C’est le dernier épisode de la deuxième saison de la balado (j’ai raté une semaine à cause de mes vacances). Je continuerai avec une troisième saison, mais je manque de nouvelles idées comme 5 Minutes Avec et les gros-titres satiriques. Je vous invite de proposer vos suggestions dans les commentaires.
J’ai fait un effort pour jouer plusieurs voix pour ma conversation avec un brouteur, dans un style humoristique. J’aime particulièrement la liste de qualités à 6:40, le moment où je fais semblant de pleurer à 7:37 en parlant de mes macarons à partager pour la Saint-Valentin, et le moment « Bruce Willis » à 9:10.
Je ne sais pas comment avoir une bonne nouvelle sans la gâcher. Alors disons que j’ai reçu des nouvelles décevantes quant à mon effort de devenir le responsable du bulletin de l’OCA. Je ne veux pas partager les détails en ce moment, et je continuerai dans le poste, mais on a eu un changement d’avis sur moi. Peut-être qu’au passé, le sens de devoir me prouver était juste dans ma tête, mais cette fois, même après une période d’essai, il y aura des règles mises en place uniquement pour moi, et je n’assumerai plus toutes les responsabilités du poste.
Quelque chose pour laquelle j’ai hâte, c’est la « Semaine de la Centaine », notre fête pour avoir fini cent films français. J’ai commencé à travailler sur mon tableur avec mon classement il y a 8 mois, et sauf pour insérer les deux derniers films, l’ordre est bien fixé. Pour être clair, je ne dis pas du tout que ce sont « les 100 meilleurs films ». Il me faudrait regarder au moins 300 de plus pour oser dire une telle chose. Mais j’ai fait un effort dès le départ de regarder largement des œuvres de qualité, et afin de trouver un avis même un peu mitigé, on doit descendre jusqu’à la 60e place. Bien sûr, ce ne sera pas du tout la fin de mon grand amour pour le ciné français.
Au fait, cliquez ici pour la vidéo la plus drôle que vous allez voir cette année. Je vous promets, il n’y a rien là que vous ne partageriez pas avec vos grands-mères. Ce blog reste fièrement tous publics.
Notre blague traite de l’argent. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
On reprend notre chemin vers la Semaine de la Centaine avec mon 98e film français, Le Roman d’un tricheur, commandé de la FNAC. Il m’était important d’avoir un film de Sacha Guitry dans la liste, surtout si j’allais en avoir 8 avec Christian Clavier. Il faut équilibrer le niveau de qualité en quelque sorte (M. Clavier apparaîtra…plus souvent vers le bas que le haut.) J’ai cherché « Si Versailles m’était conté » pendant longtemps, mais c’est indisponible pour moi.
(Si vous pensez à le rechercher sur le site de la FNAC, n’oubliez pas que je ne peux acheter que les trucs vendus par la FNAC elle-même, car les autres vendeurs ne livreront pas aux États-Unis.)
Heureusement, on a plutôt l’un des meilleurs films français que j’ai vus. Il prendra une place plus basse dans mon classement que vous ne le penseriez vu cette approbation, mais je vous rassure, ça ne parle qu’à la taille de mon panthéon. Je vous recommande ce film sans aucune réservation.
Le Roman d’un tricheur n’est comme rien d’autre dans notre collection. Pour une chose, il n’y a presqu’aucun dialogue, mais ce n’est pas un film muet. La grande majorité des images sont accompagnées par la narration du personnage principal (dont on n’entend jamais son nom). Mais attention, il est bien clair que notre narrateur est tout sauf fiable. Tout genre de chose lui arrive, pourtant en quelque sorte, rien n’est sa faute à lui, le pauvre. Au fait, vous avez eu 88 ans pour voir ce film avant ma critique, alors je ne me soucierai pas des divulgâcheurs.
Après une scène très inhabituelle au début ou M. Guitry présente les responsables du film, l’équipe et les acteurs, on le voit (car il joue le personnage principal) en silhouette dans un café :
Notre histoire tourne à l’enfance du narrateur, à Pingolas, dans le Vaucluse. C’est notre prochain département, mais je vous jure, je n’ai rien su en achetant le film, et c’est par hasard.
Gamin, le narrateur vole quelques francs de sa famille pour acheter des billes. Il est puni par ne pas avoir le droit à dîner en famille ce soir-même, ce qui lui sauve la vie quand il s’avère qu’ils ont cueilli les mauvais champignons :
Après des funérailles surréalistes — 11 cercueils en même temps ! — un cousin arrive d’un autre village. Ce monsieur est avocat, et prend en charge l’héritage du narrateur. Ce dernier nous dit que le cousin est voleur et c’est pour ça qu’il n’a jamais touché son héritage — mais il a aussi enfui la maison et n’est jamais revenu.
Enfin, il revient juste assez longtemps pour que la famille l’envoie dans un resto où il prend un boulot en tant que chasseur (de tables, pour être clair). Cette vie est ennuyeuse et il déménage à Paris, vers 1900.
Là, il devient colocataire d’un certain Serge, immigrant russe, qui se mêle dans un complot contre le tsar pendant une visite à Paris. Mais le narrateur ne veut vraiment pas en faire partie et signale le complot à la police :
Pouvez-vous croire à quel point la rue autour de l’Arc de Triomphe est différente de celle de nos jours ?
Le narrateur quitte Paris pour Monaco, où il se fait embauché en tant que liftier dans un casino. Il nous mentionne que les monégasques sont nés des croupiers, et reçoivent leurs râteaux en tant que bébés.
Je pause pour noter une technique intéressante. Le narrateur nous parle des soldats qui gardent le palais royal monégasque. Il dit que ce serait plus marrant s’ils reculaient ainsi qu’avançaient. Pendant ça, le film est évidemment joué à l’envers pour créer cet effet :
À Monaco, il fait la connaissance d’une comtesse, qui a 20 ans de plus. Les deux se couchent ensemble (pas montré), et elle lui donne une montre, à laquelle on reviendra.
Tout à coup, on revient au présent. Une vielle femme s’assied à côté du narrateur. C’est la comtesse ! Il dépose la montre dans son sac afin de ne pas être reconnu par madame.
Après d’autres aventures, à Angoulême et Toulouse, il revient à Monaco. Il se fait naturaliser afin de devenir croupier et reçoit son propre râteau. J’ai RI !
Là, il rencontre une femme qui le séduit, une voleuse. Après l’avoir aidé dans un cambriolage, il la quitte. (Il me semble que la vérité est plutôt qu’elle l’a trompé.) Puis, la Première Guerre mondiale arrive, pendant laquelle il est sauvé par un M. Charbonnier. Ce dernier perd un bras pendant une bataille.
Après la guerre, le narrateur revient encore une fois à Monaco, où il rencontre Henriette, une autre voleuse. Les deux se marient dans un mariage blanc afin de faire des escrocs en jouant à la roulette. Le narrateur est enfin viré et les deux se divorcent.
Le narrateur adopte une vie de tricheur, où il se déguise en bougeant de casino à casino autour de France. À Deauville, il se retrouve enfin avec ses deux voleuses, devenues partenaires en crime. Il se couche enfin avec son ex-femme qui ne le reconnaît pas. (Encore une fois, pas montré, mais la narration est hilarante.)
Il se retrouve avec M. Charbonnier, lui-même devenu tricheur dans les casinos. Les deux font un partenariat, mais après un certain temps, le narrateur perd son argent et les deux se séparent.
Tout à la fin, la comtesse retourne à la table du narrateur. Elle a reconnu la montre. Avec ça, elle propose que les deux travaillent ensemble pour cambrioler un hôtel particulier. Je cacherai sa réponse. Allez voir ce film afin de la découvrir.
J’ai énormément profité du Roman d’un tricheur. L’histoire est drôle, il y a encore plus de rebondissements que ceux dont j’ai parlé, et M. Guitry a fait tout ce que l’on pouvait avec une caméra en 1936. C’était un film bien en avance de son temps, et toujours bon pour le nôtre !
J’ai dû aller à Los Angeles hier, sans avertissement, parce que ma mère a eu besoin d’aller dans une FREAKING pharmacie. Je suis vraiment pas content, au cas où ce ne serait pas clair. La pharmacie en question est à 84 km de chez moi, à Beverly Hills.
« Mais Justin », vous me dites « sûrement il doit y avoir une centaine de pharmacies entre les deux endroits. Peut-être deux cent ou plus, même. Que diable ? Pourquoi est-ce qu’il fallait aller si freaking loin ? » Ah, c’est une bonne question — et quand vous entendez la réponse, vous comprendrez absolument d’où les anglicismes énervés.
Comme vous pouvez imaginer, j’ai hérité la diabète. Mes deux grands-parents maternels avaient ce don indésirable, ma mère l’a ; j’allais devoir vivre comme un saint pour ne pas finir par tomber malade comme ça moi-même. ([Et il est loin de ça. — Mon ex]) Mais moi, je fais quand même des efforts : du sport, des salades, etc. Je ne dirai rien sur personne au-delà de moi, compris ? Disons qu’elle prend un médicament dont je n’en ai pas besoin, Ozempic.
Mais les fatsos… euh, mes concitoyens bien connus pour être trop gros… ont découvert qu’Ozempic marche hyper-bien pour aider à perdre du poids. Alors beaucoup de docteurs donnent des ordonnances pour ce truc à leurs patients trop gros, au point où les diabétiques galèrent pour le trouver n’importe où. Il s’est donc avéré hier qu’elle ne pouvait trouver ce médicament nulle part plus proche de chez nous. (Mes parents vivent beaucoup trop proche de chez moi ; je dis ça, je dis rien.)
Cependant, à 75 ans, ma mère ne veut pas se conduire à LA toute seule. C’était donc à moi de faire cet aller-retour de 5 heures en voiture. J’aimerais bien que mon frère aide avec ce genre de chose, mais il habite beaucoup trop loin. Ne me laissez pas dire plus sur ce sujet amer. De toute façon…
Vu que nous étions à Beverly Hills, nous sommes passés par un resto dit un « delicatessen », ou « deli », mot pour lequel mon dictionnaire Oxford ne donne que « restaurant-traiteur ». Mais ça n’explique pas du tout de quoi il s’agit.
Les delis sont fortement liés à la culture juive, même s’il est rarement le cas qu’ils soient casher. On trouve souvent du porc sur leurs cartes, mais ils servent de la charcuterie selon les traditions de l’Europe de l’Est, souvent en forme de sandwichs avec du pain de seigle. Il est de plus en plus rare de trouver ce genre de nourriture à la Côte Ouest, mais tout ce que je peux dire sur le sujet me ferait des problèmes si un anglophone le lisait.
Alors, nous étions chez « Nate’n Al’s« , le seul deli à Beverly Hills. Voici l’extérieur :
J’ai commandé un sandwich de rôti de bœuf, ou comme on dit en anglais « roast beef ». C’est le seul genre de chose que j’aime dans les delis, mais je l’adore. Et non, on ne peut trouver ce genre de cuisine nulle part près de chez moi.
Quand on va dans un tel resto, on peut acheter presque tous les ingrédients à emporter : la charcuterie, les « salades » à base de mayonnaise (on parle de « macaroni salad » ou « potato salad », mais bien qu’elles contiennent certainement des pâtes ou des pommes de terre, elles n’ont rien à voir avec des salades).
Il y a des desserts, mais les seuls desserts qui m’intéressent au monde entier viennent soit de la France soit de l’Italie, sauf pour UNE CHOSE de l’Angleterre :
Il y a toujours des pains disponibles dans de tels restos :
« Justin », vous me dites, « votre gros-titre est menteur. Vous étiez à Beverly Hills, mais on ne voit personne. » Ah oui, mais j’ai gardé une photo pour la fin. Assis à la table juste derrière moi était Jason Alexander, mieux connu chez moi en tant que la voix de Duckman, et chez vous en tant qu’acteur dans la série Seinfeld :
M. Alexander est le chauve à droite
J’ai pris cette photo avec le téléobjectif de mon portable, debout à l’entrée, pas assis à ma table. J’ai décidé de faire ça car personne ne lui dérangeait, et je n’avais aucune envie d’être le seul. Même les stars, sauf Harry et Meghan, méritent des vies privées. Mais c’était bel et bien lui, et j’ai clairement entendu sa voix très distinctive pour le confirmer.
Au cas où le français québécois ne vous parlerait pas, on va discuter le film de Denis Villeneuve qui vient de sortir. Je mets un bloc « lire la suite » après la photo afin que vous puissiez sortir maintenant si ça vous dérange.
Cette semaine, Langue de Molière vous raconte des mensonges. Mais d’abord, on commence avec une histoire vraie. Cette photo vient de quelque part sur Facebook en 2021 — je ne sais plus où : j’avais pris une capture d’écran de la conversation et l’a mélangée avec le menu duquel on parlait.
Le menu mentionne un « faux-filet ». Moi, habitant dans un état où tout le monde se vante de manger de fausses viandes « à base de plantes », je croyais que « faux-filet » devait appartenir à ce genre d’escroc. C’est mon amie à Lyon, celle qui m’a envoyé le livre de recettes pour mon dîner rhodanien, qui m’a expliqué qu’en fait, « faux-filet » est de vraie viande, ce que l’on appelle en anglais « sirloin ». Oups.
Le Trésor de la Langue française ajoute un peu de contexte. « faux-filet » n’apparaît que sous l’entrée pour « filet » :
BOUCH. Pièce de viande particulièrement tendre, qui est située dans la région lombaire, chez les animaux de boucherie…
Contre-filet, faux-filet. Morceau situé le long de l’épine dorsale (contre le filet), et qui est un peu moins apprécié.
Étant expert en manger, mais pas en boucher, je ne peux pas vous montrer les bonnes parties d’une vache, mais je fais confiance que les rédacteurs du Trésor savent de quoi ils parlent.
Pourtant, cet usage de « faux » veut dire « un peu moins apprécié » et non pas un escroc, n’est-ce pas ? Que penser donc du faux dans « faux-cul », ce qui n’apparaît pas dans le Trésor en soi ? Selon Larousse :
Franchement, le deuxième sens ne me parle pas du tout. Mais le premier implique qu’un faux-cul est moins apprécié qu’un vrai cul, qui ne serait pas un hypocrite, non ? D’autre part, le Trésor donne 4 sens de « cul » pour parler d’une personne, et aucun n’est très sympa. (« cul-bas » me semble neutre, mais les autres : immobilité physique, symbole d’inintelligence, mendiant). Au fait, la traduction hyper-littérale de « faux-cul » en anglais, « fake-ass« , est de l’argot des personnes noires aux États-Unis, mais veut dire aussi hypocrite.
Parfois le faux veut en fait dire « pas vraiment (quel que ce soit) ». Il y a les faux bourdons, les mâles de l’abeille. À ne pas confondre avec les bourdons, tout autre espèce, pour laquelle le nom bourdon comprend les mâles et les femelles.
Mais il y a des fois où le « faux » ne me semble rien ajouter. Un « faux-fuyant » est un effort d’éviter quelque chose :
Moyen détourné par lequel on se tire d’une situation embarrassante, on évite de s’engager.
Langue de Molière est reportée aujourd’hui pour vous présenter un coup d’Un Coup de Foudre très spécial. Si ce billet n’est pas le truc le plus drôle que vous ayez lu chez moi, je vous rembourserai personnellement chaque centime de votre abonnement. Je suis aussi généreux que l’Oncle Picsou. Je ne demande pas souvent que vous partagez un billet, mais je crois que celui-ci mérite de l’attention.
À moins que vous ne m’ayez rejoint très récemment, vous m’avez sûrement entendu parler de mon guide aux brouteurs. Je ne suis pas un génie de la chasse aux brouteurs comme Méta-Brouteur, mais quand je vous dis qu’ils recherchent mon guide plus que n’importe quel article du blog, ce n’est rien que la vérité. Alors quand j’ai reçu cette demande hier après-midi :
j’ai tout de suite écrit sur Facebook :
On voit déjà que le profil est un escroc — le « coucou » d’une tout inconnue, la jolie photo d’une femme qui n’a que la moitié de mon âge, la précision d’une région (détail rarement trouvé dans les profils des vrais Français — et souvent la mauvaise région pour la ville, mais la bonne ici). En plus, il n’y avait aucun post dans le profil, une alerte rouge. Que j’aie trouvé la plupart de ses paroles en ligne, c’est la cerise sur le gâteau.
Je commence ma réponse avec un avertissement que je suis bien au courant que je parle avec une inconnue :
Je suis honnête, même en parlant avec une telle personne. Mais ça peut changer si vous êtes fausse avec moi, « Coralie ». Et vous m’avez déjà laissé des indices — « tu était » et « faire plus ample connaissance ». Personne dans l’Hexagone ne dit ce dernier. En revanche, la page de Pierre Hermé, hein ? Je le prends en compte pour plus tard.
Vous ne perdez pas de temps, hein ? (La moitié de ce texte se trouve ici.) Ce mur de texte est aussi apparu plutôt vite par rapport à sa longueur. C’est le temps de mettre un petit hameçon dans les eaux :
Désolé, La Fille. Quant au cirque, quand Mon Ex avait toujours un sens de l’humour, lorsqu’elle était stressée, elle dirait qu’elle voulait tout laisser tomber et rejoindre le cirque. Ça ne dérange pas notre Coralie !
J’adore le petit aperçu de jalousie ! Il faut leur faire sentir spécial !
Je plaisante, mais…il m’étonne combien de françaises déjà mariées se trouvent parmi mes amies. Je n’avais rien préparé à l’avance ; sinon, j’aurais omis « Nan, je plaisante », pour voir la réaction. De toute façon, un mur de texte apparaît trop vite encore une fois :
Savez-vous quel est le problème avec ce genre de texte ? Aucune femme ne parle comme ça ! (OK, juste celle-ci sur MoiPourToi, d’où ce texte — et elle dit qu’elle vivrait à Abidjan ! HMMM.) Au moins, je ne l’ai jamais entendu. Mais je trouve ça trop. Plus de subtilité, « Coralie » ! Perso, j’ai ma propre boîte à outils — et je vais la gaspiller pour un type. Je me dégoûte.
La pire chose, c’est que monsieur pense probablement que c’est autant un escroc que ses photos — et ce ne l’est pas du tout !
Ne lisez pas tout ce mur de texte. Mais sachez que je ne réagirais jamais de même façon à quelqu’une qui m’a dit les mêmes choses en toute sincérité :
Encore une fois, une histoire à pleurer, au moins si elle n’est pas venue du même profil MoiPourToi que celle en haut :
Dites-donc, « elle » est en Basse-Normandie ! J’ai une connaissance là-bas ! Sa photo apparaît sur ce blog depuis le tout premier jour !
Ne me dites pas que vous n’ayez pas la réf, mais au cas où :
On passe à l’échange de photos, mais à noter que je ne l’ai pas demandé :
Punaise, je n’en ai pas de bonne ! Je déteste me voir ! (Pas une blague, hélas.) Faut vite trouver une meilleure ! Ah, je sais EXACTEMENT que faire — il a juste un peu moins de cheveux que moi et tout le monde l’adore :
Awwww, je rougis ! J’aurais dû me faire passer pour Bruce Willis avant !
Il doit savoir combien il peut demander :
Uh-oh, il me soupçonne !
Vous remarquez sûrement qu’il n’a pas tout de suite reconnu M. Willis. Mais je suis plus malin qu’il ne le pense, car tout le monde prend l’honnêteté pour la naïveté :
Ah, j’ai piqué son intérêt !
C’est en fait moi. Mais il ne s’empêche pas de me dire que j’avais raison :
Hihihi, vous voyez le lien ? Le tour est joué !
Il pense qu’il m’a eu, clairement. Mais je ne suis pas né de la dernière pluie, vous savez. Êtes-vous prêts, les amis ?
Justin Busch, tout le monde ! Merci et bonne soirée !
Je reporte mon article sur Dune 2, car j’ai une nouvelle personnelle à partager. Après deux réunions lundi, il est décidé — je prends en charge le bulletin de l’OCA.
L’ancienne responsable, une personne très sympa avec laquelle j’ai passé une belle heure afin de tout apprendre, voulait passer les rênes à quelqu’un d’autre après 4 ans. Elle gérait toute seule une publication d’une trentaine de pages, publiée tous les deux mois. En tant que blogueur qui publie quotidiennement ([Il y a une douzaine de trous dans le horaire depuis le début, menteur. — M. Descarottes]), je suis la personne idéale pour la remplacer. Évidemment, je ne publie pas tant de contenus à la fois, mais je suis bien expérimenté avec des outils très similaires à ceux qu’elle utilisait déjà. Et c’est les responsables des activités qui écrivent la grande majorité des contenus. Servir en tant que copieur-colleur — je l’ai recherché, je n’ai rien inventé, mais les usages ne sont pas gentils ! — ça, je peux faire. ([Plagiat. Vous voulez dire plagiat.])
Je ne pourrai pas vous montrer le bulletin. Il est plein d’infos personnelles des membres, et il faut être inscrit avec un abonnement actif pour le voir. Voici juste un aperçu de la couverture :
Le processus de production est très efficace, et je suis admiratif de ce que l’ancienne responsable a mis en place. Elle utilise un site dit Canva pour tout gérer. C’est un peu comme la version professionnelle d’Adobe Acrobat, mais tout en ligne :
Il me faudra prendre en compte les nouvelles dates, déplacer les publicités par ici et par là si une page devient trop longue pour garder sa pub en place, et…et… et faire une chose pour laquelle je suis peut-être la personne la plus qualifiée dans tout Elbe-en-Irvine.
Dans chaque numéro, on publie toujours deux recettes. Malgré le fait que je lis ce bulletin à chaque fois où il apparaît, je ne savais pas jusqu’à hier que c’était Mme la rédactrice qui écrivait les recettes elle-même. C’est donc à moi de le faire, et j’ai toute une collection, n’est-ce pas ? En revanche, je suis très sensible au fait qu’elles doivent être accessibles à tous. Je ne vais pas y mettre des recettes dont il faut préparer des trucs deux jours à l’avance, ou avoir trois moules spécialisés, ou quel que ce soit.
Je serai le seul responsable parmi tous les bénévoles de l’OCA qui n’est pas francophone de naissance. Il y a des personnes qui viennent d’autres parties de la francophonie que la France, mais c’est très inhabituel d’avoir un bénévole qui n’est pas un expatrié. Je suis aussi très sensible à cela, et franchement, j’ai un peu peur de ce qui arrivera si j’écris quelque chose comme « Voici une recette de nos régions ». J’ai certainement rencontré des gens qui diraient « Qu’est-ce que vous voulez dire par « nos » ? »
Cependant, je me sens comme s’il est quelque chose que je dois faire. Vous avez certainement lu des histoires ici où mes efforts chez l’OCA peuvent me rendre un peu dingue. En général, je les trouve très accueillants, mais je me sens toujours comme si je dois prouver quelque chose. Après tout, ça fait plus de deux ans mais tout le monde garde toujours une certaine distance. Est-ce que ce sera enfin la bonne clé ? On verra.
Ça fait une semaine où je garde une bonne nouvelle à partager avec vous. Lundi dernier, j’ai eu une prise de sang. Mardi, j’ai eu les résultats. Tous bons, mais un extrêmement bon — mon A1c a baissé de 6,9 jusqu’à 6,4. C’est la différence entre la diabète à peine contrôlé et bien contrôlé. J’ai pensé à faire une blague, genre « alors il faut redoubler ma consommation de sucre », mais en fait, vous n’avez aucune idée à quel point j’ai souffert pour ce chiffre. Disons que l’on ne peut pas augmenter le taux de sucre quand on ne mange rien.
Il y a une chance que je prenne en charge une responsabilité lourde cette semaine, mais quelque chose liée à des activités de ce blog. En fait, j’aurai une réunion sur exactement ça plus tard ce matin. J’aimerais si ça se passait, mais le choix ne sera pas à moi.
Je suis ravi de vous dire que j’ai fait une commande de la FNAC cette semaine. Le colis est arrivé dans deux jours, comme les bons vieux jours avec DHL en 2020 et 21. Les 3 derniers films qui mèneront à notre Semaine de la Centaine étaient au-dedans — ainsi que 5 autres, et un CD. Afin de ne rien divulgâcher, je ne vais pas vous montrer quels films, juste le CD. Je vous avais dit que j’allais l’acheter :
La FNAC n’envoie plus ni les brochures de pubs ni les petites affiches, juste ces demandes de laisser des critiques sur leur site. Les pubs me manquent. Cette industrie tuerait pour que d’autres personnes disent une telle chose, mais c’est juste moi. Et seulement sur des pubs françaises.
Puis-je juste vous dire que j’ai trouvé le film parfait pour être le #100 ? Il n’est pas un grand classique comme tant d’autres critiqués ici, mais j’ai vu la distribution, et je me suis dit « C’est un message. C’est le destin du blog. » Et non, ce n’était pas une indice pour dire Amélie Poulain. C’était juste le choix parfait. Il me faudra trouver le bon invité pour cette semaine-là.
Notre blague traite de l’argent. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :
Je suis rentré hier soir juste avant minuit, d’une soirée de tarot ; pourtant, je ne peux toujours pas vous montrer ce que j’ai fait car c’est mon dessert varois. Et vous allez être bouche bée. Alors je n’avais pas d’article. Mais je viens de me rendre compte que j’ai une annonce à faire.
Ce mardi est le premier tour de notre présidentielle en Californie. (Les états prennent tous leurs tours selon leurs propres lois.) Je ne peux pas vous inviter à y voter. On est censé être citoyen pour ça, mais ne me laissez pas lancer sur ce sujet. Cependant, il y a une autre élection où vous pouvez voter autant que moi, et je doute que je doive même faire un effort pour vous convaincre.
Sur Instagram, il y a un concours francophone dit — je sais — le « Food Influencers Awards ». Il y a pas mal de soi-disant événements qui sont là pour faire connaître les organisateurs, mais celui-ci est bien réel ; voici leur événement de l’année dernière :
Alors, voilà, vous voyez que c’est bien réel. Moi, je suis loin d’être « fluenceur », comme dit la pub de SFR, car seulement une centaine de personnes ont assez de bon goût pour suivre mon compte — je taquine, mais pas sur le chiffre — mais j’habite quand même au mauvais côté de l’Atlantique. (Une pensée qui n’a pas commencé hier.)
Alors je vous encourage de voter pour quelqu’un qui est en fait dans le concours, notre amie Péla. Il n’y a rien de plus simple, même pas mon dessert dordognais. Si vous avez un compte Instagram, laissez une mention j’aime sur le post suivant :
Vous savez que j’aime sincèrement son travail (voilà, voilà, voilà, et voilà — parmi d’autres). C’est l’appui le plus honnête que vous allez voir pour une élection venant des États-Unis en 2024 !
Je menace d’écrire ce billet depuis longtemps. Mais en quelque sorte, ça n’est jamais arrivé, largement parce que je pensais ([Sans — tousse tousse — agir, je note. — M. Descarottes]) à acheter une version française pour faire des comparaisons de langue, etc. ([Plutôt blablabla.]) C’est bon d’être toujours entouré par vos pires critiques, n’est-ce pas ? ([Mais je ne suis pas là ! — Mon ex]) De toute façon…
Comme vous savez bien, le deuxième volet de Dune à l’écran vient de sortir. Je n’allais pas le voir, tout comme le premier. J’ai des problèmes avec le choix d’acteurs (on en parlera à la fin) et d’ailleurs, ce que j’apprécie le plus dans les livres ne se traduit pas à l’écran. Mais un ami qui connaît mon obsession avec toute la série de livres — au moins ceux écrits par Frank Herbert lui-même — insiste que je vois celui-ci, afin de lui expliquer les différences avec le livre original. Si je vais faire ça — dimanche aprèm — je dois d’abord écrire ce billet.
En français on dit « Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine » au début de La Guerre des étoiles, mais Dune a lieu plutôt dans cette galaxie-même, juste 10 000 ans au futur. Il y a de nombreuses choses que j’aime chez Dune ; cependant, il faut dire tout d’abord que j’adore le point auquel il est ancré dans notre histoire partagée. Il faut connaître les grecs, les italiens, les allemands, les bouddhistes (à travers de nombreuses cultures), et surtout les arabes pour comprendre les sources de Dune.
« Mais Justin », vous me dites, « votre gros-titre nous promet la France ! » Et oui, on va en parler, mais ce n’est qu’un fil parmi une vingtaine. Dans l’histoire de l’avenir imaginée par Frank Herbert, pas mal d’opposés se mélangeront. La Sainte-Bible est connue sous le nom « Orange Catholic Bible », la catholicisme ayant fusionné avec le protestantisme (l’Orange faisant référence à l’Orange dans le Vaucluse, d’où la famille royale néerlandaise tire une partie de son nom, les Orange-Nassau). Les Fremen (un mot dérivé de l’anglais, « free men » — hommes libres), les autochtones d’Arrakis, croient au Zensunnisme, un mélange de bouddhisme et d’islam. Et les cultures françaises et allemandes fusionnent dans une sorte de Marché commun (vilain moi !) dit originalement « CHOAM », la Combine Honnête Ober Advancer Mercantiles, mais traduit dans les livres français comme CHOM.
Au fait, veuillez ignorer tout excrété par le fils de Frank Herbert, Brian, et son complice, Kevin Anderson. Ils n’ont rien compris de ces mélanges de culture et ont créé un « Boudallah » jamais mentionné par Frank. C’est loin de leur péché le plus grave, mais typique de leur manque de subtilité.
Cependant, l’influence française sur Frank Herbert se trouve ailleurs. Il a une habitude stylistique intéressante, de mettre une épigramme au début de chaque chapitre de ces livres. Dans Les Enfants de Dune, deuxième suite du roman original, on trouve cette citation :
« Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l’ôte, parce que tel est le mien »
Veuillot nia l’avoir dit, mais peu importe ; ça exprime un principe important de toute la série. Tout comme Machiavel, les principes de tout le monde sont une fonction de leur puissance. J’oserais dire que ce soit la citation la plus connue de la série dans sa forme anglaise. Et on trouve cet esprit partout dès le premier livre — les Atreides se soucient de la liberté quand ils sont plus faibles que l’Empereur ou les Harkonnen. Ça change vite ; ils doivent leur puissance aux fanatiques Zensunni, qui tuent des milliards dans un jihad — un terme qui apparaît encore et encore à travers les époques de la série.
Alors, pourquoi pas vouloir les films de M. Villeneuve ? Ça concerne largement la distribution des Fremen, qui devaient être tous des acteurs d’origine maghrébine ou au moins méditerranéenne (des grecs ou turcs pouvaient servir). Leur mode de vivre est 100 % à l’arabe. Ça a des conséquences. M. Villeneuve a choisi, par exemple, de changer le genre de Liet-Kynes, le fils d’un étranger d’outre-monde qui s’est marié avec une femme Fremen. Dans les romans, Liet hérite le rôle de son père, qui mène un projet secret pour mettre un terme aux déserts d’Arrakis. L’actrice s’est plainte (lien en anglais) « Kynes, pourquoi ne peut-il pas être une femme ? Pourquoi ne devrait-il pas être une femme ? »
Puisqu’elle n’a évidemment pas lu les livres ni compris leurs sources, c’est parce que dans la culture extrêmement chauvine des Fremen — où les hommes se tuent pour voler les femmes aux autres — personne n’écouterait jamais une femme qui n’est pas prêtresse (et Liet-Kynes est scientifique comme son père). Que l’on trouve ça juste ou pas, c’est à rater l’importance de cette culture à tout ce qui suit, dont le jihad interplanétaire. Je remarque que M. Villeneuve a pris ça en compte pour le deuxième film, car les « Fedaykin » — les guerriers les plus fanatiques — sont tous joués par des acteurs d’origine maghrébine.
Évidemment, je vais ignorer tout ça afin de regarder ce dernier film. On n’a pas dit notre dernier mot sur le sujet de Dune.