Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

L’homme de la Manche

Je ne mens pas — je préfère fortement les semaines comme celle-ci, quand Le Canard enchaîné parle d’un sujet ridicule et sérieux en même temps. Pour être clair, la situation des pêcheurs n’est pas du tout drôle pour les pêcheurs eux-mêmes. Mais il me semble qu’elle n’a pas trop à voir avec les poissons, et beaucoup avec les égos de Messrs. Macron et Johnson. Alors :

Connaissez-vous le film allemand « La Chute » ? C’est célèbre sur Internet à cause d’une scène où le leader allemand apprend que la guerre est perdue, et il fait une crise. Beaucoup de monde l’utilisent pour faire des parodies, comme celle-ci :

Ce dessin m’a rappelé ces vidéos (au fait, il y en a des milliers en anglais) :

Nous ne sommes pas finis avec ce sujet ! Peut-être que vous avez entendu parler de la conférence COP26 cette semaine ? Le Canard a lié les deux :

Avant de partir du sujet, j’ai vu ce dessin du journal « Thé Telegraph », de Londres, grâce au compte Twitter d’Anne-Élisabeth Moutet, une journaliste bilingue. Ça donne le point de vue des anglais. Ça renforce mon point de vue que l’on est dans les égos, et pas de vraies questions de politique :

« Donne un poisson à un homme et tu le nourris pendant une journée. Apprends-lui à pêcher, et tu emmerdes les Français toute la vie. » (lien original)

Cette situation me rend triste. J’ai visité l’Angleterre trois fois, dont l’Écosse deux fois. Je ne manque pas d’affection pour eux. C’est comme voir des beaux-parents en train de lutter, l’un contre l’autre.

On finit avec une chanson, pour ceux qui ne connaissent pas la référence de mon titre. Il y avait une pièce de théâtre, « L’homme de La Mancha », après Don Quichotte. Jacques Brel a fait une version en français. Je ne peux pas entendre le nom de l’eau entre la France et l’Angleterre — la Manche — sans penser à cette chanson.

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Le gâteau chocolat-framboise de François Payard

Je vous ai dit il y a quelques semaines que je savais exactement ce que j’allais faire du livre de François Payard. C’était le gâteau de l’anniversaire du blog. J’ai dû traduire la recette de l’anglais — mais pas les mesures, qui est surprenant pour un livre vendu aux États-Unis, surtout des années 90s.

J’ai fait un changement qui n’est pas du tout dans le livre. C’est clair de sa photo que M. Payard a utilisé une ganache au chocolat pour couvrir le gâteau. Mais n’en donne pas une dans la recette. J’ai donc utilisé la même ganache que j’utilise pour mes éclairs. C’est peut-être plus dure que l’on veut pour un gâteau. Aussi, je l’ai suivi en utilisant un chocolat amer (Ghirardelli 60 %) ; la prochaine fois, je choisirais quelque chose un peu moins amer, peut-être Valrhona Jivara (40 %) ou Caraque (56 %). En général, les framboises ont besoin d’un chocolat noir, mais avec une poudre de cacao sans sucre pour la génoise, ce gâteau a déjà une saveur amère.

Les ingrédients pour la génoise :

  • 120 grammes de farine à gâteau, tamisée
  • 56 grammes de poudre de cacao sans sucre
  • 6 gros œufs
  • 200 grammes de sucre en poudre
  • 28 grammes de beurre doux fondu, refroidi à température ambiante

Les instructions pour la génoise :

  1. Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner un moule à pain de 22cm x 11.5cm x 6 cm. Taper pour enlever l’excès.
  1. Fouetter la farine et la poudre de cacao ensemble dans un saladier. Mettre de côté.
  1. Faites un bain-marie avec une grande casserole et le bol d’un robot pâtissier. Fouetter les œufs et le sucre ensemble dans le bol avant de le mettre sur la casserole. Mettre le bol sur l’eau et fouetter jusqu’au moment où les œufs atteignent 40°C. Mettre le bol dans son robot et fouetter à grande vitesse jusqu’à ce que le mélange triple de volume.
  1. Sortir le bol du robot et mélanger la farine avec les œufs en utilisant (gentiment) une maryse. Mettre le beurre fondu dans un petit bol avec une cuillère de la pâte et mélanger. Puis mélanger le beurre avec la reste de la pâte. Mettre la pâte dans votre moule, et lisser la pâte avec votre maryse.
  1. Enfourner pendant 30-35 minutes, jusqu’à ce que le gâteau rétrécisse des bords du moule. Refroidir pendant 10 minutes dans le moule, puis démouler et laisser refroidir complètement.

Les ingrédients pour le sirop à la framboise :

  • 250 grammes de sucre
  • 118 grammes d’eau
  • 2 cuillères à soupe d’eau-de-framboise ou autre liqueur à la framboise (j’ai utilisé Chambord)

Les instructions pour le sirop :

  1. Mettre le sucre et l’eau dans une casserole sur un grand feu. Faire bouillir. Quand le sucre est complètement dissous, éteindre le feu et mettre le sirop dans un bol. Ça produira environ 350 grammes de sirop.
  1. Mettre 120 grammes de sirop dans un bol. Couvrir la reste — on peut l’utiliser pendant les prochaines deux semaines. Mélanger l’eau-de-framboise avec les 120 grammes de sirop et réserver.

Ingrédients pour la garniture au chocolat fouettée :

  • 100 grammes de chocolat amer
  • 116 grammes de crème liquide entière
  • 2 cuillères à soupe d’eau-de-framboise ou autre liqueur à la framboise
  • 156 grammes de beurre doux ramolli

Instructions pour la garniture au chocolat fouettée :

  1. Mettre le chocolat dans un bol. Dans une casserole, faire bouillir la crème liquide. Renverser la crème au-dessus du chocolat et fouetter gentiment. Laisser refroidir à température ambiante.
  1. Dans un robot pâtissier, fouetter le beurre jusqu’à ce qu’il soit duveteux, environ 3 minutes. Ajouter le chocolat et l’eau-de-framboise et fouetter jusqu’à ce que tout soit bien mélangé.

Ingrédients pour la ganache au chocolat :

  • 330 grammes de chocolat
  • 165 grammes de beurre

Instructions pour la ganache au chocolat :

  1. Sur un feu doux, faire fondre le mélange en remuant. C’est tout. Laisser refroidir à température ambiante et faire le montage.

Ingrédients pour le montage :

  • Environ 150 grammes de confiture de framboise

Instructions pour le montage :

  1. Couper la génoise pour enlever la partie ronde. Couper la reste en 3 tranches, horizontalement.
  1. Mettre la tranche du bas dans votre moule à pain (après avoir nettoyé le moule). Badigeonner généreusement avec du sirop à la framboise. Étaler la moitié de la confiture sur la tranche. Faire la même chose avec un tiers de la garniture.
  1. Répéter l’étape précédente avec la tranche du milieu.
  1. Mettre la dernière tranche au-dessus. Badigeonner avec la reste du sirop. Laisser reposer au frigo pendant une demi-heure.
  1. Sortir le gâteau du frigo et démouler. Étaler la reste de la garniture au-dessus du gâteau. Étaler la ganache partout. Mettre le gâteau encore dans le frigo pour que la ganache devienne solide, mais sortir le gâteau avant de servir. Transférer d’une assiette à une autre au besoin.

Bon anniversaire au blog

Aujourd’hui est le 1er anniversaire d’Un Coup de Foudre. Si vous vérifiez les records DNS, j’ai acheté le domaine le 17 octobre, mais j’ai passé le reste du mois en pensant aux contenus du site. Je n’étais pas du tout sûr à l’époque si je continuerais vraiment, ou finirais le Tour des Départements. Mais il s’avère que je suis la même règle ici qu’avec mes études — plus je fais, plus je veux faire.

Et combien ai-je fait ? Voici le décompte des mots sur ce blog depuis le début, un véritable roman !

Ce n’est pas souvent le cas que l’on fait ça 19 mois après avoir commencé à étudier une nouvelle langue, non ? Mais ça ne sent presque jamais le boulot — chaque semaine il y a de nouvelles aventures pour moi, et j’espère que parfois, vous les lecteurs découvrent de nouvelles choses aussi. (Heureusement, personne ne m’a demandé mon avis après dix heures dans la cuisine le Thanksgiving dernier.)

Je crois que je peux enfin vous dire le vrai secret du blog, qui est peut-être moins un secret que quelque chose dont il vous semble toujours que je plaisante. Je dis parfois que ce blog est la plus longue liste de courses au monde. Mais je cherche quoi exactement ?

Où habiter.

Je suis complètement sérieux. Au début du blog, la pensée m’avait déjà croisé l’esprit, mais elle n’était pas encore une idée claire. On peut lire les « Je découvre », et voir l’évolution de mes pensées sur ce sujet — chaque fois j’essaye de me vendre l’idée d’y vivre. Le temps que nous soyons juillet, je n’en pouvais plus — j’ai dû savoir.

Mon amie Anne-Marie a récemment écrit sur le sujet de se trouver en voyageant. Comme d’habitude, c’est un article très sage, et elle dit quelque chose de très important — « Si on fuit pour oublier quelqu’un ou un job que l’on déteste, rien n’y fera. Ce que tu fuis t’attendra au retour. » Elle a raison. Quelqu’un (vous savez déjà qui) me poursuit depuis un an, parce que… franchement, je ne sais vraiment plus pourquoi. Et ça pourrait continuer d’une façon ou une autre jusqu’en 2028.

Ça fait déjà une décennie que cette personne m’empêche de sortir plus de trois jours, et elle en aura le droit tant qu’on partagera notre fille. J’habite donc dans une prison, bien que je ne sois pas un criminel. Dès que ça se termine, je ne veux plus jamais revoir Orange County.

Mais je n’ai pas complètement d’étoiles aux yeux. Montrez-moi un autre pays avec un site pour surveiller les grèves. La moitié du temps, au moins une ligne du métro parisien ne marche pas. Personne chez les français ne peut se rendre compte d’une faute de grammaire commise par quelqu’un d’autre sans le corriger. Tout se déroule très lentement en France, et c’est pas juste le temps de cuisson des plats français. Vous vous disputez sur tout et n’importe quoi.

Savez-vous ce que je pense de tout ça ? Je m’en fiche. Vos défauts sont les mêmes que les miens. Je vous adore également pour eux comme pour les sujets du blog — le patrimoine, la cuisine, la culture. Je connais bien les cultures mexicaine, espagnole, japonaise, italienne, anglaise — je les ai toutes visitées, je parle toutes leurs langues (sauf l’italien), et c’est vous que je choisirais.

Anne-Marie a raison sur autre chose : « Sortir de sa zone de confort oblige à trouver des ressources que l’on ne croyait pas posséder ». D’une façon, je suis heureux qu’il ait plu pendant mon voyage, que j’aie dû changer de plans plusieurs fois à cause du métro. C’est le « Système D », et je ne m’inquiète plus si je peux le vivre complètement en français. Il ne reste qu’une question de plus :

La France, m’aura-t-elle ?

(Je sais, vous voulez la recette du gâteau choco-framboise en haut. Veuillez patienter jusqu’à demain.)

Un pour tous, tous pour un

Il y a beaucoup de versions des Trois Mousquetaires, mais je suis sûr que vous avez tous déjà deviné que j’ai regardé celle avec Bourvil. Ça fait plus de 30 ans depuis que j’ai lu une traduction du roman en anglais, et en plus, en version abrégée. Alors, je ne sais pas si Planchet, le rôle joué par Bourvil, était si grand dans le roman.

Le film suit plus ou moins ce dont je me souviens. Au début, notre héros D’Artagnan sort de la Gascogne pour rejoindre le service du roi. Il est insulté par de nombreuses personnes, dont le Comte de Rochefort et Milady de Winter :

Il est blessé, mais après avoir guéri, il entre Paris, où il rencontre les Trois Mousquetaires. Il n’a pas trop de sens, et il lance des défis contre chacun.

Dans un moment du plus haut réalisme, il loue un appartement parisien avec les mots : « Cette chambre est indigne d’un futur mousquetaire, par contre le prix est digne d’un prince. » Rien n’a changé, Monsieur.

Il et les mousquetaires se rencontrent pour un duel, mais ils sont interrompus par les gardes du Cardinal Richelieu. Ils se battent ensemble contre les gardes, et c’est une victoire complète :

Au palais, on trouve le roi, qui joue aux cartes jusqu’au moment où il est interrompu par M. de Tréville, le capitaine des mousquetaires, qui lui raconte des nouvelles du combat. Le roi pardonne aux mousquetaires, dont il est fier.

Le dialogue entre de Tréville et le roi est drôle :

De Tréville : Trois des meilleurs mousquetaires de Votre Majesté avaient organisé une petite campagne avec un jeune cadet de mes amis. Ces paisibles garçons s’étaient retrouvés aux Carmes déchaux.

Louis XIII : Pour dîner sur l’herbe comme des agneaux

En tout cas, D’Artagnan engage un valet, Planchet (Bourvil), et tombe amoureux de la nièce du propriétaire de son logement. Il s’avère que Planchet est un peu voleur, et il pêche pour des bouteilles de vin. Le narrateur nous dit : « Ainsi ce qui menaçait de devenir un carême se transformait en Ascension. » Ce sont des mots de M. Dumas, ou M. Audiard ? J’aimerais bien savoir.

Pendant ce temps-là, la reine voit son amant, le duc de Buckingham (premiere erreur : les relations à distance) Elle lui donne des ferrets (un mot anglais qui veut dire furets ; j’ai eu des problèmes de rire pendant la reste du film) en preuve de son amour interdit.

Les gardes du Cardinal arrivent chez D’Artagnan pour se venger à cause de leur défaite. Planchet gagne en les frappant avec une poêle sur la tête. C’est un moment drôle !

Mais le Cardinal fait ses propres intrigues, et les mousquetaires sont tous arrêtés et mis dans la Bastille avec Planchet :

Puis, le Cardinal fait un complot avec les comtes de Rochefort et de Wardes, et Milady de Winter, pour attraper la reine dans son affaire avec le duc. Je ne comprends pas pourquoi il demande aux mousquetaires à le garder, parce qu’ils entendent son complot :

Un autre dialogue drôle pendant ce moment :

Porthos : N’est-il pas indiscret d’écouter l’étage supérieur ?

Aramis : Depuis Jeanne d’Arc il est admis d’écouter les voix d’en haut.

Le roi libère les mousquetaires de la Bastille, et D’Artagnan fait la même chose pour Constance ; ça nous mène à un anachronisme hystérique :

Après un moment où les mousquetaires et Milady de Winter font des intrigues l’un contre l’autre, on a enfin le moment célèbre — « Un pour tous, et tous pour un ! »

Ensuite, c’est une course entre les mousquetaires et les hommes du Cardinal pour retrouver les furets ferrets. Un Planchet bien ivre trinque à la Bastille :

À la fin, la reine a ses bijoux, le Cardinal est gêné, et tout va bien :

Et les Mousquetaires finissent par devenir l’un des bonbons les plus populaires aux États-Unis :

©️Mars, Inc.

Le chant des partisans

Pour finir notre séjour dans le Gers, j’ai une chanson pour vous. J’ai lu au blog du Chat Voyageur que Le chant des partisans a été imprimé à Auch en septembre 1943. La musique a été écrite à Londres, originalement par une immigrante russe, Anna Marly. Les paroles françaises sont venus de deux autres hommes, Joseph Kessel et Maurice Druon, aussi pendant qu’ils restaient à Londres. Mais c’était à Auch où la chanson a été publiée pour la première fois en France. Après avoir écouté de nombreuses versions, voici la mienne :

La version d’Anna Marly, qui est l’experte, bien sûr, marche plutôt vite. Moi, je préfère la version d’Yves Montand, plus lugubre et plus émotive. J’admire surtout son phrasé avec la ligne « Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève ». Mais après plusieurs répétitions, je ne pouvais pas faire la même chose sans pleurer. C’est une chanson en même temps puissante et tragique, et il faut la connaître pour comprendre vraiment la France.

Le pastis gascon

Pour notre dessert gersois, on a quelque chose de traditionnel, un peu comme la croustade de Couserans, mais plus facile. Voilà, le pastis gascon, connu aussi sous le nom de tourtière :

C’est un dessert à base de pâte filo, rempli de pommes à l’Armagnac. Mais Keldelice nous dit :

Chez soi, pour éviter de se lancer dans la délicate opération de l’étirage, il est possible (au risque de faire hurler les « puristes ») d’utiliser de la pâte filo toute prête, voire, des feuilles de brick !

Keldelice

Toutes les recettes que j’ai trouvé utilisent soit de la pâte filo soit de la brick. Puisque le brick est tout inconnu dans nos marchés aux États-Unis, j’ai décidé d’utiliser de la pâte filo. J’ai mélangé deux recettes pour le mien — l’une aux pommes dit « 6 belles pommes », mais 4 suffisaient. C’était environ 1 kg. Mes références sont le pastis gascon du Journal des Femmes et la tourtière aux pruneaux de Cuisine AZ.

Les ingrédients :

  • 1 rouleau de pâte filo
  • 1 kg de pommes
  • 100 grammes de sucre pour macérer les pommes
  • 5-10 cuillères à soupe de sucre pour sucrer la pâte
  • 100 grammes de beurre fondu
  • 20 cl d’Armagnac

Les instructions :

  1. Peler les pommes. Les couper en fines lamelles. — J’ai utilisé ma mandoline.
  1. Les faire macérer dans l’armagnac avec 100 g de sucre pendant 1 heure. Mélanger de temps en temps. — Même 200 cl n’est pas assez pour couvrir cette quantité de pommes, mais on ne veut pas gaspiller l’Armagnac. À la fin de l’heure, égoutter les pommes et réserver l’Armagnac.
  1. Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7). Beurrer votre moule à tarte. Mettre une feuille de filo sur la moule et la badigeonner avec de beurre fondu ; saupoudrer chaque feuille avec 1 cuillère à soupe de sucre. Arroser avec un peu de l’Armagnac d’avant. Répéter avec une deuxième feuille de filo. Pour être un peu mieux pour la santé, j’ai mis du sucre seulement sur une feuille de filo sur deux.
  1. Couvrir les pommes avec deux feuilles de filo comme avant, avec le beurre et le sucre. Répéter plusieurs fois, à l’hauteur de votre moule. Replier les bords sur les pommes.
  1. Chiffonner deux feuilles de pâte de plus, et les placer sur la tarte. N’oubliez pas de les beurrer, sucrer et arroser comme les autres.
  1. Enfourner 10 minutes à 200°C, puis 20-30 minutes à 180°C (thermostat 6). 20 minutes était assez pour le mien. Vérifier avec la lumière du four.
  1. Laisser refroidir, puis démouler.

Mon dîner gersois

Je sais depuis longtemps que ce jour arriverait. Presque tous les départements du Sud ont leur propre sorte de cassoulet, alors il faudrait que j’en fasse un finalement. Alors pour ce soir, je vous présente mon dîner gersois, le cassoulet.

Pourquoi avais-je peur de faire ce plat ? Ce dîner est le plus cher du blog, encore plus que mon dîner calvadosien (une meilleure valeur). On a besoin de 5 sortes de viande pour le vrai cassoulet authentique de Castelnaudary, et les autres ne sont pas trop différentes. Voilà la facture :

  • 1 cuisse de confit de canard — 15 $
  • 4 petites saucisses — 9 $
  • Du lard — 9 $
  • Des haricots tarbais vrais — 20 $
  • D’autres légumes — 3 $

Et j’ai coupé la quantité de viandes ! C’est un plat pour une plus grande famille, pas pour une personne. Oui, j’aurai plusieurs repas, mais j’ai encore un tas d’haricots, et ce plat coûte trop cher pour refaire.

En tout cas, voici nos ingrédients authentiques du soir. Je dois les haricots à myPanier, et le confit de canard à Moulin.

Cette recette est plus ou moins celle-ci pour le cassoulet de Castelnaudary. Je ne mentionnerai pas les ingrédients que j’ai complètement coupé, mais vous pouvez les y trouver.

Les ingrédients :

  • 200 grammes de haricots tarbais
  • 1 cuisses de canard confite
  • 4 saucisses façon « Toulouse »
  • 200 grammes de lard
  • 1 gros os de bœuf
  • 1 oignon
  • Une poignée de petites carottes
  • Des clous de girofle (facultatif)

Les instructions :

  1. La veille, faire tremper les haricots une nuit dans l’eau froide.
  1. Le lendemain, vider cette eau, mettre les haricots dans une casserole avec trois litres d’eau froide et porter à ébullition pendant 5 minutes. Eteindre le feu, vider l’eau et réserver les haricots.
  1. Procéder à la préparation du bouillon avec à nouveau 3 litres d’eau, le lard coupé en larges lanières, le gros os de boeuf et, selon votre goût, un peu d’oignons (plantés de clous de girofles) et de carottes. Saler et poivrer (généreusement)
  1. Cuire ce bouillon pendant au moins une heure puis filtrer le bouillon et récupérer le lard.
  1. Dans ce bouillon filtré mettre les haricots à cuire jusqu’à ce que ceux ci soient souples mais restent bien entiers. Pour cela il faut environ une heure d’ébullition
  1. Dans une grande poêle sauteuse faire dégraisser les morceaux de confit à feu doux puis les réserver.
  1. Dans la graisse restante faire rissoler les saucisses, puis les réserver.
  1. Faire rissoler le reste du lard qui doit être bien doré et les réserver avec les autres viandes
  1. Egoutter les haricots et conserver le bouillon au chaud. Ajouter aux haricots quelques gousses d’ail.
  1. Tapisser le fond de la cassole (ou comme moi, un plat creux en terre cuite) avec des morceaux de lard.
  2. Ajouter environ un tiers des haricots.
  1. Disposer les viandes, sauf le confit de canard, et par dessus verser le reste des haricots.
  2. Disposer le confit de canard par dessus.
  1. Compléter la cassole en versant le bouillon chaud (et les jus de cuisson des viandes) qui doit juste couvrir les haricots — j’avais besoin d’un peu plus de bouillon. J’ai aussi ajouté quelques carottes de plus tôt. Poivrer à moulin, et si vous avez encore de graisse de canard, ajouter une cuillère à soupe.
  1. Mettre au four à 150°/160° (Thermostat 5 ou 6) et laisser cuire deux à trois heures
  2. Pendant la cuisson il se formera sur le dessus de la cassole une croûte marron dorée — il n’y en avait pas trop sur le mien.
  3. Quand le dessus des haricots commence à sécher on ajoutera quelques cuillères de bouillon

Le numéro Zemmour

J’ai essayé d’éviter écrire ce post pendant des mois. Je vous dis souvent que je ne veux pas m’exprimer sur des sujets où je ne sais pas trop, comme la prochaine présidentielle. Mais cette semaine, Le Canard ne traite presque de rien d’autre que M. Zemmour. Alors, on commencera avec un dessin à propos de lui mais aussi d’une mauvaise nouvelle chez moi :

Les balles à blanc au cinéma font référence à l’histoire d’Halyna Hutchins, tuée par l’acteur le gros con Alec Baldwin pendant le tournage d’un film. Puis-je ajouter que suis déçu par notre presse, qui parle d’un « tir accidental » ? C’est rien comme ça, plutôt un tir négligeant — M. Baldwin a bien visé et tiré avec le pistolet, qui ne s’est pas tiré de lui-même. C’est une différence importante. Il n’est pas peut-être meurtrier, mais il reste coupable.

Une blague sur l’inflation monétaire :

Ça fait référence aux chèques contre l’hausse des prix de l’essence. Je doute qu’il y ait vraiment un « chèque baguette », mais j’adore ce bon exemple de l’humour français.

J’offre rarement des avis, mais je trouve celui-ci scandaleux :

On peut toujours voir les valeurs des hommes politiques dans les exceptions aux règles.

J’ai trouvé cette pépite plutôt drôle :

Je sais qu’il y a quelqu’un qui font des comparaisons tous les jours entre moi et M. Hussein, moi et M. Hitler, moi et Gilles de Rais… mais heureusement, mon ex ne parle pas de français pour les partager avec vous. OK, j’ai un peu menti — je suis sûr qu’elle ne connaît pas l’histoire de M. de Rais. De toute façon, je ne veux pas des « compliments » comme celui-ci.

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Le prochain livre de Cook&Record

Vous savez tous que je suis grand fan de Laurène Lefèvre, à laquelle je dois tout ce que je sais à propos de la pâtisserie. Mme. Lefèvre vient d’annoncer son deuxième livre, et je viens de le commander.

©️Cook&Record

Et quand je dis « viens », ça veut dire « presque au même instant ». Voilà son annonce et ma commande :

4 minutes — je suis un mauvais fan !

Peut-être que vous vous souvenez que j’étais déçu la dernière fois, parce que j’ai commandé son premier livre mais elle ne l’a pas signé. Cette fois, j’ai commandé la version avec une dédicace, pour laquelle j’ai dû payer un peu extra.

Les options sont ici. Hélas, ce livre n’arrivera pas avant le temps d’un anniversaire très important. Pas pour un cadeau, mais pour l’utiliser. Je m’en fiche. J’ai une petite collection de livres signés chez moi, et j’ai hâte d’en ajouter un de plus !

L’incorrigible

Ce week-end, j’ai regardé le dernier des films dans mon coffret Belmondo, L’incorrigible. Pendant la première moitié, je me préparais pour vous écrire que « j’ai eu de fous rires, mais aucune idée pourquoi ». Mais j’ai oublié la chose la plus importante — c’était un film sous les mains d’Audiard, et il a toujours des raisons pourquoi il fait tout. Alors :

Quand on rencontre Belmondo au début, il sort d’un prison et tout de suite, il commence à faire à nouveau des escrocs par le téléphone :

Et on voit qu’il ne manque pas de femmes avec qui il avait des relations, dont au moins un enfant en résultat :

Mais il y a quelqu’un de nouveau, un psychologue qui est aussi « assistante permanente postpénale » qui le suit. Il la convainc de déjeuner ensemble pendant qu’il fait encore un autre escroc contre des hommes politiques africains. Après, les deux vont à l’opéra, où Belmondo a encore une autre ancienne amante :

C’est pas exactement une relation professionnelle. Elle sait qu’il est un gros menteur, mais elle lui invite à visiter le Musée de Senlis, où ses parents sont chargés d’affaires. Ici, l’intrigue commence enfin. Il s’avère que c’est un escroc de la part de Belmondo pour que ses complices puissent cambrioler un triptyque.

Pendant qu’ils volent l’œuvre d’art, Belmondo doit distraire la jeune femme. Ils vont au lit, mais dès que le triptyque est volé, Belmondo fait semblant d’être en colère, puis il disparaît.

Mais Belmondo se rend compte que la femme l’aime vraiment après qu’elle ment pour lui aux journaux. Il lui rend visite et offre de faire une confession, mais elle refuse. Alors les deux volent la moitié de l’argent de la rançon — et refusent le reste, parce que ça sent une piège. À la fin, on les voit avec leurs complices