Archives de l’auteur : Justin Busch

Avatar de Inconnu

A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Mon dîner savoyard

On continue à reprendre nos dîners avec la Savoie. Après la Haute-Savoie, je publierai Paris, et début septembre, on finira enfin les trois quarts du Tour. Mais aujourd’hui, on est ici pour mettre à l’honneur une chère amie qui habite à Chambèry. J’ai suivi presque exactement ses conseils, dont acheter un ingrédient à Paris pendant mon voyage juste pour préparer ce dîner. Voici la Croziflette et le gâteau de Saint-Genix :

Je vais vous citer ses instructions, gardées dans mon fichier depuis l’année dernière : « Pour la Savoie, je te conseille la croziflette, beaucoup plus légère que la tartiflette. C’est un gratin de crozets, de petites pâtes au sarrazin. Avec une simple salade verte, ça passe tout seul ! Tu accompagnes ça d’un verre de vin de Savoie (Apremont ou Mondeuse) avec, pour dessert, un gâteau de Saint-Genix (qui est aussi le village natal de mon Papounet) et tu as un bon repas. Surtout si tu prends des fromages du coin (Beaufort, Reblochon…) » Impossible de trouver les fromages au lait cru ou le vin savoyard, mais c’était mon menu. Je considère que le gâteau en particulier est une des stars du blog. Alors, comment les faire ?

Lire la suite

Perdu

Quelques conversations pendant la dernière journée m’ont rappelé une certaine vérité.

Boussole, Photo par Jacek Halicki, CC BY-SA 4.0

Hier matin était le Jour-J de notre rentrée. J’aimerais tellement vous montrer la photo annuelle du premier jour, mais je n’ose pas le faire, parce que je n’ai pas le droit. Mais je l’ai quand même partagée sur Facebook avec quelques amis. L’un d’entre eux m’a demandé « Elle rentre en quelle classe ? »

J’allais répondre « La 8ème », puis je me suis souvenu : ce n’est pas comment on compte en français. Aux États-Unis, après la maternelle, dit « kindergarten », on passe de la 1ème à la 5ème dans l’école primaire, « elementary school », la 6ème à la 8ème au collège, « junior high school », puis finit au lycée (« high school ») de la 9ème jusqu’à la 12ème. Vous ne comptez pas l’école primaire de même façon du tout. Notre 1ème est le CP ; notre 5ème est le CM2. La seule année où c’est la même chose est la 6ème. Alors, La Fille vient de se lancer dans sa 4ème en France. J’ai dû chercher les conversions pour répondre à mon ami.

Puis j’ai vu le texte suivant dans un post chez Jours d’humeur :

En revanche, je ne me doutais pas qu’une frange bien précise de la population tirait autant la langue. Je pensais qu’ils étaient à l’abri des platées de coquillettes marque repère.

Pauvres d’eux

J’ai lu la deuxième phrase, ensuite je me suis dit « Punaise, c’est écrit dans une langue étrangère ! Je ne la comprends pas du tout ! » (Je viens de dépasser mes 500 000e mot ici le week-end dernier. On reviendra vers ce sujet en bas.) De toute façon, je ne savais pas ce qui voulait dire « platées », un mot que je n’ai jamais rencontré, mais en plus, je me suis complètement trompé de la structure. Je connais assez bien le mot « marque » — Louis Vuitton est une marque. Coca-Cola est une marque. Mais je n’ai pas compris « marque repère », et j’ai galéré à comprendre sa relation avec le reste. J’ai enfin demandé de l’aide à Google Traduction et reçu du vrai n’importe quoi :

Ça n’a aucun sens en anglais. J’essaye de ne pas demander souvent que veut dire quelque chose qu’un autre blogueur a écrit, car la responsabilité est à moi, mais j’étais perdu. Un de ses commentateurs me l’a expliqué. « Marque Repère » est une marque de Leclerc. Encore une fois, j’ai raté quelque chose à cause d’un manque de connaissances culturelles.

Mais ces 500 000 mots ont quelque chose à dire sur le sujet. En écrivant ce billet, YouTube m’a recommandé une vidéo — « 10 mots de remplissage pour faire semblant de parler le français ». Malgré le titre anglais de la vidéo, c’est tout en français, par une Française :

Je les utilise tous, merci, et je crois que c’est d’une façon naturelle en plus. Aucun logiciel ou prof ne me les a appris — ce ne sont pas la matière des manuels.

Mais toutes ces pépites ont quelque chose en commun — que je les connaisse ou pas est presque aléatoire. Je n’ai plus de plan pour m’éduquer. Au passé, pour emprunter un dicton à notre ancien ministre de défense, Donald Rumsfeld, je savais ce que je ne savais pas. C’était assez facile de suivre des cours avec les logiciels, de regarder mes films, d’écouter ma musique, etc. Mais ce plan est largement fini. On dit que les niveaux C1 et C2 ne reflètent pas plus de temps à l’école, mais l’expérience de vivre la langue. De plus en plus, je le vois.

Je croyais que la réponse serait de rejoindre autant d’associations que possible. Cette idée de génie a ses propres problèmes. Vous souvenez-vous de la dernière fois où j’ai mentionné un événement ? Ouais, en mars. J’en aurai enfin un nouveau ce week-end, mais pas avec les cinéphiles. (Au fait, il me faudra préparer un dessert.) Tout cela, c’est à dire qu’en ce moment, je me sens plus qu’un peu perdu.

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Ma petite hépatite

Il y a 15 ans, il y avait un jeu vidéo hilarant, très populaire aux États-Unis, Team Fortress 2. Tous les personnages du jeu ont reçu de fausses vidéos « biographiques » pour les présenter. Mon préféré était naturellement l’espion, car il parlait avec un accent fort français. Toute à la fin de sa vidéo, il dit de son amante (qui n’est pas là, il regarde sa photo), « Ah, ma petite chou-fleur ». Voilà, je l’ai mise au bon moment pour vous :

Mais j’avoue, j’ai toujours trouvé ce surnom un peu dingue. Je n’ai jamais surnommé personne, mais je ne trouve pas les choux-fleurs très romantiques. ([Comme si vous êtes expert, M. Dixans-sans-rendez-vous — M. Descarottes]) À cause du Gorafi et mon dictionnaire, je comprends maintenant la triste réalité : la langue de Molière a bel et bien trompé le monde sur ce sujet.

Tout est parti de mon horoscope dans Le Gorafi le 26 juin :

Source

Je vous ai déjà expliqué, je suis Furet car ça tombe entre le Scorpion et le Sagittaire, exactement comme mon anniversaire. En fait, j’avais déjà entendu cette explication de « copain » grâce à Stéphane Bern, un héros du blog. Mais coqueluche ne m’a rien dit, étant un mot tout inconnu chez moi. Alors, j’ai dû consulter mon dictionnaire Oxford :

Les douleurs et les maladies ? Ça doit être la paire de sens LA plus bizarre que j’ai trouvée ! Mais vous comprenez, ça m’a lancé sur une enquête. Sur le site anglophone « French Today, » écrit par des bilingues ennuyés qui aiment choquer les novices, j’ai trouvé une liste de 44 « noms d’amour », dont : mon chou, mon gros, ma puce, et…euh… ma mie ? Quelle espèce de bête veut prendre le risque d’un malentendu avec ce dernier ? Mais mon dictionnaire me dit encore une fois que c’est bien réel :

En fait, je ne faisais pas assez de confiance au dictionnaire Oxford pour le croire. Trésor de la Langue française, que dites-vous ?

Source

Bon, je l’accepte. J’ai aussi trouvé une plus longue liste sur un autre site qui cible les anglophones curieux. Elle m’a donné : ma choucroute, mon petit sushi, et mon ver de terre. Trouvez-moi quelqu’un né dans l’Hexagone qui a dit « mon petit sushi » à sa bien-aimée sans déménager au Japon, puis je le croirai.

Il faut que je vous dise : je ne fais confiance à personne sur ce sujet. Pourquoi ? Blâmez Duolingo. Dès que j’ai vu ce n’importe quoi dans une leçon, je me suis dit « Personne ne dit ça. C’est pour protéger les autochtones des cons qui ont appris quelques expressions d’une appli gratuite ! » :

Alors quand un autre site me dit de telles choses comme :

Source

Je ne le crois pas du tout. C’est pour amuser les Français. Mais si un jour j’ai besoin d’un coup de Vittel dans le visage, j’appellerai quelqu’une « mon ver de terre ».

Mademoiselle QUI ?

Vous vous souvenez peut-être que nous sommes allés au ciné en France pour regarder le film de Miraculous. J’ai pris plus de photos que je ne pouvais en utiliser à l’époque, alors j’en partagerai quelques maintenant.

Non, nous n’avons pas acheté les objets dans les publicités. Mais ce qui est arrivé depuis notre retour me surprend.

La question m’est venue du côté de La Fille ce week-end : « Papa, quel est un « sans-culotte » ? » Désolé, quoi ? Nous n’avons guère parlé de la Révolution pendant notre voyage, et elle ne suivra pas de cours d’histoire européenne avant le lycée !

Il me faut expliquer quelque chose avant de continuer. Le pouvoir du méchant de la série, dit Papillon (« Hawk Moth » en version anglaise, ce qui est plutôt un papillon de nuit), est de transformer d’autres personnes en méchants. Les étudiants acharnés de la série me corrigeront, parce qu’il a changé de nom plusieurs fois, mais c’est trop difficile pour moi de suivre tous les changements en français quand la série n’est diffusée qu’en anglais chez moi. Il reste donc Papillon pour moi. De toute façon, Papillon peut lire les pensées des gens angoissés ou stressés, alors il les changent selon ce qui les dérange.

Dans le cas de Mme Bustier, la prof de français de nos héros au Collège Françoise-Dupont, ce qui la dérange est que le maire de Paris est un gros con, et elle croit que ses élèves sont en danger à cause de lui. Papillon le remarque et la transforme en « Mademoiselle Sans-Culotte » pour mener une révolution contre le maire (et le remplacer avec son fantoche, la fille du maire). Il vous faut la voir pour le croire :

Source : Wiki Miraculous Ladybug, ©️ZAG

Malgré ce que vous voyez, personne n’a perdu la tête. On est bien au moment « Tortues Ninja » : apprendre l’histoire aux enfants de façon atténuée avec des noms historiques. (Je vous rappelle que les tortues portaient les noms de 4 artistes de la Renaissance.) Mais oh là là, les résultats de rechercher le nom sur Google m’ont donné envie de dire « Demande à ta mère » !

Miraculous suit un chemin intéressant : plus que les personnages vieillissent, plus que les thèmes deviennent sérieux. Bien sûr, les sous-vêtements n’ont pas de place à l’écran. Mais on n’aurait jamais vu une guillotine pendant les deux premières saisons. Peut-être que l’on va bientôt avoir une conversation sur qui est Marianne, et quel est un bonnet phrygien. Ça ne me déplaira pas du tout.

Saison 2, Épisode 21 — Les cookies, du gâteau !

Ces deux dernières semaines, j’ai tout à coup des milliers de nouvelles abonnées sur Instagram (j’exagère sur le nombre). Toutes de faux profils, pour être clair, mais ça arrive en même temps qu’un billet de Jours d’humeur qui m’a fait penser.

Dès le début de mes aventures francophones, le nombre de tentatives d’escrocs dans ma vie a énormément haussé. Ce n’est pas une question de traduction, de recevoir maintenant également des pourriels en français qu’en anglais. Presque tous les faux profils qui me contactent, que ce soit des demandes d’amis, soit de fausses abonnées Instagram, sont d’origine francophone. Il y a des escrocs anglophones aussi, mais vous pouvez voir en haut, je reçois les francophones en série.

D’une part, c’est flatteur. Les arnaqueurs veulent me faire penser que des jolies de vingt ans s’intéressent à moi. D’autre part, c’est inquiétant. Pourquoi est-ce que les arnaqueurs anglophones n’essaient pas la même chose ? C’est quoi le message ?

La rentrée, c’est mercredi pour La Fille. Cette dernière semaine, elle et ses copains de classe ont dû s’enregistrer pour la nouvelle année scolaire. C’est pourquoi on trouvait plusieurs recettes de Péla cette semaine — bien que La Fille aime aller à l’école, j’essaye de faire plus selon ses souhaits pendant les périodes stressantes. Les dîners départementaux se reprendront dès qu’elle partira chez sa mère.

Cette semaine, avec le retour de ma voix, c’est aussi le retour de nos gros-titres satiriques. Mais un d’entre eux n’est vraiment pas une blague. C’est une indice sur quelque chose que je vais faire avec l’accord de ma fille. Je n’imaginais jamais que ce jour arriverait, et je dirai plus une fois que la chose sera fait.

Notre blague se traite de la liberté d’expression en Californie, à partir d’une blague soviétique. Je suis un peu déçu que personne ne m’a rien dit à propos de la dernière blague. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Vous y trouverez la dernière blague maintenant. Punaise, mais j’ai ri en l’écrivant ! Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Le McFlurry de Péla, un dessert à la glace de notre cuisinière préférée, Les cookies glacés de Péla, le truc préféré de La Fille cette semaine, et Mon livre de Yann Couvreur, ma critique d’un livre de recettes acheté pendant mes vacances.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Mon livre de Yann Couvreur

Je ne l’ai pas mentionné à l’époque, parce que mon achat du jour a été abîmé avant que je ne puisse le prendre en photo, mais l’une de mes découvertes préférées pendant le voyage fou était la boutique de Yann Couvreur aux Galeries Lafayette Haussmann. J’y ai acheté une tartelette framboise-estragon, et bien que je ne sois pas sûr que la combinaison est ma préférée, le niveau de son œuvre est évident.

Depuis ce temps-là, je regarde ses vidéos sur YouTube. Comment puis-je expliquer je n’ai jamais fait même une de ses pâtisseries pour ce blog ? Peut-être parce que son petit-déjeuner pour une personne prend 24 heures ?!? Vous pensez que je plaisante, mais sur de telles choses, jamais :

Quand monsieur dit que quelque chose est facile, il menthe ment. Mais on peut quand même beaucoup apprendre en suivant ce qu’il fait, et c’est pourquoi j’ai acheté son livre pendant mon dernier voyage. ([Et entre les JO et mes efforts, il sera vraiment son dernier ! — Mon ex])

Dès le départ, il veut que vous sachiez exactement quel genre de livre vous avez acheté. Ce sont ses « roulés de viennoiserie au mètre ». Les voir est assez pour perdre tout espoir de les fabriquer à la maison :

Ses kouign-amans sont aussi faits à un niveau inconnu chez moi :

Mais peut-être qu’il ne faut pas perdre tout espoir. Cette femme les a clairement réussis :

Voici ce qu’il appelle « un dessert facile » :

Et voici la liste d’ingrédients qui va avec. Comme je vous ai dit, il menthe ment :

Parfois il utilise d’autres mots d’une façon que je ne reconnais pas. Ce sont ses « éclairs » :

Il a en fait 3 recettes dites « éclairs », toutes en cette forme. Je n’ai pas les bons moules. Mais je m’intéresse quand même à sa technique pour le glaçage, évidemment supérieure à la mienne. C’est pourquoi je vous dis qu’il y a beaucoup pour apprendre de ce livre, même si très peu des recettes sont vraiment possibles à la maison.

Je dois avouer quelque chose — je ne suis pas en fait grand fan des Saint-Honorés. Mais je crois que c’est souvent une des meilleures preuves de la qualité d’un chef. Le sien est un chef-d’œuvre, exactement comme attendu :

Parmi les choses dont j’ai espoir, voici sa tartelette à la framboise. Ce n’est pas le même que celle que j’ai acheté l’année dernière.

Il y a quelques recettes salées dans ce livre. Je ne connais pas trop de quiches comme celle-ci :

L’une des dernières choses dans le livre est une de mes pâtisseries préférées, le Paris-Brest. Encore une fois, il y a 8 choses à faire, dont 3 crèmes différentes pour la garniture. Peut-être qu’un jour, j’essaierai de faire une version un peu plus simple :

Franchement, je m’attendais à un livre de cette hauteur. Le chef Couvreur n’est pas un Meilleur Ouvrier de France, mais il est quand même l’un des plus doués que j’ai vus. Je suis grand fan, et je recommande ce livre à tous les chefs à la maison un peu ambitieux. Ce livre n’est pas là pour vous apprendre les classiques comme la bible de Gaston Lenôtre. C’est là pour vous pousser vers les techniques les plus avancées, la pâtisserie en tant qu’art.

Les cookies glacés de Péla

On retourne encore une fois à une recette glacée de Péla, mais cette fois, c’est vraiment pour parler des bons cookies pour aller avec. Notre recette aujourd’hui prend la forme de sandwichs, mais j’ai utilisé de la glace industrielle pour me concentrer sur les cookies. La recette pour ce genre de cookie n’est pas la même que pour un cookie à température ambiante, comme le cookie géant de Laurène Lefèvre.

La seule plainte que j’ai reçu, c’était « Tu as sorti les cookies du four il y a une demi-heure ; pourquoi dois-je toujours attendre ? » Parce que selon cette pub, les bonnes choses prennent du temps :

Je vous laisserai vous rétablir. Mais allons faire des sandwichs, hein ?

Lire la suite

Meurtres dans les Landes

Ce soir, j’ai regardé un téléfilm de France 3, Meurtres dans les Landes. Ça fait partie d’une plus grande série de téléfilms, « Meurtres à… », tous liés à des légendes locales partout en France. J’en ai appris le même matin, grâce à un courriel de France 3 qui promettait un « Meurtres à Rouen » à venir. Le voilà :

Ne me « peut-être » pas, France 3, j’en ai envie maintenant ! Mais même en attendant, je me suis dit, « Une série liée aux régions françaises ? Et moi, qui me plaignais du fait qu’il n’y avait pas de « Emily in Clermont-Ferrand » ? Il me faut le regarder ! »

Si j’ai bien compris, il n’y a pas de lien entre les films eux-mêmes ; les personnages ne reviennent pas. Alors j’en ai choisi un presque par hasard, celui des Landes. Enfin, pas complètement par hasard. Je me sentais un peu déçu par mes recherches quant aux Landes, et j’espérais que j’apprendrais quelque chose d’intéressant.

Je ne vais pas vous donner un résumé trop détaillé. Il y a deux raisons. La première, c’est que ce téléfilm a été diffusé pour la première fois en 2017, et je n’aime pas jouer le divulgâcheur avec les choses les plus récentes. (Si vous n’avez toujours pas vu certains films des années 70, ce n’est pas la faute à moi, et je ne me soucie pas de telles situations.) L’autre raison, c’est que l’histoire du grand amour racontée par ce film est entre une femme mariée et l’amant qu’elle a trouvé sans d’abord quitter définitivement son mariage. Vous êtes sur le mauvais blog pour trouver de l’approbation pour la tromperie.

Alors, on se trouve au début à Hossegor, où un jeune sculpteur, Antoine, est sur le point de dévoiler sa sculpture liée à une légende locale, celle de l’orme où une jeune bergère a meurt après avoir été accusée de l’infidélité. Mais au moment du dévoilement, un cadavre se trouve empalé sur la sculpture !

On rencontre vite Isabelle, capitaine des gendarmes chargée de l’enquête. Ici, elle parle avec son époux avant de répondre à l’appel pour faire l’enquête. Il est évident que quelque chose ne va pas entre les deux.

Elle arrive sur place et se retrouve avec Walter, enquêteur des douaniers qui avait été en train d’enquêter sur des sommes énormes d’argent que la victime apportait à travers la frontière espagnole. Isabelle et Walter se connaissent, et elle lui reproche parce qu’il ne lui a pas parlé pendant les dernières deux années.

Les deux doivent travailler ensemble. À la gendarmerie, on retrouve aussi Lucie (à gauche), jeune gendarme qui fait tout genre de commentaires sur le point auquel elle trouve Walter beau. Il s’avèrera que ce sera pour provoquer Isabelle à agir.

Isabelle et Walter interrogent le suspect le plus évident, le veuve, qui nie avoir su qu’elle avait été arrêtée avec l’argent ou mène qu’elle allait en Espagne.

Walter vit maintenant à Bayonne et passe la nuit chez sa tante, qui lui dit de poursuivre Isabelle. Il est bien clair que les deux étaient amants, mais qu’elle restait à la maison avec son mari. Elle a eu un accident de voiture et après qu’elle est devenue amnésique, Walter a décidé de laisser tomber l’affaire et ne plus se mêler dans le mariage. Si la tante avait fini par être assassinée, je n’aurais pas pleuré.

L’enquête demande qu’on voit ce qui est beau dans le paysage régional. Je soupçonne que c’est le cas pour chacun de ces films. La photographie est excellente, et c’est probablement une belle raison pour regarder la série.

Il s’avère que la victime a été née sous X — terme duquel je n’avais jamais entendu parler, mais que j’ai vite compris. Les gendarmes parlent à une femme qui aident les gens à trouver leurs parents — peut-être qu’ils ne voulaient pas être trouvés ?

Mais cette femme devient la prochaine victime juste après que nous apprenons qu’elle a menti aux gendarmes. Y a-t-il un plus grand complot ?

Il s’avère qu’il y a deux meurtriers. L’un d’entre eux tire sur Isabelle devant Walter. Elle est blessée, mais survivra. Les meurtres sont résolus, le mari d’Isabelle quitte la maison, et les amants finissent ensemble.

Clairement, l’histoire d’amour ne m’a pas du tout plu. Je sais, les américains, ils sont tous de gros moralisateurs et ne comprennent rien. Mais je crois que c’est un peu un mensonge que nous nous disons sur l’attitude européenne, car je ne trouve pas beaucoup de monde qui fêtent l’infidélité. Mais laissez tomber. C’est vrai que ce film était à moitié romanesque et à moitié policier. L’enquête a un peu triché en ne pas donnant assez d’indices avant la fin, mais c’était en fait une histoire intéressante. Et à part mon avis personnel sur la relation romantique, je dirais que le film était très bien fait. Je regarderais certainement plus de films de la même équipe, alors vous verrez plus de « Meurtres à… » dans ces pages.

Mais il leur faudra livrer bientôt « Meurtres à Rouen ». Je paye pour mon VPN et le droit de…euh…ignorer ne pas penser aux droits d’auteur à travers les frontières !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Le département aux seins

Je sais, j’ai vraiment perdu la tête, n’est-ce pas ? Mais cette fois, il s’agit d’une question de faux amis, quelque chose de drôle qui m’est arrivé à cause d’une question venant de l’ami du blog, Blogosth.

Notre point de départ est un commentaire sur son propre post, où il m’avait demandé de l’aide avec une expression curieuse en anglais. Il s’agissait d’un post sur Facebook par une musicienne anglaise, Sophie Ellis-Bextor. En parlant d’un justaucorps, elle a écrit :

They are so beautiful and fun and also really support you in the boob department so !

Sophie Ellis-Bextor

Facebook l’avait traduit comme ça :

Ils sont si beaux et amusants et vous soutiennent vraiment dans le rayon seins pour que je puisse sauter et ne pas m’en soucier !

En ce cas, « boob department » a été rendu comme « le rayon seins », ce qui lui semblait un peu dingue. Mais en fait, il était encore une fois un cas de faux amis.

Le problème vient du fait que « department » et « département » ne sont pas complètement de faux amis. Quant au sens géographique, celui de mon Tour, il s’agit d’une traduction exacte. Mais ce qui est drôle, c’est que le sens dans lequel le mot est un faux ami est le plus vieux en anglais bien que le mot soit emprunté au français.

Selon le dictionnaire Merriam-Webster, la référence américaine, la première fois où le mot « department » est apparu en anglais était en 1735. Le dictionnaire ajoute que le mot vient de « département », du Vieux Français, et qu’à son tour, ce mot vient de « départir », l’acte de diviser quelque chose. Mais le sens attesté en 1735 n’est pas le sens gouvernemental moderne, mais plutôt exactement celui qui a rendu perplexe notre ami Oth. Une meilleure traduction serait :

Ils sont si beaux et amusants et vous soutiennent vraiment en ce qui concerne/implique les seins pour que je puisse sauter et ne pas m’en soucier !

C’est un sens métaphorique ; or, c’est exactement le premier sens du dictionnaire Merriam-Webster, et le sens français est le deuxième. On le trouve également dans une chanson satirique de Tom Lehrer des années 60, en parlant du scientifique allemand (mais anciennement nazi), Wernher von Braun :

Il chante, en partie :

« Once the rockets are up, who cares where they come down?
That’s not my department! » says Wernher von Braun

Paroles de « Wernher von Braun »

On pourrait le traduire comme ça :

« Une fois les fusées sont parties, qui se soucie d’où tombent-elles ?
Ça ne m’implique pas », dit Wernher von Braun

Clairement, je ne me soucie de préserver ni le rythme ni la rime des paroles. Mais en fait, on trouve dans le Trésor de la Langue française qu’il était une fois, il aurait été logique de le traduire « Ce n’est pas mon département ». Dans le premier, vieux sens du mot « département », on trouve :

A. Vieux
1. Arg. Action de partir, de quitter un lieu.
2. Action de départir, de départager; résultat de cette action
a) La part qui en résulte.
b) Part de responsabilité attribuée à quelqu’un, compétence.

« Département », Trésor de la Langue française

C’est exactement le sens A.2.b, la part de responsabilité, de laquelle parle M. Lehrer.

Pourtant, on a emprunté ce mot pour dire plusieurs choses que l’on ne dit pas (ou plus) en français. Pour les « grands magasins », les Galeries Lafayette ou Printemps du monde, on dit « department store ». Et où on dirait les « rayons » d’un magasin, dans un supermarché ce serait « aisle », mais dans un grand magasin, c’est plutôt « department ». D’où vient la traduction de Facebook et la question d’Oth.

Le McFlurry de Péla

Langue de Molière est reporté jusqu’à demain, car je veux plus de temps pour l’écrire. Mais chose promise, chose due, comme on dit — La Fille m’avait dit que j’allais lui préparer le McFlurry maison de Péla après nos vacances, et ce soir, je l’ai fait.

La Fille n’est pas timide et m’a dit qu’elle préfère les recettes de Péla aux miennes, car avec tous les cookies et les glaces, elle peut toujours compter sur Péla. Son père est apparemment tout autre chose. Ce sera la teurgoule aux pralines roses et aux poireaux avec cette attitude, mademoiselle !

J’ai acheté assez de mascarpone pour ses quantités originales, mais je n’avais pas assez de crème liquide, alors j’ai coupé le tout par 1/3. Tout a bien marché.

Les ingrédients pour le McFlurry maison :

  • 350 ml de crème liquide entière bien froide
  • 130 grammes de mascarpone
  • 65 grammes de sucre glace
  • 1 1/3 cuillères à café de vanille liquide
  • 130 grammes de M&M’S minis
  • Sauce chocolat

Les instructions pour le McFlurry maison :

  1. Mettre le bol d’un robot pâtissier au congélateur pendant au moins 20 minutes.
  1. Y mettre le mascarpone, la crème liquide, le sucre glace, et la vanille liquide. J’ai tout fouetté sans me souvenir du sucre glace et de la vanille. J’ai donc dû les ajouter avec les M&Ms.
  2. Fouetter le tout jusqu’à ce que le mélange double de volume.
  1. Péla a réservé de la crème dans une poche à douille au frigo. Je croyais que le mien n’était pas assez froid, et j’ai mis la poche au congélateur. La crème était donc trop dure pour décorer les McFlurry. Oups.
  2. Verser 100 grammes de M&Ms minis dans la crème et mixer brièvement à grande vitesse pour tout incorporer.
  1. Verser la crème dans des ramequins. J’ai eu assez pour un troisième bol, mais je vous montre juste ce que l’on a mangé ce soir. La Fille aura le reste en dessert le lendemain. Je ne m’attends pas à des plaintes.
  1. Laisser reposer au congélateur pendant au moins 2 heures.
  2. Sortir les ramequins du congélateur et laisser reposer à température ambiante pendant environ 15 minutes.
  1. Pendant ce temps-là, verser de la sauce chocolat et saupoudrer avec plus de M&Ms minis. Je vous promets, il n’y aura pas de plaintes.

Voici l’intérieur — c’est exactement ce à quoi vous vous attendiez :