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Deux desserts champenois

Quelle chance pour vous les lecteurs ! Je voulais faire quelque chose de plus avec le reste de mon chocolat Valrhona Manjari, mais ce n’est pas vraiment un dessert particulièrement aubois, alors j’ai fait deux desserts. J’espère que vous verrez qu’il y a beaucoup de choses qu’on peut faire avec du champagne. Oui, il y a aussi quelque chose en dessert avec du champagne et du fromage Chaource (la glace au Chaource et coco, page 49 dans le lien). OUBLIEZ-LE.

D’abord, pour nos amis chez Twitter et Facebook, les deux ensemble :

Notre premier dessert, le sabayon au champagne est un dessert aussi connu chez les italiens (appelé «zabaglione»), mais là-bas, ils utilisent leurs propres vins. Il n’y a rien de mal avec ça ! Mais pour faire un sabayon typiquement champenois, également de l’Aube et de la Marne, il faut utiliser du champagne. J’ai trouvé cette recette sur Keldelice, un bon site pour trouver les plats typiques, mais pas le meilleur site pour les instructions. Comme d’habitude, j’ai coupé la recette, mais celle-ci ne marchait pas quand tous les ingrédients étaient coupés par deux tiers. J’ai vérifié quelques recettes d’autre et ajouté plus de jaunes d’œuf. Je suis heureux avec les résultats.

Les ingrédients :

  • 4 jaunes d’œuf
  • 35 g sucre en poudre ou sucre semolina
  • 1/2 sachet de sucre vanillé
  • 13 cl de champagne
  • Des mûres ou des fruits rouges

Les instructions :

  1. Casser les œufs et mettre les jaunes dans un saladier.
  2. Verser le sucre et le sucre vanillé.
  3. Avec une cuiller en bois ou un fouet, travailler ce mélange jusqu’à ce qu’il devienne jaune pâle et mousseux, bien homogène.
  4. Poser le saladier dans une casserole plus grande à demi remplie d’eau et poser le tout sur le feu doux. Verser le champagne peu à peu sans cesser de remuer avec un fouet.
  5. Travailler le sabayon jusqu’à ce qu’il prenne une consistance onctueuse.
  6. Au bout de 8 à 10 minutes, retirer la casserole du feu et laisser tiédir ou refroidir complètement.
  7. Verser le sabayon dans des coupes, et servir aussitôt, tiède, ou après avoir fait refroidir au réfrigérateur. Décorer avec des fruits selon vos goûts.

Mais si vous préférez quelque chose au chocolat, nous avons aussi les truffes au chocolat. Je suis TRÈS heureux avec cette recette, mais j’ai quelques astuces qui ne sont pas d’accord avec la recette originale. Il est possible que je sois un peu trop prudent. En tout cas, la recette :

Les ingrédients :

  • 150 g chocolat noir
  • 6 cl de crème liquide entière
  • 30 g beurre doux
  • 8 cl champagne
  • 100 g chocolat noir
  • Du cacao en poudre non sucré

Les instructions :

  1. Hacher le chocolat (150 g) au couteau. — J’ai utilisé des fèves de Valrhona Manjari. C’était peut-être inutile de les couper, mais je l’ai fait quand même.
  2. Faire bouillir la crème avec le beurre, puis ajouter le champagne. Verser ensuite le tout sur le chocolat haché et attendre quelques minutes que le chocolat fonde.
  3. Mélanger ensuite doucement à la spatule pour ne pas incorporer d’air. Réserver la préparation au frais pendant 15 min. — J’ai trouvé qu’après 15 minutes, la ganache était encore trop liquide, et aussi après 40 minutes. Je l’ai laissé reposer pendant 3 heures.
  4. À l’aide d’une poche ou d’une cuillère, former des petits tas sur une feuille de papier sulfurisé, puis les refroidir. Les rouler ensuite dans la paume de la main pour leur donner une forme régulière. — Après cette étape, j’ai encore laissé reposer les balles dans le congélateur pendant 1/2 heure.
  5. Faire fondre le reste de chocolat au bain-marie ou au micro-ondes. — J’ai utilisé le micro-ondes. Le chocolat était un peu trop chaud. Laisser reposer
  6. Prendre un peu de chocolat fondu dans la paume de la main et en enrober les morceaux de ganache, puis les poser dans le cacao en poudre. — J’ai trouvé que ça marchait mieux après avoir laissé refroidir le chocolat fondu.
  7. Conserver au frais.

Mon dîner aubois

J’hésite à vous dire que j’ai fait la recette locale «Coquilles Saint-Jacques à la crème Chaource» parce que j’ai essayé, mais je ne pouvais pas trouver le bon fromage. J’étais prêt à conduire à San Diego — la même distance que Paris à Reims — si je pouvais trouver du fromage Chaource dans l’un de leurs magasins. Quand je vous dis que toutes les recettes auboises ont besoin de Chaource, je ne plaisante pas du tout. DU. TOUT. MÊME LES DESSERTS.

Mais je dois vous dire — je suis très heureux des résultats quand même. Voilà !

Qu’est-ce que c’est que ça ? Du champagne ? «Justin,» je vous entends, «est-ce une escroquerie ? Savez-vous qu’il n’y a pas de ‘champagne’ sauf de la bonne région de la France ? Que vos pinards pétillants de Californie ne sert à rien, au moins rien de champagne ? Et que presque tous les vrais champagnes aux États-Unis proviennent de la Marne, pas d’Aube ?»

BIEN SÛR ! Ne me prenez pas pour quelqu’un qui ne respecte pas les droits ! Voilà !

Oui, c’est du vrai champagne aubois, de la village d’Urville (124 habitants !). C’est une petite bouteille de 375 mL, et elle m’a coûté 25 $ (environ 21 €). Je ne pouvais trouver que deux marques de champagne aubois au États-Unis, et l’autre coûte 4x celle-ci. Je ne bois pas souvent parce que je n’ai personne ici sauf ma fille (10 ans), donc je ne voulais pas acheter trop de vin. Mais c’était important pour moi de faire tout ce que je peux pour vous présenter un dîner authentique.

Dis donc, Justin, allez-vous donner la recette à vos lecteurs ce siècle ? Bien sûr. D’abord, j’ai trouvé cette recette en vidéo sur Internet grâce à Aube en Champagne Tourisme. Voici leur vidéo dans un Tweet :

https://mobile.twitter.com/aubechampagne/status/1113147887901343744

C’est très simple, mais je vais vous donner aussi la recette en texte. J’ai utilisé du fromage Brie au lieu de Chaource, mais en France, vous pouvez trouver du Chaource dans n’importe quel Carrefour (j’ai vérifié). Une astuce : couper la croûte du fromage avant de l’utiliser. Comme d’habitude, mes quantités sont pour une personne.

Les ingrédients :

  • 2 gros carottes
  • 1 courgette
  • 50 g Chaource
  • 5 cl lait
  • 3-4 coquilles Saint-Jacques
  • De l’huile d’olive
  • Du sel
  • Du poivre

Les instructions :

  1. Rincer et couper les carottes et les courgettes en petits cubes. Mettez les légumes dans une casserole avec un peu d’huile et faites-les cuire. Réserver les légumes
  2. Couper le fromage en petits morceaux. Mettez les morceaux, le lait, et du poivre dans une poêle et laissez faire fondre sur un feu moyen. Mélanger et réserver.
  3. Mettre plus d’huile dans une poêle. Ajouter les coquilles Saint-Jacques, du sel et du poivre selon vos goûts. Faire cuire jusqu’à ce que les coquilles deviennent un peu bruns.
  4. Mettre les légumes dans un bol. Mettre la crème Chaource sur le pourtour des légumes. Mettre les coquilles en haut des légumes. Servez !

La Croustade de Couserans

On finit notre séjour en Ariège avec leur meilleur dessert, la croustade de Couserans. J’ai essayé cette recette deux fois, et j’ai fait une erreur la deuxième fois, mais elle était DÉLICIEUSE quand même. Il est possible que j’aime ce dessert le plus de tous mes desserts jusqu’à maintenant. Quand je parle parfois de la cuisine de la vraie France, celui-ci est ce que je veux dire. C’est rustique, authentique, pas trop compliqué — c’est un dessert pour le dîner en famille. Voilà :

Ce dessert est plein de poires et de pruneaux, tout caramélisé, entre deux feuilles de pâte feuilletée. Oui, c’est similaire à la galette des rois (et cette similarité est la cause de mon erreur). Je remercie l’Agence de Développement Touristique d’Ariège Pyrénées pour la recette originale. Cette fois, je n’ai pas changé la quantité. Mais après avoir fait la version originale, j’ai trouvé que la pâte feuilletée avec 3 œufs était trop molle. Donc j’ai décidé de refaire la recette avec la même recette de pâte feuilletée qu’on trouve dans ma galette des rois. Mais j’aurais dû réduire la température, et cette erreur a abouti à un dessert un peu brûlé. Je vais vous donner la recette avec ce changement.

Les ingrédients pour la pâte feuilletée :

  • 250 g de farine
  • 10 g de beurre fondu
  • 5 g sel
  • 125 g eau
  • 165 g de beurre doux

Les instructions pour la pâte feuilletée :

  1. Faire une fontaine avec la farine, ajouter le sel, le beurre fondu, et l’eau.
  2. Incorporer la farine et pétrir jusqu’à la bonne consistance. Faire une jolie boule avec la pâte, couper 2 fentes dans le boule avec un couteau, et laisser reposer au frigo pendant 30 minutes.
  3. Pendant que la pâte reste dans le frigo, faire un carré de papier sulfurisé (regarde les photos), et mettre le beurre deux dans le centre. Rouler le beurre jusqu’à obtenir un carré plat et mince.
  4. Faire un portefeuille avec la pâte, et le beurre dedans. Rouler la pâte jusqu’à c’est 3 fois plus longue que large. Plier comme les photos et le mettre au frigo pendant 30 minutes.
  5. Rouler et plier une deuxième fois. Remettre dans le frigo pendant 30 minutes.

Pendant que la pâte repose dans le frigo, faire la garniture.

Les ingrédients pour la garniture :

  • 100 g de sucre en poudre
  • 2 poires ou pommes
  • Des pruneaux
  • 1 sachet de sucre vanillé

Les instructions pour la garniture :

  1. Rinser et éplucher les poires ou pommes. Coupez-les en fines tranches.
  2. Mettre tous les ingrédients dans une grande poêle sur un feu moyen.
  3. Réduire le jus des fruits. Couper la feu quand les bulles disparaissent.

Montage et cuisson :

  1. Étaler la moitié de la pâte au rouleau, en tapisser le fond et les bords du moule beurré, sucrer, puis répartir les fruits et arroser avec leur jus.
  2. Étirer le reste de la pâte, souder les bords à l’eau, Dorer avec un œuf entier et couper des fentes. Sucrer largement.
  3. Cuire 30 minutes à four à 180 C.

Et oui, je ne cache rien, donc voici une photo après avoir sorti du four. Un peu trop cuit, mais encore délicieuse :

Mon dîner ariégeois

Après tant d’enthousiasme pour l’Ariège, je suis sûr que vous vous demandiez pourquoi cet article tarde à sortir. Franchement, je m’intéresse autant qu’avant à la cuisine ariégeoise, mais c’est la cuisine des grandes familles ou des fêtes. Beaucoup de leurs recettes ont besoin de 3-4 sortes de viandes différentes, comme celle-ci (canard confit, couenne, jambon) ou celle-là (idem). C’est beaucoup trop pour quelqu’un qui habite tout seul. Après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de faire une soupe, l’aïgo bullido.

Je partage toujours mes efforts, même quand ils ne marchent pas trop bien. Et celui-ci n’est pas un grand succès. Je l’ai fait deux fois, parce que ce n’est pas trop compliqué, mais cette soupe n’a pas réussi. Les photos sur Internet ressemblent à une vichyssoise, mais sans crème ni lait, je n’ai aucune idée comment c’est possible.

On peut voir que le pain flotte, et le blanc d’œuf est cuit au lieu de mélanger avec la soupe. Cette soupe reste trop liquide. La première fois, j’ai suivi les instructions de cette recette (coupé en deux) exactement. La deuxième fois, j’ai fait bouillir l’eau jusqu’à ce qu’elle soit réduite à la moitié de son volume d’origine, avant de couper le feu. Ce n’était pas suffisant. C’est toujours mon but de vous présenter chaque département à son meilleur, et la faute reste la mienne, mais je ne vous mentirai pas quand ça m’arrive. Comme d’habitude, je vous donne la recette selon mes quantités.

Les ingrédients :

  • 75 cl d’eau, 
  • 5cl d’huile d’olive
  • sel et poivre
  • 3 gousses d’ail
  • 1 oeufs
  • pain de campagne rassis

Les instructions :

  1. Dans l’eau salée et poivrée, portée à ébullition, mettre l’ail émincé et laisser bouillir 20 minutes à petit feu.
  2. Casser les oeufs en jetant le blanc dans le bouillon et en mettant les jaunes dans un bol. Laisser cuire encore 10 minutes.
  3. Monter les jaunes avec l’huile et mélanger hors du feu avec le bouillon.
  4. Disposer dans une soupière les tranches de pain, verser par dessus le bouillon et servir sans plus tarder.

La galette des rois

Aujourd’hui est le Jour des Rois, donc en France on mange un dessert appelé «la galette des rois». D’habitude, je vous donne les instructions en texte, mais j’ai suivi la vidéo de Laurène Lefèvre. Cette fois, je vais vous donner sa vidéo avec des photos de ma galette pendant que je la faisais. Il y a souvent une fève pour les enfants à l’intérieur de la galette, mais je suis tout seul, donc pas de fève. Alors, les résultats :

Voici la vidéo :

Et mes photos :

Les madeleines de Lenôtre

Il y a quelques semaines, j’ai mentionné une pâtissière aux États-Unis qui n’utilise que du chocolat Valrhona. Elle était aussi étudiante du grand chef Gaston Lenôtre. Il y a aussi un hôtel à Las Vegas appelé Paris, et il y avait une boulangerie Lenôtre là-bas (c’est fermé depuis longtemps). Je suis donc un fan de M. Lenôtre.

En cadeau d’anniversaire en novembre dernier, ma fille m’a donné un moule à madeleines. J’avais trop d’autres projets dans la cuisine en décembre, mais aujourd’hui j’ai enfin cherché des recettes de madeleines. Quand j’ai trouvé celle-ci de M. Lenôtre, j’ai su que j’ai dû l’essayer. Je remercie le blog Quelques Grammes de Gourmandises pour la publier. D’abord, voici mes résultats :

Je les trouve excellents !

Comme d’habitude, je copie l’originale pour ajouter mes propres notes.

Les ingrédients :

  • 125 g de beurre
  • 3 oeufs
  • 130 g de sucre
  • 20 g de miel doux
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à soupe d’eau de rose

J’ai utilisé du miel d’acacia, parce que j’ai beaucoup après avoir fait le palet d’or. Ça marchait bien. L’eau de rose était le choix de ma fille. Ça marchait…moins bien. Je vous conseille d’utiliser quelque chose d’autre — de la vanille liquide, du zeste de citron, de l’eau de fleur d’oranger. Juste pas l’eau de rose.

Les instructions :

  1. Faire ramollir le beurre au micro-ondes ou le laisser à température ambiante 30 min avant de l’utiliser. — C’était bien ramolli après 30 minutes, mais j’ai encore trouvé quelques petits morceaux de beurre dans la pâte.
  2. Faire blanchir le mélange oeufs, sucre, sel, et miel à l’aide d’un batteur jusqu’à ce qu’il double de volume.
  3. Ajouter le mélange farine + levure, puis le beurre ramolli, ainsi que l’arôme de son choix.
  4. Bien homogénéiser et réserver la pâte au réfrigérateur pendant au moins 2h. C’est le choc thermique qui permettra d’obtenir de jolies bosses.
  5. Préchauffer le four à 230°C.
  6. Remplir les empreintes du moule à madeleines d’une cuillère à soupe de pâte sans chercher à l’étaler. — Graisser en spray le moule juste un peu, sinon il est possible que les madeleines soient un peu difficiles à démouler.
  7. Enfourner à 230°C et baisser immédiatement le thermostat du four à 200°C. Laisser cuire 5 min (le centre de la madeleine commence alors à former une petite dépression). Baisser ensuite le four à 180°C sans sortir les madeleines du four et cuire 5 min supplémentaires. C’est dans cette deuxième étape que se forme la jolie bosse (le temps de cuisson peut varier selon le four. Ne pas hésiter à laisser une minute de plus si la bosse n’est pas totalement formée). — J’ai trouvé que tout était bien cuit après 10 minutes.
  8. Sortir les madeleines du four. Les démouler aussitôt et laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Sauf pour le saveur de rose, je crois que cette recette marche très bien. Vous savez tous que je suis un grand fan de Laurène Lefèvre, mais je crois que cette recette est aussi bonne que la sienne, et c’est plus facile. Je serai heureux de refaire celle-ci encore et encore !

La bûche du nouvel an

Êtes-vous surpris que je n’ai pas fait une bûche de Noël avec toutes ces pâtisseries ? Bien sûr, je n’ai rien oublié — c’est juste que j’avais besoin de plus de recherches ! Je voulais créer une bûche qui servirait de symbole de mon année. Quelque chose avec toutes les saveurs de mes études. Et j’avoue, je ne suis pas encore assez bon en assemblage pour faire exactement ce que je voulais, mais je pense que j’ai la bonne idée. J’ai fait cette bûche pour notre fête de fin d’année.

Cette bûche est composée de mousse au chocolat, de vanille, de pain de Gênes, de confiture de cerises, et de crème de marrons. Un peu compliqué, non ? J’avais l’aide de deux recettes, l’une en français et l’autre en anglais, mais la recette de la confiture est à moi, et aussi l’idée de mélanger les deux recettes. Je vous donnerai toute. Vous aurez besoin d’une moule à bûches et une moule à mini-bûches.

Les ingrédients pour la confiture de cerises :

  • 150 g sucre en poudre
  • 350 g cerises
  • 6 cl de l’eau froid
  • 3 feuilles de gélatine

Les instructions pour la confiture de cerises :

  1. Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans un grand volume d’eau froide.
  2. Dans une grande casserole, mélanger le sucre, l’eau froide, et les cerises, et faire bouillir pendant 20 minutes. Écraser la fruit avec une cuillère.
  3. Éteindre le feu et tamiser la mélange avec un chinois dans un bol pour ôter les noyaux. Ajouter les feuilles de gélatine au bol et mélanger. Mettre le bol au frigo.
  4. Quand on est prêt à assembler la bûche, détendre la confiture avec une cuillère.

Les ingrédients pour le pain de Gênes :

  • 200 g pâte d’amande
  • 90 g sucre en poudre
  • 190 g œufs
  • 60 g farine
  • 60 g beurre fondu

Les instructions pour le pain de Gênes :

  1. Mélanger la pâte d’amandes, le sucre, et les œufs. La pâte est difficile à mélanger à température ambiante; elle fondra bientôt.
  2. Chauffer le mélange au bain-marie jusqu’à 55°C.
  3. Fouetter le mélange jusqu’à refroidissement.
  4. Tamiser la farine.
  5. Ajouter le beurre au mélange, ensuite la farine.
  6. Mettre le mélange sur une plaque à pâtisserie 400 x 300 mm et cuire au four à 190°C pendant 15-20 minutes. N’ouvrez pas le four, mais vérifier avec la lumière qu’il n’est pas brûlé. Il est difficile de le retirer de la plaque s’il brûle.
  7. Couper deux pièces du pain selon la taille de votre moule à mini-bûche (lisez les instructions de montage si vous avez des questions).
La pâte couvre juste le bas de la plaque

Les ingrédients pour la crème vanille :

  • 3 jaune(s) d’oeuf(s)
  • 30 g sucre en poudre
  • 2 gousse(s) de vanille ou 1 c. à soupe de la vanille liquide
  • 25 cl lait 1/2 écrémé
  • 70 g chocolat blanc
  • 2 feuilles de gélatine

Les instructions pour la crème vanille :

  1. Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans un grand volume d’eau froide.
  2. Faire chauffer le lait avec les gousses de vanille fendues en 2 et grattées.
  3. Mélanger les jaunes d’oeufs avec le sucre puis les ajouter au lait. Cuire à feu doux à 85 °C.
  4. Verser ensuite cette crème anglaise sur le chocolat blanc et le laisser tiédir. Ajouter les feuilles de gélatines puis mélanger au mixeur.
  5. Couler cette préparation dans un moule à mini-bûche puis réserver au congélateur pendant au moins 6 h.
J’ai une moule à mini-bûche avec quatre places. C’est un peu trop pour juste une mini-bûche !

Les ingrédients pour la mousse au chocolat :

  • 220 g chocolat noir
  • 35 cl crème liquide entière
  • 2 œufs
  • 2 aunes d’œufs
  • 100 g sucre en poudre
  • 8 cl eau
  • 4 feuille(s) de gélatine

Les instructions pour la mousse au chocolat :

  1. Faire tremper la gélatine dans un grand volume d’eau très froide. 
  2. Réaliser la pâte à bombe : à l’aide d’un robot, fouetter l’oeuf entier et les jaunes.
  3. Cuire l’eau et le sucre à 118 °C, puis verser ce sirop en filet sur les oeufs et continuer à battre. Ajouter les feuilles de gélatine pressées et fouetter jusqu’à complet refroidissement. 
  4. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter ensuite 1/3 de la crème fouettée, puis incorporer délicatement la pâte à bombe, et enfin le reste de la crème fouettée.


Montage:

  1. Remplir la moule à bûche avec environ 1/3 de la mousse au chocolat.
  2. Mettre la crème vanille congelé dans la moule.
  3. Mettre une pièce du pain de Gênes sur la crème vanille.
  4. Étaler la confiture de cerises sur le pain de Gênes.
  5. Étaler la crème de marron sur l’autre pain de Gênes.
  6. Tourner la deuxième pièce du pain et la mettre sur la première.
  7. Remplir la moule avec le reste de la mousse.
  8. Mettre la moule dans le congélateur et laisser reposer pendant au moins 8 heures

Le galette à suc’

Pour finir notre tour des Ardennes, un dessert appelé le galette à suc’. Je dois l’Office de Tourisme Charleville / Sedan en Ardenne pour cette recette. Comme d’habitude, j’ai coupé la recette en deux, avec une exception. J’ai trouvé que la pâte ne marchait bien avec 1/2 la farine, donc j’ai ajouté plus de farine. Voici les résultats. Je crois que j’ai fait une galette bien authentique.

Les ingrédients :

  • 300 g de farine
  • 5 g de sel
  • 22 g de sucre fin et plus pour saupoudrer
  • 80 g de beurre ramolli mais pas fondu
  • 2 œufs moyens
  • 60 g d’eau 30 à 35°
  • 7 g de levure de boulanger
  • 1 œuf pour dorer au pinceau

Les instructions :

  1. Dans un saladier,mettre la farine et faire une fontaine, joindre le sel, le sucre et la levure émiettée
  2. Verser l’eau et casser les 3 œufs, ajouter 160gr de beurre pétri et travailler la pâte tant qu’elle ne colle plus aux mains
  3. Laisser reposer la pâte 30 à 45 minutes
  4. Resserrer la pâte et laisser de nouveau lever 30 à 45 minutes
  5. Diviser la pâte en deux, faire 2 boules que vous déposez sur une plaque graissée (environ 25 cm de diamètre pour chaque galette)
  6. Faire chauffer le four à 210°
  7. Au pinceau et délicatement, dorer toute la surface avec un œuf bien battu (sans glôyes !)
  8. Découper quelques pois de beurre et semer de sucre fin (80 à 100g) selon les goûts
  9. Enfourner en surveillant le temps de cuisson qui ne doit pas dépasser 12 à 13 minutes

Mon dîner ardennais

Pour chaque dîner départemental, j’essaye de trouver quelque chose de vraiment typique, que les gens mangent chez eux. Dans les Ardennes, c’était un peu difficile. Pas parce qu’ils n’ont rien à manger, mais parce que j’ai trouvé deux sortes de recettes : 1) des recettes qui ont besoin des produits non disponibles près de chez moi, ou 2) des recettes trop similaires à d’autres que j’ai déjà faites. J’ai pensais aux crêpes, à une tarte aux myrtilles, à une rabotte — des chose qui existent déjà sur ce blog. Mais j’ai enfin trouvé la bonne recette, quelque chose de vraiment ardennais. Voici le cul nu !

Je suis également surpris que vous que je viens d’écrire ça !

Eh bien, c’est vraiment la cacasse à cul nu, quelque chose de complètement différent, non ? (C’est difficile de ne pas remplir ce post avec des emojis en ce moment !) Mais maintenant, on arrive au prochain problème. J’ai trouvé plusieurs recettes vraiment différentes pour la même chose. On discutera ce problème en bas.

Je remercie l’office de tourisme Val d’Ardenne pour la recette que j’ai enfin choisie. Comme d’habitude, j’ai adapté la recette selon mes besoins comme célibataire. Je vous recommande de visiter leur site pour les mesures pour une plus grande famille. Sur leur lien, vous ne trouverez pas le suif de bœuf. Après avoir vu plusieurs recettes, j’ai décidé qu’on peut utiliser de l’huile, du suif, ou du saindoux. Vous pouvez choisir.

Les ingrédients :

  • 500 grammes du poulet, du porc, ou du bœuf
  • 500 grammes de pommes de terre fermes
  • 1 gros oignon
  • 1 dl d’huile ou 100 grammes de suif de boeuf
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • Thym, laurier, sauge, ail, sel, poivre
  • vin blanc (1/2 à 1 verre)

Les instructions :

Faire revenir la viande dans une cocotte en fonte.

Ensuite, la retirer et y mettre le suif de bœuf avec les oignons.

Laissez brunir et y incorporer la farine de manière à y obtenir un roux coloré.

Ajouter 1/2verre de vin blanc pour y donner plus de gout.

Laissez mijoter à feux doux puis y incorporer la viande.

Remuez et assaisonnez (sel, poivre, laurier, sauge, thym, ail).

Laissez cuire pendant 30 à 60 minutes. — J’ai laissé tout cuire pendant 40 minutes.

En fin de cuisson, ajoutez les pommes de terre coupées en morceaux. — Je les ai ajouté après 20 minutes de cuisson.

Cette recette est vraiment différente que la version de l’Office de Tourisme Charleville / Sedan en Ardenne. Selon leur version, on fait cuire les pommes de terre avant les oignons, et on rajoute les pommes de terre avant le longueur de cuisson. Je trouve cette version un peu compliqué, mais je ne peux pas vous dire laquelle est plus correcte. Suivez vos instincts.

Le palet d’or de Valrhona

Je suis heureux de partager notre dernière recette ardéchoise, grâce à la Cité de Chocolat de Valrhona. C’est un gâteau au chocolat — beaucoup de chocolat — qui s’appelle «le palet d’or». Chez Valrhona, il y a du vrai or, mais je ne voulais pas acheter de feuille d’or pour servir à la maison.

Ça a l’air pas mal, hein ?

Le fichier recette est un fichier PDF, donc je ne vais pas copier le texte. Cependant, je vais vous donner mes notes, comme d’habitude.

J’ai utilisé le miel d’acacia au lieu du sucre inverti, selon le choix dans la recette. Je vous recommande le sucre inverti si vous pouvez le trouver, parce que j’ai découvert que je n’aime pas le goût du miel d’acacia. Ce n’est pas vraiment mal, c’est juste que quand on utilise un chocolat aussi cher que Valrhona, on veut goûter du chocolat Valrhona ! J’ai utilisé le chocolat Valrhona Manjari 64%, pas le Caraïbe 66%. J’aime tous les deux.

On devrait utiliser deux cercles pâtissiers, l’un de 14 cm et l’autre de 12. Ils recommandent qu’on fait le biscuit chocolat dans un cercle de 14 cm, ensuite le couper pour montage dans un cercle de 12 cm. C’est correct. J’ai suivi les instructions pour la ganache, et il n’y a pas assez de ganache pour remplir un cercle de 14 cm. Si vous êtes comme moi, et vous ne voulez pas remplir votre cuisine avec toutes les tailles de cercles, je vous recommande à utiliser un cercle de 12 cm pour toute la recette.

J’ai trouvé que 10 minutes pour la cuisson ne suffisaient pas. C’était encore liquide après 10 minutes. Le biscuit n’a pas réussi le test de cure-dent jusqu’à 30 minutes dans mon four. À la fin, il faut couper le pic en haut du biscuit.

Voici le montage :


Je vous recommande aussi d’utiliser un film de contact au bas du cercle. La recette ne dit pas ça, mais le gâteau est difficile de retirer de l’assiette après avoir congelé. Après démouler, voici mon gâteau :

Pas mal, mais pas professionnel. On peut faire mieux.

Avec ce gâteau, nous disons «au revoir» à l’Ardèche. Ça me rend un peu triste — j’aime l’Ardèche maintenant — mais il reste beaucoup de pays à visiter !