Avez-vous entendu parler de la Ruée vers l’or de 1849 en Californie ? C’est l’une des épisodes les plus connues de notre histoire. Mais ce que vous ne sauriez pas peut-être, c’est que l’une des choses de ce temps-là qui existe toujours…vient de la France ! Voici Boudin, la boulangerie la plus populaire partout en Californie :
Le nom n’est pas une coïncidence ! Pendant la Ruée vers l’or, Isidore Boudin est arrivé en Californie de la Bourgogne. Il a créé un genre de pain au levain, appelé «sourdough», comme ça :
Ils ont maintenant 25 magasins partout en Californie, mais la vraie preuve du succès d’Isidore Boudin est qu’on peut trouver du pain comme ça dans chaque supermarché en Californie. C’est un exemple de notre patrimoine français !
Laurence Manning, ma pianiste préférée qui reste toujours mon inspiration pour avoir commencé ce voyage, a un nouvel interview avec la chaîne québécoise MAtv. Au début, c’était mon but à regarder des clips comme celui-ci :
Cette semaine, on a pu voir une grande différence entre les nouvelles en France et aux Etats-Unis. Le procès de l’ex-président Sarkozy était très important dans les journaux français – mais si je ne lisais encore que les journaux en anglais, je n’aurais pas su ce qui s’était passé. Alors je n’aurais pas compris ce dessin du Canard Enchaîné :
Mais ils ont aussi de bonnes questions, comme :
Ou peut-être, «Qu’est-ce c’est qu’un livre ?» :
Grâce à un autre article dans Le Canard, j’ai l’impression que celui-ci n’a rien à voir avec les Kindle. Je crois que c’est encore quelque chose à voir avec le procès. Nous ne sommes pas trop bien informés sur ce sujet ici.
Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !
Je ne pouvais pas regarder mon film habituel ce week-end parce que ma stéréo s’est cassée. Mais j’ai trouvé une solution temporaire pour ce soir (elle manque de contrôle du volume !), alors j’ai décidé de regarder «La Cité de la peur». OMD — quels jeux de mots !
J’ai dû arrêter souvent le film pour être sûr de ce que j’ai entendu, mais ça valait la peine ! Il y a trois mois, je ne pouvais pas compris des répliques comme :
Commissaire : Votre travail, c’est qu’il y a un max de pub autour de ce film. Est-ce que je me trompe ?
Odile: Trompe «qu’il y a». C’est «qu’il y ait»
Et cette blague était très drôle pour moi comme américain :
Commissaire: D’où venez-vous ?
Odile: Dijon. Je m’occupais du Festival « Moutarde et Cinéma »
C’est drôle parce qu’il y a une moutarde Dijon très célèbre ici, appelée Grey Poupon, mais ça vient maintenant de notre état de Pennsylvanie. Sinon selon Wikipédia, la marque est bien française. Mais j’ai compris !
Ce film me rappelle ceux de Leslie Nielsen, comme «Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?». C’est vraiment différent à mes films habituels, mais j’en ai bien profité !
Aux États-Unis, les produits agricoles du Calvados sont très bien connus. La célèbre liqueur appelée Calvados est bien disponible. Vous souvenez-vous de mes problèmes en cherchant le fromage aubois Chaource ? Pas de problème avec le Camembert et la Mimolette du Calvados !
La plus grande ville du Calvados, Caen, a été fondée au Xe siècle. Guillaume le Bâtard — désolé, Guillaume LE CONQUÉRANT — a grandi la ville, et lui et sa femme ont fondé l’Abbaye aux Dames et l’Abbaye aux Hommes, où tous les deux sont enterrés. (Je ne devrais pas me moquer du roi — selon l’Alliance Française, la moitié des mots anglais sont d’origine française grâce à lui, un fait qui m’aide à apprendre.) Plus tard, au XIVe siècle, la ville faisait partie de la Guerre de Cent Ans. Pendant la Révolution, la très bien connue Charlotte Corday à vécu à Caen avant d’assassiner Marat.
Et pour manger au Calvados ? On a déjà parlé de leurs fromages et la liqueur Calvados, mais il y a aussi les fêtes de la coquille Saint-Jacques, du cidre AOC, et beaucoup d’autres produits laitiers et fruits de mer. Si vous mourez de faim là-bas, c’est de votre faute !
Cette semaine, on arrivera dans le Calvados, en Normandie. Il y a beaucoup de raisons pourquoi cette région est spéciale pour moi. Avant de mon «Je découvre» habituel, je vais vous raconter les histoires de deux normands et d’un belge, trois hommes qui ont fait de moi ce que je suis. C’est leur influence qui a semé ce blog.
Quand j’étais tout petit, un garçon de six ou sept ans, j’ai reçu mes premiers souvenirs de la cuisine française grâce à deux restaurants à San Diego. L’un d’eux, appelé Piret’s, est fermé depuis 1991, mais l’autre, The French Gourmet existe toujours. Le propriétaire du French Gourmet, Michel Malecot, est venu de Normandie aux États-Unis dans les années 70s. Grâce à cet homme et à sa boulangerie, j’ai découvert ce qui reste de mon dessert préféré, le mille-feuille. (Aux É-U, c’est aussi connu sous le nom de «Napoleon».) Mais ce n’était pas seulement le mille-feuille — grâce à lui, j’ai découvert l’amour de toutes les classiques de la pâtisserie et la viennoiserie.
Le deuxième homme, Don Coulon, venait de Belgique. Son restaurant, Thé Belgian Lion (Le Lion Belge), a toujours été le préféré de toute ma famille quand j’étais ado. The Belgian Lion est fermé maintenant, et M. Coulon est malheureusement décédé, mais à mon avis, c’était l’un des deux meilleurs restaurants à San Diego à l’époque.
Malgré avoir venu de Belgique, le menu du Belgian Lion était plein de classiques de la cuisine française. Voici un article de 1991qui parle du Belgian Lion. Si j’ai appris mon dessert préféré de M. Malecot, je dois mon plat préféré à M. Coulon. C’est quelque chose de normand, mais je vais garder le secret un peu plus longtemps.
Également important, The Belgian Lion était affaire de toute sa famille — sa femme, Arlene, était la maîtresse d’hôtel, et sa fille, Michelle, était le chef de dessert. Elle a encore une pâtisserie à San Diego, et leurs petites-filles ont aussi un restaurant là-bas, appelé Thé Little Lion (Le Lion Petit).
Je ne connaissais pas le deuxième normand jusqu’à j’avais atteint 23 ans. Pascal Olhats est venu aux États-Unis en 1984. Il a travaillé brièvement chez Piret’s, mais je ne lui ai pas connu à l’époque. En arrivant à Irvine, j’ai découvert Tradition by Pascal et sa voisine à côté, Pascal Épicerie. De M. Olhats, j’ai appris surtout mon amour des macarons, mais aussi de la tradition. Après la fermeture de ses restos originaux en 2013, je n’avais plus rien de la cuisine française pendant des années. C’est grâce à lui que je cherche toujours les plats typiques. M. Olhats a encore un resto ici, Café Jardin, mais c’est quelque chose de différent qu’avant. (Surtout, il n’y a plus l’épicerie de mes rêves.)
Je rendrai hommage à tous les trois ici, mais à leurs propres moments. Chacun mérite cet honneur.
Chers lecteurs, aujourd’hui je suis vraiment fier de vous présenter quelque chose de vraiment spécial, quelque chose qui ne peut être trouvé nulle part sur Internet — les vrais chichis frégis de l’Estaque. «Mais vous êtes fou, Justin» vous dites. «Il y a beaucoup de recettes pour les chichis frégis en ligne. Et vous n’avez jamais visité Marseille !» Bah oui, mais j’ai fait mes devoirs, et je vous montrerai l’évidence avant de vous donner la recette. Je crois qu’après avoir vu ce que j’ai trouvé, vous serez d’accord que j’ai la bonne idée. D’abord, les résultats :
On entend souvent parler que les chichis frégis sont comme les churros. J’ai grandi à moins de 70 km du Mexique. Je connais bien les churros. Ce que je vois dans les photos en ligne ne sont pas de churros. Voici un vrai churro :
Dans cette vidéo, il y a un interview avec Michel Morales de Chez Magali, et on peut voir comment il fait les chichis. Ils ne ressemblent pas du tout aux churros !
Voici aussi un article avec M. Morales (en anglais) où il dit qu’il y a de la farine de pois chiches dans ses chichis frégis. Et voici un article en français où il dit carrément qu’il n’y a pas d’huile d’olive dans les chichis:
On voit plein de recettes sur Internet où il est marqué qu’il faut mettre de l’huile d’olive, c’est faux !
Pourquoi est-ce que je vous montre ces interviews ? Parce que chacune des recettes sur Internet n’utilise pas de la farine de pois chiches, et presque toutes utilisent soit d’huile d’olive soit d’œufs pour donner de la grasse à la pâte. Mais selon l’un des chefs de l’Estaque, ces recettes ont toutes tort ! Il y a déjà un peu de grasse dans la farine de pois chiches. Avec cette farine, inutile d’ajouter de l’huile d’olive !
Délayer la levure dans 5 cl d’eau tiède. Mélanger la farine de blé, la farine de pois chiches, le sucre et le sel dans un grand saladier puis ajoutez la levure et la fleur d’oranger.
Pétrir en ajoutant d’eau. On veut obtenir une pâte molle et souple qui se détache de la main. Utiliser au moins 10 cl d’eau, mais mélanger bien et vérifier souvent la pâte. Je crois que j’aurais pu utiliser un peu de plus d’eau.
Couvrir le saladier avec une torchon et laisser reposer 2 heures à température ambiante. La pâte poussera.
Quand la pâte a doublé de volume, faire chauffer l’huile de friture à 165 °C. J’ai utilisé un thermomètre ; ce n’est pas dangereux. Il y a un risque que votre pâte explosera si la température arrive à 200 °C, couper donc un peu le feu après avoir obtenu la bonne température.
Remplir une poche à douille avec votre pâte. J’au utilisé une grande douille cannelée. Mettre un grand escargot de pâte dans l’huile.
Quand un côté est bien doré, tourner le chichi avec des pinces ou une grande cuillère en plastique.
Retirer le chichi et l’égoutter sur des feuilles de papier. Couper le chichi avec des ciseaux et saupoudrer avec du sucre glace.
D’abord, après avoir vu «La cuisine au beurre», je pensais que je ferais une bouillabaisse. C’est de la cuisine bien marseillaise. Mais avant de faire ce dîner, j’ai lu un article sur le quartier marseillais appelé L’Estaque. Là-bas, on se trouve 3 kiosques — Chez Magali, Chez Freddy, et Lou Goustado de l’estaco — où tous les trois servent le même menu. En plat principal, ils servent les panisses, un plat un peu comme le plat méditerranéen appelé falafel. Tout le monde vient à l’Estaque pour manger des panisses aux cônes en papier. C’est une alimentation très simple, et bien qu’ils ne sont pas compliqués, on doit faire attention pour les faire bien. C’est un plat vraiment dans l’esprit de ce blog. Alors :
On ne peut pas trouver la recette de n’importe quel des trois kiosques, alors j’ai recherché une dizaine de recettes sur Internet. Elles sont toutes vraiment similaires, mais elles ne sont pas d’accord sur une chose — la forme ! La bonne forme pour faire les panisses de style kiosque est un cercle. Je suppose qu’on peut utiliser une boîte de conserve pour faire de jolis cercles, mais j’ai décidé d’utiliser quelque chose de plus simple — un moule à bûches de Noël !
Je vous conseille de soyez TRÈS généreux avec le poivre et le sel à la fin de recette. Les panisses me rappellent la polenta, alors elles ont besoin des épices pour le meilleur goût. Bien que je ne dois pas la recette exacte à une seule personne, je vous recommande les recettes de David Lebovitz et My Parisian Kitchen pour plus d’exemples.
Les ingrédients :
250 grammes farine de pois chiches
1 litre d’eau
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à café du gros sel
du sel
du poivre
Les instructions :
Dans une casserole, mettre l’eau, l’huile d’olive, et le gros sel. Ne le portez pas à ébullition, mais faites-la chaude. J’ai porté l’eau à 80 C avant la deuxième étape.
Couper un peu le feu. Vous voulez maintenir la température sans bouillir. Ajouter la farine de pois chiches. Fouetter pendant 3-4 minutes. Après, continuez à mélanger avec une maryse jusqu’à 15 minutes. On veut éviter des grumeaux, mais c’est vraiment difficile. Je vous rassure que la pâte vous donnera mal aux mains, et elle sera très épaisse à la fin.
Mettre la pâte dans un moule et réserver au frigo pendant au moins 2 heures.
Mettre pleine d’huile d’olive dans une poêle et faire chauffer. Couper la pâte en tranches et cuisiner environ 2 minutes la côte (un peu moins est mieux). Utiliser des pinces pour tourner les panisses. Mettez-les sur des feuilles de papier pour retirer l’excès de grasse. Ajouter du sel et du poivre.
Le film le plus souvent recommandé que je n’ai pas vu est «Les Tontons Flingueurs», sans question. Alors, quand j’ai récemment commandé des nouveaux films chez FNAC, j’étais sûr de l’ajouter au panier. Mais j’ai enfin tombé par une réplique si drôle que j’ai dû commander le film, même si ce n’est pas vintage comme d’habitude pour moi. Voici la réplique :
J’ai hâte de le voir — ça fait partie d’un film appelé «La Cité de la Peur». L’acteur principal, Alain Chabat, est connu aux États-Unis pour son rôle de Napoleon Bonaparte dans le film «La Nuit au musée 2».
Il y aura aussi l’intégrale DVD de Don Camillo, mais ça n’arrivera que plus tard. Contrairement à ma dernière commande tous les nouveaux films ont au moins des sous-titres en français pour les sourds. Je l’apprécie beaucoup. En fait, tous ont aussi des sous-titres en anglais, mais je ne veux plus les utiliser. C’est comme les roues d’entrainement — il faut arrêter de les utiliser pour bien comprendre.
J’ai pris un autre cours en musique avec l’Alliance Française. Cette fois, nous avons discuté la musique d’Alain Souchon. Nous avons commencé avec cette chanson, «L’amour à la machine» :
J’avais du mal à la comprendre, parce qu’on doit savoir quelques choses qui ne sont pas toutes claires si vous n’avez pas grandi dans la culture: quel genre de machine qui peut faire bouillir d’eau (à laver, pas à café !), et que l’eau de Javel n’est pas d’eau.
Il y avait aussi celle-ci. C’est «Le baiser», mais pas l’une d’Indochine :
J’étais étonné. On ne peut plus raconter une histoire comme celle-ci aux États-Unis — un baiser d’une inconnue !