Quel Internet en France ?

J’avoue, je suis en train de paniquer un peu avant le voyage. Je ne m’attends pas que tout ira parfaitement, parce qu’il y a toujours des retards. Mais quand je voyage aux États-Unis, j’ai toujours une sauvegarde — mon portable.

Je viens d’en acheter un nouveau aujourd’hui. Par hasard, la garantie de mon ancien portable aurait expiré trois jours avant mon vol. Alors, c’était une bonne idée de ne pas patienter. Je ne sais pas encore si je ferai confiance à des inconnus pour prendre des photos pour moi — je serais tellement déçu de perdre un nouveau portable à cause d’un voleur. Voilà, un iPhone 12 mini :

J’essaye de décider entre trois choix. La première idée est d’acheter une carte SIM quand j’arrive. Orange vend la bonne chose pour 40 €. Mais je doute que je puisse utiliser cette option parce que je viens d’acheter le portable, alors je ne peux pas changer l’opérateur.

Le deuxième choix est un produit d’Air France. Ils m’ont envoyé un e-mail sur ce sujet. On peut acheter un « Bitebird » pour utiliser du wifi avec votre portable. Je ne peux pas faire des appels téléphoniques, mais ça coûterait moins cher si je prends deux voyages pendant un an. C’est 69 €, mais on peut l’acheter pour 29 € si on achète assez de crédits. Si je savais que je pouvais voyager pour Indochine en 2022, ce serait le bon choix sans question.

Le troisième choix, et ce que je ferai probablement, est de payer 10 $ par jour aux Voleurs AT&T, mon opérateur déjà aux États-Unis. Ils ont des contrats en France, et on peut utiliser des réseaux locaux sans nouvelle carte SIM. Ça coûte 3x par jour ce que je paye déjà pour mon service ! Mais c’est probablement la choix qui me fera le moins mal à la tête.

C’est tout nouveau pour moi. La dernière fois où je suis parti des États-Unis, c’était en 2008. Le monde a bien changé. Mais quel aventurier, qui ne veut aller nulle parte sans Google Maps !

Le Canard fête la Fête nationale

C’est le 14 juillet, le temps du défilé militaire et du feu d’artifice. Mais pendant ce temps de la variante Delta, on fait confiance au Canard Enchaîné pour se moquer de tout. Ils déçoivent rarement.

Le Tour de France continue, et les blagues sur les drogues aussi :

Les blagues sur les Russes et leur vin pétillant continuent aussi :

Je n’ai vraiment pas besoin de plus de papier, alors je ne m’attends pas à acheter une copie du Canard pendant que je suis en France. Mais je pense à acheter une copie de celui-ci, juste pour le mettre en cadre :

Honnêtement, j’adore ce dessin. Peu importe ce qu’ils ont écrit !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon dîner creusois

J’avoue, je n’ai aucune idée de la différence entre les marrons et les châtaignes. Ici, c’est un petit miracle de trouver n’importe quoi sous le nom de « chestnuts ». Alors, je suis heureux d’avoir trouvé des marrons de Clément Faugier pour le dîner de ce soir, la soupe aux châtaignes et aux raves et le gâteau creusois.

Je ne m’attendais pas à grand chose quand j’ai choisi ces recettes. La soupe est bien limousine, pas particulièrement creusoise, mais comme je vous l’ai dit, je n’ai pas pu trouver rien « creusois » sauf le gâteau de ce nom. Il y a beaucoup de recettes pour ce gâteau en ligne — presque toutes avec les mêmes ingrédients, mais des quantités différentes. Mais je dois vous dire — c’est ma soupe préféré de toutes celles que j’ai faites, et J’ADORE ce gâteau. C’est fantastique !

Toutes les deux recettes proviennent de magazines. Voici la soupe aux châtaignes de Régal, et voici le creusois d’Elle. Le creusois est très inhabituel — presque toutes les recettes que j’ai vues n’utilisent que des blancs d’œufs, pas de jaunes. Celle d’Elle utilise les œufs entiers. Je suis content de la recette, mais je vous dis ça au cas où vous voulez chercher d’autres recettes.

Les ingrédients pour la soupe aux châtaignes et aux raves (pour 2 personnes) :

  • 4 Raves ou rutabagas, ou 1 gros navet
  • 150 grammes de marrons
  • 2 Poires non pelées
  • 2 Gousses d’ail épluchées et dégermées
  • Crème fraîche facultative — pas utilisé par moi
  • Du sel et du poivre

« Rave » peut signifier soit « radis » soit « navet » selon mon dictionnaire bilingue, alors j’ai choisi un navet. Si j’ai tort, c’était quand même délicieux. La recette originale demande aussi des « poires d’hiver ». Je ne suis pas sûr de la variété, alors j’ai choisi des poires Anjou. Elles ont au moins un nom bien français, et elles étaient la meilleure partie de la soupe à la fin.

Les instructions pour la soupe aux châtaignes et aux raves :

  1. Épluchez les raves et coupez-les en fins quartiers.
  1. Disposez la moitié dans le fond d’un petit faitout.
  2. Recouvrez-les de 2 poignées de châtaignes, puis à nouveau de raves et d’une nouvelle couche de châtaignes. Cachez les gousses d’ail par-ci, par-là. Salez. Remplissez d’eau et mettez à cuire.
  1. Au premier bouillon, écumez. Puis ajoutez les poires sur le dessus. Versez aussi de l’eau à hauteur des poires. Laissez cuire durant 1 h environ. — Faites attention à la quantité d’eau. Mon faitout est un Le Creuset de 6,75 L. Je l’ai fait à moitié rempli. J’aurais dû utiliser environ 5 L d’eau au lieu de 3,5 pour avoir assez de liquide à la fin. Ce qui restait était super.
  1. Répartissez d’abord les poires dans les assiettes. Plongez la louche dans le faitout pour attraper aussi bien des raves que des châtaignes, sans les écraser, et servez. Dans l’assiette, nappez les légumes de crème fraîche (facultatif, pas utilisé ici) et arrosez de bouillon.

Les ingrédients pour le gâteau creusois :

  • 4 oeufs
  • 180 grammes de sucre
  • 100 grammes de beurre fondu
  • 100 grammes de farine
  • 100 grammes de noisettes pilées

Les instructions pour le gâteau creusois :

  1. Séparez les 4 jaunes d’œufs dans un saladier et mélangez-les avec le sucre.
  1. Ajoutez le beurre fondu.
  1. Montez en neige les 4 blancs d’œufs dans un autre saladier jusqu’à ce qu’ils soient bien fermes.
  1. Incorporez à la pâte la farine et les œufs en neige petit à petit avec une cuillère en bois pour ne pas « casser » les blancs. 
  1. Quand le mélange est homogène, ajoutez les noisettes en poudre.
  1. Versez la pâte dans un moule beurré et enfournez 45 mn à 180°C. Laisser refroidir

Je découvre La Creuse

Je me demande si je devrais écrire le « Je découvre » pour le 75 avant de mon voyage, et peut-être le 45 et le 76 aussi. L’idée était de rechercher ce que je voulais voir sans avoir visité. Je sais qu’il y a beaucoup plus de choses que je peux faire, alors je continuerai au moins avec le 23, la Creuse. Il est le département le deuxième moins peuplé, et les habitants se nomment creusois. Ça fait notre quatrième séjour en Nouvelle-Aquitaine.

Comme le Cantal, la Creuse est RURALE. Il n’y a qu’une commune avec plus de 10 000 habitants, la préfecture de Guéret. Il n’y a qu’une autre commune avec plus de 5 000 habitants, La Souterraine. Mais il faut visiter les plus petites communes pour voir la vraie Creuse !

On commencerai avec les très intéressants villages d’Aubusson et Felletin, maison de la tapisserie. On s’y trouve la Cité internationale de la tapisserie (2 étoiles Michelin), également un musée consacré à l’art de la tapisserie et un atelier pour la formation de nouveaux lissiers. Il y a aussi le Château de Villemonteix (1 étoile), du XVe siècle, où on se trouve une intéressante collection de tapisseries et de porcelaine. On peut aussi visiter la Manufacture Royale Saint Jean, avec de nombreux ateliers, de tissage, de peinture, et de restauration.Et à Felletin, visitez la filature de laines Terrade, pour voir comment les fils sont faits. Et ne ratez pas l’Église de Saint-Quentin-la-Chabanne, du XIIIe siècle.

Dans le Nord-Est de Creuse, on trouve plusieurs autres intéressants endroits. Mon préféré est la Tour Belvédère à Toulx-Sainte-Croix — avec « une vue panoramique exceptionnelle de 100 km alentours s’étendant sur sept départements ». On y trouve aussi le Château de Boussac (1 étoile), où se déroule le roman Jeanne de l’auteur George Sand. L’abbatiale et église Sainte-Valérie (1 étoile), originaires du XIe siècle, sont pleins de trésors religieux.

Qui sont les personnages les plus connus de la Creuse ? George Sand est certainement la plus célèbre, mais elle n’y est pas née. Le cycliste Raymond Poulidor, et le général (et compagnon de Jeanne d’Arc) Jean de Brosse y ont vécu. Il y a le cas étrange du mathématicien Jean-Pierre Portmanteau, dont on a un théorème de probabilité — mais ce monsieur n’est qu’un canular dans un cahier de texte de mathématiques ! Il y a plein d’autres mentionnés dans Wikipédia, mais ils ne sont pas connus en dehors de France.

Finalement, qu’est-ce que l’on mange en Creuse ? Pour la deuxième fois, après leurs voisins en Corrèze, il n’y a aucune recette locale sur Keldelice. Ils ne manquent pas de produits locaux, comme les myrtilles, la viande limousine, la bière, des fromages limousins — mais il n’y a pas de produits AOP ou AOC qui viennent de la Creuse. Comme en Corrèze, il y a un dessert local où la recette est un secret des boulangers locaux, appelé le gâteau creusois. Selon les locaux, ce gâteau vient d’une recette du XVe siècle, mais la recette était perdue, puis redécouverte en 1969. Ça serait la seule recette départementale, j’ai donc mes doutes sur la vérité de cette histoire. En tout cas, Internet ne manque pas de versions de cette recette, alors je vous en ferai une !

Je rencontre les xénophobes

J’ai quelque chose à dire à cause de ce qui m’est arrivé aujourd’hui. J’ai pensé à l’ignorer, mais il faut parfois prendre position.

Il y avait des mois, un français m’a écrit (EN ANGLAIS) pour me dire que ce blog est à la fois « plus royaliste que le roi » et « la chose la plus française » qu’il a jamais lu. C’était une note gentille et je lui ai remercié et dit aussi que je devrais partager ses commentaires avec une amie qui parle encore de « la calomnie de la brioche ». Ces commentaires restent entre mes trésors les mieux gardés. Je dis tout ça pour que vous ne l’oubliez pas trois paragraphes plus tard.

je ne m’attends pas à ce que tout le monde me connaisse ou me comprenne. Surtout des inconnus sur les réseaux sociaux. Je ne m’attends donc pas à ce que quiconque sur Facebook sache ce que j’écris ici. Mais je ne serai JAMAIS d’accord avec des diffamations de sang. Voici une vidéo du comédien américain expatrié, Sebastian Marx. C’est tout en anglais (avec des sous-titres en français), et il se moque du rôle des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. (C’est seulement sur Facebook, désolé.) Sa vidéo n’est pas de la diffamation. Mais voilà des commentaires que j’ai reçus :

Ces commentaires en anglais disent que les russes étaient dans le Front de l’Est et c’était plus important alors ne dites pas de mensonges, s’il vous plaît, que les américains n’ont entré la guerre qu’à cause d’avoir été payé (répété deux fois), et que les américains n’ont l’air bon qu’aux autres américains. Et en français, bien sûr : « j’espère que tu resteras aux États-Unis ». « Yankee, go home, » comme on disait.

LE PETIT DIEU A FAIT QUOI ? Voilà :

J’ai écrit « Combien de divisions russes étaient en Normandie ? Ou aux Ardennes ? (Zéro pour tous les deux.) Je vous aime beaucoup mais bien que les Alliés ne gagne sans que les Soviétiques changent des côtés, je crois que nous avons l’air bon ici. Et ça vient d’un américain qui a envie de vous suivre. » M. Marx a répondu « Vous avez raison, bien sûr. Je ne voulais pas minimiser la valeur de l’huile d’olive. » (C’est une référence à sa vidéo.)

À mon avis, il était injuste vers le rôle américain. Et il a le droit ! Je ne discute rien à propos de ça. Mais c’est quoi la preuve de la femme qui a dit que les américains étaient payés ?

Elle dit que les britanniques « viennent de finir de vous payer ». Elle fait référence à un prêt de 1946 du gouvernement américain au gouvernement britannique. On peut discuter si c’était juste, ou même si c’était une bonne idée. Mais c’est pas une mauvaise attitude de dire que les canadiens ont fait un accord similaire avec les britanniques, et elle ne les blâme pas. C’est pas une mauvaise attitude de dire que les États-Unis ont donné de l’argent pour le Plan Marshall. Il ne faut pas dire que les États-Unis sont entrés en guerre en 1941 à cause d’une traité en 1946. Mentir sur ce sujet juste pour appeler mon grand-père et ses camarades des mercenaires, ÇA c’est la diffamation de sang.

Je ne parle jamais de politique ici ou sur Facebook, par choix. On a une diction chez nous, « Les avis sont égales aux trous de cul – tout le monde en a un ». Vous n’avez pas besoin de l’un ou l’autre des miens. Mais si le prix de mon projet est de croire à des mensonges juste pour ne pas offenser les cons, je ne le continuerai plus.

Les éclairs au chocolat

Ma fille est trop intelligente, et elle m’a offert une plaque pour éclairs pour la Fête des Pères. Ce genre de truc est rare aux États-Unis, alors elle a demandé à sa grand-mère de la commander. La plaque est arrivée aujourd’hui alors je les ai faits tout de suite — exactement ce que ma fille a planifié ! Ce sont selon la recette de Laurène Lefèvre que l’on peut trouver ici. Mais il y a plusieurs changements ! Les miens sont au chocolat pour le glaçage et la garniture.

Les ingrédients :

  • 250 grammes d’eau (250 mL)
  • 100 + 55 grammes de beurre 
  • 5 grammes de sel 
  • 150 grammes de farine 
  • 200 à 300 grammes d’oeufs (4-6 gros œufs)
  • 500 grammes de lait (485 mL)
  • 1 gousse de vanille ou 1 cuillère à soupe vanille liquide
  • 80 grammes de jaunes d’oeufs 
  • 90 grammes de sucre 
  • 60 grammes de poudre à crème (ou maïzena)
  • 110 + 50 grammes de chocolat amer

Les instructions pour la crème pâtissière au chocolat :

  1. Infuser : La première étape est d’aplatir puis fendre 1 gousse de vanille pour y récupérer les grains qu’on va ensuite ajouter à 500 g de lait et faire chauffer, sans bouillir. On peut également utiliser 1 cuillère à soupe de vanille liquide.
  1. Blanchir : Dans un bol, mélanger 90 grammes de sucre à 80 grammes de jaunes d’oeufs jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Une fois le résultat obtenu on va pouvoir y ajouter 60 grammes de poudre à crème (ou maïzena). J’utilise Bird’s Custard Powder pour la poudre à crème, la même chose que dans les barres Nanaïmo.
  1. Délayer : Ajouter le lait chaud, par petite quantité, pour éviter le choc thermique. Remettre la crème sur le feu et la fouetter. Ajouter 50 grammes de chocolat amer (on peut également utiliser soit une barre soit des pépites). La crème est prête dès l’apparition des premières bulles, cuire 2 minutes supplémentaires afin de tuer toutes les bactéries.
  1. Refroidir : J’utilise une plaque de cuisson que je viens chemiser avec un film alimentaire, je filme également au contact pour éviter la formation d’une croûte. 1h au frais est suffisant. 
  1. Détendre : Une fois la crème bien rafraîchie (et compacte !), on va la détendre à l’aide d’un fouet pour lui donner la texture lisse et brillante souhaitée.

Les instructions pour la pâte à choux :

  1. Dans une casserole, porter à ébullition quelques secondes 250 g d’eau, 100 g de beurre et 5 g de sel.
  1. Dessécher la panade : Ajouter 150 g de farine en une seule fois et remuer énergiquement jusqu’à l’obtention d’une pâte bien homogène qui se détache des parois. Ici on dessèche la pâte.
  1. Faire descendre la température : Attendre que la pâte soit refroidie avant d’ajouter un par un les oeufs. Vous devez obtenir un ruban cassant, parfois il n’est pas nécessaire d’incorporer tous les oeufs, tout simplement car ils ne font pas la même taille. Pour plus de précision, fouetter les oeufs tous ensemble dans un bol et ajouter des petites quantités d’oeufs progressivement.
  1. Pocher : Placer la pâte dans une poche à douille avec une douille lisse ou crantée suffisamment large. Mettre la pâte sur votre plaque. Une fois les éclairs pochés, enfourner à 180° pendant 40 mn. Attention à ne pas ouvrir le four pendant la cuisson ! Pensez également à bien vous adapter à votre four, si nécessaire réduire la température en fin de cuisson et laisser un peu plus longtemps afin d’être sur que l’intérieur soit bien cuit et que les choux ne retombent pas.

Les instructions pour la glaçage :

  1. Mettre 55 grammes de beurre et 110 grammes de chocolat dans une casserole. Faire fondre le mélange en remuant. C’est tout — pas si difficile !

Les instructions de montage :

  1. Maintenant que notre pâte à choux est cuite, prendre les éclairs par la semelle (le dessous) puis y percer deux ou trois petits trous à l’aide d’un couteau (les miens sont trop petits pour avoir besoin de trois). Ces derniers permettront d’introduire la douille. J’utilise une douille cannelée parce que c’est un plus peu facile si vos trous ne sont pas assez grands.
  2. Remplir les éclairs par les trous.
  1. Tremper les éclairs dans le mélange de beurre et chocolat. Laisser rester dans le frigo jusqu’au temps de servir.

La socca

On fait une petite pause dans le tour pour une demande spéciale. J’ai une amie américaine qui aime la culture française, mais qui ne mange pas de gluten. Il y a quelques semaines, elle m’a parlé de la socca, un plat niçois à base de farine de pois chiche. J’ai trouvé des recettes, et je me suis dit, « Je dois en faire quelque chose de spécial pour elle ». Elle habite à 2 000 km de chez moi, alors je ne lui ai pas servi. Mais je suis absolument sûr que c’est la bonne chose si elle visite — les oignons rendent cette version délicieuse même si vous n’êtes pas du tout vegan.

Je dois la recette à La Cuisine d’Annie, mais les oignons et les épices sont tous les deux mes additions. Je vous préviens — il faut prendre le temps avec les oignons, et les faire cuire lentement. Sinon, ils brûleront, et on veut éviter ça. Je vous promets que mon amie et les oignons valent également la peine !

Les ingrédients pour la socca :

  • 250 grammes de farine de pois chiche
  • Environ 1 l d’eau — mais attention aux instructions
  • 30 ml d’huile d’olive (2 cuillerées à soupe), 30 ml pour les oignons
  • 60 ml d’huile pour la plaque de cuisson (4 cuillerées à soupe)
  • Du sel
  • Du poivre
  • Du romarin
  • Du thym
  • Environ 500 grammes d’oignon

Les instructions pour la socca :

  1. Mettre 2 cuillères à soupe d’huile dans une poêle et la chauffer à feu bas pendant quelques minutes. Éplucher, rincer, et couper vos oignons, et les mettre dans la poêle. Remuer bien avec l’huile. GARDE une température basse !
  2. Chaque 5 minutes, remuer brièvement les oignons. Au bout de 10 minutes, les saler, mais continue à cuire et remuer chaque 5 minutes. Ça doit prendre 30-40 minutes. Voici des photos de chaque 5 minutes.
  1. Après avoir commencé à cuire les oignons, dans un saladier, verser 250 g de farine, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, sel, poivre et incorporer 500 ml d’eau progressivement pour ne pas faire de grumeaux.
  2. Mettre suffisamment d’eau pour que la pâte soit fluide comme une pâte à crêpe — j’ai trouvé que je n’ai pas besoin de plus de 500 mL d’eau cette fois.
  1. Laisser reposer jusqu’au moment où vos oignons sont prêts.
  2. Préchauffer le four à 220° et y faire chauffer la plaque en fonte bien huilée avec 4 cas d’huile.
  3. A température, verser la préparation comme pour une crêpe, puis ajouter les oignons, le romarin, et le thym.
  1. Laisser dorer dans le four, ce qui prend environ 10 mn (surveiller la coloration !). J’ai utilisé la même poêle pour les oignons et la socca, alors j’ai seulement préchauffé l’huile un peu. Ça prendra plus de temps pour faire cuire — j’ai eu besoin de 20 minutes.
  2. Servir chaud.

Je veux que vous voyiez vraiment à quoi ressemble le produit final :

La réouverture continue

Il y a beaucoup de dates importantes ce mois-ci, sans lesquelles je ne voyagerais pas. Par exemple, la Tour Eiffel rouvre le 16 juillet. Mais ce qui compte pour les jeunes, c’est le 9 juillet. Je dois vous dire — Le Canard a enfin trouvé la PIRE excuse depuis le rejet que j’ai reçu à la fin du lycée. Elle est maintenant professeure de biologie à l’une de nos plus prestigieuses universités, mais à l’époque, elle m’avait dit qu’elle serait trop épuisée après son dernier examen de l’année, 4 jours avant la fête. Ce serait moins insultant de m’avoir dit que j’étais con.

Je suppose que celui-ci a lieu à Marseille, à cause des chichis :

Je me sens comme c’est une boîte à kebab depuis que je voulais aller en France :

Et enfin, j’adore toujours la lutte pour le droit au mot « champagne » :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le donut « français » qui n’existe pas en France

De nos jours, je mange beaucoup moins de donuts qu’avant — il faut réduire sa consommation de choses comme ça quand on fait autant de desserts que moi ! Mais je vois parfois une boutique lilloise grâce à Cook and Record où les donuts ne ressemblent pas du tout aux nôtres, et ça me donne des QUESTIONS. Surtout celle-ci : « le « French cruller » existe-t-il en France ? »

À moins que vous ne l’ayez vu aux États-Unis, je doute que vous ayez vu ce donut. C’est plus ou moins juste de la pâte à choux, frite à l’huile. Voici le meilleur exemple que je connais près de chez moi, du Donuttery à Huntington Beach (si j’ai jamais des invités français et ils veulent goûter un donut américain, c’est LE bon endroit) :

©️The Donuttery

Mais même si c’est à base de pâte à choux, je ne trouve aucune pâtisserie française que les fait. Voici la carte de Royal Donuts, la chaîne française la plus proche des donuts américains. Il n’y a rien comme le French cruller. Et voici la carte de Boneshaker Donuts, un café à Paris géré par deux américains — pas de French cruller ! The French Donuts, aussi à Paris ? Même chose ! J’ai l’impression que ce donut est aussi français qu’un French dip sandwich !

Selon Wikipedia (en anglais), malgré le nom et la pâte, c’est en fait une pâtisserie d’origine hollandaise. « Cruller » vient du mot « krullen », qui veut dire boucler. Wikipedia dit aussi que la même pâtisserie existe en Suède et en Norvège. Il n’y a pas d’infos sur pourquoi elle est appellée « French », mais je suppose que c’est peut-être à cause de la pâte. En tout cas, je ne passerai pas de temps en cherchant des donuts en France — il faut déjà que je visite les boutiques de Pierre Hermé, de Philippe Conticini, Ladurée, Fauchon… j’ai peur de devenir un ballon !

Le français pour les soldats

Grâce à l’un de mes groupes sur Facebook, Secrets d’Histoire, j’ai découvert un petit livre intéressant, publié par le Ministère de la Guerre des États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il s’appelle « French : A Guide to the Spoken Language » (Le Français : Guide de la langue parlée). On peut le trouver sur l’Archive Internet. Voici des exemples :

Celui à gauche me rappelle une scène de « Mais où est donc passée la 7e Compagnie ? » — « Nous vouloir du vin rouge ! Vous avez du à l’ail ? »

Il y a quatre parts du livre. Une court introduction (p. 1-6), des mots et phrases utiles (p. 7-21), des phrases où on peut remplir quelque chose, façon « je veux _____ » (p. 22-33), puis un dictionnaire (p. 34-62). Ce que je trouve le plus intéressant, c’est les changements dans ce que l’on enseigne aux élèves.

Par exemple, on ne trouve presque jamais « Mademoiselle » dans Duolingo :

Les questions pour demander « c’est quoi ? » ont bien changé — quand je les ai appris l’année dernière, j’ai appris « c’est quoi ? », « qu’est-ce que ça ? », et « qu’est-ce que c’est que ça ? ». En 1943, c’était plus formel — pas de « c’est quoi ? » !

On voit beaucoup d’expressions qui ne sont pas trop utiles sans guerre — « Faites-moi un croquis. » et « Mettez-vous à l’abri ! ».

Les prononciations sont plus logiques qu’il n’y paraît. Quand on voit « YAWNG » et « LWANG » en haut, l’idée n’est pas à dire que l’on devrait tout finir par un « g ». C’est qu’il veut dire avec force « utilisez des voyelles nasales » (l’auteur explique ça au début du livre). C’est facile pour ceux de notre Côte Est, mais pas pour le reste du pays.

Il y a une partie de moi qui veut acheter un livre de ce genre avant de partir. Mais j’essayerai de survivre sans anglais ni traduction tous les jours sauf un (mon ami à Orléans aime me parler en anglais). Tant que je n’ai pas besoin de « Vous serez récompensé », je crois que tout ira bien !