Autrefois, j’ai dû vous parler de la politique car tout le numéro du Canard cette semaine-là a été consacré à M. Zemmour. Cette fois, je dois faire la même chose à cause de la primaire des Républicains, où Mme Pécresse a gagné. J’ai dû travailler pour comprendre ce numéro, mais j’ai beaucoup appris en le faisant.
On commence avec la chanson célèbre de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, cette dernière meilleure connue pour être un sac à main d’Hermès. Je parle, bien sûr, de Je t’aime…moi non plus. Franchement, je n’ai jamais compris le sens du titre, mais en cherchant cette fois, j’ai appris que ça vient d’une citation de Salvador Dali : « Picasso est espagnol. Moi aussi. Picasso est peintre. Moi aussi. Picasso est communiste. Moi non plus. »
Il y a quelque chose sur le slogan de Zemmour, « Impossible n’est pas français ». Dans la dernière page du numéro, les éditeurs expliquent qu’en fait, ça vient d’une citation de Napoléon : « Je ne connais point ce mot-là ! Il ne doit y avoir pour mes Polonais rien d’impossible ! » L’empereur parlait d’un régiment de cavalerie légère.
Celui-ci, je l’ai compris parce que je suis passé par le Jardin des Plantes en marchant vers la Gare d’Austerlitz. Le journaliste Pierre Rabhi était écologiste avant sa disparition cette semaine. Ayant écrit ça, j’ai tellement envie d’y revenir, soit à la gare soit dans le jardin, peu importe lequel. J’ai le mal de pays.
Peut-être que vous connaissez mon amie Anne-Marie et son merveilleux blog ? Elle a récemment écrit sur les marchés de Noël au Québec. Cette tradition n’existe pas chez moi — et la neige pas non plus. J’ai quand même trouvé celui-ci vachement drôle !
Il y avait deux jeux de mots que je veux mentionner. Peut-être que vous souvenez-vous de la fois où je me suis fait sortir d’un magasin Picard ?
Et l’autre est le gros titre de la première page. Je ne le comprends PAS DU TOUT ; je suis donc sûr que c’est une bonne blague !
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
On continue finalement avec le 35, l’Ille-et-Vilaine. Pourquoi finalement ? Peut-être que vous avez vous rendu compte que le rythme du Tour a augmenté pendant ces derniers deux mois (avant le dîner héraultais quand même). C’est pourquoi j’ai un cher ami qui gère un groupe de fans de l’Ille-et-Vilaine. À chaque fois où je publie un nouveau « Je découvre », il me rappelle que je ne suis pas encore là. Ah bon, nous sommes enfin là. Alors, c’est le département le vingt-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment bretilliens. C’est notre troisième séjour en Bretagne.
On ne commence pas avec la préfecture, Rennes, cette fois. Pourquoi ? Parce que je ne veux rien rater, alors on va traverser de la côte dans un cercle vers Rennes. On commencera, puis, aux communes de Dinard et Saint-Malo, liés par le barrage de la Rance.
À Dinard, on commence avec une promenade sur la Pointe du Moulinet (2 étoiles Michelin) avec ses belles eaux turquoises. Il y a plusieurs promenades à découvrir avec l’aide de cette carte utile, dont la Pointe de la Vicomté (2 étoiles) et la Promenade du Claire-de-Lune (1 étoile), toutes pleines de belles villas et vues panoramiques. On passe par le barrage, et on commence notre tour de Saint-Malo avec les Remparts (3 étoiles), 2 km de murs qui fortifient la baie. Derrière les remparts, on trouve la cité intra-muros (2 étoiles), la plupart de laquelle avait dû être restaurée après une bataille en 1944. La cité abrite deux des monuments les plus importants, le château (2 étoiles), du XIVe siècle, et la cathédrale Saint-Vincent, du XIIe siècle. Dans le château, il y a un musée consacré à l’histoire de Saint-Malo (1 étoile). À moins d’un kilomètre du château, on ne veut pas rater la Tour Solidor, un bâtiment vraiment impressionnant du XIVe siècle.
On rentre dans notre voiture, et on continue un peu à l’est, à Cancale. On est ici pour être émerveillés par la nature. Vous souvenez-vous de la Côte d’Emeraude (3 étoiles), de laquelle on a parlé aux Côtes-d’Armor ? Ça continue ici, avec le Sentier des Douaniers (1 étoile, à ne pas confondre avec celui de Ploumanac’h), d’où on peut voir la célèbre Baie du Mont-Saint-Michel (on y reviendra en Manche, mais l’île ne fait pas partie de l’Ille-et-Vilaine). Ce qu’on ne veut pas rater plus que tout, c’est la Pointe du Grouin (2 étoiles), avec une vue qui « s’étend du cap Fréhel à Granville » selon le Guide Michelin (c’est presque 100 km). Ceux qui aiment les huîtres voudront visiter La Ferme Marine. Un peu au sud de Cancale, on passe par Dol-de-Bretagne pour visiter la cathédrale Saint-Samson (2 étoiles), un cathédrale gothique construite du XIIe au XVIe siècles, et le Menhir du Champ Dolent (les menhirs étant des mégalithes préhistoriques). Finalement t dans cette région, on passe par le Château de Combourg (1 étoile), ancienne maison de l’écrivain Chateaubriand.
On continue maintenant à Fougères, à 50 km à l’est de Combourg. Ici, on commence avec le Château de Fougères (2 étoiles), avec 3 enceintes et 13 tours. On penserait qu’une forteresse comme ça serait presque impossible à capturer, mais deux fois pendant la Guerre de Cent Ans, ça s’est arrivé, en 1449 par les Anglais et en 1488 par les Français. Son voisin, l’Église Saint-Sulpice (1 étoile), a de nombreux trésors architecturaux, comme « [un] nef charpentée en carène de bateau renversée, boiseries Louis XV, retables médiévaux en granit, vitraux du XVIème siècle, oeuvre du maître verrier fougerais Pierre Symon ».
On conduit maintenant 30 km au sud pour visiter Vitré. La rue de la Baudrairie (2 étoiles) est pleine de maisons à pans de bois et autres ornements intéressants. Leur château (2 étoiles) vient du XIe siècle, et abrite un musée d’art et de l’histoire de la ville. La nuit, on peut regarder les Lumières, qui racontent de l’histoire — on peut en savoir plus ici.
Maintenant, on tourne vers l’ouest pour aller à Rennes. On y trouve le centre historique (2 étoiles), dont la Place de l’Hôtel de Ville (1 étoile) et la Place du Champ-Jacquet (1 étoile), plein de maisons des XVe et XVIe siècles. Le Palais du parlement de Bretagne (2 étoiles) date du XVIIe siècle, où on y trouve la cour d’appel de Justice depuis 1804. On n’a pas visité trop de musées dans ce séjour, alors allons au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2 étoiles) pour leur collection « très éclectique » (selon Michelin). Finalement, on visite le Parc du Thabor (2 étoiles) pour se détendre parmi 2 000 espèces florales après le séjour le plus long de ce blog ! Ceux qui ne sont pas tout épuisés peuvent visiter la forêt de Brocéliande (1 étoile) en dehors de la ville, liée aux légendes du Roi Arthur, mais moi, je préfère encore Cornwall à Cornouaille pour ça, si vous me comprenez.
Je ne vais pas vous mentir — la recette de ce soir n’est pas trop compliquée, mais j’ai eu du mal en la choisissant. La cuisine héraultais est pleine de trucs que je ne peux pas trouver. Des poissons indisponibles, de la chair à saucisse, etc. J’ai fini par faire un remplacement — de la viande hachée au lieu de la chair à saucisse — et après des problèmes en trouvant des moules, voilà les moules farcies à la sétoise.
Je dois la recette à Hérault Tourisme. Il y a une version différente à Keldelice, où j’ai choisi la recette, mais je vous ai conseillé avant d’utiliser Keldelice pour des idées, pas des recettes particulières. Quelques astuces — j’ai acheté trop de viande, alors j’ai fait quelques petites boulettes avec le reste de la farce, j’ai ajouté de l’origan à la sauce, et je vous conseillerais d’utiliser encore moins d’oignon et plus d’ail. Je n’ai fait pas l’aïoli qui va avec cette recette — d’habitude, je n’aime ni l’aïoli ni la mayonnaise, et c’est moi qui dois tout manger !
Les ingrédients pour les moules (1 personne):
6 moules
100 grammes de chair à saucisse ou de viande hachée
1 gousse d’ail
1 oeuf
1 tranche de pain dur
Persil, sel, poivre
1 boite de tomates concassées
1/2 oignon (ou moins)
1 petit verre de vin blanc
Voilà, mon vin blanc et mes tomates :
Les instructions pour les moules :
Hachez finement le persil et l’ail.
Faites gonfler le pain dans l’eau, puis essorez-le à la main. Il y a 3 tranches de pain ici parce que j’étais pas sûr de la taille d’une tranche selon eux. 1 tranche d’une baguette typique suffit.
Mélangez la chair à saucisse ou viande hachée, l’ail et le persil, puis l’oeuf et le pain. Salez et poivrez. Le mélange se doit d’être bien homogène.
Enlever la « barbe » des moules (la tirer vers l’arrière de la moule). Mes moules n’avaient pas de barbes.
Lavez et grattez les coquilles pour y enlever les impuretés. Bien sûr ne garder que les moules fermées et non-cassées.
Ouvrez les moules à l’aide d’un couteau (décalez légèrement la coquille supérieure, insérez le couteau et suivez l’intérieur de la coquille pour couper le muscle sans abimer la possibilité de refermer la moule pour la cuisson. — BONNE CHANCE AVEC ÇA ! Je peux vous dire que mes moules ont fini par être assez cuites. Mais c’était impossible de les garnir et aussi les refermer complètement.
Avec la farce, garnissez la moule, et refermez-la délicatement.
Réservez le temps de préparer la sauce.
Faites revenir dans une casserole l’oignon et l’ail haché.
Si vous avez trop de viande, faire des petites boulettes. Faites-les revenir avec un peu d’huile d’olive.
Ajoutez les tomates concassées, le verre de vin blanc et laissez mijoter quelques minutes en mélangeant. Moi, j’ai ajouté aussi de l’origan. Je vous conseille d’utiliser n’importe quelles épices que vous aimez, façon italiennes, mais ne faites pas une sauce complètement sans épices. Ce serait ennuyeuse.
Répartissez les moules à plat dans un grand faitout. On peut créer 2 étages si vous avez plus que 6 moules. J’ai ajouté aussi les boulettes, pour les faire mijoter dans la sauce.
Versez la sauce. Les moules doivent être immergées. Rajoutez de l’eau le cas échéant.
Faites cuire 20 à 30 minutes à feu doux. La sauce doit devenir progressivement plus épaisse. Pendant ce temps, préparez du riz ou des pâtes pour accompagner les moules. Pour moi, c’est du riz de Camargue — J’ADORE !
Hier soir, j’ai assisté à un dîner sponsorisé par mon Alliance Française locale. Ce post est deux choses : 1) une mise à jour de mon article sur Moulin, parce qu’ils ont agrandi leur espace et servent des repas à table maintenant, et 2) une plainte sur le mauvais comportement de certains qui ont complètement gâché ma nuit.
D’abord, le nouveau espace de Moulin (à côté de la boulangerie) est tellement beau. Comme leur boulangerie, il est plein de vieux panneaux et affiches. Nuit, c’est un régal pour les yeux.
Je ne vais pas vous dire que leur pain est mieux que ce qu’on trove en France, mais ça ne manque rien.
Voilà la carte — puisque le dîner a été pour un grand groupe, il n’y avait pas trop de choix. Mais ils ont aussi un plus grand menu. Quant au vin, je sais seulement que c’était un Côtes-du-Rhône, et c’était 8 $ le verre. Un peu cher pour un vin inconnu, mais habituel ici.
J’ai commandé la salade frisée, le poulet au champagne, et la tarte aux pommes. J’ai complètement oublié de prendre une photo de la salade. ([Ignorez le gros con. Il n’avouera jamais qu’on mange les mêmes trucs. — M. Descarottes.]) Tout était très bien. Pour 45 $, le prix fixe pour ce soir-là, c’est pas un bon marché, mais ça vaut l’argent.
Je souhaite que je pourrais vous dire que la compagnie pour la soirée était également bonne. Mais ce serait un mensonge. À un côté de moi, une Française passait son temps en envoyant des SMS avec son portable. J’avoue, elle me connaît déjà un peu, et je crois qu’elle ne m’aime pas parce qu’on est des opposés. Elle travaille dur pour ne pas avoir aucun accent (au fait, c’est une réussite), et elle dit à n’importe qui que c’est parce qu’elle ne veut que personne sache qu’elle vient de France. Elle n’est pas la seule de ce genre que je connais, mais ces personnes ne comprennent pas que je ne les déteste pas du tout. Je les comprends parfaitement. C’est juste que l’on a envie de voyager dans la direction opposée. On dirait en anglais que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
Mais l’insulte de l’année est venue de l’homme en face de moi. Je dois vous expliquer que je suis, comme on dirait en anglais, « un poisson en dehors de l’eau ». D’habitude, ceux qui rejoignent l’Alliance Française sont soit des jeunes qui veulent voyager, soit des retraités qui veulent revivre de vieux souvenirs. Je n’y connais personne dans la quarantaine. Mais quand l’homme de 60 ans a dit à la femme d’environ 30 ans à mon autre côté qu’il n’y avait pas de célibataires à la table, en me regardant, je voulais dire à cette espèce de ([censuré pour garder un blog tous publics — M. Descarottes]). C’est pas sa faute que je me suis marié avec la seule femme qui a accepté un premier rendez-vous avec moi. Mais il m’a déjà rencontré. Et après ce moment-là dans la conversation, c’était bien évident que cette femme ne voulait plus me parler bien que je n’aie pas essayé de la draguer. Pas du tout. Merci beaucoup à ce monsieur pour m’avoir rendu invisible. C’est toujours comme ça, et je n’apprécie pas l’aide.
Mais finalement, cette note est pour le nouveau resto de Moulin, pas mes « compagnons » du soir.
Cette fois, je ferai quelque chose d’inhabituel. Je fais toujours mon dîner avant mon dessert, ou les deux en même temps, mais pour l’Hérault, je vous présenterai le dessert avant le dîner. C’est parce qu’il y a une pénurie de moules (le fruit de mer, pas l’autre chose) dans mes supermarchés, mais j’ai déjà fait mon dessert. Alors, voilà un dessert héraultais depuis 1890, fabriqué dans exactement une pâtisserie à Sète, et maintenant chez moi — le frescati :
Le frescati est composé de 4 choses : une base de pâte sucrée, une couche de génoise aux raisins engorgée de rhum, de la meringue italienne, et couvert avec un fondant au café. Il n’y a pas trop de recettes sur Internet pour ce dessert — juste cette vidéo et quelques descriptions sur les sites touristiques de la région, sauf celle-ci en néerlandais — mais c’est ma mission de vous présenter la France insolite, le quotidien de ceux qui habitent en dehors de Paris. Dès que j’ai trouvé des infos sur ce dessert, il n’y avait pas de choix. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas écrire toutes les recettes de ces trucs dans juste un article !
Avant de vous donner ma recette, quelques astuces : 1) C’est bien clair que je n’ai pas fait assez de fondant. Dans la vidéo, vous pouvez voir ce qu’ils utilisent — c’en est beaucoup. 2) C’est également clair que je devrais couper la génoise en deux. La vraie chose a des couches de génoise et de meringue de la même hauteur. 3) Je devrais faire encore plus de meringue italienne, pour la même raison.
Pour la base de pâte sucrée, on aura besoin de 1/4 de notre recette de pâte sucrée. Voilà le reste des instructions :
Préchauffer votre four à 180°C.
Fariner votre tapis de cuisson.
Étaler votre pâte pour qu’il puisse faire couper par un cercle de pâtisserie. Le mien est de 15 cm.
Piquer avec une fourchette, puis enfourner pendant 15-18 minutes. Vous pouvez voir que la galette est bien plate, sauf où je pouvais la piquer encore plus. (C’était pas un problème à la fin, mais attention quand même.)
Pour la génoise aux raisins, utilisez un cercle de pâtisserie de même taille que pour votre galette de pâte sucrée. Pour 15 cm, ma recette de génoise suffit. Pour 22 cm, doublez les ingrédients et hop ! Ça suffira. Encore une fois, le reste des instructions :
Couper votre génoise en deux parts dans le sens de la largeur.
Dans un plus grand moule à gâteau, mettre assez de rhum pour couvrir la moitié du gâteau.
Mettre votre génoise dans le rhum et laisser macérer. Après une heure, faites la même chose à l’autre côté.
Je dois la recette de la meringue italienne au blog Il était une fois la pâtisserie. Elle a une bonne vidéo pour vous montrer comment suivre la recette. J’ai fait 1/3 plus de meringue que sa recette.
Les ingrédients pour la meringue :
4 blancs d’œuf
240 grammes de sucre en poudre
40 grammes d’eau
Les instructions pour la meringue :
Mettre le sucre et l’eau dans une casserole. Faire bouillir à 114°C — utilisez un thermomètre.
Mettre les blancs d’œuf dans le bol d’un robot pâtissier. Dès que votre thermomètre dit 114, commencer à battre les blancs à grande vitesse.
Dès que votre thermomètre dit 118°C, verser le sucre dans le bol du robot. Désolé pour la manque de photos, mais quand on verse du sirop bouillant dans un robot, on ne s’inquiète pas trop des photos. De toute façon, votre meringue est prêt après environ 5 minutes. Il devrait être un joli « bec de oiseau », comme ici, quand on retire le fouet.
Dernièrement, le fondant au café. Je dois ma recette de fondant à cette vidéo de Cook&Record. Pour une version au café, j’ai dû un peu deviner — une bonne cuillère à soupe de café a été suffisant pour un bon goût de café, pas trop fort.
Les ingrédients pour le fondant au café :
225 grammes de sucre
25 grammes de glucose en poudre OU 25 grammes de plus de sucre
75 grammes d’eau
1 cuillère à soupe de café à température ambiante
Je n’ai pas de machine à café parce que je ne le bois pas, alors j’ai utilisé du café instantané. Je vous demande pardon. Mais mon glucose est au moins un vrai produit belge !
Les instructions pour le fondant au café ;
Mettre le sucre, le glucose, et l’eau dans une casserole. Porter à ébullition à 114°C.
Retirer du feu, et mettre la casserole dans un bol d’eau froid. Laisser descendre jusqu’à 75°C.
Verser le fondant dans le bol d’un robot pâtissier. Battre à moyenne-grande vitesse pendant environ 10 minutes. Le fondant devrait blanchir.
Verser le café sur le fondant. Battre pendant quelques instants, juste assez pour devenir homogène.
Finalement, on passe au montage. Comprenez-vous pourquoi je suis É-PUI-SÉ ?
Mettre la génoise au-dessus de la galette de pâte sucrée.
Mettre de la meringue au-dessus de la génoise. Étaler avec une spatule à glaçage. Couvrir également le dessus et les côtés.
OK, une base de plus avant notre dîner héraultais. Je vous promets que les deux sont liées.
Pour faire une génoise, j’ai choisi une autre recette du livre « Desserts by Pierre Hermé ». Celle-ci est aux raisins, pour des raisons qui vous comprendrez bientôt, mais d’habitude, elle est faite nature et trempée avec des divers liqueurs ou des sirops. Voilà la nôtre :
Sa recette originale fait un gâteau de 22 cm. Je l’ai coupé par deux pour faire un gâteau de 15 cm.
Les ingrédients :
28 grammes de beurre
3 gros œufs
100 grammes de sucre
83 grammes de farine
Les instructions :
Préchauffer votre four à 180°C.
Mettre de l’eau dans une casserole assez grande pour faire un bain-marie avec le bol de votre robot pâtissier. Faire fondre le beurre et laisser reposer. Mettre la casserole sur un feu moyen.
Tamiser votre farine.
Fouetter les œufs et le sucre ensemble dans le bol du robot. Mettre le bol sur la casserole et fouetter sans cesse, jusqu’à obtenir une température de 55°C. Retirer le bol du robot et le mettre dans le robot. Fouetter avec le robot jusqu’à ce que la température a baissé à la température ambiante et le volume a triplé.
Mettre une cuillère des œufs dans le bol du beurre. Avec une maryse, commencer à replier la farine dans les œufs. Faites ça en deux tranches, pas toute la farine en même temps. Ajouter le beurre et faire la même chose.
Beurrer soit un moule à gâteau soit un cercle de pâtisserie (si c’est le dernier, le mettre sur une plaque à cuisson avec un tapis en silicone. Si vous allez ajouter quelque chose comme des raisins ou des pépites au chocolat, les mettre dans le fond du moule. Verser la pâte dans le moule. Enfourner pendant 28 minutes. Tester avec un cure-dent avant de sortir du four. Laisser reposer au moins 5 minutes avant de démouler.
J’avoue, je ne comprends rien au statut des descendants des nobles. Mais cette nouvelle, selon l’article qui accompagne ce dessin, dit que le comte de Paris veut reprendre le château de Chantilly. Ça me surprend beaucoup ! (Je ne peux pas trouver aucun article sur un autre site avec la même nouvelle — seulement cet article qui mentionne l’état grave du château.)
Il y a beaucoup de parler sur des intrigues chez l’EÉLV. D’habitude, je ne m’occupe des partis politiques ici, mais il y a plusieurs articles sur le même sujet dans ce numéro. C’est carrément un sujet qui intéresse le public. Il me semble que celui-ci traite de cette nouvelle à propos d’un certain Matthieu Orphelin (qui je ne connais pas), qui était peut-être malhonnête en tant que porte-parole.
Mais ce qui est plus étonnant, c’est ce dessin sur le même sujet, qui fait une blague de deux films de Jacques Tati, Les Vacances de M. Hulot et Mon Oncle :
Et notre dernier dessin parle encore une fois de Joséphine Baker, de laquelle on a parlé en août. Je doute fortement que M. le Président Macron aurait vraiment dansé comme ça, mais j’ai quand même ri :
Finalement, mes excuses s’il vous semble que je vous pose un lapin avec le dîner héraultais. À cause d’avoir ma fille avec moi pendant la semaine dernière, je ne pouvais pas le faire. Ça apparaîtra jeudi.
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Avec ce post, on commence une série de recettes appelée « les bases » pour ne pas devoir tout répéter quand je fais quelque chose de commun, comme la pâte brisée ou la crème pâtissière. Et oui, on aura besoin de la pâte sucrée tout de suite.
Cette version est la recette dans le livre « Desserts by Pierre Hermé », et oui, c’est inhabituel d’utiliser de la poudre d’amande dans ce genre de pâte. Mais j’essaye toujours d’élever les normes ici — faites-moi une faveur et ne revisitez jamais mon dessert aindinois — et autant que j’adore Cook&Record, elle serait d’accord que Pierre Hermé est le ne plus ultra (une expression anglaise qui veut dire qu’il n’y a rien de meilleur).
Les ingrédients :
280 grammes de beurre ramolli, coupés en morceaux
150 grammes de sucre glace, tamisé
50 grammes de poudre d’amande
1 pincée sel
1/4 cuillère à soupe de vanille liquide
2 œufs
500 grammes de farine de blé
Les instructions :
Dans le bol d’un robot pâtissier, ajouter le sucre glace et le beurre. Mélanger à faible vitesse jusqu’à ce que le mélange devienne crémeux.
Battre les œufs légèrement avec une fourchette. Ajouter la poudre d’amande, les œufs, la vanille, et le sel, et mélanger à faible vitesse.
Ajouter la farine par tiers et mélanger à faible vitesse à chaque fois. Arrêter dès que la pâte se rassemble.
Former une boule et la peser. Ça devrait mesurer environ un kilogramme. Couper en trois boules pour 3 tartes de 26 cm ou quatre boules pour 4 tartes de 22 cm. Utiliser votre balance pour assurer que les boules ont toutes des tailles similaires. Emballer les boules au film de contact. Mettre la pâte dans le frigo et laisser reposer la nuit si vous voulez l’utiliser immédiatement ; sinon, la mettre au congélateur jusqu’à deux mois.
L’année dernière, je vous ai parlé du mensonge de Black Friday, un fête avec une fausse origine. Mais à l’époque, je n’étais pas encore abonné à beaucoup de listes de diffusion en français. Cette année, c’est toute autre chose, et maintenant, je me sens comme c’est encore une fois une question de l’impérialisme linguistique des anglophones français. Ah bon, c’est peut-être que je suis obsédé. Mais j’ai reçu tout ça pendant les dernières 24 heures :
Je préfère la traduction du Chef Michel Dumas :
Selon cette enseignante de français pour les anglophones, « Vendredi fou » est surtout trouvé au Québec. Et voilà, leur gouvernement nous dit que c’est l’un des « termes privilégiés » alors que Black Friday est « déconseillé ». C’est certainement le cas que je ne l’ai pas encore trouvé dans un site .fr.
Mais il y a une entreprise française qui m’a envoyé une pub aujourd’hui sans mentionner « Black Friday ». Et quand on considère la langue du courriel, c’est encore plus ironique :
Mais de tous ces courriels, seulement un a réussi :
Ah bon, c’est vraiment une entreprise californienne. Mais c’est aussi mon herbe à chat, alors j’y suis allé. Et c’était difficile de résister :
Ils me connaissent un peu maintenant, alors avec mes achats, ils m’ont gentiment donné quelques échantillons de nougat de Montélimar. Dois-je vous dire qu’ils sont déjà disparus ?
Aujourd’hui (et ce week-end) est le jour férié américain de Thanksgiving. (Nos voisins canadiens fêtent quelque chose de similaire, l’Action de Grâce, en octobre.) L’année dernière, j’étais tout seul à cause du virus, alors j’ai fait mon premier dîner pour la fête. Cette année, ma fille et moi avons dîné en famille avec mes parents, mais je voulais quand même adopter une autre recette de Thanksgiving à la façon française. On n’a jamais assez de desserts ici, alors cette fois, je vous présente mon cauchemar préféré, la tarte à la citrouille.
Cauchemar ? Pourquoi ? Eh bien, chaque 5-6 ans, mon anniversaire se passe au même jour que Thanksgiving. Quand ça arrive, mes amis et parents pensent qu’il suffit de mettre une bougie dans la tarte qu’ils allaient quand même manger. Quel effort ! Je suppose que c’est mieux qu’un anniversaire pendant le Carême. En tout cas, voilà :
Notre tarte est presque cent pour cent française. La pâte est une pâte brisée. La garniture est plus ou moins une crème pâtissière à la citrouille. (C’est à dire que c’est presque un flan pâtissier.) Le seul ingrédient dont vous aurez du mal à trouver est la purée de citrouille, mais j’ai trouvé un fournisseur pour vous en Europe. Le mélange d’épices appelé « pumpkin spice » (épices de citrouille) n’existe pas en France sous ce nom, mais il n’y a rien dans la boîte que vous ne pouvez pas trouver. C’est juste des clous de girofle, de la muscade, de la cannelle, du gingembre, du piment de la Jamaïque, et du macis. D’accord, je ne connais personne qui garde du macis dans sa cuisine non plus.
Les ingrédients pour la tarte à la citrouille :
100 grammes de beurre
200 grammes de farine
1 pincée de sel
100 + 25 grammes de sucre
1 jaune d’œuf
50 ml d’eau
3 œufs entiers
300 ml de lait
60 grammes de maïzena
1 boîte à conserve (425 grammes) de purée de citrouille
1-2 cuillères à café d’épices de citrouille
Les instructions pour la tarte à la citrouille :
D’abord, on fait notre pâte brisée. Coupe le beurre en dès. Dans un saladier, sabler la farine et le beurre.
Ajouter le sel, 25 grammes de sucre, le jaune d’œuf, et l’eau. Mélanger bien avec les mains, et faire une boule. Laisser reposer au frigo pendant 2 heures.
On passe à la garniture. Dans un saladier, mélanger 3 œufs et 100 grammes de sucre et faire blanchir avec un fouet.
Ajouter la maïzena et fouetter.
Faire bouillir le lait dans une casserole. Quand il commence à bouillir, verser un peu de lait dans les œufs et fouetter, puis verser tout dans la casserole. Continuer à remuer jusqu’à ce que le mélange devienne épais.
Sortir du feu et ajouter la purée de citrouille et les épices. Mélanger bien avec un batteur plongeant. C’est difficile de faire un mélange complètement homogène !
Étaler votre pâte, puis la mettre dans un moule à tartes. Piquer le fond avec une fourchette. Verser la garniture dans le moule et étaler avec une maryse.
Faire cuire à 180°C pendant 40-45 minutes. Vérifier avec la lumière mais n’ouvrez pas la porte du four. Laisser refroidir à température ambiante avant de servir.