepte ce qu’il entend sans réfléchir.

Et ça continue :

Et encore !

Comme d’habitude, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Des souvenirs du début

On commence une semaine de souvenirs de ma première année en tant que francophone à la place la plus logique, le début.

Je n’ai rien dit à personne au début, parce que je n’avais aucune idée si je pourrais encore le faire. Mes premières leçons étaient tout comme celles-ci :

C’est tout traduire un mot ici, faire correspondre une photo et un mot là-bas. Ce n’est pas du tout difficile, et j’ai fini toutes les leçons de la première partie en deux semaines. Puis, j’ai dû passer mon premier examen de compréhension, et j’ai failli abandonné mes études ! Pourquoi ? C’est parce que ces leçons faciles ne sert à rien pour préparer un étudiant pour des questions comme celle-ci :

Je n’ai jamais vu la moitié de ces mots à l’époque. Et je ne savais même pas qu’on pourrait dire juste « la » pour signifier une personne ! Heureusement, j’ai réussi, et je voulais vraiment mieux comprendre Laurence Manning, alors, j’ai décidé de continuer. Et je n’ai plus jamais pensé à m’arrêter

J’avoue, il y a eu une leçon juste après ça qui m’intéressait un peu. Oui, Duolingo a une leçon sur le sujet de draguer. Après avoir pris cette leçon, j’ai décidé que c’était une arnaque ! Je doute que QUICONQUE parle comme ça !

Je crois toujours que j’ai raison, que personne ne dit jamais ça. Duolingo fait peut-être cette connerie pour protéger les vrais francophones de leurs élèves ? (Si j’ai tort, dites-moi !) Mais je ferais quand même une grosse erreur. C’est une autre histoire, mais oui, je vous la raconterai !

Mon dîner cantalien

Comme les Ardennes, ce que fait spécial la cuisine du Cantal n’est pas les recettes originales, mais les produits locaux. J’ai trouvé nombreuses recettes «cantaliennes» qui sont vraiment auvergnates en général. Ce n’est pas une critique ! Je trouve que c’est souvent le cas que les recettes sont des régions, et les produits sont les vraies choses typiques d’un département. Dans ce cas, d’où vient la soupe au fromage est une question… controversée.

Soupe au fromage, bleu d’Auvergne, et un biscuit canadien

Selon le site Cantal Passion, la soupe au fromage est bien cantalienne, et ils disent qu’on devrait la préparer avec du fromage Cantal. On trouve la même chose chez Cuisine à la Française, où ils recommandent le fromage Tomme (aussi du Cantal). Mais selon les aveyronnais, elle est leur soupe, et on la prépare avec du fromage Laguiole. C’est en tout cas une soupe bien Auvergnate, et on peut dire que cette soupe appartient à l’un ou l’autre selon votre choix de fromage. Naturellement, j’ai donc utilisé du Gruyère, parce que je n’ai ni Cantal ni Laguiole.

Mais j’ai au moins trouvé un vrai fromage auvergnat pour ce repas. C’est le bleu d’Auvergne :

Je ne suis pas grand fan des fromages bleus, j’ai donc choisi un biscuit canadien aux noix de pécan et aux raisins secs pour l’accompagner. Le fromage est fort, et ces biscuits coupent le fromage avec juste un peu de sucre :

Avant de vous donner la recette, je devrais vous dire — j’ai changé mon avis sur la quantité de bouillon après avoir vu qu’elle n’a pas suffit de couvrir le fromage. Après j’ai fini, j’ai su que j’avais tort. Alors j’ai utilisé 0.75 L de bouillon, et j’aurais dû utiliser environ 0.4 L. Je dois le site Cuisine à la française — j’ai coupé leur recette pour celle-ci :

Les ingrédients :

  • 100 g de Tomme de Cantal
  • 1 oignon
  • 150 g de pain de campagne rassis
  • 0.4 L de bouillon de volaille
  • Du sel
  • Du poivre

Les instructions :

  1. Faire blondir 50 g d’oignons dans une poêle avec très peu de matière grasse. — J’ai utilisé un peu de beurre doux.
  2. Couper le pain de campagne en dés.
  3. Porter à ébullition le bouillon de volaille.
  4. Couper le fromage en dés, le répartir dans une soupière au dessus du pain.
  5. Répartir les oignons sur le fromage.
  6. Poivrer au dessus des oignons.
  7. Versez le contenu de la casserole dans la soupière.
  8. Couvrir, laisser mitonner 10 minutes.
  9. Remuer pour faire filer le fromage.

Une carte postale pour des élèves

Il y a dix jours, une chère amie m’a demandé d’aider à une de ses amies. Son amie travaille pour l’école qui a fait la demande sur cette photo :

Alors, il y a une semaine, je les ai envoyé une surprise !

Je ne pouvais pas éviter faire une référence à La Cité de la Peur, même si c’était seulement pour leur dire que Dingo s’appelle Goofy aux États-Unis. Ici, tout le monde aurait mentionné Donald avant Dingo.

En tout cas, si vous vous intéressez à faire la même chose, je suis sûr qu’ils aimeront recevoir des cartes postales d’autres lieux en France. Dans quelques jours je épinglerai ce post au cas où les profs visiteraient mon blog (Je leur ai donné mon adresse web sous l’adresse sur la carte postale). Je sais déjà — parce que j’ai échangé des cartes postales avec un autre ami — qu’il faut 2 semaines pour livrer une carte postale d’ici en France. Personne n’est obligé — c’est juste que je voulais vous dire ça parce que demain sera mon dîner cantalien, ensuite je compterai les jours jusqu’au 29 mars avec des souvenirs de mon première année comme francophone. Et le 29 — j’aurai quelque chose de SPÉCIAL.

Un titre trop long, un film trop bon

Je viens de regarder mon film français hebdomadaire, et cette semaine, c’était «Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvage». Je ne voudrais pas taper ce nom chaque fois, alors je dirai FPP. Mais s’il allait être un film qui méritait l’effort de taper tout ça, c’est celui-ci !

Avant de parler plus du film soi-même, je dois vous dire : Quelque chose que je ne comprendrai jamais, c’est le sytème français pour donner des classifications aux films. Comme tous mes autres (je crois ; je pourrais me tromper), FPP est classé «tous publics». Ce film commence par assez de nudité pour recevoir un «PG-13» (interdit à moins de 13 ans sans parents) aux États-Unis — et à l’époque, en 1968, il a reçu un «M», qui voulait dire la même chose. Nos normes ont changé depuis cette époque-là, et je crois que selon notre système actuel, ce film recevrait un R (interdit aux moins de 17 ans). Ça ne veut pas du tout dire que je serais d’accord avec notre système, mais je crois qu’il y a une différence entre Rabbi Jacob et FPP !

En tout cas, ce film est l’un des meilleurs que j’ai vus. Vous avez peut-être remarqué ces dernières semaines que je suis un peu obsédé par Audiard en ce moment ! Mon premier film d’Audiard était «Elle fume pas, elle boit pas, elle drague pas, mais… elle cause». Celui-ci est beaucoup plus absurde, mais il marche toujours. Les personnages parlent tout le temps au public, les explosions ne sont que la fumée des tricheurs magiques, et les personnages Fred et Charles auraient dû mourir plusieurs fois.

Quelque chose que j’admire chez Audiard est qu’il a souvent utilisé des plus âgés acteurs dans ses films. Bien sûr, Marlène Jobert n’avait que 28 ans à l’époque, mais Bernard Blier avait 52 ans, et la vraie star, Françoise Rosay, en avait 77. C’est absolument impossible de ne pas l’aimer dans le rôle de Léontine ! Si on ne fera attention qu’à la nudité, on regrettera que ces performances soient toutes vraiment bonnes !

Un puzzle pour vous

J’ai vu cette blague sur un groupe Facebook :

Je comprends «coronatine» — c’est une référence à «chocolatine». Alors, j’ai demandé à quelques amis qui habitent en France ce qui veulent dire les deux autres noms. L’une parmi eux m’a dit que le pain au chocolat est aussi connu sous le nom «petit pain au chocolat», mais personne n’avait aucune idée d’où vient «virus coronné».

Alors, j’ai trouvé un article par un linguiste sur les noms du pain au chocolat — et je vais vous énerver quand je vous dis qu’aux États-Unis, on l’appelle «chocolate croissant» (en français «croissant au chocolat»). On peut voir comment nous les linguistes (au moins mes collègues, ce n’est pas ma spécialité) faisons des cartes pour montrer où les mots sont utilisés :

©️Mathieu Avanzi

En fait, il y a 6 expressions différentes pour ce truc — mais il n’y a rien comme «pain chocolaté» selon ce monsieur. Alors, je n’ai pas encore une solution pour la blague en haut de ce post.

Je vous recommande aussi un autre article par cet homme, qui parle plus sur le même sujet, mais aussi sur beaucoup d’autres choses, comme «œuf cuit dur» vs. «œuf dur» ou «brun» vs. «marron». Aux États-Unis, quand nous enseignons cette idée aux élèves, on utilise toujours l’exemple «soda» vs. «pop», comme ça — mais remarquez bien, plus on se rapproche l’état de Géorgie, plus on l’appelle «Coke», parce que Coca-Cola vient de la Géorgie !

©️ Joshua Katz

Trop de nouvelles

Cette semaine est vraiment étonnant. Dans presque n’importe quelle autre semaine tout le monde parlerait des Césars. Mais ce spectacle-là ne mérite que la cinquième page du Canard Enchaîné. Et un jour plus tard, après le dernier numéro, il y a un nouveau confinement. (La plupart de mes amis français vivent au Nord. J’ai BEAUCOUP entendu parler du reconfinement aujourd’hui.) Mais ce qu’on se trouve dans Le Canard Enchaîné ? Ils parlent du vaccin AstraZeneca (avec raison ; c’est une histoire importante), et d’une blague que j’ai vue PARTOUT cette semaine — «le variant Breton» :

Je ne plaisante pas. Voici des exemples :

(Source)
(Source)

Ceux-ci viennent d’une page d’humour, mais c’est clair que beaucoup de monde ont la même idée. Je n’ai pas trouvé des vraies histoires d’un variant breton, mais je suppose qu’il y a des gens qui le trouve drôle.

Le Canard n’a pas oublié des Césars. Voilà :

Chers lecteurs, je vous souhaite une semaine beaucoup plus calme !

Et comme d’habitude, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Plus de nouveautés

Quand mon facteur DHL voit le nom « FNAC » sur un colis, il ne vérifie plus l’adresse. C’est pour moi ! (Il m’a vraiment dit ça.) Et voilà, les trésors du jour :

Plus d’Audiard, plus de Jean Lefebvre, plus de Louis de Funès, et plus des Rita Mitsouko ! Je sais déjà ce qui arrivera, mais c’est quand même comme Noël chaque fois.

J’ai réussi, mais j’ai encore faim

Chers lecteurs, vous vous souvenez peut-être que je vous ai dit à la fin de l’année dernière que je voulais atteindre le niveau B2 avant mon «anniversaire français» ? Ça arrivera le 29 de ce mois, j’ai donc passé un examen de lecture ACTFL aujourd’hui. (Je manque encore assez de pratique orale, alors je ne tenterais pas le DELF sans l’aide de l’Alliance Française.)

Voici les résultats :

Puisque ce n’est pas un examen européen, je vais vous donner deux tableau de Wikipedia (version anglais) qui montrent les traductions possibles :

Selon certains chercheurs, « Advanced-Mid » (AM) veut dire B2 ; selon certains autres, C1. Mais selon un rapport préparé pour le gouvernement canadien (trouvé sur la même page de Wikipedia), AM veut carrément dire B2 :

Mais pourquoi crois-je que j’aurais dû réussir avec un niveau « Advanced-High » ? Parce que j’ai déjà passé le temps :

Entre Duolingo, Kwiziq, mes films, et ma musique, j’ai passé plus de 800 heures depuis début jusqu’à ce moment. Qu’est-ce que j’ai fait avec tout ce temps, hein ? (Oui, je sais : le con manque 10 heures selon ce tableau.)

J’avoue : j’aurais aimé être la seule personne qui vous connaissez à avoir atteint le niveau C1 en un an. Carrément, c’est parce que je n’ai pas du tout regardé assez de films ! Cuisiné assez de macarons ! Écrit sur assez de départements ! Les amis, j’ai de nouveau mes devoirs !