Je suis à l’aéroport à Los Angeles. On peut prendre des vols, bien sûr, mais quelque chose ne va pas ici — presque tous les magasins et restos sont fermés ! Je suis arrivé habillé pour dire « Bonjour, vous pouvez me parler en français », mais tous les employés d’Air France que j’ai rencontrés sont anglophones. Voilà :
Mais qu’est-ce que vous vous attendez trouver dans un terminal international américain ? Hermès, Dior, et Moncler, bien sûr !
Si les stewards et le pilote ne font pas la grève, j’arriverai à 11h demain. Ai-je peur ? Un peu, oui. Mais comme j’ai dit à une amie, c’est le temps pour enlever les roulettes et voir ce qui se passe !
Quand j’étais à l’école maternelle, c’était une école Montessori. Si vous ne connaissez pas la professeure italienne Maria Montessori, elle avait une théorie selon laquelle les enfants apprendraient très vite si on les laissait faire les activités que les intéressaient. Je vous dis ça pour expliquer qu’à l’époque, je voulais lire. Il y avait une petite bibliothèque avec environ 100 « Ladybird Books » — et je les ai tous lus ! Parce que je ferai le « Tour de Jeanne d’Arc » à Rouen et Orléans, j’ai trouvé une copie de mon livre deuxième préféré (désolé, la famille royale d’Angleterre m’intéressait encore plus). Je parle de « Joan of Arc », comme on l’appelle en anglais.
Pour un livre d’une édition britannique, c’est très juste vers la cause française, et surtout vers Jeanne elle-même. Il se vante un peu au début sur Henry V et Agincourt, mais franchement, il faut laisser les élèves britanniques se sentir bien, parce que ça devient vite une histoire de victoires françaises. Voici l’introduction :
Ma traduction :
Jeanne d’Arc était une paysanne profondément religieuse, avec le bon sens de quelqu’un qui a grandi en travaillant dans une ferme. Les soldats anglais croyaient qu’elle était une sorcière et avaient peur d’elle ; les soldats français croyaient qu’elle était une sainte et la suivaient ; les courtisans et les évêques français étaient jaloux d’elle et l’ont trahi. Qui peut dire qui avait raison ; tout ce que l’on dire est qu’elle a sauvé la France.
À mon avis, c’est juste. L’auteur, L. Du Garde Peach, a eu un doctorat en belles-lettres. Il n’était pas historien, mais son histoire appelle le Duc de Bourgogne « despicable » (méprisable) pour avoir vendu Jeanne d’Arc aux anglais.
Je ne traduirai pas plus du livre, parce que c’est long, mais je vous dirai deux choses : 1) on ne trouve plus ce genre d’histoire en anglais — ses visions sont traitées avec respect, pas comme les illusions d’une folle, et 2) ce livre ne prend pas ses lecteurs pour des cons — il dit franchement à la fin qu’elle a été brûlée pour la sorcellerie.
Je conclus en partageant avec vous quelques photos du livre. J’espère qu’elles vous donneront une idée de ce qui m’inspire.
On pourrait également appeler ce qui suit mon dîner Monbazillac, parce que tous les deux plats et la boisson sont au vin Monbazillac. Je dois vous dire, c’est un de mes meilleurs plats principaux. Je vous présente les escalopes de saumon au Monbazillac et les pêches au vin de Monbazillac. Avec un verre du vin Monbazillac, bien sûr.
J’étais BIEN surpris d’avoir trouvé une bouteille de ce vin. Je ne prétends pas d’être expert sur les vins, mais en général, si je ne connaissais pas du tout le nom avant l’année dernière, je ne peux pas trouver le vin. Cette fois, c’est pas le cas ! Voilà :
Ces deux recettes viennent du site de tourisme du Pays Bergerac. C’est pas à moi de vous dire s’ils sont des spécialités du département ou c’est juste qu’ils sont de bonnes idées de quoi faire avec les produits locaux. Certainement, il n’y a rien comme la liste liée en haut au site Keldelice. En tout cas, il n’y a pas de question que l’on peut faire de bonnes choses avec le vin Monbazillac !
D’abord, notre plat principal. Voici le lien à la recette originale — comme d’habitude, je l’ai coupée, cette fois en deux. Aussi, pas d’échalotes dans ma recette — mon marché ne les a plus eues.
Les ingrédients pour les escalopes de saumon :
1 kg de saumon frais
2 têtes de cèpes — j’ai utilisé des crimini
2 dl de Monbazillac
150 ml de crème
2 cuillerées à soupe de fines herbes
2 crêpes fines à la farine de Sarrazin
2 dl de fumet de poisson
50 g de beurre
Du sel
Du poivre
Les instructions pour les escalopes :
Levez les filets de saumon par le dos, détachez la peau à l’aide d’un couteau souple, taillez dans la chair quatre escalopes de 200 g chacune
Disposez-les sur un torchon de cuisine et réservez au frais.
Taillez les têtes de cèpes en petits dés. Faites-les fondre dans une petite casserole jusqu’à légère coloration en leur ajoutant une pointe d’échalote et la moitié des fines herbes. Réservez.
Ouvrez les escalopes de saumon en portefeuille, fourrez-les du hachis de cèpes, salez, poivrez.
Beurrez un plat à gratin, parsemez-le d’échalotes finement hachées, déposez-y les escalopes.
Mouillez au fumet de poisson et au Monbazillac
Mettez à feu vif jusqu’à frémissement, puis faites cuire au four (190°) 4 ou 5 minutes, après avoir couvert le plat d’un papier sulfurisé et beurré.
Une fois cuit, retirez le saumon.
Faites réduire des deux tiers le jus de cuisson à feu vif, ajoutez la crème et laissez cuire quelques minutes
Montez au beurre et rectifiez l’assaisonnement.
Passez la sauce au chinois fin, ajoutez le restant des fines herbes
On retourne maintenant en Nouvelle-Aquitaine pour la cinquième fois, mais c’est drôlement notre première visite en la vieille Aquitaine. La Dordogne, le 24, est le département le cinquante-septième plus peuplé et les habitants se nomment également Périgourdins, Périgordins, Dordognots, et Dordognais.
D’où vient le nom « Périgourdins » ? Il y a deux mil ans, il y avait un peuple gaulois appelé les Pétrocores. Ils vivaient dans la territoire qui est devenue la Dordogne. On peut voir la relation entre Pétrocore et Périgord, mais c’est pas clair que le mot original signifie.
C’est difficile de choisir où commencer en Dordogne. Le département a 10 villages classés parmi les plus beaux villages de France ! Même Topito, qui se moque de tout, ne peut que l’admirer ! Mais on va quand même commencer avec la préfecture Périgueux, parce que c’est pas seulement la plus grande ville (environ 30 000 d’habitants), mais c’est aussi l’une de 3 villes classés « d’art et d’histoire » dans le département !
Les Pétrocores donnent à la ville un héritage gallo-romain, et on commence avec le musée Vesunna, après leur ancienne ville (3 étoiles Michelin). L’autre grand trésor de Périgueux est la cathédrale médiévale (XIIe siècle) de Saint-Front (2 étoiles), reconstruite pendant le XIXe siècle. Ne ratez pas également le quartier Saint-Front (2 étoiles), plein de façades Renaissance. Le Musée d’art et d’archéologie du Périgord (1 étoile) mérite une visite pour ses collections médiévales et de Beaux-Arts. Finissez par visiter le Temple de Vésone (1 étoile), une autre ruine gallo-romaine, du IIe siècle.
Les deux autres villes d’art et d’histoire sont Sarlat, une cité médiévale, et Bergerac, connu pour ses vins (et un certain Cyrano). Le guide Michelin pense au voisinage de Sarlat, appelé Périgord noir, comme un grand incontournable de 3 étoiles. Il y a beaucoup de beaux lieux, comme le Vieux Sarlat (3 étoiles), dont la Cathédrale Saint-Sacerdos (1 étoile), et la Vallée de la Dordogne (3 étoiles). Près de Sarlat, à 10 km, on trouve les ruines du Château de Commarque (3 étoiles), et du Château de Castelnaud, dont un musée (2 étoiles). À Bergerac, il y a une grande Route des Vins avec 130 domaines, alors on commence au Quai Cyrano, un espace dédié à tous les vins. Choisissez quelques vignerons pour visiter ; le Château de Monbazillac (1 étoile) est très charmant. Pour quelque chose de différent, essayez le Musée du Tabac (1 étoile) !
Je peux passer des semaines en parlant des villages, alors je ne mentionnerai que deux, Beynac-et-Cazenac, avec un château incontournable (2 étoiles) et Domme, où on trouve la Bastide de Domme (1 étoile), des vieilles fortifications du XVe siècle.
Il faut finir par mentionner la grotte de Lascaux, pleine de peintures préhistoriques. On ne peut pas visiter la grotte elle-même. Il y a un musée au village de Montignac, où on trouve des reproductions des peintures de la grotte.
Qui sont les personnages les plus connus de la Dordogne ? Sans doute, LE plus connu est l’écrivain et soldat Savinien de Cyrano de Bergerac, connu grâce à la pièce de théâtre d’Edmond Rostand. Le chanteur Pascal Obispo, connu chez moi pour 1980, est né à Bergerac. Aussi, la chanteuse américaine Joséphine Baker y vivait pendant des années. Il y en a des centaines que l’on trouve sur Wikipédia, mais je ne les connais pas du tout.
Cette semaine, le numéro peut-être le plus intéressant depuis que je suis abonné au Canard est arrivé. La grande nouvelle est sur le logiciel espion Pegasus. Un petit mot sur les nouvelles — Pegasus en français est Pégase, comme on le trouve dans le catalogue de Louis Vuitton. (C’est mon rêve depuis longtemps, mais je préférerais voyager que d’avoir une jolie valise que je n’utilise pas.) Pourtant, je ne vois que le nom en anglais dans les nouvelles. C’est souvent le cas que tout ce qui peut être traduit, soit traduit. S’il y a un motif, je ne l’ai pas encore découvert.
En tout cas, il s’avère que Le Canard a une histoire d’être espionné. L’article qui accompagne cet article parle d’un scandale en 1973 :
J’ai l’impression que cette madame, Dominique Simonnot, n’a pas eu un bon départ quand elle est partie du Canard :
J’ai dû chercher dans 3 dictionnaires pour trouver « funer » — ni Google Traduction ni le dictionnaire bilingue Collins-Le Robert ne connaissent ce mot. Heureusement, il y a toujours le Trésor de la Langue Française.
J’ai beaucoup d’amis français qui ont des avis forts sur les passes sanitaires. Moi, qui fais la chose bizarre de ne pas exprimer des avis sur des choses qui ne m’affectent pas, reste amis avec tous. Mais je sais que j’ai des amis qui seront en colère contre ce dessin, et ceux qui le soutiendront fortement :
C’est rare de trouver un Français qui manque d’avis forts !
Finalement, celui-ci m’intéresse parce qu’il y a une grosse différence entre les articles de la presse américaine et la Française :
Il y a PLEIN d’articles en anglais qui traitent de ce sujet comme si M. Bezos était un criminel, et qu’il a beaucoup pollué l’environnement. Je ne vois aucune différence entre sa fusée et celle de M.Musk, qui a lancé une voiture dans l’espace. La presse française (au moins, ce que j’ai vue) n’est pas si en colère. Ce qui m’amuse — et me rend triste — chez mes amis anglophones est que personne ne voit que leurs avis sur le lancement viennent de leurs attitudes envers les deux hommes.
Je vais conclure avec une petite histoire, toute vraie. J’apprends des mots à ma fille, et nous avons eu cette conversation il y a quelques jours :
Rachel : Papa, il y a une blague coquine dans un épisode de DuckTales [en France, La Bande à Picsou ] ! Moi : Désolé, quoi ? Rachel : C’est vrai ! Il y a une ville appelée Saint-Connard ! Moi : MONTRE-MOI ! ALLEZ HOP ! (J’écoute) Moi : Rachel, c’est « canard », pas « connard ». Canard signifie « duck. » C’est une blague, mais pas celle-là.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
À mon avis, il n’y a pas une meilleure technique pour un étranger de déranger les Français que parler de Paris comme si c’est tout le pays. Et il y a de bonnes raisons ! Je crois que l’émission « Emily in Paris » dérangeait tout le monde parce qu’ils savaient tous qu’il n’y aurait jamais d’émission « Emily in Clermont-Ferrand » ou « Emily in Lille ». Tant que l’émission sera vendue aux États-Unis, elle aura toujours lieu à Paris.
C’est plus ou moins la même chose dans les jeux vidéo, mais il y a parfois des exceptions. On parle aujourd’hui des exemples.
On commence avec quelque chose de spécial, un jeu vidéo de 2013 appelé Bloodmasque. C’était un jeu sur les vampires, et oui, il a eu lieu à Paris. Mais ce jeu avait une bande-sonore extraordinaire, surtout une chanson appelée « Paris in Crimson ». J’espère que ce soit authentique, parce que c’est la chanson de mon imagination depuis la première fois où je l’ai entendue. C’est impossible de trouver en ligne — alors j’ai cherché quelques vieux clips (le jeu est disparu depuis longtemps), et j’ai ajouté la chanson pour la partager. (Il y a des pubs à cause d’avoir utilisé de la musique protégée par le droit d’auteur.)
Dans l’imagination de Nintendo, Paris est plus mignon, façon Mario. Ça vient du jeu « Mario Kart Tour », qui se déroule dans des villes du monde entier. Remarquez l’architecture haussmannienne :
Parfois ils se moquent un peu de la culture française. Dans le jeu « Bowser’s Inside Story », il y a deux personnages appelés « Broque Monsieur » et « Broque Madame ». En anglais, c’est un calembour sur le mot « block » (bloc), parce que les jeux Mario sont pleins de blocs, mais c’est aussi une blague sur les sandwiches croque monsieur et madame.
On trouve rarement des efforts de parler plus sérieusement en français pour un public anglophone. Mais ça existe ! Dans le jeu vidéo Dragon Quest IV : L’Épopée des élus, on trouve deux sœurs qui habitent dans un village appelé « Laissez Fayre ». Voilà leur gérant — il utilise au moins des vrais mots comme « petite amie » et « mes filles ». Et correctement !
Bien sûr, tous ces exemples proviennent de jeux faits en anglais pour un public anglophone. Je ne veux pas dire que ces exemples sont insultants, parce que tout est caricatural dans les jeux Mario, mais c’est également vrai de dire que l’on ne voit pas souvent un traitement respectueux. Bloodmasque est le seul exemple que je connaisse dont la culture et la langue ne sont pas du tout exagérées pour faire des blagues.
Il y a quelques semaines, quelqu’un a posté l’adresse pour les demandes d’autographe dans un de mes groupes de fans d’Indochine. Il faut que vous leur envoyiez une enveloppe timbrée, et pour moi, c’est un problème. Mais plus maintenant ! Quand je serai en France, j’achèterai des timbres, et je leur enverrai ma lettre. C’est la première fois dans ma vie entière — je n’ai jamais écrit à Rush ou Queensrÿche. (Oui, ce dernier nom n’est pas une blague.) Voici la lettre que j’ai écrit :
J’ai inclus une photo qui signifie quelque chose de spécial pour moi. Si quelqu’un du groupe la signe et que je la reçois, je la posterai ici. Certains fans m’ont suggéré de dire de quel membre du groupe j’aimerais un autographe. On penserait que je dirais Nico. Mais honnêtement, je m’en fiche — je les adore tous, et si je reçois une réponse, ça suffira. Je ne veux pas dire « n’importe qui » dans ma lettre pour ne pas les insulter.
J’entends parler qu’il faut parfois un an pour recevoir une réponse. Je ne serai pas déçu si je ne reçois rien. Je suis sûr qu’ils reçoivent déjà trop de courriers. Hmm… peut-être que je devrais aussi envoyer une lettre à Catherine Ringer ?
Avant de partir en France, je voudrais vous montrer d’où vient mon inspiration. Cette pâtisserie n’appartient pas à quelqu’un français, mais la propriétaire a peut-être plus de droit à appeler son entreprise « française » que n’importe qui d’autre. Je vous présente Karen Krasne et la meilleure pâtisserie de la Californie du Sud, Extraordinary Desserts. Voilà mon gâteau préféré de tous les temps, le Gianduia :
Mme. Krasne a plusieurs diplômes de l’école de Gaston Lenôtre, et était élève personnel de M. Lenôtre et de Pierre Hermé. Quand je vous ai dit que le chocolat Valrhona est ma madeleine de Proust, c’est parce que j’ai grandi avec ce chocolat-là grâce à elle. J’étais à sa pâtisserie aujourd’hui avec ma fille, et j’ai pris quelques photos pour partager avec vous. Je suis prêt à trouver mieux chez Pierre Hermé, mais je doute qu’elle doive s’excuser par rapport avec n’importe qui d’autre.
On ne trouve pas trop des classiques chez elle — pas de Saint-Honore, de Paris-Brest, de gâteau opéra. Mais il n’y a aucune question qu’elle travaille fortement dans la tradition. Je vous ai dit qu’il y avait trois chefs qui m’ont appris à aimer la cuisine française. Mais c’est Mme. Krasne qui m’a appris que c’est également de l’art.
Qualité : Supérieure.
Bon marché : Un prix cher pour un produit supérieur.
Ce soir, j’ai regardé La Boum. Quand j’entendais parler de ce film, j’avais du mal à comprendre à quoi le titre fait référence. Aux États-Unis, il y a une danse à la fin de l’année scolaire appelée « prom » (ce mot vient de promenade), mais ça a toujours lieu à l’école ou quelque part choisi par les profs. Je comprends maintenant qu’une boum est à la maison. Ça existe également aux États-Unis, mais pas dans mes souvenirs.
Pour moi, la meilleure chose dans ce film est Denise Grey. Elle me rappelle un peu Françoise Rosay dans un de mes films préférés, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Elle est drôle et n’accepte jamais que quelqu’un lui fasse du mal.
Après l’avoir vu, j’ai fait une réservation à La Coupole, un resto dans le film. Au moins, il me semble intéressant. Mais je ne veux pas revoir celui-ci.
J’ai récemment visité un bureau pour une réunion dont cette affiche était sur un mur :
Je connaissais déjà M. Massenet, mais franchement, je ne connais que rarement ceux qui écrivent les livrets. C’est difficile de lire, mais l’affiche dit aussi « Opéra en 5 actes de Catulle Mendès ». Je ne lui ai pas du tout connu, alors j’ai cherché Wikipédia. Dans sa biographie, j’ai appris qu’il a été en couple avec une écrivaine appelée Augusta Holmès. Et ça m’a bien arrêté. « Holmès ? » je me suis dit, « quelqu’un plaisante. »
Mais c’est vrai ! Son père est né en Irlande, et il s’est appelé Charles Holmes. Plus tard, elle a ajouté l’accent pour sonner plus français. Et cette recherche m’a mené à une découverte étonnante :
L’Insee recense[1] plus de 1,4 million de noms de famille différents, une personne sur deux portant un nom de famille très rare (moins de 50 porteurs vivants au moment du recensement) et huit personnes sur dix un nom rare (moins de 500 porteurs vivants au moment du recensement)[2]. Environ 300 000 personnes en France seraient les uniques et derniers porteurs de leur patronyme, alors qu’un nombre équivalent de Français se partagent le nom de famille le plus fréquent : Martin[2].
300 000 personnes avec des patronymes uniques ? Et la moitié du pays a des noms où il ne reste que moins de 50 porteurs vivants ? Il y a beaucoup plus de Busch que ça (selon Politologue, environ 869).
Je ne peux plus le trouver, mais l’année dernière, j’ai lu quelque chose d’intéressant sur ce sujet. Un écrivain français a dit dans cet article-là qu’il n’y a vraiment pas de noms étrangers parmi les citoyens français. Selon lui, si on est français, son nom est également français. Bien sûr, il ne disait pas qu’à cause de la magie, les noms avaient changé d’origine. C’était un commentaire plus métaphysique, que l’on ne divise pas les citoyens par leurs origines.