Pendant les plusieurs derniers jours, j’espérais que Le Canard enchaîné ne raterait ma nouvelle préférée de la semaine. Il n’y avait pas d’article, mais vraiment pas besoin — le dessin explique presque tout !
Aux États-Unis, il y a un journal satirique appelé « The Onion » (L’Oignon). C’est vraiment pas comme Le Canard, parce que leurs histoires sont toujours fausses, même si elles ont un fondement dans la réalité. La nouvelle de McDo me rappelle une histoire dans The Onion, où Coca-Cola a payé la NASA pour faire appeler l’eau « Dasani », leur marque d’eau du robinet filtrée. En fait, il serait très difficile pour McDo de faire la même chose ici, parce qu’il y a beaucoup d’états avec une loi qui dit qu’aux restos, l’eau du robinet doit être offerte, gratuitement. (C’est le cas quand elle vient vraiment du robinet. L’eau embouteillée, c’est autre chose.)
Celui-ci m’a beaucoup amusé. Il traite de cette nouvelle, qu’il n’y aura plus d’impôts pour les pourboires :
Et cette arnaque serait trop malin pour marcher. Même si l’on fait exactement ça, il faudra payer quand les exemples sont utilisés ! Mais bravo pour l’effort.
Il y avait aussi une citation très décevant du grand chef Alain Ducasse, mais on parlera de ça plus tard. Je veux faire plus de recherches avant de critiquer quelqu’un qui m’inspire depuis que j’ai 21 ans.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
Après quelques mois sans leçons de musique mon chapitre local de l’Alliance Française a offert un nouveau cours cet après-midi. Cette fois, on a discuté la musique de Barbara.
Je ne la connaissais pas, sauf que la chanteuse Barbara Pravi a adopté son nom « in homage » à elle. (C’est une expression en anglais qui veut dire « en hommage ». Quand je veux préciser, j’ai parfois besoin d’anglais.) Nous avons écouté trois chansons, « Dis, quand reviendras-tu ? », « L’aigle noir », et « Göttingen ».
Faut soupire. C’est toujours Paris. Je veux juste une fois écouter une chanson qui parle de l’amour à Aix-en-Provence ou Clermont-Ferrand. Est-ce que plus personne ne tombe amoureux dès qu’il commence à habiter dans une ville avec un trait d’union dans le nom ? C’est le message de trop de la musique française.
J’étais plutôt étonné par la relation entre les paroles et sa vraie vie. Elle chante :
Elle avait un petit ami, Hubert Ballay, qui s’est expatrié en Côte d’Ivoire, et elle a écrit cette chanson pour lui. Dès son retour en France, elle l’a quitté pour un autre homme !
Selon une citation de notre prof, Göttingen « a fait plus pour les relations franco-allemandes qu’un discours de de Gaulle ». (Voilà l’article derrière ce sentiment.) Et oui, je peux voir comment des paroles comme celles-ci auraient pu aider les allemands à se sentir moins gênés :
Mais c’était exactement l’idée des enfants blonds qui était le problème chez les Allemands ! D’une chanteuse d’origine juive, je trouve ce sentiment plutôt bizarre.
Je me suis enfin souvenu d’où j’avais entendu parler de L’aigle noir. C’est #4 des 1 000 chansons préférées des Français, un livre que j’ai mentionné au début du blog. Des trois chansons que j’ai écoutées aujourd’hui, c’était aussi ma préférée.
Je ne suis pas sûr toujours que penser de Barbara. Ses chansons sont plutôt tristes, mais elle a évidemment un grand talent. Avez-vous d’autres suggestions de quoi écouter de ses œuvres ?
Plus tôt aujourd’hui, j’ai découvert par hasard que certaines de mes photos de cuisine sont sur Pinterest, avec de mauvaises traductions. Voici des exemples :
Tout ça est À MOI !En anglais, on peut traduire « coup de foudre » comme « lightning, » « thunderbolt, » ou « love at first sight. » Ici, ce devrait être le dernier.
J’avoue qu’au début, je n’étais pas toujours propre en utilisant des photos qui venaient de Wikipedia. Je n’ai pas copié les crédits ni les licences. Un jour, j’ai vu que mon blog avait des références d’un site pour chercher des photos sans licence. Et j’ai tout à coup compris que j’ai dû régler mon comportement. Vous pouvez voir dans tous les « Je découvre » qu’il y a des liens pour TOUT. (Il reste quelques posts à régler.) Mais chacune des photos dans mes recettes sont à moi, et c’est le cas depuis le début.
Il faut donc que je crée une politique pour les droits d’auteur. Il semble que mon travail est à l’autre personne sur Pinterest, et ça, c’est absolument inacceptable pour moi.
Un ami m’a suggéré que je mets le nom du blog dans les photos. Il n’a pas tort — ce sera une jolie preuve qu’elles sont à moi. Mais je n’ai vraiment pas envie de mettre des graffitis sur mes photos.
Je suis donc curieux. Pour ceux qui sont aussi blogueurs, à quoi pensiez-vous en faisant vos propres règles ? Si vous n’avez pas de mentions légales sur votre site, pourquoi pas ? Je ne veux pas perdre beaucoup de temps sur ce sujet, j’aurai alors quelque chose en plusieurs jours. Mais je sais déjà une chose — toute reproduction sur Pinterest sera interdite.
Ce soir, j’ai regardé la suite des Visiteurs, Les couloirs du temps. C’était drôle, mais c’est un film qui aurait été encore plus drôle s’il avait duré 15 minutes plus court.
On commence avec nos héros être revenus dans le Moyen-Âge. Dès le départ, on reçoit une autre leçon de vocabulaire ancien :
L’accent circonflexe, comme en « août » veut dire qu’il y avait anciennement un « s », alors « aoust ». Ouais, je suis si malin pour savoir ça ! Ou pas. Franchement, ça rend le mot plus proche à sa signification en anglais, « August, » de sorte qu’il n’y a pas besoin d’explication.
Peut-être que vous vous souvenez que la mauvaise personne est revenue en place de Jacqouille, et il a vite des problèmes :
L’intrigue est donc que Godefroy doit retourner au présent, retrouver Jacqouille, et revenir des joyaux volés à son beau-père. Pas trop compliqué — est c’est d’où qui viennent les problèmes du film.
Encore et encore, on voit Jacqouille en train de faire des bêtises, surtout en bouffant. C’est clair que le réalisateur s’attendait que c’est ce qui voulait le public :
Il y a toujours des moments drôles qui viennent de la décalage du temps. Béa appelle la télévision la « boîte à troubadours » en parlant à Ginette, parce qu’elle croit que Ginette vient du Moyen-Âge. Et quand Jacqouille entend un pompier qui crie « Coupez l’eau », il fait ça — littéralement :
Un renseignement sur la relation entre l’anglais et le français. Jacquoille dit « Je n’ouïs plus ! » après avoir détruit la boîte à troubadours. Je n’ai jamais entendu le verbe ouïr, mais je savais tout de suite que ça voulait dire « entendre » parce que c’est « oir » en espagnol, lequel je parle déjà. Mais on dit aussi « Oyez » en anglais ! C’est pour annoncer le début d’un procès dans certains de nos tribunaux. (Le lien est en anglais.) J’avais toujours pensé que ça venait du latin, mais en fait, ça date à Guillaume le Conquérant, selon l’article.
Le moment de la destruction de la télé, et le feu qui suit, sont quand même drôles :
Et il y a un moment qui n’a rien à voir avec l’intrigue, ou Godefroy et Jacquoille font peur à un jeune qui ne fait que jouer aux jeux vidéo :
Mais des moments comme celui-ci n’avance pas l’histoire, et il y a trop de ces détours. Après une heure et demie, j’étais tout prêt pour la fin du film, mais je ne m’attendais pas du tout ce qui s’est actuellement déroulé. Ils arrivent au temps de la Révolution !
Et ça, c’est enfin quelque chose de nouveau, alors j’ai hâte de regarder le dernier film de la série. Ça arrivera donc la semaine prochaine.
On continue maintenant avec le 29, le Finistère. Il faut que je fasse un maximum d’efforts, parce que c’est la maison de l’un de mes blogueurs préférés — si vous ne connaissez pas Jours d’humeur, visitez-le. Non, mais sérieusement — tout de suite ! En tout cas, le Finistère est le département le vingt-quatrième plus peuplé, et les habitants s’appellent finistériens. C’est notre deuxième séjour en Bretagne.
Le nom Finistère vient de « fin de la terre », et c’est carrément le cas vers l’Atlantique. Pour l’Hexagone. Tant que la Guadeloupe et la Martinique existent, c’est pas la longitude la plus à l’ouest, n’est-ce pas ?
En tout cas, on commence dans la préfecture, Quimper. Quelle chance pour nous — Quimper et ses alentours sont également intéressants ! D’abord, on visite la Cathédrale de Saint-Corentin (2 étoiles Michelin) dont je suis complètement bouleversé par leur collection de vitraux. Visitez Wikimedia pour en voir beaucoup plus que je peux vous montrer ici — c’est dingue ! Après, on visite le Musée de Beaux-Arts (2 étoiles) pour leurs collections d’art italien, espagnol, et flamand, et plus récemment, des décors des cafés bretons. Avant de partir, faites une balade le long des vire-court de l’Odet (2 étoiles, mais pas de photos sans droites). Au sud, on trouve la ville close de Concarmeau (2 étoiles), avec ses remparts du XIVe siècle. Au nord de Quimper, on trouve le beau village de Locronan, son église Saint-Ronan (2 étoiles) et la place en face de l’église (aussi 2 étoiles) , pleine de maisons de granit de la Renaissance.
On conduit maintenant vers le nord-ouest, jusqu’à la plus grande ville du Finistère, Brest. Mais avant d’y arriver, on arrêt à Crozon pour visiter le Pointe de Dinan (2 étoiles, à ne pas le confondre avec le Dinan dans les Côtes-d’Armor), avec son arche naturelle. On peut aussi visiter la presqu’île de Crozon (3 étoiles), mais à mon avis l’arche naturelle est plus intéressante. Nous sommes maintenant très proche à l’une des meilleures vues du Finistère, le Pointe de Penhir (3 étoiles). Ne ratez pas les trois rochers dans la baie.
On suit la côte nord pour finir en visitant Roscoff et Morlaix. Roscoff est célèbre pour ses oignons AOP, et Morlaix est une commune qui date du temps romain. On visite la Maison des Johnnies à Roscoff pour apprendre l’histoire des fermiers qui voyageaient en Angleterre tous les ans pour vendre leurs oignons. À Plouezoc’h, on prend un bateau pour visiter le Château du Taureau (2 étoiles), située au milieu de la belle Baie de Morlaix (2 étoiles). Je suis toujours un corniaud pour tout ce qui concerne les viaducs, alors on finit à Morlaix avec une visite à leur viaduc du XIX siècle (1 étoile).
Qui sont les personnages les plus connus du Finistère ? Il y a le réalisateur Alain Robbe-Grillet, le footballeur Gonzalo Higuain, l’ancien Ministre de la Défense Charles Hernu (qui a coulé le bateau Rainbow Warrior de Greenpeace), et le fondateur d’E. Leclerc Édouard Leclerc.
Quoi manger dans le Finistère ? On se régale ! La Bretagne est très bien connue pour tous genres de crêpes, de blé noir ou de froment, ou même sucrées. En viandes, il y a le kig-ha-farz, un peu comme un pot-au-feu, et le ragoût bigouden, plein de lard, de saucisses, de chou, et de carottes. (M. Descarottes veut que je fasse ce plat, mais comme les cassoulets, il y a trop de viandes pour une personne.) En tant que département côtier, on y trouve tous genres de fruits de mer et de poissons, comme les cassolettes de Saint-Jacques et crevettes ou la soupe à la tête de congre (c’est pour vous). Mais les desserts — oh, je suis à la maison ! — le farz buan (comme le far breton), le gâteau breton, le kouign-amann, les palets bretons au caramel au beurre salé, les crêpes dentelles… punaise, j’ai un rendez-vous chez le médecin la semaine prochaine. Mais après les tests sanguins, on mange !
Voici le dessert qui prend le plus de temps du blog, jusqu’à maintenant. Les mentchikoffs sont des bonbons chartrains. Le nom vient d’un prince russe, et les bonbons sont crées à l’honneur d’une alliance entre les français et les russes en 1893. Je suis bien satisfait du goût de ce dessert, mais la technique est difficile à maîtriser. La coque est de « meringue suisse » — facile à faire, mais un cauchemar à utiliser !
La recette veut du pralin, mais bonne chance à trouver ça dans des magasins aux États-Unis. Puisque la recette veut aussi 3 autres genres de chocolat, j’ai décidé de remplacer le pralin en augmentant les 3 autres. Il y a du gianduja et de la praliné dans cette recette, alors il y a toujours assez de noisette dans mes mentchikoffs. Je vous donnerai la recette avec mes ingrédients, mais vous pouvez trouver l’originale ici
Voilà les chocolats que j’ai utilisés. Le gianduja et le praliné viennent de Cacao Barry et sont disponibles en France. Les Ghirardelli sont nos meilleurs chocolats de supermarché, mas pas de la qualité de Valrhona. En tout cas, je vous conseille d’utiliser quelque chose de meilleur que Nestle.
J’ai fait quelques expériences au cours de faire ces bonbons, et je les décrirai dans les instructions.
Les ingrédients pour les mentchikoffs :
170 grammes de praliné noisette
250 grammes de gianduja
200 grammes de chocolat noir
180 grammes de chocolat au lait
250 g de sucre glace
4 blancs d’œufs
Les instructions pour les mentchikoffs :
Au bain-Marie, faites fondre le chocolat noir et le chocolat au lait. Ajoutez le gianduja et le praliné noisette. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte bien homogène.
Sur une plaque recouverte de papier cuisson, étalez la pâte de façon à réaliser un rectangle d’1 cm d’épaisseur. Laissez croûter pendant 24 heures. — Ici, vous pouvez gagner du temps. J’ai mis le chocolat dans le frigo pendant la nuit, environ 12 hours. Après, je l’ai enlevé du frigo puis l’ai mis au comptoir pendant 2 heures. Le chocolat est devenu mou, pas liquide, et je crois qu’il a obtenu la bonne cohérence.
Pour l’enrobage des mentchikoff : le lendemain, mélangez au bain-Marie les blancs d’œufs avec le sucre glace, et fouettez le tout jusqu’à ce que le mélange atteigne les 50°C. — L’enrobage est le truc difficile de cette recette. Pas cette étape, mais ce qui suit. Les photos ici montrent le progrès à 30, 40, et 50 ºC. Les différences ne sont pas grandes.
Quand les 50°C sont atteints, retirez le saladier du bain-Marie et continuez de fouetter pour faire revenir les blancs d’œufs à température ambiante.
Pour le montage : découpez la plaque de bonbon en carrés de 3cm x 2cm. — J’ai dû séparer le chocolat en deux plaques. Je crois que c’était un peu trop épais, mais c’était vraiment pas le problème avec la meringue. Le chocolat absorbera de la meringue !
Avec un pinceau, badigeonnez la moitié supérieure de chaque bonbon avec la meringue suisse et disposez-les à nouveau sur la plaque de papier sulfurisé. Laissez les bonbons sécher pendant 24 heures. — La meringue n’a vraiment pas besoin de 24 heures de sécher. 6-8 heures à température ambiante suffira. J’ai mis une plaque dans le frigo. Après deux heures, c’était bien clair que ça a retardé le sèchement de la meringue, alors j’ai retiré cette plaque-là du frigo. Il n’y avait aucune différence à la fin.
Le lendemain, renouvelez l’opération mais cette fois en recouvrant l’autre moitié des bonbons. Laissez sécher à nouveau pendant 24 heures. — Voilà ma dernière expérience. Vous pouvez voir que la meringue ne s’est pas étalé également le long du chocolat. Alors j’ai suivi cette instruction pour une plaque. Pour l’autre, j’ai fait plus de meringue, puis j’ai utilisé une pince pour tremper les chocolats dans la meringue. Franchement, il n’y avait aucune différence réelle.
L’originale :
Avec la pince :
Dans les photos de la recette originale, on voit une coque qui ressemble à une coque en chocolat. Dans cet autre exemple, la meringue est carrément beaucoup plus épaisse. À mon avis, on a besoin de plus de meringue, mais je ne suis pas sûr de la quantité ou de la bonne technique. Je crois que le pinceau n’est pas la meilleure chose, mais j’ai vérifié une douzaine de recettes sur Internet, et elles venaient évidemment toutes de la même source. J’ai hâte d’ajouter que le goût n’est pas un problème. Ce bonbon vaut le coup et je ferai plus d’expériences pour vous livrer une recette avec une meilleure apparence.
Je commence à comprendre l’expérience d’être Jean Castex. Toutes les semaines j’ai peur de ce qui dise le Canard enchaîné, même si c’est pas ma faute ! C’est juste ce qui m’arrive encore et encore ce mois en tant que lecteur américain.
Au cas où vous auriez passé la semaine dernière au lit, je parle de l’affaire des sous-marins, le grand thème du Canard :
Pensiez-vous que je plaisantais de M. Castex ? C’était pas non plus sa faute ! (Quelle coïncidence malheureuse.) Sérieusement, je n’ai vraiment pas d’avis sur ce monsieur, mais je ne l’envie pas.
Il y a plus de dessins sur ce sujet, mais je veux en passer à deux autres. D’abord, il y a un nouveau monument en l’honneur de Johnny Hallyday qui a reçu beaucoup de critiques, toutes bien méritées. J’ai vu ailleurs une blague dégoûtante que je ne reproduirai pas ici avec la même chose pour Claude François et une baignoire.
Finalement, il y aura bientôt un débat entre Messrs. Mélenchon et Zemmour. Il y a plusieurs dessins sur ce sujet dans le numéro, mais celui-ci m’a fait rire plus que les autres. J’ai dû rechercher ça — aucun article dans le Canard ne le mentionne — et il s’avère que c’est bien passé ! Ce que je trouve encore plus drôle — les journalistes ne pouvaient pas distinguer Ricky Martin (36 ans à l’époque) et Dick Rivers (63 ans en même temps). Je suis complètement nul avec les visages, mais moi, je n’aurais pas fait cette erreur-là !
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Bonjour, les amis. J’espère que vous profitez bien des posts ici. Mais pendant que vous attendez le prochain dessert du gros con, moi, le vrai chef de son appartement, veux me présenter. Moi, je suis M. Descarottes, et je suis chargé de ses affaires.
Pensiez-vous qu’un seul homme peut manger tous ces légumes ? Non, et en fait, c’est à cause de moi qu’il n’achète jamais de grosses carottes. C’est parce que l’on partage les petites carottes qu’il achète dans des gros sacs. Quand il vous dit d’utiliser 1/2 d’un chou, qui mange l’autre moitié ? Exact.
Peut-être que vous ne l’avez pas deviné, mais c’est en fait aussi moi que lui a appris l’impératif, dont le subjonctif. Tous les jours, je lui donne des instructions :
Il faut me donner à manger.
Il faut que vous nettoyiez ma cage.
Il vous faut remplir ma bouteille.
Voyez-vous ? Mon français est parfait, mais d’habitude, je ne parle jamais sauf quand on est seuls ensemble. Sinon, il voudrait me mettre à la télévision pour gagner de l’argent, et c’est lui qui bosse pour moi, pas l’envers.
Moi et sa fille, nous l’avons complètement sous notre emprise.
Ce soir, j’ai fait mon dîner façon Eure-et-Loir, la poule au pot. Mon dessert prend quelques jours pour préparer, alors veuillez patienter. Sachez que c’est un plat lié avec le roi Henri IV, alors quand vous mangez celui-ci, vous mangez comme un royal ! (En fait, c’était son rêve pour les laboureurs, pas lui-même.)
Je dois cette recette à Madame Figaro. Je dois aussi vous dire que mon faitout est de 6.3 L. Après avoir fait ce plat, je vous recommande au moins 8 L, pour couvrir complètement la poule avec de l’eau. J’ai tourné la poule plusieurs fois pour être sûr que c’était tout cuit. Je n’ai pas coupé les ingrédients sauf les navets.
Les ingrédients :
1 poule
8 carottes
4 navets
1 rutabaga
200 g de riz long
1 branche de céleri
1 oignon
2 clous de girofle
25 grammes de beurre
25 grammes de farine
1 œuf
2 cuillères à soupe de crème fraîche
Du gros sel
Du sel et du oivre
1 bouquet garni
4 verts de poireaux
Les instructions :
Déposer la poule dans un grand faitout, la couvrir d’eau froide. Porter à ébullition et retirer les premières écumes.
Éplucher, laver et couper les légumes en gros morceaux.
Une fois le bouillon de poule bien clair, plonger les carottes, les navets, le rutabaga, le céleri, l’oignon piqué de clous de girofle et le bouquet garni.
Saler légèrement au gros sel. Laisser cuire 30 à 35 minutes et ajouter les verts de poireaux ficelés. Poursuivre la cuisson 1 heure.
Verser une partie du bouillon de poule dans une casserole, porter à ébullition, y cuire le riz 20 minutes. — On devrait utiliser deux fois d’eau que de riz, alors j’ai mesuré 200 grammes d’eau et 100 grammes de riz. N’oublie pas de baisser le feu et couvrir la casserole après avoir ajouté le riz.
Faire fondre le beurre, ajouter la farine.
Mélanger et cuire à feu doux 2 minutes.
Délayer petit à petit avec 50 cl de bouillon de poule jusqu’à ce que la sauce soit bien homogène.
Porter à ébullition. Mélanger le jaune d’œuf à la crème fraîche.
Hors du feu, verser ce mélange dans la sauce chaude, fouetter énergiquement. Ne pas reporter à ébullition. Vérifier l’assaisonnement. — J’ai trouvé que j’ai eu besoin de plus de bouillon pour faire une sauce liquide — pendant cette étape, j’ai ajouté 50 cl de plus de bouillon, deux fois, alors 150 cl total.
Découper la poule, la servir avec les légumes, napper de sauce blanche. Accompagner du riz.
L’un de mes achats chez Leclerc était l’intégrale des Visiteurs. Ce soir, j’ai regardé le premier film de la série. C’était un peu difficile à cause de la langue ancienne, mais tellement drôle !
On a commencé pendant le Moyen-Âge, pendant une liaison romantique :
Un peu plus tard, les crédits me rappellent l’une des habitudes les plus françaises — la réorganisation constante ! Il n’y a plus de région Languedoc-Roussillon — elle fait partie maintenant de l’Occitanie, depuis 2016.
Notre héros, Godefroy, cherche un moyen de voyager dans le temps pour corriger une grave erreur, le résultat de la potion d’une sorcière. Mais il arrive dans nos jours à cause d’une erreur par un sorcier :
Lui et son écuyer ont du mal avec les choses modernes, comme les voitures :
Quand les gendarmes sont arrivés pour les arrêter, j’ai enfin compris quelque chose qui est arrivé à M. le Président Macron :
Après beaucoup de mésaventures, sa descendance enfin arrivé à croire qu’il est vraiment son ancêtre. Mais pas avant qu’il gaspille une bouteille de Chanel No. 5 qui a coûté 6 000 Fr, environ 1300 € de nos jours (selon la calculatrice d’INSEE).
En même temps, Godefroy n’aime pas nos jours et veut retourner à ses propres. Pourquoi ? La Révolution :
Béatrice : Il était contre les privilèges et pour le partage des terres…Robespierre lui a fait couper la tête.
Godefroy : Quel bon sens, ce Robespierre !
Pendant ce temps-là, son écuyer découvre qu’il est très utile de savoir les secrets d’un château de 1 000 ans plus tôt !
Il s’avère que le descendant du sorcier est prête pour aider les deux hommes du Moyen-Âge à retourner à leur temps.
Mais l’écuyer ne veut pas retourner, et il échange son descendant pour lui-même. C’est pas clair si ça changera le futur, ou si c’est ce que le sorcier s’attendait.
La chose la plus difficile, c’était que beaucoup de mots de ce film n’existent ni dans Google Translate ni dans le Collins-Robert. Heureusement, j’ai déjà connu « ne point » grâce aux leçons C1, alors je n’étais pas confus par cette réplique :
Godefroy : On ne torture point les femmes chez moi, la brûler suffira !
Mais voilà des exemples dont j’avais du mal :
Gougnafier
Gueux
Pont-levis
Oubliettes
Maroufle
Nobliau
J’ai pu deviner pont-levis parce que c’était évidemment le genre de pont que l’on ne trouve jamais sauf aux châteaux. Et nobliau n’est pas trop loin de « noble » en anglais. Le reste, je pouvais trouver dans le Robert (mais pas la version bilingue).
Pas dans mon Bescherelle Conjugaison :
Au début du film, une femme dit aussi :
Je me réjouis, Sire Fulbert, que mon fils espousaille votre douce fillote.
Il me semble que cette conjugaison « -aille » est une forme du subjonctif, mais ça n’existe pas dans mes livres. C’était assez évident que ces répliques voulaient dire.
En tout cas, j’ai deux films de plus à regarder de cette série. Ils seront mes plus récents films. J’aurais aimé regarder le nouveau OSS 117, mais j’étais en France trop tôt. Je ne veux pas dire au revoir à de Funès, Bourvil, ou Belmondo, mais j’ai l’impression que c’est presque le temps de vous rejoindre dans le présent.