OK, une base de plus avant notre dîner héraultais. Je vous promets que les deux sont liées.
Pour faire une génoise, j’ai choisi une autre recette du livre « Desserts by Pierre Hermé ». Celle-ci est aux raisins, pour des raisons qui vous comprendrez bientôt, mais d’habitude, elle est faite nature et trempée avec des divers liqueurs ou des sirops. Voilà la nôtre :
Sa recette originale fait un gâteau de 22 cm. Je l’ai coupé par deux pour faire un gâteau de 15 cm.
Les ingrédients :
28 grammes de beurre
3 gros œufs
100 grammes de sucre
83 grammes de farine
Les instructions :
Préchauffer votre four à 180°C.
Mettre de l’eau dans une casserole assez grande pour faire un bain-marie avec le bol de votre robot pâtissier. Faire fondre le beurre et laisser reposer. Mettre la casserole sur un feu moyen.
Tamiser votre farine.
Fouetter les œufs et le sucre ensemble dans le bol du robot. Mettre le bol sur la casserole et fouetter sans cesse, jusqu’à obtenir une température de 55°C. Retirer le bol du robot et le mettre dans le robot. Fouetter avec le robot jusqu’à ce que la température a baissé à la température ambiante et le volume a triplé.
Mettre une cuillère des œufs dans le bol du beurre. Avec une maryse, commencer à replier la farine dans les œufs. Faites ça en deux tranches, pas toute la farine en même temps. Ajouter le beurre et faire la même chose.
Beurrer soit un moule à gâteau soit un cercle de pâtisserie (si c’est le dernier, le mettre sur une plaque à cuisson avec un tapis en silicone. Si vous allez ajouter quelque chose comme des raisins ou des pépites au chocolat, les mettre dans le fond du moule. Verser la pâte dans le moule. Enfourner pendant 28 minutes. Tester avec un cure-dent avant de sortir du four. Laisser reposer au moins 5 minutes avant de démouler.
Avec ce post, on commence une série de recettes appelée « les bases » pour ne pas devoir tout répéter quand je fais quelque chose de commun, comme la pâte brisée ou la crème pâtissière. Et oui, on aura besoin de la pâte sucrée tout de suite.
Cette version est la recette dans le livre « Desserts by Pierre Hermé », et oui, c’est inhabituel d’utiliser de la poudre d’amande dans ce genre de pâte. Mais j’essaye toujours d’élever les normes ici — faites-moi une faveur et ne revisitez jamais mon dessert aindinois — et autant que j’adore Cook&Record, elle serait d’accord que Pierre Hermé est le ne plus ultra (une expression anglaise qui veut dire qu’il n’y a rien de meilleur).
Les ingrédients :
280 grammes de beurre ramolli, coupés en morceaux
150 grammes de sucre glace, tamisé
50 grammes de poudre d’amande
1 pincée sel
1/4 cuillère à soupe de vanille liquide
2 œufs
500 grammes de farine de blé
Les instructions :
Dans le bol d’un robot pâtissier, ajouter le sucre glace et le beurre. Mélanger à faible vitesse jusqu’à ce que le mélange devienne crémeux.
Battre les œufs légèrement avec une fourchette. Ajouter la poudre d’amande, les œufs, la vanille, et le sel, et mélanger à faible vitesse.
Ajouter la farine par tiers et mélanger à faible vitesse à chaque fois. Arrêter dès que la pâte se rassemble.
Former une boule et la peser. Ça devrait mesurer environ un kilogramme. Couper en trois boules pour 3 tartes de 26 cm ou quatre boules pour 4 tartes de 22 cm. Utiliser votre balance pour assurer que les boules ont toutes des tailles similaires. Emballer les boules au film de contact. Mettre la pâte dans le frigo et laisser reposer la nuit si vous voulez l’utiliser immédiatement ; sinon, la mettre au congélateur jusqu’à deux mois.
Aujourd’hui (et ce week-end) est le jour férié américain de Thanksgiving. (Nos voisins canadiens fêtent quelque chose de similaire, l’Action de Grâce, en octobre.) L’année dernière, j’étais tout seul à cause du virus, alors j’ai fait mon premier dîner pour la fête. Cette année, ma fille et moi avons dîné en famille avec mes parents, mais je voulais quand même adopter une autre recette de Thanksgiving à la façon française. On n’a jamais assez de desserts ici, alors cette fois, je vous présente mon cauchemar préféré, la tarte à la citrouille.
Cauchemar ? Pourquoi ? Eh bien, chaque 5-6 ans, mon anniversaire se passe au même jour que Thanksgiving. Quand ça arrive, mes amis et parents pensent qu’il suffit de mettre une bougie dans la tarte qu’ils allaient quand même manger. Quel effort ! Je suppose que c’est mieux qu’un anniversaire pendant le Carême. En tout cas, voilà :
Notre tarte est presque cent pour cent française. La pâte est une pâte brisée. La garniture est plus ou moins une crème pâtissière à la citrouille. (C’est à dire que c’est presque un flan pâtissier.) Le seul ingrédient dont vous aurez du mal à trouver est la purée de citrouille, mais j’ai trouvé un fournisseur pour vous en Europe. Le mélange d’épices appelé « pumpkin spice » (épices de citrouille) n’existe pas en France sous ce nom, mais il n’y a rien dans la boîte que vous ne pouvez pas trouver. C’est juste des clous de girofle, de la muscade, de la cannelle, du gingembre, du piment de la Jamaïque, et du macis. D’accord, je ne connais personne qui garde du macis dans sa cuisine non plus.
Les ingrédients pour la tarte à la citrouille :
100 grammes de beurre
200 grammes de farine
1 pincée de sel
100 + 25 grammes de sucre
1 jaune d’œuf
50 ml d’eau
3 œufs entiers
300 ml de lait
60 grammes de maïzena
1 boîte à conserve (425 grammes) de purée de citrouille
1-2 cuillères à café d’épices de citrouille
Les instructions pour la tarte à la citrouille :
D’abord, on fait notre pâte brisée. Coupe le beurre en dès. Dans un saladier, sabler la farine et le beurre.
Ajouter le sel, 25 grammes de sucre, le jaune d’œuf, et l’eau. Mélanger bien avec les mains, et faire une boule. Laisser reposer au frigo pendant 2 heures.
On passe à la garniture. Dans un saladier, mélanger 3 œufs et 100 grammes de sucre et faire blanchir avec un fouet.
Ajouter la maïzena et fouetter.
Faire bouillir le lait dans une casserole. Quand il commence à bouillir, verser un peu de lait dans les œufs et fouetter, puis verser tout dans la casserole. Continuer à remuer jusqu’à ce que le mélange devienne épais.
Sortir du feu et ajouter la purée de citrouille et les épices. Mélanger bien avec un batteur plongeant. C’est difficile de faire un mélange complètement homogène !
Étaler votre pâte, puis la mettre dans un moule à tartes. Piquer le fond avec une fourchette. Verser la garniture dans le moule et étaler avec une maryse.
Faire cuire à 180°C pendant 40-45 minutes. Vérifier avec la lumière mais n’ouvrez pas la porte du four. Laisser refroidir à température ambiante avant de servir.
Je vous ai promis la recette du gâteau que j’ai fait pour mon anniversaire. La recette vient du livre « Desserts by Pierre Hermé, » par M. Hermé et l’autrice américaine Dorie Greenspan. Vous pouvez lui faire confiance, mais elle a traduit les recettes de M. Hermé aux mesures américaines. J’essayerai de vous donner des mesures européennes.
D’abord, je vous rappellerai de quoi on parle :
Ça m’a donné la glycémie la plus haute DE MA VIE le lendemain, et je ne plaisante pas, alors arrêtez de lire ici, mes compatriotes diabétiques. Je suis vraiment désolé. Pour le reste d’entre vous, il faut qu’on fasse 3 choses : de la crème au citron, du gâteau au chocolat sans farine, et de la mousse au chocolat. Les quantités ici suffisent pour faire un gâteau de 22 cm, mais j’ai utilisé un cercle de pâtisserie de 15 cm. On commence avec la crème au citron :
Les ingrédients de la crème au citron :
1 tasse (200 grammes) de sucre en poudre
Le zeste de 3 citrons
4 gros œufs
3/4 tasse jus de citron
10.5 onces (150 grammes) de beurre ramolli
Les instructions de la crème au citron :
Mettre une casserole à moitié pleine d’eau sur votre poêle et allumer le feu (on fera un bain-marie). Dans un bol en métal, mais hors du feu, mettre le sucre et le zeste et mélanger avec les doigts. Ajouter les œufs et le jus de citron et fouetter.
Mettre le bol sur la casserole. Faire cuire en fouettant jusqu’à ce qu’on atteinte 82°C avec un thermomètre. N’arrêtez pas de fouetter pendant ce temps — ça pourrait prendre 10 minutes.
Retirer du feu et tamiser tout de suite dans un saladier. Laisser reposer à température ambiante, en remuant parfois, jusqu’à 60° C.
Fouetter le beurre dans le mélange jusqu’à ce que la crème devienne complètement homogène. Continue de fouetter pendant 3-4 minutes. C’est plus facile avec un batteur plongeant.
Mettre du parchemin sur une plaque, puis un cercle de pâtisserie sur le parchemin. Verser environ 175 mL de la crème dans le cercle et étaler avec une maryse. Mettre tout dans le congélateur pendant une heure. Puis retirer le cercle, emballer la crème avec du film à contact, et mettre encore une fois la crème dans le congélateur.
Maintenant, on fait le gâteau au chocolat sans farine. Cette recette fera 4 couches de 22 cm. On n’aura besoin que de 3. Comme je vous ai dit en haut, j’ai utilisé un cercle de 15 cm.
Les ingrédients du gâteau :
115 grammes de chocolat amer (il recommande Valrhona Manjari, et je l’ai utilisé)
85 grammes de beurre
1/2 tasse (100 grammes) de sucre en poudre
1 cuillère à café de cacao en poudre
2 jaunes d’œuf à température ambiante
6 blancs d’œuf à température ambiante
1 œuf entier à température ambiante
Les instructions du gâteau :
Faire fondre le chocolat et laisser refroidir à 45°C. Préchauffer votre four à 180°C.
Dans un robot pâtissier, battre le beurre, 35 grammes du sucre, et le cacao en poudre jusqu’à ce que le mélange devienne crémeux. Ajouter les jaunes et mélanger bien. Ajouter l’œuf entier et mélanger encore une fois.
Ajouter le chocolat fondu et mélanger. J’ai utilisé une cuillère pour cette étape.
Dans un saladier, fouetter les blancs avec un batteur plongeant. Ajouter le reste du sucre en fouettant, jusqu’à ce qu’il y ait des pics fermes. Ajouter les blancs au reste du mélange, peu à peu, en remuant avec une maryse.
Mettre du parchemin sur deux plaques à cuisson. Avec votre cercle et un crayon, tracer des cercles sur le parchemin, puis retourner le parchemin. Mettre la pâte dans une poche à douille avec une douille simple. Déposer des escargots de pâte dans les cercles, puis enfourner pendant 25-30 minutes.
Les ingrédients pour la mousse au chocolat :
415 mL de crème liquide entière
4 jaunes d’œuf à température ambiante
2 gros œufs à température ambiante
280 grammes de chocolat amer (Valrhona Manjari préféré)
100 grammes de sucre en poudre
3 cuillères à soupe d’eau
Les instructions pour la mousse au chocolat :
Mettre le bol de votre robot dans le congélateur pour qu’il devienne bien froid. Sortir le bol, puis battre la crème jusqu’à ce que ce soit bien ferme. Réserver la crème au frigo dans un autre bol.
Nettoyer le bol de votre robot. Mettre les œufs et les jaunes dans le robot et fouetter juste un peu, puis les laisser pendant la prochaine étape.
Faire fondre le chocolat et laisser refroidir à 45°C. Pendant que le chocolat refroidit, mettre le sucre et l’eau dans une casserole sur un feu vif. Faire bouillir, en remuant parfois, à 257°F/125°C. Sortir du feu.
Battre les œufs à vitesse basse en versant le sirop dans le bol du robot. Augmenter à grande vitesse et battre pendant 5 minutes de plus.
Avec une maryse, incorporer peu à peu la crème fouettée dans le chocolat. Faites la même chose avec les œufs.
Ma mousse était trop liquide après tout ça, alors je l’ai mis dans le congélateur pendant une heure pour devenir plus solide. Si vous n’avez pas ce problème, félicitations et allez directement au montage.
Montage :
Avec votre cercle de pâtisserie et un couteau, couper les bords de vos couches de gâteau.
Mettre la première couche de gâteau dans le cercle. Étaler de la mousse sur la couche.
Mettre la deuxième couche de gâteau sur la mousse. Mettre un peu de mousse sur la deuxième couche afin de faire coller la crème au citron. Mettre la crème au citron en haut, et ajouter un peu de plus de mousse pour faire coller la dernière couche de gâteau.
Mettre la dernière couche de gâteau en haut. Couvrir avec de la mousse et étaler. Réserver dans le frigo jusqu’à 15 minutes avant de servir.
Voilà, ce gâteau est sur la couverture du livre. Le mien n’est pas aussi beau, mais il a une coupe transversale très similaire. Je peux m’améliorer, surtout avec la mousse, mais je crois que c’est un bon premier essai.
Pour terminer notre séjour en Gironde, on goûtera un dessert local qui est devenu un classique de la pâtisserie française, les cannelés. Au fait, je vous ai menti encore une fois, parce que j’ai acheté un moule de plus. J’ai vraiment besoin de quelqu’un à la maison qui peut m’empêcher de ça. En tout cas, voilà :
Je dois cette recette à Cook&Record. Son moule produit 15 petits cannelés ; le mien, 8 plus grands. La même quantité de pâte suffit également pour tous les deux. Il faut commencer cette recette la veille, parce que la pâte doit reposer 24 heures au frigo.
Les ingrédients :
500 grammes de lait
30 grammes de beurre
De la vanille — soit une gousse ou une cuillère à soupe de vanille liquide
100 grammes de farine
200 grammes de sucre
2 pincées de sel
2 œufs
30 grammes de rhum
Les instructions :
Dans une casserole, porter à ébullition le lait, et faire fondre le beurre. Ajouter la vanille et mélanger bien. Enlever du feu et réserver.
Dans un saladier, mettre les œufs, le sel, la farine, le sucre, et le rhum. Battre tout avec un batteur plongeant ou batteur à œufs.
Après avoir obtenu une pâte homogène, verser le lait dans le saladier et battre pendant quelques minutes de plus.
Couvrir le saladier avec du film à contact, et laisser reposer pour 24 heures dans le frigo.
Le lendemain, préchauffer le four à 250°C. Beurrer votre moule, et remplir chaque puit avec de la pâte, jusqu’au bord des cannelures. Mettre au four pour 10 minutes, puis baisser le feu jusqu’à 180°C. Faire cuire pendant 1h15 de plus, puis sortir le moule du four et laisser refroidir dans la moule. Démouler pour les servir, et vous êtes fini.
Il n’y avait vraiment pas de choix pour le plat principal ce soir. Si vous connaissez même un peu la cuisine bordelaise et vous me connaissez, vous savez déjà qu’il fallait toujours être une entrecôte bordelaise, avec un plat d’accompagnement très particulier. Dis-nous, Louis, c’est quoi le plat ?
Avec du Coca-Cola ? Hohoho, non ! Mais pas non plus with Beaujolais Nouveau — c’est du mauvais endroit (et je ne suis pas non plus grand fan). J’ai choisi un très bon Saint-Émilion du Château de Ferrand :
C’était comment le vin ? Very very good, marvelous, wonderful — et pas trop nouveau ! (Vous pouvez voir que cette scène m’a profondément bouleversé. Et sérieusement, je recommande le vin.)
Pour la recette de l’entrecôte, j’ai suivi celle-ci de L’Atelier des Chefssauf pour la viande elle-même. Pour la viande, j’ai suivi les conseils d’un célèbre chef américain, Alton Brown, qui est aussi connu comme scientifique. C’est la première fois où j’ai cuisiné un steak dans une poêle, alors je voulais être sûr. La salade c’est pas grande-chose, mais c’est quand même à moi.
Les ingrédients pour « salad of tomatoes », 1-2 personnes :
1 concombre
1/2 tomate par personne
De l’huile d’olive
Les instructions pour « salad of tomatoes » :
Rincer vos légumes.
Si vous n’avez pas de mandoline, couper les légumes en fines lamelles avec un couteau. Mais s’il y a une mandoline dans votre cuisine, on va en profiter. Couper plutôt un petit bout du concombre pour faire un bord plat.
Avec la lame ondulée, couper de fines lamelles. Après chaque coupe, tourner le concombre à 90° pour faire la coupe gaufrée.
. Couper la tomate en fines lamelles.
Réserver les légumes au frigo pour le montage.
Les ingrédients pour l’entrecôte bordelaise, 1-2 personnes :
1 entrecôte de 400-500 grammes
1 échalote
1 cube de bouillon de viande
4 grammes ou 1 cuillère à soupe de farine de blé
13 cl de vin rouge
Du poivre
Du gros sel
De l’huile d’olive
Les instructions pour l’entrecôte bordelaise :
Éplucher et ciseler finement les échalotes.
Mettre une poêle assez grande pour vos steaks dans le four. Préchauffer le four à 260°C. Dès que le four finit de préchauffer, sortir la poêle du four, et la mettre sur la cuisinière à feu vif pour 5 minutes.
Rincer et sécher votre viande. Badigeonner les côtés avec de l’huile d’olive, puis saupoudrer avec du gros sel et un moulin à poivre. Sans ajouter plus d’huile à la poêle, mettre la viande dans la poêle pour 30 secondes. Retourner avec des pinces, et faire cuire l’autre côté pour 30 secondes de plus.
Dès que la deuxième côté est cuite, mettre la poêle encore une fois dans le four pour 2 minutes. Ouvrir le four, retourner avec des pinces et faire cuire pour 2 minutes de plus. Ça devrait faire de la viande mi-saignant. Retirer la viande sur une assiette et couvrir avec du papier aluminium pendant qu’on faire la sauce. Je ne pouvais pas utiliser l’appareil photo pendant cette étape, mais voici une photo après la cuisson.
Dans la même poêle, faire suer les échalotes. Saupoudrer de farine, bien remuer puis ajouter le vin rouge, le cube de bouillon de viande avec 30 cl d’eau, et le poivre. (J’ai mélangé les ingrédients liquides, dont mon bouillon en gelée, dans une tasse.) Laisser réduire d’au moins 1/3. La sauce réduira vite, alors la retirer dans un bol.
Montage :
Arranger vos légumes sur une assiette. Arroser les légumes avec de l’huile d’olive. Mettre la viande sur l’assiette, et arroser avec la sauce bordelaise. Servir tout de suite !
Voici l’intérieur de ma viande. C’moins cuit que Chef Brown a promis. On peut vérifier la viande après l’avoir sorti du four, et revenir si vous avez envie d’un steak plus cuit.
Je vous ai dit il y a quelques semaines que je savais exactement ce que j’allais faire du livre de François Payard. C’était le gâteau de l’anniversaire du blog. J’ai dû traduire la recette de l’anglais — mais pas les mesures, qui est surprenant pour un livre vendu aux États-Unis, surtout des années 90s.
J’ai fait un changement qui n’est pas du tout dans le livre. C’est clair de sa photo que M. Payard a utilisé une ganache au chocolat pour couvrir le gâteau. Mais n’en donne pas une dans la recette. J’ai donc utilisé la même ganache que j’utilise pour mes éclairs. C’est peut-être plus dure que l’on veut pour un gâteau. Aussi, je l’ai suivi en utilisant un chocolat amer (Ghirardelli 60 %) ; la prochaine fois, je choisirais quelque chose un peu moins amer, peut-être Valrhona Jivara (40 %) ou Caraque (56 %). En général, les framboises ont besoin d’un chocolat noir, mais avec une poudre de cacao sans sucre pour la génoise, ce gâteau a déjà une saveur amère.
Les ingrédients pour la génoise :
120 grammes de farine à gâteau, tamisée
56 grammes de poudre de cacao sans sucre
6 gros œufs
200 grammes de sucre en poudre
28 grammes de beurre doux fondu, refroidi à température ambiante
Les instructions pour la génoise :
Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner un moule à pain de 22cm x 11.5cm x 6 cm. Taper pour enlever l’excès.
Fouetter la farine et la poudre de cacao ensemble dans un saladier. Mettre de côté.
Faites un bain-marie avec une grande casserole et le bol d’un robot pâtissier. Fouetter les œufs et le sucre ensemble dans le bol avant de le mettre sur la casserole. Mettre le bol sur l’eau et fouetter jusqu’au moment où les œufs atteignent 40°C. Mettre le bol dans son robot et fouetter à grande vitesse jusqu’à ce que le mélange triple de volume.
Sortir le bol du robot et mélanger la farine avec les œufs en utilisant (gentiment) une maryse. Mettre le beurre fondu dans un petit bol avec une cuillère de la pâte et mélanger. Puis mélanger le beurre avec la reste de la pâte. Mettre la pâte dans votre moule, et lisser la pâte avec votre maryse.
Enfourner pendant 30-35 minutes, jusqu’à ce que le gâteau rétrécisse des bords du moule. Refroidir pendant 10 minutes dans le moule, puis démouler et laisser refroidir complètement.
Les ingrédients pour le sirop à la framboise :
250 grammes de sucre
118 grammes d’eau
2 cuillères à soupe d’eau-de-framboise ou autre liqueur à la framboise (j’ai utilisé Chambord)
Les instructions pour le sirop :
Mettre le sucre et l’eau dans une casserole sur un grand feu. Faire bouillir. Quand le sucre est complètement dissous, éteindre le feu et mettre le sirop dans un bol. Ça produira environ 350 grammes de sirop.
Mettre 120 grammes de sirop dans un bol. Couvrir la reste — on peut l’utiliser pendant les prochaines deux semaines. Mélanger l’eau-de-framboise avec les 120 grammes de sirop et réserver.
Ingrédients pour la garniture au chocolat fouettée :
100 grammes de chocolat amer
116 grammes de crème liquide entière
2 cuillères à soupe d’eau-de-framboise ou autre liqueur à la framboise
156 grammes de beurre doux ramolli
Instructions pour la garniture au chocolat fouettée :
Mettre le chocolat dans un bol. Dans une casserole, faire bouillir la crème liquide. Renverser la crème au-dessus du chocolat et fouetter gentiment. Laisser refroidir à température ambiante.
Dans un robot pâtissier, fouetter le beurre jusqu’à ce qu’il soit duveteux, environ 3 minutes. Ajouter le chocolat et l’eau-de-framboise et fouetter jusqu’à ce que tout soit bien mélangé.
Ingrédients pour la ganache au chocolat :
330 grammes de chocolat
165 grammes de beurre
Instructions pour la ganache au chocolat :
Sur un feu doux, faire fondre le mélange en remuant. C’est tout. Laisser refroidir à température ambiante et faire le montage.
Ingrédients pour le montage :
Environ 150 grammes de confiture de framboise
Instructions pour le montage :
Couper la génoise pour enlever la partie ronde. Couper la reste en 3 tranches, horizontalement.
Mettre la tranche du bas dans votre moule à pain (après avoir nettoyé le moule). Badigeonner généreusement avec du sirop à la framboise. Étaler la moitié de la confiture sur la tranche. Faire la même chose avec un tiers de la garniture.
Répéter l’étape précédente avec la tranche du milieu.
Mettre la dernière tranche au-dessus. Badigeonner avec la reste du sirop. Laisser reposer au frigo pendant une demi-heure.
Sortir le gâteau du frigo et démouler. Étaler la reste de la garniture au-dessus du gâteau. Étaler la ganache partout. Mettre le gâteau encore dans le frigo pour que la ganache devienne solide, mais sortir le gâteau avant de servir. Transférer d’une assiette à une autre au besoin.
Pour notre dessert gersois, on a quelque chose de traditionnel, un peu comme la croustade de Couserans, mais plus facile. Voilà, le pastis gascon, connu aussi sous le nom de tourtière :
C’est un dessert à base de pâte filo, rempli de pommes à l’Armagnac. Mais Keldelice nous dit :
Chez soi, pour éviter de se lancer dans la délicate opération de l’étirage, il est possible (au risque de faire hurler les « puristes ») d’utiliser de la pâte filo toute prête, voire, des feuilles de brick !
Toutes les recettes que j’ai trouvé utilisent soit de la pâte filo soit de la brick. Puisque le brick est tout inconnu dans nos marchés aux États-Unis, j’ai décidé d’utiliser de la pâte filo. J’ai mélangé deux recettes pour le mien — l’une aux pommes dit « 6 belles pommes », mais 4 suffisaient. C’était environ 1 kg. Mes références sont le pastis gascon du Journal des Femmes et la tourtière aux pruneaux de Cuisine AZ.
Les ingrédients :
1 rouleau de pâte filo
1 kg de pommes
100 grammes de sucre pour macérer les pommes
5-10 cuillères à soupe de sucre pour sucrer la pâte
100 grammes de beurre fondu
20 cl d’Armagnac
Les instructions :
Peler les pommes. Les couper en fines lamelles. — J’ai utilisé ma mandoline.
Les faire macérer dans l’armagnac avec 100 g de sucre pendant 1 heure. Mélanger de temps en temps. — Même 200 cl n’est pas assez pour couvrir cette quantité de pommes, mais on ne veut pas gaspiller l’Armagnac. À la fin de l’heure, égoutter les pommes et réserver l’Armagnac.
Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7). Beurrer votre moule à tarte. Mettre une feuille de filo sur la moule et la badigeonner avec de beurre fondu ; saupoudrer chaque feuille avec 1 cuillère à soupe de sucre. Arroser avec un peu de l’Armagnac d’avant. Répéter avec une deuxième feuille de filo. Pour être un peu mieux pour la santé, j’ai mis du sucre seulement sur une feuille de filo sur deux.
Couvrir les pommes avec deux feuilles de filo comme avant, avec le beurre et le sucre. Répéter plusieurs fois, à l’hauteur de votre moule. Replier les bords sur les pommes.
Chiffonner deux feuilles de pâte de plus, et les placer sur la tarte. N’oubliez pas de les beurrer, sucrer et arroser comme les autres.
Enfourner 10 minutes à 200°C, puis 20-30 minutes à 180°C (thermostat 6). 20 minutes était assez pour le mien. Vérifier avec la lumière du four.
Je sais depuis longtemps que ce jour arriverait. Presque tous les départements du Sud ont leur propre sorte de cassoulet, alors il faudrait que j’en fasse un finalement. Alors pour ce soir, je vous présente mon dîner gersois, le cassoulet.
Pourquoi avais-je peur de faire ce plat ? Ce dîner est le plus cher du blog, encore plus que mon dîner calvadosien (une meilleure valeur). On a besoin de 5 sortes de viande pour le vrai cassoulet authentique de Castelnaudary, et les autres ne sont pas trop différentes. Voilà la facture :
1 cuisse de confit de canard — 15 $
4 petites saucisses — 9 $
Du lard — 9 $
Des haricots tarbais vrais — 20 $
D’autres légumes — 3 $
Et j’ai coupé la quantité de viandes ! C’est un plat pour une plus grande famille, pas pour une personne. Oui, j’aurai plusieurs repas, mais j’ai encore un tas d’haricots, et ce plat coûte trop cher pour refaire.
En tout cas, voici nos ingrédients authentiques du soir. Je dois les haricots à myPanier, et le confit de canard à Moulin.
Cette recette est plus ou moins celle-ci pour le cassoulet de Castelnaudary. Je ne mentionnerai pas les ingrédients que j’ai complètement coupé, mais vous pouvez les y trouver.
Les ingrédients :
200 grammes de haricots tarbais
1 cuisses de canard confite
4 saucisses façon « Toulouse »
200 grammes de lard
1 gros os de bœuf
1 oignon
Une poignée de petites carottes
Des clous de girofle (facultatif)
Les instructions :
La veille, faire tremper les haricots une nuit dans l’eau froide.
Le lendemain, vider cette eau, mettre les haricots dans une casserole avec trois litres d’eau froide et porter à ébullition pendant 5 minutes. Eteindre le feu, vider l’eau et réserver les haricots.
Procéder à la préparation du bouillon avec à nouveau 3 litres d’eau, le lard coupé en larges lanières, le gros os de boeuf et, selon votre goût, un peu d’oignons (plantés de clous de girofles) et de carottes. Saler et poivrer (généreusement)
Cuire ce bouillon pendant au moins une heure puis filtrer le bouillon et récupérer le lard.
Dans ce bouillon filtré mettre les haricots à cuire jusqu’à ce que ceux ci soient souples mais restent bien entiers. Pour cela il faut environ une heure d’ébullition
Dans une grande poêle sauteuse faire dégraisser les morceaux de confit à feu doux puis les réserver.
Dans la graisse restante faire rissoler les saucisses, puis les réserver.
Faire rissoler le reste du lard qui doit être bien doré et les réserver avec les autres viandes
Egoutter les haricots et conserver le bouillon au chaud. Ajouter aux haricots quelques gousses d’ail.
Tapisser le fond de la cassole (ou comme moi, un plat creux en terre cuite) avec des morceaux de lard.
Ajouter environ un tiers des haricots.
Disposer les viandes, sauf le confit de canard, et par dessus verser le reste des haricots.
Disposer le confit de canard par dessus.
Compléter la cassole en versant le bouillon chaud (et les jus de cuisson des viandes) qui doit juste couvrir les haricots — j’avais besoin d’un peu plus de bouillon. J’ai aussi ajouté quelques carottes de plus tôt. Poivrer à moulin, et si vous avez encore de graisse de canard, ajouter une cuillère à soupe.
Mettre au four à 150°/160° (Thermostat 5 ou 6) et laisser cuire deux à trois heures
Pendant la cuisson il se formera sur le dessus de la cassole une croûte marron dorée — il n’y en avait pas trop sur le mien.
Quand le dessus des haricots commence à sécher on ajoutera quelques cuillères de bouillon
On finit notre séjour en Haute-Garonne avec un dessert très toulousain, le fénétra. Originalement lié à Pâques, aujourd’hui ce gâteau fait partie d’une fête toulousaine appelée le Grand Fénétra. C’est confit de confiture d’abricots, de confit de citron, et de dacquoise, tout sur une base de pâte sablée. Voilà :
Je dois cette recette à Cuisine Actuelle, sauf la pâte sablée, qui vient d’une recette de Cook and Record. Le seul changement, c’est la taille. Tous les fénétras que j’ai trouvé ont des bords droits. Mais je n’ai pas de moule à tartes comme ça, alors j’ai essayé d’utiliser ma grosse cercle de pâtisserie. Il s’avère que ses bords sont trop hauts, alors, j’ai roulé ma pâte une deuxième fois, puis l’ai mise dans une plus petite cercle. J’ai trop travaillé ma pâte, je crois, alors les bords ont trop rétréci pendant la cuisson.
Vous connaissez déjà ma confiture, la plus chère marque de luxe de ce genre aux États-Unis (heureusement, trouvée en promotion). Pour le citron confit, j’ai suivi mon propre conseil, et j’ai utilisé des fruits confits d’ici. Pas de pastèque — ce sont des écorces de citron et d’orange, des cerises, et de l’ananas.
Les ingrédients :
275 grammes de farine
225 grammes de sucre
150 grammes de beurre pommade (beurre laissé 1h à température ambiante)
1 œuf entier
4 blancs d’œuf
300 grammes de confiture d’abricots
1 citron confit
70 grammes de poudre d’amande
Du sucre glace
Les instructions :
Mélanger 250g de farine et 125g de sucre puis ajouter 150g de beurre pommade.
Malaxer et sabler la pâte (jusqu’à ce que vous obteniez une pâte de texture sableuse).
Ajouter un œuf entier et bien mélanger. Former une boule, puis laisser reposer au frigo au moins une heure :
Chauffez le four th. 5-6 (175 °C). Étaler la pâte, puis la mettre dans un moule à tarte. Piquer le fond avec une fourchette. Couvrir avec un disque de papier de cuisson puis de billes ou de légumes secs. Enfourner pendant 15 min. Retirez le papier de cuisson et les billes/légumes. Laisser refroidir.
Fouetter les blancs d’œufs en neige au robot. Dès qu’ils deviennent mousseux, ajouter 50 grammes de sucre en poudre. Continuer à fouetter jusqu’à ce que les blancs en neige soient fermes et verser les 50 derniers grammes de sucre en fouettant toujours.
Incorporer doucement la poudre d’amandes et 25 grammes de farine avec une spatule souple. Verser dans une poche à douille.
Étaler la confiture d’abricots sur le fond de tarte et parsemer de dés de citron confit.
Recouvrir de la garniture à l’aide de la poche à douille et saupoudrer de sucre glace avec un tamis. Enfourner pendant 15 minutes de plus.
Saupoudrer à nouveau de sucre glace et enfourner pour encore 15 minutes. Laisser refroidir, puis démouler.