Archives de l’auteur : Justin Busch

Avatar de Inconnu

A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Week-end en Alabama

Je ne savais pas si j’allais vous raconter les détails de mon voyage en Alabama du week-end. Ce qui implique La Fille doit être géré soigneusement, parce que je suis soucieux que je n’ai pas le droit de publier son visage. Mais deux choses ont changé mon avis : d’une part, j’aimerais vous montrer un peu notre Sud — ce n’est pas si différent que certains en pensent. D’autre part, j’ai eu le retour d’enfer et j’ai hâte de râler un peu !

Dans un si grand pays, il est impossible de prendre des vols directs partout, même d’un aéroport aussi gros que celui de Los Angeles. Alors, nous avons dû voler d’abord à Charlotte, en Caroline du Nord, qui est plus à l’est que Huntsville, puis voler en arrière à Huntsville, en Alabama. Et il n’y a pas trop de ces derniers vols, alors nous avons dû arriver le plus tôt possible à Charlotte. Alors, nous avons quitté la maison à 4h30 samedi matin pour conduire à Los Angeles (à 60 km de chez nous).

Il n’y avait pas trop ouvert à l’aéroport à cette heure, mais je fais ce que je peux. Entre Dunkin’ Donuts, notre plus grande chaîne de donuts, et une petite boulangerie dite « La Provence », laquelle vais-je choisir ?

Je suis complètement prévisible ! En anglais, on appelle cela un « croissant au chocolat ».

Mais pour vous donner une idée des coûts horrifiques à nos aéroports, deux de ces petits, un jus d’orange et une limonade nous ont coûté 20 $.

Notre arrêt à Charlotte était bref — il n’y avait que 30 minutes entre notre atterrissage et le départ de notre prochain vol ! Et nous avons dû traverser un kilomètre avec du monde partout. Mais j’ai quand même arrêté pour prendre une photo pour vous. Vous reconnaissez sûrement Brioche Dorée. Encore une fois, tout prévisible !

Qu’est-ce qu’American Airlines sert pour le goûter à chaque vol ? Je regrette de vous dire que je les déteste depuis 20 ans déjà. Je trouve ces biscuits complètement secs, et même le nom m’offense. « Scoff » en anglais veut dire « se moquer » ou « dédaigner ». Je les appelle « thé biscuits you scoff at » ou « les biscuits desquels on se moque ». Désolé, je sais que vous les aimez.

Huntsville est en plein milieu du Sud profond. Si vous avez même entendu parler d’Alabama, c’est probablement juste à cause de la lutte pour les droits civiques. Mais c’est aussi la maison de notre programme de recherches en fusées. C’est pourquoi on y trouve Space Camp, où les jeunes peuvent explorer des carrières liées à l’espace. Mais on est toujours samedi. Pour le dîner, on est allés chez Olive Garden, l’une de nos plus grandes chaînes pour la cuisine italienne. Ce n’est pas trop authentique, mais je dirais que c’est typiquement américain. Je commande habituellement les linguini Alfredo aux fruits de mer.

Le matin, on a pris le petit-déjeuner chez Waffle House, et il n’y a rien de plus américain. On les trouve partout au Sud et dans le Midwest — pas à la Côte Ouest — et ce n’est pas du tout cher. Les Waffle House sont tous ouverts 24h par jour, et ne ferment que pendant de vrais désastres. En fait, le gouvernement les utilise pour traquer à quel point un désastre est sévère. D’abord, le resto lui-même :

Sa carte, pour le petit-déjeuner et le dîner — tout est disponible pendant toute la journée.

J’ai commandé un waffle aux noix de pécan et des « hash browns », des pommes de terre râpées et frites. Tout ça, 7,50 $. Pour nous deux, 17,50 $ pour beaucoup plus à manger qu’à LA. C’est tout autre monde.

C’est ici où on voit ceux qui n’ont pas honte de vivre aux États-Unis. L’époque où ce sentiment n’appartenait pas seulement à une région me manque.

S’il y a deux photos sur ce blog pour exprimer pourquoi j’écris sur la Creuse, la Lozère, la Nièvre, les voilà. Ce sont, d’une façon, les mêmes gens. Mais si vous pensez que c’est la nourriture de la pauvreté, sachez que ces photos sont en face de la rue :

À 5 km, on trouve enfin le Centre national de fusées, maison de Space Camp.

Voici le dortoir où La Fille va passer la semaine, « Habitat 1 ». Il n’y a pas de fenêtres, et ce n’est pas par hasard :

Impossible pour quelqu’un de mon âge de ne pas avoir des larmes aux yeux en voyant un bâtiment nommé en souvenir de la navette Challenger. Nous l’avons tous regardée exploser à la télé en direct :

Il y a un réservoir d’eau pour entraîner les astronautes à s’habituer à l’espace :

Et des fusées partout :

Huntsville est aussi la maison d’un autre genre de fusée :

Il y a une plaque en souvenir du premier atterrissage sur la Lune :

Mais aussi une en souvenir de l’équipe de scientifiques allemands qui ont tous choisi soudainement après la SGM d’y déménager pour construire des fusées, dont Wernher von Braun, architecte également des fusées V2 et Saturn V.

Après y avoir laissé ma fille, tout est parti en cacahuète. American Airlines m’a changé mon vol sans me prévenir, et j’ai passé 7 heures à l’aéroport de Huntsville en tant que leur prisonnier invité. J’ai au moins eu un excellent burger et gâteau aux carottes (dont j’ai gardé la moitié pour le lendemain) à l’hôtel dans l’aéroport.

Grâce à tout ce « temps libre » inattendu, j’ai fini mon prochain roman en français, et la critique paraîtra plus tard cette semaine. Je suis arrivé à Dallas à 23h. Mais j’ai eu le « droit » (oh merci) de passer juste 4 heures à l’hôtel avant de devoir aller à l’aéroport à 4h30 du matin encore.

J’étais prévu pour une interview avec notre prochaine invitée de la balado à 4h. C’était censé être à 2h après que je ne sois rentré. Mais au lieu de la reporter à cause de tout ça, j’ai gardé le rendez-vous. L’interview paraîtra lundi prochain. Vous allez adorer l’invitée !

Mais la dernière indignité ? J’avais garé ma voiture près de LAX. J’y suis arrivé avec 7 1/2 heures de retard, mais j’ai fini par payer pour un jour entier de plus. Merci infiniment, American Airlines, notre histoire du très, très, très petit amour est finie.

Saison 2, Épisode 12 — Le temps des forêts-noires

Cette dernière semaine s’est déroulée d’une façon plutôt différente que d’habitude. Comme je vous ai dit, vendredi a été la fin de notre année scolaire. La Fille et moi, nous sommes réveillés à 4h du matin samedi pour aller à Los Angeles afin de l’amener à Space Camp. Il n’y a pas de vols directs entre la Californie et Huntsville en Alabama. Alors, j’ai presque tout enregistré jeudi soir — où j’ai reçu une belle surprise ! La dernière « mise à hier » d’Apple a cassé l’adaptateur qui relie mon micro à mon portable ! (Je ne vais pas dire « mise à jour » quand j’ai moins de fonctionnalité qu’avant.) J’ai quand même branché le micro dans mon ordinateur, tout enregistré, puis — c’est la partie la plus marrante — tout édité dans l’aéroport à Huntsville en attendant mon avion pour le retour. Et j’aurai toute une histoire sur ce voyage !

Ce que je fais pour ne pas rater même un jour, les amis. 341 jours de suite sans cesse, et ça malgré le fait que le trafic du blog est en chute libre depuis un mois. (Ai-je insulté quelqu’un ?)

La semaine à suivre nous trouvera enfin dans le Rhône. Ça veut dire la maison, entre autres, du chef le plus renommé de Disney World, un certain Paul Bocuse, dont son resto ne coûte qu’un petit 195 $ la personne. Vous en avez entendu parler ?

J’ai un certain don pour dire des choses inattendues, n’est-ce pas ?

Notre blague de la semaine vient de l’armée américaine. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi C’est le 1er, version juin 2023, ma revue mensuelle d’autres blogs, Mon dîner haut-rhinois, le poulet au Riesling, et La forêt-noire, mon dessert pour le Haut-Rhin.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Le gâteau forêt-noire

Il y a des moments où les besoins du Tour et les désirs de La Fille se joignent les uns aux autres. En décembre, après avoir joué le jeu vidéo Portal, elle m’a demandé de faire le gâteau du jeu, une forêt-noire. Je lui ai répondu que je serais heureux de le faire, mais seulement quand deux choses arriveraient : 1) le retour des cerises dans mon supermarché, et 2) l’arrivée du Tour en Alsace. Nous voilà, donc voici mon dessert haut-rhinois, le gâteau forêt-noire.

Le gâteau est un mensonge ; haute résolution en cliquant

Pour faire la comparaison, voici le gâteau du jeu :

©️Valve Software

Aimeriez-vous un aperçu de l’intérieur ? Bien sûr !

Haute résolution en cliquant

Il ne reste qu’apprendre à le faire !

Lire la suite

Mon dîner haut-rhinois

Pour ce dîner, j’avais fait une promesse à M. Oth qu’il y aurait un Vin d’Alsace (à ne pas confondre avec un vin alsacien, il me semble). Mais je ne peux pas boire toute une bouteille tout seul, alors le plat a dû aussi utiliser du vin. Et vu que j’ai grandi à 200 mètres d’une rue dite « Riesling » à San Diego, le choix était bien clair. Voilà, le poulet au Riesling :

Haute résolution en cliquant

Notre recette vient du site French Cooking Academy. C’est en anglais, mais c’est presque identique à celle du coq au Riesling de Keldelice. Pourquoi utiliser celle-ci ? Vous verrez demain un dessert qui utilise de la crème liquide, alors je voulais une version testé avec la crème liquide au lieu de la crème fraîche pour ne rien gaspiller. De toute façon, allons voir comment le préparer.

Lire la suite

L’instant « Aaron Burr »

La meilleure publicité (en anglais) à la télé de ma vie était pour le lait. Je ne plaisante pas. Je mets la scène : En 1804, le vice-président des États-Unis, Aaron Burr , a tué le Père fondateur Alexander Hamilton, dans un duel. L’homme que l’on voit dans la pub est grand collectionneur de souvenirs de l’événement et a évidemment consacré sa vie à l’étudier (la collection vaut le coup même si vous ne comprenez même pas un mot). Il reçoit un appel téléphonique d’un animateur de radio — il recevra 10 000 $ si seulement il peut répondre à une question : qui a tué Alexander Hamilton ? Mais malheureusement, il vient de manger un sandwich au beurre de cacahuètes et n’a plus de lait. Alors, il ne peut pas parler, et perd son opportunité !

Hier, un article de Les2olibrius m’a rappelé cette pub. Elle a regardé un épisode de « Tout le monde veut prendre sa place », où beaucoup des questions se traitaient d’Indochine. Naturellement, j’ai dû le voir pour moi-même.

Et je dois vous dire, je comprends la vieille pub beaucoup plus qu’avant. Il y avait 12 questions, et je connaissais toutes les bonnes réponses. Mais je ne pouvais que hurler contre l’écran !

On commence avec une question où je connais la bonne réponse depuis le tout premier jour : pour quel anniversaire a été composé leur tube le plus récent, « Nos Célébrations » ? (Je ne connais aucune « 3SEX ».)

Le 40e ! Le 40e ! C’est sur le dos du t-shirt que je porte dans ma photo de profil partout sur Internet ! Quel est le titre de la vidéo en bas, jouée pendant le premier concert que j’ai vu en ligne ? « #INDO40 — Composition de Nos Célébrations »

Et ce n’est que ma chanson la 3e plus préférée ! On continue — c’est qui OLi dE SaT ?

Le guitariste ! Le guitariste ! Le batteur est Ludwig Dahlberg ! Qui est, à mon avis, de loin le batteur le plus talentueux de l’histoire d’Indochine.

Marguerite Duras ! Tout le monde sait que la chanson vient directement de son roman L’Amant ! Et le groupe lui-même est nommé pour Un Barrage contre le Pacifique.

J’sais déjà ! Qui n’a pas de frissons quand un stade entier chante « Et on se prend la main  » ??? Même avec Christine, ou Redcar, ou qui que ce soit.

Mais il y aura un problème :

Mont Saint-Michel ?!? ÊTES-VOUS SÉRIEUX ? La toute derniere chose que j’ai fait avant de quitter la France la premiere fois a été d’aller à la Grande Arche PARCE QUE le clip y a été tourné. Et naturellement, j’ai dû enregistrer une petite quelque chose.

Celle-ci m’a donné un problème avant de voir les choix. Je peux l’entendre dans la tête, mais trouver la bonne orthographe, c’est autre chose. Mais après avoir vu les quatre, j’ai su que c’était « Doum ».

Puis Madame Boccolini a joué un enregistrement dont je me souviendrai même si j’aurai l’amnésie.

OH PUNAISE. On parle des premiers moments de LA CHANSON, celle pour laquelle j’étais prêt à tout risquer juste pour être dans un stade avec d’autres fans. L’Aventurier n’est que numéro 5 dans mon classement personnel, mais à mon avis, rien ne parle plus à toutes les générations.

Oh, Marjorie.

LA VIE ! LA VIE ! Je saute de ma chaise !

MARJORIE, IL FAUT QU’ON PARLE.

J’aurais dit « Mickey3D », pas son vrai nom, mais je sais bien que c’est « J’ai demandé à la lune ».

Puis Madame Boccolini a demandé le nom du frère décédé de Nicola Sirkis.

Stéphane ! Il est mort juste apres « Wax ». C’est ma balle de la pub !

Finalement, il y avait une question où je n’étais pas certain de la réponse.

J’avoue que j’ai dû deviner la moitié de cette réponse. J’ai vu un clip tourne a Bruxelles, qui avait mentionné deux concerts au même jour, mais j’ai deviné Paris. J’avais raison.

Mais on a finit avec une autre question facile.

Allez les Bleus, c’est evidemment noirs !

Je n’aurais pas gagné, car deux des quatre joueurs ont fini avec des notes parfaites. Le type dans la grande chaise a fini par choisir l’une d’entre eux (la femme dans la dernière photo). Mais je suis fier de savoir que je n’aurais rien raté si j’avais été là.

Et j’aurais été tellement chanceux qu’il n’y avait aucune question sur La République des Meteors.

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est le 1er, version juin 2023

Je continue à copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles. Mais il me semble que je dois un peu changer les miens, car je suis tout le monde qui me suit, et ça commence à être un boulot. Je crois que tous les blogs que je suis n’apparaissent plus tous les mois. Si vous ne voyez pas quelqu’un, je n’ai pas arrêté de le suivre, c’était juste trop de travail. Merci de votre compréhension.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Planète Vegas, L’Atelier du Phoenix, Je suis sur la route, Soigner l’esprit — Guérir la Terre, Grain de Sable, La tête dans le panier, Bonheur des yeux et du palais, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

D’avoir et de tenir

Je pense parfois à ouvrir une pâtisserie, et de la nommer « J’ai torte ». Le problème, au-delà des limites de mon dos, qui ne supporterait pas rester debout autant, c’est que les clients anglophones ne comprendraient pas le « j’ai » et les francophones, le « torte ». En ce cas, torte est un mot qui veut dire un gâteau en anglais ainsi qu’en allemand. Une forêt-noire, par exemple, est nommé Schwarzwälder Kirschtorte en allemand ; la tarte Sacher s’appelle Sachertorte. Vous comprenez sûrement.

Mais c’est le « j’ai » qui provoque notre réflexion du jour. Quand je dis que les anglophones ne comprendraient « j’ai », c’est simplement que c’est dans une langue étrangère à eux. Mais il y a aussi un sens plus profond, parce que ça exprime un sens différent de sa traduction en anglais.

Avoir veut dire que son objet appartient au sujet ; la traduction habituelle en anglais est « havé ». Mais ce n’est pas le mot que l’on utilise en anglais pour exprimer beaucoup des mêmes idées. Pour un torte, un gâteau, on dirait en français « J’ai un torte », mais évidemment je voulais faire un calembour avec « j’ai tort ». Et pour ça, on dirait plutôt « be », traduit habituellement en français comme « être ». Comme l’anglais doit être déroutant à première rencontre — « I am hungry/hot/cold/wrong » — « Je suis faim/chaud/froid/tort/etc. ». ([Ne vous inquiétez pas. Vous aurez tort pour toujours chez moi. — Mon ex])

C’est exactement ici où l’espagnol m’a permis de sauter par-dessus de cette expérience. L’espagnol fait la même distinction que le français. Sauf que. (Phrase entière, comme dit notre ami Jours d’humeur.) Sauf qu’en espagnol, qui est trop riche en verbes — ayant ser et estar pour des sens différents d’être — c’est plutôt « tener » pour tous ces sens d’avoir, et tener veut vraiment dire « tenir ». Avoir, surtout en tant qu’auxiliaire, l’espagnol a « haber » pour ça.

J’étais récemment curieux sur les vœux de mariage en français. Oui, oui, je sais, on va à la mairie, il n’y a plus de mariage religieux en France, mais il y a toujours des églises, n’est-ce pas ? Et non, la question n’a aucun intérêt personnel ; en juillet, je « fêterai » un anniversaire honteux sur ce sujet, et non pas quant au divorce. Ce que je voulais savoir vraiment, c’était comment on traduisait « to have and to hold », littéralement « d’avoir et de tenir », mais peut-être tout autre chose vu la discussion en haut.

Aux églises américaines, également catholiques que protestantes, cette formule est plutôt archaïque, et n’est plus souvent utilisée.

(Name), do you take (name) for your lawful wife, to have and to hold, from this day forward, for better, for worse, for richer, for poorer, in sickness and in health, until death do you part?

Mais il reste une option chez les catholiques et les anglicans aussi. En français, cette paragraphe du « Livre de la prière commune » se rend littéralement :

(Nom), est-ce que vous prenez (nom) pour être votre femme légitime, d’avoir et de tenir à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse, dans la pauvreté, dans la maladie et dans la santé, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

(Adopté de ma part de la source la plus proche que j’ai pu trouver.)

La traduction officielle moderne des anglicanes remplace l’expression tout simplement par « garder » (pp. 388-391). Pour leur part, selon La Croix, l’expression est tout disparue chez les catholiques avec « l’aimer fidèlement » en préférence. Je remarque que la maladie et la santé sont également disparues ! Mais je ne suis pas expert. Si vous en savez plus, renseignez-moi dans les commentaires, s’il vous plait.

J’ai trouvé des preuves que l’expression ancienne est connue, mais rien pour dire qu’elle est courante.

Curieusement, on ne dit pas « Je suis envie » en anglais pour « J’ai envie ». Le motif a ses limites, et « envy » veut quand même dire tout autre chose, beaucoup plus proche de « j’envie ». C’est une autre histoire.

Langue de Molière se mettra en pause jusqu’après mes vacances, parce que je vais essayer d’avancer plus vite dans le Tour des Départements, comm je vous ai dit.

Mais où est donc passé le foie d’oie ?

Hier, j’ai demandé s’il me faudrait trouver du foie gras à base d’oie, ou si le foie du canard suffirait. Il s’avère que c’était la mauvaise question.

La semaine dernière, la Cour suprême des États-Unis a refusé d’accepter un pourvoi en cassation (lien en anglais) sur la question de la francophobie californienne, en ce cas l’interdiction du foie gras (parmi d’autres comme le cuir d’alligator). Je trouve cette situation scandaleuse — en général, les états individuels n’ont pas le droit de bannir les produits qui sont fabriqués légalement ailleurs dans le pays. Seulement le Congrès a le droit de réglementer la commerce entre les états.

Foie gras, Photo par Nikodem Nijaki, CC BY-SA 3.0

Le fait que la Cour n’a pas accepté le pourvoi ne veut pas dire qu’ils seraient d’accord avec la loi s’ils l’accepteraient. Il y a plus de demandes chaque année que ce qu’ils peuvent accepter. Mais ça veut dire qu’il n’y a pas au moins 4 juges qui trouvent la situation une urgence.

Mais ce que je ne comprenais pas, c’est qu’il est en fait impossible d’acheter du foie gras à base d’oie aux États-Unis. Voici les producteurs du pays (et du Canada) : Hudson Valley Foie Gras, Rougié, D’Artagnan, et La Belle Farms. Aucun d’entre eux n’offre plus du foie gras d’oie, seulement du canard. Les interdictions de Californie et de New York City (pas l’état, juste la ville) ciblent le gavage tout court, pas l’espèce d’animal. Alors, il ne m’est pas clair pourquoi il n’y a pas de foie gras d’oie.

Pourtant, c’est en fait le cas de nos jours que ça n’existe pas. Même Petrossian, une entreprise française, ne vend que du canard aux États-Unis. (Et j’ai des questions sur leur produit — c’est n’est pas logique de dire que le foie vient du « canard entier ». Vendent-ils du pâté en disant « foie gras ?)

Pour l’instant, je dois donc abandonner la quête. Il est bien clair que je n’arriverai pas à trouver du foie gras d’oie aux États-Unis. Je n’ai pas de choix — il faut que j’accepte du foie de canard pour mon dîner rhodanien.

Saison 2, Épisode 11 — Bons baisers du Haut-Rhin

Cette semaine, on a repris le Tour avec mes deux plats du Bas-Rhin et notre visite dans le Haut-Rhin. Aussi, j’ai la joie de vous dire que le dernier épisode, avec Patrick Fouillard, est le plus populaire de l’histoire de la balado, le premier à dépasser 300 lectures :

N’oubliez pas que le Détective et la comtesse est maintenant disponible chez la FNAC, Amazon, Lireka, et ailleurs. (Ma copie n’a toujours pas été expédié, mais une recommandation de Roz vient d’arriver hier.)

Cette semaine sera un défi. Vendredi est la fin de notre année scolaire dans le comté d’Orange (ce n’est pas le même partout). Samedi matin, La Fille et moi partirons pour l’Alabama, parce que je dois l’amener à Space Camp. Oui, géré par la NASA. Puis, je retournerai tout de suite dimanche, une fois qu’elle sera enregistrée. Si le voyage en France d’un jour était le voyage fou, ce sera le voyage bête. Je ne sais pas quand j’aurai le temps d’enregistrer la balado, mais je ferai un effort.

Maintenant que je sais que nous serons à Paris d’ici 7 semaines, eh bien, vous pouvez également faire le calcul. Je publierai le 69 cette semaine, et j’aimerais être prêt à écrire « Je découvre Paris » sans des photos de Wikimedia comme d’habitude. Et si je pouvais écrire « Je découvre la Seine-Maritime » de même façon ? Je ne fais jamais rien de façon simple, hein ? Bien sûr, si j’avais suivi mes plans originaux, le Tour aurait été fini novembre dernier. Non, je ne regrette rien — c’est devenu beaucoup plus intéressant que prévu !

J’ai besoin de votre avis sur le dîner pour le 69, car il me faudra commander quelque chose tout de suite si je vais le faire. Si je faisais un plat avec du « foie gras », seriez-vous d’accord que ce soit authentique si c’est du canard au lieu d’oie ? Dites-moi dans les commentaires.

Notre blague de la semaine traite du travail et l’importance d’être là à temps. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Mon dîner bas-rhinois, les Spätzles à la forestière, et Le kouglof, mon dessert pour le Bas-Rhin.

Si vous aimez cette balado, abonnez-vous sur Apple, Google Play, Amazon, Spotify, ou encore Stitcher. J’apprécie aussi les notes et les avis sur ces sites. Et le saviez-vous ? Vous pouvez laisser des commentaires audio sur Spotify for Podcasters, qui abrite la balado. Bonne écoute !

Je découvre le Haut-Rhin

On continue maintenant le Tour avec le 68, le Haut-Rhin. C’est le département le vingt-neuvième plus peuplé et les habitants se nomment haut-rhinois. C’est notre neuvième séjour dans le Grand Est, dont le deuxième de suite.

Après la Corse, le Haut-Rhin est la deuxième circonscription qui ne fait pas complètement partie de l’Hexagone. « Mais Justin », vous me dites, « qu’est-ce que vous dites ? » Alors, vous ne le saviez pas ? La préfecture, Colmar, se trouve en Malaisie ! Suis-je dingue ? ([C’est la mauvaise ponctuation — Mon ex]) VOICI LA PREUVE :

Colmar Tropicale à Pahamg, Malaisie, Photo par Abdulhakeem Samae – Pixabay, Domaine public

En fait, c’est Colmar Tropicale, une station balnéaire construite après que l’ancien premier ministre, Mahathir Mohamed, avait visité le vrai Colmar. Il était aussi impressionné qu’il a dit à son ami, le promoteur Vincent Tan, de construire une réplique dans leur pays. Tel est le pouvoir du Coup de Foudre.

Vous seriez surpris, mais je ne garde pas cette pépite depuis longtemps. J’ai découvert cet endroit juste à temps grâce au groupe Everything French. De toute façon, revenons à nos saucisses.

On commencera au nord du département, dans le village de Riquewihr (3 étoiles Michelin). Il n’y a qu’environ 1 000 habitants ; pourtant, c’est un incontournable de l’architecture alsacienne. Mais attention, on est là pour prendre la balade, et n’a pas le droit d’entrer dans les maisons. C’est pour ça que les sites individuels ne sont largement pas étoilés. Parmi les sites remarquables, on passe par la Place des Trois-Églises et le Dolder (1 étoile), une porte défensive du XIIIe siècle qui abrite de nos jours un musée du village.

On continue le long de la Route des Vins d’Alsace (3 étoiles), vers Colmar. Il y a 15 styles de vins dans la région, labellisés en 51 Grands Crus, et c’est au-delà de mes compétences de vous recommander où arrêter. Mais vous avez les bons liens pour commencer ! On passe par de tels villages que Kayserberg et Ribeauville ; consultez le Chat Voyageur pour plein de belles photos.

À Colmar, on trouve plein de richesses. La bibliothèque municipale est réputée d’avoir l’une de 4 copies d’un manuscrit de 1500 sur le vrai Dracula, le prince Vlad Tepes de Moldavie. Mais j’ai recherché sur leur site sans succès. Peu importe. On commence au Musée Unterlinden (3 étoiles), dans un ancien couvent dominicain, surtout pour voir le Retable d’Issenheim, polyptique du XVIe siècle qui traite des vies du Christ et de Saint-Antoine. À côté, l’Église des Dominicains (1 étoile) abrite la Vierge au Buisson de roses, œuvre d’art du XVe siècle. J’ai toujours une grande faiblesse pour les canaux, et Colmar ne déçoit pas avec sa Petite Venise (1 étoile) ; surtout ne ratez pas la vue du Quai de la Poissonnerie (1 étoile). La Ville ancienne (2 étoiles) abrite plein de trésors architecturaux, dont l’Ancienne Douane (1 étoile), le Musée Bartholdi (1 étoile), et la Maison Pfister (2 étoiles), de 1537. Rappelez-vous que M. Bartholdi était le sculpteur de la Statue de la Liberté, et il y a de nombreux exemples partout en France (Colmar, Île aux Cygnes, Nice) ainsi qu’une petite copie à New-York.

Ne ratez pas non plus les explorations du Chat Voyageur à Colmar.

On continue vers le sud, à Mulhouse. Je me suis gravement trompé de la prononciation, en pensant que ce serait selon la façon allemande, pas quelque chose qui rime avec Toulouse. En fait, la ville se nomme Mulhausen en allemand, alors pas si gravement trompé. De toute façon, on commence au Musée historique (2 étoiles), dans l’ancien Hôtel de Ville (2 étoiles) du XVIe siècle, avec des collections qui traitent de l’archéologie, les traditions populaires, et d’autres sujets mulhousiens. Ne ratez pas le Temple Saint-Étienne (1 étoile), le plus haut temple protestant de France, qui conserve des vitraux du XIVe siècle d’une ancienne église. Quelque chose de différent, la Cité de l’Automobile (3 étoiles) montre 430 voitures de la collection de Fritz Schlumpf, dont des Bugatti et même une voiture à vapeur Serpollet ! Finalement, la Cité du Train (3 étoiles) est le plus grand musée de son genre en Europe, et raconte l’histoire des chemins de fer, des locomotives à vapeur jusqu’au TGV, organisée par quais. Si vous aimez la SNCF — toujours le son de mes SMS — autant que moi, un incontournable.

([Ici Descarottes. Ne quittez pas Mulhouse sans visiter le bâtiment le plus important en France, le nouveau magasin de l’Association Cœur paysan. La statue la plus importante de toute l’histoire d’art est à l’extérieur. Mais nous n’avons pas le droit aux photos au lien. — M. Descarottes])

En dehors de Mulhouse, on trouve aussi le Parc du Petit Prince (1 étoile), consacré à l’œuvre d’Antoine Saint-Exupéry et aux attractions qui font vomir votre hôte, telles qu’une montgolfière, des montagnes russes, et des chaises volantes. J’adore tellement avoir les pieds sur terre. Après Mulhouse, il faut que l’on passe par le village de Buschwiller. Rien de spécial à voir, mais entre ici et Saint-Justin, ce sont mes deux villages préférés selon leurs noms. On finit à Thann pour voir la Collégiale Saint-Thiébault (2 étoiles), une église gothique du XVe siècle, avec des stalles en chêne qui viennent de cette époque.

Qui sont les personnages les plus connus du Haut-Rhin ? Le français le plus important de l’histoire, le saint patron des macarons, Pierre Hermé, est né à Colmar. L’officier Alfred Dreyfus est né à Mulhouse, ainsi que le réalisateur de Ben-Hur, William Wyler, et la chanteuse Charlotte Gonin, dite Vitaa, connue pour la mauvaise Ça ira. (Voici la bonne.) À Colmar, on trouve aussi le sculpteur Auguste Bartholdi, connu pour une statue apparue dans Le Cerveau.

Quoi manger dans le Haut-Rhin ? Nous avons déjà parlé de la cuisine alsacienne dans mon article sur le Bas-Rhin — ses nombreuses saucisses, sa choucroute, sa flammeküeche, ses forêts-noires — alors je mentionnerai un genre de resto unique à l’Alsace, les winstubs. Les winstubs sont un genre de bar spécialisé en vin, originalement une idée des producteurs pour vendre leur surplus en forme de resto. De nos jours, on y trouve du vin servi en pichet avec des plats alsaciens, souvent sur des nappes à carreaux rouges. Ce dernier détail me rappelle tellement ce que les italien-américains appellent un resto « à sauce rouge ». Ce genre de nappe garantit que l’on est là pour la cuisine des paysans, pas la haute cuisine, et une ambiance familiale. J’adore.