Le bilan du premier quart

Après avoir fini la Drôme, nous avons fini un quart du Tour des Départements. Pour être clair, la fin du Tour ne sera pas la fin du blog — je sais déjà ce qui se passera prochainement, ou au moins ce que je voudrais faire. Mais à l’instant, je veux revoir le meilleur du blog jusqu’à ce moment. (Selon moi. Vous avez le droit de ne pas être d’accord.)

Selon Google, ce blog devrait être « Un coup de Couserans » — c’est LA source pour la croustade de Couserans, dans un plus haut rang que le site de l’office de tourisme de l’Ariège ! (C’est vrai soit en français soit en anglais.) C’est la même chose pour les monnaies de Chevagnes (de l’Allier).

À mon avis, ce sont parmi les meilleures recettes du blog — bien faites, et pas trop connues. Mais c’est à moi, pas les moteurs de recherche, de choisir les meilleurs du blog.

Où visiter : Les Alpes-Maritimes et l’Ardèche. Nice et Cannes, ou un département si beau, je vous ai conseillé de commencer là-bas avant de visiter son voisin !

Où habiter : Le Calvados ou la Côte-d’Or. On peut visiter n’importe où pour quelques jours, mais on doit manger tous les jours. Leurs deux dîners (Calvados, Côte-d’Or) ont reçu le plus d’attention pour une raison ! En plus, tous les deux sont pleins de choses qui sont importantes pour moi. Toute la Normandie aura un avantage injuste pendant la vie de ce blog ; le reste d’entre vous doit rester content que je n’aie pas d’yeux seulement pour Paris.

Meilleure soupe : La soupe de petit épeautre

Meilleure viande : Le bœuf bourguignon

Meilleur fruit de mer : Coquilles Saint-Jacques à la crème Chaource

Meilleur dessert : Le palet d’or de Valrhona

Meilleure salade : Je plaisante ! C’est comme dire « plus mieux », une erreur de grammaire ! (Non, mais sérieusement, il y aura des punitions salades ici.)

Meilleur film : Les aventures de Rabbi Jacob, mais je l’ai vu avant le blog. C’est donc Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

Meilleur moment de ma vie : J’arrive enfin en France

Meilleures surprises : La Drôme et l’Ariège. Je ne savais rien de tous les deux avant d’écrire ce blog. Je serais déçu si je ne pouvais pas voir toute la France, mais ces deux sont des priorités inattendues.

Pire surprise : Le trafic. Mes meilleures idées — comme la crème de marrons ou la Cinémathèque Française — viennent de vous les lecteurs. Je n’écrirai jamais pour l’argent, mais il me plairait beaucoup de recevoir des idées de lecteurs partout en France (dont les départements d’outre-mer). En général, ceux qui me trouvent par Google ou Quora ne reviennent pas. C’est bien évident que j’ai beaucoup de travail.

Ce que j’attends le plus : J’écrirai le prochain bilan après le 51, la Marne. Avant d’y arriver, il y aura certains départements où je les connais déjà un peu, comme la Gironde et le Loiret. Il y aura aussi Ille-et-Vilaine, le préféré d’un ami belge qui gère un groupe de fans sur Facebook. Mais quelle sera la prochaine Ariège, la surprise complètement inattendue ? Cette question reste la grande aventure !

Les mariés de l’an deux

Ce soir, j’ai regardé Les mariés de l’an deux, un film de 1971 avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. Personne ne m’a pas recommandé, mais je l’ai acheté dans une boîte avec L’as des as. Il s’avère que celui-ci était très marrant, mais en même temps, très déroutant.

Au début, deux enfants entendent qu’ils auront des destins intéressants. On voit qu’ils sont les jeunes versions des personnages de Belmondo et Jobert. Mais quand on voit Belmondo, il arrive en Caroline du Sud, aux États-Unis.

C’est juste avant la Révolution Française. Il devient riche et il va se marier avec une nouvelle femme, jusqu’au moment quand quelqu’un d’autre se plaint qu’il est déjà marié. Une émeute suit.

Il y a un moment où son nouveau beau-père discute avec un curé sur obtenir un divorce, comme ça :

Beau-père : Divorcer ! Tu plaisantes ? En France, ça n’existe pas.

Curé : C’est la Révolution là-bas. La République. La première loi qu’ils ont faite, le premier jour, c’est d’autoriser le divorce

Je ne sais pas s’il exagère — le premier jour, vraiment ? — mais Belmondo revient en France pour demander à sa femme un divorce. Tout de suite, il se trouve dans un attentat contre un officiel de la Révolution, après avoir assisté à une « messe » de la culte de la Raison :

Il s’échappe avec l’aide d’un ami, puis il rejoint les royalistes. Mais il ne veut vraiment pas faire partie de leur cause, et il annonce qu’il est en fait révolutionnaire. Il y a plusieurs chasses, et il me semble que tous les hommes changent d’avis chaque minute quelle femme ils veulent marier. C’est la partie très déroutant.

À la fin, Belmondo décide de rester en France et annuler son nouveau divorce. Heureusement pour lui, il perd les papiers dans la mer. C’est plutôt ridicule, mais comme j’ai dit, très marrant.

Les Babas au rhum et au crémeux châtaigne

Pour notre dessert drômois, j’ai choisi un dessert de la grande cheffe Amne-Sophie Pic. Les babas au rhum eux-mêmes ne sont pas particulièrement drômois, mais les châtaignes sont absolument une spécialité de la région, et la famille Pic est chef dans la Drôme depuis 1889. Je dois encore le magazine Elle pour cette recette.

J’ai coupé par deux les recettes des babas et du sirop, mais j’ai fait toute la recette du crémeux. C’est difficile de couper 1 jaune d’œuf, après tout. Je vous présente toutes les quantités originales, au lieu de les avoir coupées. Aussi, « stoppez » n’est pas un mot français (désolé, je suis obsédé), alors vous verrez plusieurs changements comme ça si vous lisez le lien original.

Les ingrédients pour les babas :

  • 1 dl de lait
  • 10 g de levure de boulanger
  • 200 g de farine
  • 5 g de sel
  • 15 g de sucre
  • 2 oeufs
  • 50 g de beurre doux fondu

Les instructions pour les babas :

  1. Incorporez la levure dans le lait tiède.
  1. Mettez dans la cuve d’un robot la farine, le sel et le sucre.
  1. Ajoutez le lait et 1 oeuf à petite vitesse.
  1. Quand la pâte est homogène, ajoutez le second oeuf, mélangez et arrêtez le robot. Versez le beurre, attendez qu’il passe sous la pâte.
  1. Mélangez puis remplissez huit moules à baba aux trois quarts de pâte et laissez doubler de volume à température ambiante.
  1. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5,5). Enfournez les babas 20 à 25 mn. Démoulez et laissez refroidir.

Les ingrédients pour le sirop :

  • 200 mL de rhum brun
  • 500 grammes de sucre en poudre
  • 2 grammes de café soluble
  • 8 dL d’eau

Les instructions pour le sirop :

  1. Faites bouillir l’eau, le sucre et le café.
  1. Laissez refroidir puis versez le rhum. Immergez les babas 2 h, égouttez-les sur une grille.

Les ingrédients pour le crémeux :

  1. Faites tremper la gélatine dans de l’eau froide.
  2. Fouettez le sucre et le jaune d’oeuf.
  1. Faites chauffer le lait, la crème de marrons et la Maïzena en fouettant.
  1. Versez sur les oeufs et faites bouillir 1 mn à feu doux en mélangeant. Hors du feu, ajoutez la gélatine égouttée, laissez refroidir et incorporez le beurre. — J’ai ajouté le beurre avant de laisser refroidir le mélange. Il me semble que l’on ne veut pas de morceaux de beurre dans le crémeux. Mais pas de feu pour cette étape.
  1. Versez dans le fond de huit assiettes et laissez prendre 2 h au frais.

Montage :

C’est vraiment pas de la chirurgie de fusées, comme on dit en anglais. Déposez des babas sur les assiettes avec le crémeux. Si vous avez envie de quelque chose de VRAIMENT compliqué, il y a une petite recette de « chantilly au café » en bas du lien original. Ça ne prend que 12 heures !

Mon dîner dromois

Cette fois, j’ai quelque chose de vraiment spécial pour vous. À mon avis, c’est la meilleure soupe du blog. (C’est pas difficile — je ne suis pas content de toutes mes soupes.) Mais celle-ci ? Un vrai régal. Je vous présente la soupe de petit épeautre au crumble à l’ail et copeaux de picodon. (Faut patienter jusqu’à demain pour le dessert.)

Pour le vin ce soir, un Crozes-hermitage. Pas cher, et très bon. Ça vient de la Maison Denuzière et m’a coûté environ 25 $. Pas mal ! Vous verrez que j’ai aussi utilisé un vin blanc appelé « Clos du Bois » pour la soupe. C’est un vin californien, et je l’ai utilisé seulement pour cuisiner, pas pour boire. (Le nom est une blague — la maison a été fondée par un homme avec le nom « Woods, » c’est-à-dire « Bois ».)

Je remercie La Drôme Tourisme pour la recette de la soupe. J’ai fait deux changements ; la prochaine fois, je ferais un autre. C’est impossible de trouver le fromage picodon près de chez moi, alors j’ai utilisé du « Cana de Cabra », un fromage espagnol que je crois est similaire. Pour le « crumble », j’ai ajouté deux fois la quantité de beurre qu’ils ont suggéré — la recette originale ne faisait que des miettes, et j’ai voulu plus de structure. La prochaine fois, j’ajouterais 1.5 L de bouillon au lieu de 1 L. Ce ne sont pas de grands changements — je suis hyper-content de cette soupe ! (Mais non, je n’ai pas le problème de ce monsieur.)

Les ingrédients pour la soupe de petit épeautre :

  • 150 grammes de petit épeautre
  • 1 tomate moyenne
  • 1 petit blanc de poireau
  • ½ branche de céleri
  • 5 cl d’huile d’olive
  • 5 cl de vin blanc sec
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petite carotte
  • ½ oignon jaune moyen
  • bouquet garni
  • 1 litre de bouillon de volaille

Les ingrédients pour le crumble à l’ail :

  • 250 grammes de farine
  • 60-120 grammes de beurre
  • 100 g de sucre semoule
  • 1 gousse d’ail
  • 1 picodon sec
  • sel, poivre

Les instructions pour la soupe :

  1. La veille, faire tremper le petit épeautre dans de l’eau froide pendant 3 heures. Égoutter et laisser sécher.
  1. Laver, éplucher et émincer tous les légumes. (J’utilise des carottes déjà coupés au supermarché, alors ils n’apparaissent pas ici.) J’ai utilisé peut-être trop de céleris. C’était pas clair pour moi si « une branche » voulait dire tout le céleri que l’on achèterait au supermarché. J’ai utilisé la moitié de ça.
  1. Les faire suer à l’huile d’olive pendant 10 minutes. Si vous avez besoin de bouillon, faites-le maintenant.
  1. Ajouter la tomate pelée en morceaux, le vin blanc, le bouillon de volaille froid, le bouquet garni et le petit épeautre égoutté.
  1. Porter à ébullition cette préparation, cuire ensuite à feu doux pendant 1 h à 1 h 30. Mixer la soupe et rectifier l’assaisonnement.

Les instructions pour le crumble :

  1. Mélanger la farine et le beurre coupé en petits dés avec le sucre, le sel et l’ail haché. Après 60 grammes de beurre, je ne pouvais pas faire que des miettes. Peut-être que c’est la bonne chose, mais pour faire un biscuit plus fort, j’ai doublé le beurre.
  1. Étaler sur une plaque à pâtisserie. (J’ai fait ça à la main.) Puis le faire colorer au four à 190 °C quelques minutes. (12 minutes était suffisant.) Laisser refroidir la préparation.

Montage :

Mets la soupe dans le bol, et garnir avec le crumble et des copeaux de picodon.

Des mots décevants

L’un de mes loisirs est ramasser des exemples de toutes les conneries en anglais auxquelles j’avais espéré échapper — seulement pour découvrir qu’il est trop tard et elles existent en français maintenant. Il me semble que n’importe quel verbe anglais peut ajouter un « -er », et hop ! Nouveau verbe français ! Alors, quand j’ai vu cette image grâce à mon lecteur Bernard, c’était à la fois une mine d’or et quelque chose de choquant :

Source

Certains de ces mots sont aussi ridicules en anglais qu’en français, mais ils servent encore à quelque chose. Je vous rassure, « brainstormer » (juste « brainstorm » en anglais) est un cliché que l’on se moque fréquemment. Sinon, ça ne veut pas dire exactement « réfléchir ». C’est où on essaye de créer le plus d’idées possible en un minimum de temps, même si on sait déjà que certaines idées seront folles.

Des autres me rendent triste parce que je suis certain qu’il existe déjà de bons mots en français. « Overbooké » m’a failli fait pleurer, et « je suis fulltime » au lieu de « à temps plein », c’est une abomination ! Et peut-être que « c’est touchy » est le pire — le français ne manque pas du tout pour des mots qui décrivent quelqu’un ou quelque chose de difficile.

Le comédien Sebastian Marx, un new-yorkais qui habite à Paris, a fait une vidéo sur le même sujet (attention aux gros mots) :

Et un autre exemple qui est arrivé dans mes courriels :

ÊTES-VOUS SÉRIEUX ?

« Shopper » au lieu de « faire les magasins » est peut-être logique d’avoir une phrase courte. Mais est-ce vraiment à dire que le pays de Coco Chanel et Christian Dior n’a pas de mot pour signifier « quelques vêtements qui vont ensemble » ?

Mais on trouve cette tendance en dehors des entreprises. Par exemple, sur les sites de tourisme : « made in chez nous », « slow tourisme », « votre week-end slowlife », « booster votre activité » (pas augmenter ?), et plein d’autres. (Je sais que « slow » est bien emprunté pour beaucoup de choses, mais « lente » existe !) C’était plutôt drôle quand j’ai découvert que la Corrèze se moque de cette tendance avec « #zecorreze ». (La langue entre les dents, les amis !)

Il y a d’autres chats à fouetter, bien sûr. Mais j’entends parler que l’Académie française n’est pas trop active en ce moment, et Isabelle Balkany ne peut pas faire ça toute seule !

Des plaintes pour les enseignants

La rentrée est le début de l’année scolaire, mais par hasard, ça tombe en même temps que la fin de l’obligation de télétravail. Alors, c’est une sorte de rentrée d’entreprise. Et peut-être, selon Le Canard enchaîné, que tout le monde n’est pas prêt :

Et s’il y a une opportunité pour les élèves de faire semblant d’être malade, ils la prendront :

Ce sujet nous fournit une bonne conversation entre les canards :

Est-ce que « tests » rime vraiment avec « têtes » ?

Mais on n’oublie pas que la crise dans l’Afghanistan existe encore. Ce gros titre est exactement l’envers de un scandale aux États-Unis :

J’ai également appris un nouveau mot en français et en anglais grâce à ce renseignement. Faut être BIEN éduqué pour vraiment profiter du Canard !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon livre de Pierre Gagnaire

En 2012, je suis allé à Las Vegas, où j’ai découvert le chef Pierre Gagnaire pour la première fois. Il avait un restaurant appelé Twist en haut de l’hôtel Mandarin Oriental. (C’est apparemment fermé « temporairement », mais ça n’apparaît plus sur son site web. Je doute qu’il retourne.) Je l’ai tellement adoré que j’ai acheté un livre inhabituel après mon dîner. C’est presque comme un poème avec des photos au lieu d’un livre de recettes.

Il l’a signé, mais c’est pas à moi — la date est 13 mois avant ma visite !

Au-dedans, on trouve des photos de sa cuisine. Je vais vous en partager quelques. Vous comprendrez pourquoi j’ai dû visiter Gaya à Paris. Le texte est complètement en anglais, malheureusement.

Celle-ci est juste du jus d’orange, bien réduit. Selon le texte, il aurait mis une crevette dans le trou.

Poisson Saint-Pierre aux crevettes :

Rouget aux groseilles :

Canard à la papaye, avec une tuile au miel :

Celle-ci est un dessert, façon nougat, mais presque transparent.

Des figues au mascarpone et au caramel :

Twist était un resto à ce niveau ; Gaya est moins cher et moins ambitieux. Mais avec des souvenirs comme ceux-ci, je suis heureux de ne pas avoir raté l’opportunité. Je ne savais pas avant d’écrire ce post qu’il n’y a plus de restos de Pierre Gagnaire aux États-Unis — c’est un bon exemple de pourquoi il faut prendre vos opportunités quand elles arrivent.

Je découvre la Drôme

On continue le tour avec le 26, la Drôme. C’est le département le cinquante-deuxième plus peuplé et les habitants se nomment drômois. C’est notre cinquième visite en Auvergne-Rhône-Alpes, et après le Cantal et l’Ardèche, j’ai de grands espoirs. (Faut peut-être que je revienne dans l’Ain et l’Allier, je n’ai vraiment pas trouvé mon style à l’époque.)

Comme d’habitude, on commence avec la préfecture, Valence. Cette ville ne manque pas de patrimoine, mais quand on est là, il faut commencer avec la nature, parce qu’ils ont des lieux incroyables. Mais on va conduire de l’Ardèche pour commencer. Allez donc à Tournon-sur-Rhone d’abord, pour prendre la Corniche du Rhône (3 étoiles Michelin) vers Valence. Sur cette route magnifique, il y a des vues incroyables. Passez par la montagne de Crussol (2 étoiles) et son château pour plus de vues époustouflantes.

En ville, on commence avec Le Musée de Valence, art, et archéologie (2 étoiles), dont ses collections des écoles flamandes et hollandaises du XVe au XVIIe siècle et d’art français du XIXe siècle. Il y a beaucoup de gens d’origine arménienne à Valence, alors on visite le Centre du patrimoine arménien (1 étoile). On continue par La maison des têtes (1 étoile), où le nom vient de 4 sculptures sur la façade, plein d’expositions sur l’histoire de Valence. Finalement, on visite la Cathédrale Saint-Apollinaire (0 étoiles)

En dehors de Valence, on visite plusieurs villes connues pour leurs produits. D’abord, on va à Romans-sur-Isère, pour visiter le Musée international de la chaussure (1 étoile). Dans les années 70s, la ville était connue pour les marques de luxe comme Kélian, Charles Jourdan et Clergerie (seulement cette dernière est encore fait à Romans-sur-Isère). On peut également visiter des ateliers à la Cité de la Chaussure. Passez aussi par la Collégiale Saint-Barnard (1 étoile), une église de la XVIe siècle.

On passe maintenant à Montélimar, chez le nougat. Malheureusement, grâce à un commentaire de mon lecteur Bernard, j’ai acheté de ce nougat avant de quitter la France. Pourquoi malheureusement ? PARCE QUE C’EST DÉLICIEUX ET MAINTENANT JE SUIS ACCRO ! (Heureusement, cette marque, Trois Abeilles, est disponible chez moi grâce à myPanier.)

Ça vient de Nougats Chabert et Guillot

Alors, on commence au Musée du Nougat, aussi la plus vieille fabrique à Montélimar. Mais il faut être sûr que l’on trouve le meilleur nougat, alors on passe aussi par Diane de Poytiers, Nougat Doulce France, et l’usine de L’artisan Nougatier, Avec nos achats de six nougatiers, il faut que l’on fasse du sport, alors on prend un tour du Château de Montélimar (1 étoile), du XIIe siècle. Ensuite, on visite le Musée de Montélimar (1 étoile), avec une grande collection de miniatures et de poupées, ou on se promène le long des allées Provençales (1 étoile).

Et ce sera une GROSSE erreur de rater Tain-L’Hermitage, chez plusieurs vins AOC, dont le Crozes-hermitage et l’Hermitage. C’est aussi chez la Cité du Chocolat Valrhona. Euh, Justin, vous nous avez dit que c’est en Ardèche, n’est-ce pas ? Ben oui, mais c’est le site de tourisme d’Ardèche qui m’a trompé !

Alors, faut visiter encore Valrhona (1 étoile), puis continuer à prendre un tour sur le Petit Train des Vignes pour visiter 3 vignes et déguster leurs vins.

Qui sont les personnages le plus connus de la Drôme ? Il y a d’abord la cheffe Anne-Sophie Pic, qui a un restaurant avec 3 étoiles à Valence , Jean Aurenche, le scénariste de La traversée de Paris, le créateur Charles Jourdan, et le physicien Augustin Fresnel, connu pour l’optique (j’ai étudié le Principe de Huygens-Fresnel à l’université).

Quoi manger en Drôme ? D’habitude, je ne recommande jamais des restaurants, parce que je ne les ai jamais goûtés, mais une amie qui habite à Lyon jure que Joe A Les Crocs vaut la peine de conduire 100 km ! En plus, c’est de la cuisine américaine ! Mais nous sommes des chauvins français ici, alors on veut des spécialités régionales. Il y a du nougat, bien sûr, mais aussi la daube dauphinoise, la daube provençale, la défarde, un plat aux tripes d’agneau, et le gratin de pommes de terre dauphinois. En dessert, on y trouve la couve de Crest, une galette pleine d’écorces d’orange, la croquette aux amandes, et de nombreuses recettes au nougat, comme la crème au nougat. Il y a beaucoup de fromages locaux, comme le picodon, le bleu de Vercors-Sassenage, et le banon. Il y a aussi de truffes noires et d’olives de Nyons AOP. Carrément, on mangera bien en Drôme !

Le plus intéressant chef d’Internet

C’est pas difficile à trouver des vidéos sur la cuisine. Il y a ma chère Cook and Record, bien sûr, mais si vous voulez trouver les chefs connus, il y a plein de vidéos par des chefs comme Philippe Conticini, Hélène Darroze, ou Mauro Colagreco. Mais j’ai récemment découvert quelqu’un, moins étoilé que ces grands chefs, avec presque 2 millions de suivants sur Facebook (dont moi !) et 866 000 sur YouTube. Je parle de Michel Dumas.

Un ami m’a montré cette vidéo du chef pour commencer. C’est tellement impressionnant de regarder quelqu’un qui peut faire tout ça sans se blesser.

Il ne donne pas trop d’instructions compliquées. Quand il fera quelque chose d’important, il dira « Comme ça ! » Quand il veut que vous fassiez quelque chose avec de l’énergie, « Tourne et retourne ! ». Quand il utilise son mixeur plongeant, « Machine miracle ! » Comme ça :

Mais ce qui attire ses fans est son sens d’humour. Par exemple, en parlant du mixeur cette fois, il dit « La machine miracle a plongé et après la plongeon de la machine, elle replonge à la plonge pour plonger avec plongeant. » Il fait beaucoup de jeux comme ça !

Sur Facebook, il est encore plus drôle parce qu’il ajoute des effets pour compter combien de fois il dit « Comme ça ! » ou « Super nickel ! » :

Et il adore jouer avec ses habitudes. D’habitude, il crie à la fin de ses vidéos, « Maître d’hôtel ! La commande de la table 55 est prête ! » Mais parfois, il surprendra avec quelque chose comme « Maître d’hôtel, restez dormir ! C’est pour le cameraman ! » On ne sait jamais ce qu’il va faire, mais ses vidéos sont toujours professionnelles, et j’apprends beaucoup de lui. Merci à vous qui me lisez en France et partout ailleurs ! Bye !

Papy fait de la résistance

Ce soir j’ai regardé mon dernier film du Splendid, après les deux Bronzés, et Le père Noël est une ordure. J’ai acheté ce film il y a presque un an, mais il manque complètement de sous-titres ou de doublage, alors je l’ai laissé tomber. J’avais espéré que j’étais prêt, mais ce film reste très difficile à comprendre.

Au début, Jean Carmet joue dans le rôle d’Andre Bourdelle, un résistant qui meurt par accident quand un Allemand qui joue au tennis frappe une grenade qu’il avait lancée, et le grenade atterrit près de lui. Ça, j’ai compris.

Plus tard, nous rencontrons sa famille, qui possède un hôtel où les allemands se sont installés. La mère de la famille est une chanteuse. Ils chantent La Marseillaise, qui attire l’attention des Allemands. Pas trop intelligent !

Je n’ai pas du tout compris ce qui s’est déroulé, mais plusieurs membres de la famille finissent par être dans un bureau de l’armée allemande, où ils rencontrent un soldat britannique. Il tue un Allemand — apparemment sans faire trop de bruit — et ils s’échappent.

Prochainement, l’un des généraux allemands reçoit un chat, un moment bizarre juste pour faire ce gag, je crois.

Il s’avère que l’un de la famille est un homme un peu « Batman », qui s’appelle le « Super-Résistant ». Il fait également des conneries que des actes sérieux :

L’un des soldats allemands tombe amoureux avec la fille de la famille Bourdelle, et il me semble qu’elle n’est pas trop dérangée malgré son rôle en tant que soldat. Mais il n’est pas un mauvais homme comme le collabo joué par Gérard Jugnot.

J’aurais pensé que cette relation serait trop scandaleuse pour un public français, mais à la fin ils finissent par se marier. Je m’intéresserais fortement à ce que les critiques disaient à l’époque.

Ce que je ne comprends pas du tout est le titre. « Papy » n’a pas de rôle trop grand dans le film. Franchement, j’ai eu du mal à le comprendre, malgré le fait que d’habitude je n’ai pas de mal avec Michel Galabru. Beaucoup de personnages ont VITE parlé, et souvent à voix basse, comme ça :

Il y a un moment VRAIMENT bizarre vers la fin où Jacques Villeret, en tant que maréchal allemand, chante une chanson d’amour à la mère des Bourdelle. Je ne pouvais pas du tout comprendre les paroles, mais c’était évident vu le contexte. Après, Super-Résistant réapparaît, et le maréchal se bat contre lui avec une épée. Mais pourquoi les soldats allemands ne l’abattent-ils pas ? Aucune idée.

Au final, il s’avère que tout le film jusqu’à ce moment-là était un film vu par les mêmes personnages plusieurs décennies plus tard. L’animateur Alain Jérôme, qui reprend son travail dans la vraie vie, interviewe les personnages, et presque tous nient leur part dans l’histoire.

J’ai fortement l’impression que ce part du film faisait partie d’un débat national sur qui a eu le droit de raconter l’histoire de ce temps-là. Cette scène est devenue trop bruyante, mais c’était bien évident que tout le monde avait des avis forts sur les actions des autres.

En tout cas, je me rappelle qu’un ami m’a dit il y a longtemps que les films du Splendid seraient « trop français » pour un étranger. Avec les 3 autres, je ne suis pas d’accord. Je n’ai pas aimé Les Bronzés parce que je déteste ce genre d’humour n’importe où. Le Père Noël, j’ai aimé. Avec Papy, je ne veux pas exactement dire qu’il avait raison (parce que je résiste l’idée qu’il y a quelque chose trop français pour moi), mais je me sens que celui-ci est le produit d’un moment très particulier, et il fallait être là pour tout comprendre.