Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Mon dîner audois

Chers lecteurs, je sais que ce post est vraiment en retard. J’étais gravement malade pendant la semaine dernière, et je suis encore malade. Pas le virus; c’est quelque chose d’intestinal. Mais je peux enfin manger alors on continue. Pour ce dîner, j’ai choisi deux plats qui sont recommandés par l’Agence de Développement Touristique de l’Aude. Voici la tarte aux asperges et le clafoutis aux cerises :

On peut trouver ces plats dans plusieurs départements, mais les audois sont fiers de ces produits agricoles. Je ne peux pas trouver les produits avec la marque Pays Cathare aux États-Unis, mais l’un de mes buts ici est de suivre les idées des gens qui connaissent mieux leurs départements. Et j’ajouterai — le clafoutis en particulier, c’est une tuerie !

Avant de vous donner la recette de la tarte aux asperges, je dois avouer quelque chose. J’ai trop rempli la tarte, et je l’ai renversée en la mettant dans mon four. J’ai pensé à la refaire, mais alors que ce n’est pas aussi belle que je la voudrais, c’est par ailleurs bien fait. Donc, en premier, la tarte aux asperges.

Les ingrédients :

  • 750 grammes d’asperges vertes
  • 150 grammes d’emmental râpé
  • 3 œufs frais
  • 25 cl de crème fraîche
  • 20 grammes de beurre
  • Sel fin de cuisine, poivre noir
  • 1 pâte brisée OU
  • 200 grammes de farine
  • 100 grammes de beurre
  • 1 gramme de sel
  • 1 jaune d’œuf
  • 25 g de sucre en poudre
  • 50 ml d’eau

Les instructions :

  1. Si vous allez faire votre propre pâte brisée, mélanger la farine et 100 grammes de beurre dans un saladier. Sabler la pâte.
  2. Ajouter le sucre, le jaune d’œuf, le sel et l’eau et mélanger jusqu’à la pâte n’est plus gluante.
  3. Réserver au frigo pendant deux heures.
  4. Faire cuire les asperges vertes dans de l’eau bouillante salée pendant 20 minutes et les égoutter.
  5. Pendant la cuisson des asperges faites préchauffer votre four à 180°C ou thermostat 6.
  6. Réserver quelques asperges pour la décoration.
  7. Mixer les autres asperges. 
  8. Battre les œufs puis les incorporer dans la purée d’asperges.
  9. Ajouter la crème fraîche, le fromage râpé, sel et poivre.
  10. Etaler la pâte brisée dans un moule à tarte ; selon le choix de votre pâte penser à beurrer le plat.
  11. Garnir avec la préparation précédemment préparée.
  12. Placer les asperges réservées pour la décoration.
  13. Enfourner 35 minutes.
  14. Servir chaud ou tiède.

Et maintenant, le clafoutis. Je suis vraiment content avec ce dessert J’ai suivi exactement leur recette, sauf pour la levure, mais je suis pas d’accord avec deux de leurs astuces. Ils suggèrent de ne pas dénoyauter les cerises, et de mettre 100 grammes de sucre au fond du moule. C’est beaucoup de travail pour dénoyauter les cerises — j’ai eu besoin de 20 minutes pour le faire –mais je crois que vos invités préféraient garder leurs dents. Quant au sucre, il rend le fond un peu collante et difficile à démouler. Quant à la levure, ce n’était pas claire s’ils voulaient de la levure chimique ou de la levure de boulanger. J’ai vérifié une dizaine d’autres recettes, et je n’ai pas pu en trouver une autre avec de la levure, alors pas de levure dans la mienne.

Les ingrédients :

  • 1 kg de cerises 
  • 150 g de farine
  • 300 g de sucre
  • 5 œufs
  • 20 cl de lait (entier c’est mieux !)
  • 40 g de beurre

Les instructions :

  1. Laver les fruits et les dénoyauter.
  2. Verser la farine, les œufs, 200 g de sucre, la levure, le lait dans le bol du mixeur. 
  3. Bien mélanger.
  4. Beurrer un moule à manqué. Répartir sur son fond les 100 g restants de sucre (ou moins), les fruits, puis la préparation.
  5. Mettre au four et faire cuire 40 minutes (th. 6/180°). 
  6. A déguster tiède ou froid, selon votre goût.

Lequel arrivera en premier ?

Nous attendons tous avec impatience un monde après le virus. Ce jour-là, il y aura quelque chose de différent à parler. Pendant ce temps, il y a au moins des blagues comme celle-ci, notre dessin de la semaine, où la fin n’arrive jamais.

Je connais cette pièce de théâtre sous son nom en anglais, «Waiting for Godot». Mais c’est plus précis de l’appeler «En attendant Godot» parce que le dramaturge, Samuel Beckett, écrivait toutes ses œuvres en français malgré être anglophone d’origine irlandaise.

Il y avait un autre que j’ai profité. Pendant les années 1920s aux États-Unis, l’alcool était interdit. Il y avait donc des bars illégaux, appelés «speakeasies», qu’on ne pouvait pas entrer sauf savoir un mot de passe. Je suppose qu’il était une fois en France, il y avait quelque chose de similaire sinon ce dessin n’a pas de sens pour les lecteurs.

Comme d’habitude, si vous avez profité de ces dessins, abonnez-vous !

Des crêpes pour Chandeleur

Aujourd’hui est Chandeleur, et la tradition française est de manger des crêpes pour la fête. Je voulais faire quelque chose un peu différent, et grâce à Alsa, j’ai trouvé exactement ça. Voici les pancakes soufflé :

Comme d’habitude, j’ai coupé la recette. Je dois ajouter que je ne suis pas du tout d’accord avec leurs instructions pour le temps de cuisson. Ils disent 3-5 minutes le côté. Ça a brûlé mes premiers, et dans la photo en haut, j’ai fait cuire les pancakes 1 minute le côté. Je les ai mangés avec du sirop d’érable, mais Alsa recommande une ganache au chocolat.

Les ingrédients :

Les instructions :

  1. Dans un saladier, délayez la fleur de maïs, la farine de blé, le sel et la Levure chimique . Ajoutez le sucre et le le sucre vanillé, faites un puits et mettez-y les oeufs ainsi que la moitié du lait pour obtenir une pâte homogène. Incorporez le reste du lait et le beurre fondu.
  2. Battez les blancs en neige dans un autre saladier puis les incorporez délicatement dans la pâte à pancake.
  3. Utilisez du papier sulfurisé pour former un anneau rond de 7cm (hauteur 2cm). — Au lieu de papier sulfurisé, j’ai utilisé un moule en forme de cœur. Il y a une vidéo dans leur page de recette, et ils utilisaient aussi un moule. On peut réutiliser cette recette pour Saint-Valentin !
  4. Graissez légèrement une poêle et chauffez-la à feu moyen. Placez l’anneau de papier ou le moule au milieu de la casserole.
  5. Versez une demi-louche de pâte dans l’anneau puis mettez un couvercle pendant 1 minute.
  6. Retourner le pancake doucement et faîtes cuire de l’autre côté encore 1 minute.

Tout le monde veut être français

Connaissez-vous Topito ? C’est un site humoristique français que j’ai trouvé sur Facebook. Ils me rappelle notre site «Buzzfeed» — plein de listes «top 10», et aussi de plagiat. Mais je ne peux pas les quitter parce que je trouve que leurs vidéos sont souvent drôles, et ils ont parfois des articles intéressants. Celui-ci m’intéresse beaucoup — «Top 10 des marques qui font semblant d’être françaises, c’est pas beau de mentir».

Aux États-Unis, on peut dire que la langue française est prestigieuse, même parmi ceux qui ne la parlent pas. Nous avons deux chaînes de boulangeries — Au Bon Pain et Pret a Manger (oui, avec une mauvaise orthographe) — qui sont aussi françaises que l’Empereur du Japon. On peut les trouver dans l’article de Topito. Chez les asiatiques, la langue française est aussi prestigieuse. On se trouve ici deux autres chaînes de boulangeries qui viennent du Japon et de la Corée du Sud et portent des noms français.

Voici «Tous Les Jours», qui loue d’espace dans les supermarchés asiatiques, et ont leurs propres magasins de plus :

(Source)

Il y a une spécialité rennaise appelée la galette saucisse, comme ça :

(Source)

Mais honnêtement ? Celle de Tous Les Jours n’a rien à voir avec la galette saucisse. Un hot dog n’est vraiment ni asiatique ni français. Et leur pain n’est pas du tout français. C’est juste qu’un nom français a l’air élégant.

«Vie de France» n’existe plus près de chez moi, mais sur la côte Est, oui. Celle-ci est venue du Japon, et j’avoue que leurs mille-feuilles me manquent. Ils étaient pas mal ! Sérieusement :

(Source)

Et vous savez peut-être que notre voisin au sud, le Mexique, a reçu ses traditions boulangères des français ? C’est vrai ! Quand la France contrôlait le Mexique en 1861, ils introduisit la pâtisserie française. C’est vrai qu’il y a des pains tous mexicains, comme les tortillas. Mais le «pan dulce» (pain sucré) ? Il vient de la viennoiserie ! Par exemple, les «orejas» ont l’air palmier, hein ?

(Source)

On peut voir qu’aux États-Unis, tout le monde veut être français !

Le bon choix pour le concours Eurovision

Aux États-Unis, nous ne participons pas au concours Eurovision. Mais les gagnants deviennent parfois très connus ici. Par exemple, en 1974 quand ABBA a gagné avec «Waterloo» (quel mauvais titre, hein !), la chanson est devenue # 6 dans notre classement. La mème chose s’est passé en 1976 avec la chanson britannique «Save Your Kisses for Me». Je ne veux pas que vous pensiez qu’une chanson en français ne peut pas réussir ici — «Tu es foutu» par In-Grid était #2 en 2002 (il y a avait des versions en anglais et français — j’ai acheté l’une en français à l’époque !) et «La Vie En Rose» était #23 en 1947. Mais c’est vrai que ça n’arrive pas trop souvent, et jamais avec les chanson françaises d’Eurovision.

Ce week-end, Barbara Pravi a gagné le concours en France, et sa chanson «Voilà» représentera le pays au concours Eurovision. Je l’ai trouvé sur Taratata en décembre, et je suis tombé amoureux de sa voix à l’époque. Je ne connais pas les autres, mais je sais qu’elle est un très bon choix, et vous pouvez être fier d’elle.

Un trésor français aux États-Unis

Un ami m’a parlé d’un musée ici au milieu de nulle part avec un grand trésor français. Au bord de nos états du Washington et de l’Oregon, il y a un musée appelé Maryhill. Pour contexte, c’est comme il y a un grand musée de beaux arts en France mais en dehors de Paris — non, je plaisante ! Mais sérieusement, c’est dans une petite ville de 3,000 personnes. Maryhill a deux collections vraiment intéressantes qui viennent de France.

D’abord, il y a une collection de sculptures du sculpteur célèbre Auguste Rodin. Connaissez-vous «Le Penseur» ? Bien sûr, il y a plus de 20 copies partout dans le monde, mais ils en ont un. Il y a aussi 80 autres œuvres de Rodin, mais c’est souvent le cas avec ses sculptures en bronze qu’il y a plusieurs copies. Non, c’est l’autre chose là-bas qui est vraiment sans pareil.

Le Théâtre de la Mode est une exposition de poupées, mais des poupées uniques — elles faisaient partie d’une grand projet pour sauver la haute couture en France après la Seconde Guerre Mondiale. Connaissez-vous les noms Cartier, Hermès, Balenciaga ? Oui, tout le monde les connaît ! Après la guerre, leurs créateurs ont créé une collection de poupées et de scènes qui viennent de partout l’histoire de la France. C’était une grande exposition au Louvre, mais après la fermeture de cette exposition, les poupées sont parties pour une exposition aux États-Unis — et elles ont été perdues pendant des années.

On peut lire beaucoup dans le catalogue de l’exposition. C’est en anglais, mais je vais vous raconter juste une histoire. Pendant la guerre, les allemands complotaient voler toute l’industrie — kidnapper les œuvriers et les amener tous à Berlin. Mais le président de la Chambre Syndicale de la Couture, Lucien Lelong, les a convaincus que c’était à cause d’être à Paris et nulle part ailleurs que l’industrie réussissait. Heureusement, les allemands ont décidé qu’il connaissait l’industrie mieux qu’eux !

Finalement, voici deux vidéos. D’abord, une petite vidéo sur l’exposition :

Et l’autre, des nouvelles de l’exposition originale au Louvre !

Jo, quelle farce !

Ce soir, j’ai continué avec les films de Louis de Funès en regardant «Jo». Le distribution de ce film est incroyable — à part Louis, on se trouve Claude Gensac, Michel Galabru, Bernard Blier, et Paul Préboist. C’est une liste des vraies stars. Et c’est souvent un film vraiment drôle !

D’abord, je dois vous dire que c’est la deuxième fois où j’ai regardé un film français sans sous-titres (après «L’as des as»). Je pouvais peut-être comprendre la moitié de la dialogue, alors je suis certain que j’ai raté des parties importantes. Mais je suis également sûr que j’ai compris la partie la plus importante — de Funès a tué un bandit, et lui et sa femme doivent cacher le corps. C’est souvent le cas que Claude Gensac joue dans un rôle où elle est plus forte que son mari de Funès (par exemple : Le gendarme se marie, Oscar, Hibernatus), et c’est vrai dans ce film. Ça marche bien — elle est drôle, et dans les meilleurs rôles de Louis, ses personnages doivent apprendre des leçons grâce à leurs proches.

Il y a une enquête chez les Brisebard (de Funès et Gensac), et ils déplacent le corps chaque fois que l’inspecteur (Blier) et ses assistants demandent savoir s’ils savent où est l’homme mort. À la fois, il y a aussi des clients qui veulent acheter la maison, et ils ne partent pas, même avec des policiers là. C’est drôle — et aussi un peu trop difficile à croire. Dans une vraie enquête, les policiers garderaient tout le monde dans un seul lieu pendant qu’ils fouillaient la propriété. J’en ai profité quand même, et je suis sûr que je le reviendrai quand je pourrai mieux comprendre.

Une biographie de Nico

Il y a presque un mois, j’ai commandé quelque chose de spécial. (Je vous ai dit juste un peu quand j’ai écrit sur le sujet d’Amazon et PayPal.) L’un des meilleures choses depuis que j’ai commencé à parler avec des gens sur les réseaux sociaux est que j’ai rencontré beaucoup de monde qui veulent m’aider dans mon voyage. Parmi ces gens est la journaliste Helena Mora, qui écrit pour le site MagMusic. Nous nous avons rencontré quand j’ai rejoint un groupe de fans d’Indochine.

Helena m’a aidé avec beaucoup de choses quand je ne comprenais pas encore assez le français pour trouver des choses comme leur concert chez NRJ ou l’interview de Nico sur C à vous. Vraiment, je n’ai rien fait pour mériter son attention — il y a plus de 35K personnes dans ce groupe-là de fans — mais je l’apprécie beaucoup.

Alors son livre, Nico : Vivre encore plus fort. C’est une collection d’histoires, d’interviews (avec Nico et d’autres), et de photos. Je vais vous donner deux exemples. En premier, un peu de son introduction à Nico, et après, un peu sur Helena elle-même.

Le Roi en jaune

Je vous ai fait une promesse d’expliquer ce que le livre «Le Roi en jaune» a à voir avec mon amour du pays de France. J’ai recherché, et alors qu’on peut trouver une traduction du livre en français (sorti en 2009), elle reste peu connue. La plupart de sa page de Wikipédia est vide.

D’abord, l’idée centrale du livre est qu’il y a une pièce de théâtre, «Le Roi en jaune», qui a été publiée en Europe et plus tard, aux États-Unis. La pièce raconte l’histoire d’une famille royale qui habite sur un autre planète, près de l’étoile Aldébaran. Les habitants de ce planète sont aussi des êtres humains; cette histoire n’a rien à voir avec des extra-terrestres. En tout cas, la famille perd sa royaume à un démon appelé «Le Roi en jaune». La pièce est peut-être magique, et une performance peut attirer le vrai démon. Ou elle est peut-être absurde, et ceux qui croient au Roi en jaune sont fous. Dans les histoires, ce n’est pas clair aux personnages, mais c’est clair au lecteur — la magique est réelle, et le Roi existe vraiment.

Il y a dix histoires dans ce livre. Deux se passe à New York, et la reste en France, la plupart à Paris. Je ne sais pas si l’auteur connaissait bien la géographie de Paris; je n’avais donc aucune idée si on peut trouver tous les lieux dans ce livre. Ce que je peux vous dire c’est qu’il aimait écrire de la poésie en français, souvent en forme d’épigramme. Pour moi, ces épigrammes étaient toutes mystérieuses jusqu’à cette année. Voici un exemple :

« Ferme tes yeux à demi,

Croise tes bras sur ton sein,

Et de ton coeur endormi

Chasse à jamais tout dessein. »

« Je chante la nature,

Les étoiles du soir, les larmes du matin,

Les couchers de soleil à l’horizon lointain,

Le ciel qui parle au coeur d’existence future ! »

(Source)

Mes histoires préférées dans ce livre sont celles qui traitent du Roi, mais il y a un autre qui est un hommage à un auteur français, Théophile Gautier. L’histoire dans «Le Roi en jaune» s’appelle «La Demoiselle d’Ys». Il s’agit d’un homme qui s’endort dans une forêt, et quand il se réveille, il y a une femme appelée Jeanne d’Ys qui le trouve. Ils passent une bonne semaine ensemble, tombent amoureux…et ensuite elle disparaît. M. Gautier a écrit une histoire similaire plus tôt, dans son roman Arria Marcella

Grâce à Internet, je peux voir qu’il est probable que ses lieux n’existent vraiment pas. Par exemple, Google Maps ne peut trouver aucune «Rue Barrée» à Paris. Mais ça ne me dérange pas. Ce qui est important c’est que ça m’a donné envie de chercher la magie en France. Et je l’ai trouvé !

Quand deux égale trois

C’est encore le temps du dessin de la semaine. La semaine dernière était trop drôle alors je suppose qu’elle ne pouvait pas être répété. Plus on parle du vaccin, plus on râle du virus. C’est inévitable. Mais je trouve la précision dans ce dessin très drôle quand même.

Il y a aussi une petite blague sur les tendances des internautes. Je suis vraiment désolé que nous les américains avons créé «le hashtag» :

J’espère qu’un jour — venez bientôt ! — il y aura encore des autres sujets que le virus.

Comme toujours, si vous avez profité de ces dessins, abonnez-vous !j