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Adieu, chef Ducasse

(Désolé, pas de film ce week-end. J’ai eu une semaine complètement pourrie et en plus, je suis malade. C’est donc le bon temps pour râler.)

Pour être clair, M. Alain Ducasse n’est pas mort. Mais ce post, c’est l’histoire d’une rupture avec l’un de mes héros. Où il mène, je ne peux plus le suivre. Ce qui suit est un cri de cœur, et ce n’est vraiment pas seulement à propos de M. Ducasse, ou la cuisine.

Cette histoire vient du Canard enchaîné du 29 septembre :

Quand j’ai eu 22 ans, j’ai vu ces deux livres dans une librairie. Ce sont les premiers livres de recettes que j’ai achetés :

Le livre de M. Ducasse était toujours trop difficile pour moi — la moitié de ses recettes manquent de mesures ! — mais il restait quand même une inspiration. Il y a une histoire dans le livre de M. Ducasse que je vais traduire pour vous (je n’ai pas ses mots originaux, juste la version en anglais) :

Un week-end, ma grand-mère préparait le dîner, et dans sa carte il y avait des haricots verts fins et croquants de notre jardin. Après elle en a mis plusieurs sur une assiette, j’en ai goûté 2 ou 3, et savais qu’elle les a laissé faire cuire un peu trop long. « Mamie », j’ai dit tranquillement mais sans peur, « tu as trop cuit les haricots verts ». C’était un petit moment, mais en même temps, un genre d’épiphanie pour moi. « Alors », elle m’a répondu, « veux-tu faire la cuisine ? ». Oui, je me suis pensé. Depuis ce moment, rien ne peut m’empêcher.

Alain Ducasse, Flavors of France, p. 9

Ce monsieur n’aurait jamais dit qu’il s’en fiche si un repas n’est pas délicieux. Ce livre-là n’est pas du tout une déclaration comme ça. C’est un livre avec les mêmes valeurs que les miennes — la tradition, les repas en famille, le respect pour le monde en dehors de Paris (vous pouvez également lire « Los Angeles » à la place de Paris ; c’est le même sentiment).

Mais pourquoi est-ce qu’il a abandonné sa cuisine ? En 2014, il a dit à Marie Claire :

« La planète a des ressources rares. Il faut consommer différemment, moins de sel, moins de sucre, moins de gras et moins de protéines animales. L’important, c’est le goût, la pureté, le respect des aliments, et le sentiment que va donner le cuisinier à celui qui va déguster l’assiette. »

Alain Ducasse met la viande à la porte de sa cuisine !

Ah bon, mais moins ne veut pas forcément dire rien ou pas du tout. En plus, on ne voit pas du tout ici l’attitude « pas nécessaire que ce soit toujours délicieux ». C’est ça que je trouve vraiment insupportable. Je remarque en plus qu’en dépit d’habiter dans cette planète de ressources rares, il ne s’est pas empêché de servir des plats chers aux clients très riches.

Moi, je suis plutôt l’avis de Pierre Hermé dans l’autre livre en haut : « La crème au beurre doit avoir du beurre — rien d’autre ne marche » (p. 29). Également l’avis de Julia Child, l’écrivaine et animatrice américaine qui a rendu populaire la cuisine française aux États-Unis : « Si vous avez peur du beurre, utilisez de la crème » et aussi « Je crois aux viandes rouges ». Ici, on fête la cuisine de la campagne, sans mépriser les villes, et je trouve que M. Ducasse ne rend plus l’envers. Je suis fier que l’on trouve le vrai patrimoine culinaire français dans ces pages, et ce que j’apprécie ne changera jamais.

Le prochain livre de Cook&Record

Vous savez tous que je suis grand fan de Laurène Lefèvre, à laquelle je dois tout ce que je sais à propos de la pâtisserie. Mme. Lefèvre vient d’annoncer son deuxième livre, et je viens de le commander.

©️Cook&Record

Et quand je dis « viens », ça veut dire « presque au même instant ». Voilà son annonce et ma commande :

4 minutes — je suis un mauvais fan !

Peut-être que vous vous souvenez que j’étais déçu la dernière fois, parce que j’ai commandé son premier livre mais elle ne l’a pas signé. Cette fois, j’ai commandé la version avec une dédicace, pour laquelle j’ai dû payer un peu extra.

Les options sont ici. Hélas, ce livre n’arrivera pas avant le temps d’un anniversaire très important. Pas pour un cadeau, mais pour l’utiliser. Je m’en fiche. J’ai une petite collection de livres signés chez moi, et j’ai hâte d’en ajouter un de plus !

Mon livre jamais utilisé

Peut-être le meilleur pâtissier français dont vous n’avez jamais entendu parler est François Payatd. Il vient de Nice, et il a été stagiaire à Paris, mais ça fait déjà 31 ans depuis qu’il est venu à New York. Toute sa carrière a déroulé aux États-Unis. Moi, je le connais grâce à son ancienne pâtisserie à Las Vegas. (Hélas, elle est disparue en 2017.) En tout cas, ce soir j’ai redécouvert l’un de ses livres, que j’ai acheté il y a des années, et gardé au cas où j’apprendrais à utiliser une poche à douille. Voilà :

Ce livre a été écrit en 1999, mais il y a des trucs au-dedans qui semblent venir d’un autre monde. Par exemple, il y a une douzaine de soupes à dessert dans le livre, et je sais qu’il était une fois, ce genre de dessert était très populaire. Il y en avait plusieurs dans mon livre de Pierre Hermé au même époque. Mais je n’ai vu aucune soupe comme ça nulle part en France ; ce n’est plus à la mode. Voilà sa soupe à la mangue :

Ma fille adore la mangue ; peut-être que l’on la goûtera.

Il y a des changements nécessaires à l’époque. Vous reconnaîtrez sûrement ce gâteau, mais M. Payatd nous dit d’utiliser de la crème liquide, pas de yaourt. En 1999, il n’était pas encore possible de trouver le bon yaourt aux États-Unis.

Il y a aussi des changements surprenants dans ce livre. Par exemple, sa recette de frangipane : du sucre, des amandes, du beurre, des œufs, de la farine. La vraie recette, selon beaucoup de sources, c’est la moitié cette crème et la moitié de la crème pâtissière.

C’est un livre un peu ambitieux pour le cuisinier à foyer :

Mais il s’avère que ce livre a rentré dans ma vie au bon moment. En trois semaines, j’aurai besoin d’un gâteau pour un événement spécial. J’ai trouvé exactement le bon gâteau dans ce livre. (Ce n’est pas celui en haut.) Vous saurez quand vous le verrez !

La Ligue Magnus

Mon amie rouennaise a posté une vidéo aujourd’hui pour son équipe locale de hockey, les Dragons de Rouen. Je ne connaissais ni l’équipe ni la ligue, j’ai donc fait des recherches. Ça m’intéresse parce que, malgré avoir grandi dans un désert, le hockey est mon deuxième sport préféré après le baseball. Mais j’ai aussi découvert quelque chose qui m’intéresse beaucoup plus que le sport !

Les arènes de hockey en France sont beaucoup plus petites que les nôtres. La plus grande arène est à Grenoble, et sa patinoire a une capacité de 4 208 spectateurs. Où j’ai grandi, à San Diego, il y a une équipe du deuxième niveau (il n’y a pas de rétrogradations aux États-Unis), et leur arène a une capacité de 14 600. Au plus haut niveau, les Ducks d’Anaheim jouent très proche de chez moi, et leur arène a une capacité de 17 174 pour le hockey, et plus de 18 000 pour les concerts.

Quand on assiste à un jeu de hockey en France, on voit d’abord des français qui jouent. Selon les règles, une équipe peut utiliser un maximum de dix joueurs étrangers, de vingt joueurs en total. Et en fait, environ 55 % sont nés en France — mais c’était 63 % en 2013. Par rapport, la Ligue « Nationale » des États-Unis et du Canada (c’est plutôt international, non ?), est 43 % canadien, 29 % européen, et 28 % américain, en jouant principalement aux États-Unis pour un trophée donné par un Britannique.

Mais ce n’est pas le fait qui m’intéresse le plus. C’est que les équipes restent où elles ont été fondées. J’ai cherché toutes les pages de la Ligue Magnus sur Wikipédia, mais je n’ai trouvé aucun exemple d’une équipe qui a déménagé. Je déteste l’équipe de football de mon enfance, et je ne regarde plus notre NFL, parce que cette équipe-là, les Chargers, ont déménagé de San Diego à Los Angeles. Il me semble que c’est quelque chose qui ne se passe pas en France. Je ne regarde pas non plus la NBA parce que deux équipes ont quitté ma ville.

Peut-être qu’il vous semble que c’est fou d’être si étonné par un fait quotidien comme ça. Mais j’avais des billets de saison pendant 17 ans pour les Chargers, et à la fin, il n’a sert à rien. Que pensez-vous — préférais-je soutenir une équipe loyale qui joue dans un petit stade, ou une équipe qui ne se soucie pas de ses fans ?

Pour la politesse française

Ça fait deux mois depuis que je suis revenu aux États-Unis. Vous savez déjà beaucoup de choses qui me manquent — mes amis, les sites, la pâtisserie, la musique. Mais il y a quelque chose de fou qui me manque horriblement. C’est le vouvoiement !

Quand j’étais jeune, la culture aux États-Unis n’était pas si différente que la France de maintenant. Peut-être que vous pensez que je plaisante. Mais je suis complètement sérieux. Quand on s’adressait à un inconnu, c’était toujours « Madame » ou « Monsieur ». Quand j’allais dans un magasin où j’étais connu, c’était « Monsieur Busch » (eh bien, « Mister »), jamais « Justin. » Et dès qu’ils apprennent votre prénom, les dialogues écrits par leurs gérants disent qu’ils doivent utiliser ce mot dans chaque phrase. « Tu payes comment, Justin ? Tu aimerais avoir une carte de crédit avec nous, Justin ? Bonne journée, Justin ! »

C’est la même chose quand on entre dans un magasin. Les caissiers doivent interrompre leurs clients pour crier soit « Hello! » soit « Thank you! » à ceux qui entrent ou partent. C’est impoli. Si vous êtes en train de parler avec un client, servez ce client-là, pas quelqu’un d’autre ! Et il n’y a jamais de contact visuel, surtout avec les clients qui partent. On crie vers leurs dos ici. Je n’ai jamais vu ça en France, et croyez-moi — je cherchait.

Une autre chose qui me manque, c’est l’absence d’un mauvais comportement si bizarre que je dois vous le montrer en vidéo, parce que vous ne le croiriez jamais si je vous l’explique seulement en texte. Quand on est dans un resto — pas un McDo, un vrai resto avec des serveurs — ils essayent de vous convaincre de commander des trucs en les disant leeeeeeeentement, Je n’enregistrais jamais un serveur pour ça — ils n’apparaîtraient pas volontairement — je vais donc le faire moi-même :

Quand je vous dis que l’absence de ce comportement est l’un de mes plus précieux souvenirs du voyage, je ne mens pas.

Un renseignement qui m’amuse beaucoup — en anglais on dit « you » pour tous les deux, « tu » et « vous ». Mais lequel mot français est l’ancêtre de « you » ? C’est « vous » ! La version ancienne de « tu » en anglais était « thou, » et on peut le trouver jusqu’au XVIIIe siècle. Alors nous, les gens les plus décontractés du monde, nous vouvoyons tout le temps !

Les mentions légales

Je déteste que je dois écrire ce post.

Plus tôt aujourd’hui, j’ai découvert par hasard que certaines de mes photos de cuisine sont sur Pinterest, avec de mauvaises traductions. Voici des exemples :

Tout ça est À MOI !
En anglais, on peut traduire « coup de foudre » comme « lightning, » « thunderbolt, » ou « love at first sight. » Ici, ce devrait être le dernier.

J’avoue qu’au début, je n’étais pas toujours propre en utilisant des photos qui venaient de Wikipedia. Je n’ai pas copié les crédits ni les licences. Un jour, j’ai vu que mon blog avait des références d’un site pour chercher des photos sans licence. Et j’ai tout à coup compris que j’ai dû régler mon comportement. Vous pouvez voir dans tous les « Je découvre » qu’il y a des liens pour TOUT. (Il reste quelques posts à régler.) Mais chacune des photos dans mes recettes sont à moi, et c’est le cas depuis le début.

Il faut donc que je crée une politique pour les droits d’auteur. Il semble que mon travail est à l’autre personne sur Pinterest, et ça, c’est absolument inacceptable pour moi.

Un ami m’a suggéré que je mets le nom du blog dans les photos. Il n’a pas tort — ce sera une jolie preuve qu’elles sont à moi. Mais je n’ai vraiment pas envie de mettre des graffitis sur mes photos.

Je suis donc curieux. Pour ceux qui sont aussi blogueurs, à quoi pensiez-vous en faisant vos propres règles ? Si vous n’avez pas de mentions légales sur votre site, pourquoi pas ? Je ne veux pas perdre beaucoup de temps sur ce sujet, j’aurai alors quelque chose en plusieurs jours. Mais je sais déjà une chose — toute reproduction sur Pinterest sera interdite.

Un message du propriétaire

Bonjour, les amis. J’espère que vous profitez bien des posts ici. Mais pendant que vous attendez le prochain dessert du gros con, moi, le vrai chef de son appartement, veux me présenter. Moi, je suis M. Descarottes, et je suis chargé de ses affaires.

Pensiez-vous qu’un seul homme peut manger tous ces légumes ? Non, et en fait, c’est à cause de moi qu’il n’achète jamais de grosses carottes. C’est parce que l’on partage les petites carottes qu’il achète dans des gros sacs. Quand il vous dit d’utiliser 1/2 d’un chou, qui mange l’autre moitié ? Exact.

Peut-être que vous ne l’avez pas deviné, mais c’est en fait aussi moi que lui a appris l’impératif, dont le subjonctif. Tous les jours, je lui donne des instructions :

  • Il faut me donner à manger.
  • Il faut que vous nettoyiez ma cage.
  • Il vous faut remplir ma bouteille.

Voyez-vous ? Mon français est parfait, mais d’habitude, je ne parle jamais sauf quand on est seuls ensemble. Sinon, il voudrait me mettre à la télévision pour gagner de l’argent, et c’est lui qui bosse pour moi, pas l’envers.

Moi et sa fille, nous l’avons complètement sous notre emprise.

Les Journées européennes du Patrimoine

La grande majorité de vous peuvent faire quelque chose ce week-end qui me rend jaloux — visiter des endroits historiques pour les Journées européennes du Patrimoine. Je ne connaissais pas cet événement jusqu’à cette année, mais on peut visiter beaucoup de lieux tout gratuit.

Le Ministère de la Culture propose des idées pour toutes les régions. Par exemple, si vous êtes en Île-de-France, ils suggèrent le Musée Camille Pissarro à Pontoise :

Si vous avez la chance d’être proche de Rouen (je pleure ; stupides souvenirs parfaits), visitez leur Cimetière Monumental :

Tombe d’Étienne Nétien, Photo par Totorvdr59, CC BY-SA 4.0

Si vous êtes dans les Hautes-Pyrénées, visitez le Pic du Midi pour leur Planétarium — c’est gratuit samedi !

Observatoire au Pic du Midi, Photo par Christophe Jacquet, CC BY-SA 2.5

« Mais Justin », vous me dites, « je suis à l’Outre-mer ». Le Ministère de la Culture ne vous a pas oublié ! Si vous êtes à la ville du Tampon en Réunion — pourquoi riez-vous ? — visitez La Chapelle de l’ex-Apeca pour voir les vitraux de Guy Lefèvre :

Photo par Hervé Douris, ©️ Guy Lefèvre

Ou si vous êtes à Mayotte, vous pouvez visiter les archives départementales.

Il y a beaucoup plus de choses à faire — voici la liste entière. Si vous faites quelque chose, laissez-moi un commentaire — je suis si jaloux de ne pas pouvoir visiter !

Un renseignement à propos de l’argent

Peut-être que vous vous souvenez d’une série appelée « L‘Homme qui valait très millards » ? Ce titre m’a toujours rendu confus, parce qu’en anglais, c’est « The Six Million-Dollar Man, » ou « L’Homme qui valait 6 millions de dollars ». Je ne l’ai jamais vue en français, mais j’aurais pensé que la quantité d’argent n’avais pas besoin d’être changé. En tout cas, aujourd’hui j’ai vu ce post dans l’un de mes groupes sur Facebook :

Je ne veux pas dire que j’ai été offensé, mais dès que j’ai vu ça, je pensais que c’était peut-être une différence de devise. En tout cas, ça a provoqué une conversation intéressante.

Un homme a répondu que c’était en centimes, ou anciens francs :

Un autre a demandé s’il s’est trompé de francs :

Alors j’ai fini par apprendre quelque chose de nouveau, ce qui veut dire « la brique » (d’argent) :

Pour comparaison, le premier film Fantômas avec de Funès est sorti en 1964, et une collier de diamants dans ce film-là à coûté 5.500.000 francs :

Le chèque ne dit que des francs, pas ancien ou nouveau, mais je penserais qu’en 1964, ça voulais dire nouveaux francs, parce que le changement avait été lieu en 1960. Et franchement, si ça voulait dire 55 000 nouveaux francs, il me semble que ça ne valait pas les efforts de Fantômas.

Mais en 1975, est-ce que l’on dirait toujours anciens francs ? Aucune idée. C’est pas difficile d’imaginer que toutes les prosthèses coûtent 600 fois un collier. Je sais, c’est pas grand-chose. Mais j’aimerais penser que nous ne vous avons pas fait une si grande arnaque !

Les américains médusés

Si vous suivez les réseaux sociaux, il semble que toute la France se moque d’un américain qui a découvert « La Pataterie ». Je ne connais pas cette chaîne, mais je comprends très bien l’attitude de ce monsieur. À votre place, je ne me serais pas moqué de lui.

Avant de voyager en France, je me suis dit, « Vous n’avez pas le droit de manger quoi que ce soit américain, monsieur. Vous êtes là pour vivre à la française ! » (Oui, je me vouvoie.) Je ne vous l’ai pas dit, mais j’ai fait une seule exception. À l’aéroport, juste avant de monter dans l’avion pour quitter le pays, j’ai acheté une boîte de macarons. Voilà :

Pensez-vous que je n’ai pris qu’une photo ? Non, j’ai dû aussi prendre une photo du resto lui-même !

En ce cas, c’était pour ma fille. Elle a 11 ans, et elle ADORE McDo aux États-Unis. Elle était en vacances avec sa mère pendant que j’étais en France (c’est pourquoi j’ai dû voyager cette semaine-là ou pas du tout). Je les ai donc gardé jusqu’à mon retour aux États-Unis. Je sais, c’est une mauvaise idée de garder des macarons pendant plusieurs jours, mais je n’avais pas de choix. En tout cas, nous sommes d’accord que les macarons de McDo sont rien de spécial. MAIS —

Pourquoi est-ce que nous étions tous curieux des macarons de McDo ? Parce que l’on n’a RIEN comme ça ici. En fait, il y a peu de choix en dessert chez McDo ici, alors quand nous avons vu leur menu français, c’était un monde tout neuf. Et franchement, il faut que j’ajoute qu’aux États-Unis, personne ne croit que les Français ne mangent qu’aux restos étoilés. Certains d’entre ceux qui ont répondu à ce monsieur n’étaient vraiment pas honnêtes à propos de ce sujet :

https://mobile.twitter.com/Oresias/status/1435242483106172929

Celui-ci est en anglais ; voici la traduction du Parisien :

« Sérieusement ? Vous venez visiter la France, patrie de la gastronomie, et le restaurant le plus étonnant que vous ayez trouvé est une chaîne ? Installé dans un bâtiment ressemblant à un entrepôt d’usine ? »

Article du Parisien

J’ai eu exactement la meme experience chez La Croissanterie à la Gare d’Austerlitz le jour où j’ai visité Orléans. Je n’ai rien dit à l’époque de peur d’être moqué comme ce monsieur. Mais voilà mes photos :

Je sais bien qu’il y a plein de meilleures boulangeries en France. Mais en tant que quelqu’un qui a pris des trains pendant dix ans pour aller au boulot, je peux vous dire qu’il n’y a RIEN à ce niveau de qualité dans nos gares. J’étais choqué que ce serait le cas n’importe où.

J’adore mes amis partout en France et en Belgique. Mais parfois quelqu’un ou l’autre qui n’a jamais visité les États-Unis me dit que tout le monde dans le Kansas ou le Nebraska est un gros con qui ne sait rien. C’est parce qu’ils ne connaissent que les stéréotypes. Je vous rassure que l’on ne manque pas de cons en Californie. Ce que j’essaie de vous expliquer, ce n’est pas que l’on ne sait rien. C’est un si grand plaisir de découvrir qu’à quelque part d’autre, il existe des choses différentes et meilleures, même dans la vie quotidienne.