Je découvre la Loire-Atlantique

On continue maintenant le Tour avec le 44, la Loire-Atlantique. C’est le département le douzième plus peuplé, et les habitants se nomment les rien-d’officielliens. Non, mais sérieusement, c’est le seul département sans un gentilé officiel, car après cet article a été publié, les habitants de l’Ain ont choisi « andinois ». Félicitations aux gars, ils auront gâché mon modèle pour nommer mes posts pour les dîners départementaux. Je les taquine car je les aime, bien sûr. Continuons.

Je pourrais dire que c’est notre premier séjour dans le Pays de la Loire. C’est ça selon le gouvernement. Mais on est d’accord que Nantes est la préfecture, non ? Voilà ce qui dit le Guide Vert, version anglaise : « Nantes est la plus grande ville en Bretagne ».

Je ne suis pas ici pour faire la polémique, mais j’ai déjà parlé de ce sujet avec un ami qui adore la Bretagne. On dirait qu’il est bien d’accord avec le Guide Vert. Avec enthousiasme. Il y a certainement des nantais qui sont aussi d’accord. Je sais que vous comprenez.

De toute façon, pourquoi pas commencer avec Nantes ? Vous venez de voir que cette ville a gagné 3 étoiles Michelin. Et pour les élèves américains d’histoire, surtout des guerres de Religion, on est arrivés dans les pages de nos manuels, le site de l’édit de Nantes. Même si le Roi Henri IV n’a vraiment pas dit « Paris vaut bien une messe », c’est la citation que l’on connaît tous sur cette époque. (Vous ne voyez pas les larmes aux yeux en ce moment ; nous sommes revenus dans la France de mes rêves.)

Il faut donc absolument commencer avec la Cathédrale de Saint-Pierre et Saint-Paul (1 étoile Michelin). Selon le Guide Vert, c’était ici où l’édit a été signé, mais selon Wikipédia, personne ne sait vraiment où ça s’est passé. Peu importe — ce qui compte est d’être immergé dans la bonne époque, et quoi de mieux que les tombeaux du Roi François II (2 étoiles) et sa fille Anne de Bretagne ? On continue avec le château des ducs de Bretagne, où Henri IV séjournait quand l’édit a été publié. De nos jours, le château abrite le Musée d’histoire de Nantes (1 étoile), qui nous parle de nombreux sujets, dont la traite Atlantique et l’esclavage, les deux Guerres mondiales, l’industrialisation, et surtout leur collection d’objets de la biscuiterie LU.. Pendant que l’on reste près du château, on visite aussi le Musée d’Arts (2 étoiles), où on trouve plus de 13 000 œuvres, dont ceux du peintre Le Pérugin. Après ça, on visite le Vieux Nantes pour le Passage Pommeraye (1 étoile), une galerie marchande couverte du XIXe siècle qui est aussi un chef d’œuvre de l’architecture néoclassique.

Mais on n’est pas fini avec Nantes ! Du Passage Pommeraye, on traverse le Quartier Graslin (1 étoile) en passant par le Palais de la Bourse, un beau vieux bâtiment du XIXe siècle — devenu une FNAC de nos jours — pour arriver sur l’Île de Nantes, au milieu de la Loire. Étant de grands fans de Laurence Manning (qui sortira bientôt un nouvel album consacré à la musique de la série Zelda), on est là pour les Machines de l’Île, des animaux géants mécaniques, dont un éléphant qui me rappelle fortement Vah Ruta du meilleur jeu de tous les temps, Breath of the Wild. (Ma fille, qui adore ce jeu autant que moi, n’est pas d’accord sur l’éléphant nantais, mais tout le monde a le droit d’avoir tort.) On va prendre une chevauchée à dos d’éléphant ! Si vous êtes plus local, essayez aussi le Musée d’Histoire naturelle (2 étoiles), mais moi, j’aimerais plutôt visiter le Musée Jules-Verne, qui raconte sa vie et abrite de nombreux souvenirs de ses livres et pièces de théâtre. J’aurais aimé vous recommander une visite chez LU ou chez BN, mais il me semble que les usines ne proposent plus de visites. On peut visiter l’ancienne usine LU, devenue un espace culturel, le Lieu Unique (quel calembour, hein !).

En dehors de Nantes, on trouve la Planète Sauvage (3 étoiles), avec 1 500 animaux, et où on peut dormir face aux tigres, mais moi, je vous laisse aux tigres. Je continue à Saint-Nazaire (1 étoile) pour voir la construction des paquebots, et la base sous-marine. Là-bas, on peut prendre un tour du sous-marin Espadon, en service de 1960 à 1985. On continue vers La Baule (2 étoiles), une station balnéaire où on va faire une balade le long de la Côte Sauvage. Puis on continue vers la Presqu’île de Guérande (1 étoile), maison de la célèbre fleur de sel. On prendra une visite guidée des marais salants.

On est presque finis. Au sud de Saint-Nazaire, on visitera le Château de Pornic. Au début du Xe siècle, c’était un simple donjon en bois construit par Alain Barbetorte. Mais les seigneurs de Rais l’a converti en château, et le plus célèbre d’entre eux est le Dracula français, Gilles de Rais. Peut-être qu’il est l’inspiration du conte La Barbe bleue de Charles Perrault. On parlera beaucoup plus de lui quand on arrive dans le Maine-et-Loire. On finit à l’est, dans la ville de Clisson, pour son ambiance Toscane et visiter le vignoble de la Loire-Atlantique, d’où vient le vin Muscadet AOP.

Qui sont les habitants de la Loire-Atlantique les plus connus ? L’ancien moi aurait peut-être dit François II ou Anne de Bretagne, mais le moi des derniers deux ans sait que c’est un personnage fictif, Lulu la Nantaise des Tontons Flingueurs. Nantes a fêté les 50 ans du film en 2013 pour cette raison. Le peintre Jean-Hilaire Belloc est né à Nantes ; il est en plus le père de l’un de mes auteurs préférés, Hilaire Belloc, ce dernier étant ami de mon auteur préféré de tous les temps, G.K. Chesterton. Aristide Briand, l’un des deux hommes les plus naïfs au monde (avec son collègue américain Frank Kellogg) est venu de Nantes aussi. L’ornithologue américain John James Audubon, né Jean-Jacques Audubon, vivait à Couëron. Parmi les vedettes du département, on trouve l’écrivain Jules Verne, le réalisateur du Tatoué, Denys de La Patellière, et la famille Lefèvre-Utile, fondateurs de la meilleure marque de biscuits au monde. Il n’est vraiment pas célèbre, mais Dominique Raimbourg, fils de Bourvil, était député de la Loire-Atlantique pendant dix ans.

Quoi manger en Loire-Atlantique ? Eh bien, j’ai ma boîte de Chamonix et je suis bien content, alors pas besoin d’autres choses. Désolé, quoi ? Les règles du blog ne me permettent pas de présenter ma boîte comme mon dîner de la Loire-Atlantique ? Même pas les Pim’s, le biscuit par excellence de mon enfance ? Oh, je sais, la Biscuiterie nantaise, ce serait mieux ? Non ? Peut-être les galettes Saint-Michel, originalement de Saint-Brévin-les-Pins ? Les biscuits de Saint-Guénolé, fabriqués à Batz-sur-Mer ? Vous voyez sûrement, on est dans la capitale des biscuits industriels français !

Bon, on y trouve plein d’autres choses — c’est toujours la France ! En plats principaux, on trouve l’alose farcie à l’oseille, un poisson indisponible chez moi farci avec une plante également indisponible ; la bardatte, un chou au lapin ; la bouilleture de la Loire, un plat d’anguilles aux champignons ; la quiche bretonne, pleine de fruits de mer ; et le filet de sandre au beurre blanc. En dessert, il y a le gâteau nantais (déjà fait avec l’Alliance Française), engorgé de rhum ; le quatre-quart, comme un gâteau au yaourt, sauf avec du beurre demi-sel ; et les françoises de Foix, un genre de chocolat fourré avec des raisins macérés dans le rhum, nommées pour l’ancienne maîtresse du Roi François Ier. Pour boire, n’oubliez pas le vin Muscadet AOP !

Épisode 9

Cette dernière semaine, quelque chose de remarquable est arrivé chez mon balado. Je ne comprends pas comment, mais j’ai maintenant un public de 101 auditeurs sans un seul abonné. Peut-être qu’ils n’existent pas, comme ce qui se passe chez certains de nos sites de rencontres. Juste avant la fin de son abonnement, on reçoit souvent des mentions j’aime des comptes qui n’existent vraiment pas. C’est une arnaque pour garder le faux espoir. Peu importe. Il y a un nouvel épisode, dont une nouvelle blague de la semaine, pour partager !

Cette semaine, nos articles sont :

Il y avait aussi mon dîner altiligérien, mais les recettes ne font pas partie du balado.

Saviez-vous qu’il y a des chapitres dans le balado ? Avec les logiciels d’Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher, on peut sauter directement vers n’importe quel chapitre. Pas besoin de chercher la blague de la semaine 15 secondes à la fois !

La carrière francophone d’Ingrid Alberini

Il était une fois — en 2003, pour préciser — il y avait une chanteuse italienne qui a connu un succès incroyable aux États-Unis. Mais elle chantait… en français. Son nom était Ingrid Alberini, mais sur scène, elle était surnommée In-Grid. Sa chanson, « Tu es foutu », était en fait une plus grande réussite ici qu’en France. Son meilleur classement en France était #47, mais aux États-Unis, c’était #2 aux discothèques. À l’époque, cette chanson était disponible également en français et en anglais intitulé « You Promised Me. » Ce dernier est une traduction d’une parole, « Tu m’as promis ».

En fait, j’ai acheté une copie de la chanson à l’époque bien que je n’aie rien compris. Il y avait un album entier appelé Rendez-vous, et toutes les chansons étaient en français. Et oui, l’album est sorti mondialement, même aux États-Unis, de cette façon. Mais je n’exagèrerai pas ; je n’ai acheté que la seule chanson. Maintenant je vous dirais qu’elle se trompe de sa prononciation, mais je trouve sa voix toujours agréable.

In-grid continuait à sortir des albums en français jusqu’en 2010 — 5 en total. Mais elle n’a pas eu d’autres réussîtes sauf dans un pays inattendu — la Pologne, où elle avait 6 chansons classées dans leur top 10. Et 4 de ces 6 étaient en français. Les autres étaient en anglais et en italien. C’est un drôle de monde.

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire maintenant ? Eh bien, il y a quelques jours, j’écoutais Tu es foutu et j’étais curieux si elle avait connu du succès en France. Mais quand j’ai fait des recherches sur Google, j’ai découvert qu’elle a sorti une nouvelle chanson en 2020. Et c’est peut-être la chanson la plus bizarre de sa carrière. C’est intitulé « Be Italian » (Soyez italien), c’est complètement en anglais, et bien que les paroles n’aient rien à voir avec le Covid, la vidéo est toute autre chose. Il faut la voir pour la croire.

La banque de l’Inspecteur Gadget

Quand j’étais gamin, mes deux séries préférées étaient les Transformers et GI Joe. Désolé, mais la France n’avait rien à voir avec ces deux chefs d’œuvre de la télé. Mais APRÈS ces dessins animés, beaucoup de mes autres séries préférées se sont produites par la société Diffusion information communication, mieux connue par ses initiales, DIC. Les Entrechats, MASK, les Mystérieuses Cités d’Or (de laquelle on doit parler plus une autre fois), et surtout Inspecteur Gadget — tous les fruits des collaborations franco-américain-japonaises.

Depuis que j’étais un bébé, je regarde toujours les crédits des films et des émissions. C’est une question de respect pour les créateurs. Et quand je regardais les crédits de ces émissions, je remarquais les mêmes noms encore et encore : Andy Heyward, Bruno Bianchi, et Jean Chalopin. C’est M. Chalopin duquel on parle aujourd’hui.

Avant de continuer, je vais vous raconter deux renseignements biographiques. D’abord, je vous rappelle que j’ai toujours refusé de vous vendre aux réseaux de publicités, et ça continue. Bien sûr, je sais que tous mes lecteurs (et moi en plus) sont des terroristes du Mouvement Escoffieriste, mais au-delà de ça, je travaillais pendant des années dans plusieurs rôles qui traitaient de la sécurité. Je connais certains des gens qui achètent vos données. Aucun de ces gars-là méritent votre confiance.

On penserait donc que je suis grand fan des crypto-monnaies. Rien n’est plus loin de la vérité. Dans une autre vie, j’étais fondateur d’une entreprise qui utilisait les avis des expertes pour produire des modèles prédictifs des bourses. Les modèles étaient plutôt bons, mais il s’est avéré qu’on ne peut pas vendre de tels modèles. Il y a beaucoup de raisons, mais l’échec de cette entreprise était ma contribution à l’effondrement de mon mariage et je n’ai plus envie d’y travailler. Je vous dis ça pour établir que je sais un peu sur les actions et les bourses, et à mon avis, les crypto-monnaies sont des arnaques sans exception. Je ne suis pas conseiller en investissement, et surtout pas le vôtre, alors ne comptez pas sur cet article pour prendre des décisions fiscales.

Mais tout ce parler des bourses et de crypto-monnaies n’a rien à voir avec l’Inspecteur Gadget, vous dites ? C’est exactement où on doit parler de M. Chalopin. Ici, je suis une histoire en anglais publié par Bloomberg Businessweek, l’un des plus grandes sources de nouvelles financières aux États-Unis. On peut trouver certaines infos traduites en français ici sur Crypto News, mais c’est un site de propagande.

Ça fait 35 ans depuis qu’il a vendu DIC. Après ça, M. Chalopin est déménagé dans les Bahamas, où il a commencé à garder son argent dans une banque locale appelé Deltec. Les Bahamas, comme la Suisse et le Grand Caïman, sont bien connus pour leurs lois financières très strictes. Je plaisante, bien sûr, et ce n’est vraiment plus le cas chez les Suisses, mais si on veut éviter les comptables et les impôts, la Caraïbe reste l’endroit où s’installer.

Après 30 ans comme client, M. Chalopin a acheté Deltec. Il a décidé de pousser l’entreprise en servant des industries où il reste difficile d’attirer l’attention des banques traditionnelles, comme la biotechnologie. Et la crypto-monnaie. En 2017, il a rencontré Giancarlo Devasini, un ancien chirurgien plastique italien qui est devenu le PDG d’une entreprise appelée Tether.

Tether est un genre de crypto-monnaie qui dit que l’on peut échanger des Bitcoin contre des dollars américains sans vendre les Bitcoins en empruntant des Tether. L’idée est que pour chaque Tether, il y a 1 $ américain dans une banque quelque part. Mais les grandes questions : où est l’argent derrière cette promesse ? C’est dans quelles banques ? Qui l’a mis dans ces banques ?

Et la réponse, selon Bloomberg Businessweek, c’est qu’environ un quart des dollars — 15 milliards de 69 en total — restent avec Deltec, la banque de M. Chalopin. Il dit qu’il ne sait pas où est le reste de l’argent, mais que l’on peut dire au moins que sa banque a du vrai argent. Il y a des raisons pour croire que le reste de l’argent est investi dans des investissements risqués, comme des obligations d’immobiliers chinois. Pourquoi est-ce un problème ?

Disons qu’il ne dit que la vérité, qu’il y a en fait 15 milliards de dollars dans sa banque liés à Tether. Mais supposons que c’est pas vrai partout. S’il y a une chute du prix de Bitcoin, et que les prêts libellés en Tether sont annulés, il faut les payer avec les dollars derrière Tether. Ça pourrait commencer une ruée bancaire qui épuise les réserves de dollars chez la banque de l’Inspecteur Gadget. Et pour garder contre ce risque, il faut que tout le monde fait confiance à un réalisateur de dessins animés et un chirurgien plastique.

Je cherche un livre

Cette fois, je n’en ai pas trop à vous raconter. Mais j’aimerais de l’aide avec quelque chose.

Je ne vais pas vous mentir, quand j’étais jeune je croyais que la Révolution française était une mauvaise chose. En partie, c’était parce que j’avais la tête pleine d’histoires de rois et de chevaliers (et de Jeanne d’Arc). Un acte de lèse-majesté m’a beaucoup dérangé. (Je n’ai toujours rien de gentil à dire à propos de M. Cromwell en Angleterre.) Au lycée, j’ai lu l’œuvre de M. Burke, les Réflexions sur la Révolution de France. Mes profs m’ont expliqué qu’il y avait quelques erreurs factuelles dans le livre, et en plus que c’était plus un traité philosophique qu’une histoire. Mais l’effet reste profond. J’ai toujours des amis français qui parlent de la « calomnie de la brioche », et il me semble que c’est pas faux. Tout ça, c’est-à-dire que je connais bien la version royaliste, ou peut-être que ce serait mieux de dire réactionnaire.

Mais je doute que ce soit la version que l’on apprend dans les écoles françaises. Alors, ce que j’aimerais faire, c’est de trouver un livre qui présente la version française de la Révolution. Pour être clair, j’aimerais lire la version consensuelle, dans la mesure où l’on peut parler d’une telle chose. Je suis sûr que de nos jours, il n’y a pas mal de théories qui ont autant à voir avec la politique moderne que les faits historiques. C’est la tendance partout, mais ça ne me convient pas. Je veux juste comprendre ce qui pense le français moyen.

Je sais que vous comprenez tous mes intentions, alors soyez gentils les uns envers les autres dans les commentaires !

Mon dîner altiligérien

Je vous ai dit que je savais ce que j’allais faire pour ce dîner car c’est une recette de ma prof à l’Alliance Française. C’est une version des célèbres lentilles du Puy. Mais en dessert, encore une fois je suis fier de vous présenter la France insolite — ma version d’une recette secrète, les douceurs des Sucs, disponibles dans exactement 3 boulangeries de la Haute-Loire.

D’abord, on préparera les lentilles du Puy. Elles sont maintenant mon deuxième produit agricole français préféré après le riz de Camargue. Il me manque les bons mots — même en anglais — pour vous décrire l’odeur juste avant la fin de la cuisson. Ça sentait la maison dans lequel je rêve d’avoir grandir. Voici mes lentilles, 100 % authentiques :

Les ingrédients des lentilles du Puy :

  • 250 grammes de lentilles du Puy
  • 1/2 oignon
  • 2 belles gousses d’ail
  • Une belle poignée de petites carottes
  • 125 grammes de bacon ou lardon fumés ou pancetta
  • 80 grammes de champignons de Paris
  • Herbes de Provence
  • 2 feuilles de laurier
  • 150-170 grammes de purée ou coulis de tomate
  • 1/4 L de bouillon de légume ou de volaille
  • Du sel et du poivre
  • Du persil pour garnir

Les instructions des lentilles du Puy :

  1. Emincer l’oignon.
  1. Couper les carottes en rondelles.
  1. Laver les champignons et les couper en lamelles.
  1. Dans une grande cocotte, faire revernir les lardons (environ 5-7 minutes).
  2. Transférer les lardons cuits à une assiette.
  1. Dans la graisse des lardons, faire rissoler les oignons (environ 2-3 minutes).
  1. Y ajouter l’ail et cuire pour environ 1 minute.
  2. Y ajouter les carottes et cuire pour environ 5 minutes.
  1. Y ajouter les champignons et les herbes de Provence et cuire environ 3 minutes.
  1. Y ajouter la purée de tomates, les feuilles de laurier et les lentilles.
  1. Recouvrir la préparation de bouillon.
  2. Saler et poivrer.
  1. Faire cuire, couvert, pour environ 25-30 minutes (jusqu’à ce que les lentilles soient tendres). Mélanger la préparation de temps en temps et ajouter du bouillon si nécessaire.
  2. Retirer le couvert de la cocote et laisser évaporer l’excès de liquide.
  1. Ajouter le bacon cuit à la cocotte.
  1. Parsemer le persil émincé au-dessus de la préparation et servir chaud (en plat principal ou en accompagnement de viande ou volaille).

Alors, on passe maintenant aux douceurs des Sucs. C’est une spécialité de la ville d’Yssingeaux, crée à l’Ecole nationale supérieure de la pâtisserie pour être LA pâtisserie yssingelaise, après leur brioche. C’est composé de trois choses — une base de brioche yssingelaise, une compote aux fruits rouges, et en haut, un financier aux agrumes. Moi, j’ai vu la photo sur ce lien, et je me suis dit « Ce sera votre dessert à tout prix. Tout. PRIX. »

Il n’y a pas de vrais changements, sauf que je ne les ai pas saupoudré avec du sucre glace à la fin. À mon avis, il y a déjà assez de sucre, et en plus, elles sont jolies. Pas besoin de les couvrir. Pour faire cette recette, j’ai utilisé tous les deux la brioche et le financier de Laurène Lefèvre, avec de l’eau de fleur d’oranger car c’est le truc yssingelais. Le financier vient du Carnet de Recettes de Cook&Record, et n’est pas disponible sur son site. La compote n’est vraiment pas « la mienne » — il n’y a que deux ingrédients, et la technique est connue partout. Mais le montage, c’est à moi !

Ingrédients pour 6 douceurs des Sucs :

Pour la brioche :

  • 250-300 grammes de farine
  • 3 gros œufs entiers
  • 5 grammes de sel
  • 25 grammes de sucre
  • 1/2 sachet de levure sèche
  • 125 grammes de beurre pomade (laisser à température ambiante pendant 25-30 minutes)
  • De l’eau de fleur d’oranger

Pour le financier :

  • 2 blancs d’œuf
  • 1 pincée de sel
  • 25 grammes de farine
  • 75 grammes de sucre
  • 25 grammes de poudre d’amande
  • De l’eau de fleur d’oranger
  • 40 grammes de beurre fond

Pour la compote :

  • 280 grammes de fruits rouges surgelés
  • 30 grammes de sucre

Les instructions pour les douceurs des Sucs :

Pour la pâte à brioche :

  1. Dans le bol d’un robot avec le crochet, mettre 250 grammes de farine, le sel, le sucre, la levure, les œufs entiers, et l’eau de fleur d’oranger.
  1. Mélanger avec le crochet pendant 2 minutes à petite vitesse — 2 sur un robot KitchenAid.
  1. Augmenter à vitesse moyenne — 6 sur un robot KitchenAid — et continuer à pétrir pendant 8 minutes. Après 3 minutes, j’ai baissé la vitesse à 4, car le robot a commencé à sauter. Ça arrive parfois avec la pâte à brioche.
  1. Ajouter, en une seule fois, le beurre pommade coupé en morceaux.
  1. Pétrir à vitesse moyenne pendant 10 minutes, la pâte doit être bien brillante et ne pas dépasser les 26 degrés. Pour cela, éviter de pétrir trop vite pour ne pas faire trop monter en température la pâte. Après 5 minutes, j’ai décidé que mon robot avait trop de difficultés (la pâte deviendra difficile à pétrir), et je l’ai fini à la main. En plus, j’ai ajouté presque 50 grammes plus de farine, car j’ai trouvé la pâte beaucoup trop collante.
  1. Rabattre la pâte dans un récipient propre et fleuré avec de la farine pour ne pas que la pâte accroche. Prendre toute la masse dans les mains et former une belle boule en refermant la pâte sur elle-même. Recouvrir d’un film alimentaire percé pour éviter qu’elle ne sèche.
  1. Laisser pointer la pâte à température ambiante. Le pointage est la 1ère phase de pousse qui dure 45 minutes pendant lesquelles la fermentation et les arômes vont se développer et les levures se multiplier.
  1. Dégazer la pâte en lui donnant des coups de poing pour faire échapper tout le gaz carbonique qui été créé par les levures qui ont mangé le sucre.
  1. Réserver au frais pendant 1h30 pour que le beurre refroidisse et que la pâte soit bien ferme lors du façonnage. Pendant ce temps-là, on fera la compote et la pâte des financiers.

Pour la compote :

  1. Mettre les fruits rouges surgelés et le sucre dans une casserole.
  1. Faire cuire jusqu’à ce que le mélange devienne tout liquide.
  1. Mettre à côté, mais pas au frigo.

Pour la pâte à financier :

  1. Monter les blancs d’œuf en neige avec une pincée de sel.
  1. Ajouter la farine, le sucre, la poudre d’amande et de l’eau de fleur d’oranger. Mélanger bien.
  1. Ajouter le beurre fondu et mélanger.

Montage :

  1. Préchauffer le four à 180 °C.
  2. Beurrer un moule à muffins.
  1. Diviser la pâte à brioche en six parts.
  2. Enfoncer la pâte à brioche dans les puits du moule.
  1. Mettre de la compote dans chacun puits avec de la pâte. S’il y a trop de compote, il sera difficile de démouler les douceurs à la fin. J’ai perdu 2 des 6 à ça, mais les 4 autres étaient très faciles à démouler.
  1. Mettre de la pâte à financier au-dessus de la compote.
  1. Enfourner pendant environ 30-35 minutes. Vérifier souvent avec la lumière au-dedans du four.

Du vieux pinard dans des outres neuves

Je doute que quiconque le sache en France, mais aux États-Unis on a plus que deux partis politiques. Il y a les Libertaires, le deuxième parti préféré des Démocrates, car ils gagnent parfois assez de voix pour coûter une élection aux Républicains. Et il y a les Verts, le deuxième parti préféré des Républicains car ils font l’envers aux Démocrates. Mais leurs candidats sont en général des puristes (ou des cinglés ; souvent les deux) qui ne peuvent gagner que 1-2 % des votes, alors ils ne gagnent jamais du vrai pouvoir. Je pensais beaucoup à cette situation en lisant le nouveau numéro du Canard enchaîné.

Il y a deux « nouveaux » partis pour les législatives. La République En Marche est devenu Renaissance — je suis certainement pas le premier à remarquer qu’En Marche et Emmanuel Macron partagent les mêmes initiales. Je suppose que la marque n’est plus utile car il est fini avec ses propres élections.

En même temps, une belle collection de partis gauchistes est devenue la « Nupes ». Il n’y a pas de Nupes dans n’importe quel de mes dictionnaires — il me rend un peu surpris qu’ils n’ont pas choisi un nom qui veut dire quelque chose. D’autre part, peut-être que les nupistes veulent juste n’être pas copiés :

Mon titre fait référence au Nouveau Testament, en particulier à Matthieu 9:17. Il me semble que les Français connaissent trop bien ces types pour se faire tromper à cause de quelques noms neufs. Mais je ne suis pas assez mal malin pour travailler chez McKinsey, alors peut-être que je rate quelque chose.

Ce dessin, il s’agit de parler des Taliban, mais c’est vraiment à propos de M. le Président Macron. Je trouve ça plus qu’un peu coquin. Mais au sujet des Taliban, je trouve les prétentions d’être surpris trop naïves pour les croire. Qui pensaient vraiment que ces types changeraient ?

Finalement, celui-ci me rend bien perplexe. C’était pas difficile de trouver les nouvelles que Mme Pécresse a refusé le don de M. Sarkozy. Mais les oranges, je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire. Quand j’ai recherché « Sarkozy oranges », Google a décidé que je voulais lire juste des articles d’orange.fr.

Je suis à ma limite, mais il y a quelque chose de drôle où Messrs Sarkozy et Fillon se passent le « bippe » au lieu du bonjour. En fait, j’avais 9 dessins desquels j’ai dû en choisir quatre. C’était difficile cette semaine ; c’est-à-dire que vous allez bien rigoler de ce numéro !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mixed Bakery à Newport Beach

Ça fait longtemps depuis mon dernier « Je critique ». Ce n’est pas une question d’avoir changé d’avis, mais d’avoir presque épuisé les entreprises locales liées à la communauté francophone près de chez moi. (Il reste Knife Pleat, notre seul resto étoilé par Michelin, mais franchement, j’ai pas envie d’y aller tout seul. Comme chante Les Rita Mitsouko, ce serait un rendez-vous avec moi-même.) Mais ce week-end, j’ai vu cette pub dans un groupe Facebook appelé Les Français d’Orange County :

C’était une boutique éphémère au milieu d’un magasin appelé West Elm, qui vend des trucs pour décorer la maison. On ne doit que dire « pâtisserie » et j’y apparais. ([Car il est un démon et c’est son vrai nom. — Mon ex]) Alors, obligé par le pouvoir de sucre, je m’y suis rendu. Voila la boutique, qui vend leurs produits sur Internet sous le nom Mixed Bakery :

Mixed veut dire « mélangé », un choix approprié pour une boulangerie. La pâtissière travaillait anciennement à Andrei’s Conscious Cuisine, un resto auquel je peux littéralement marcher. C’est en fait le resto dans la photo de mon post du dernier Nouvel An. En tout cas, il y a une douzaine de choses ici, dont un « saucisson au chocolat » pour 30 $ et de nombreux biscuits et brownies pour 7 $.

Au fait, la pâtissière elle-même, Elyssa Fournier, vient des États-Unis. Quand j’ai dit bonjour à son mari, Yves, en sortant du magasin, il a deviné que j’étais canadien. C’est mieux qu’avant, mais je ne suis aucune Anne-Élisabeth Moutet. ([L’opération sera trop cher, mais j’ai les ciseaux et en plus, l’envie ! — Mon ex]). Nononon ! Je voulais juste dire que je veux avoir un accent aussi bon en français que le sien en anglais !

Revenons à nos moutons. J’ai acheté deux choses : un sac de petits biscuits, saveur « noix de pécans au Bourbon », et un brownie :

Ces biscuits sont appelés en anglais « pecan sandies » où sandie veut dire la même chose comme sablé. Ça devrait vous expliquer quel genre de biscuit ils sont. Alors, un peu sec et un peu dur, mais c’est exactement ce à quoi on devrait s’attendre. Ils sont certainement faits correctement.

J’aimais mieux le brownie. On doit toujours avoir peur que les boulangers américains utiliseront du margarine au lieu de beurre dans une telle recette, mais pas besoin de s’inquiéter avec celui-ci !

Ma seule plainte, c’est les prix. On peut pas faire trop de comparaisons avec Moulin, car les styles sont différents, mais 7 $ pour ce brownie est plus que je payerais chez Moulin pour une tarte individuelle (5 $). Mme Fournier est sans doute une pâtissière douée, mais bien que la qualité soit là, le rapport qualité prix n’y est pas. Peut-être qu’avec de plus grandes quantités, ça arrivera.

Qualité : Au-dessus de la moyenne

Bon marché : Sous la moyenne

Recommandation : J’y retournerais

Épisode 8

C’est le 8e épisode du balado. J’ai dû mettre fin à dire « Bonjour, les filles », car selon Spotify, j’ai enfin au moins une auditrice qui a 40-59 ans — mais selon eux, vous restez tous des femmes.

Tout à coup un sixième des auditrices viennent des États-Unis, et j’ai des questions. QUI M’ÉCOUTE DANS MA VILLE D’IRVINE ? Sérieusement, je n’ai aucune idée — seulement une personne me l’a mentionné ! Et qui m’écoute à Visalia ? Il y a plus de vaches que de gens là-bas. Peut-être que quelqu’un veut prendre des nouvelles de sa cousine qui rit.

De toute façon, cette semaine en plus de la blague de la semaine, nos articles sont :

Pour les complétistes, il y a C’est ÇA un taco, mais je ne lis pas à haute voix les recettes.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. Bonne écoute !

C’est ÇA un taco

Je voulais publier ce post pour le 5 mai, étant le jour quand les américains — pas les mexicains !fêtent l’indépendance du Mexique de, euh… la France, mais j’étais pas encore prêt. En fait, les mexicains préfèrent fêter le 16 septembre, mais on est déjà bien prêts à faire le barbecue et à la recherche de n’importe quelle raison. Mais notre péché est bien moins grave que le vôtre, car vous, vous faites un crime contre leur cuisine tous. Les. Jours. C’est ÇA un taco :

Pour être clair, ce que vous appelez un taco ne l’est pas du tout. Mais il y a certains qui veulent faire des excuses pour les soi-disant « tacos français » en disant qu’ils sont en fait des burritos. Franchement, c’est du vrai n’importe quoi. Je ne connais aucun burrito aux nuggets de poulet. C’est la honte nationale que vous servez une telle chose.

Heureusement, je suis ici pour tout régler. La cuisine mexicaine est aussi le patrimoine du Sud-ouest des États-Unis, et j’ai grandi avec ces choses. Ce post est en l’honneur de mon amie rouennaise qui vivait au Mexique pendant plus qu’une décennie, et son mari qui est gentiment venu en France bien que le Mexique lui manque. Et mon amie S qui est la plus grande connaisseuse des tacos que je connais. Toutes les deux vous diraient probablement que les miens ne sont pas assez épicés. Mais mes loyautés restent avec vous, et mon but est de proposer une recette authentique mais en phase avec les goûts français, qui sont les miens aussi.

On doit faire quatre choses : les tortillas, le « pico de gallo » (bec de coq, un genre de salsa), le poulet à l’achiote, et en accompagnement, les « frijoles negros » (haricots noirs). On commence avec le poulet car il faut le faire mariner pendant au moins 4 heures ou bien une nuit entière.

Je dois la recette de la marinade à l’achiote au site Rouxbe. Au lieu de la pâte à l’achiote, de l’origan, de l’ail, et de la sauce adobo, j’ai utilisé du Sazón Goya et de la poudre d’Adobo car ce sont plus facile à trouver dans nos supermarchés. On peut trouver les produits Goya en Espagne, et les acheter pour livraison dans l’UE grâce à Amazon. Voilà les miens pour cette recette :

Les ingrédients pour le poulet à l’achiote :

  • 1 sachet du sazón Goya
  • 1 cuillère à soupe de la poudre d’Adobo
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre rouge
  • 2 cuillères à soupe de l’huile d’olive ou de pépins de raisin
  • Du sel et du poivre à moulin (pas besoin de trop de sel — il y en a dans le sazón et l’Adobo)
  • Jus de 2 citrons verts
  • Des suprêmes de volaille

Les instructions pour le poulet :

  1. Mélanger toutes les ingrédients dans un plat à gratin.
  1. Rincer et sécher votre poulet. Le mettre dans le plat à gratin. Après la moitié de votre temps pour le faire mariner (au moins 2 heures le côté), faire tourner le poulet.

On passe maintenant au pico de gallo. Utilisez des feuilles de coriandre fraîche. Au fait, aux États-Unis, on suit le français en disant « coriander » pour les graines, mais on suit l’espagnol en disant « cilantro » pour les feuilles. C’est la même chose. On veut le cilantro, les feuilles. On peut le faire avec des piments jalapeno émincés, mais ce sont difficiles à trouver en France et facultatifs en tout cas. On peut consulter un site comme Natasha’s Kitchen pour des idées pour le pico de gallo, mais c’est l’un des trucs les plus basiques de la cuisine mexicaine.

Les ingrédients pour le pico de gallo :

  • 1/2 kilo de tomates
  • 1/4 – 1/2 oignon
  • Une belle poignée de feuilles de coriandre
  • Du jus de citron vert

Les instructions pour le pico de gallo :

  1. Rincer et couper les tomates et l’oignon en tout petits dès. Moi, j’enlève le chair juteux des tomates pour ça.
  1. Rincer les feuilles de coriandre. Enlever les tiges. Faire une chiffonnade avec les feuilles.
  1. Mettre tout dans un bol. Ajouter le jus de citron vert. Remuer pour tout mélanger et laisser reposer au frigo.

On passe aux tortillas. Pour cette étape on a besoin de « maseca », dit aussi « masa harina ». C’est de la farine de maïs, mais pas seulement ça. Il y a un procès appelé « nixtamalisation » qui traite la farine avec de l’hydroxyde de calcium. C’est possible de la trouver en ligne en France, comme ici, mais les stocks sont en rupture partout pendant que j’écris. Attendez un peu ; ça vaut la peine.

Ingrédients pour les tortillas :

  • 125 grammes de farina « maseca »
  • 175 grammes d’eau

Instructions pour les tortillas :

  1. Mélanger la maseca et l’eau dans un bol pendant 2 minutes pour faire une pâte.
  1. Séparer la pâte en 9 petites boules de même taille. Couvrir avec un torchon pour qu’elles ne sèchent pas pendant que vous travaillez.
  1. Faire chauffer un crêpière ou poêle en fonte. Fonte émaillée n’est pas le meilleur choix pour nettoyer après.
  2. Sous du film à contact, tasser la pâte en petits disques d’environ 12 cm.
  1. Mettre un disque à la fois dans la crêpière. Après 30 secondes, faire tourner avec une spatule. Après 30 secondes plus, enlever de la crêpière. Couvrir les tortillas avec une serviette jusqu’à ce que le temps de servir arrive.

Pour les frijoles negros, il faut trouver un genre de piment. Chile d’arbol en preference, mais juste un piment asséché en tout cas. Les vrais mexicains feraient une purée avec le piment et l’ail pour faire quelque chose d’ÉPICÉ, mais on va jute les faire mijoter avec les haricots noirs pour donner un goût. C’est bien moins épicé. Consultez cette recette de Oaxaca grâce à Slow Plates pour une version encore plus authentique.

Ingrédients pour les frijoles negros :

  • 1 boîte de conserve d’haricots noirs
  • 1 beau piment asséché
  • 2 gousses d’ail émincées

Instructions pour les frijoles negros :

  1. Mettre tous les ingrédients dans une casserole, dont l’eau de la boîte de conserve.
  1. Ajouter 1 tasse d’eau en plus.
  2. Laisse mijoter sur un feu doux pendant une demi-heure.
  1. Égoutter les haricots et retirer le piment.

Pendant que les haricots sont en train de mijoter, faire le barbecue avec votre poulet. Moi, je l’ai laissè sur le feu 15 minutes le côté (n’oubliez pas que mon thermomètre est en degrés Fahrenheit). Si on sort le poulet du frigo en avance, moins de temps est nécessaire. Mon poulet était assez cuit. Voilà des photos :

On passe enfin au montage. C’est très simple. Poser des tortillas sur une assiette. Couper le poulet en petits dès. Mettre du poulet sur chaque tortilla, puis du pico de gallo. Servir avec des frijoles negros. Rien de plus simple !