Avec ce billet, je dépasse un million de mots écrits pour ce blog, tous écrits depuis le 1er novembre 2020. J’étais bien en retard à commencer, mais ce qui me manque en durée, je l’ai remplacé par la quantité, je suppose.
Je serais menteur si je vous disais que je l’ai planifié, mais il s’avère que je me retrouve à Paris pour l’occasion. Encore une fois, l’hôtel Paris Las Vegas plutôt que Paris, Texas ou bien le Paris avec les Galeries Lafayette Haussmann, où j’aurais pu trouver la bonne pâtisserie. Mais on fait ce que l’on peut.

Avant de continuer, les statistiques, jusqu’à hier, 999 374 mots en total. Mais il y a environ 680 mots ici :

Mais comment est-il arrivé que je me retrouve ici exactement aujourd’hui ? Plus tard aujourd’hui, mes parents, La Fille et moi irons tous à un concert de Weird Al Yankovic chez The Venetian, un hôtel que je vous ai montré avant, avec un thème basé sur Annecy. Non, je plaisante, sur Venise. Cependant, il serait beaucoup plus cher de séjourner là qu’à Paris, et les deux sont très proches, l’un de l’autre, alors nous voilà. C’est la première fois où je suis client, alors faisons le tour de choses que je n’ai jamais vues avant.
Pour une chose, voici la chambre :

Il y a de l’art hyper-stéréotypé dans la chambre, avec des expressions familières :

Nous sommes à la 13 étage, mais le nombre commence par 14. Comment ça ? N’oubliez pas que le nombre 13 est considéré malchanceux dans les cultures anglophones, alors il n’apparaît pas dans les casinos, surtout pas dans les ascenseurs.
Quelque chose d’amusant, les panneaux sont bilingues dans lesdits ascenseurs :

Bien sûr, ici la version française suit la convention anglophone : le rez-de-chaussée se dit le « niveau 1 ». Mais quand les panneaux sont bilingues à Las Vegas, la deuxième langue est souvent le chinois, pas le français. Cependant, ce n’est pas partout. Le panneau pour la réception de personnes de marque dit « Le Diamond Check-In », littéralement « L’enregistrement diamant » et la salle juste pour eux dit « La salle des VIP » en bon franglais.


Cependant nous sommes allés ailleurs, chez Caesar’s Palace — le Palais de César — pour le dîner parce que ma mère ne voulait rien essayer dans l’hôtel. Ne me demandez pas pourquoi ; comme tout hôtel à Vegas, il y a au moins une douzaine de restos ici. Néanmoins, nous avons fini par choisir un resto français quand même ; voici la « Brasserie B » par le chef Bobby Flay.

M. Flay est un peu le Cyril Lignac américain ; il occupe une place pareille dans les médias. Si vous reconnaissez son nom, c’est sans doute parce que j’ai cité ses astuces pour griller un steak pour mon dîner val-de-marnais. Alors, voici la carte avec ses prix époustouflants :

J’ai choisi la bavette avec une sauce au poivre, cuite à point, peut-être un plus saignant que ça. J’avais de bonnes raisons pour suivre ses astuces avec le steak ; même si la bavette n’est pas mon steak préféré, c’était excellent.

Pour aller avec, des frites. Excellentes, mais un peu trop salées, comme arrive souvent aux États-Unis, où notre relation avec le sel est ce que vous pensez existe avec la cannelle.

Pensiez-vous que je n’allais pas prendre un dessert ? Vous êtes sur le mauvais blog pour ça ! Mais c’était décevant, un soi-disant « gâteau délice au chocolat », sans ce que j’appellerais du gâteau. C’est une mousse au chocolat sur un croustillant au chocolat, avec un caramel au beurre salé. Des noisettes se trouvent sur l’assiette sans s’impliquer dans la recette. À vrai dire, la mousse était fade et le caramel était de loin la meilleure partie. Peut-être que je revisiterai cette idée moi-même. Je fais une meilleure mousse au chocolat, et j’aime le concept ; c’est la réalisation qui doit s’améliorer.


Ce n’était pas prévu comme fête de mon million de mots. C’est juste, comme je dis dans le livre, un autre « heureux hasard », comme beaucoup des histoires du blog, des choses imprévisibles qui vont pour le mieux contre tout attente. Mais ça le rend le dîner parfait pour l’événement, non ?












