Les américains médusés

Si vous suivez les réseaux sociaux, il semble que toute la France se moque d’un américain qui a découvert « La Pataterie ». Je ne connais pas cette chaîne, mais je comprends très bien l’attitude de ce monsieur. À votre place, je ne me serais pas moqué de lui.

Avant de voyager en France, je me suis dit, « Vous n’avez pas le droit de manger quoi que ce soit américain, monsieur. Vous êtes là pour vivre à la française ! » (Oui, je me vouvoie.) Je ne vous l’ai pas dit, mais j’ai fait une seule exception. À l’aéroport, juste avant de monter dans l’avion pour quitter le pays, j’ai acheté une boîte de macarons. Voilà :

Pensez-vous que je n’ai pris qu’une photo ? Non, j’ai dû aussi prendre une photo du resto lui-même !

En ce cas, c’était pour ma fille. Elle a 11 ans, et elle ADORE McDo aux États-Unis. Elle était en vacances avec sa mère pendant que j’étais en France (c’est pourquoi j’ai dû voyager cette semaine-là ou pas du tout). Je les ai donc gardé jusqu’à mon retour aux États-Unis. Je sais, c’est une mauvaise idée de garder des macarons pendant plusieurs jours, mais je n’avais pas de choix. En tout cas, nous sommes d’accord que les macarons de McDo sont rien de spécial. MAIS —

Pourquoi est-ce que nous étions tous curieux des macarons de McDo ? Parce que l’on n’a RIEN comme ça ici. En fait, il y a peu de choix en dessert chez McDo ici, alors quand nous avons vu leur menu français, c’était un monde tout neuf. Et franchement, il faut que j’ajoute qu’aux États-Unis, personne ne croit que les Français ne mangent qu’aux restos étoilés. Certains d’entre ceux qui ont répondu à ce monsieur n’étaient vraiment pas honnêtes à propos de ce sujet :

https://mobile.twitter.com/Oresias/status/1435242483106172929

Celui-ci est en anglais ; voici la traduction du Parisien :

« Sérieusement ? Vous venez visiter la France, patrie de la gastronomie, et le restaurant le plus étonnant que vous ayez trouvé est une chaîne ? Installé dans un bâtiment ressemblant à un entrepôt d’usine ? »

Article du Parisien

J’ai eu exactement la meme experience chez La Croissanterie à la Gare d’Austerlitz le jour où j’ai visité Orléans. Je n’ai rien dit à l’époque de peur d’être moqué comme ce monsieur. Mais voilà mes photos :

Je sais bien qu’il y a plein de meilleures boulangeries en France. Mais en tant que quelqu’un qui a pris des trains pendant dix ans pour aller au boulot, je peux vous dire qu’il n’y a RIEN à ce niveau de qualité dans nos gares. J’étais choqué que ce serait le cas n’importe où.

J’adore mes amis partout en France et en Belgique. Mais parfois quelqu’un ou l’autre qui n’a jamais visité les États-Unis me dit que tout le monde dans le Kansas ou le Nebraska est un gros con qui ne sait rien. C’est parce qu’ils ne connaissent que les stéréotypes. Je vous rassure que l’on ne manque pas de cons en Californie. Ce que j’essaie de vous expliquer, ce n’est pas que l’on ne sait rien. C’est un si grand plaisir de découvrir qu’à quelque part d’autre, il existe des choses différentes et meilleures, même dans la vie quotidienne.

Un livr sans un lettr

Un ami anglophone m’a récemment demandé si je connaissais un écrivain français, Georges Perec. J’ai dû avouer que je n’ai jamais entendu parler de cet homme. Il s’avère qu’il a écrit un roman avec une propriété intéressante — il manque complètement le lettre « e ». Il s’appelle « La Disparition ».

J’ai tout de suite dit, « Il faut que ce livre se déroule dans le passé ! » Et c’est plus ou moins le cas, même s’il aurait pu l’écrire dans le futur.

Le protagoniste s’appelle « Anton Voyl ». Je l’ai vérifié sur Politologue — il y a environ 1 300 Busch en France, comme moi, mais aucun Voyl. C’est juste pour la blague.

J’ai trouvé une copie en ligne, mais je ne veux pas vous donner le lien, parce que je n’ai pas trop de confiance que le site est sûr. Mais je vais vous partager des citations pour vous donner une idée de l’experience :

On peut voir qu’il doit tricher un peu avec tous ces personnages historiques. Qui appelle l’ancien roi « Caroli Magni » au lieu de Charlemagne ? Ou « Timour Ling » au lieu de Tamerlan ? Mais ces trucs sont moins trompeurs que son idée de remercier :

Thank you ?!! Moi aussi, je pourrais écrire un roman entier sans une lettre si je changeais de langue à chaque fois où la lettre est inévitable !

Mais je ne veux pas vous donner la mauvaise idée. Je n’ai pas encore lu tout le roman, mais il est parfois très drôle. Et je comprends que la manque d’une sert à quelque chose dans l’intrigue. L’auteur était inspiré par un roman en anglais, Gadsby, où la même chose s’est passé seulement pour que son auteur s’amuse. Dans le roman français, il y a apparemment des conséquences quand les personnages se rendent compte de la manque d’une lettre dans leurs vies.

Mon dîner eurois

J’adore autant que jamais la tradition, mais pour le dîner ce soir, il y a presque autant de recettes que de normands. J’ai fait de la sole normande — il y a ceux qui vous disent de cuisiner le poisson dans le bouillon et ceux qui disent de ne pas faire ça. Avec du cidre ou du vin blanc. Avec de la farine, ou pas. Ce soir, j’ai choisi une recette sans farine (pour la tester pour mon amie qui ne mange pas de gluten), et j’ai bu le cidre après avoir cuisiné avec du vin blanc. Alors voilà, la sole normande et la teurgoule.

J’aime cette version de la sole normande, mais j’ai grandi avec des versions qui utilisaient toutes de la farine. Peut-être que vous trouverez cette sauce pas assez épaisse, et je comprends. Mais la vraie star de ce repas, c’est la teurgoule. Malheureusement, personne n’est pas ici pour m’empêcher de manger plus d’un plat. Je vais mourir à cause de m’avoir teurgoulisé, mais je mourrai content quand même.

Voici mon cidre de ce soir. L’adresse dit que c’est un produit d’une entreprise appelée Eclor. Leurs marques en France sont La Mordue et Écusson. Après avoir lu leurs sites, je crois que leur produit ici est plus Écusson que La Mordue. Je l’ai beaucoup aimé, et d’habitude, je ne bois pas de cidre.

Je dois la recette de la sole normande au magazine Marie Claire. J’ai fait leur quantité de sauce, mais avec seulement assez de poisson et fruits de mer pour deux personnes. Aussi, je n’aime pas les huitres, alors je ne les ai pas utilisées. Je suis heureux de la cuisson du poisson. Il y a des recettes qui disent 5 minutes, et des autres qui disent 15-20 minutes. Fais attention à l’instruction #4 pour plus d’infos.

Les ingrédients pour la sole normande :

  • 1 grosse sole
  • 1 oignon
  • 1 carotte ou des petits carottes
  • Des clous de girofle
  • 1 bouquet garni
  • 1 dl de vin blanc sec
  • 50 g de beurre
  • Des moules
  • 100 g de crevettes décortiquées
  • 2 jaunes d’œufs
  • 1 grosse cuillerée à soupe de crème fraîche
  • Du sel et du poivre

Les instructions pour la sole normande :

  1. Levez les filets des soles, ou faites-les lever par votre poissonnier.
  1. Faites fondre doucement le beurre dans une casserole, ajoutez les arêtes et les têtes des soles, mouillez avec le vin blanc et assez d’eau pour bien couvrir les arêtes. — Ici, le poisson est vendu en forme de filet, alors je manque des arêtes et des têtes. Pas besoin quand on va faire cuire le poisson dans le bouillon.
  2. Ajoutez l’oignon piqué des clous de girofle, la carotte en rondelles, le bouquet garni, sel et poivre. Finir par ajouter le poisson. — (Dans la recette originale, ils oublient de dire quand il faut cuisiner le poisson !)
  1. Faire bouillir, puis baisser le feu. Laissez cuire doucement 30 minutes. Enlevez le poisson après 15-20 minutes. Passez ce fumet sur une passoire fine.
  2. Mettez les filets sur un plat, recouvrez-les de papier d’aluminium et tenez-les au chaud sur la porte ouverte du four réglé à 100° C, thermostat 3.
  1. Faites pocher les moules et les crevettes 2 minutes dans le même fumet et sortez les moules de leurs coquilles. — Notez bien que les moules se sont ouvertes après avoir été pochées. Si ça n’arrive pas, elles ne sont pas bonnes à manger. (Et c’est une question de santé, pas de goût.)
  1. Mélangez dans un bol les jaunes d’œufs et la crème et versez dessus 2 dl (ou 2 verres de cuisine) de fumet passé, en tournant sans arrêt.
  1. Disposez les moules et les crevettes autour des filets de soles, posez les huîtres sur les filets et nappez le tout avec la sauce.

Je dois la recette de la teurgoule au site The French Cooking Academy. C’est en anglais, mais par un Français. J’ai lu une douzaine de recettes. Elles ne sont pas toutes d’accord sur le temps de cuisson — il y a celles qui disent 3 heures et celles qui disent 5. Ça dépend de la quantité un peu, mais faut aussi vérifier votre cuisson. On veut une croûte brune, mais pas gonflée. Ne vous inquiétez si ça arrive – elle tombera — mais votre teurgoule sera déjà assez cuite. Je n’ai fait qu’un changement — j’ai ajouté un peu de muscade. C’est un très bon choix !

Les ingrédients pour la teurgoule :

  • 100 grammes de riz
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 100 grammes de sucre (semoule ou en poudre)
  • 1 L de lait entier
  • 1 pincée de sel
  • 1 gousse de vanille ou une cuillère à soupe de vanille liquide

Les instructions pour la teurgoule :

  1. Dans un plat rectangulaire en céramique, mélanger le riz, la cannelle, le sel, et le sucre.
  1. Râper de la muscade.
  1. Dans une casserole, mélanger le lait et la vanille. Faire bouillir, puis éteindre le feu. Si vous utilisez une gousse de vanille, laisser rester pendant dix minutes.
  1. Verser le lait dans le plat rectangulaire et mélanger.
  1. Faire cuire en bas du four pendant 3 heures à 150 ºC. Si votre teurgoule est gonflée, laisser rester. Elle sera quand même TRÈS CHAUDE. Déguster soit chaud soit froid.

À l’honneur de Belmondo

J’imagine qu’il y avait beaucoup de changements à la dernière minute chez Le Canard Enchaîné cette semaine. La mort d’une icône nationale comme Jean-Paul Belmondo demande plus que un dessin, plus qu’un gros titre. Mais il y avait plutôt moins de choses sur le triste événement que je ne l’aurais attendu. Ce n’est pas à dire qu’ils ont échoué.

J’avoue que je n’ai pas encore regardé Le Guignolo. Mais ça fait partie de la boîte que j’ai acheté il y a deux mois, et ce sera donc mon film de ce week-end.

Si j’étais membre de la famille de M. Castex — que je ne connais pas du tout sauf dans les pages du Canard — j’aurais peur des nouvelles importantes, car chaque fois où quelque chose se passe, il finit par être la punchline.

Mais peut-être le vrai hommage, c’est que les canards eux-mêmes parlent de M. Belmondo. J’ai appris un nouveau mot, ribambelle :

Franchement, je ne suis pas sûr qui est le meilleur but dans la vie — apparaître dans cette conversation hebdomadaire, ou ne jamais mériter leur attention. Je suis prêt à discuter tous les deux côtés.

Je ne connaissais pas l’allocution scolaire ni cette histoire avant de voir ce dessin. Oh là là, quelle gaffe ! (Il y en a un autre sur le même sujet, mais celui-ci suffit.)

Enfin, j’ai appris deux nouveaux desserts grâce à celui-ci :

J’ai entendu parler de M. Zemmour pendant que j’étais à Paris, mais je ne le connais vraiment pas. Vu avec qui il dîne, et les noms des desserts, le point est bien évident. J’ai lu que l’on n’appelle plus ce dessert « tête de nègre » — c’est plutôt tête au chocolat. Dois-je vous dire qu’aucun journal aux États-Unis n’aurait publié ce nom-là en anglais ? Petit renseignement — en anglais, on appelle la dame blanche « sundae, » un mot très proche à notre mot pour dimanche (Sunday), mais personne ne sait d’où vient vraiment le nom du dessert.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Je découvre l’Eure

J’avoue, rien ne me plait comme revenir en Normandie. On continue avec le 27, l’Eure. C’est le département le quarante-deuxième plus peuplé, et les habitants se nomment eurois. C’est seulement notre deuxième séjour en Normandie., mais je suppose que j’ai triché par ayant déjà visité la Seine-Maritime dans la vraie vie. Je ne m’excuse pas.

On commence comme souvent dans la préfecture, Évreux. Ils ont une cathédrale, Notre-Dame (2 étoiles Michelin) qui date au Xe siècle bien qu’elle ait eu besoin de plusieurs siècles pour construire ; on y trouve donc plusieurs styles d’architecture. On y trouve aussi le Musée d’art, histoire, et archéologie (2 étoiles), dans un ancien palais épiscopal de 1500, avec des collections gallo-romaines et d’art plus moderne. On remercie nos amis allemands pour avoir raté la Tour de l’Horloge (0 étoiles), du XVe siècle, quand ils ont détruit beaucoup de la ville. Finalement, on visite l’Église Saint-Taurin (0 étoiles) pour voir la châsse de Saint-Taurin, en argent et émaux

Mais on a hâte de voir le reste de l’Eure, parce que c’est plein de beaux villages et d’autres trésors. On commence au Plessis, au sud d’Évreux, pour voir la Côte des Deux-Amants (2 étoiles). Selon la légende :

Edmond, un jeune écuyer, sauve la belle Caliste, la fille de son maître le Baron Rulphe (Seigneur de Pont-Saint-Pierre) de l’attaque d’un sanglier. Edmond demande la main de celle qu’il aime. Le Seigneur y consent, à une condition : « Vois la hauteur de ce mont escarpé. Gravis-le en portant ta bien-aimée ». Edmond se soumet à l’épreuve. Mais, succombe à l’effort. La jeune fille, désespérée, succombe à son tour.

Source

Puis, on conduit vers l’est, au village de Giverny, chez Claude Monet. Sa maison et ses jardins (2 étoiles) sont les stars du village, mais il faut aussi visiter le Musée des impressionnismes (1 étoile) pour des expositions qui changent fréquemment. Puis on conduit à la ville de Vernon, pour voir la Collégiale Notre-Dame de Vernon (1 étoile) et sa façade impressionnante en forme de rose.

On est presque fini — dommage, parce que l’on peut continuer pendant des jours. On traverse la Seine vers Les Andelys, pour voir le Château-Gaillard (2 étoiles), ancien château du roi Richard Cœur de Lion (on a déjà trouvé son cœur à Rouen). Pendant que l’on est là, on visite aussi la Collégiale de Notre-Dame des Andelys (1 étoile), une église façon Renaissance. Au nord, on trouve les ruines de l’Abbaye de Fontaine-Guérard (1 étoile), et on finit par visiter la Forêt de Lyons (2 étoiles) à Lyons-la-Forêt — ne me regardez pas comme ça, c’est l’adresse ! — où on trouve 10 000 ha d’arbres avec souvent plus de 20 m de hauteur et des châteaux comme celui de Vascoeuil.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Eure ? Bien sûr, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion à cause de son château, et Claude Monet, le peintre célèbre. Mais aussi le peintre Nicolas Poussin, le compositeur Maurice Duruflé, mon héros le pâtissier Gaston Lenôtre, le journaliste Henri Gault (l’un des fondateurs du guide Gault et Millau), et le cible fréquent du Canard Enchaîné, Bruno Le Maire.

Quoi manger dans l’Eure ? Nous sommes toujours en Normandie, alors vous savez déjà que ça veut dire la pomme sous toutes ses formes — du jus, du cidre, du Calvados, et du pommeau. (J’entends parler que l’on peut aussi manger des pommes crues, mais c’est juste une rumeur.) Il y a plus de Calvados dans le Calvados, bien sûr, mais en fait, il y a aussi une distillerie dans l’Eure. On y trouve beaucoup de fromages AOP — Camembert, Livarot, Pont-l’évêque. On ne peut pas oublier la sole normande, un plat si célèbre qu’il est devenu le nom du resto dans La cuisine au beurre (et ce dernier, un livre pour les enfants). En dessert, la tarte normande, la teurgoule (une sorte de riz au lait), et le flan normand, comme le flan pâtissier, mais aux pommes. Oui, je ne manque PAS d’idées pour ce dîner !

Adieu, Bebel

Les nouvelles d’aujourd’hui sont tristes. Tout le monde ne parlera que de Jean-Paul Belmondo cette semaine, et c’est bien mérité. Pour ma part, je ne connaissais Belmondo que pour son petit rôle dans « Casino Royale » (le vrai film, pas la parodie avec Daniel Craig) jusqu’à l’année dernière. Mais il m’a tellement marqué. J’ai dû visiter les Galeries Lafayette Haussmann juste à cause de cette scène :

Nom, je n’ai pas essayé de lui copier. (Source)

On a parlé de lui dans Le cerveau, Peur sur la ville, L’homme de Rio, Flic ou voyou, Week-end à Zuydcoote, et juste le week-end dernier, Les mariés de l’an deux. Mais avant le blog, mon premier film dont Bebel est la star était L’as des as. Ce film a l’une de mes répliques préférées, où le leader allemand est interviewé par une journaliste, et il dit « Je veux massacrer les français ! » Il y a une pause un peu trop longue, puis il ajoute « Aux Jeux Olympiques, naturellement ! » Ce moment-là n’appartient pas à Belmondo lui-même, mais c’est typique de son humour, et c’est impossible de croire qu’il existerait sans lui.

Le bilan du premier quart

Après avoir fini la Drôme, nous avons fini un quart du Tour des Départements. Pour être clair, la fin du Tour ne sera pas la fin du blog — je sais déjà ce qui se passera prochainement, ou au moins ce que je voudrais faire. Mais à l’instant, je veux revoir le meilleur du blog jusqu’à ce moment. (Selon moi. Vous avez le droit de ne pas être d’accord.)

Selon Google, ce blog devrait être « Un coup de Couserans » — c’est LA source pour la croustade de Couserans, dans un plus haut rang que le site de l’office de tourisme de l’Ariège ! (C’est vrai soit en français soit en anglais.) C’est la même chose pour les monnaies de Chevagnes (de l’Allier).

À mon avis, ce sont parmi les meilleures recettes du blog — bien faites, et pas trop connues. Mais c’est à moi, pas les moteurs de recherche, de choisir les meilleurs du blog.

Où visiter : Les Alpes-Maritimes et l’Ardèche. Nice et Cannes, ou un département si beau, je vous ai conseillé de commencer là-bas avant de visiter son voisin !

Où habiter : Le Calvados ou la Côte-d’Or. On peut visiter n’importe où pour quelques jours, mais on doit manger tous les jours. Leurs deux dîners (Calvados, Côte-d’Or) ont reçu le plus d’attention pour une raison ! En plus, tous les deux sont pleins de choses qui sont importantes pour moi. Toute la Normandie aura un avantage injuste pendant la vie de ce blog ; le reste d’entre vous doit rester content que je n’aie pas d’yeux seulement pour Paris.

Meilleure soupe : La soupe de petit épeautre

Meilleure viande : Le bœuf bourguignon

Meilleur fruit de mer : Coquilles Saint-Jacques à la crème Chaource

Meilleur dessert : Le palet d’or de Valrhona

Meilleure salade : Je plaisante ! C’est comme dire « plus mieux », une erreur de grammaire ! (Non, mais sérieusement, il y aura des punitions salades ici.)

Meilleur film : Les aventures de Rabbi Jacob, mais je l’ai vu avant le blog. C’est donc Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

Meilleur moment de ma vie : J’arrive enfin en France

Meilleures surprises : La Drôme et l’Ariège. Je ne savais rien de tous les deux avant d’écrire ce blog. Je serais déçu si je ne pouvais pas voir toute la France, mais ces deux sont des priorités inattendues.

Pire surprise : Le trafic. Mes meilleures idées — comme la crème de marrons ou la Cinémathèque Française — viennent de vous les lecteurs. Je n’écrirai jamais pour l’argent, mais il me plairait beaucoup de recevoir des idées de lecteurs partout en France (dont les départements d’outre-mer). En général, ceux qui me trouvent par Google ou Quora ne reviennent pas. C’est bien évident que j’ai beaucoup de travail.

Ce que j’attends le plus : J’écrirai le prochain bilan après le 51, la Marne. Avant d’y arriver, il y aura certains départements où je les connais déjà un peu, comme la Gironde et le Loiret. Il y aura aussi Ille-et-Vilaine, le préféré d’un ami belge qui gère un groupe de fans sur Facebook. Mais quelle sera la prochaine Ariège, la surprise complètement inattendue ? Cette question reste la grande aventure !

Les mariés de l’an deux

Ce soir, j’ai regardé Les mariés de l’an deux, un film de 1971 avec Jean-Paul Belmondo et Marlène Jobert. Personne ne m’a pas recommandé, mais je l’ai acheté dans une boîte avec L’as des as. Il s’avère que celui-ci était très marrant, mais en même temps, très déroutant.

Au début, deux enfants entendent qu’ils auront des destins intéressants. On voit qu’ils sont les jeunes versions des personnages de Belmondo et Jobert. Mais quand on voit Belmondo, il arrive en Caroline du Sud, aux États-Unis.

C’est juste avant la Révolution Française. Il devient riche et il va se marier avec une nouvelle femme, jusqu’au moment quand quelqu’un d’autre se plaint qu’il est déjà marié. Une émeute suit.

Il y a un moment où son nouveau beau-père discute avec un curé sur obtenir un divorce, comme ça :

Beau-père : Divorcer ! Tu plaisantes ? En France, ça n’existe pas.

Curé : C’est la Révolution là-bas. La République. La première loi qu’ils ont faite, le premier jour, c’est d’autoriser le divorce

Je ne sais pas s’il exagère — le premier jour, vraiment ? — mais Belmondo revient en France pour demander à sa femme un divorce. Tout de suite, il se trouve dans un attentat contre un officiel de la Révolution, après avoir assisté à une « messe » de la culte de la Raison :

Il s’échappe avec l’aide d’un ami, puis il rejoint les royalistes. Mais il ne veut vraiment pas faire partie de leur cause, et il annonce qu’il est en fait révolutionnaire. Il y a plusieurs chasses, et il me semble que tous les hommes changent d’avis chaque minute quelle femme ils veulent marier. C’est la partie très déroutant.

À la fin, Belmondo décide de rester en France et annuler son nouveau divorce. Heureusement pour lui, il perd les papiers dans la mer. C’est plutôt ridicule, mais comme j’ai dit, très marrant.

Les Babas au rhum et au crémeux châtaigne

Pour notre dessert drômois, j’ai choisi un dessert de la grande cheffe Amne-Sophie Pic. Les babas au rhum eux-mêmes ne sont pas particulièrement drômois, mais les châtaignes sont absolument une spécialité de la région, et la famille Pic est chef dans la Drôme depuis 1889. Je dois encore le magazine Elle pour cette recette.

J’ai coupé par deux les recettes des babas et du sirop, mais j’ai fait toute la recette du crémeux. C’est difficile de couper 1 jaune d’œuf, après tout. Je vous présente toutes les quantités originales, au lieu de les avoir coupées. Aussi, « stoppez » n’est pas un mot français (désolé, je suis obsédé), alors vous verrez plusieurs changements comme ça si vous lisez le lien original.

Les ingrédients pour les babas :

  • 1 dl de lait
  • 10 g de levure de boulanger
  • 200 g de farine
  • 5 g de sel
  • 15 g de sucre
  • 2 oeufs
  • 50 g de beurre doux fondu

Les instructions pour les babas :

  1. Incorporez la levure dans le lait tiède.
  1. Mettez dans la cuve d’un robot la farine, le sel et le sucre.
  1. Ajoutez le lait et 1 oeuf à petite vitesse.
  1. Quand la pâte est homogène, ajoutez le second oeuf, mélangez et arrêtez le robot. Versez le beurre, attendez qu’il passe sous la pâte.
  1. Mélangez puis remplissez huit moules à baba aux trois quarts de pâte et laissez doubler de volume à température ambiante.
  1. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5,5). Enfournez les babas 20 à 25 mn. Démoulez et laissez refroidir.

Les ingrédients pour le sirop :

  • 200 mL de rhum brun
  • 500 grammes de sucre en poudre
  • 2 grammes de café soluble
  • 8 dL d’eau

Les instructions pour le sirop :

  1. Faites bouillir l’eau, le sucre et le café.
  1. Laissez refroidir puis versez le rhum. Immergez les babas 2 h, égouttez-les sur une grille.

Les ingrédients pour le crémeux :

  1. Faites tremper la gélatine dans de l’eau froide.
  2. Fouettez le sucre et le jaune d’oeuf.
  1. Faites chauffer le lait, la crème de marrons et la Maïzena en fouettant.
  1. Versez sur les oeufs et faites bouillir 1 mn à feu doux en mélangeant. Hors du feu, ajoutez la gélatine égouttée, laissez refroidir et incorporez le beurre. — J’ai ajouté le beurre avant de laisser refroidir le mélange. Il me semble que l’on ne veut pas de morceaux de beurre dans le crémeux. Mais pas de feu pour cette étape.
  1. Versez dans le fond de huit assiettes et laissez prendre 2 h au frais.

Montage :

C’est vraiment pas de la chirurgie de fusées, comme on dit en anglais. Déposez des babas sur les assiettes avec le crémeux. Si vous avez envie de quelque chose de VRAIMENT compliqué, il y a une petite recette de « chantilly au café » en bas du lien original. Ça ne prend que 12 heures !

Mon dîner dromois

Cette fois, j’ai quelque chose de vraiment spécial pour vous. À mon avis, c’est la meilleure soupe du blog. (C’est pas difficile — je ne suis pas content de toutes mes soupes.) Mais celle-ci ? Un vrai régal. Je vous présente la soupe de petit épeautre au crumble à l’ail et copeaux de picodon. (Faut patienter jusqu’à demain pour le dessert.)

Pour le vin ce soir, un Crozes-hermitage. Pas cher, et très bon. Ça vient de la Maison Denuzière et m’a coûté environ 25 $. Pas mal ! Vous verrez que j’ai aussi utilisé un vin blanc appelé « Clos du Bois » pour la soupe. C’est un vin californien, et je l’ai utilisé seulement pour cuisiner, pas pour boire. (Le nom est une blague — la maison a été fondée par un homme avec le nom « Woods, » c’est-à-dire « Bois ».)

Je remercie La Drôme Tourisme pour la recette de la soupe. J’ai fait deux changements ; la prochaine fois, je ferais un autre. C’est impossible de trouver le fromage picodon près de chez moi, alors j’ai utilisé du « Cana de Cabra », un fromage espagnol que je crois est similaire. Pour le « crumble », j’ai ajouté deux fois la quantité de beurre qu’ils ont suggéré — la recette originale ne faisait que des miettes, et j’ai voulu plus de structure. La prochaine fois, j’ajouterais 1.5 L de bouillon au lieu de 1 L. Ce ne sont pas de grands changements — je suis hyper-content de cette soupe ! (Mais non, je n’ai pas le problème de ce monsieur.)

Les ingrédients pour la soupe de petit épeautre :

  • 150 grammes de petit épeautre
  • 1 tomate moyenne
  • 1 petit blanc de poireau
  • ½ branche de céleri
  • 5 cl d’huile d’olive
  • 5 cl de vin blanc sec
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petite carotte
  • ½ oignon jaune moyen
  • bouquet garni
  • 1 litre de bouillon de volaille

Les ingrédients pour le crumble à l’ail :

  • 250 grammes de farine
  • 60-120 grammes de beurre
  • 100 g de sucre semoule
  • 1 gousse d’ail
  • 1 picodon sec
  • sel, poivre

Les instructions pour la soupe :

  1. La veille, faire tremper le petit épeautre dans de l’eau froide pendant 3 heures. Égoutter et laisser sécher.
  1. Laver, éplucher et émincer tous les légumes. (J’utilise des carottes déjà coupés au supermarché, alors ils n’apparaissent pas ici.) J’ai utilisé peut-être trop de céleris. C’était pas clair pour moi si « une branche » voulait dire tout le céleri que l’on achèterait au supermarché. J’ai utilisé la moitié de ça.
  1. Les faire suer à l’huile d’olive pendant 10 minutes. Si vous avez besoin de bouillon, faites-le maintenant.
  1. Ajouter la tomate pelée en morceaux, le vin blanc, le bouillon de volaille froid, le bouquet garni et le petit épeautre égoutté.
  1. Porter à ébullition cette préparation, cuire ensuite à feu doux pendant 1 h à 1 h 30. Mixer la soupe et rectifier l’assaisonnement.

Les instructions pour le crumble :

  1. Mélanger la farine et le beurre coupé en petits dés avec le sucre, le sel et l’ail haché. Après 60 grammes de beurre, je ne pouvais pas faire que des miettes. Peut-être que c’est la bonne chose, mais pour faire un biscuit plus fort, j’ai doublé le beurre.
  1. Étaler sur une plaque à pâtisserie. (J’ai fait ça à la main.) Puis le faire colorer au four à 190 °C quelques minutes. (12 minutes était suffisant.) Laisser refroidir la préparation.

Montage :

Mets la soupe dans le bol, et garnir avec le crumble et des copeaux de picodon.