Un coup d’EDF

La grande nouvelle de cette dernière semaine reste les funérailles de la Reine Elizabeth II. On a déjà parlé de ça la dernière fois, alors on va tourner vers ce qui compte : le scandale des baskets ! Agathe demande la bonne question de cette affaire, « De quelle marque ? » Elle plaisante, mais je vous rassure, aux États-Unis, nos journaux diraient plutôt « Baskets de mode, notre Première Dame, icône du style ». J’apprécie — vraiment ! — que la presse française est plus sceptique de pouvoir, même si ce « scandale » est ridicule.

C’était faux aux funérailles elles-mêmes, de toute façon. Le jet-ski, c’est toute autre chose.

Le week-end dernier était les journées du patrimoine, un événement qui m’a donné envie de nougat, mais pas assez (les habitués comprennent). C’est la bonne liaison avec notre grand sujet de la semaine, la pénurie d’électricité à venir.

Peut-être que j’aurais pu faire un meilleur choix, mais je suis toujours bonne poire pour une blague sur les sites de rencontres. Celle-ci traite aussi de la pénurie, et c’est « près de la maison », comme on dit en anglais. Sans que personne ne m’ait jamais offert un rendez-vous en échange, disons qu’il y a pas mal de personnes qui m’ont dit « T’es informaticien ? Dis donc, règle mon ordi ! » (On reprend le vouvoiement immédiatement après, malgré parlant en anglais. C’est un truc de fou qu’il faut voir pour comprendre.)

En 2014, un joueur de football américain, Ray Rice, s’est discuté avec sa copine dans un ascenseur, puis l’a frappée avec un coup de poing. Son équipe l’a soutenu, jusqu’au moment où il s’est avéré qu’il y avait une vidéo grâce à une caméra de sécurité. Il a été licencié et n’a plus jamais joué dans la NFL — mais seulement à cause de la vidéo et tout le monde le sait. J’espère que l’affaire Quatennens ne se déroulera pas de cette façon, où un manque de vidéo suffit pour excuser le comportement.

Je n’aime jamais finir cette colonne sur une histoire triste, alors — ça n’a rien à voir avec Le Canard enchaîné, il m’a juste fait rire :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon dîner haute-marnais

Les recherches pour ce dîner m’ont fortement rappelé mon dîner aubois. Celui-là était Chaource-ci et Chaource-là ; cette fois, c’est plutôt le fromage Langres dans le rôle. Il y a même des bonbons au Langres ! (Mais vraiment pas un truc de fou comme en Aube ; c’est en fait un plat salé.) La spécialité départementale est vraiment la tarte au qeumeu, qui peut être soit salé soit sucré. Le nôtre (à ne pas confondre avec Gaston Lenôtre) est légèrement salé, donc un plat principal.

Je dois cette recette au site Cuisine Terroirs, qui explique :

Le terme de quemeu vient du patois local de Clairvaux et signifierait « écume ». Il se rapproche du quemeau en Bourgogne, du cion en Bresse louhannaise ; en Franche-Comté, le goumeau (ou commeau, kemeau, gomeau) est constitué d’œufs et de crème ou de beurre.

Et en fait, on a déjà parlé du « goumeau » dans le Doubs, où c’était une autre version de notre dessert.

Quant aux changements, le seul est le fromage. À moins que vous habitiez en Haute-Marne, le fromage frais de Langres (pas la même chose que le fromage Langres AOP) peut être très difficile à trouver. Mais vous pouvez le remplacer par n’importe quel fromage blanc. Moi, je n’ai même pas de fromage blanc. Après des recherches, j’ai choisi la ricotta.

Bien sûr si on vit dans le genre de pays où on peut juste entrer dans n’importe quel Carrefour (j’ai pleuré en cherchant ce lien), pas besoin de faire une pâte brisée. POUR LE RESTE DU MONDE, on doit la préparer comme en bas.

Les ingrédients pour la tarte au qeumeu :

Pour la pâte brisée :

  • 10 grammes de sucre
  • 8 grammes de sel
  • 190 grammes de beurre, coupé en dès
  • 1 œuf
  • 30 ml de lait entier
  • 265 grammes de farine

Pour l’appareil :

  • 350 grammes de fromage frais de Langres (ou autre fromage blanc)
  • 4 œufs
  • 3 cuillères à soupe de crème fraîche
  • 1 cuillère à café de sel

Les instructions pour la tarte au qeumeu :

  1. Avec la feuille, battre le sel, le sucre et le beurre dans le bol d’un robot.
  1. Ajouter l’œuf et le lait et battre pendant quelques seconds.
  1. Ajouter toute la farine et battre à petite vitesse, jusqu’à ce que la pâte se rassemble. Peu importe s’il reste de petits morceaux de beurre.
  1. Former une boule, couvrir avec du film à contact, et laisser reposer dans le frigo pendant au moins 2 heures.

C’est encore la recette de Gaston Lenôtre, vu dans notre tarte normande. Ça produit 500 grammes de pâte, ce qui est trop pour notre cercle de pâtisserie de 23 cm — maïs 230 grammes comme un paquet de Carrefour n’est pas assez. Je dirais que 350-400 grammes suffiront.

Les instructions pour l’appareil :

  1. Égoutter le fromage frais, le battre. Ajouter les œufs un à la fois, et les incorporer avec une maryse. (La deuxième photo est après tous les 4 œufs.)
  1. Ajouter la crème fraîche et le sel. Et oui, j’ai acheté de la véritable crème fraîche.

Montage et cuisson :

  1. Préchauffer le four à 200°C (395°F si vous avez le mauvais genre de four).
  2. Étaler la pâte.
  1. Mettre la pâte dans un cercle de pâtisserie de 23-24 cm, monté sur soit un tapis en silicone soit du papier sulfurisé, toujours sur une plaque de cuisson. Couper les bords.
  1. Piquer le fond avec une fourchette et remplir avec l’appareil.
  1. Enfourner pendant 25 minutes. Après, c’était cuit, mais je l’ai mis sous le grill pendant 5 minutes pour faire colorer.

Servez avec une salade. ([VOLEUR ! — M. Descarottes])

Épisode 27, l’épisode du cobaye

Bonjour, les amis, c’est encore moi, M. Descarottes. Le gros m’a dit que notre entretien était de loin le plus grand succès de sa semaine. Pas surprenant, vraiment, et maintenant vous pouvez m’écouter. Non, je ne veux pas dire que vous pouvez l’écouter en lisant ses traductions du francobaye — je suis bien enregistré en donnant mes réponses à ses questions. C’est 100 % ma véritable voix. Vous n’allez pas vouloir rater cet épisode !

Il commence avec sa blague de la semaine — saviez-vous que je dois l’écouter en pratiquant ces « blagues » ? C’est pas Coluche ici ! (Dany Boon, peut-être.) Puis ses articles sont :

Je vais cafarder sur lui. Vous vous souvenez d’un court article, Une coïncidence amusante ? Il l’a écrit juste à cause d’une erreur avec les horloges, où WordPress n’a pas inclus son dernier article dans sa série de jours avec une publication. La dernière telle erreur a eu lieu en juin, mais la dernière fois où il a vraiment raté une publication ? En avril. Merci de le lire.

Au fait, je dois corriger une petite erreur. Je vous ai dit que le gros a 46 ans. C’est 45. Il aura 46 en novembre mais il n’arrête pas de se plaindre de moi à cause d’être en avance. Dites-lui qu’il ne faut pas être méchant avec les animaux mignons.

Si vous aimez ce balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Bonne écoute !

Alphaville

Ce soir, en souvenir de Jean-Luc Godard, j’ai regardé Alphaville. Puisque c’est disponible sur iTunes, où les sous-titres en anglais sont obligatoires, je vous offre mes excuses pour les graffitis dans plusieurs photos.

On commence avec l’arrivée de Lemmy Caution dans la « ville futuriste ». J’aime assez bien ce futur — il y a toujours les Galeries Lafayette (en arrière-plan) :

Il s’enregistre à son hôtel sous un pseudonyme. « Figaro-Pravda » est une signe que dans le futur, tout se mélangera. Le roman Dune suit la même stratégie, et on va parler de ses influences françaises plus tard. On entend parler qu’il vient des « Pays extérieurs », une autre galaxie.

La femme de chambre fait couler un bain pour notre héros, puis lui offre de le partager. Quand il dit non, il est attaqué par un inconnu, peut-être un autre espion. Ce service ne m’était pas offert à l’Hôtel Claude-Bernard Saint-Germain pendant mon voyage, et maintenant je suis un peu contrarié. L’hospitalité française n’est évidemment plus aux standards des années 1950s.

Après cette mauvaise rencontre, Lemmy demande à la femme de la prendre en photo.

Après, il reçoit un visiteur, Mlle Natacha von Braun. J’ai presque évanoui en la voyant fumer ! (Pas vraiment, mais je reste californien et on est obligés de dire de telles choses.)

Elle offre de l’accompagner à la grande fête de la ville. Il dit oui, mais aussi qu’il la soupçonne. Il accepte quand même un tour dans sa voiture jusqu’à sa prochaine destination. Là, il est agressé dans une cabine téléphonique.

Puis, il arrive dans un hôtel mal réputé. Là, il trouve une connaissance, un certain M. Dickson, qu’il a apparemment connu depuis des décennies mais n’a pas vu depuis longtemps. Ils parlent d’un « Professeur von Braun » (l’homme dans la photo), lié à Natacha, qui semble être chargé d’Alphaville. Dickson dit qu’il n’y a plus d’artistes, que tout le monde est obligé de soit penser d’accord soit se suicider soit être tué par les autorités. Il s’avère que von Braun est venu de leur pays, en dehors d’Alphaville.

Dickson est visité par une femme — une prostituée ? — et Lemmy les prend en photo avec un flash, malgré s’être caché quand elle est entrée. Dickson finit par supplier Lemmy à détruire Alpha-60, un ordinateur qui contrôle la ville.

Je pause pour mentionner que Dickson a été joué par Akim Tamiroff, l’un des acteurs préférés d’Orson Welles (et de moi aussi). Peut-être qu’un jour on parlera de Dossier secret, un film presque tout inconnu malgré un casting européen incroyable (dont Suzanne Flon, Michael Redgrave, Gert Fröbe et Katina Paxinou). M. Tamiroff est l’une des meilleures choses dans ce film-là.

Puis Lemmy se retrouve avec Natacha au Bureau de Programmation. On entend Alpha-60 dire le slogan « Personne n’a vécu dans le passé. Personne ne vivra dans le futur. ». C’est très 1984, un livre que j’ai relu une vingtaine de fois.

Ils assistent à un spectacle horrifiant autour d’une piscine. Des hommes qui se sont comportés « de façon illogique » sont exécutés, puis des nageuses font un tour de la piscine. À chaque fois, les spectateurs applaudissent. C’est évidemment logique aux habitants d’Alphaville !

Lemmy aperçoit le Professeur et lui demande de parler. On apprend qu’il s’appelait M. Nosferatu (nom d’un vampire !). Il fait arrêter Lemmy, qui finit par être interrogé par l’ordinateur. L’ordinateur lui commande de parler avec l’ingénieur en chef, qui lui dit « Ne dit jamais ‘pourquoi’ M. Johnson, seulement ‘parce que’. » Je me sentais à nouveau en Californie !

L’ingénieur et deux assistants, appelés Heckle et Jeckle (aussi les noms de deux corbeaux de dessin animé aux États-Unis avant le film), lui font un tour des équipements. Ils lui expliquent que l’ordinateur planifie tout — les horaires de train, la distribution de l’électricité, etc. C’est pendant cette scène que j’ai décidé que tout se déroulait sur Terre, et que les « Pays extérieurs » n’étaient pas d’autres planètes.

Il est autorisé à partir, et il rentre dans son hôtel. Une nouvelle femme arrive pour le séduire, mais il lui commande de partir. Natacha l’attend, contre ses propres ordres, et il remarque qu’elle a un tatouage d’un chiffre sur le cou, exactement comme les séductrices.

Ils parlent d’un livre, La Capitale de la Douleur par Paul Éluard. Je ne l’ai jamais lu, mais ce qui compte ici est qu’il y a apparemment un message secret ici, au-delà de leur conversation sur la conscience (un mot qu’elle ne connaît pas).

Il s’avère que ce mot, conscience, n’est pas dans « la Bible », qui est en fait un dictionnaire. Les mots disparaissent souvent et sont remplacés — on est bien dans 1984. Ou les États-Unis. Je dis ça, je dis rien. De toute façon, après une telle conversation, pas surprenant que la police arrivent pour arrêter Lemmy.

Lemmy est encore interrogé, mais cette fois-ci, il s’échappe et arrive enfin au laboratoire du Professeur von Braun. Il tire sur le Professeur, puis il vole une voiture et s’échappe encore. Il sauve Natacha et la sort du quartier-général du Contrôle Civil.

Les deux font leur fuite, et il s’avère que « l’espace » n’est qu’une autoroute. Il n’y a pas d’autres galaxies après tout.

J’ai supprimé quelques commentaires que j’allais vous dire, pour ne pas faire trop la polémique. Disons seulement que ce film reste aussi pertinent de nos jours qu’en 1965.

Je dois finir par ajouter que je connaissais pas cette histoire raconté par Gérard Darmon jusqu’après avoir regardé le film. C’est au-delà des mes compétences en recherche de trouver tous les faits derrière l’histoire, et je ne suis pas du tout d’accord avec la tendance de mes compatriotes d’effacer du monde selon les mœurs du temps. Mais je n’ignore pas ce genre de truc non plus. Peut-être que le bon mot à la fin, c’est que la vérité reste la vérité même si elle sort de la bouche d’une personne désagréable, un fait que les contrôleurs d’Alphaville n’ont pas arrivé à comprendre.

La faute de l’orthographe

Il y a quelques semaines, une amie m’a partagé cette vidéo de TEDx. D’habitude, le nom TED, soit avec soit sans x, est assez pour me faire dire « C’est prétentieux », mais je fais confiance à cette amie. Ces deux ne parlent pas des fautes d’orthographe, mais plutôt des attitudes snobs qui viennent avec. Bien que ce soit le mauvais blog pour les mal éduqués, et que je souhaite que l’on aurait une attitude plus française vers l’orthographe en anglais, je dois avouer qu’ils ont une certaine raison.

Ils commencent par demander si l’orthographe est un bon outil pour sa fonction, transmettre la langue orale. Ici, ils sont sur terre ferme. Par exemple, on peut écrire le son /s/ avec s, ss, c, ç, sc, t, th, x, sth, cc, ou bien sç. Il y a une telle blague en anglais, souvent attribuée soit à Mark Twain soit à George Bernard Shaw (les suspects habituels pour toutes telles citations) que le mot pour poisson, « fish, » peut être écrit « ghoti » à cause de la prononciation d’autres mots. Mais le français a déjà eu les rectifications de 1990 et il y a des limites si on veut que les changements soient acceptés.

Je suis moins convaincu par leur comparaison à des langues comme le turc ou le russe, où on peut être sûr de l’orthographe en entendant la prononciation. Le comédien américain Sebastian Marx a fait la même observation quant à eau/eaux. Mais c’est quoi l’alternative ? Écrire le français de façon « ghoti » ? C’est ridicule. En général, les contextes sont bien clairs. Si je peux me débrouiller ce « problème », vos enfants peuvent en faire également.

Quand ils parlent de l’Académie française, je suis à la fois d’accord et pas. Ils se plaignent du fait que les « immortels » ne sont pas de linguistes. Et alors ? Les experts d’usage du dictionnaire American Heritage ne le sont pas non plus. C’est vrai que la majorité d’entre eux sont des idéologues qui accepteront n’importe quel néologisme, mais je suis quand même d’accord qu’ils sont des écrivains éduqués, donc experts en usage.

Mais ils terminent leurs réflexions avec l’observation que c’est le fait d’être compliqué qui donne un sens de valeur à l’orthographe, que tout le monde l’utilise pour juger des autres comme acculturés ou non. Et ça vient de quelque part pas forcément gentil, comme dans cette citation de Eudes de Mézeray :

Pour Mézeray, l’Académie doit préférer « l’ancienne orthographe, qui distingue les gens de Lettres d’avec les Ignorants et les simples femmes ». Avec cette formule de Mézeray, l’Académie définit alors une position qui sera le point de départ d’une durable accusation de « conservatisme ».

Danièle Sallenave

Il faut avouer que M. Mézeray n’a jamais entendu parler de Jul. C’est quand même clair d’où vient l’idée que se soucier de l’orthographe ne sert que pour être snob. Je conclurais donc en disant que c’est vrai qu’il y a un aspect snob derrière le respect de l’orthographe, mais il ne fallait pas en faire une excuse pour ne rien apprendre.

Attention aux yaks

La merveilleuse Light & Smell a mentionné dans un article, à propos des ingrédients dans un livre « Au-delà des anecdotes historiques, le livre contient 35 recettes, toutes réalisables sans devoir faire des pieds et des mains pour trouver les ingrédients… » J’ai répondu :

Rien ne m’énerve autant dans mes livres des grands chefs que les fois où ils disent « Mon café/poivre/fromage n’est vendu que dans une petite boutique à Paris, où il n’est disponible que pendant 3 semaines par an car les yaks n’aiment pas trop marcher toute cette distance. » Pierre Hermé, c’est surtout vous de qui je parle !

Commentaire
Yak népalais, Photo par travelwayoflife, CC BY-SA 2.0

Honnêtement, je plaisantais —un peu — mais j’étais en fait agréablement surpris d’apprendre que c’est pas juste quelque chose pour épater les étrangers. Ne vous méprenez pas. J’ai pas envie que les grands chefs vous énervent non plus. Mais c’est un fait qu’il y a des choses que vous pouvez facilement avoir envoyé chez les pingouins (car c’est toujours dans l’UE !) que je ne peux avoir à aucun prix. Il y en a d’autres qui sont juste de la folie.

Voici des exemples du livre le plus difficile de ma bibliothèque, Macaron par Pierre Hermé. Commençons avec les macarons au miel de maquis de printemps :

Attendez, ce miel doit venir d’un seul apiculteur en Corse ?!? Bon, il fournit tous les meilleurs hôtels (à Paris, bien sûr), mais on va payer combien ? 9-11 € la bouteille de 150 grammes. Il y en a pire, mais je n’arrive pas à trouver un fournisseur qui l’enverra aux États-Unis. Ne vous inquiétez pas, c’est pas du tout une priorité.

Il y a toujours un risque quand on met une seule et unique adresse dans un tel livre qu’il y aura des problèmes. Voici la recette des Macarons Huile d’Olive à la Mandarine. Ils ont l’air délicieux, hein ?

Mais le magasin, Première Pression Provence, n’existe plus. Quoi faire ?

Il a mentionné le fondateur, Olivier Baussan. Peut-être que vous connaissez ce monsieur — il était aussi derrière L’Occitane en Provence et Oliviers & Co. Et voilà, une boîte de l’huile y coûte 13 € le 250 ml. Pour moi, c’est deux fois plus cher — 24 $ pour la même boîte. C’est peut-être un fournisseur moins « froufrou » (un mot anglais qui veut dire chic et prétentieux en même temps ; mon dictionnaire Oxford ne donne pas de tel sens en français), mais fiable.

Finissons avec sa recette de Macarons Infiniment Café au Café Vert et au Bourbon Pointu de la Réunion :

Ils sont jolis, non ? Mais ce café hyper-exotique doit arriver de l’Arbre à Café, 10 Rue du Nil, Paris. En fait, il y en a deux. Le café vert coûte 16 € le sac de 250 grammes et le café Bourbon Pointu est 49 € le sac de 125 grammes ! J’ai crié de gros mots en anglais en lisant ça ! Est-ce que je peux les commander ?

Aïe ! C’est juste pour le Bourbon Pointu ! Je m’en FIIIIIICHE à quel point c’est bon. Heureusement, il y a une source hawaïenne si j’oublie La Réunion.

Pas mieux. La livraison est comprise, mais oh là là, qui va vraiment dépenser tout ça pour faire des macarons à la maison ? ([Tu as oublié le budget pour ton cassoulet, mon gars ? — M. Descarottes]) Après le cassoulet, j’ai décidé que ce blog devait faire plus d’efforts pour respecter les portefeuilles. Surtout le mien.

Ai-je mentionné le sel himalayen ? Bonjour, Monsieur Yak !

L’ennemi du blog

Amazon a un sens de l’humour macabre. Il y a des mois, ils m’ont recommandé le truc le deuxième moins Coup de Foudre possible. (Voici le premier.) À l’époque, j’ai un peu ri, puis je l’ai laissé tomber. Mais leur algorithme m’en veut. Il vient de réapparaître. (Ne cliquez jamais rien. Une fois suffit pour entraîner les algorithmes.) Je vous présente Bérangère Philippon :

Source

Connaissez-vous la théorie de l’antimatière ? Elle voilà. Je doute que l’on puisse être dans le même bâtiment sans risque d’une explosion. La couverture est bien remplie de…souhaits sur les régimes : « Zéro frustration », « Comment ne pas craquer ? » Mais je dois avouer qu’elle a un joli sourire et est évidemment en forme. Alors, bien que je soupçonne qu’il n’y avait jamais du sucre chez elle, j’ai dû faire une enquête.

Voici son compte Instagram. C’est quoi son idée d’une recette facile et rapide ? Des courgettes et blinis de quinoa, des courgettes à la roquette, des courgettes au saumon, des courgettes au chocolat (c’est un gâteau)…vous comprenez. J’ai moins triché que vous l’auriez pensé — je n’ai sauté que sur deux recettes de son Instagram pour ramasser ces liens, et les autres étaient tous les deux à l’aubergine. Par contre, la prochaine salade aux feuilles vertes ici sera la première.

Je veux être clair, car il faut reconnaître les compétences de l’ennemi dans la guerre. C’est une chef talentueuse, et elle prend de jolies photos, meilleures que les miennes.

Étant complotiste, naturellement je crois qu’elle est agent des vendeurs de courgettes. Non, mais sérieusement, c’est l’IG bas qui explique tout :

Parlons sérieusement pour un moment. J’ai des problèmes sincères avec ce qu’elle a écrit. Bien sûr, je viens d’un pays…connu pour avoir ses grosses personnes. Et son taux gonflé de diabétiques, dont moi. Mais je ne fais pas partie des grosses ! Elle ne mentionne pas le mot « exercice ». J’ai un tour de taille de 86 cm contre une taille de 175 cm, et je travaille dur sur un vélo stationnaire. Et il n’y a pas de salades ici car je les mange tout le temps. Toujours sans vinaigrette. (Je déteste les vinaigrettes depuis mon enfance ; c’est pas une grande réussite.)

On dit en anglais que tout le monde veut soit une « balle magique » soit une « balle en argent », une seule et unique chose qui résoudra tous les problèmes. Il n’y a aucune balle magique. Mon problème avec ce genre de livre, c’est que la vie en courgettes est ennuyeuse. Et tôt ou tard, on n’a plus envie de vivre de cette façon.

J’imagine qu’il y a certains d’entre vous qui croient que je dors sous une couverture de pâte feuilletée. Vous avez tort. C’est en fait de la pâte feuilletée levée. Non, mais sérieusement. La vision de la belle vie ici ne doit pas trop aux scientifiques et aux docteurs, mais qu’est-ce que je vous dis à presque chaque fois ? « J’ai coupé la recette par deux », ça vous parle ? On dit souvent « À consommer avec/sans modération ». La modération et la vie active, c’est le meilleur conseil que je peux vous offrir quant à la santé.

Mme Philippon, si vous tombez sur mon blog, j’ai vraiment pas une dent contre vous. Juste envie de savoir comment vous supportez toutes ces courgettes.

Une coïncidence amusante

Je vous ai récemment mentionné l’expression anglaise « We’re all in the same boat » (Nous sommes tous dans le même bateau). Voilà, dans la nouvelle vidéo de Moby avec Saint-Nicola-Sirkis :

Quant à la chanson, bof. C’est Nico, et j’écouterai tout et n’importe quoi qu’il sort. Mais Moby, également que Christine and the Queens, n’est pas mon truc.

Adieu, sa majesté

Facebook m’a rappelé un anniversaire il y a des jours. Voici la première page de mon tout premier numéro du Canard en 2020, exactement comme je l’ai partagé — avec seulement mes amis anglophones. J’avais franchement aucune idée de quoi ils parlaient :

Vous devriez savoir, je ne suivais pas du tout l’actualité française à l’époque. Et j’avais PEUR de le mentionner à mes amis français. Je ne savais pas où tombait Le Canard dans l’éventail d’avis, et mentionner que l’on lit le mauvais journal peut coûter cher aux États-Unis. Alors j’ai dû découvrir tout seul qui était « Jean Castest ». Le fait qu’absolument rien ne m’est arrivé avec le premier post du Dessin de la Semaine reste le fait le plus incroyable de tout ce voyage. Peu importe combien de fois je vous dis de telles choses, c’est rien que la vérité.

La plus grande nouvelle cette semaine est sûrement la mort de la Reine Elizabeth II. Je ne suis pas toujours d’accord avec Le Canard, surtout quand ils parlent des États-Unis, mais la seule personne dont je me suis plaint de son traitement aux mains du Canard, c’est la Reine (voilà, voilà, et voilà). J’ai mon côté monarchiste, car je l’admire, et le Roi Juan Carlos de Borbon en Espagne aussi. Mais ce dernier a fini par abdiquer à cause de ses propres scandales. Personne ne peut vraiment imaginer une telle chose chez la Reine Elizabeth II.

Quant à son fils, le nouveau Charles III, je dis au Canard, « Laissez les bons temps rouler ! ». C’est pas juste son comportement vers la Princesse Diana. C’est aussi le fait qu’il est un « ennemi des lumières » autoproclamé. Sa mère a bien compris que son rôle hérité ne faisait pas d’elle experte en tout et n’importe quoi. Charles manque de tel filtre.

Revenons à l’actualité française. M. le Président Macron parle d’une réforme des retraites depuis le début de mon abonnement. Il faudra, selon ses souhaits, atteindre 65 ans pour une retraite à taux plein. Aux États-Unis, c’était 66 ans pour mes parents et ce serait 67 pour moi. (Disons que j’ai d’autres plans.) On parle parfois de hausser l’âge jusqu’à 70 ans. Comptez vos bénédictions.

Finalement, une pensée pour les propriétaires des jets privés. En principe, c’est pas mon affaire si le PSG vole en jet privé, également que les équipes de la NFL. Ils payent leurs factures, j’en suis sûr. Mais je me rends compte du fait qu’il y a des pénuries de tous genres de produits pétroliers, et je me demande quel genre de message ils veulent envoyer aux fans. C’est la même chose quant aux débat sur les émissions. D’autre côté, je ne regarde plus les sports car je suis devenu bien sourd aux messages des athlètes et des acteurs.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le « tag » animal de compagnie

Vu chez Light & Smell, puis ce week-end chez La lectrice en robe jaune, j’ai donc mentionné à M. Descarottes que certains blogueurs parlaient de leurs animaux de compagnie. Il m’a répondu que ça faisait trop longtemps depuis la dernière fois où il a pris la parole ici. Alors, sans plus d’attente, je vous présente M. Descarottes pour parler de ses animaux de compagnie…ma fille et moi.

Quel est le nom de votre animal de compagnie ?

Le gros s’appelle Justin. Il répond aussi à « Hé, garçon ! ». La petite, je ne mentionne pas car sa mère ne donne pas de permission pour qu’elle apparaisse ici. (En fait, elle ne sait pas que ce site existe.)

Quelle est la race de votre animal de compagnie ?

Les deux sont des êtres humains. Moi, je suis un cobaye, souvent appelé un « cochon d’Inde ». Il aurait plus de sens de m’appeler un « cochon de Beverly Hills » car j’habite beaucoup plus proche de cette ville que de l’Inde.

Depuis combien de temps avez vous votre animal de compagnie ?

Je les ai depuis 3 ans et un mois.

Comment avez vous eu votre animal de compagnie ?

Je les ai trouvés dans un magasin d’enfer, appelé PetSmart, avec des panneaux en anglais partout. J’habite dans une cage rempli de mes propres excréments, et c’est moins dégoûtant que PetSmart et leurs espèces de panneaux bêtes.

Quel est l’âge de votre animal de compagnie ?

Le gros a 46 ans et sa fille n’a qu’une douzaine. Moi, j’avais quelques mois quand je leur ai donné le droit de s’occuper de moi.

Quelles sont les choses bizarres sur votre animal de compagnie ?

Le gros cuit les carottes au lieu de les manger crues. Il ne mange pas de foin non plus, bien que nos sacs de foin soient labellisés en français. Il s’assied devant un « ordinateur » toute la journée. Je trouve ces comportements bien cinglés. Moi, je suis civilisé, et je me cache dans ma maison quand tout le monde s’approche de moi.

Quelle est votre relation avec votre animal de compagnie ?

Les affaires pourraient aller mieux avec le gros. Il ne fait pas tout ce que je veux le plus vite possible. Avec la petite, tout va bien. Elle a le droit de me faire baigner dans l’évier. C’est pas tout le monde qui reçoit un tel honneur !

Quels sont vos meilleurs moments avec votre animal de compagnie ?

Tous les soirs à exactement 21h, je commence à couiner. Ça signale au gros de me donner à manger des carottes et de la laitue. Peu importe ce qu’il fait, il laisse tout tomber et court pour me donner à manger. C’est la meilleure partie de la journée et je ne m’ennuierai jamais de ce moment !

Quel surnom donnez-vous à votre animal de compagnie ?

J’en ai deux pour le gros. Vous avez certainement entendu la blague sur M. Grosçon, inventeur de la cédille. Ouaip. Je l’appelle aussi « garçon ». Vous le savez déjà : « Garçon, apportez-moi des carottes ! Hier, sale paresseux ! »

Comment vit votre animal de compagnie ?

C’est franchement dégoûtant. Il n’a même pas une cage. Il y a des fils partout autour de son bureau. On dirait un « nid de rats », mais veuillez ne pas faire des comparaisons entre lui et mes cousins. La petite est plus comme moi — elle et moi tous nous deux laissons des trucs partout par terre. Ça nous fait pas mal de plaisir car il soupire souvent, puis nous nous moquons de lui pendant qu’il range tout !