Les macarons Saint-Valentin

Pendant ces derniers mois, j’ai beaucoup reçu d’inspiration de mes héros Laurène Lefèvre et Pierre Hermé. Je voulais faire une combinaison de leurs idées pour le jour de la Saint-Valentin, le macaron «Chloé» du livre des macarons de Pierre Hermé (appelé «Macaron»), et le macaron géant de Laurène. Tous les deux utilisent de la framboise, l’un avec du chocolat et l’autre avec de la vanille. Et voilà, mon macaron Saint-Valentin !

C’est une combinaison de la crème pâtissière, de la ganache au chocolat, et de la framboise fraîche. M. Hermé utilise de la framboise sèche dans sa recette, et M. Lefèvre de la framboise fraîche. Elle utilise aussi de la crème mousseline — c’est la même chose que la crème pâtissière mais avec du beurre.

Les ingrédients :

Pour les coques :

  • 120 g sucre en poudre
  • 120 g sucre glace
  • 120 g poudre d’amande
  • 100 g blancs d’œuf
  • Du gel colorant rouge

Pour la ganache :

  • 200 g chocolat noir
  • 20 cl crème liquide
  • 50 g beurre doux

Pour la crème pâtissière :

  • 4 œufs
  • 200 g sucre en poudre
  • 60 g maïzena
  • 1 gousse de vanille ou 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 80 cl de lait

On a aussi besoin des framboises.

Les instructions :

Pour les coques :

  1. Mettre la poudre d’amande et le sucre glace dans un robot culinaire. Ça mélange les deux mais aussi rend plus fine la poudre d’amande. On peut tamiser les deux au lieu d’utiliser le robot.
  2. Mettre les blancs d’œuf dans un robot pâtissier, et les battre à grande vitesse. Ajouter le sucre en poudre pendant que les œufs sont en train de battre. Ajouter quelques gouttes du gel colorant. On doit obtenir un «bec d’oiseau» comme dans la photo au-dessous.
  3. Mélanger la poudre avec les œufs. On doit obtenir un ruban comme dans la photo au-dessous — la pâte devrait tomber de votre maryse.
  4. Placer la pâte dans une poche à douille et faire les coques sur une plaque de cuisson. Enfourner 15 minutes à 150 C.

Pour la ganache au chocolat :

  1. Mettre la crème dans une casserole sur un feu doux. Ajouter le chocolat et mélanger complètement.
  2. Ajouter le beurre. C’est VRAIMENT important à utiliser un feu doux sinon le beurre ne mélangera pas avec la crème et le chocolat et les résultats seront dégoûtants.
  3. Réserver la ganache au frigo pendant 2 heures.

Pour la crème pâtissière :

  1. Mettre les œufs dans le bol d’un robot pâtissier. Ajouter le sucre et mélanger jusqu’à la mélange blanche.
  2. Ajouter la maïzena et bien mélanger.
  3. Faire bouillir le lait dans un casserole avec la vanille. Renverser un peu du lait dans le bol du robot. Mélanger avec une maryse. Ajouter progressivement du lait.
  4. Remettre la mélange dans la casserole. Continue à faire bouillir et mélanger jusqu’à ce que la crème devienne bien épaisse. C’est prêt quand des bulles commence à apparaître.
  5. Mettre la crème dans une plaque de cuisson couvert avec du film de contact. Couvrir la crème avec plus de film de contact.
  6. Réserver au frigo pendant au moins 1 heure.

Montage :

  1. Détendre la crème dans un robot pâtissier.
  2. Mettre la crème et la ganache dans 2 poches à douille.
  3. Mettre de la crème sur une coque. Ajouter une framboise.
  4. Mettre de la ganache sur une autre coque.
  5. Placer l’une des coques sur l’autre.
  6. Réserver au frigo jusqu’au temps de servir.

Et vous pouvez voir — j’ai essayé de faire un macaron géant comme celui de Laurène :

Hélas, les coques se sont cassées. Mais je crois que les petits macarons sont de belles réussîtes !

Des idées pour Saint-Valentin

Aujourd’hui est le jour de Saint-Valentin, et j’avais fait quelque chose de spécial pour vous montrer. Hélas, j’ai eu un accident dans la cuisine en train de montage, alors je le referai le matin. Au lieu de ça pour l’instant, voici des idées des grands chefs qu’on peut acheter.

Chez Lenôtre, on trouve des entremets en forme de cœur :

Chez Pierre Hermé, on peut apprendre comment faire son macaron Infiniment Rose :

Et si vous ne voulez pas faire ça vous-même, il y a encore ce gâteau :

Et chez Guy Savoy, quelque chose de vraiment fou :

J’ai appris aujourd’hui que c’est vraiment difficile de faire un dessert en forme de cœur pour la première fois. Mais je promets que vous verrez quelque chose plus tard aujourd’hui ! (Peut-être ne plus en forme de cœur.)

L’Avare

Ce soir, j’ai regardé L’Avare. C’est le film le plus insolite que j’ai jamais vu. Comme d’habitude, mes photos du film — mais ils ont quelque chose de vraiment différent en commun :

Dans toutes ces photos, on voit quelque chose que nous dit que nous somme en train de regarder une pièce de théâtre. Ce film joue avec l’idée d’être une pièce — les personnages parlent au public, puis d’autres personnages leur demandent à qui ils parlent !

L’histoire soi-même me rappelle «La Folie des Grandeurs». Le personnage Harpagon, joué par de Funès, ressemble beaucoup à Don Salluste. Il veut encore se marier à une fille trop jeune pour lui. Mais cette fois, elle n’est pas déjà mariée. Il est aussi gourmand qu’avant. C’était assez différent que les similarités ne me dérangeaient pas, mais il est possible de regarder assez de films qui ont lieu en Espagne avec des nobles avides !

Le Nouvel An chinois

J’habite dans une ville (Irvine) où vers 40 % des habitants sont d’origine asiatique, donc le nouvel an chinois est fêté ici. Ça m’a rendu curieux de savoir comment le Nouvel An chinois est fêté en France. Y a-t-il des changements aux coutumes à cause de vivre là-bas ? Et la réponse : ça existe, et c’est plus ou moins quelque chose de familier.

Il y a plusieurs quartiers asiatiques à Paris : le chinois, dans le 13e arrondissement ; le japonais, dans le 20e ; et le coréen, au bord du 1e et du 2e. Contrairement aux États-Unis, l’architecture n’est pas particulièrement asiatique; voici une comparaison :

Mais avant le virus, qui a annulé les événements de 2020 et 2021, il y avait des défilés si grands à Paris qu’ils font partie du patrimoine culturel du pays. On peut voir un exemple de 2019 ici :

Comme partout dans le monde chinois, les couleurs rouge et or signifient le bonheur et la chance. On s’envoie des cartes de vœux, appelées «hongbao», et c’est la même chose partout. À Paris, on peut aussi commander des plats traditionnels des grands restaurants, et ils ressemblent ceux que je connais aux États-Unis.

Ce n’est peut-être pas trop surprenant que les coutumes restent les mêmes partout. La culture chinoise est l’une des cultures les plus anciennes du monde et c’est bien établie. Je me demandais si c’était peut-être adapté comme la culture française à la Nouvelle-Orléans, mais ce n’est pas le cas.

Le Canard fête l’amour

J’aurais dû savoir que Le Canard Enchaîné aurait des dessins pour la Saint-Valentin cette semaine. Bien sûr, pas de sentimentalité de guimauve pour eux !

Il y en a plus de la même origine :

Et aussi pour les jeunes, les pauvres :

Ils sont en pleine forme cette semaine. J’ai adoré leur titre — tellement français !

Je n’ai trouvé personne qui s’appelle «Jeanne» sous ce titre, mais ce n’est pas du tout le propos.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Je découvre l’Aveyron

On continue le tour avec 12, l’Aveyron. C’est le département le vingt-troisième moins peuplé et les habitants se nomment aveyronnais. L’Aveyron fait partie de la région d’Occitanie, que nous avons déjà visité avec l’Ariège et l’Aude. 

Les plus grandes villes de l’Aveyron sont Rodez et Millau. Chacune a environ 20 000 habitants. Rodez a plus de 2 500 ans d’histoire. Selon Wikipédia :

[S]on existence remonterait au ve siècle av. J.-C., lorsqu’une peuplade celtique d’Europe centrale, les Rutènes, s’arrêta au sud de l’Auvergne pour fonder l’un de ces oppida caractéristiques de la civilisation gauloise, celui de Segdunon romanisé en Segodunum…Segodunum perdit son nom pour devenir Rogomatus Ruteniis (signifiant « le marché aux Ruthènes ») qui est devenu Rudez en occitan médiéval.

(Source)

Millau est presque aussi vieille ; elle date au Ier siècle avant J-C. À Millau, on se trouve La Graufesenque, une site archéologique du temps romain :

Comme beaucoup de France, l’Aveyron est absolument plein des trésors du Moyen-Age. Il fait partie de « La Route des Seigneurs du Rouergue », 19 châteaux en Aveyron, Tarn, Lot et Cantal. Mais pas juste des châteaux — on se trouve beaucoup de belles églises et des musées. Voilà :

Et l’Aveyron a quelque chose de vraiment différent que n’importe quel de nos départements précédents — une collection de lieux avec trois étoiles du Guide Michelin !

Qui sont les habitants les plus connus de l’Aveyron ? Il y a le cuisinier Cyril Lignac (au moins célèbre parmi mes groupes de cuisine), le musicien Gaëtan Roussel, et…bien, ces deux sont les seuls connus pour moi. Quand je parle des personnes connues, je veux dire des gens qui sont connus mondialement ou du moins à quelqu’un qui est juste un étudiant comme moi. Ce n’est pas du tout une faute de l’Aveyron — on peut voir que c’est un département étonnant !

Finalement, qu’est-ce que les aveyronnais aiment manger ? Le fromage Roquefort (on peut visiter les caves), les farçous (une galette à la saucisse et à la blette), la fouace (une version du gâteau des rois), la flaune (un peu comme le flan pâtissier), et beaucoup d’autres choses. Ils ont un excellent blog pour découvrir leur cuisine, et j’ai hâte de l’essayer !

La soupe à l’oignon

Connaissez-vous l’émission ancienne «Une famille en or» ? C’était une adaptation d’une émission américaine, « Family Feud » (et son host, Richard Dawson, était aussi le méchant dans le film «Running Man»). Si j’étais sur scène pour cette émission et la question était «Le plat français le plus connu aux États-Unis», je suis sûr que ma première réponse serait la soupe à l’oignon. (Puis ils me disaient que c’est le croissant, et je me plaindrais que le croissant n’est pas un plat, mais c’est une autre histoire.) Selon Keldelice, cette soupe n’est une spécialité d’aucun département. Je suppose qu’elle appartient à toute la France.

Ce soir, j’ai suivi un cours avec l’Alliance Française pour apprendre à préparer la soupe à l’oignon. (Je dois ajouter que le prof nous a demandé «Est-ce que vous avez fait des crêpes pour la Chandeleur ? Personne ? Justin ?» — ELLE SAIT.) Cette soupe n’est pas du tout difficile, mais vous avez besoin du bon bol pour la finir correctement. Voici la mienne — je suis sûr que vous comprendrez :

Le fromage n’est pas fondu, hélas. Sinon, je crois qu’elle est bien faite. À cause d’avoir fait partie d’un cours pour Américains, les mesures sont les nôtres. Je vais vous donner les instructions du cours, même si je ne pouvais pas utiliser le gril.

Les ingrédients :

  • 1 c. à soupe de beurre
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive
  • 4 gros oignons (environ 1 1/2 lb), tranchés finement
  • 2-4 gousses d’ail, hachées finement
  • 1 c. à café de sucre
  • 1/2 c. à café de thym séché
  • 2 c. à soupe de farine
  • 1/2 tasse vin blanc sec (facultatif)
  • 8 tasses de bouillon de poulet ou de bœuf
  • 6-8 tranches épaisses de pain français, grillé
  • 1 gousse d’ail
  • 12 onces de gruyère ou de fromage suisse râpé

Les instructions :

  1.  Dans une grande casserole ou fait-tout, chauffer le beurre et l’huile à feu moyen-vif.
  2. Ajouter les oignons et cuire 10 à 12 minutes jusqu’à ce qu’ils soient ramollis et commencent à dorer.
  3.  Ajouter l’ail, le sucre et le thym et poursuivre la cuisson à feu moyen pour 30 à 35 minutes jusqu’à ce que les oignons soient bien dorés. Mélanger fréquemment.
  4. Saupoudrer la farine et remuer jusqu’à ce qu’elle soit bien mélangée.
  5.  Incorporer le vin blanc et le bouillon et porter à ébullition.
  6. Écrémer toute mousse qui remonte à la surface, puis réduire le feu et laisser mijoter doucement pendant 45 minutes. 
  7. Préchauffer le gril.
  8. Frotter chaque tranche de pain grillé avec la gousse d’ail.
  9.  Déposer six ou huit bols à soupe allant au four sur une plaque de cuisson et les remplir au 3/4 avec la soupe à l’oignon.
  10. Faire flotter un morceau de pain grillé dans chaque bol.
  11. Garnir de fromage râpé, en divisant uniformément.
  12. Griller environ 15 cm du feu pendant environ 3-4 minutes jusqu’à ce que le fromage commence à fondre et à bouillonner.

Les grandes vacances

Ce soir, j’ai regardé «Les Grandes Vacances», un film de Jean Girault avec Louis de Funès et Claude Gensac sorti en 1967, un peu avant «Le gendarme se marie» (avec le même groupe de stars). C’était un autre film très difficile pour moi au début, parce qu’il n’y a pas de sous-titres. Mais ce film a lieu en Écosse, et la moitié de la distribution parle en anglais, alors cette situation a rapidement changé !

Le scénario est très drôle – à cause de difficultés au lycée, Charles Bosquier (de Funès) envoie son fils en Angleterre pour améliorer son anglais. Mais le fils, Philippe, le trompe, et son ami Michonnet va au lieu de lui. Au même temps, la fille de la famille en Angleterre, Shirley, à visité le lycée de Bosquier. Elle s’échappe avec Philippe et des copines de classe, et la plupart du film se traite des parents (mais surtout de Funès) en chassant leurs enfants.

Ce qui rend ce film si amusant est que les parents changent leurs avis des autres parents encore et encore. Dans un moment, M. Bosquier et M. MacFarrell veulent se tuer. Un moment plus tard, ils sont encore des amis. Ça se passe plusieurs fois, pendant que tous les deux pères se parlent en la langue de l’autre — mal. Et la chasse devient de plus en plus ridicule – à cheval, en avion, sur le toit d’un bus, et enfin en chariot.

À la fin, les deux pères se trouvent dans la distillerie du père de Shirley. Ils décident que c’est mieux de permettre à leurs enfants de se marier, et tout le monde est enfin heureux. Après une si longue chasse, ils sont trop fatigués pour se plaindre !

Qu’est-ce qu’il y a, Mickey ?

Je sais que je parle beaucoup trop d’un seul épisode de Taratata, mais elle m’a donné tellement d’idées que je ne suis pas encore fini de les trouver. Ce soir, j’ai encore écouté M. Mickaël Furnon, bien connu sous le nom Mickey 3D. Et cette chanson — on a un problème, Monsieur ?

Ça commence avec les paroles «Je n’ai pas peur des américains». Et pourquoi est-ce qu’on doit avoir peur des américains ? Je ne mords pas !

Je plaisante, mais ce serait très étrange, s’il y avait une chanson en anglais avec ce sentiment sur des autres gens.

Les anglicismes qui n’existent pas en anglais

Une amie m’a invité dans un groupe sur Facebook, appelé «relooking maison». «relooking» n’a pas du tout l’air français, non ? «-ing» est comment on fait le participe présent en anglais : «parlant» = « speaking, » «allant» = « going, » «cuisinant» = « cooking, » etc. Bref, «-ant» en français égal «-ing» en anglais. Mais il n’y a pas de mot «relooking» en anglais. Mon comédien bilingue préféré à un sketch sur ce sujet :

Je trouve que ces mots qui ne sont pas vraiment empruntés sont très intéressants. Nous avons le mot « jogging » en anglais, et ça veut dire exactement «faire du footing», mais « footing » n’existe pas du tout en anglais. Au lieu d’utiliser « jogging » pour dire «courir lentement», vous utilisez «jogging» pour dire «une sorte de pantalon», ce qu’on appelle « sweatpants » en anglais.

En linguistique, nous disons qu’une règle est «productive» si l’on peut faire de nouveaux mots selon la règle, et que d’autres personnes peuvent comprendre la signification du mot parce qu’ils parlent la langue, sans utiliser de dictionnaire. Il me semble que «ajouter -ing aux verbes anglais» est une règle productive en français, même si les résultats sont bizarres pour un anglophone.

Mais «relooking» est quelque chose de vraiment bizarre, parce que «re-» veut également dire «encore VERBE» en anglais qu’en français, et «looking» est un vrai mot en anglais — ça veut dire «voyant» — mais «relooking» n’a rien à voir avec «voir encore». Ça veut dire «refaire quelque chose pour changer son aspect». Il est un nouveau mot, il suit la règle, mais personne parmi les anglophones peut comprendre ce qu’il veut dire.

M. Taylor a un peu de tort sur un mot dans son sketch. Vous dites «pressing» pour une sorte de nettoyage de vêtements. En anglais, on l’appelle le verbe pour ça « pressing, » mais le nom est « dry-cleaning ». On dirait « He is pressing the dry-cleaning » pour dire «Il nettoie à sec le pressing». J’ai l’impression que c’est «plus français» à dire «le linge» au lieu de «le pressing», mais au moins c’est sur le bon sujet.

En tout cas, ces mots m’intéressent parce qu’ils ne sont pas exactement des amis faux, mais il y a quelque chose à la fois de familier et de bizarre quand je les trouve.