Connaissez-vous le jeu de société « Serpents et Échelles » ? Là, on essaye de monter de bas en haut en montant des échelles, mais si on tombe sur un serpent, on descend et on doit monter à nouveau. En Amérique du Nord, on dit plutôt « Chutes et échelles » (lien en français et anglais) ; il n’y a pas de serpents. Mais au moins dans le jeu, il y a des hauts et des bas.
Peut-être que vous avez remarqué deux choses ici pendant les derniers mois. Les posts sont publiés de plus en plus tard, et le taux d’erreurs d’orthographe monte en flèche. Les deux sont évidemment liés, mais la vérité derrière les deux est pire que vous ne la pensez. Je vais essayer de l’expliquer.
2025 n’est pas bien allé pour moi, mais ce que vous n’avez pas vu, c’est que dans les coulisses, tout s’effondre physiquement. Et ce n’est pas uniquement une question de ce qui est arrivé à mes genoux avec le déménagement. Franchement, ce n’est plus un problème. La vérité est que de plus en plus, je perds une bataille dont mes médecins s’en foutent.
En 2021, vers le temps de mon écriture sur l’Aube, mes intestins ont décidé de faire la grève. J’ai dû jeter presque tout de mes deux desserts champenois, parce que je n’osais plus manger. Un ami médecin est arrivé de m’empêcher de faire une vraie bêtise en me conseillant de boire du citrate de magnésium. C’est assez horrible que je ne veux pas le faire plus qu’une fois par semaine. Une coloscopie n’a rien trouvé — ce qui était une bonne nouvelle ainsi qu’une mauvaise nouvelle — alors le gastro-entérologue m’a prescrit un cachet qui coûtait 500 $ par mois à l’époque. Après quelques mois, la situation s’est un peu améliorée et je pouvais arrêter de prendre le cachet. Mais depuis ce temps-là, les toilettes sont le cauchemar pour moi.
Depuis, disons, mi-2025, je vis un cycle horrible entre la douleur aux jambes et problèmes intestinaux. À cause des maux d’intestins, je ne peux pas m’endormir jusqu’à 5 ou 6h du matin. Puis, à cause de la douleur aux jambes, je me réveille pas plus de 2 heures plus tard. Alors je vis avec presque aucun sommeil depuis des mois. Je travaille souvent à l’ordinateur pendant ces nuits très tard, mais je suis de moins en moins efficace. En même temps, il ne sert à rien d’éteindre la lumière, car je n’arrive pas quand même à m’endormir. Pas besoin de me suggérer tel ou tel laxatif ou remède populaire — je vous rassure, j’ai tout essayé.
Je ne vois pas comment cette situation va s’améliorer. La seule chose sur laquelle je peux compter, c’est qu’aucun médecin aux États-Unis ne va me prescrire d’opioïdes, car c’est la bonne ordonnance pour perdre son boulot. Mais tous les jours, c’est comme un jeu de serpents et échelles où il n’y a que des serpents. Ou des chutes vu où je suis. L’important, c’est que je n’ai aucune idée de comment arrêter le cycle et les médecins se sont révélés inutiles.
Cependant, j’aimerais vous rassurer sur une chose. Il n’y a pas de chance que je fasse quelque chose de stupide qui ferait plaisir à mon ex. Je suis beaucoup trop têtu pour ça.
Désolé, mais Langue de Molière est reportée d’un jour, parce que je ne pouvais rien écrire ce soir. J’ai passé tout le temps consacré à l’écriture en lisant les nouvelles — et pour être clair, plus de spéculations que de vraies nouvelles — sur ce qui se passe en Iran.
Le Canard du jour exprime très bien l’ambiance noire du moment :
Au fil des dernières années, vous avez peut-être remarqué qu’à chaque fois où je mentionne faire des allers-retours à Los Angeles pour faire des achats chez Surfas, je dis aussi « alors, j’ai passé par mon resto persan préféré, Shamshiri Grill ». Je vais simplement raconter deux histoires :
La première histoire, c’est que mon ex et moi avons découvert Shamshiri ensemble en 2005, juste après avoir déménagé à LA. Nous sommes tous les deux de grands fans de la cuisine. Mais un jour en 2006, nous avons lu qu’ils allaient fêter la « Journée de l’indépendance iranienne ». Nous y sommes donc rendus avec un esprit méfiant, mais nous devions en savoir plus — est-ce qu’ils étaient de grands fans des mollahs ? Et en fait, quand nous y sommes arrivés, il y avait des affiches géantes de Khomeini partout. Cependant, nous n’avons pas quitté le resto, et je reste client fidèle jusqu’à maintenant. Pourquoi ?
Parce que chacune des affiches était recouverte d’un cercle rouge barré en diagonale, le symbole aux États-Unis pour dire que quelque chose est interdit. Il y avait des drapeaux de l’époque avant 1979 partout. Nous nous avons regardé et j’ai dit, « Ça va, ce sont nos iraniens. »
L’autre histoire, ça vient de 2023. J’habitais très proche de l’université locale jusqu’en octobre dernier. L’université est entouré par un quartier iranien. Cependant, je ne vais jamais dans ses restos, parce que je savais déjà quel genre de personnes ils sont, avant ce qui s’est passé en octobre 2023.
Il y avait un grand défilé, d’environ 1 000 personnes qui est passé à côté de mon immeuble, car j’habitais à côté de la rue la plus importante d’Irvine, Jamboree. J’ai pris des photos, et je vais en partager deux. Ça permet d’identifier une intersection à moins de 500 mètres de mon ancien appartement, raison pour laquelle je ne les ai pas publiées le 23 octobre, le lendemain de l’événement.
Vous ne pouvez rien entendre — j’ai pris ces photos de ma voiture afin de ne pas engager avec la foule, alors pas de vidéo — mais les cris étaient tous « Mort à Israël » et « Mort aux Juifs ». Pourtant, ce ne sont pas d’arabes. Ce sont les iraniens qui habitent près de l’université. Je dirais que ce sont leurs iraniens, ceux qui soutiennent les mollahs.
Il y a parfois des manifs contre les mollahs ici à Irvine, bien avant les événements de la semaine dernière. Il n’y a jamais plus d’une quinzaine de personnes. Ils hissent leurs pancartes toujours au même endroit, devant le centre commercial de la rue Barranca.
Tout ça, c’est à dire que je m’intéresse à la communauté iranienne en Californie du Sud depuis longtemps, et j’ai une idée de qui est qui. Et mon vœu, c’est pour les iraniens à Los Angeles d’être plus contents que ceux qui étaient mes voisins ici.
([C’est donc un jour qui se termine par une voyelle ; quoi de neuf ? — M. Descarottes])
Il y a deux ans — presque jour pour jour — je vous ai dit que ma voiture est tombée en panne dans un parking. Cependant, au moment de l’écriture, pendant que j’attendais le dépanneur, je ne savais pas encore quel était le problème. Je vais régler ça maintenant.
La voiture refusait de démarrer. Quand le dépanneur est arrivé, il m’a dit que parfois, on pouvait résoudre la situation en mettant la voiture au point mort. (Yikes, ce mot — on dit « neutral », neutre, en anglais.) Avec du recul, je peux ajouter deux choses : 1) il avait raison, et j’ai réussi à démarrer la voiture cette nuit-là en suivant son astuce, et 2) quand le mécanicien chez le concessionnaire a inspecté la voiture le lendemain, il n’a rien trouvé.
Depuis ce temps-là, j’ai ce problème peut-être toutes les six semaines. Mais le concessionnaire n’a jamais rien trouvé malgré 6 rendez-vous entre cette fois-là et hier. L’astuce du dépanneur continuait de suffire, alors je me disais « Ben, c’est juste ce qui arrive à tout. Comme le cadavre que vous portez partout ! » Cependant, le son du moteur dimanche après-midi ne ressemblait à rien d’avant, alors lundi matin, mon père m’a suivi au lycée, pour assurer que La Fille y arrive, puis à chez le concessionnaire pour un rendez-vous non-planifié.
Cette fois, le conseiller (? Je ne suis pas sûr de quel est le bon mot pour le type qui vous parle chez le concessionnaire, mais qui ne fait pas le travail lui-même.) devait avouer que le son venant de mon moteur était inquiétant. Puisque ma garantie prolongée reste valide, il m’a dit que ce serait probablement gratuit, mais qu’il ne savait rien, sauf que c’était presque certainement le démarreur. (J’espère que c’est le bon mot — je l’ai de Google Traduction, car mon dictionnaire bilingue est inutile dans ce domaine.)
J’ai loué une voiture de location, car j’allais devoir chercher La Fille avant que ma voiture ne soit prête. Mais au cas où, j’ai fait des recherches. La bonne pièce me coûterait environ 300 $ si je devais l’acheter (sans les frais d’installation).
Très tard dans l’après-midi, j’ai reçu un appel téléphonique. C’était exactement la pièce soupçonnée, la garantie payerait tout (sauf l’assurance pour la voiture de location), et je devrais — on verra — avoir ma voiture plus tard aujourd’hui. Cependant, je suis mécontent. Pourquoi ?
Parce que j’ai un tas de rapports après chaque inspection qui disent « On a vérifié cette pièce et n’a rien trouvé. » Ces rapports ne valent rien. J’ai d’autres problèmes qui ne sont et ne seront pas réglés — par exemple, le régulateur de vitesse ne marche pas la moitié du temps — pour la même raison. C’est quoi la raison ?
C’est que le problème est purement mécanique, et il n’y a pas de codes dans l’ordinateur de la voiture. Et sans codes, la garantie ne paiera rien à moins que le problème soit complètement évident, comme hier. Les mécaniciens de nos jours ne savent absolument rien de comment diagnostiquer un problème ; tout ce qu’ils font, c’est brancher la voiture à un autre ordinateur, puis faire ce que l’ordinateur leur indique.
Je sais, je montre mon côté « cheval et calèche » en disant que je préférais fortement ma Thunderbird de 2002, avec un lecteur de disques et une vraie radio avec des boutons sur le tableau de bord, et son moteur qu’un mécanicien pouvait diagnostiquer lui-même. Ce truc tout informatisé est beaucoup de choses, mais une amélioration n’en est pas une !
Au fait, je me suis plaint de ça sur Facebook après être rentré, et Bernard m’a suggéré qu’en France, je pourrai avoir une 2CV. Honnêtement, ça ne me dérangerait pas, mais je croyais qu’il faisait une blague sur mon amour pour les films de de Funès — surtout puisque La Fille et moi avons regardé Le Gendarme de Saint-Tropez samedi soir — alors j’ai répondu que j’avais vraiment envie d’une DS, pensant à celle de Fantômas. Il m’a dit que ce sont les voitures des riches, et c’est comment j’ai appris qu’il y a toujours des Citroën DS. Je n’avais aucune idée ! À vraie dire, ce que j’ai vu sur ce site ne fait pas envie comme celle-ci :
Il y a deux mois, je vous ai dit que j’allais prendre en charge le « Guide Pratique » de l’OCA, un document qui explique aux expatriés comment faire aux États-Unis. Je suis ici maintenant pour vous dire que je suis un con, et que c’était une grave erreur.
Pour être hyper-clair, le guide est une merveilleuse idée. Je ne peux rien partager, parce que c’est réservé sur la partie du site web uniquement pour les abonnés, mais je crois que je peux le décrire. Il y a une douzaine de chapitres, qui couvrent de tels sujets comme : comment avoir son permis de conduire, le système d’éducation pour ses enfants et comment faire ses courses — dont où trouver des produits français en ligne. Je dois avouer que des 38 sites mentionnés dans cette dernière catégorie, je ne connaissais que 11 avant de me lancer. Environ une douzaine sont inutiles pour moi — je n’ai rien à foutre chez Yves Rocher — mais d’autres lacunes sont gênantes.
Attendez, ce dernier, c’est horrible. Je payais 6 $ la boîte de 50 grammes chez myPanier. D’autre part, comme dit la Blague de la Semaine du 19 septembre 2022, « Madame, quand je n’en ai plus, moi aussi, je les vends pour 6 € ». On ne peut plus rien commander à myPanier, après tout.
Mais ce n’est pas le problème, ni l’erreur. Le problème, c’est que je ne savais pas avant d’accepter cette responsabilité, que l’ancienne éditrice utilisait M$ Publisher pour éditer ce document de 65 pages et presque 1 000 liens. Et ce logiciel n’existera plus après octobre de cette année.
« Ah, Justin », me dites-vous, « c’est pas grave du tout. Ce logiciel vient de M$, la même entreprise irresponsable de Word. Sûrement ils ont planifié exactement quoi faire, et ont sorti un outil pour convertir entre les deux formats sans soucis ! »
HAHAHAHAHAHAHAHA ! Ce que j’adore le plus chez les Français, c’est votre humour pince-sans-rire ! Oh, punaise, vous êtes sérieux, car il vous semble impossible que cette entreprise dise « Allez vous faire voir chez les grecs ! » à ses clients.
Pourtant, c’est exactement ce qui est arrivé. Ne me croyez pas sur parole, voici ce qui dit M$ sur ce sujet :
Remarque : Même si vous pouvez exporter une partie ou la totalité de votre composition dans Word, vous ne pouvez pas enregistrer la totalité de votre composition (texte, graphismes et mise en page) d’un document Word en une seule étape.
C’est pire que ça : alors que l’on peut enregistrer le texte uniquement dans un document Word d’un coup, s’il y a des graphismes, ou si le texte contient une mise en page compliquée…
Copier et coller une page ou des objets sur une page
Enregistrer une page, deux pages en face à face ou des objets sur une page en tant que fichier image… Les utilisations possibles incluent un calendrier, une couverture de livre ou une composition qui inclut un tableau ou que vous n’avez pas besoin de modifier dans Word.
Super. Ce document contenait de nombreux graphismes, change entre 1 et 2 colonnes souvent, et contient une belle quantité de tableaux en plus.
Il y a des solutions tiers, comme ce convertisseur gratuit en ligne. J’ai aussi fait des expériences avec Canva, où j’ai essayé d’importer le fichier PDF qui est le produit final. Il suffit de dire qu’après 30 secondes avec les résultats de Canva, j’ai abandonné. Mais le convertisseur a donné des résultats moins que suffisants aussi. Par exemple, il pense que le pied de page est unique pour chaque page, et a donc créé quelque chose de différent pour chacun, bien que je veuille avoir juste les numéros de page et une note que c’est la propriété à l’OCA.
Alors, pendant des semaines, petit à petit, j’essaie de régler tous les problèmes du document converti, car il y avait des centaines au début. J’espère le terminer enfin ce week-end. Plus tard, je créerai un document tout neuf soit en Word soit en Canva, sans la mise en page originale, mais l’important en ce moment, c’est de sortir de notre dépendance à un logiciel qui va disparaître.
C’est la deuxième fois que je dois sauver mon association d’un tel choix. Heureusement pour eux, je suis bénévole, n’est-ce pas ?
Au fait, mes excuses pour l’anglicisme informatique ci-dessus. En anglais, on dit M$ pour Microsoft, mais je doute que ça se traduise en M€. Je ne connais pas l’humour de mes homologues français !
Ça fait des mois où j’ai envie de vous montrer mes efforts de vivre à la française dans le nouvel appartement. Mais jusqu’à ce week-end, il restait trop de cartons partout. Cependant, le salon et la cuisine étaient enfin prêts, assez pour avoir des invités, et c’est presque tout ce que je voulais vous montrer. (Vous allez rire pour l’autre chose.)
Alors, je ne sais pas comment s’organisent les appartements typiques en France, mais en Californie, il y a une grande pièce qui sert également comme salle à manger et salon, et il n’y a pas de mur entre les deux. De plus en plus, c’est commun dans les maisons aussi — on appelle ça « open » (ouvert) plutôt qu’avouer que c’est juste une façon d’économiser sur les matériaux.
Dès que l’on entre, on voit le joyau de chez moi, l’affiche qui annonce « Bienvenue aux Français ». C’est l’affiche de Londres que j’ai acheté au Mémorial de Caen, et c’est directement en face de la porte d’entrée.
Commençons quand même avec la salle à manger. On peut voir la table ronde avec un plateau en verre où chaque plat du blog a été photographié — je l’ai acheté en 2010, quand j’ai dû meubler mon propre appartement après 8 ans de vie conjugale. (Si je vous disais la vraie histoire sur les meubles partagés, vous m’appelleriez tous un gros menteur. Les lois californiennes en ce qui concerne le divorce permettent de sales tours.) Les 4 sièges viennent de la même époque. Pour accueillir 4 invités, j’ai emprunté un siège à mes parents. Les sets de table blancs viennent de la même époque aussi — quand La Fille avait ses 5 ans, je les ai remplacés avec des sets arc-en-ciel pour elle, mais j’ai gardé les originaux pour exactement de tels moments. Derrière la grande table ronde, il y a un petit table rectangulaire avec un plateau en verre. Anciennement, c’est où j’avais un aquarium. Mais j’avais déjà arrêté d’élever des poissons avant de commencer mes leçons de français — j’étais très doué et aussi très mauvais en tant qu’éleveur, et une autre fois, j’expliquerai de quoi je parle.
Les élèves d’IKEA remarqueront trois étagères « Kallax » dans la photo. Toutes datent depuis 2020 — j’avais besoin de plus d’espace pour ma bibliothèque de films et tous mes nouveaux outils de cuisine ! D’abord, examinons les deux à gauche — c’est le mur le plus long de la pièce, mais ces deux photos sont aussi à haute résolution, au cas où vous auriez envie de fouiller parmi mes disques et mes livres.
Vous avez sûrement remarqué qu’il y a quelque chose au-dessus de la première étagère. Voilà :
C’est un piège à fantômes des films « SOS Fantômes », qui sert en tant que seau à pop-corn. Il repose sur un petit tapis turc. Qui me l’a vendu ? Notre ami Mehmet. L’autre chose est un vieux calendrier que Disneyland a envoyé à ses abonnés il y a une décennie. Ça contient des affiches des attractions du parc, largement des années 60. Je peux le prendre en photos si vous en avez envie.
Voici l’autre étagère Kallax, bien stockée avec des outils de cuisine. La théière est du Creuset, ainsi que la poêle en fonte émaillée. En bas à droite, il y a une grosse boîte de bâtons de chocolat pour fabriquer des pains au chocolat.
Maintenant, j’ai la surprise des surprises pour la plupart d’entre vous (certains l’ont vue déjà). Au-dessus des deux premières étagères, il y a une affiche de Rabbi Jacob :
Et au-dessus de la table rectangulaire, de La Grande Vadrouille :
J’ai commandé les deux à un magasin à Lyon, Loulou Affiche. Ce magasin porte ma recommandation la plus haute — les prix étaient raisonnables, et l’emballage était impeccable. Une amie lyonnaise qui connaissait le magasin a correctement deviné les contenus du colis rien qu’en voyant l’adresse.
Dans la cuisine, il y a un souvenir précieux :
C’est l’essuie-mains que j’ai reçu de la maîtresse de Flanel, le chat voyageur à la fin de notre rencontre à Lisieux.
Le four et la cuisinière sont efficaces, mais il y a un problème. Pouvez-vous le deviner ?
Les bobines en métal de la cuisinière réchauffent à chaque fois que le four se met en marche !
Je n’ai pas de plaintes sur les comptoirs. J’ai assez d’espace pour tout mon électroménager, et mon tapis en silicone pour étaler les pâtes rentre bien sur le comptoir en bas.
Alors, le salon. C’est le même téléviseur plasma et la même chaîne stéréo que j’utilise pour regarder tous mes films depuis le début . Les haut-parleurs viennent de l’entreprise californienne Revel, et ont été fabriqués ici. La caisse de basse vient d’une entreprise dite Hsu Research, encore plus près de chez moi.
Le canapé a presque autant d’années que La Fille. Les haut-parleurs aux côtés viennent aussi de chez Revel, mais ne sont pas encore branchés — je dois faire attention avec les fils.
Entre la télé et le canapé, il y a une table basse :
Ah, quelque chose a attrapé votre œil, hein ? C’est un chemin de table du magasin niçois Tissus Toselli — mais je l’ai acheté chez Moulin. Ça m’a coûté 40 $. Je ne m’en plains pas.
Je gardais une chose pour la fin de ce tour, et nous voilà. Mes invités ont utilisé la salle de bain de La Fille. Voici ce qu’ils ont vu en y entrant :
Ouais, même si c’est une pièce que mes invités vont voir, je n’ai pas honte de signaler que c’est d’abord chez La Fille !
La balado est reportée d’un jour cette semaine pour des raisons qui seront bien évidentes. Dimanche soir, j’ai eu enfin des invités pour la première fois en 10 ans, et il s’agissait de 4 personnes pour qui je ferais tout. On parle de deux couples qui m’ont accueilli trop de temps pour compter chez eux pendant les 3 dernières années, pour des événements de l’OCA, et ça fait longtemps dont je veux rendre la faveur.
Je n’ai jamais publié des photos de ma chambre, ni dans le vieil appartement ni dans l’actuel, et c’est peu probable que ça change. Disons que le salon était parfait, la cuisine acceptable vu le niveau de travail, et ma chambre, mi-Mogadiscio, mi-Porte de la Chapelle. Bon, pas de Colline du Crack, mais il reste beaucoup de cartons pas rangés. Si j’avais 20 mètres carrés de plus, il n’y aurait pas de problème, mais ce n’est pas l’appartement que je loue. Plus tard cette semaine, vous aurez le tour du salon et de la cuisine — je suis sincèrement fier de ce que j’ai fait dans ces pièces.
On penserait que j’aurais plein de photos des plats, mais en fait, non. Il y a deux raisons pour ça : 1) vous avez déjà vu des exemples de tous sur ce blog, et 2) plus l’heure s’approche, moins je veux faire des pauses pour prendre des photos ! Cependant, il y avait quand même une nouveauté, et vous aurez la recette plus tard cette semaine.
Alors, la carte. Pour commencer, l’apéro : un mélange de fruits secs, du fromage brie, deux genres de fromage de chèvre local, mes biscuits salés préférés au monde entier (les Raincoast Crisps canadiens, aux raisins secs, romarin, et noix de pécan), et… et… des baguettes 100% maison.
La baguette est presque invisible dans cette photo. Ayez une autre avec les trois :
Je vous dirai deux choses sur ces baguettes : 1) elles exigeaient une sacrée quantité de travail, et 2) je ne dois pas d’excuses à Moulin. On pet trouver mieux partout en France. Mais pas ici.
Voici les soupes VGE juste avant d’être dorées et enfournées :
Je regrette mon choix de viande — la première fois, je croyais que paleron voulait dire filet. Cette fois, j’ai acheté le bon paleron. À mon avis, c’était un peu trop dur. Mais la pâte ? Je sais ce que fais là. Et c’était fait hier matin afin de ne pas avoir le goût du congélateur. (S’ils avaient ouvert mon congélateur, ils n’auraient rien trouvé — je l’utilise très peu.)
Voici la bûche avant d’y mettre la ganache au chocolat. C’est amélioré car je me souviens de toutes les choses que je changerais après avoir essayé une recette pour la première fois. Il n’y a que deux feuilles de gélatine au lieu des trois de Noël ; pourtant, avec plus de temps au congélateur la veille du dîner, c’était aussi stable qu’avant.
J’ai dû acheter deux bouteilles d’alcool : du vermouth pour la soupe, et du vin blanc pour faire cuire le thon :
Le vermouth est de la marque Dolin, un produit de Chambéry. J’ai dû l’acheter en souvenir de mon amie regrettée, Pascale. Le vin est un pinard californien bas de gamme, Clos du Bois. Pourquoi ai-je acheté cette bouteille ? Parce que je n’allais pas utiliser que la moitié, alors elle avait l’atout le plus important : un bouchon à vis. Sérieusement, c’est tout.
Mais j’avais déjà la bouteille la plus importante sous la main :
C’était un cadeau de mon amie rouennaise quand je lui ai rendu visite en 2023. Je la garde depuis ce temps-là, en attendant une opportunité de la partager avec des Français. Je ne peux pas boire autant tout seul, et il m’était important de la garder pour des gens comme elle, de vrais amis.
Mais je dois vous dire : je ne m’attendais pas à ce qu’ils restent jusqu’à minuit quand on est déjà dimanche. Je leur avais dit que je n’ai pas l’habitude de me coucher tôt (comme vous le savez tous), mais lundi n’est pas un jour férié ici. Ce que je ne savais pas, c’était que l’un des deux couples, qui m’accueille déjà pour les soirées de jeux de plateaux, apporterait plusieurs jeux de cartes. On a joué pendant deux heures et demi après le dessert.
J’ai toujours des larmes aux yeux. Je veux tellement faire ce dîner depuis des années. Et c’est enfin arrivé. Mais vous avez vu le niveau d’effort. Ai-je raison quand je dis : c’est bon de me connaître ?
Ce n’est pas du tout le post dont j’avais envie d’écrire. Mais hier, dans l’État de New York, le gouverneur a commis, à mon avis, l’acte le plus honteux de ma vie. Si on a hâte de dire « Mais le 6 janvier », une différence importante est que personne ne parlera contre ce que madame a fait. Même quelques sénateurs républicains ont voté pour destituer M. Trump après ce jour-là. Cette fois, on parle d’une capitulation à la terreur.
Avant de continuer, imaginons un contexte français qui serait pareil. Imaginez que demain, Mme Rima Hassan annoncera : « On va fêter l’Islam en illuminant le Bataclan avec la couleur du drapeau de l’État islamique. » M. Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York, n’a pas fait cette annonce. Mais Mme Kathy Hochul, le gouverneur de l’État de New York, l’a faite à son honneur.
Je ne cache pas que je n’approuve pas le choix des new-yorkais. Ce n’est pas moi, ce n’est même pas M. Mamdani, qui dit qu’il ne se croit pas un citoyen. C’est sa mère :
He is not an Uhmericcan (American) at all. He was born in Uganda, raised between India and America. He is at home in many places. He thinks of himself as an Ugandan and as an Indian.
Il n’est pas un américain du tout. Il est né en Ouganda, élevé entre l’Inde et l’Amérique. Il est à l’aise dans beaucoup d’endroits. Il se croit un Ougandais et un Indien. [Ma traduction]
Mais encore une fois, ce n’est pas lui qui a fait l’acte honteux. Pour fêter son investiture, Mme Hochul a proclamé (la dernière ligne) que janvier 2026 sera le mois du patrimoine musulman-américain :
Même ça, ce n’est pas honteux en soi. Selon le texte, « Les musulmans-américains ont un impact important sur notre paysage politique. » C’est un choix de mots époustouflant, « impact », surtout dans le New York, mais c’est l’annonce de la fête pour le soir-même qui est la honte nationale :
Ça dit : « Ces 16 sites emblématiques seront illuminés en vert à l’honneur du mois du patrimoine musulman-anéricain : 1 World Trade Center… ». Dit autrement, le tout premier site mentionné est exactement le bâtiment construit pour remplacer le World Trade Center original.
Parce que je voulais être juste, j’ai vérifié d’autres fois où des sites ont été illuminés à l’honneur de telle ou telle raison. Ce sont largement les mêmes choix à chaque fois : Memorial Day, la Ryder Cup, la Fête du travail (liens en anglais). Je devinerai donc que personne n’a pensé au problème — à partir de Mme le gouverneur.
Mais je suis bouche bée. Ce n’était pas les boudhistes qui ont fait tomber les « Twin Towers. » Ce n’était pas les israéliens — même s’il y a plein de complotistes qui disent ça. Ce n’était même pas le club de tricoteuses d’East Teaneck, dans le New Jersey. Illuminer le nouveau World Trade Center dans exactement la couleur des destructeurs de l’ancien n’est pas une façon de montrer que l’on s’entend avec l’Islam. C’est une façon de leur dire que nous avons soumis.
Je vous ai dit dans le bilan de l’année 2025 que je vais accueillir des invités chez moi dimanche. Puisque j’essaie de garder un ton optimiste pour les bilans, je ne vous ai pas dit que je suis désormais en plein panique. Heureusement, vous êtes tous ici pour aider avec la planification.
D’habitude, quand je vais chez les autres pour les événements de l’OCA, il y a de la musique. Pas très forte, afin de ne pas interrompre les conversations, mais quand même. Je dois vous dire, c’est plutôt étranger à moi, parce que je ne joue jamais de la musique comme fond sonore. Si je l’écoute, c’est tout ce que je fais. En voiture, évidemment c’est plus important à faire attention à la route — raison pour laquelle je préfère Les Grosses Têtes en voiture !
Alors, je dois rassembler une liste de lecture, ou comme dites vous les anglophones, une playlist. J’imagine que 3 heures de contenus suffisent. Mais rien ne devrait être trop bruyant. Pas d’Alice et June, pas des Histoires d’A. Il me semble que j’ai une belle demi-heure d’Indochine acoustique pour ça — quelques chansons enregistrées du concert à la Tour Montparnasse, des trucs de l’album Singles Collection, peut-être que « Le Lac » n’est pas trop bruyant. J’ai l’intégrale de Marie Laforêt, ainsi que celle de Téléphone, et tout l’album de Véronique Sanson, « De l’autre côté de mon rêve ». Il y aura du Sandrine Mallick et du Nicolas Moro. Je n’hésiterai pas à emprunter aux 30 Ans de Taratata, surtout pour les représentations d’Eddy Mitchell. Il y a un peu des Rita Mitsouko que je peux utiliser, comme 1928 de l’album La Femme Trombone, ou Même Si de l’album Variété. Mais je me sens comme si j’en ai besoin de plus. Vos suggestions sont les bienvenues !
Il me faudra avoir quelque chose pour grignoter avant d’aller à table, j’imagine. Un américain servirait un plateau de fromage et de biscuits salés avant le dîner. Mais j’ai l’impression que le fromage est toujours entre le plat principal et le dessert en France. Je ne veux pas faire un faux pas !
Les boissons posent un problème. Je n’ai pas l’habitude de boire que de l’eau et du thé glacé sans sucre. J’aurai une bouteille de vin blanc, et j’ai dit à un des deux couples qu’un vin rouge sera le bienvenu s’ils veulent apporter quelque chose. Mais je ne sais pas quoi servir d’autre. Je ne vois que très peu de sodas aux événements de l’OCA. C’est toujours du vin et de l’eau. Y a-t/il un autre bon choix non-alcoolisé ?
Au fil du Tour, je ne dirais pas que j’étais paresseux quant aux accompagnements, mais je ne faisais pas trop car les dîners étaient tous pour une personne. Le plat principal sera (je gâche la surprise pour vous, mais pas pour les invités) le thon à la basquaise. Je n’ai plus de riz de Camargue, mais je ne crois pas que ce soit le bon accompagnement non plus. L’écrasé de panais était une star du Tour, mais peut-être pas avec du thon. Vos suggestions sont aussi les bienvenues pour ça !
Quant au pain, doit-il être une baguette, ou puis-je servir un pain de mie maison ? J’en ai un bon du livre d’Apollonia Poilâne, mais mes baguettes ne sont pas à la hauteur. Il me faudrait en acheter. C’est quoi le bon choix ?
Comme vous pouvez voir, j’ai pensé principalement au menu, mais vu que je ne suis pas trop expérimenté en accueillant des invités en général, et surtout des Français, il y a des détails qui m’échappent !
C’est encore une fois le dernier jour de l’année, donc le temps pour revisiter le meilleur d’Un Coup de Foudre en 2025.
Bilan de 2025 : madeleines à l’orange et au chocolat, la boulangerie Boudin à San Francisco, le vignoble Guglielmo à Morgan Hill, la bûche truffe framboise, et le gâteau ardéchois de Millina
Comme d’habitude, on commence avec le trafic. Je vous ai dit à la fin de 2024 que j’ai toujours mon « but réaliste » et mon « but de rêve ». Je croyais qu’un but réaliste serait une croissance de 20 %, ou 60 000 vues, et de rêve serait 75 000 vues, une deuxième année de suite de croissance à 50 %. J’ai raté ça, mais j’ai quand même atteint 40 %, avec plus de 70 000 vues cette année de la part de plus de 44 000 visiteurs.
À noter, ça représente une augmentation entièrement de trafic venant des moteurs de recherche. La moitié de cette croissance est due à la star du blog, Les Blagues de la Semaine. Les autres chiffres qui témoignent à la taille de la communauté sont grosso modo pareils — 4 100 commentaires contre 3 900 ; 7 700 mentions j’aime contre 7 300. Je ne m’en plains pas, mais j’aimerais toujours que la communauté ici agrandisse. (C’est mon côté impérialiste, évidemment.)
Avant de continuer, je dois vous dire que 2025 se termine sur la meilleure nouvelle que j’aie eu cette année. Ça fait littéralement 10 ans depuis la dernière fois où j’ai accueilli des invités chez moi. Dimanche soir, deux couples de l’OCA viendront dîner chez moi. J’accepte depuis longtemps que les Américains ont fait leur choix sur moi, même si je crois qu’ils ont tort. Les Français, en revanche, m’ont accepté, autant dans le comte d’Orange que sur Internet, et je serai ravi de montrer enfin à quel point je l’apprécie. Le menu sera composé de deux des plats mentionnés dans le Grand Bilan du Tour ; le dessert sera la bûche truffe framboise, car je considère que j’ai appris des leçons en faisant la première, et elle sera améliorée. Je le dis souvent, c’est bon de me connaître.
Le grand projet de l’année, c’était d’écrire le livre du Tour, un projet qui a mangé grosso modo les 7 premiers mois de 2025. Je l’avais commencé en janvier 2023, mais c’était seulement avec les derniers mots du Tour que je me suis vraiment mis à la tâche. Je le considère à la fois une réussite et un échec à ce point. Côté réussite, j’aimerais bien voir le nombre de personnes qui écrivent un livre de 268 pages dans sa quatrième langue 5 ans après sa première leçon. Côté échec, il ne me reste pas beaucoup de maisons d’édition du premier groupe de tentatives. Il me reste certaines cartes à jouer à cet égard, et j’ai pris une décision de ne pas les tenter qu’en janvier, afin de ne pas être perdu à cause des fêtes de fin d’année. Ça dit, c’est évident que le livre ne sortira pas chez Les Arènes, ou chez Flammarion, ou chez Gallimard, mes éditions de rêve. Calmann-Lévy n’a jamais été qu’un coup de tête, même si à mon avis, certains livres montrent qu’en fait, mes contenus ne sont pas trop banaux pour l’éditeur de Proust. Et cet autre livre me laisse un peu douteux sur les priorités chez Fayard. D’accord, c’est les noms qui les vendent, et là, je n’ai rien par rapport aux hommes politiques les mieux connus du pays. Cependant, j’ai quelque chose à dire sur littéralement tous les Français, et toujours de façon positive, et c’est le manque d’accueil pour ça qui me rend un peu déçu.
Mais même là, ce dont je me souviendrai à jamais, c’est le nombre de personnes qui m’ont aidé à relire le livre. Quand j’écris que l’accueil des Français n’est rien d’autre que la meilleure expérience de ma vie, c’est la vérité. J’espérais trouver 5 ou 6 bénévoles, pas une quinzaine.
À vrai dire, je suis un peu déçu par le nombre faible de films vus et l’absence complète de livres terminés cette année (au-delà du premier tome de La Recherche). Ce n’était pas complètement exprès — le médicament qui vient d’être réduit avait des conséquences plus graves que vous ne le savez, et entre le livre et le déménagement, il y avait moins de temps que d’habitude. Mais trois films, après l’année où j’ai fêté mes 100 films, ce n’était pas planifié du tout. Heureusement, ils étaient tous de qualité: Le Comte de Monte-Cristo, Le Clan des Siciliens et Monsieur Aznavour. Je croyais que je terminerais au moins deux tomes de Guy-Roger Duvert cette année — il y en a plus que ça sur mon appli Kindle qui m’attendent, et j’aimerais vous rassurer que je n’ai pas changé d’avis sur lui du tout. Il en reste d’autres qui m’attendent aussi. J’espère que 2026 verra un retour aux sources ici, parce qu’atteindre un niveau suffisant pour lire des romans entiers pour adultes, c’était l’un des plus grands plaisirs de ma vie.
Mais même ici, il faut ajouter que le projet Dimanche avec Marcel est devenu un grand succès, et plus que ça, quelque chose d’important, de façon inattendue. Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre en plongeant dans cet univers pour la deuxième fois de ma vie. J’essaie toujours de me comporter de façon respectueuse en tout ce qui concerne la France, mais ici, j’ai laissé mon côté râleur prend la parole, et je crois que c’était en fait le bon choix. Je ne me considère pas du tout béotien — je suis la même personne qui a lu Hegel et Machiavel pendant un mois de vacances d’hiver à la fac, sans aucun rapport avec un cours à venir. Cependant, il y a plein d’études sérieuses de Proust pour ceux qui en ont envie, et le monde peut supporter une analyse qui jette un œil exaspéré sur les bêtises du narrateur et les prétentions de sa société. Je dis partout que ce blog est sur ma France, et ça veut dire une bonne dose de ma personnalité un peu inhabituelle.
Au fait, savez-vous pourquoi c’est Dimanche avec Marcel ? Il y avait une comédie musicale américaine, Sunday in the Park with George (Dimanche au parc avec George), inspiré par la vie de Georges Seurat. Le lien est en français et explique tout. J’ai toujours adoré le titre, d’où ce choix.
Il y avait beaucoup moins de recettes que d’habitude, aussi une conséquence de mes préoccupations littéraires. Sur le tableau de bord du blog, je peux voir qu’il n’y a qu’une page et demi d’entrées dans la catégorie de recettes, où il y en avait 2 1/2 – 3 pour chacune des années précedentes. En partie, c’est parce qu’avec la fin du Tour, il y a moins de pression à cuisiner. Il y aussi des demandes pour revisiter certains desserts bien-aimés pour l’OCA. Mais j’ai raté mon but de cuisiner des plats de la francophonie. Il y a un plat en particulier dont j’ai envie de le faire pour vous depuis trois ans déjà, car c’est l’un de mes préférés au monde entier, mais aussi parce qu’il fera plaisir à l’une des personnes les plus importantes pour moi.
Je mentionnerai quand même quelques points forts. Le macaron Saint-Valentin, un classique du blog depuis 4 années, est devenu un gâteau, l’un des produits phares de ma cuisine. Les madeleines à l’orange et au chocolat conçues pour Dimanche avec Marcel sont bien élégantes. J’ai fait le vraiking cake de la Nouvelle-Orléans, un moment important pour les copains de classe de La Fille. Le gâteau ardéchois de Millina était une réussite énorme parmi mes amis expatriés. Et même si je crois qu’il restait des choses à améliorer chez la bûche Truffe framboise, la vérité est que je sais qu’elle prendra sa place aux côtés de l’autre grande bûche du blog, la Riviera.
On finit toujours avec un œil jeté sur les chemins des internautes vers ce blog. Selon Google, les internautes ont vu des liens vers ici 2,26 millions de fois — mais n’ont cliqué que de 35,3 milliers de fois. Ouf :
Ça dit, il n’y a plus besoin même de mentionner les brouteurs ou les vies privées de certaines chanteuses. De loin, la vedette des vedettes est la page de blagues :
Les blagues sont 6x plus populaires que l’article le plus populaire de tous les temps, sur l’identité secrète des « Salingers », en réalité un projet d’Indochine. Et 16x plus populaire qu’un article sur le phénomène le plus détesté sur les applis des rencontres !
Si on m’avait dit que je serais connu pour des blagues, j’aurais dit que c’était la plus grosse blague de tout ! Mais comme je disais quand j’étais le chouchou des brouteurs, on ne peut pas choisir la façon de sa renommée. J’apprécie que c’est au moins la récompense pour rendre ce blog et sa balado plus accessibles aux sourds. Avec ça, comme je dis à la fin de chaque épisode, merci de m’avoir lu, je vous adore tous, et on se reverra en 2026 !
C’est la fin de l’année, et demain sera notre bilan habituel, avec des statistiques, des souvenirs, des remerciements, etc. Avant ça, je veux réfléchir un peu.
Je n’ai pas l’habitude de faire des résolutions. Je trouve que j’ai du mal à les suivre, et qu’elles sont très stressantes. Néanmoins, je fais attention à mes propres comportements — peut-être trop — et il y a toujours quelque chose pour critiquer. ([FINALEMENT ! — Mon ex-belle-famille])
J’aimerais critiquer moins mes compatriotes ici. Ce n’est pas parce que je me suis réveillé un jour et me suis dit : « Ah, Ben Franklin avait raison. Ça ira. » C’est plutôt qu’en écrivant mon livre, et en le relisant, je me suis souvenu de pourquoi j’ai arrêté de faire attention à Sebastian Marx. Je n’étais pas heureux de son jeu de trouver sa place en France en se moquant des États-Unis. J’ai lancé ce blog sur le propos que j’étais ici pour partager les Bonnes Nouvelles sur la France, plutôt que pour râler sur les États-Unis. Ne vous méprenez pas sur ce que je dis : j’ai des plaintes. Comme j’ai des plaintes. Mais je dois vivre ici pendant au moins trois ans de plus, et ce n’est pas bon pour le moral.
J’aimerais me critiquer un peu moins. C’est plus difficile qu’il ne le semble. Une belle partie de l’humour du blog, ainsi que de ce qui se passe dans les coulisses, part de l’idée que tout le monde — que ce soit La Fille, M. Descarottes, même mes deux peluches (je ne plaisante pas ; vous les rencontrerez en janvier) — a une dent contre moi. Ça vient du pire conseil que j’ai jamais reçu au lycée, de me moquer plus de moi-même — c’est devenu une partie importante de ma personnalité. Mais ce n’est pas bon pour le moral non plus.
J’aimerais lire moins de choses négatives. Il y a un néologisme en anglais, « doomscrolling », qui veut dire être accroché à lire de mauvaises nouvelles. J’en suis aussi coupable que n’importe qui. Une partie de ça vient de mes méthodes pour rechercher les Bonnes Nouvelles pour la balado, parce que la vie est drôle comme ça. Mais j’ai la même habitude en anglais. Et ce n’est pas bon pour le moral
J’aimerais faire mieux avec mes projets caritatifs. Il y a les dons de sang, les cartes postales et depuis l’année dernière, Podcasthon. Je me sens comme si je pourrais faire mieux. Je donne déjà autant de sang que possible. Mais j’espérais augmenter mes efforts dans les autre cas, et j’ai raté ce but cette année.
Alors, ce sont mes bonnes résolutions. Je ne veux pas faire de promesses à leur égard. Mais j’aimerais toujours faire mieux.