Cet après-midi, j’ai regardé Taratata sur France 2. «Êtes-vous con, Justin ?» vous direz. «Impossible, l’émission n’a pas commencé jusqu’à 21h05». Ah oui, mais je reste aux États-Unis. Il doit y avoir quelque chose d’utile à vivre ici!
J’ai découvert plusieurs nouveaux chanteurs et groupes (nouveau à moi, pas vous). J’ai déjà connu Indochine et Catherine Ringer, mais pas Pascal Obispo, Olivia Ruiz, Les Frangines et Barbara Pravi. Tous étaient excellents ! Gaëtan Roussel, Kimberose, et Lous and the Yakuza, je ne les aimais pas. Mais c’était quand même intéressant de découvrir autant d’artistes que je ne connaissais pas. Je dois vous dire — quand Indochine est monté sur scène, c’était complètement différent que les autres. Tout le public s’est assis pendant que les autres jouaient, mais pendant tout le spectacle d’Indochine, le public dansaient !
Quelques screenshots
Si vous voulez regarder la même émission, ce lien marchera jusqu’au 19 décembre 2020.
Et il m’a apporté un tas de belles surprises ! (Eh bien, je les ai toutes commandées.) Voilà !
En haut, L’homme de Rio, le nouvel album d’Indochine, et Peur sur la ville. En bas, À la maison (un livre de recettes pour le confinement), l’une des jolies affiches de la FNAC, et Un drôle de paroissien.
Mais je voudrais partager quelque chose de drôle. Quand on pre-commande l’album Indochine chez la FNAC, on peut aussi recevoir une collection de sous-bocks. Ça a raté cette livraison. Voici la preuve:
Donc il y aura une autre livraison avec rien d’autre qu’un truc gratuit ! Mais je suis vraiment reconnaissant. Le nouvel album est sorti aujourd’hui en France, et c’est grâce à la FNAC et à DHL que je peux l’écouter au même jour que les gens qui habitent en France. Je pleure un peu en écrivant ça. Comme j’ai écrit au début de ce blog, j’ai le mal du pays pour un pays que je n’ai jamais visité. Aux moments comme celui-ci, je me sens plus du mal.
Eh bien, je ne veux jamais finir sur une note triste, alors je vais vous demander si vous avez reconnu la réplique de Louis de Funès au début de cet article. Non ? J’ai emprunté les mots de Cruchot au moment où il a rencontré Josépha pour la première fois. C’est l’une de mes scènes préférées:
Cette semaine, nous visitons le 06, les Alpes-Maritimes. Je ne veux pas exagérer, parce que les Alpes sont de très grandes montagnes, mais la géographie des Alpes-Maritimes me rappelle chez moi. Il y a des montagnes, et il y a aussi des plages. C’est le vingtième département le plus peuplé, et les habitants s’appellent Maralpins (je suppose que «Alpmartins» serait un mauvais mot français).
Ce département est parmi les endroits français les plus connus aux États-Unis. Les villes de Nice et Cannes sont très bien connues — l’une pour une salade, et l’autre pour son festival de cinéma. Je ne plaisante pas sur la salade — plusieurs de nos plus célèbres chefs gardent cette salade sur leurs menus, comme Alice Waters, Tyler Florence, et Robert Irvine. Il y a un hôtel en Floride qui s’appelle Eden Roc, depuis 1955 — c’est un hommage à un hôtel à Cap d’Antibes, Hôtel du Cap-Eden-Roc. Je doute que la plupart des américains savent le nom «Alpes-Maritimes», mais ce département fait une grande partie de nos idées sur la France.
Il y a beaucoup de maralpins bien connus : le poète Guillaume Apollinaire, le compositeur Francis Lai, l’écrivain Joseph de Maistre (vous seriez surpris — il est bien connu aux États-Unis parmi les droitiers), le peintre Auguste Renoir, et le peintre Marc Chagall. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnes liées aux Alpes-Maritimes qui n’y sont pas nées, mais je pense que c’est un lieu incroyable si tant de personnes veulent y vivre !
Pour finir notre visite virtuel aux Hautes-Alpes, j’ai préparé la tarte du Champsaur. Champsaur est une vallée dans les Hautes-Alpes. J’ai trouvé cette recette qui dit qu’on peut utiliser soit myrtille ou framboise. J’adore la framboise, mais je n’ai rien fait avec la myrtille jusqu’à présent pendant le tour des départements, alors j’ai choisi la myrtille.
Je dois vous dire que c’est mon deuxième essai. La première fois, il y a eu des problèmes avec la pâte et la confiture. J’ai donc utilisé une autre recette pour la pâte, et c’est celle que je vous présente ici. Pour la confiture, qui vient d’une recette de Laurène Lefèvre, il suffit de la cuire assez longtemps. Quelques instructions pour l’assemblage en bas viennent de la recette au lien en haut. D’abord, les résultats !
Cette tarte a encore l’air «un peu trop maison», mais je vous rassure — c’est DÉLICIEUSE ! Eh bien, voici ma recette :
Les ingrédients pour la pâte :
200 g de farine
120 g de beurre ramolli
1 pincée sel
25 g de sucre en poudre
1 jaune d’œuf
50 cl d’eau froide
Les instructions pour la pâte :
Dans une saladier, mélanger la farine et le beurre en morceaux. Sabler la pâte à la main. Ajouter le sucre, la pincée de sel, le jaune d’œuf, et l’eau froide. Mélanger jusqu’à vous obtenez une pâte homogène. Rouler en boule et entourer de film plastique et réserver au réfrigérateur pendant 2 heures.
Les ingrédients pour la confiture :
300 g de myrtilles
150 g de sucre en poudre
Du zeste de citron
3 feuilles de gélatine
De l’eau froide
Les instructions pour la confiture :
Mettre les feuilles d’gélatine dans l’eau froide. Dans une casserole, mélanger les myrtilles, le sucre et le zeste de citron. Faire bouillir jusqu’à la moitié de la liquide est disparue. Éteindre le feu et ajouter les feuilles de gélatine. Mettre la confiture dans un bol et laisser rester au moins 1 heure au frigo.
Pour finir : Étaler la pâte finement sur un plan de travail bien fariné avec un rouleau à pâtisserie. Foncer un moule à tarte de 24cm de diametre avec la pâte.
Étaler les chutes de pâtes et découper quelques bandes de pâtes. Étaler délicatement la confiture sur la pâte, disposer par dessus les bandelettes en forme de croisillons. Enfourner pendant 35 minutes dans le four à 180°C.
Cette semaine, je souhaite que je pourrais vous donner tout Le Canard Enchaîné. C’est l’un de leurs meilleurs números. J’ai décidé que je vais vous donner 4 dessins cette semaine, parce que trois sont historiques. Je vous rappelle que M. le Président Giscard est décédé la semaine dernière. Le Canard Enchaîné se souvient de lui à sa manière.
D’abord, un nouveau dessin:
Hélas, c’est la vérité de notre temps.
Et maintenant, quelques souvenirs de M. Giscard:
Je vous rappelle : si vous aimez ces dessins, abonnez-vous !
Tout d’abord, je dois vous dire qu’il y a une grande différence entre mon opinion sur la cuisine haut-alpine et le fonctionnement des recettes. Ce dîner n’est pas mon meilleur travail, mais après avoir préparé ce repas, je n’ai que de bonnes choses à dire. Tous les deux, le plat principal et le dessert, sont de bonnes idées. Je suis un grand fan de la cuisine haut-alpine maintenant !
En plat principal, j’ai fait des rissoles, qui proviennent d’une recette offerte par la chaîne Arte. Les rissoles sont «des ravioles frites farcies avec de la purée de pommes deterre». Voici la recette selon Arte, avec mes astuces:
Les ingrédients:
Pour la pâte:
300 g de farine
1 œuf
Environ 50 mL de lait
5 g de levure chimique
Sel
Pour la farce:
500 g de pommes de terre farineuses
20 g de ciboulette
Environ 60 mLde lait chaud
Environ 30 g de beurre
5 g de sel
Poivre
Huile de friture
Les instructions:
Faire une pâte brisée lisse avec tous les ingrédients. Si la pâte est trop friable, ajouter un peu de lait. Façonner la pâte en boule et l’envelopper dans une feuille d’aluminium. Placer au réfrigérateur pendant environ 30 minutes. — J’ai trouvé que la pâte était beaucoup trop friable! Je vous recommande d’utiliser peut-être un deuxième œuf, et aussi plus de lait.
Laver la ciboulette à l’eau froide et la secouer. La couper finement.
Laver, éplucher et couper les pommes de terre en quatre. Chauffer l’eau avec du sel et faire bouillir les pommes de terre environ 20 minutes. Égoutter puis écraser les pommes de terre dans un presse-purée. Battre avec le lait et le beurre jusqu’à obtenir une consistance crémeuse. Ajouter la ciboulette, saler et poivrer. — Ça a bien réussi. Utilisez-vous plein de poivre.
Étaler la pâte en fine couche sur un plan de travail fariné. À l’aide d’une cuillère, déposer sur la partie inférieure de la pâte des petits tas de farce, distants d’environ 10 cm. Replier soigneusement la partie supérieure de la pâte et presser fermement, même entre les tas de farce. Découper ensuite les rissoles et presser de nouveau les bords. — Ma pâte restait encore trop friable, alors je n’ai pas bien étalé la pâte. Avec une pâte bien étalé, cette recette serait PARFAIT.
Faire chauffer l’huile dans une cocotte à haut bord ou une friteuse et y faire frire les rissoles en diverses portions jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Retirer à l’aide d’une écumoire et égoutter sur du papier absorbant. Servir chaud. — Les rissoles cuisent très vite, donc faites attention. J’ai perdu des rissoles parce que je les ai brûlées
Il y a quelques mois, j’ai lu une histoire sur le sandwich au beurre d’arachide et à la confiture le plus cher au monde. Ce sandwich coûte $350 (environ 290 €) et vient d’un restaurant à Chicago, aux États-Unis, qui s’appelle PB&J. « PB&J » en anglais signifie « peanut butter & jelly, » ou le sandwich au beurre d’arachide et à la confiture. Voici le sandwich:
Oui, c’est du vrai or
«Bien sûr, Justin» vous dites. «Pourquoi nous racontez-vous cette histoire bête d’un plat pour les connards avec trop d’argent ? Ça n’a rien à voir avec la France !» Mais c’est faux ! Et le lien est quelque chose de vraiment incroyable.
La confiture vient de la petite ville Bar-le-Duc. L’entreprise s’appelle Maison Dutriez. Qu’est-ce qui rend cette confiture si chère ? Selon leur site:
Depuis ces temps lointains, la fabrication n’a pas changé. Les groseilles rouges ou blanches sont épépinées à la main, à l’aide d’une plume d’oie, par des femmes très habiles. Elles sont ensuite jetées dans un sirop de sucre brûlant, procédé qui garde intacte la groseille avec toute sa saveur et sa couleur claire. Notre processus de fabrication actuel vous garantit cette tradition locale séculaire.
ÉPOUSTOUFLANT !
Et ce n’est pas du tout quelque chose de nouveau ! C’est une tradition qui vient du XIVe siècle :
En 1364, les Comtes de Jean de Longeville et en 1372 ceux de Perrin de Lamothe, celleriers du château de Bar, relatent les achats de ces déjà célèbres confitures. Par décision prise en conseil le 7 janvier 1403, Robert de Bar fit acquérir des confitures de Bar moyennant la somme de 90 livres.
Ai-je envie de goûter cette excellente confiture ? Bien sûr ! Mais on peut avoir un dîner incroyable pour la frais de livraison, hélas :
O. M. D.
Un jour, je serai en France. Et quand ça m’arrivera, j’irai tout de suite à Bar-le-Duc !
Je ne peux pas demander qu’un pays entier pardonne un autre pays. Mais je viens de recevoir un e-mail complètement bête, alors je voudrais vous offre tous mes excuses au nom de mes compatriotes. Voici la publicité:
Pourquoi dis-je que c’est complètement bête ? Ce n’est qu’une promotion, non ? Si, c’est vrai. Mais c’est aussi un gros mensonge — plusieurs mensonges, en fait — et c’est la faute de mes compatriotes. D’abord, vous n’avez pas besoin de moi pour vous rappeler que notre fête de Thanksgiving n’existe pas en France.
La vérité — et ce qui fait de gros mensonges — c’est que «Black Friday» et «Cyber Monday» n’existent nulle part. Permettez-moi expliquer.
«Black Friday» est une expression qui vient des comptables. Ils disent qu’une entreprise est «dans le rouge» si elle perd de l’argent, et c’est «dans le noir» si elle gagne de l’argent. Le lendemain de Thanksgiving est — selon le mensonge — le jour où tous les magasins aux États-Unis arrivent «dans le noir», parce que tout le monde va faire du shopping pour Noël. Mais c’était toujours tout faux.
La vraie origine de cette expression vient d’un policier de Philadelphie. La tradition en anglais est d’appeler les mauvais événements «Black (quelque chose)». Par exemple, le 19 octobre 1987, il y a eu un grand krach boursier aux États-Unis. Ça s’appelle «Black Monday» (lien en anglais, désolé !). En 1929, le même événement a été appelé «Black Tuesday». Donc, notre policier à Philadelphie avait donné un interview à un journal où il appelait ce jour «Black Friday» à cause des embouteillages ! (Un autre lien en anglais, désolé encore !) Les marchands n’aimaient pas cette explication, donc ils ont créé une fiction sur les comptables.
«Cyber Monday» est presque la même chose. Avant, la plupart de personnes utilisait Internet au bureau, pas chez eux. Donc les marchands ont créé une autre fiction que tout le monde attendait le lundi après Thanksgiving pour faire du shopping en ligne. Il y avait une toute petite vérité ici — en 2004, la dernière année sans «Cyber Monday», cette jour-là a été le douzième jour le plus important pour faire du shopping en ligne. Ce n’est pas tout faux, mais il n’y a aucune raison d’être fier d’avoir créé cet événement.
Alors maintenant, vous avez deux grands jours de promotions en magasin, à cause de deux mensonges sur une fête qui n’existe pas en France. Avant le virus, «Black Friday» est devenu célèbre ici pour de vraies conneries à l’ouverture des magasins. Il était une fois un vendeur a été tué par la foule ! J’espère que ça ne vous arrivera jamais.
Un lecteur, Guillaume, m’a écrit un e-mail pour me suggérer plusieurs groupes de musique. On parle aujourd’hui d’un groupe que je devrais déjà connaître, Elli et Jacno.
Je connaissais déjà la chanson «Je T’aime Tant», parce que Indochine la joue sur l’album La République Des Meteors. Écoutez:
Mais c’est une reprise. Je ne savais pas! Voici l’originale:
Ce n’est pas leur seule tube. «T’oublier» vient de leur premier album. Voilà!
Pour info, Elli est la chanteuse; Jacno joue du clavier. Il avait une brève carrière seule avant de créer un duo avec elle. Voici l’une de ses chansons:
«Jacno» n’est pas un nom commun. Selon Wikipédia:
Il choisit ce nom de scène car sur les paquets de cigarettes Gauloises, qu’il appréciait, figurait un casque gaulois, motif signé « Jacno »
Ce groupe n’a existé que pendant 5 ans, après quoi tous les deux ont continué avec leurs carrières toutes seules. En particulier, elle a trouvé un nouveau style, loin duquel elle jouait avec Jacno:
Je dois avouer quelque chose de gênant. Au cours des dernières semaines, j’ai beaucoup entendu parler de «Slimane». Et je comprends qu’il a remporté un prix aux NRJ Music Awards aujourd’hui, pour la chanson de l’année. (Je le félicite, même si je pense que «Nos Célébrations» reste le bon choix.)
Mais, n’importe quand j’entends parler de «Slimane», je ne pense qu’à une seule chose:
Claude Giraud dans le rôle de Mohamed Larbi Slimane (Source)
Désolé — je suis aussi EXACTEMENT comme ça en anglais !