La balado est reportée d’un jour cette semaine pour des raisons qui seront bien évidentes. Dimanche soir, j’ai eu enfin des invités pour la première fois en 10 ans, et il s’agissait de 4 personnes pour qui je ferais tout. On parle de deux couples qui m’ont accueilli trop de temps pour compter chez eux pendant les 3 dernières années, pour des événements de l’OCA, et ça fait longtemps dont je veux rendre la faveur.
Je n’ai jamais publié des photos de ma chambre, ni dans le vieil appartement ni dans l’actuel, et c’est peu probable que ça change. Disons que le salon était parfait, la cuisine acceptable vu le niveau de travail, et ma chambre, mi-Mogadiscio, mi-Porte de la Chapelle. Bon, pas de Colline du Crack, mais il reste beaucoup de cartons pas rangés. Si j’avais 20 mètres carrés de plus, il n’y aurait pas de problème, mais ce n’est pas l’appartement que je loue. Plus tard cette semaine, vous aurez le tour du salon et de la cuisine — je suis sincèrement fier de ce que j’ai fait dans ces pièces.
On penserait que j’aurais plein de photos des plats, mais en fait, non. Il y a deux raisons pour ça : 1) vous avez déjà vu des exemples de tous sur ce blog, et 2) plus l’heure s’approche, moins je veux faire des pauses pour prendre des photos ! Cependant, il y avait quand même une nouveauté, et vous aurez la recette plus tard cette semaine.
Alors, la carte. Pour commencer, l’apéro : un mélange de fruits secs, du fromage brie, deux genres de fromage de chèvre local, mes biscuits salés préférés au monde entier (les Raincoast Crisps canadiens, aux raisins secs, romarin, et noix de pécan), et… et… des baguettes 100% maison.

La baguette est presque invisible dans cette photo. Ayez une autre avec les trois :

Je vous dirai deux choses sur ces baguettes : 1) elles exigeaient une sacrée quantité de travail, et 2) je ne dois pas d’excuses à Moulin. On pet trouver mieux partout en France. Mais pas ici.
Après ça, les trois plats étaient la soupe VGE de mon dîner rhodanien, le thon à la basquaise de mon dîner basco-béarnais et la bûche « Truffe framboise » du dernier Noël. Chacun est un boulot en soi, mais je voulais que ces amis comprennent exactement ce qu’ils signifient pour moi.
Voici les soupes VGE juste avant d’être dorées et enfournées :

Je regrette mon choix de viande — la première fois, je croyais que paleron voulait dire filet. Cette fois, j’ai acheté le bon paleron. À mon avis, c’était un peu trop dur. Mais la pâte ? Je sais ce que fais là. Et c’était fait hier matin afin de ne pas avoir le goût du congélateur. (S’ils avaient ouvert mon congélateur, ils n’auraient rien trouvé — je l’utilise très peu.)
Voici la bûche avant d’y mettre la ganache au chocolat. C’est amélioré car je me souviens de toutes les choses que je changerais après avoir essayé une recette pour la première fois. Il n’y a que deux feuilles de gélatine au lieu des trois de Noël ; pourtant, avec plus de temps au congélateur la veille du dîner, c’était aussi stable qu’avant.

J’ai dû acheter deux bouteilles d’alcool : du vermouth pour la soupe, et du vin blanc pour faire cuire le thon :

Le vermouth est de la marque Dolin, un produit de Chambéry. J’ai dû l’acheter en souvenir de mon amie regrettée, Pascale. Le vin est un pinard californien bas de gamme, Clos du Bois. Pourquoi ai-je acheté cette bouteille ? Parce que je n’allais pas utiliser que la moitié, alors elle avait l’atout le plus important : un bouchon à vis. Sérieusement, c’est tout.
Mais j’avais déjà la bouteille la plus importante sous la main :

C’était un cadeau de mon amie rouennaise quand je lui ai rendu visite en 2023. Je la garde depuis ce temps-là, en attendant une opportunité de la partager avec des Français. Je ne peux pas boire autant tout seul, et il m’était important de la garder pour des gens comme elle, de vrais amis.
Mais je dois vous dire : je ne m’attendais pas à ce qu’ils restent jusqu’à minuit quand on est déjà dimanche. Je leur avais dit que je n’ai pas l’habitude de me coucher tôt (comme vous le savez tous), mais lundi n’est pas un jour férié ici. Ce que je ne savais pas, c’était que l’un des deux couples, qui m’accueille déjà pour les soirées de jeux de plateaux, apporterait plusieurs jeux de cartes. On a joué pendant deux heures et demi après le dessert.
J’ai toujours des larmes aux yeux. Je veux tellement faire ce dîner depuis des années. Et c’est enfin arrivé. Mais vous avez vu le niveau d’effort. Ai-je raison quand je dis : c’est bon de me connaître ?

























































































