Un titre trop long, un film trop bon

Je viens de regarder mon film français hebdomadaire, et cette semaine, c’était «Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvage». Je ne voudrais pas taper ce nom chaque fois, alors je dirai FPP. Mais s’il allait être un film qui méritait l’effort de taper tout ça, c’est celui-ci !

Avant de parler plus du film soi-même, je dois vous dire : Quelque chose que je ne comprendrai jamais, c’est le sytème français pour donner des classifications aux films. Comme tous mes autres (je crois ; je pourrais me tromper), FPP est classé «tous publics». Ce film commence par assez de nudité pour recevoir un «PG-13» (interdit à moins de 13 ans sans parents) aux États-Unis — et à l’époque, en 1968, il a reçu un «M», qui voulait dire la même chose. Nos normes ont changé depuis cette époque-là, et je crois que selon notre système actuel, ce film recevrait un R (interdit aux moins de 17 ans). Ça ne veut pas du tout dire que je serais d’accord avec notre système, mais je crois qu’il y a une différence entre Rabbi Jacob et FPP !

En tout cas, ce film est l’un des meilleurs que j’ai vus. Vous avez peut-être remarqué ces dernières semaines que je suis un peu obsédé par Audiard en ce moment ! Mon premier film d’Audiard était «Elle fume pas, elle boit pas, elle drague pas, mais… elle cause». Celui-ci est beaucoup plus absurde, mais il marche toujours. Les personnages parlent tout le temps au public, les explosions ne sont que la fumée des tricheurs magiques, et les personnages Fred et Charles auraient dû mourir plusieurs fois.

Quelque chose que j’admire chez Audiard est qu’il a souvent utilisé des plus âgés acteurs dans ses films. Bien sûr, Marlène Jobert n’avait que 28 ans à l’époque, mais Bernard Blier avait 52 ans, et la vraie star, Françoise Rosay, en avait 77. C’est absolument impossible de ne pas l’aimer dans le rôle de Léontine ! Si on ne fera attention qu’à la nudité, on regrettera que ces performances soient toutes vraiment bonnes !

3 réflexions au sujet de « Un titre trop long, un film trop bon »

  1. Bernard Bel

    Le titre est en effet trop long puisque vous avez oublié le « s » de « sauvages » ! 🙂
    Je n’ai pas encore vu ce film mais j’espère qu’il sera bientôt rediffusé sur une chaîne de télévision car votre article me donne une forte envie de le voir. Michel Audiard était un grand scénariste mais surtout le plus célèbre dialoguiste de cette époque. De nombreuses phrases de ses dialogues sont restées célèbres…
    Je lis dans wikipedia que la phrase « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » a été réutilisée par le Général de Gaulle dans une conférence de presse après les événements de mai 1968 ! De Gaulle était aussi un grand orateur. 😉

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  2. jkcohen

    When I was a kid, we went to French films rather often, but my mom would often as not clamp her hand over my glasses until some licentious scene had passed. When I went to college, nearly all those films were on my Intermediate French syllabus, and I needed to watch them attentively to pass the class. The things I hadn’t seen before!

    Aimé par 1 personne

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  3. Ping : Le bilan du premier quart | Un Coup de Foudre

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