Archives mensuelles : novembre 2023

Le Conte de deux vidéos

Je viens de virer des amis. Pendant toute ma vie, je m’entendais avec beaucoup de monde où j’étais en désaccord sur tout. Tant que l’on est sincère et ne donne des coups de pied ni aux chiots ni aux enfants, on peut s’entendre. Mais pendant la dernière décennie, ça devient de moins en moins possible. Avant hier, je n’ai jamais abandonné un ami à cause de la politique, mais j’ai certainement regardé les anathèmes de mes amis. Je dis parfois, je fuis quelque chose autant que je cours vers quelque chose.

Il me semble depuis 2017 qu’une certaine partie de mon pays se sent triste à cause d’avoir raté la Seconde Guerre mondiale. Pas moi. Je l’étudie autant parce que je veux l’éviter ! Mais c’est pourquoi nos jeunes ennuyés parlaient d’être « la Résistance » pendant le dernier mandat. Comme si Jean Moulin et Marie-Madeleine Fourcade pouvaient apparaître à la radio pour dire une telle chose en toute sécurité ! On jette le mot « Nazi » par ici et par là. Ces dernières semaines, je vois des choses comme la foule qui cherchait des élèves juifs à Cooper Union — des gens qui n’ont rien à voir avec le conflit — et le vandalisme contre cette communauté-là partout, et je me dis que ce n’était jamais comme ça avant. J’ai honte de mon pays, que ça pouvait y avoir lieu :

Naturellement, je suis bien au courant des actualités en France. Mais je n’avais aucune intention de les revisiter ici jusqu’au moment hier matin où France With Véro a écrit (dans son groupe privé) que la vidéo suivante était… plutôt mal accueillie :

Je crois que c’est la source originale ; je n’ai fait aucune recherche sur le compte lui-même. De toute façon, c’est Douce France, une chanson de Charles Trenet, liée à la Résistance qui fait l’envie à mes compatriotes. Les paroles parlent de la France de ce blog, « Mon village au clocher aux maisons sages », mais je comprends l’argument que citer la nostalgie peut, dans certains cas, sous-entendre « et j’aime ce passé dont vous n’en faisiez pas partie ».

Je choisis de ne pas entendre le choix de ces enfants de cette façon — ils n’agressent personne en la chantant — mais il y a toute une polémique où les deux côtés semblent l’avoir entendu comme provocation. Si on cherche Twitter pour « Douce France » en ce moment, ce graphique se trouve encore et encore, avec des réponses haineuses :

Source

Mais il y a un autre genre de réponse. Ce monsieur en est typique.

« Dommage qu'[ils] ne portaient pas de Kippas » ?!? Je comprends ce qu’il veut dire, suite aux mesures de M. Darmanin, mais c’est une expression de soutien avec ses propres sous-entendus. Que les juifs contrôlent le gouvernement, c’est ça ?

Mais c’est notre conte de deux vidéos. Si la première était en réaction contre quelque chose, j’imagine que c’était cette vidéo absolument choquante de quelques jours plus tôt :

Je ne m’en veux pas aux gamines qui rient, bien qu’il y ait plein de critiques des deux sur les réseaux sociaux. Face à quelque chose comme ça, je suis sûr qu’elles étaient choquées et gênées, et franchement, une réaction colérique face aux chanteurs aurait pu être dangereuse.

Je vous ai dit au début que j’ai viré quelques amis. Non pas des français, mais certains américains que je connais depuis le lycée, même la primaire. J’espère que vous comprendrez à quel point c’était difficile. Mais je vous rappelle pourquoi j’ai appelé mon jour en Normandie « Le pèlerinage ». Les gens que j’ai sortis de ma vie approuvaient des excès de chaque mouvement des dernières années ici. Ils m’ont déjà montré qu’ils approuvent de blâmer aux groupes selon leur identité. Je ne l’excuse plus.

Mais je veux en conclure sur une note d’espoir. Je pense encore une fois à mon deuxième billet préféré du blog, Mes valeurs républicaines (le premier restera Je découvre… la France ! à jamais). Plus que jamais, je tiens à l’idée qu’en France, le citoyen n’est ni blanc ni noir, ni chrétien ni juif ni musulman, mais citoyen. Les garçons qui chantaient dans le métro, quel que l’on pense des messages subliminaux, n’ont pas choisi une chanson sectaire, mais une chanson qui fête le pays. J’y vois le Nord, et par là, un meilleur futur.

La concurrence

J’ai reçu un courriel hilarant plus tôt cette semaine, à l’adresse officielle du blog. C’était en anglais, mais je traduirai la partie qui compte. Dans le sujet, vous allez très vite voir ce qui m’a fait rire :

« Ton podcast Un Coup de Foudre a de bonne performance dans le classement d’Apple Podcasts (30 derniers jours) : #232 dans la catégorie Lieux et Voyage (Luxembourg) »

J’avouerai tout de suite que je ne connais guère le Luxembourg. Franchement, au-delà d’être le « L » dans « RTL », je ne peux pas vous dire ce qui se passe chez eux. (Ça changera, mais pas cette année.) Mais si vous saviez ce que je vois sur le site de Pomme, vous n’auriez pas non plus hâte de vous abonner à ce service. Pour une chose, il n’y a pas assez d’auditions là-bas pour que je puisse recevoir des statistiques de leur part ! Autre chose ? Voici des statistiques de lecture du blog pour tout 2023 par pays :

Les luxembourgeois aiment ce blog juste un peu plus que les polonais et les japonais, qui ne parlent pas français, et moins que les hongrois et les turcs, qui sont dans le même bateau. Encore plus incroyable, c’est mieux qu’en 2022 :

Le Brésil et l’Inde, d’autres marchés clés pour la croissance du blog. Et en plus, pour autant que je puisse voir, les classements arrêtent à #200, pas assez pour voir #232. Le gars voulait 5 $ par mois pour ce niveau d’analyse. Ouais, non, comme on dit en anglais.

Mais de plus en plus, je dois avouer que j’ai peut-être fait une erreur en gardant le nom du blog pour la balado. Parlons de « la concurrence », ce que vous allez trouver en cherchant « Un Coup de Foudre ».

Commençons chez Spotify, où elle est abritée :

Super, c’est #2 derrière la bande-sonore d’un film qui vient de sortir, avec seulement une star, Aure Atika, qui était la princesse dans OSS 117 : Le Caire, nid d’espions. Il y a un autre album, auquel on reviendra, et une tonne de playlists, qui n’intéressent à personne.

Tournons vers Apple. Franchement, iTunes est nul pour les podcasts, parce qu’il met la musique en vedette. Encore une fois, cet album apparaît, cette fois en tête.

Si on cherche juste les podcasts, j’ai un problème :certains contenus qui vont avec sont un peu épicés. Pas tous, loin de ça, mais est-ce assez pour faire des problèmes dans les résultats d’une recherche ? Je dois me demander.

Je sais, vous mourez de curiosité sur « J’ai fait un date ». Voici son début prometteur :

Alors, sur l’appli Apple Podcasts, il y a une surprise encore pire. On est d’accord que j’enregistre en français ? Voici « Podcasts par langue ». Essayons le français, où en tête il y a une émission pas mise à jour pendant 3 ans, par un fan d’Anne Hidalgo.

Cliquons «Voir tout » (See All) et voyons qui fait partie de « tout » :

Punaise de lit ! Ça ne va pas du tout.

Alors, quel est cet autre Un Coup de Foudre qui paraît où que j’aille ? C’est un album dit « Un Coup de Foudre pour Françoise », et j’en suis conscient depuis deux ans. D’une part, je n’ai aucune envie de le critiquer, parce que je me reconnais dans l’histoire du musicien, un certain Jimmy Parramore (lien en français). Né à Chicago, il habite en Suisse, et la nommée Françoise était son épouse. Monsieur est veuf. Cet album est en souvenir de madame. Mais d’autre part, je n’arrive pas à le recommander. Vous pouvez décider pour vous-même ce que vous en pensez :

Voilà, ce sont les autres Coups de Foudre.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Oscar le Grouch

J’allais écrire Langue de Molière cette semaine sur quelque chose qui m’a rappelé les Tortues Ninjas, mais Laurent Ruquier avait d’autres plans. J’écoutais l’intégrale des Grosses Têtes d’hier, et à environ 4:45, M. Ruquier a demandé qui a dit la citation suivante :

J’ai des principes, et si vous ne les aimez pas, j’en ai d’autres.

J’ai tout de suite su la bonne réponse, bien que je ne l’aie jamais entendu en français. C’est un bon indice que l’on parle d’une citation originalement en anglais, n’est-ce pas ? De toute façon, la première réponse a été Pierre Dac, que je ne connaissais que par nom, alors j’ai clairement des devoirs s’il aurait dit une telle chose. Mais M. Ruquier a vite dit que « Ce n’est pas français ». Après plusieurs conjectures — dont Woody Allen, le meilleur choix toujours en vie — on a finalement dit la bonne réponse, Groucho Marx. (En fait, il n’y a aucune preuve qu’il l’a dite — lien en anglais — mais c’est le genre de chose auquel on s’attendait chez lui.)

Mais j’ai sauté à l’entendre ! J’avoue que la première fois où j’ai entendu son nom en français, c’était déjà il y a 30 ans. Dans un article sur les soixante-huitards, j’ai lu qu’il y avait un insigne que certains portaient avec le slogan « Je suis marxiste, tendance Groucho ». Oui, je m’en souviens, même après tout ce temps — mais je me suis apparemment gravement trompé de la prononciation.

Julius Marx a choisi son nom de théâtre, Groucho, d’abord pour faire une rime avec ceux choisis par ses frères, Harpo, Zeppo, Chico, et Gummo. Mais aussi pour faire un calembour avec le mot « grouch », qui en anglais veut dire un rouspéteur, quelqu’un de grognon ou grincheux. Au fait, saviez-vous que son père Samuel se surnommait « Frenchie » car il est venu de Mertzwiller dans le Bas-Rhin ? Euh, moi non plus avant d’écrire cet article.

De toute façon, chaque américain pense au personnage à gauche quand on dit « grouch », encore plus qu’à Groucho :

Oscar the Grouch et Carroll Spinney, Photo par Montclair Film Festival, CC BY 2.0

Oscar habite dans une poubelle dans l’émission Sesame Street, elle-même l’ancêtre de 1, rue Sésame, et par , de l’Île aux enfants. J’entends parler qu’en France, il s’appelle Mordicus, mais que 1, rue Sésame n’était pas une réussite. Dommage. En tout cas, son nom se prononce comme ça :

Et ça m’a rappelé qu’il y a des prononciations que je n’ai jamais mises à jour dans la tête. Par exemple, et la plus pertinente, le maréchal Emmanuel de Grouchy. J’ai dû entendre ce nom pour la première fois au lycée. Et je suis 100 % certain que le prof l’avait dit comme ça :

Mais en fait, si j’ai bien compris Les Grosses Têtes, j’aurais dû dire :

Dois-je vraiment vous dire que « grouchy » en anglais n’est rien d’autre que l’adjectif de « grouch » ? Alors vous pouvez imaginer à quel point nous le prenions au sérieux.

Ce n’était guère mieux chez les Fanny. Ce prénom existe en anglais, mais pas de nos jours. Il y avait un livre de recettes très populaire du XIXe siècle, officiellement titré « The Boston Cooking-School Cook Book« , mais mieux connu comme le livre de Fannie Farmer, son autrice (liens en anglais). Mais regardez ce qui est arrivé à ce prénom :

Source

En 1835, les britanniques ont commencé à l’utiliser en tant qu’argot pour les fesses (lien en anglais), plutôt cul si on est honnête. Le temps que ce graphique commence, le prénom perdait déjà sa place, Alors, quand j’ai découvert la journaliste Fanny Cohen, qui travaille pour French Morning… bon, c’est la faute à moi que j’ai ri.

Mais en parlant de Fannie Farmer, j’étais bien surpris d’apprendre que le nom de Mylène Farmer n’est pas loin de l’anglais. « Farmer » en anglais veut dire fermier ou agriculteur. On le dit comme ça :

Je me serais attendu à ce qu’il rime avec « parler », mais c’est très, très proche à l’anglais :

Un de plus ? Je vais avoir du mal quand le Tour arrivé en Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Grand, car « noisy » veut dire « bruyant » pour moi, même si je sais que l’on ne prononce pas les deux de même façon !

Langue de Molière offre ses excuses à toutes les Fanny qui vont entendre parler de ce billet, et vous reverra la semaine prochaine pour parler enfin des Tortues Ninjas.

Les cookies 3c de Péla

La semaine dernière, le lendemain de l’anniversaire du blog, La Fille est revenue à la maison, et sa première question a été « Mais quel est mon dessert ? » C’est bon qu’elle ait autant de confiance qu’elle puisse dire une telle chose après tout ce travail. Alors, je lui ai dit, « T’as de la chance ! Péla vient de publier un nouveau cookie ! » Et heureusement pour moi, j’avais déjà du caramel au beurre salé au frigo. Alors voici les cookies « 3c » (chocolat, caramel, et cacahuète — mais sans cacahuètes selon les goûts de La Fille) selon la recette de Péla.

Disponible à haute résolution en cliquant

Dois-je vraiment vous dire qu’ils sont excellents ? Péla est la maîtresse des cookies, et moi, je peux au moins suivre des instructions. Allons les faire !

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Saison 2, Épisode 33 — Mes 3 ans (de blogueur)

Je vais ouvrir avec une demande très inhabituelle. Le 2 novembre, très peu après avoir publié ma revue mensuelle, j’ai reçu une visite d’une blogueuse qui aurait été en tête des « nouveaux à moi » si je l’avais vue plus tôt. C’est Le monde de Julie, et je ne veux pas jouer sur vos sympathies, mais elle est clairement le genre de personne que je veux soutenir au maximum. Il n’y a rien qui me ferait plus plaisir que de voir que ses abonnements auront haussé après cet appel.

Quelque chose de drôle est arrivé hier. Regardez ces statistiques :

Tout le monde est clairement venu ici parce que j’ai mentionné Nina Métayer dans ce post-là. Elle vient de gagner le titre de meilleure pâtissière du monde. Pour être clair, ma recette n’était pas à elle, seulement un effort de copier son style ! Mais si vous voulez sa propre recette de brownies, c’est au lien (abonnement gratuit obligatoire).

Au fait, je suis extrêmement jaloux d’elle. Pas pour avoir gagné le titre ; c’est bien mérité. Vous l’avez vue ? Comment reste-t-elle aussi mince en faisant toute cette pâtisserie ?!? (Voix de Calimero) C’est vraiment trop injuste !

Mais moi aussi, je de bonnes nouvelles à cet égard. J’ai eu ma prise de sang trimestrielle la semaine dernière. Si vous connaissez l’a1c, le mien était 6,9. J’aimerais que ce soit plus bas, mais moins de 7,0 est le but, et j’y suis. Ça comprend mes vacances en France, d’où je tire la conclusion qu’aller en France et revenir avec du nougat est bon pour la santé. Revenir avec des Savaroises doit être encore mieux.

Ma pas chère NFL s’est fait une farce. Les Chargers joueront contre les Jets lundi matin. Les matchs de lundi matin sont censés être parmi les meilleurs, mais le gagnant sera toujours loin des éliminatoires. Oups !

Je vous rappelle que je suis maintenant sur BlueSky. Cette dernière semaine, j’ai reçu mon premier code d’invitation, et je l’ai partagé ce même jour-là avec la première personne qui me l’avait demandé. Si vous voulez en recevoir un, dites-moi dans les commentaires. Il y a une partie de moi qui regrette toute participation aux réseaux sociaux — on en parlera plus plus tard cette semaine — mais j’ai certaines connaissances qui valent la peine.

Notre blague traite des blondes, dont j’en fais partie. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi C’est pas le 1er, version novembre 2023, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, Les macarons « Montélimar », les macarons fabriqués pour l’anniversaire du blog, et 30 Ans de Taratata, 1ère partie, sur l’émission nommée.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Deezer. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

30 Ans de Taratata, 1ère partie

Je n’étais pas censé écrire ce post, au moins pas ce soir. J’allais aller (j’adore tellement cette langue) à une autre soirée belote. J’avais préparé des macarons au chocolat absolument parfaits. Ne me croyez pas sur parole, mais regardez ces coques :

Mais au tout dernier moment, mes parents ont annulé leurs plans pour s’occuper de La Fille. Mon père est allé à l’hôpital avec du mal à l’estomac et il s’est avéré d’être un problème de vésicule biliaire. Je ne devrais pas me plaindre — c’était important — mais je ne peux pas dire plus, sauf que je ne suis pas du tout d’accord avec ses plans pour le traiter.

De toute façon, après avoir couché La Fille, j’ai dû trouver autre chose comme sujet pour ce soir. Alors j’ai regardé environ la première moitié de l’épisode spécial pour fêter les 30 ans de Taratata sur le site de France 2 (disponible jusqu’au 18 novembre). J’ai toute une histoire avec Taratata, mais peut-être que la chose que j’adore la plus chez cette émission, c’est les combinaisons d’artistes inattendues. Je découvre à chaque fois également des chansons et des artistes complètement inconnus pour moi, et ça vaut toujours le coup.

L’épisode a commencé avec trois artistes dont je connaissais les noms, mais pas vraiment leurs travaux :

Les trois ont joué plusieurs chansons du groupe Téléphone — un autre nom connu chez moi mais pas plus — puis se sont lancés dans…une chanson en anglais ?!? Pour la première, mais pas dernière, fois de la soirée, j’ai halluciné :

Je suis ici pour vous dire qu’en fait, leur prononciation n’était pas insupportable. Ce n’est pas ce que j’aurais choisi, bien sûr, mais je comprends que le but de Taratata est 100 % des tubes, et celle-ci en est certainement un. Il y a des fois où j’écoute RTL dans ma voiture, et tout à coup, j’entends de l’anglais, et je hurle contre mon portable (où personne ne peut l’entendre) « Espèce de bazar ! T’es en panne, toi ? » De toute façon

Après eux, il y avait une autre performance avec 3 noms un peu familiers dont je ne connais pas leur musique — et Véronique Sanson. C’était sa chanson « Bernard’s song » :

Il m’étonne à chaque fois ce que Nagui arrive à faire. Véronique Sanson serait en tête d’affiche presque n’importe où (je sais, c’est la même chose pour M. Malade, ainsi que les autres) ; pourtant, sur Taratata, il est souvent le cas que même une telle vedette n’est qu’une entre une dizaine.

Après elle, j’ai eu « un moment Taratata », avec trois femmes complètement inconnues chez moi où je ne pouvais pas m’arracher du portable — Juliette Armanet, Jain, et Jeanne Added. Je ne connaissais pas ce qu’elles ont joué, mais j’écouterais toutes les 3 avec plaisir.

Et après eux, un autre moment avec des stars :

Les quatre ont commencé avec la chanson d’Eddy Mitchell, « La dernière séance ». Je sais, l’émission était mythique, mais c’était la première fois où j’ai entendu la chanson. J’étais scotché. (J’excuse cet anglicisme, parce que je le trouve parfait.) Puis, j’ai eu un choc culturel :

NONONONON, si vous allez chanter « I Can’t Get No Satisfaction » en anglais, c’est « No Particular Place To Go » par Chuck Berry. Mais perso, ma version préférée est la reprise de George Thorogood :

Je comprends, ça vient de l’époque avec plein de chansons traduites de façon inattendue, comme « Il a neigé sur Yesterday » et « Dites-moi qui est-ce grand corbeau noir », mais honnêtement, j’ai trouvé ce moment déroutant. Mais j’ai adoré « La dernière séance ». Plus comme ça, merci.

On avance avec Hannibal Lecter, qui a chanté avec Dionysos et Louise Attaque :

Je sais, c’est en fait M. Gaëtan Roussel. Mais vous le voyez maintenant aussi. Ils ont été rejoint par cette chanteuse écossaise, Sharleen Spiteri, d’un groupe inconnu chez moi, Texas :

Elle chantait et parlait en français ainsi qu’en anglais, et j’ai une grande faiblesse pour le français avec les accents britanniques (surtout David Niven dans Le Cerveau).

Une autre réussite « Taratatesque » était Julien Clerc avec 3 femmes inconnues pour moi :

Ils ont commencé avec une chanson de Charles Aznavour, « For me formidable », puis une chanson de M. Clerc, « Ma préférence ». J’ai adoré les deux, inconnues pour moi avant.

Vous avez le droit d’avoir tort, et si vous voulez écouter ce con, c’est votre affaire :

Je remercie le Bon Dieu pour le bouton d’avance rapide.

Je ne connaissais ni Tryo ni Adrien Gallo ni…euh… »Cats on Trees » ? Vous savez que ça veut dire « Des chats sur des arbres » ? Peu importe, les trois étaient très agréables :

J’ai fini cette fois avec Julie Zenatti, inconnue chez moi, qui a chanté une chanson de Sylvie Vartan, « La plus belle pour aller danser » :

Encore une fois, quelqu’une que j’écouterais à nouveau sans hésitation. Je me demande vraiment pourquoi vous vous souciez des trucs en anglais quand vous avez de tels talents à la maison. J’ai découvert une belle dizaine d’artistes dont je vais chercher plus de leurs œuvres, il me reste la moitié de cet épisode à regarder, et il n’y aura même pas une chose dans ma langue maternelle parmi tout ça. J’ai même tout écouté avec mon casque Focal afin d’assurer que rien d’anglais ne contaminerait la musique.

Bon, je plaisante. J’écoute avec le Focal parce que c’est fermé et il est tard chez moi. Mais quand c’est moi que le dis, il faut au moins penser à me prendre au sérieux !

Maladroit

Dans les commentaires de Le théorème de Thévenin, j’ai fait une promesse que j’allais raconter l’histoire de mon cours d’électrotechnique. C’est plutôt lié au blog, pas de façon directe, mais vous reconnaîtrez certainement la même personnalité derrière les deux.

Verre brisé, Photo par Ladon, CC BY 4.0

Pour le Saint-Valentin, je vous ai raconté l’histoire de mon saladier, utilisé dans presque toutes mes recettes pendant 27 ans déjà. En même temps que cette histoire se déroulait, j’étais toujours élevé ingénieur. Et je suivais 6 classes ce semestre-là, dont un cours d’électrotechnique. Dès que j’ai décidé d’abandonner mes études d’ingénieur, j’ai aussi décidé de quitter ce cours pour souffrir moins pendant le reste du semestre. Mais c’était une décision difficile. Je voulais devenir ingénieur électricien pendant des années, et travailler dans les équipements de son — d’où mon loisir qui continue.

Alors, une fois transféré à la fac en face de la rue, je me suis fait une promesse. J’allais reprendre ce cours — et seulement ce cours — pour me prouver que je ne l’avais pas abandonné à cause d’être bête, mais parce que je ne voulais plus le faire.

Être ingénieur n’a jamais été une bonne idée pour moi, parce que je suis un danger pour moi-même avec les mains. Quand j’étais au lycée, j’ai cassé plus de verrerie au labo de chimie que n’importe quel élève d’autre dans l’histoire du lycée. Sur le terrain de baseball au même lycée, les entraîneurs ont décidé de me faire le gérant de l’équipe parce que je ne pouvais pas attraper le ballon. À la fac, j’ai dû suivre un cours de construction mécanique, dont construire mes propres outils (un tournevis et un marteau, ainsi qu’une boîte à outils) avec des machine-outils. Il fallait payer 1 $ pour chaque pièce gaspillée si on faisait des erreurs. J’étais le première élève de l’histoire de la fac de payer plus de 100 $.

Vous ne voulez pas savoir combien d’écrans de portables que j’ai brisés. Je ne sais même pas quel est le nom de ce numéro en anglais, mais il faut l’exprimer avec la fonction d’Ackermann.

Je serais probablement mort d’un choc électrique si j’avais continué de travailler avec des tensions élevées. Mais il n’y avait pas besoin d’aller dans un labo pour ce cours, alors il n’y avait pas de risque. Or, j’ai dû patienter. Malgré le fait que j’ai transféré du troisième meilleure école d’ingénierie au pays, je n’ai pas pu suivre plus de 4 cours pendant mon premier semestre, et ils devaient tous être sur place, pas aux écoles voisines (il y en a 5 aux « Claremont Colleges« , ou à mon avis, 4 ainsi qu’une maternelle pour les plus gros bébés de l’état). Ce premier semestre a été le plus ennuyeux de ma vie.

Dès que le deuxième semestre est arrivé, j’ai demandé le droit de suivre encore une fois le cours. La responsable du bureau de la scolarité m’a dit « Vous êtes fou ; vous venez d’y quitter et vous voulez y retourner ? » Mais j’ai réussi à la convaincre que le regretterais pendant le reste de ma vie si je ne l’ai pas fini. J’ai fini le cours avec une note de B-, dans un cours où la note moyenne était un B. Je ne sais pas comment la convertir à l’échelle de 20 points utilisée en France, mais les notes à Harvey Mudd sont beaucoup plus basses que le reste du pays. Ça aurait été un A à n’importe quelle université de l’Université de Californie.

L’année suivante, j’ai reçu un diplôme « magna cum laude », la deuxième des trois mentions honorifiques que l’on peut recevoir aux États-Unis, « summa cum laude » étant la plus haute. J’ai raté une mention summa par 0.02 points dans la moyenne de mes notes. Si j’avais eu un B, ou n’a pas suivi le cours, j’aurais eu la plus haute mention possible. Je m’en fiche. J’ai dû le faire.

Tout à coup, tout ce que je fais ici, c’est logique, hein ?

Les macarons « Montélimar »

C’est votre jour chanceux, comme on dit en anglais. Ceci n’est pas mon premier macaron original (citrouille, Saint-Valentin), mais c’est la première fois où j’ai fait un macaron qui n’est pas tout composé de parts d’autres personnes. Mon rêve depuis longtemps est de créer un macaron au goût de nougat de Montélimar ; c’est-à-dire au miel, aux pistaches, et aux amandes :

Comme je vous ai dit avant, il y a plein de macarons au nougat qui fondent du nougat dans de la crème liquide pour réaliser une ganache. La mienne n’est pas comme ça, mais le miel est moins cuit que d’hab pour du véritable nougat. Je crois que c’est quand même largement la bonne idée. Allons les faire :

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version novembre 2023

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Avez-vous remarqué que j’ai changé de « continuer à » à « de » en haut ? Après un an et demi de ce billet, je peux dire que c’est habituel !

Nouveaux à moi :

  • Un Esprit Sain Dans Un Corsage n’est pas exactement nouveau à moi, mais je le lis de plus en plus. Elle est une excellente source de faits divers, de courts-métrages animés, et de dessins. Un de cette dernière catégorie traite des punaises de lit.

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Maman Lyonnaise, Et si Facebook disparaissait?, Un déjeuner en Provence, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Les souris de Paris, Planète Vegas, Soigner l’esprit — Guérir la Terre, Grain de Sable, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Bon 3e anniversaire au blog

Aujourd’hui, ça fait maintenant 3 ans que j’écris Un Coup de Foudre, dont 490 jours de suite ! Comme toujours (premier, deuxième), il n’y a qu’une chose à faire : manger un dessert. Il me fallait toujours apprendre le français si seulement parce que c’est littéralement d’où vient le mot dessert en anglais. Le Trésor de la Langue française nous dit qu’il vient de « desservir » :

Hist. 1393 desserte « dernier service du repas » (Ménagier, II, 107 ds T.-L.); 1549 la desserte, ou le dessert (EST.). Déverbal, formé sur le rad. de l’ind. prés., de desservir2

Dessert

Alors, on dessert la table pour une création originale signée Justin, les macarons Montélimar :

Non, je n’ai pas fondu mon stock de nougat de mes dernières vacances — mais il existe certainement des recettes à base de nougat fondu. J’ai plutôt décidé de créer une garniture qui rappelle mon cher nougat, à base de chocolat blanc, parfumé avec du miel, avec des éclats de pistaches et d’amandes. Je pensais à utiliser un colorant pour les rendre plus blancs, mais j’ai enfin décidé que des coques natures (légèrement parfumées à la vanille, comme pour les macarons crème brûlée) seraient plus authentiques, car les meilleurs nougats n’utilisent pas de colorants. Vous trouverez des recettes de macarons « au nougat », mais toutes au nougat fondu (voilà, voilà, voilà, et voilà). La recette sera à suivre.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé depuis la dernière fois ? On a fini 22 départements, un horaire un peu plus lente que prévu, mais le Tour aura certainement fini avant le 4e anniversaire du blog. J’ai lancé une série d’interviews, ce que je n’aurais jamais imaginé quand j’ai lancé le blog. J’ai enfin visité les sites du Jour J. Depuis mars, il y a tout à coup du monde qui veulent me voir car j’apporte des gourmandises où que j’aille. Je devrais être ravi.

Pourtant, il reste le cas que ce sont largement des activités virtuelles. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais j’aimerais toujours que ce soit la vraie vie, non pas seulement des trucs que j’écris la nuit. Je ne sais pas comment changer ça en vivant à Elbe-en-Irvine, mais je ne vais nulle part. En repassant sur les autres anniversaires du blog, on peut voir que j’ai plus ou moins la même pensée à chaque fois. Au moins je suis cohérent.

Alors, il n’y a rien à faire au-delà de renouveler le même vœu qu’à chaque anniversaire — que le prochain anniversaire soit en France !