Bon anniversaire au moi

(Je voulais du parallélisme avec ce post ; ça marche mieux en anglais, mais seulement comme blague aussi.)

Il y a une chaîne de glaciers aux États-Unis, Baskin-Robbins, célèbres pour leurs gâteaux à la glace. Mais pendant la dernière décennie, jusqu’au début du virus, ils avaient une très mauvaise habitude. Ils envoyaient des courriels deux semaines avant son anniversaire qui disaient « Il sera bientôt votre anniversaire ; commandez votre gâteau ». Dites-le à mes parents ou à mes amis, s’il vous plaît ! Je ne veux pas acheter un gâteau pour moi-même.

Alors, c’est quoi ce truc ?

C’est ma version du gâteau « Riviera » de mon livre de Pierre Hermé. Avouez-le — même si vous ne saviez pas lequel, impossible que j’aie voulu rien d’autre qu’un dessert français. C’est rien de compliqué, juste trois couches de gâteau, deux couches de mousse au chocolat, et une couche de crème au citron. Moi, j’adore toujours les choses simples. (Et ne vous inquiétez pas, la recette suivra, mais oh là là, la traduction sera du travail !)

Je souhaite que je pourrais vous donner tous une part.

Je découvre l’Hérault

On retourne maintenant en Occitanie pour la septième fois, pour visiter le 34, l’Hérault. C’est le département le dix-huitième plus peuplé, et les habitants se nomment héraultais. C’est notre septième séjour en Occitanie, dont le quatrième des derniers cinq. Je dois vous dire — il y en a plein que je n’ai pas pu inclure, surtout la ville de Sète. (Peut-être que vous pouvez la connaître grâce à cette série documentaire sur TF1.)

On commence comme d’habitude dans la préfecture, Montpellier, à ne pas confondre avec la ville américaine de Montpelier. (Attendez, on a plein de Paris ici.) Dans le XIIe siècle, Montpellier faisait partie de la couronne d’Aragon, jusqu’en 1349, lors le roi Philippe VI de Valois l’a acheté pour la France. Puis il a vendu la ville à Charles le Mauvais, roi de Navarre. Je voulais juste mentionner ce roi-là. Avec tous les cons et incompétents de l’histoire, il faut être quelqu’un de spécial pour être dit « le Mauvais ».

En tout cas, notre premier arrêt, c’est le Vieux Montpellier (2 étoiles Michelin). On y trouve de l’architecture intéressante, dont la Place de la Comédie (2 étoiles) et l’Arc de Triomphe (1 étoile), qui célèbre des victoires de Louis XIV. (Et garanti de ne pas être emballé par un « artiste » !) On visite aussi le Musée Fabre (3 étoiles), avec une collection de plus de 7 000 œuvres, de la Renaissance à nos jours. Puis on visite l’incroyable château d’eau à la Place royale du Peyrou (2 étoiles), érigée en 1688 pour accueillir une statue du roi Louis XIV. On finit avec quelque chose de très inhabituel pour ce blog, le quartier Antigone (1 étoile), construit dans les années 70s — oui, les 1970s, pas les 1770s — dans un style néoclassique. J’adore les bâtiments de ce quartier !

Maintenant, on conduit au nord-ouest, environ 80 km, pour visiter le Cirque de Navacelles (3 étoiles), le plus large canyon d’Europe. Après avoir vu les panoramas, on descend pour voir la rivière Vis et visiter le tout petit village de Saint-Maurice-Navacelles au fond (189 personnes, 6 églises). À quelques kilomètres à l’ouest, on trouve les Gorges de la Vis (2 étoiles), avec des hautes falaises et des vallées vertes. On monte encore dans notre voiture pour conduire vers l’un des Grands Sites de France, Saint-Guilhem-Le-Désert. Moi, j’habite déjà dans un désert, et en plus, je suis d’accord avec notre personnage de la télé, Monk, qui a dit « La nature, c’est sale ». Mais ça vaut le coup, parce que l’on va visiter les Gorges de l’Hérault (2 étoiles) et la Grotte de Clamouse (3 étoiles), ce dernier célèbre pour ses cristaux appelés « aragonites » et « calcites ».

Après le paragraphe le plus inhabituel de l’histoire de ce blog, on conduit encore une fois vers le sud-ouest pour nos derniers arrêts, Colombiers et Béziers. Souvenez-vous qu’on a parlé du Canal du Midi pendant notre séjour dans l’Aude ? À Colombiers, on est là pour visiter l’Oppidum d’Ensérune (2 étoiles), les restes d’une ville gauloise. Mais ce qu’on veut voir là, c’est la vue panoramique des plaines languedociens, dont l’ancien étang de Montady (1 étoile), asséché depuis 1247 et le Canal du Midi. Pendant ce temps, on prend un bateau pour passer à travers du tunnel de Malpas, le premier tunnel navigable au monde. Puis, on arrive à Béziers, pour visiter l’ancienne cathédrale de Saint-Nazaire (1 étoile) avec un vue spectaculaire du Pont Vieux, et les Écluses de Fonséranes (1 étoile), « qui permet de rattraper une différence de niveau de 21,50 m » selon le Guide Michelin.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Hérault ? Il y a l’écrivain Paul Valéry, le chanteur Georges Brassens, le résistant Jean Moulin, mon troisième moins préféré philosophe français Auguste Comte (après Messrs. Derrida et Foucault), la femme la plus controversée parmi les fans de Johnny Hallyday, Laeticia Boudou, et pendant que Johnny Depp et Vanessa Paradis étaient en couple, ils vivaient à Saint-Gely.

Finalement, quoi manger dans l’Hérault ? Tous genres de coquillages, les tielles, des petites tourtes remplies de poulpe et de sauce tomate, les petits pâtés, une spécialité de charcuterie qui est venue de l’Inde en 1768, et la macaronade, des macaronis à la viande de bœuf. En dessert, il y a l’escalette, une galette mince, et le frescati, un gâteau aux plusieurs saveurs en même temps dont raisins confits, rhum, et café. Il y a plusieurs genres de vin AOC dans l’Hérault, mais le seul disponible chez moi est le Minervois, un vin de dessert, genre Muscat.

La Belle Américaine

Ce soir, j’ai regardé l’un des films les plus déroutants du blog. C’est le dernier de mes achats du voyage — et je suis bien triste pour ça — et j’avoue, je l’ai acheté parce que je devais savoir de quoi parle ce titre-là. Oui, le film a Louis de Funès, et je veux finir par regarder tous ses œuvres, mais il n’est sur scène que pendant 6-7 minutes du film. (Dans deux rôles — c’est au moins intéressant ce qui se passe avec lui.)

L’emballage est quelque chose de spécial. Voilà tous les efforts — une brochure sur l’histoire du film, une version colorisée ainsi que l’originale, et tout en édition numérotée. Après tout ça, on aurait pensé qu’il y aurait au moins des sous-titres pour les sourds — et on aurait tort.

C’est pas du tout ma première fois sans aucun sous-titre, mais j’ai eu du mal à tout comprendre. Autant que La soupe aux choux ou Papy fait de la résistance, il faudra que je le revoie un jour. En tout cas…

On commence dans une usine pour établir les personnages. Le réalisateur, Robert Dhéry, adore les machines impressionnantes, alors il nous montre quelque chose de compliqué juste pour extruder des barres métalliques.

Ensuite, on voit le quartier du personnage principal, un un M. Perrignon :

Il achète une voiture américaine, selon Wikipédia, un Oldsmobile modifié pour le film. (Ma famille avaient plusieurs Oldsmobiles, mais la marque est disparue.)

Selon Wikipédia, la voiture lui a coûté 500 nouveaux francs, mais plusieurs fois j’aurais dit que j’ai entendu « quarante cent mille », qui doit avoir tort. De toute façon, je n’ai bien compris ce qui s’est passé quand il a acheté la voiture mais il semble que la coûte aurait dû beaucoup plus cher, et qu’une secrétaire se fâche contre lui parce qu’elle attendait la voiture pour elle-même.

On retourne dans l’usine et on rencontre de Funès pour la première fois. Il est responsable de l’usine, et il y a un moment vraiment drôle avec Jean Lefebvre comme comptable. Il fait une erreur de calcul, et il est rétrogradé. Regarde le panneau :

La secrétaire enferme M. Perrignon dans le coffre de la voiture, mais il est sauvé par hasard, par un cambrioleur :

Il y a un moment bizarre où quelqu’un qui conduit un Ford Thunderbird se moque de lui. Le Thunderbird a été toujours ma voiture préférée, mais Ford ne fait plus ce genre de voiture.

Puis il y a une scène ridicule dans une station de lavage. Pourquoi il n’a pas fermé la capote, je n’ai pas compris.

M. Perrignon se trouve dans une fête, et il rencontre le Ministre de Culture, qui adore sa voiture. Ils deviennent rapidement des amis. Les deux visitent son ancienne usine, où Perrignon rencontre encore le chef joué par de Funès.

Il y a une exposition d’une nouvelle machine pour extruder les mêmes barres :

Dans la rue, la voiture commence à rouler parce qu’il n’a pas mis le frein à main, et la voiture roule jusqu’à une péniche :

Après des mésaventures, il retourne dans son quartier. Pendant une fête, sa femme a un accident avec la voiture et la baraque-roulotte de son frère :

Finalement, on voit tout le monde sur une piste de course. Ils ont transformé la voiture en nouvelle baraque-roulotte et on imagine que la mauvaise chance de M. Perrignon est enfin finie.

Le prochain projet de Laurence

Il y a un an, pour mon anniversaire, je vous ai raconté l’histoire de comment je suis arrivé à apprendre le français si tard. C’était tout grâce à découvrir par hasard cette vidéo de Laurence Manning :

Eh bien, aujourd’hui son ami Frédéric St-Georges, qui écrit pour un magazine en ligne, Geekbecois, a publié un article sur son prochain projet, des concerts avec des nouvelles compositions, toutes liées à la série de jeux vidéo, Castlevania. Pas besoin de jouer la vidéo en haut pour voir pourquoi ça m’intéresse ! (Au fait, Castlevania n’est pas ma série préférée — je suis tout nul avec ces jeux — mais la musique ? J’adore !)

Hélas, cette nouvelle me rend fou. Pourquoi ? On peut encore une fois voyager au Canada des États-Unis. Mais les premiers concerts auront lieu le 27 novembre, pendant notre Thanksgiving, et je serai en famille (mais regarder cet espace pour un nouveau dessert — je suis sûr que vous n’attendiez pas cette nouvelle-là). Et les autres, le 19 décembre — je pourrais, si je pouvais y aller et retourner le même jour. Ce ne sera pas possible.

Je vous laisserai avec la chanson qui a vraiment changé ma vie, sa reprise de « The Silence of the Daylight ». Dès qu’elle a sorti ce clip, je me suis abonné à son Patreon, et vous savez le reste. Je l’ai écouté plus de 150 fois selon iTunes. Profitez-en !

On mange pas les puces !

Il y a une idée qui s’exprime partout aux États-Unis cette semaine, que l’on devrait « s’habituer à vivre d’une façon plus européenne » à cause des pénuries (lien en anglais, à un con en plus). C’est insultant aux européens. Mon supermarché n’a pas la moitié des céréales habituelles ni d’eau en bouteille, ni de soupe…mais j’ai les photos. Les étagères n’étaient pas du tout vides comme les nôtres quand j’ai visité. C’est pas à dire qu’il n’y a pas de pénuries en France maintenant, comme partout. Surtout chez les semi-conducteurs, dit aussi puces.

Mais pourquoi ai-je dit qu’on ne mange pas les puces ? Parce qu’évidemment, vos élites ont la même obsession que les nôtres, que les gens moyens devrait apprendre à manger des insectes :

Je doute que Chef Ducasse serve jamais des insectes à ses restos.

Et un lien entre les vrais puces et la version en silicium :

Finalement, il n’y avait pas d’article sur ce sujet, alors j’ai dû chercher un article ailleurs, mais il s’avère que M. le Président Macron a changé les couleurs du drapeau français. Aux États-Unis, le Congrès devrait passer une loi pour ça ; le président ne pourrait jamais faire ce changement tout seul. J’ai été très surpris d’apprendre qu’il avait ce pouvoir-là.

J’aimerais partager plus de dessins, mais je dois trouver des mouches pour notre petit-déjeuner maintenant.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins abonnez-vous !

Je découvre Michel Berger

Cet après-midi, j’ai eu un autre cours de chanson avec l’Alliance Française. Naturellement, selon mon titre ici, on parlait plutôt de Véronique Sanson et de France Gall. Je plaisante — un peu — mais c’est impossible de parler de lui sans les mentionner.

On a commencé avec son premier tube en tant que chanteur, La groupie du pianiste :

Ça a l’air tellement années 70s, non ? J’ai eu une surprise très agréable avec cette chanson. D’habitude, j’ai besoin des paroles écrites quand j’écoute de nouvelles chansons (et c’est également le cas an anglais — j’ai du mal à comprendre des paroles quand il y a aussi d’autres sons). Je le trouve très facile à comprendre. Quant à la chanson, je me demande encore s’il parlait d’une personne particulière.

On passait ensuite par sa comédie musicale, Starmania, en particulier la chanson Le blues du businessman :

Cette chanteuse-là, Lara Fabian, est-elle très talentueuse ou pas ? Je dois trouver plus de son travail. En tout cas, ça nous rappelle qu’il était encore plus compositeur pour des autres que chanteur lui-même. Je ne savais pas avant qu’il avait écrit Quelque chose de Tennessee pour Johnny Hallyday — je pensais toujours que c’était un produit que le temps que Johnny lui-même a passé aux États-Unis. Il a aussi produit l’une de mes chansons préférées, Chanson sur ma drôle de vie. Qui savait à l’époque qu’elle ferait quelque chose aussi bizarre que s’enfuir pendant qu’elle est partie pour acheter des cigarettes ? Je n’ai pas eu l’impression qu’il a fait quelque chose de mal, mais on ne pouvait pas tout discuter pendant une heure.

On a terminé avec Le paradis blanc :

J’ai aimé celle-ci moins bien, mais il a quand même une discographie absolument incroyable. Il faut carrément que je cherche plus de ses efforts !

Jouons à Final Fantasy V

Quand j’étais ado, les premiers jeux vidéos de la série Final Fantasy ont sortis. Mais seulement la moitié des jeux en dehors du Japon. Ceux qui on appelaient 1,2, et 3 aux États-Unis et en Europe étaient en fait 1,4, et 6 au Japon. Il y avait de nombreuses raisons pour ça, mais beaucoup d’ans plus tard, on a enfin tous les jeux dans l’Occident. Et cette année, on a enfin des versions définitives, dont celui que j’ai acheté cette semaine, Final Fantasy V. Mais pourquoi parle-je d’un jeu japonais ici ?

Parce que j’ai décidé de le jouer dans le français original ! (OK, c’est une blague que j’ai volé du sixième film de Star Trek, où un personnage dit que Shakespeare est mieux dans le Klingon original.) Non, mais sérieusement — je fais cette expérience parce que ces jeux sont pleins de dialogues, et je serai tout perdu si je ne comprends pas.

Et il y a des choix intéressants pour un linguiste ou un fan à découvrir ! Par exemple, au début du jeu, le personnage principal, Bartz, rencontre un vieux homme, Galuf, et il lui tutoie :

Il est impossible que ce soit le cas dans le japonais original. Personne n’oserait jamais écrire un dialogue en japonais où un jeune n’est pas poli avec un vieux qu’il vient juste de rencontrer. C’est une langue avec 17 niveaux de politesse pour les excuses ! Moi, j’ai suivi deux ans de cours de japonais, mais je n’ai jamais maîtrisé leur politesse. Comme vous savez, la politesse française me convient parfaitement.

Certaines expressions sont difficiles à traduire, et les écrivains ont choisi des mots très différents pour la version française. En anglais, on dit « thunder » pour « tonnerre », mais aussi « thundering » pour utiliser tonnerre comme adjectif. Ça ne marche pas en français. J’étais vraiment surpris à voir « Tonnerre de Mysidia ! » comme expression — Mysidia étant un endroit dans des jeux précédents — et il s’avère que la version anglaise était « Thundering tempests » (tempest = tempête). Parce que la grammaire ne marchait pas, ils ont inventé une nouvelle expression plus authentique à l’histoire de la série !

En général, la langue de ce jeu est très formelle. Les personnages demandent « Qu’est-ce que c’est ? » au lieu de « C’est quoi ? » (il y a certains qui disent « Qu’y a-t-il ? ») et presque tout le monde se vouvoie. Je trouve ça absolument charmant, et si le trop petit texte ne me rend pas aveugle, je crois que ce sera l’une des expériences les plus intéressantes de ma vie !

Les cannelés

Pour terminer notre séjour en Gironde, on goûtera un dessert local qui est devenu un classique de la pâtisserie française, les cannelés. Au fait, je vous ai menti encore une fois, parce que j’ai acheté un moule de plus. J’ai vraiment besoin de quelqu’un à la maison qui peut m’empêcher de ça. En tout cas, voilà :

Je dois cette recette à Cook&Record. Son moule produit 15 petits cannelés ; le mien, 8 plus grands. La même quantité de pâte suffit également pour tous les deux. Il faut commencer cette recette la veille, parce que la pâte doit reposer 24 heures au frigo.

Les ingrédients :

  • 500 grammes de lait
  • 30 grammes de beurre
  • De la vanille — soit une gousse ou une cuillère à soupe de vanille liquide
  • 100 grammes de farine
  • 200 grammes de sucre
  • 2 pincées de sel
  • 2 œufs
  • 30 grammes de rhum

Les instructions :

  1. Dans une casserole, porter à ébullition le lait, et faire fondre le beurre. Ajouter la vanille et mélanger bien. Enlever du feu et réserver.
  1. Dans un saladier, mettre les œufs, le sel, la farine, le sucre, et le rhum. Battre tout avec un batteur plongeant ou batteur à œufs.
  1. Après avoir obtenu une pâte homogène, verser le lait dans le saladier et battre pendant quelques minutes de plus.
  1. Couvrir le saladier avec du film à contact, et laisser reposer pour 24 heures dans le frigo.
  2. Le lendemain, préchauffer le four à 250°C. Beurrer votre moule, et remplir chaque puit avec de la pâte, jusqu’au bord des cannelures. Mettre au four pour 10 minutes, puis baisser le feu jusqu’à 180°C. Faire cuire pendant 1h15 de plus, puis sortir le moule du four et laisser refroidir dans la moule. Démouler pour les servir, et vous êtes fini.

Mon dîner girondin

Il n’y avait vraiment pas de choix pour le plat principal ce soir. Si vous connaissez même un peu la cuisine bordelaise et vous me connaissez, vous savez déjà qu’il fallait toujours être une entrecôte bordelaise, avec un plat d’accompagnement très particulier. Dis-nous, Louis, c’est quoi le plat ?

Avec du Coca-Cola ? Hohoho, non ! Mais pas non plus with Beaujolais Nouveau — c’est du mauvais endroit (et je ne suis pas non plus grand fan). J’ai choisi un très bon Saint-Émilion du Château de Ferrand :

C’était comment le vin ? Very very good, marvelous, wonderful — et pas trop nouveau ! (Vous pouvez voir que cette scène m’a profondément bouleversé. Et sérieusement, je recommande le vin.)

Pour la recette de l’entrecôte, j’ai suivi celle-ci de L’Atelier des Chefs sauf pour la viande elle-même. Pour la viande, j’ai suivi les conseils d’un célèbre chef américain, Alton Brown, qui est aussi connu comme scientifique. C’est la première fois où j’ai cuisiné un steak dans une poêle, alors je voulais être sûr. La salade c’est pas grande-chose, mais c’est quand même à moi.

Les ingrédients pour « salad of tomatoes », 1-2 personnes :

  • 1 concombre
  • 1/2 tomate par personne
  • De l’huile d’olive

Les instructions pour « salad of tomatoes » :

  1. Rincer vos légumes.
  1. Si vous n’avez pas de mandoline, couper les légumes en fines lamelles avec un couteau. Mais s’il y a une mandoline dans votre cuisine, on va en profiter. Couper plutôt un petit bout du concombre pour faire un bord plat.
  1. Avec la lame ondulée, couper de fines lamelles. Après chaque coupe, tourner le concombre à 90° pour faire la coupe gaufrée.
  1. . Couper la tomate en fines lamelles.
  1. Réserver les légumes au frigo pour le montage.

Les ingrédients pour l’entrecôte bordelaise, 1-2 personnes :

  • 1 entrecôte de 400-500 grammes
  • 1 échalote
  • 1 cube de bouillon de viande
  • 4 grammes ou 1 cuillère à soupe de farine de blé
  • 13 cl de vin rouge
  • Du poivre
  • Du gros sel
  • De l’huile d’olive

Les instructions pour l’entrecôte bordelaise :

  1. Éplucher et ciseler finement les échalotes.
  1. Mettre une poêle assez grande pour vos steaks dans le four. Préchauffer le four à 260°C. Dès que le four finit de préchauffer, sortir la poêle du four, et la mettre sur la cuisinière à feu vif pour 5 minutes.
  2. Rincer et sécher votre viande. Badigeonner les côtés avec de l’huile d’olive, puis saupoudrer avec du gros sel et un moulin à poivre. Sans ajouter plus d’huile à la poêle, mettre la viande dans la poêle pour 30 secondes. Retourner avec des pinces, et faire cuire l’autre côté pour 30 secondes de plus.
  1. Dès que la deuxième côté est cuite, mettre la poêle encore une fois dans le four pour 2 minutes. Ouvrir le four, retourner avec des pinces et faire cuire pour 2 minutes de plus. Ça devrait faire de la viande mi-saignant. Retirer la viande sur une assiette et couvrir avec du papier aluminium pendant qu’on faire la sauce. Je ne pouvais pas utiliser l’appareil photo pendant cette étape, mais voici une photo après la cuisson.
  1. Dans la même poêle, faire suer les échalotes. Saupoudrer de farine, bien remuer puis ajouter le vin rouge, le cube de bouillon de viande avec 30 cl d’eau, et le poivre. (J’ai mélangé les ingrédients liquides, dont mon bouillon en gelée, dans une tasse.) Laisser réduire d’au moins 1/3. La sauce réduira vite, alors la retirer dans un bol.

Montage :

  1. Arranger vos légumes sur une assiette. Arroser les légumes avec de l’huile d’olive. Mettre la viande sur l’assiette, et arroser avec la sauce bordelaise. Servir tout de suite !

Voici l’intérieur de ma viande. C’moins cuit que Chef Brown a promis. On peut vérifier la viande après l’avoir sorti du four, et revenir si vous avez envie d’un steak plus cuit.

Sa vie à Los Angeles

Ce soir, j’étais à LA pour un événement de l’Alliance Française de Los Angeles. C’était un spectacle appelé « Ma vie à Los Angeles », par une actrice expatriée, Sarah Trem. Tout en français, et la première fois pour moi d’assister à quelque chose en personne en français.

Je veux vous donner une idée du théâtre. C’était un petit espace dans un bâtiment à Santa Monica, une ville à côté de Los Angeles. Voilà :

Avant la performance, quelque chose s’est passé qui m’a rendu honteux à cause de mes compatriotes. Il y avait une annonce qu’elle allumerait une cigarette pendant le spectacle ! Sont-ils de si gros bébés qu’ils ne peuvent même pas voir une cigarette sans pleurer ou se mettre en colère ? On va parler un peu de plus sur ce sujet en bas. Je suppose que je devrais également vous prévenir : il y aura des opinions beaucoup plus fortes que d’habitude ici.

J’aimerais vous dire que j’ai tout compris sans l’aide des titres qui ont été projetés au-dessus de la scène. Mais ce serait un gros mensonge. Elle a utilisé beaucoup de mots que je ne connaissais pas. Peut-être que j’ai compris la moitié sans aide.

Son sujet était ses expériences en tant qu’expatriée, et j’étais un peu déçu. J’ai dit une fois à un ami qui étudiait aux États-Unis, « Il me semble que les français ont souvent la bonne attitude vers chez moi, mais pour les mauvaises raisons. » C’était fortement le cas ici. Ça fait 5 ans qu’elle habite à Los Angeles, mais la plupart de ses commentaires étaient les mêmes genres de stéréotypes que j’entends souvent de mes amis européens qui ne connaissent pas les États-Unis sauf par la télévision.

Elle a donc parlé de toute la chirurgie esthétique que l’on trouve à Hollywood, de la fausse convivialité des américains, de notre tendance de parler très fort. Et d’accord, c’est tout vrai, dans la mesure du possible. Elle a aussi parlé du fait que tout le monde à LA prétend d’être acteur ou mannequin à la recherche de leur opportunité. Aussi vrai, mais bien que je déteste cette ville-là après y avoir vécu pendant trois ans, je connais une ville différente que celle qu’elle a décrite. On ne trouve pas de faux acteurs dans les quartiers mexicains, par exemple, comme celui où j’habitais.

Il y avait deux choses dont je veux dire un peu de plus. Souvenez-vous de la cigarette ? Eh bien, elle l’a allumée pendant peut-être 30 secondes. Puis elle a parlé de la GRANDE hypocrisie que nous avons vers les cigarettes, tandis que nous fêtons la marihuana. C’est pas mon hypocrisie. Je n’ai jamais fumé. Mais je déteste la marihuana, et à mon avis, nous nous comportons comme de petits bébés dès que nous entendons parler du tabac. Ça reste légal. Si nous étions sincères, nous ne nous permettions pas d’imposer de lourds impôts aux membres les plus pauvres de notre société. Je l’applaudis.

La deuxième et dernière chose — elle a bien appris notre mauvaise attitude vers nos citoyens asiatiques. Il n’y a que deux groupes auxquels on peut se moquer sans peur ici, les asiatiques et les juifs (et elle a raconté une blague à propos des juifs aussi, mais beaucoup plus sur les asiatiques). Il était une fois, les comédiens pouvaient raconter des blagues sur n’importe quel groupe ici, et je dirais que c’était mieux pour la liberté d’expression. Mais si c’est maintenant un faux pas à faire des blagues ethniques, je le trouve…intéressant…que ce ne soit pas un problème envers nos plus petites minorités. C’est pas une critique de Mme. Trem — elle a bien absorbé exactement l’attitude de nos bien-pensants.

Reviendrais-je pour la revoir ? Dans un autre spectacle, bien sûr. Mme. Trem est carrément une actrice talentueuse, et franchement, j’étais heureux de passer deux heures complètement en français.