La magie noire d’une pub

Une amie m’a parlé de quelque chose avec Indochine lundi le 10 mai à 20h sur RFM. Dès que j’ai visité leur site pour l’ajouter et ne pas l’oublier, j’ai entendu une pub qui m’a fait m’asseoir tout droit ! J’ai trouvé votre pub et la nôtre sur YouTube pour faire une petite vidéo. Vous comprendrez pourquoi j’ai eu une réaction si forte.

C’est pas exactement une nouvelle qu’il existe des marques mondiales. Mais je ne m’attendais pas du tout qu’il y aurait des pubs si similaires. Je pensais qu’elles seraient plus locales.

Il s’avère que dans ce cas, il est impossible d’éviter cette pub n’importe où dans le monde entier. Sérieusement — la même société contrôle cette entreprise partout. Quelqu’un a créé un montage avec leurs pubs :

Je ne veux pas vous dire que cette annonce est intéressante (vous: «non, vraiment?»). Ce que j’essaie d’exprimer, c’est qu’au cours de l’année écoulée, j’ai perdu presque toutes mes connections avec les médias américains. Je n’ai regardé que quatre films en anglais depuis juin dernier, et tous ont été pour ma fille. Je n’écoute plus rien à la radio en anglais. Je n’ai regardé aucune émission de télévision en anglais – pas de matchs de football américain à l’exception du Super Bowl, pas de matchs de basket, pas de spectacles. Rien du tout.

Et ça me rendait heureux. Au début, ce n’était pas du tout quelque chose que je faisais exprès, mais c’est certainement devenu le cas. J’habite dans le même appartement, dans la même ville, mais plus dans le même monde. Alors, ce n’était pas juste une pub. C’était le charme d’une sorcière, me rappelant dans un monde que j’avais quitté. Avez-vous jamais lu la meilleure conte de fées britannique, « Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique » de C.S. Lewis ? C’était exactement comme la fin de cette histoire-là.

Moulin à Newport Beach

Aujourd’hui, notre deuxième visite dans une entreprise française en Californie. Cette fois, c’est un beaucoup plus grand plaisir ! Je vous présente Moulin :

C’était très occupé quand je l’ai visité. C’est de bonnes nouvelles — quand vous voyez ce qui suit, vous voudrez le visiter.

Lorsqu’on entre, il y a une petite épicerie. Pour quelques instants, on peut sentir à la maison. Vous avez une petite idée de mes difficultés à trouver ces choses, et je ne les vois plus avec les mêmes yeux. Est-ce qu’il y a une larme en regardant de la levure chimique Alsa ? Non, il doit y avoir des oignons dans la cuisine.

On arrive au comptoir boulangerie. Notre première boulangerie n’était pas du tout comme celle-ci !

Hélas, il n’y a plus de pains au chocolat, et pas trop de croissants. Mais vous pouvez voir — ce sont de la qualité. Les desserts coûtent tous entre 5-7 $, et tous ont l’air bon. En plus, nous ne sommes pas finis ! Voici l’espace entre la boulangerie et l’autre comptoir :

Tout à coup, moi aussi, je suis fou du chocolat Lanvin, et je ne le connais même pas ! Il reste quelques surprises de plus :

Regarde tout ce beurre — il y a plusieurs sortes de beurre de Charentes-Poitou. Il faut que je demande au caissier — combien ? 5,95 $ — un peu plus cher que mon fournisseur à Los Angeles, mais plus besoin de conduire 120 km aller-retour ! On peut trouver du beurre Président dans nos supermarchés, mais qui pensez-vous que je soutiendrai pour ces produits ? Ben oui ! Des gens gentils m’ont permis de prendre les deux dernières photos — la queue pour commander les sandwiches était beaucoup trop longue, alors je ne les ai commandés aujourd’hui. Mais voici mes achats :

Tarte tatin, croissant, des Pailles d’Or

Je n’ai jamais goûté les Pailles d’Or. OMD ! Exactement comme les Chamonix, je suis à la fois heureux et triste — où est-ce qu’ils se sont cachés pendant toute ma vie ? Le croissant (3 $) est excellent si cher (mais c’est comme ça partout en Californie du Sud), et la tarte tatin (6 $) est un bon marché.

La qualité : Haute

Bon marché : Moins cher qu’un billet d’avion, alors oui

Recommendation : J’ARRIVE !

Faites sauter la banque

Ce soir, j’ai continué avec les films de Louis de Funès par Faites sauter la banque. C’est pas du tout la première fois où je regarde un film sans sous-titres, mais j’ai eu beaucoup du mal à le comprendre. L’enregistrement sonore était bruyant, et beaucoup de monde parlaient très vite. Alors, je vais vous raconter ce que je crois s’est passé, et vous pourrez me dire ce qui s’est vraiment passé, après avoir terminé de rire.

Au début, Victor Garnier (de Funès) donne tout son argent au banquier Durand-Mareuil (Jean-Pierre Marielle), pour investir dans la Bourse. Ça va très mal, il perd l’argent, il décide donc de voler de l’argent à la banque. Garnier explique la situation à sa famille, et ils décident de cambrioler la banque ensemble.

Il veut mieux savoir creuser un tunnel, alors il parle avec le contremaître d’un chantier (Jean Lefebvre). Après ça, chaque fois où la famille essaie de creuser le tunnel, quelqu’un visite son magasin, alors ils ont besoin de beaucoup de temps pour finir. Une autre famille leur rend visite et les Garnier doivent les accueillir pour un dîner très bizarre. Les voisins croient que M. Garnier à tué sa femme, alors un policier lui rend visite, mais elle revient juste avant que le policier ne découvre le tunnel.

Finalement, le copain de leur fille les découvre en train de cambrioler la banque. Il ne veut pas perdre sa copine, alors il les aide à cacher la preuve. Le banquier, M. Durand-Mareuil, leur attrape, mais M. Garnier lui dit que les lingots d’or de sa banque sont tous faux. Alors, ils décident de se cacher les crimes, des autres et c’est la fin. Est-ce plus ou moins l’histoire ?

Une heure d’Indochine

Ce matin (pour moi, c’était 21h pour la grande majorité de vous), un ami m’a conseillé d’écouter à RTL pour Bonus Track, une émission où l’animateur, Éric Jean-Jean, parle des grands tubes d’avant, et raconte des anecdotes. Son invité aujourd’hui a été Thomas Chaline, qui a sorti un livre sur Indochine en 2018. Vous pouvez l’écouter en replay ici. On peut aussi s’abonner à cette émission en forme de podcast — je l’ai fait.

Si vous connaissez déjà bien l’histoire d’Indochine, il n’y a pas trop de nouvelles dans cet épisode. Mais j’ai appris que Nicola Sirkis lui-même n’aime pas sa performance dans la chanson « L’Aventurier ». Est-il fou ? On n’a que regarder la foule pendant sa performance dans le concert « Putain de Stade » pour bien comprendre que cette performance-là a touché des millions de personnes. Je voudrais faire un si gros gâchis une fois dans ma vie ! La première fois où j’ai regardé ce clip, j’ai pleuré comme un bébé. À votre tour !

Le vin de l’espace

Tous les jours, certains de mes amis postent des photos de Thomas Pesquet, comme s’il était le Français le plus célèbre de l’histoire de l’exploration spatiale. Mais s’il avait resté pilote de ligne, personne n’aurait jamais connu son nom. En revanche, tout le monde connait le nom du vin le plus célèbre au monde, Pétrus. Et contrairement à un seul homme, il y avait douze bouteilles de Pétrus sur l’ISS !

Comment est-ce que cette situation est arrivée ? Il y a une compagnie européenne appelée Space Cargo Unlimited qui a le droit de faire des expériences agricoles sur l’ISS. Selon leur site, les bouteilles ont voyagé 300 000 000 km sur l’SS, une distance d’une année-lumière. 11 des 12 bouteilles sont restées avec les scientifiques pour analyser quand elles sont retournées sur Terre. Mais l’autre bouteille sera vendue par Christie’s, et ils s’attendent à ce que le prix soit plus qu’un million de dollars. Voici le cabinet de stockage fait par Les Ateliers Victor pour la promotion :

©️Les Ateliers Victor

Le cabinet a un compartiment secret pour garder deux bouteilles de vin — l’une venue de l’espace et l’autre qui n’a jamais quitté la Terre. Parce qu’on doit faire une comparaison, bien sûr.

©️Christie’s

Si vous n’avez 1 000 000$, on peut acheter une bouteille de Pétrus 2000 pour juste 4 078.80€. Quelle bonne affaire — je devrais l’acheter pour mon dîner girondin !

(Je plaisante — en tant que suivant de l’Équipe 1er Degré, je ne sais jamais si c’est clair.)

Plus ça change, plus c’est la même chose

Que pensiez-vous si je vous dis qu’on dit ça en français aux États-Unis ? Et la diction « Laissez les bon temps rouler » est bien liée avec la Nouvelle-Orléans, aussi dit en français. (Il y avait une chanson des années 50s qui a utilisé cette dernière phrase en anglais, mais tout le monde sait d’où elle vient.) En tout cas, je pensais à « Plus ça change » en lisant le nouveau numéro du Canard Enchaîné. Les ados seront toujours les mêmes :

Ma fille a 11 ans cette semaine et elle a déjà commencé à apprendre que ses parents sont des vieux cons. Mais on peut retarder cette découverte avec le bon pot-de-vin. Ou le bon gâteau à la glace :

Je n’ai pas honte.

L’autre chose qui m’a attiré dans le Canard est ce dessin pour 2 raisons : 1) je sais un peu de ce procès parce que j’ai une amie qui vit à Chambéry, où le monstrueux M. Lelandais a fait ses crimes, et 2) il y aura bientôt un « concert test » avec Indochine le 29 mai pour vérifier si les concerts restent un trop grand risque. Il y a ceux qui ne peuvent plus patienter.

Je suis sûr qu’il y a aussi beaucoup de monde qui ont encore peur d’assister aux concerts, je vous dis alors que je reste tout prêt à rendre mes services de cobaye pour la santé de la République. Vous pouvez me faire confiance — donnez-moi un billet et je ne m’échapperai même pas une minute avant la fin du concert. C’est une promesse !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Les mots les plus difficiles ?

J’ai trouvé un article de Topito aujourd’hui, intitulé « Top 10 des mots français les plus difficiles à prononcer pour les étrangers, on a une langue diabolique ». Il a déjà 4 ans, mais je l’ai trouvé grâce à un nouveau post sur Facebook. Je ne suis pas d’accord avec eux, mais j’ai pensé « C’est pas à moi de décider si je sais prononcer n’importe quel mot. C’est aux francophones. »

J’ai donc fait une petite vidéo où je dis les mots, puis les utilisent dans des phrases pour ne pas être un perroquet. À mon avis, « serrurerie » est probablement le pire de la collection, et « les gens » est le meilleur. Mais comme je vous ai dit, c’est pas à moi.

Si vous pensez que mes yeux regardent à la mauvaise place, vous avez raison. J’ai fait des cartes de repère, et elles sont restées juste en dessous du téléphone portable pendant que je tournais la vidéo. Je suis encore en train d’apprendre faire des vidéos !

Mon dîner chérien

Ce soir, j’ai passé beaucoup de temps en faisant mon dîner chérien. Ces recettes ne sont pas compliquées, mais on doit travailler. J’ajouterai que vous pouvez faire quelque chose que je ne peux pas faire moi-même — acheter des pâtes feuilletées au supermarché. C’est vrai que je préfère faire tout de zéro, mais ce dîner ne serait jamais pratique pour un jour de la semaine sans les pâtes fabriquées en usine. En tout cas, voici le truffiat et le gâteau moelleux aux noix du Berry :

Mais je dois vous dire — si vous vous trouvez dans le Cher et vous avez encore faim, c’est de votre faute. La cuisine chérien n’est comme rien que j’ai jamais goûté — je suis aussi farci qu’un turducken ! Après avoir mangé ce dîner, il est possible que je ne mange pas demain, sérieusement. Quand ils disent que le truffiat suffit pour 6 personnes et le gâteau pour 8, ils mentent. 12 et 16, peut-être ! Et si vous me connaissiez dans la vraie vie, vous sauriez que toutes mes connaissances disent que je coupe toujours des parts trop grandes de TOUT !

Un mot sur le vin — c’est un Sauvignon Blanc de Sancerre. Je l’ai beaucoup aimé ; bien qu’une bouteille de vin soit trop d’alcool pour moi tout seul, je boirai tout.

On commence avec le truffiat. Il n’y a pas de truffes dans ce plat — selon le site de Berry Province, le nom vient « De son ingrédient principal, les « treuffes » (pommes de terre) auxquelles ont été rajoutés de la crème fraîche, des fines herbes et de l’oignon. » Et j’avoue, je l’ai choisi à cause de la prochaine phrase : « La célèbre émission « La Meilleure Boulangerie de France » diffusée sur M6 a mis en avant ce plat typiquement berrichon en proposant aux candidats de le réaliser dans la plus pure tradition. » On ne doit que dire « tradition » et « La Meilleure Boulangerie de France » et je suis là ! Pour faire les pâtes feuilletées, j’ai suivi la recette de Cook and Record pour la galette des rois — ça suffit exactement pour mon moule à tartes.

Les ingrédients du truffiat :

  • 2 pâtes feuilletées
  • 1kg de pommes de terre
  • 2 gros oignons jaunes
  • Persil plat
  • Fines herbes
  • 1 jaune d’œuf
  • Sel
  • Poivre
  • Crème fraîche épaisse

Cette recette ne précise pas suffisamment les quantités d’ingrédients. J’ai utilisé trop de « sour cream » (quelque chose proche de crème fraîche), alors les pommes de terre n’étaient pas assez cuites. Je n’ai pas pu trouver du chervil au supermarché, mais j’ai utilisé au moins de l’estragon et de la ciboulette. J’ai utilisé des feuilles de coriandre au lieu du persil plat, mais ce n’était pas grande-chose.

Les instructions pour le truffiat :

  1. Préchauffer le four à 180°C en chaleur tournante.
  2. Étaler la première pâte feuilletée dans un moule à tarte. Piquer le fond de tarte avec une fourchette.
  3. Peler les pommes de terre et tailler des rondelles fines (pour une cuisson plus rapide et uniforme). Couper les oignons en rondelles et ciseler le persil plat, que vous aurez rincé au préalable.
  4. Disposer une première couche de pommes de terre sur le fond de tarte, puis ajoutez une partie des oignons. Ajouter les herbes, saler, poivrer puis recouvrir de crème. Répéter l’opération jusqu’à ce que le niveau de pommes de terre dépasse le haut du moule. — N’utilisez pas trop de crème ; ce n’est pas important qu’on couvre complètement les pommes. Elles ne cuisineront pas assez si vous utilisez trop de crème.
  5. Etaler ensuite la seconde pâte feuilletée sur les couches de pommes de terre. Sceller les bords en repliant la pâte du dessous sur la pâte du dessus, puis finaliser en faisant des stries avec une fourchette sur le pourtour de la tarte.
  6. Mélanger dans un bol un jaune d’œuf et un fond d’eau puis badigeonnez la tourte du mélange. Ne pas oublier les bords.
  7. Faire un petit trou puis insérer une cheminée (Vous pourrez utiliser une chute de papier cartonnée roulée en tube) pour que la vapeur de cuisson s’échappe un peu. Enfourner la tourte, pendant 50mn. Surveiller la cuisson des pommes de terre en plantant un couteau. — J’ai utilisé un bâton de sucette pour faire la cheminée, et il a bien fonctionné.

Si Jésus-Christ avait nourri les 5000 avec un truffiat au lieu de poisson et de pain, tout le monde aurait dit « Évidemment — c’est la bonne quantité de personnes pour un truffiat »

Avant de vous donner le gâteau moelleux, des astuces : 1) Cette pâte serait DIFFICILE de travailler. N’hésitez pas à utiliser un batteur plongeant, et des cuillères en métal. 2) La faveline est impossible de trouver au moins que vous habitez à côté d’un moulin. Utilisez de la farine de sarrasin. 3) J’ai fait ma propre poudre de noix ; ça n’existe pas dans nos supermarchés, mais c’est facile avec un robot. Je dois aussi cette recette au site de Berry Province.

Les ingrédients pour le gâteau moelleux aux noix du Berry :

  • 200 grammes de beurre doux ramolli (non fondu)
  • 200 grammes de sucre blond de canne
  • 5 œufs,
  • 150 grammes de farine de blé type 65
  • 50 grammes de faveline (ou à défaut de farine de sarrasin, de seigle, de blé type 150…)
  • 200 grammes de poudre de noix
  • 2 cuillères à soupe de rhum ambré (facultatif)
  • Du sucre glace
  • Quelques cerneaux de noix du Berry — ou des noix de supermarché

Voilà, ma propre poudre de noix. C’est facile :

Les instructions disent aussi d’utiliser du papier sulfurisé dans votre moule. Je vous donnerai des photos avec et sans — parce que je l’ai essayé, mais j’ai décidé que ça ferait une mauvaise forme. Avec un moule anti-adhésive, il n’y a pas de raison pour utiliser du papier sulfurisé.

Les instructions pour le gâteau moelleux aux noix du Berry :

  1. Préchauffez le four à 170 °C. Dans un grand saladier, fouettez le beurre ramolli avec 150 g sucre jusqu’à ce que le mélange soit crémeux.
  2. Cassez les œufs et mettez les blancs de côté. Incorporez les jaunes au mélange beurre-sucre en fouettant.
  3. Avec une cuillère en bois, ajoutez la farine et la faveline (ou farine de sarrasin).
  4. Incorporez la poudre de noix et le rhum ambré si vous le souhaitez.
  5. Montez les blancs en neige bien fermes en commençant à les battre lentement. Quand ils deviennent bien blancs, incorporez en pluie le reste de sucre (50 g) jusqu’à qu’ils deviennent bien fermes.
  6. Incorporez  délicatement cette meringue à la pâte à l’aide d’une spatule souple, en trois fois.
  7. Versez la pâte dans un moule chemisé de papier sulfurisé. Faites cuire 45 minutes, sans ouvrir le four.
  8. Attendez que le gâteau refroidisse avant de démouler. Décorez avec du sucre glace.
  9. Pour réaliser des noix caramélisées : versez une c. à s. de sucre dans une petite casserole (n’ajoutez surtout pas d’eau) et faites chauffer à feu modéré. La poudre va peu à peu se liquéfier. Ajoutez alors une autre c. à s. de sucre et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’un caramel doré. Versez les cerneaux de noix dedans et mélangez pour bien les enrober de caramel. Disposez-les noix caramélisées sur le gâteau.

Pouic-Pouic

Ce soir, j’ai regardé Pouic-Pouic, un film de Louis de Funès peu avant ses plus grandes réussîtes. De 1963, il y avait une jeune Mireille Darc et aussi un jeune Christian Marin. Et quelque chose de très inhabituel pour un des films de Louis de Funès — un poulet !

Quand j’ai commencé à regarder des comédies françaises, il y avait des gens qui m’ont prévenu qu’en tant qu’américain, je ne comprendrais pas l’humour français. Après avoir vu maintenant 46 films depuis mon premier le 25 juin, je dirais plutôt qu’il y a un style comique français, qu’on ne retrouve pas dans tous ces films, mais qu’on ne retrouve que rarement dans les films d’autres pays. Je décrirais la différence comme ça :

Dans une comédie américaine, il y a souvent une grande histoire, mais il y a des sketches tout au long du film — il faut raconter une blague chaque 2-3 minutes. Dans une comédie française, le réalisateur est souvent content de passer la grande majorité du film à préparer l’échiquier, et les dernières minutes à jouer avec toutes les pièces. Ni « Rabbi Jacob » ni « La Grande Vadrouille » ne sont comme ça, mais voici des exemples : Oscar, Jo, L’aile ou la cuisse. Et Pouic-Pouic est une comédie bien française selon cette analyse.

On rencontre le poulet Pouic-Pouic peu après le début du film. Mais il disparaît pendant la plupart du film, puis tout à coup, il fait quelque chose d’important qui ruine le grand complot du film. Cette idée est connue sous le nom « Le Fusil de Tchekhov », d’après l’écrivain russe :

« Supprimez tout ce qui n’est pas pertinent dans l’histoire. Si dans le premier acte vous dites qu’il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. S’il n’est pas destiné à être utilisé, il n’a rien à faire là. »

Anton Tchekhov

Mais ça ne suffit pas d’avoir un « fusil de Tchekhov » pour avoir une comédie française. Il faut exister plusieurs histoires qui se terminent toutes dans la même scène à la fin, même s’il ne soit pas du tout clair comment ça marchera. Dans Pouic-Pouic, il y a trois histoires d’amour (ou au moins quelqu’un qui fait semblant d’être amoureux) et une histoire où de Funès doit convaincre un homme d’affaires d’acheter une concession pétrolière. Le film dure 90 minutes, et quand il ne restait que 10 minutes, je me demandais comment le film allait se terminer.

Bien que ça fasse déjà 54 ans depuis que le film est sorti, je ne vais pas dire comment le film termine. Mais je vais dire que c’est la sorte de film où, si vous aimez vraiment les films français, il faut que vous le regarde.

La fois où mon groupe préféré a visité la France

Je sais — « Justin, êtes-vous sérieux ? Indochine est ici tout le temps ! » Mais avant Indochine, pendant presque 30 ans, mon groupe préféré était du Canada. Malgré une carrière de plus de 40 ans et 40 millions d’albums vendus, personne parmi mes amis français les connaît. D’autre part, mes amis canadiens les connaissent très bien. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la seule fois où ils ont joué un concert en France. Voilà :

©️Rush

Cette affiche vient de 1992.pour un album appelé « Roll the Bones. » C’est une expression idiomatique qui veut dire « lancer les dés » — en anglais, « bones » signifie « os », mais on appelle aussi les dés « bones. »

Il y avait deux autre fois plus tôt où ils ont essayé de jouer en France, mais les concerts ont été annulés. En 1979 :

©️ Rush

Et aussi en 1983 :

©️ Rush

Leur plus célèbre chanson, « Tom Sawyer », a été écrite avec l’aide d’un musicien québécois appelé Pye Dubois. On peut écouter certaines des mêmes choses dans leur musique que j’adore chez Indochine, surtout dans l’album « Un Jour Dans Notre Vie » :

Faites attention et vous verrez un panneau pour « Le Studio » au Québec.

Ils sont aussi célèbres dans le monde anglophone pour leur chansons instrumentales. Tous les trois membres du groupe ont reçu beaucoup de palmarès au cour de leurs carrières, façon « meilleur musicien » de leurs instruments. Je ne pardonnerai jamais nos prix Grammy pour ce qui s’est passé en 1981, quand une chanson de The Police a battu Rush pour « Meilleure chanson de rock instrumentale », parce que la chanson de Rush était un chef d’œuvre qui utilisait le code Morse pour l’aéroport à Toronto, YYZ, et la chanson de Thé Police était une blague stupide que Sting lui-même détestait.

Ils restent mon groupe préféré, mais c’est aussi vrai qu’ils ont disparu depuis 2015. Rush est la meilleure partie de mon passé — avec Indochine, le rêve continuera !