Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

De la géométrie

Cette semaine, Langue de Molière a été reportée d’un jour sans explication à cause de la situation unique. C’est la fin de nos traversées hexagonales, alors c’est le temps pour le truc qui me rend le plus fou de tous les tics verbaux de la langue française :

Pourquoi dit-on l’Hexagone ?

Ce n’est pas en fait une question inutile ou sans sa propre polémique. Mais d’abord, commençons avec ce que je vois en regardant la carte, si on doit mettre un polygone autour du pays :

Image originale : Départements français, Image par Nilstilar, CC BY-SA 4.0

Évidemment, j’ai dessiné ça avec tout mon manque de compétences artistiques habituel (en utilisant Keynote sur mon iPhone), mais vous avez l’idée. ([C’est pas chez Marie-Luce ici. — M. Descarottes]) Il me semble qu’un pentagone convient le plus à la forme en question. Mais, et ce sera important, pas un pentagone régulier — si on va insister sur des côtés et des angles identiques, ça posera d’autres problèmes.

Voici la version proposée sur Wikipédia :

Hexagone, Image par Jberkel modifiant une autre de Régis Freyd, CC BY-SA 4.0

Voilà, c’est un hexagone bien régulier. Mais comme j’ai dit à ma prof d’espagnol quand elle a esquissé la péninsule Ibérique en disant « Voici l’Espagne », « Mais où est donc passé le Portugal ? » (En fait, j’ai dit plutôt « Dónde está Portugal ? », mais laissez tomber.) Ici, c’est la même chose, avec la Bretagne, les Pyrénées-Atlantiques, et une belle tranche de la Provence à la place du Portugal.

Bien sûr, je ne dis pas que le mien réussite à tout capturer non plus. Mais avant de continuer, il faut que j’ajoute que le reste de ce qui suit vient de ma lecture d’un article du magazine Pour La Science, intitulé « Peut-on vraiment appeler la France « l’Hexagone » ? » L’article de Wikipédia le suit plutôt évidemment en plus, mais ne le cite qu’une fois.

Les auteurs commencent en disant qu’ils ont vérifié les réponses d’étrangers qui ne connaissaient pas cet usage :

Or nous avons demandé à des collègues et amis étrangers « innocents » (ceux qui ne savaient pas que la France devrait être un hexagone !) à quoi ressemblait, selon eux, la carte du pays. 

Et quelles étaient les réponses ? 27 % ont dit un pentagone, 8 % un octogone, et la plupart, des formes pas du tout polygonales — une tête de chien, ou un fantôme. Mais selon les auteurs, « personne n’a évoqué d’hexagone, régulier ou non ».

Il s’avère que cette idée a ses racines dans la XIXe siècle, en particulier les années 1880, alors vos arrière-arrière-grands-parents n’ont pas parlé d’une France hexagonale. Les miens pas non plus, mais ça avait probablement plus à voir avec le fait qu’ils étaient tous des agriculteurs pauvres et sans instruction en Russie et en Pologne. Nos auteurs continuent :

Si certains géographes ont préféré un pentagone, comme Théophile-Sébastien Lavallée sous le Second Empire et Emmanuel de Martonne sous la Troisième République, ou un octogone, comme Élisée Reclus à la fin du xixe siècle, l’hexagone semble l’avoir emporté parce qu’il incluait plus explicitement l’Alsace et la Moselle !

Certains ont justifié ce choix en parlant de « six points saillants ». Il est incontestable que six points du plan, choisis plus au moins arbitrairement, forment un hexagone irrégulier, mais cela est peu informatif : si l’on choisissait huit points, la France ressemblerait à un octogone, et plus on choisit de points sur le contour de la France, mieux ils représenteront la France et ils formeront toujours un polygone.

Et ce dernier paragraphe est au cœur du problème, n’est-ce pas ? On peut choisir n’importe quelle combinaison de points de la carte et le nombre de points imposera le choix de polygone.

Pour illustrer l’absurdité, les auteurs ont numérisé une carte Michelin du pays, sur une échelle 1/1 000 000. En tirant les points des bords de la figure résultante, ils ont « obtenu ainsi 5 250 points espacés de 1,2 ± 0,9 kilomètre ». On peut les relier avec de petites lignes, mais personne ne parlera du « cinq-mille-deux-cents-cinquantagone ».

Après des calculs pour trouver le « barycentre », le point qui correspond le mieux au centre de tous les autres, ils ont testé plusieurs polygones pour chercher le polygone qui couvrirait le plus de territoire. C’est une question simple de maths. Et le gagnant ? Si on les suivait, on parlerait désormais des quatre coins du carré.

Cependant, les auteurs sont un physicien, un mathématicien, une infographiste et un bio-infornaticien, et c’est ici où je dirais que le linguistique prend sa place. C’est une question d’usage. Les m’as-tu-vus qui ont prêté attention à l’école vous diront avec suffisance que les tomates et les avocats sont des fruits. Mais personne n’appelle pas la guacamole « salade de fruits ». C’est ainsi dans ce cas — pour autant que je sois d’accord que la France ne me rappelle pas un hexagone, je le dis, car vous le dites.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine afin d’en rire. Mais rire de quoi ? Vous verrez.

Je découvre le Val-d’Oise

On continue maintenant le Tour avec le 95, le Val-d’Oise. C’est le département le dix-septième plus peuplé et les habitants se nomment valdoisiens. C’est notre huitième et dernier séjour en Île-de-France, notre 94e et dernier séjour dans l’Hexagone et notre 96e et dernier séjour en France métropolitaine.

Si vous ne savez pas combien de larmes j’ai aux yeux en écrivant ça, ou pensez que je suis moins que sérieux, bienvenue au blog pour la première fois.

On va visiter ce département de ma façon — c’est-à-dire qu’il faut commencer à l’aéroport Charles de Gaulle, car c’est en partie dans le Val-d’Oise (et la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis en plus !), avec une adresse officielle à Roissy-en-France. (À ne pas confondre avec Roissy-en-Espagne, quoi ?) D’ici, on commence avec une visite inhabituelle, le « village fantôme » de Goussainville – Vieux Pays, vidé pendant les années 1970 à cause des bruits du nouvel aéroport — mais qui subsiste car il y a une église classée monument historique au centre ! Au nord, on visite l’Abbaye de Royaumont (2 étoiles Michelin), fondée par Saint-Louis lui-même, pour son architecture gothique du XIIIe siècle, dont l’ancien cloître des moines et sa bibliothèque de plus de 23 000 livres. Puis à Villiers-le-Bel, on visite le Château d’Écouen (2 étoiles), ancien château du duc Anne de Montmorency — oui, un homme malgré le prénom — qui abrite de nos jour le seul musée national consacré à la Renaissance, son époque. Quelques km à l’ouest, on arrête au lac d’Enghien-les-Bains (1 étoile), centre d’une commune renommée pour ses eaux sulfurées. J’étais rendu perplexe par ce nom plutôt nordiste, même belge — il s’avère que c’est en fait nommé pour une ville en Belgique.

On continue un peu au nord, à L’Isle-Adam, avec des plages le long de l’Oise qui attiraient anciennement de tels artistes que Fragonard et Balzac — les cabines datent au XIXe siècle. Très proche, il y a le joyau du Val-d’Oise, Auvers-sur-Oise, avec de nombreux sites à visiter liés à l’art français du XIXe siècle. On y commence devant les tombes de Vincent et Théo Van Gogh, décédés à Auvers tous les deux. La Maison-Atelier de Daubigny (1 étoile), érigée en 1860 par Charles-François Daubigny, a des murs recouverts de reproductions d’œuvres par de tels artistes que Camille Corot et Honoré Daunier, qui les ont peintes à l’époque pour décorer l’atelier (les originales sont dispersées parmi plusieurs musées autour du monde). Le Château d’Auvers, construit par un homme d’affaires italien au XVIIe siècle, apparaît dans plusieurs tableaux de Van Gogh, et abrite un « nymphée », une grotte qui rappelle les lieux de culte de l’Antiquité grecque (on en a croisé un autre en Essonne).

Le Val-d’Oise cache la fin parfaite de nos balades hexagonales — quatre sites qui font un mélange du patrimoine et de la modernité, de l’Église et l’État, qui capture toute dans mon imagination dès le départ. Notre prochain arrêt est la ville de Cergy-Pontoise. Là, on visite l’une des attractions les plus atypiques de France, l’Axe majeur (1 étoile). Construit pendant les années 1980, il s’agit d’une promenade de 3 km qui relie 12 œuvres d’art public — dont une pyramide dans un lac et une tour de 36 mètres d’où on est censé être capable d’apercevoir La Défense. La cathédrale Saint-Maclou (1 étoile) date du XIIe siècle, ne suit pas son plan original cruciforme, et vaut la visite autant pour son mélange de styles que son orgue et vitraux Renaissance. À Chaussy, le Domaine de Villarceaux (1 étoile) nous attend, avec ses deux châteaux et 7 jardins (labellisés remarquables) et pièces d’eau. Notre final arrêt n’importe où dans l’Hexagone est le Château de La Roche-Guyon (1 étoile), site d’une aventure de Blake et Mortimer, un manoir imposant sous un donjon en haut d’une colline. Avec un potager ainsi qu’un jardin à l’anglais conçu par la fille du duc de La Rochefoucauld, dans un lieu qui abrite toujours une casemate de Rommel, tout en vue de la Seine, on finit bel et bien au cœur de ma France.

Qui sont les personnages les plus connus du Val-d’Oise ? Lauréate du Prix Nobel de littérature Annie Ernaux vit à Cergy depuis les années 1970. Économiste Dominique Strauss-Kahn a été maire de Sarcelles. L’artiste cubiste Georges Braque est né à Argenteuil, ainsi que le guitariste René-Paul Roux, dit Paul Personne. Argenteuil a été aussi la maison de Claude Monet pendant 7 ans, L’écrivain public et alchimiste présumé Nicolas Flamel est né à Pontoise. Savinien de Cyrano de Bergerac, connu pour sa nez de taille exceptionnelle, est mort à Sannois. Louis Daguerre, inventeur du daguerréotype, est né à Cormeilles-en-Parisis, où le chanteur Michel Delpech a grandi. Jean Bruce, auteur d’OSS 117, est mort dans un accident de voiture à Épinay-Champlâtreux.

Que manger dans le Val-d’Oise ? On est dans la région dite le Parisis ou Pays de France, qui se vante de plusieurs produits locaux — l’asperge d’Argenteuil, la pêche de Montreuil et la poire de Groslay. En plats principaux, on trouve une pâtisserie salée, la talmouse — de la pâte feuilletée fourrée d’emmental et de sauce béchamel. En dessert, il y a les macarons du Vexin, proposés par le parc naturel de la région, avec une garniture de miel local et chocolat noir et au lait. Pour boire, il y a une toute petite production de vin pinot noir et chardonnay à Argenteuil,

Mais on n’est pas encore fini ! Demain, une Langue de Molière spéciale, puis l’Outre-mer attend.

Mon dîner val-de-marnais

Certains dîners du blog sont des hommages à des restaurants qui sont célèbres ou qui m’ont marqués d’une façon ou autre. Je pense à The Belgian Lion et le Calvados, Paul Bocuse et le Rhône, les kiosques de l’Estaque aux Bouches-du-Rhône, et les friteries pas-de-calaisiennes. C’est dans cet esprit que je vous présente mon hommage aux guinguettes du Val-de-Marne, et surtout Chez Gégène, Voici la pièce de bœuf sauce Roquefort et la tarte aux fraises.

Je dois cette idée à Agathe, qui l’a mentionnée dans les commentaires. Voilà, c’est exactement comment j’espérais que ce blog marcherait, avec des idées venant des lecteurs. Allons préparer notre dîner !

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Saison 3, Épisode 25 — L’épisode du VDM

D’abord, un grand merci pour août. Je vous ai dit en avril qu’une erreur chez Google avait produit des centaines de fausses vues. Alors je considère que c’est le vrai record. C’est certainement le record de commentaires. Je les apprécie presque tous — non, pas les vôtres, M. Marabout Puissant, mais le reste.

Avez-vous remarqué que Val-de-Marne partage ses initiales avec l’un de mes sites web préférés ? D’où notre titre.

Samedi soir, j’étais à un événement de l’OCA pour une soirée de jeux de plateaux. (J’ai l’impression qu’il faudrait dire « jeux de société », mais c’est ce qui est dans le bulletin, et qui est son éditeur pour le contredire ?) Naturellement, je leur ai apporté mon dessert val-de-marnais — tout ce dîner apparaîtra ici demain. J’ai une histoire drôle sur le sujet :

On était dans la cuisine de nos hôtes, et après des mots gentils, on a dit « Quand je réponds aux événements, maintenant je vérifie si Justin est sur la liste d’invités ». Un autre a ajouté « Ouais, quel est ton prochain événement, Justin ? » Ce sera probablement la prochaine soirée tarot, fin septembre. Mais je ne le crois pas — on veut savoir où je serai ?!? Ce n’est pas comme si j’étais Weird Al !

Ça fait chaud et mal au cœur en même temps. Il m’a fallu 47 ans pour trouver du monde qui veulent manger ce que je fais. Mais pas chez moi.

Pourtant, il y aura peut-être une bonne nouvelle même là. Est-ce que vous avez la même superstition que nous, que mentionner une chose risque de le gâcher ? J’espère que non, mais vous me le direz. J’ai un événement en français à LA plus tard ce mois, et on vient de me dire que l’on pourra faire du covoiturage. Presque rien ne me plairait plus. C’est très difficile d’établir des liens avec ces expatriés.

Je ne veux pas contaminer mon article à venir avec ça, mais j’ai posté ces photos sur Instagram avant de préparer mon dessert de samedi :

Ces panneaux sont à côté, l’un de l’autre, dans mon pas super-marché. 1,99 $ pour 1 livre de fraises, 7,49 $ pour 2 livres. J’en avais besoin de 3 livres. Je suis dé-goû-té par ce comportement. (Évidemment, j’ai acheté 3 boîtes de 1 livre chacune.) Comprenez-vous maintenant pourquoi j’ai adopté cette expression d’Agathe avec tant d’enthousiasme ?

Je me suis lancé dans mes recherches pour l’Outre-mer ce week-end. J’ai trouvé quelque chose pour la Guyane qui dépasse les bornes de mon sens de l’aventure :

Source

Mais je vous promets, vous allez adorer mon dîner martiniquais. Non, je n’avais pas l’habitude de planifier l’Hexagone à l’avance comme ça, mais pour ma santé mentale, le Tour doit se terminer d’ici fin octobre.

Voici quelque chose pour faire rire tout le monde sauf mon amie Françoise. J’imagine qu’elle est bel et bien épuisée par les références à cette pub. Je vous jure, je l’ai découverte hier.

Notre blague traite des génies. Les Bonnes Nouvelles viennent d’un zoo en Charente-Maritime. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Matignon, Silicon Valley, et Jurons.

Sur le blog, il y a aussi La magie de Sandrine Mallick, sur une chanteuse de laquelle je suis très enthousiaste, L’exposition Baccarat, sur l’exposition de cette marque à South Coast Plaza, et C’est le 1er, version septembre 2024, ma revue mensuelle de mes blogs préférés.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur AppleGoogle PlayAmazonSpotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis laissés sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est le 1er, version septembre 2024

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

J’ai un tas de nouveautés pour vous cette fois ! J’ai d’autres nouvelles, mais vu que demain est la balado, je les garderai.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things continue sur Instagram avec une exploration du Capitole d’Utah et une réserve d’amérindiens. Les Dédexpressions a trouvé le bon cadre pour son art.

À encourager :

Rien de nouveau chez L’heure de lire, Une Brève Histoire d’Art, Et si Facebook disparaissait?, Un déjeuner en Provence, Bonheur des yeux et du palais, Carnets d’une plume, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Bessie’s Bazaar, Planète Vegas, Grain de Sable, Bonheurs culinaires, Les souris de Paris, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

L’exposition Baccarat

J’étais à South Coast Plaza pour mon dîner hebdomadaire chez Quattro Caffe, où ils attendent que j’amène un rencard depuis 14 ans déjà. C’est donc pas intéressant en soi. (Pourquoi cette fidélité ? Avez-vous essayé d’aller dans un resto seul aux États-Unis ? Les serveurs préféreraient servir Hitler et Eva Braun en couple qu’un célibataire tout seul. Car le couple laissera probablement un plus grand pourboire. Quand on découvre un resto où on est le bienvenu, on ne le quitte pas.) On peut manger très sain, là :

Dans l’atrium du centre commercial, Baccarat s’est installé pour une petite exposition. Voici ce que j’ai vu en entrant par le premier étage :

On entre à droite, et il y a trois chambres. La première, en forme de la lettre « L », montre certains de leurs produits les meilleurs connus. En arrière, il y a une chambre avec des projecteurs, qui montre un court-métrage (environ 5 minutes) sur les ateliers de Baccarat. Finalement, la chambre toute à gauche contient de nouveaux produits disponibles uniquement à South Coast Plaza en ce moment, même pas en France. Mais c’est selon une vendeuse, alors qui sait vraiment ?

On entre et voit ce lustre, dit « chandelier » en anglais. Je connais une langue qui pourrait utiliser un tel mot :

Puis on passe à la grande partie de cette chambre en forme de « L ». Là, on trouve le plus vieux produit de Baccarat, les verres « Harcourt », fabriqués depuis 1841 :

J’aurais pu vous dire ça, mais pas la date. Dans une autre vie, j’étais grand fan de Baccarat. On en parlera en bas. Connaissez-vous les papillons ? C’est difficile de les prendre en photo :

Il y a l’un de ces papillons chez nous, dans la chambre de La Fille, depuis 2012. Le même que celui-ci (mais le prix était la moitié à l’époque !) :

Je ne savais pas avant que la couleur était le résultat d’être peint. Je croyais que le verre a dû être teint avant d’être soufflé. J’ai appris ça du film.

Je voulais anciennement de tels verres pour servir le dîner aux invités, mais personne ne m’a dit que je n’allais jamais avoir des invités :

Ce vase est trop grand pour moi :

Honnêtement, je ne sais même pas à quoi sert ce serviteur. Des bonbons ? Des petits fours ?

Il y a un autre lustre, plus petit :

Mais ce que j’aime le plus chez Baccarat, c’est les vases dits « Eye ». Ils en ont montré un rectangulaire, mais je préfère les ovales

Alors, les produits nouveaux. D’abord, un panneau qui présente la nouvelle collection :

Le panneau mentionne que cette collection, « New Antique », est fabriquée par une équipe qui comprend 13 Meilleurs Ouvriers de France. Je le crois. Presque rien de cette collection se montre sur leur site web, et il n’y avait aucun panneau pour les décrire en détail.

D’habitude, j’aime terminer mes billets sur une note positive, mais mon anecdote personnelle de Baccarat est horrible. Je vais quand même la partager. C’est quoi, ça ?

Et si je vous disais que ce sac et sa boîte non ouverte sont dans ma chambre ? Est-ce que je les ai achetés aujourd’hui ? Récemment ? NOPE.

En 2012, le magasin de Baccarat ici a mis certaines choses en promotion, dont le vase Eye ovale que j’aime tant. Je me suis dit, « Vous l’aimez, et le prix est bon (une réduction de 20 % !), mais quel homme décore sa maison comme ça ? Allez, vous l’achèterez, puis vous le garderez en tant que cadeau pour votre prochaine femme. »

Et c’est comme ça qu’il y a une boîte non ouverte de chez Baccarat dans ma chambre depuis 12 ans.

La magie de Sandrine Mallick

Je vous ai dit avant que depuis des mois, je mets de la musique dans tous mes posts sur Instagram, car personne ne les voit autrement. Mais j’essaie quand même d’utiliser uniquement de la musique française et en plus, liée à ce que je fais. C’est comment j’ai découvert Nicolas Moro — je cherchais les noms de villes en Vienne jusqu’à ce que j’aie trouvé quelque chose d’intéressant. Cette fois, nous sommes ici pour parler de l’artiste que j’ai découverte pour Seine-Saint-Denis, Sandrine Mallick. Voici le post, avec un extrait de la chanson dont je suis obsédé depuis une semaine, « Swing à La Villette » (il faut le voir sur Instagram pour écouter le clip) :

Vous êtes chanceux car j’ai passé toute la semaine jusqu’à hier en l’écoutant sur son site web, où il y a un lecteur avec quelques extraits :

Mais je viens de découvrir qu’elle est disponible sur VousTube :

Peu importe ; quand je veux qu’un morceau soit dans ma médiathèque, j’achète le disque afin que je puisse l’avoir à sa plus haute résolution. Il est arrivé hier aprèm :

En attendant, j’ai écouté rien que Swing à La Villette, dont toutes les 3 minutes dans ma voiture pendant l’aller-retour à San Diego le week-end dernier. Il n’y a aucun doute que je l’ai écouté plus de 100 fois à ce point. On va y revenir, mais d’abord qu’est-ce que c’est que cet album ?

Il s’agit d’un de seulement 2 albums sortis par Mme Mallick, celui-ci étant du jazz manouche. Au-delà la dernière piste, une reprise de Léo Ferré, elle a écrit toutes les paroles, et la musique est par l’accordéoniste Ludovic Beier. Publié par la maison de disques Frémeaux et Associés, les stocks sont épuisés, mais il reste disponible en version numérique, et il y a toujours des exemplaires chez la FNAC.

J’ai maintenant écouté tout l’album et je l’adore. Sandrine Mallick a la voix d’un ange. C’est vrai que je suis accro à vous tous, mais vous n’êtes pas tous égaux à cet égard non plus — j’ai mes préférés. Écoutez « Job alimentaire » — toujours cette élocution parfaite et un sens de l’humour en plus :

Un morceau de plus ? « Intermititte aiguë » est bien dans la tradition du jazz où le chanteur dit des choses en aparté au fur et à mesure de la progression de la chanson :

Je recommande tout cet album sans la moindre hésitation. Mais maintenant, vous allez m’aider avec quelque chose. Il n’y a aucune parole disponible nulle part, et bien que je puisse comprendre la grande majorité de « Swing à La Villette », il me reste quelques lacunes. Vous allez remplacer les points d’interrogation pour moi. J’ai écrit ce que j’entends, avec le temps des choses que j’ai ratées entre parenthèses. Où les ? sont entre parenthèse, je ne suis pas sûr que la phrase soit correct, mais j’ai quelque chose pour chaque mot :

J’avoue que ça ne va pas

J’ai des éclats de mascara

Autour des yeux et puis des blues

Plein les ??? (0:18-20)

J’ai tenté les cours de yoga

L’ayurveda ne ne m’aide pas

Toujours je me ? partout (0:26-27)

Je crois que j’ai les mers à bu (?) (0:29)

Je suis trop stressée beaucoup trop flippée

Je suis vraiment trop beaucoup trop parée

Je veux profiter de ce bel été

Pour me lâcher, m’abandonner

À mes envies devant (?) de minuit (0:42)

À La Villette que c’est beau la vie

C’est la fête, on est entr’amis

Une dînette en plein Paris

Je n’en peux plus d’être gênée

Par le planning et le boulet

Je veux te voir et te parler

En live en illimité 

Quitter les murs de mon quartier

Partager ton intimité

Mais ??? se cacher (1:07-1:08)

Tu es toujours un petit peu trop pressé

Je ne suis pas sûr non plus du refrain — est-ce « C’est la fête », comme j’ai écrit, ou « C’est le fait » ? Tout se répète plusieurs fois après ça,

En écrivant ce billet, je crois que je comprends finalement pourquoi je suis tombé si amoureux de cette chanson. Je tuerais pour que l’on me parle comme ça, et le voilà, en boucle. Sandrine Mallick est très convaincante !

La rentrée de la rentrée

Aux États-Unis, on a une tradition dite « Back to School Night », la Nuit de la Rentrée, où les parents visitent les écoles afin de rencontrer les profs. On dirait que c’est la rentrée au milieu de la rentrée. Parfois les élèves y assistent aussi, parfois pas. Avec presque 3 000 élèves au lycée de La Fille, les élèves n’étaient pas les bienvenus, afin d’avoir assez de places. Alors j’ai eu un échange de SMS avec La Fille que je dois partager :

Demain sera son 10e jour dans sa 1ère classe de français. Vous savez tous qu’elle n’a pas appris ça au lycée. Ni de Duolingo non plus. En revanche, vous savez en plus ce qu’elle a déjà fait pour ce blog. C’est juste notre façon de se taquiner.

Naturellement, je sais que ce dont vous avez envie, c’est de savoir comment est son cours de français. D’abord, le bâtiment, consacré entièrement aux classes de français, d’espagnol et de chinois :

Voici des photos de la salle de classe, sans infos personnelles visibles :

On peut cliquer sur ces trois photos pour les agrandir. Dans la photo à droite, vous remarquerez quelque chose que j’adore — les poches avec les nombres se trouvent dans toutes les salles de classe du lycée. Les élèves doivent y déposer leurs portables pendant les cours. Sinon, les expressions que l’on trouve sur les panneaux autour de la salle sont toutes plutôt basiques. Malgré ça, la prof nous a montré comment elle fait pour leur apprendre le français — elle parle presque complètement en français mais fait des gestes vers des diapositives afin d’indiquer quels sont les bons mots en anglais. Pour ce qu’il vaut, elle est d’origine niçoise.

Honnêtement, elle va beaucoup plus apprendre en parlant avec moi à la maison. Que dire quand elle a déjà vu Rabbi Jacob, La Grande Vadrouille et La Folie des grandeurs avant sa toute première classe ? J’aimerais lui montrer des films de Belmondo, mais aucun de ces disques-là n’ont des sous-titres en anglais.

C’est ici où je vous mentionne que mon premier prof d’espagnol s’appelait Señor Félix Speer, et qu’il venait d’Argentine. Et si vous pensez que je n’avais pas de questions sur l’arrivée de sa famille dans ce pays, bienvenue au blog pour la première fois. Mais même si j’avais raison, il n’avait certainement rien à voir avec la Seconde Guerre mondiale lui-même.

J’aimerais juste vous montrer une autre chose, qui m’a un peu déçu, même si la faute est au gouvernement à Sacramento et non pas le lycée. Voici les conditions pour avoir son diplôme :

Haute résolution en cliquant

Ça dit en premier qu’il faut suivre 3 ans d’histoire, mais ce sont : histoire mondiale, histoire américaine, et gouvernement/économie. Ça commencera au début de la 2e, alors, il n’y aura pas de cours d’histoire européenne comme celle de ma 2e. Je n’aime pas ça. En 2021, je vous ai parlé du fait que mon amour de Jeanne d’Arc a commencé à la maternelle, et je lisais sur certains rois à la même époque, mais ce n’était qu’au lycée où j’ai appris les noms Rochefoucauld et Montesquieu, et tout ce que je sais de la Révolution. Et ça valait beaucoup plus qu’apprendre à prier aux dieux Aztèques (lien en anglais). Vous pensez que je plaisante, mais c’était seulement en 2022 que l’État de Californie a dû retirer ça des lycées face à un procès lancé par des parents furieux.

Seulement deux ans d’une langue sont nécessaires maintenant — c’en était 3 à mon époque. 2 ans de maths et 3 ans de sciences suffisent maintenant — j’ai dû passer au moins 3 ans en cours de maths. Au moins il faut toujours 4 ans d’anglais — comme si ça servait toujours à quelque chose dans ce pays de « Is that OK? » et tous les autres assauts contre la langue de Shakespeare.

Il faut que je m’arrête — on a 4 ans du lycée devant nous, et La Fille serait déçue si je me faisais une crise cardiaque tout au début !

Sacré Adobe

Langue de Molière est reportée afin de me plaindre. Ne vous inquiètez pas, je n’allais pas poster le billet raté de la semaine dernière, car ça attend toujours des recherches. Mais je viens de découvrir quelque chose d’énervant chez mes logiciels hier, en particulier ceux que j’utilise pour publier le bulletin de l’OCA.

D’abord, je dois vous dire que j’ai beaucoup hérité d’Y, la lettre que je vais utiliser pour le nom de mon prédécesseur. Elle est une artiste talentueuse, bien que ce ne soit pas son métier, et elle est responsable pour le dessin actuel du bulletin. Cependant, elle travaillait avec le site Canva pour tout publier, et celui-lá a des points forts, et…des moins forts…par rapport a un logiciel tel que Micro$oft Word ou Adob€ InDesign. Oh, est-ce que j’ai donné mon avis sur ces deux entreprises ? Je m’en fichier.

Alors, Canva. Si on est un utilisateur payant, on peut utiliser une médiathèque sans pareil pour décorer vos publications, ce qu’Y faisait. Sinon, il faut supprimer TOUTE ressource payante afin de télécharger le produit final. J’ai passé une belle vingtaine d’heures en avril pour reconstruire ou remplacer tous les graphiques payants, un sacré travail que je n’ai eu à faire qu’une fois. Désormais, mes ressources gratuites, fabriquées à la main, garantissent une publication qui vaut chaque centime payé. Non, en fait, j’ai largement fait des travaux de qualité, car je n’hesitais pas à utiliser mes photos prises pendant des séjours en France.

Mais il y a une chose de laquelle je suis le plus fier. Vous demandiez-vous pourquoi je craignais qu’ils n’acceptent pas un américain pour le rôle ? Le bulletin n’est pas seulement un calendrier d’événements, mais une publication de communications officielles du gouvernement français, en particulier du consulat à Los Angeles. Je crois que je peux vous montrer la bannière que j’ai fabriquée pour une de ces pages :

Ceci est un fichier .jpg de taille 1200 pixels par 120 pixels. C’était originalement un fichier .png, qui serait mieux si on doit changer de taille, mais vous ne voyez rien de mauvais ici. Les couleurs sont exactes, car j’ai tiré les bonnes infos du site officiel du gouvernement français. L’ancien graphique était une photo avec l’ancien bleu des années Avant-Macron, alors pas plus correct, mais pas la faute d’Y. Cette photo-là était payante, mais tant qu’un autre président ne s’implique pas dans l’affaire, ce travail est terminé à jamais.

Sauf que. Vous saviez qu’il allait y avoir un « sauf que ».

J’ai tout fait avec Canva sur un ordinateur Windows. Canva s’imagine suffisant pour préparer de vraies publications de haute qualité pour imprimer, alors toute image dans les fichiers PDF rendus par le site sont en résolution originale. Même avec des .jpgs partout, le fichier produit avec toutes nos ressources fait environ 23 MB, beaucoup trop pour envoyer par courriel. Mais pas de soucis, je dois juste réduire la taille avec Adobe Acrobat, n’est-ce pas ?

Voici la version avant compression :

Sur Windows, rien ne change après compression. Mais qu’est-ce qui arrive quand on ouvre le même fichier sur un produit Apple Pomme ?

Mais où est donc passé mon beau drapeau ?!? (Avez-vous remarqué l’influence d’un certain film sur moi ?)

Il s’avère que le problème n’a rien à voir avec mon drapeau lui-même, ni le choix de .png ou .jpg (ce que je croyais au début était le problème). J’ai une version d’Acrobat Standard très vieille sur mon ordinateur. Acrobat X, pour être précis, sorti en 2010. C’est un peu un miracle que le logiciel marche toujours sur Windows 11. En quelque sort, c’est le seul graphique que j’ai fabrique qui disparaît quand le fichier est compressé.

Je me suis dit, « Ben, pas de problème, cherchez un autre logiciel pour faire la tâche. » Et quand j’ai recherché « réduire la taille d’un fichier PDF », qu’est-ce que j’ai trouvé ? Une page sur Adobe.com qui l’a proposé en tant que service gratuit. Je devais juste me connecter — pas de problème encore, je suis déjà utilisateur de leurs produits. Mais après 3 fois, le service arrête de marcher — à moins que je m’abonne pour un frais de 155 $ par année, ou 22 $ le mois. Il n’y a plus d’option de payer une copie du logiciel pour installer sur son propre ordinateur — sauf pour Adobe Acrobat 2020.

Et ça coûte combien ? Croiriez-vous 520 $ ? Ne me croyez pas sur parole, c’est la vérité ! Désolé, mais je ne vais jamais payer ça. Tout PDF que je fais avec mes autres logiciels ne me coûte rien ; mon seul besoin ici est réduire la taille des fichiers, pas toutes les autres fonctions. Et c’est pour un but non-lucratif en plus !

Il y a d’autres sites qui font l’affaire en ligne, et j’en ai utilisé un (lien en français) pour règler le problème cette fois. Mais je ne connais pas ces gens, et j’aimerais garder la confidentialité au maximum, en tout faisant chez moi. Je sais que du point de vue d’Adobe, je les ai trichés en quelque sorte, car j’ai utilisé mon logiciel beaucoup plus longtemps que prévu. En revanche, je n’avais absolument aucun besoin de toute autre fonction sauf pour scanner — et le logiciel ne marche plus avec mon nouveau imprimante — et réduire les tailles de ces fichiers. Je trouve ce prix franchement pirate.

(Photo de couverture utilise Cercle rouge par Emoji One, CC BY-SA 4.0.)

Je découvre le Val-de-Marne

On continue maintenant le Tour avec le 94, le Val-de-Marne. C’est le département le douzième plus peuplé et les habitants s’appellent val-de-marnais. C’est notre septième séjour en Île-de-France.

Je ne suis jamais allé dans le Val-de-Marne. Mais j’étais si, si proche mon tout premier jour en France. Après avoir déposé mes bagages à l’hôtel, à 2 km de l’Île-de-la-Cité, je suis allé à la Cinémathèque française pour le dernier jour de l’exposition sur Louis de Funès (MERCI, Bernard !). J’ai dû passer par le Ministère des Finances pour y aller, et je vous rassure, j’ai salué le bâtiment de la main pour dire bonjour à la star du Canard enchaîné, Bruno Le Maire. Si on m’avait dit qu’avec 2 km de plus, j’aurais pu ajouter un autre département à ma liste de visites, j’aurais continué.

On va donc reprendre ma visite ratée et entrer le département à Charenton-le-Pont. Il n’y a rien pour nous là, mais on continue un peu à l’est pour arriver dans le Bois de Vincennes, un parc de presque 1 000 hectares. (Les adresses là-dedans sont pourtant dans le 75, ce qui me rend perplexe. Le Val-de-Marne le revendique quand même.) Dans le bois, on peut explorer le Parc Floral de Paris, avec son Jardin des Papillons et Maison Paris Nature, où il y a des animations et une collections d’autres insectes. On passe aussi par le Parc zoologique de Paris, avec plus de 3 000 animaux dans 5 « biozones ».

À côté du bois, on trouve aussi le Musée Fragonard de l’École nationale vétérinaire. Ce Fragonard, cousin du peintre, a collectionné tout un « cabinet de curiosités » anatomiques. Puis on traverse le bois pour arriver au Château de Vincennes (2 étoiles Michelin). Manoir des Capet depuis le XIIe siècle, le château actuel a été érigé sous Louis IX, et la résidence royale jusqu’au moment où Louis XIV l’a quitté pour Versailles. On y trouve un donjon impressionnant, une chapelle gothique avec des vitraux du XVIe siècle, et une chambre de roi érigée pour Charles V.

À 8 km à l’est, on trouve le Musée de Résistance nationale de Champigny-sur-Marne. Là, il y a une collection de 800 journaux clandestins de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’une collection d’objets divers : pistolets, machines à écrire, etc. Puis on croise la Marne pour visiter le Musée de Nogent-sur-Marne, consacré à l’art et l’histoire liés aux bords de la Marne — dès tableaux de la rivière, des cartes postales, et ainsi de suite. Notre prochain arrêt est le Château de Grosbois, château du XVIe siècle qui abrite une collection de tableaux de batailles napoléoniennes, grâce à son ancien propriétaire, le Maréchal Berthier. Le point le plus au sud-est de notre séjour est la Closerie Falbala à Périgny-sur-Yerres. Cette œuvre artistique de Jean Dubuffet est une sculpture géante en forme d’un jardin clos de murs.

On tourne vers l’ouest, à Vitry-sur-Seine. Là, on trouve l’Exploradôme, un musée de science dont leur site se vante de « pas de parcours imposé » (est-ce vraiment en France ?) pour explorer ses expositions sur l’énergie, le climat, et les illusions. Très proche, il y a aussi « MAC VAL », le Musée d’Art Contemporain (1 étoile), avec une collection qui se concentre seulement sur des artistes français. Au-delà d’Agnès Varda, je ne reconnais pas les noms du musée, mais il me semble de haute qualité par rapport aux autres musées contemporains. Notre dernier arrêt est la Roseraie du Val-de-Marne (1 étoile) à L’Haÿ-les-Roses, jardin départemental qui abrite plus de 3 000 espèces et variétés de roses.

Qui sont les personnages les plus connus du Val-de-Marne ? Alice Guy, première femme à devenir réalisatrice, est née à Saint-Mandé. Héros du blog et journaliste Jean-François Revel est décédé au Kremlin-Bicêtre. La chanteuse Annie Chancel, dite Sheila, est née à Créteil, où écrivain André Malraux et chanteur Charles Trenet sont morts. Terreur des élèves et instituteur, Édouard Bled, est né à Saint-Maur-des-Fossés, ainsi que chanteuse Vanessa Paradis et compositrice Germaine Tailleferre (j’ai joué une de ses compositions à la fac, mais ne me souviens plus de laquelle). Marion Barbeau, première danseuse du ballet de l’Opéra de Paris, et star du film En Corps, est née à Nogent-sur-Marne. Mata Hari, célèbre danseuse et espionne, a été fusillée à Vincennes. Héros du blog et guitariste des Rita Mitsouko, Fred Chichin, est décédé à Villejuif (j’ai visité son tombeau). Sandrine Rousseau, femme politique, est née à Maisons-Alfort.

Que manger dans le Val-de-Marne ? La seule spécialité régionale sur Keldelice est la belle de Fontenay, un genre de pomme de terre. Pourtant, on est sur la terre du plus grand marché de produits agricoles au monde, Rungis. Nous ne pouvons pas y visiter, car il faut être professionnel dans le monde de la nourriture, mais si on peut l’imaginer, on l’y trouvera. En plus, Val-de-Marne Tourisme propose une liste de producteurs locaux : du miel, des fruits et légumes, même du pain bio. Cependant, il m’est clair qu’encore une fois, notre dîner sera un hommage aux restos du département. Pour boire, il y a plusieurs brasseries, dont Brasserie 925, Deck & Donohue et L’Alfortvillaise, ainsi que le seul producteur de saké en Île-de-France, Wakaze.