J’écoutais Les Grosses Têtes en live lundi matin, alors l’émission de cet après-midi-là, quand la conversation a tourné en direction américaine (à partir de 1:19:36). Comme a dit Franck Ferrand au début de cette partie, Benjamin Franklin était ambassadeur du nouveau pays des États-Unis à la France, l’une des raisons pour lesquelles j’ai dîné — mais pas « desserté » — chez Le Procope avant le concert d’Indochine. Il fréquentait ce restaurant entre 1776 et 1785. Mais cette question ne tournait pas autour d’une histoire bien connue. En fait, je n’avais aucune idée de ce qui suit malgré le fait que M. Franklin n’était pas seulement l’un des Pères fondateurs, mais certainement le plus populaire après George Washington jusqu’à nos jours.

La question posée par M. Ruquier était : « Je vous parlais d’un livre qu’il a écrit. Ça s’appelle « L’art de » quoi ? » Franchement, le seul livre que j’aurais pu nommer, c’est L‘Almanach du Bonhomme Richard ; cependant, j’aurais cité le titre en anglais, « Poor Richard’s Almanac ». Et ça ne commence pas par « L’art » ; j’étais donc perdu.
Il y a eu de nombreuses bonnes hypothèses liées à sa carrière bien connue de scientifique — il a installé un paratonnerre, ce qu’il a inventé, sur le clocher de l’Église Saint-Clément d’Arpajon en 1782. On a même déviné que le bon mot était « séduire ». Sur ce sujet, Wikipédia est plus délicat que les histoires américaines :
Il choisit de séjourner dans une grande résidence desservie par de nombreux serviteurs à Passy, entretenant une douce amitié avec quelques beautés mesdames Helvétius ou Brillon.
Si le site Au Féminin exagère en proclamant « l’effet Benjamin Franklin pour séduire à « tous les coups » », c’est quand même vrai qu’il est bien connu pour de telles choses que sa lettre sur comment choisir une maîtresse (lien en anglais). Mais en fait, c’était bien plus obscur que ça.
La bonne réponse était en fait « L’art de nager », une brochure de 24 pages qu’il a écrit sur ce sujet (lien en anglais). Là-dedans, on trouve des astuces pour flotter, nager sous l’eau et même faire de la nage sur place. Ce que l’on n’apprend pas des Grosses Têtes, c’est que M. Franklin a tiré pas mal de ses conseils d’un livre français d’un siècle plus tôt, « L’Art de nager, démontré par figures, avec des avis pour se baigner utilement » par Melchisédech Thévenot, physicien et inventeur du niveau à bulle.
Mais vous devriez aussi connaître Benjamin Franklin pour une autre raison. De nature optimiste, il a prêté une expression aux Français qui fera partie d’une chanson célèbre après son départ :
Le chant est connu sous le nom de son refrain : « Ah ! ça ira ». Il reprend l’expression favorite de Benjamin Franklin, résolument optimiste et répétant au plus fort de la guerre d’Indépendance en Amérique, à qui lui demande des nouvelles : « Ça ira, ça ira. »
« Ah ! ça ira, ça ira, ça ira… »


























