Je retrouve parfois des renseignements vraiment bizarres, mais celui-ci, c’est aléatoire même pour moi.
Je demande toujours quand je vois deux personnes avec des noms inhabituels s’ils sont liés. (J’avoue que mes intuitions sur ce sujet sont inutiles en français.) Alors, après avoir regardé « Faites sauter la banque » avec Catherine Demongeot, je suis devenu curieux si elle est liée à Mylène Demongeot, qui a joué dans Fantômas. Et dans l’article sur Mylène à Wikipédia en anglais, j’ai lu qu’elle passé un an sur la radio, dans une émission appelée Les Grosses Têtes. Je ne connaissais pas cette émission, j’ai donc lu cet article-là, et c’est où j’ai lu l’histoire de Laure Leprieur, dite « Madame Leprieur d’Agon-Coutainville ». Wikimanche explique sa renommée :
De 1977 à 1998, Laure Leprieur, qui vit à Agon-Coutainville, rue d’Agon, envoie plus de 80 000 questions aux invités des Grosses Têtes et gagne environ 150 000 francs en prix. Elle écrit toutes ses questions dans cinquante cahiers que son fils Michel a conservés. Laure Leprieur adresse ses questions dans une lettre quotidienne à RTL, toujours avec le même nombre de feuilles, cinq, correspondant au poids maximum autorisé par le tarif postal.
Bien qu’elle n’est jamais apparue personnellement à l’émission, je voulais trouver des exemples de son travail. Il y avait un livre, publié par son fils, et les publicités donnent des exemples comme ceux-ci :
Quel nom Buffalo Bill avait-il donné à son pistolet ?
Buffalo Bill surnommait son pistolet Lucrèce Borgia.
Qu’appelle -t-on une personne aémère ?
Une personne aémère est une personne dont on ne connaît pas la date de naissance.
Je voulais aussi trouver un exemple de son travail au cours d’une émission. On peut trouver tous genres de trucs sur YouTube, mais j’étais surpris à découvrir que personne n’a fait une vidéo façon « best of » ou quelque chose de similaire. Mais cette recherche n’était pas toute inutile ! Pourquoi ? Parce que j’ai fini par apprendre qu’il existe d’autres auditeurs comme elle, surtout « Madame Bellepaire de Loches » (amusant !) et « M. Schraen de Dunkerque » qui a fait partie du dernier épisode de l’ancien animateur, Philippe Bouvard :
J’ai passé de bons moments avec M. Bouvard sur YouTube en cherchant des questions de Mme. Leprieur. Il devait être une émission très drôle à l’époque !
Ce soir, j’ai regardé l’un des films les plus charmants de ma vie, « Jour de Fête ». C’est le premier film de Jacques Tati, et bien que le scénario ne soit pas trop cohérent, le village où le film a lieu, et les personnages, sont tous si mignons que vous ne vous en soucierez.
Le village s’appelle Sainte-Sévère, et c’est dans l’Indre. L’histoire de pourquoi M. Tati a choisi ce village pour tourner son film est tellement intéressant :
En juin 1947, les habitants de Sainte-Sévère eurent la surprise de Voir Jacques Tati débarquer avec techniciens, acteurs et matériel de tournage. Réfugié durant l’occupation dans une ferme de la région, il avait fait la promesse aux villageois de revenir un jour tourner, à Sainte-Sévère, son premier long métrage.
L’histoire lui-même est vraiment deux histoires liées par un événement en commun. La première histoire traite d’une fête foraine qui arrive dans le village de Sainte-Sévère. Tous les villageois veulent voir et aider pendant que la fête foraine s’installe. Un facteur, François, a diverses aventures avec les autres villageois et des membres de l’équipe de la fête foraine. Il est un peu « corniaud » et croit n’importe quoi que les autres lui disent.
Pendant que la fête a lieu, François regarde un film, dit un documentaire, intitulé « La Poste en Amérique ». Je dois vous dire, je crois que c’est toute une blague. Le film dit que les facteurs américains utilisent des hélicoptères et descendent par des cordes pour livrer le courrier. Il dit aussi qu’il y a un concours annuel à Oklahoma City pour choisir le plus sexy facteur. J’avoue, j’ai fait quelques recherches sur Internet dès que j’ai vu ça. Je n’ai rien trouvé.
Après François finit de regarder ce film, la deuxième histoire commence. Il décide qu’il doit être aussi rapide et aussi audacieux que les facteurs américains. C’est… pas sa meilleure décision.
Il y avait un moment si drôle que j’ai pris une petite vidéo pour vous montrer ce qui s’est passé :
François finit par avoir un accident à cause d’avoir tout fait trop vite. Il va, mais quelqu’un d’autre finit de livrer le courrier.
J’ai bien profité de ce film, mon premier de Jacques Tati. J’ai deux de plus — Mon Oncle et Les Vacances de M. Hulot — et il me semble que ce seront de bons moments.
Peut-être vous avez entendu parler de Newport Beach, chez Les Real Housewives d’Orange County. Mais qu’est-ce qu’on peut faire quand on trouve que Newport Beach n’est pas assez cher ? On sort pour Corona del Mar, l’un des voisinages les plus riches de mon comté. Et c’est là qu’on trouve Rendez Vous Café (oui, sans trait d’union).
C’est un lieu bien sympa, sur une grande route appelée Pacific Coast Highway. Il faut se garer sur la route, et je trouve ça toujours un peu effrayant.
Mais la bonne question reste toujours la même : est-ce qu’on peut bien manger ici ? Et la réponse ? Regardez pour vous-même !
Ils ont tous genres de pâtisseries et de viennoiseries, mais j’étais là pour déjeuner. J’ai donc commandé une crêpe « paysanne » (avec du poulet, du gruyère et des champignons) pour manger sur la terrasse :
C’est un bon plat, mais à 14,99 $, un peu cher. N’oubliez pas le voisinage ! Ils ont de belle musique sur la terrasse ; j’ai dû vérifier l’un de ces deux avec Shazam, et l’autre est juste pour info :
J’ai acheté un éclair pour emporter, et je l’ai gouté à la maison. Pas mal, mais je trouve que les miens ne sont pas si loin derrière. Les prix des pâtisseries sont plus ou moins les mêmes qu’à Moulin — c’est à dire, cher, mais pour des produits de bonne qualité.
En conclusion, je préfère Moulin, mais si vous avez envie d’une bonne pâtisserie ou une crêpe, Rendez Vous est un bon choix avec une ambiance agréable.
J’espérais que cet été, j’achèterais des t-shirts concert d’Indochine au Stade de France. Bien qu’il n’arrive plus, deux nouveautés vient d’arriver chez moi !
Franchement, je m’attends des regards bizarres parce que l’art de ces albums est tout inconnu ici. Et surtout pour celui d’Alice et June. Si ça arrive, je vous dirai, bien sûr !
Notre dessert corrézien s’appelle « la flognarde ». Il est similaire au clafoutis, mais on le fait avec des pommes ou des poires (pas des poireaux !) au lieu de cerises. C’est un peu moins sucré et on n’utilise pas de levure chimique comme les recettes de clafoutis. Le mot flognarde vient du patois Limousin et il est dérivé du mot flan.
La recette de Tourisme Corrèze utilise 500 mL de lait pour un moule à tarte. C’est trop de lait — il y a des recettes qui en utilisent 200 mL ou 250 mL, et la nôtre en utilise 300 mL, mais aucune recette d’autre n’en utilise 500 mL. On veut qu’elle soit douce, pas liquide ! En tout cas, notre recette d’aujourd’hui vient d’un site trilingue, intitulé « 196 Flavors ». Elle est vérifiée par Chef Simon, alors vous pouvez être sûr qu’elle est bien française, pas américanisée.
Les ingrédients :
2-4 pommes ou poires, ça depend de la taille
4 œufs
75 grammes de farine de blé
100 grammes de cassonade
300 mL de lait tiède
2 cuillères à soupe d’huile végétal
1 pincée de sel
Du beurre et de la farine pour le moule
Les instructions :
Une flognarde n’est pas du tout difficile tant que vous faites attention. Tamiser votre farine, bien beurrer et fariner votre moule, vérifier votre four, et hop — pas de problèmes ! La mienne est un peu trop cuite (profitez du lien !) sur les bords, sinon je suis bien satisfait du résultat. Alors :
Préchauffer votre four à 220°C.
Rincer, peler, et couper vos pommes.
Fouetter les œufs et la cassonade dans un saladier.
Ajouter la farine, l’huile, le sel et le lait. Bien mélanger.
Beurrer puis fariner votre moule.
Mettre les pommes dans le moule.
Verser la pâte sur les pommes.
Faire cuire pendant 30 minutes, et voilà ! Votre flognarde sera bien gonflé quand vous la sortirez du four, mais ne paniquez pas.
Laisser refroidir pendant quelques minutes, et tout ira bien.
Bien que mon projet se concentre depuis longtemps sur la France, je n’oublierai jamais que j’ai commencé à apprendre le français pour que mieux comprendre ma pianiste préférée, qui est québécoise. Ce dimanche, elle jouera un concert en ligne dont il faut demander le lien à l’école avance. Voici un lien aux nouvelles. Ce qu’il faut savoir, et n’oubliez pas que 13h30 à Montréal est 19h30 en France :
Dans le cadre des Dimanches Fabul’Art, la Ville de Sorel-Tracy vous invite à assister gratuitement au concert de Laurence Manning, le 16 mai à 13 h 30, à la Maison des gouverneurs.
Lors de ce concert, elle vous présentera son album Piano Mirror, qui est très bien accueilli par le public et la critique.
Pour assister en présentiel ou en virtuel à ce spectacle, vous devez vous inscrire avant le vendredi 14 mai à 12 h auprès du Service des loisirs au 450 780-5600, poste 4400, ou par courriel à loisirs@ville.sorel-tracy.qc.ca.
Pour la formule en virtuel, vous recevrez après votre inscription un lien et un code qui vous permettront de vivre cette expérience virtuelle. Faites vite! Les places sont limitées! Veuillez noter que ce spectacle ne sera pas disponible en différé.
Il n’y a pas trop de recettes typiquement corréziennes. Je dis parfois que les recettes sont régionales et les produits sont départementaux. En fait, si vous recherchez sur Keldelice, mon site préféré for des idées locales (mais jamais pour les recettes exactes), il n’y en a même pas une pour Corrèze. Ça n’a jamais arrivé avec nos départements précédents. Alors, j’ai choisi « la mique » du site de Tourisme Corrèze. La bonne nouvelle ? C’est une bonne recette !
La mique lui-même, c’est un peu comme du pain, mais on la cuit dans la même casserole que ses accompagnements. Dans la photo, la mique est au bas de l’assiette. Il n’y a pas de dessert ce soir parce que la recette de Corrèze Tourisme pour la flognarde n’a pas marché. J’en connais une meilleure, alors je la ferai plus tard cette semaine.
Avant de vous donner la recette, quelques astuces. D’abord, il y a beaucoup de versions de cette recette. Il y a plus de versions avec du petit salé que du bœuf, mais je préfère le bœuf (et c’est la meilleure chose dans cette version). Il y a des versions avec de la graisse de canard au lieu du beurre. Il y a des versions qui utilisent du pain rassis au lieu de la farine, et avec de la levure de boulanger au lieu de la levure chimique. Il faut expérimenter !
(J’ai DES QUESTIONS sur celle-ci, qui vient d’un site réputé, mais prend beaucoup moins de temps que les autres. J’aimerais la croire.)
Comme toujours, j’ai coupé la recette pour deux personnes. Pour faire la mique lui-même, j’ai suivi la recette de Tourisme Corrèze, mais pour la pot au feu, ma recette est plus proche à celle de Michel Duran.
Les ingrédients :
1 œuf
250 grammes de farine
50 g de beurre ramolli
1 cuillères à soupe de sel
1 sachet de levure
70 ml de lait tiède
500 grammes de bœuf à mijoter
Des pommes de terre rattes
Des carottes
1 bouquet garni
1 oignon jaune
Des clous de girofle
Les instructions :
D’abord, on doit faire notre mique. Elle va passer au moins 30 minutes dans un robot, alors après avoir commencé à mélanger les ingrédients de la mique, on peut faire le pot au feu.
Mélangez tous les ingrédients au robot avec le pétrin au moins 30 minutes. — Ici, je vous montre la pâte après 10, 20, puis 30 minutes de pétrissage à vitesse moyenne.
Faites lever pendant une heure.– On peut voir la pâte au début et après une heure. À mon avis, elle ne s’est pas trop levée.
Pendant que la mique est dans le robot :
Rincer et peler vos légumes. Couper l’oignon et piquer les morceaux avec des clous de girofle. Faire revenir votre bœuf dans une poêle avec de l’huile d’olive bien chaude, 2-3 minutes la côté.
Mettre le bœuf dans une grande casserole, de 6-10 litres. Saler et poivrer le bœuf. Mettre vos légumes au-dessus du bœuf.
Remplir la casserole à moitié avec de l’eau froide. Faire bouillir, couvrir la casserole, puis réduire le feu parce qu’il va passer 2-3 heures à cuire.
Quand votre pâte a passé 1 heure en levant, votre pot au feu aurait dû passer entre 30 minutes et 1 heure à cuire. Maintenant, on va faire cuire la mique.
Ajouter la pâte à la casserole. Cuire dans votre bouillon 2h en retournant la mique au bout d’1heure. — Ici, je vous montre la pâte juste après l’avoir ajoutée, après 1 heure, et quand la cuisson est finie.
Sortez la mique avec deux écumoires.
Couper la mique en tranches sur une assiette. Égoutter le bœuf et les légumes.
Vous êtes prêt à servir votre mique !
J’aime bien ce plat, et je le referais, mais j’essayerais différentes versions. Cette pâte ne fait pas une jolie boule, il me semble donc que les autres en vaudraient le coup. Mais ne vous méprenez pas — c’est un bon plat !
Cette semaine, Le Canard Enchaîné veut parler de choses dont je ne suis pas bien informé. Il y a des manœuvres d’hommes comme Melenchon, Muselier, Bertrand, et Dupond-Moretti avant de la prochaine élection présidentielle. Il y a aussi plusieurs histoires sur un homme d’affaires, Bernard Tapie. Il est possible que je lise plus sur « l’affaire Adidas » plus tard, parce qu’il était une fois, j’ai lancé un produit pour le trading d’actions avec des nouvelles de ce genre. Mais ça fait déjà une décennie. En tout cas, je m’intéresse plus aux questions de langue dans ce numéro. Par exemple,
J’ai une chère amie avec des avis très forts sur le mot « rouvrir ». Selon elle — et qui suis-je pour la contredire ? — il faut épeler ce mot « réouvrir ». Et je comprends pourquoi — c’est évidemment descendu du Latin, où le préfixe est « re » pour dire « faire <qqc> une deuxième fois ». Mais selon plusieurs dictionnaires — Oxford et Collins — il n’y a que « rouvrir ». Je retrouve la même chose dans mon Bescherelle Conjugaison :
MAIS ! N’écrivez pas trop vite vos commentaires ! Si je n’ai appris qu’une seule chose pendant l’année dernière, c’est que quand un français a un avis sur la grammaire, il existe toujours une raison. Et on retrouve cette raison dans le Trésor de la Langue Française :
Est-ce que je vous dis assez combien je vous aime tous ? Ici, tout le monde aurait des avis forts, mais absolument personne sauf chez les linguistes n’aurait vérifié même un seul dictionnaire. Franchement, bien que j’aime le dictionnaire Oxford pour la langue anglaise, je ne peux même pas imaginer un livre intitulé « Trésor de L’Anglais Américain ». Il serait plein de néologismes et de conneries. Si vous connaissez l’anglais, ne lisez jamais les traductions Facebook du français vers l’anglais. Ils ont choisi une voix que vous rendre tous des cons. Ça vous fera pleurer. (Mais si vous vous intéressez, je vous donnerai des exemples une autre fois.)
Les jeux de mots entre les canards sont toujours un vrai régal. Cette semaine tous les deux m’ont fait rire.
Je suppose qu’on prononce « kilt » plus ou moins comme « kiffe ».
Je n’ai jamais rencontré le mot « chanvre », mais il n’est pas nécessaire d’être un génie pour savoir que « chanvre » veut dire « marijuana » (ou la plante d’où vient la marijuana).
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
On continue le tour des départements avec le 19, la Corrèze. Pouvez-vous croire que ça fait 20% des départements de France métropolitaine ? (Pour être clair, je n’oublierai pas les départements d’outre-mer.) Moi, je suis choqué — je me sens comme c’était juste hier quand j’ai commencé avec l’Ain. En même temps, selon mes plans originaux, cette semaine devrait être le 26. Mon but est de finir le tour dans deux ans, mais pas du tout de fermer le blog quand ça arrive. Savez-vous qu’il y a au moins 11 000 châteaux en France et selon un compte, plus que 45 000 ? Et je n’en ai écrit que des dizaines ? On pourrait écrire pendant un siècle sans épuiser le trésor appelé la France !
Ah bon, la Corrèze. C’est notre troisième visite en Nouvelle-Aquitaine après les deux Charentes, et c’est le département le dix-neuvième moins peuplé de France. Les habitants se nomment les corréziens.
L’histoire de la Corrèze commence au temps paléolithique, et comme beaucoup de France, on y trouve des ruines des habitants habituels :
Pour nous l’histoire de la Corrèze devint intéressante comme dans les Charentes, avec Aliénor d’Aquitaine et son mariage avec Henri II Plantagenêt. Corrèze a fait partie de la propriété des rois d’Angleterre jusqu’à la Guerre de Cent Ans. Pendant les guerres de Religion, les catholiques sous Louis de Pompadour ont lutté contre les protestants sous Gilbert III, duc de Ventadour. Vous verrez leurs châteaux ci-dessous et pourrez décider à vous-même qui a gagné. Plus tôt, pendant la guerre franco-allemande de 1870, beaucoup de corréziens se sont portées volontaires contre les allemands, quelque chose qui deviendra habituel quand leurs descendants feront une grande partie de la Résistance. Je vous conseille fortement de lire ce dernier lien ; j’ai des larmes aux yeux.
La plus grande ville de la Corrèze est Brive-la-Gaillarde, avec environ 46 000 habitants. Il n’y a qu’une autre ville, Tulle, avec plus que 10 000. Vous ne croirez pas d’où vient le nom Brive-la-Gaillarde :
On entre alors en ville d’un côté par une porte, de l’autre par un pont. Le pont fournit le nom de « Brive » (briva — autrement noté brīuā — et signifie « pont » en langue gauloise) et l’aspect fortifié avec enceinte hérissée de tours celui de « Gaillarde » (Galia désignant la force en latin).
Je vais vous dire quelque chose que vous n’imaginiez jamais que je dirais : Le Guide Vert Michelin peut avoir tort. Il y a beaucoup de choses étoilées en Corrèze, mais je crois vraiment que le guide sous-estime ce département. Par exemple, voici les Jardins de Colette, près de Brive-la-Gaillarde — 0 étoiles. Dites-moi que c’est juste quand vous apercevez leur labyrinthe dans cette vidéo :
En dehors de Brive-la-Gaillarde et ses environs, il y a 5 des Plus Beaux Villages de France. En fait, cette organisation a été créée par le maire de l’un de ces villages Collonges-la-Rouge. Pour ma part, je trouve Collonges le plus beau des 5, avec ses bâtiments en pierre rouge. Ne ratez pas le Castel de Vassinhac (1 étoile) et l’Église Saint-Pierre (1 étoile).
Peut-être que le plus dur en Corrèze est de choisir parmi tous leurs magnifiques châteaux. Je vais vous en donner quelques de plus. Le Château de Pompadour était la maison de la célèbre Mme. de Pompadour, maîtresse du Roi Louis XV. Les Tours de Merle (2 étoiles) datent du XIIe au XVe siècle, et font un site unique parce que plusieurs seigneurs habitaient là-bas en même temps. La vue est spectaculaire ! Le Château de Val (1 étoile) est situé sur un joli lac, et le Château de Ventadour n’est que des ruines mais est un site historique, d’où vient le troubadour Bernard de Ventadour.
Qui sont les personnages les plus connus de la Corrèze ? Pour un si petit département, la liste est étonnante : le dernier Pape français. Grégoire XI,, le mathématicien Cédric Villani (gagnant du prix le plus prestigieux en mathématiques, la Médaille Fields), le physicien Louis Néel (gagnant du prix Nobel en physique), le réalisateur Éric Rohmer, et les anciens présidents de la République Jacques Chirac (en tant que député) et François Hollande (aussi député).
Et qu’est-ce qu’ils mangent en Corrèze ? Vous allez vous rendre compte d’un thème. Il y a la mique : « une boule de pâte levée pochée dans un bouillon qui se mange avec du petit salé, de l’andouille et des légumes ». Et la farcidure : « des boules de pommes de terre râpées qui se font cuire dans un bouillon de petit salé et d’andouilles ». Et le milassou : « une galette de pomme de terre râpée ». C’est tout des pommes de terre, du petit salé et de l’andouille ! Je sais déjà que je vous ferai une flognarde en dessert — c’est cher à mon cœur à cause d’une amie d’origine limousine, le deuxième dessert inconnu ici que j’ai jamais fait. J’aimerais faire un gâteau trépais, mais, euh, je n’ai pas le droit (ou la recette).
Ça fait 40 ans aujourd’hui depuis la première répétition d’Indochine. Il ne reste que Nicola Sirkis de cette version-là du groupe, mais franchement, à mon avis, Ludwig Dahlberg est le meilleur batteur qu’ils ont jamais eu. Je souhaite que Stéphane Sirkis ait pu vivre à voir ce jour.
En tout cas, je ne me suis pas rendu compte qu’on pouvait regarder leur concert sur RFM, et j’ai donc attendu l’antenne à 20h (bien sûr, encore sur Internet). Mais ça a quand même valu le coup ! Ici, on trouve la version de « 3e sexe » qu’ils auraient dû faire au lieu de celle avec Christine. En attendant, j’espère qu’un jour, je pourrai écouter « Nos Célébrations » sans pleurer. J’ai le même problème avec « Un été français ». Mais comme on dit en anglais (je vais le dire littéralement), aujourd’hui ne semble pas bon pour ça, et demain non plus.