Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

J’achète mon premier livre numérique dans l’UE

Une amie qui me connaît dans un groupe de fans de Laurence Manning, où on parle souvent des jeux vidéo, m’a parlé d’un éditeur de livres sur ce sujet en français : Third Editions. Elle pensait que je m’intéresse peut-être à leur livre sur le jeu Final Fantasy IV, parce que c’est mon jeu vidéo préféré.

Je dois vous dire, c’est un peu un autre exemple de mon post «Quand on veut...». Le livre en papier coûte 12,45 € — et 33,40 € en frais de livraison aux États-Unis. Merci, mais non.

Mais mon amie a aussi trouvé une version numérique. Chaque fois où j’essaie d’acheter un livre numérique, j’ai un problème avec les droits régionaux. Ni la FNAC ni Amazon ne me vendront aucun livre numérique. Mais il ne coûte rien d’essayer et…

Ça marche !

J’ai enfin appris à cause de ce livre pourquoi mes groupes de nostalgiques ne parlent jamais des jeux «Final Fantasy». C’est pourquoi ce jeu japonais est un souvenir de mon enfance, et de mes amis francophones québécois, mais pas de personne en Europe. Le premier jeu de la série en Europe était «Final Fantasy VII» en 1997. J’avoue — j’étais plus qu’un peu choqué par cette nouvelle. Je trouve souvent qu’ils connaissent beaucoup d’émissions américaines que je ne me souviens pas du tout, comme «Tonnerre mécanique» ou «Manimal». Et moi, qui a vu plus de films de Michel Galabru que Robert de Niro, je suis toujours surpris que les français savent plus de mon enfance que moi !

En fait, j’ai déjà acheté un livre numérique en français. Mais c’était chez Amazon aux États-Unis. Ma grand-mère était grand fan de Maigret (en anglais). J’ai donc acheté un livre d’histoires de Maigret il y a plusieurs mois, celui-ci :

C’est encore trop difficile pour moi. J’ai souvent plus d’enthousiasme que de sens. Mais avec le nouveau livre, j’aurais pu l’écrire moi-même ! Je suis donc sûr que je n’aurai aucun problème à le lire !

Je découvre l’Aude

On continue maintenant avec département 11, l’Aude. L’Aude est dans la région d’Occitane, près de l’Ariège. Il est le département le quarante-troisième plus peuplé et les habitants se nomment audois.

La ville la plus célèbre d’Aude est Carcassonne, d’où j’ai une petite connexion littéraire. Il y avait un écrivain américain, Ambrose Bierce, qui écrivait des histoires de fantômes dans le XIXe siècle. Dans l’une de ses histoires, «Un Habitant de Carcosa» (lien en anglais), il a emprunté le nom de la ville. En 1895, un autre américain, Robert Chambers a publié un livre, «Le Roi en jaune», un recueil de nouvelles qui a emprunté quelques choses à Bierce, dont le nom Carcosa. Le Roi en jaune est l’un des livres le plus importants de ma vie. Une autre fois, je parlerai plus du livre. Il suffit maintenant de dire que la moitié des nouvelles dans ce livre se passent en France. Ça fait partie de mon imagination depuis longtemps.

On parlera plus de Carcosa…désolé, Carcassonne. L’histoire de Carcassonne est étroitement liée à l’Ariège. Souvenez-vous qu’on a parlé du catharisme et des châteaux de Montsègur et de Foix ? Simon IV de Montfort était vicomte de Carcassonne et comte de Toulouse, et en 1218, il était tué pendant la guerre contre les cathares à Toulouse. Son ennemi ? Le comte de Foix, Roger-Bernard II. Plus tard, dans les années 1570s, le duc Henri Ier de Montmorency a mis la ville à côté des protestantes. Si vous vous intéressez aux guerres de la religion, il y a 22 sites touristiques sur le catharisme dans l’Aude.

Aujourd’hui, Carcassonne est bien connu pour son château incroyable. Selon leur site, il a «Trois kilomètres de remparts, deux enceintes fortifiées (IVe et XIIIe siècles), quatre portes, 52 tours et barbacanes offrent des points de vue remarquables sur les alentours». Ça fait partie de la cité de Carcassonne, où on se trouve aussi la Basilique Sainte-Nazaire et la Porte Narbonnaise.

Mais il y a aussi beaucoup d’autre sites intéressants dans l’Aude ! À Narbonne, la plus grande ville de l’Aude, on se trouve la Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur qui date de 1272. Le canal du Midi est construit dans le XVIIe siècle, et fait partie de liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Près de Lézignan-Corbières, on se trouve l’Abbaye Fontfroide, avec des bâtiments du XIIe siècle et des vitraux du XXe (3 étoiles selon Michelin). Et pour ceux qui veulent faire une balade il y a le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée.

Je demande toujours, «Qui sont les personnes les plus connues du département ?» Dans l’Aude, il y a la chanteuse Olivia Ruiz (je l’ai adoré sur Taratata !), le chanteur Charles Trenet (avouez-le, vous chantez «La Mer» en ce moment !), le poète André Chénier (connaissez-vous l’opéra sur lui ?), le chimiste Paul Sabatier (qui a gagné le Prix Nobel), et le footballeur Fabien Barthez.

Finalement, la nourriture, non ? L’Aude est célèbre comme la maison du cassoulet (au moins, c’est leur légende !). Ils sont connus pour leurs cerises, qui sont utilisées pour le clafoutis. La truffe Pays Cathare fait partie de leur patrimoine (les truffes noires sont trop chères pour ce blog). Ils mangent aussi des mêmes choses comme leurs voisins de l’Ariège — l’aïgo bullido et la croustade aux pommes. Et pour boire avec tout ça, il y a 40 000 ha de vignobles !

Une comédie de Coluche

Ce soir, j’ai regardé «Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ». C’est un film vraiment différent que mes films habituels avec de Funès et Bourvil, n’est-ce pas ? (C’est mon deuxième film de Coluche, après «L’aile ou la cuisse».) Ça me rappelle plusieurs films anglophones — «La vie de Brian», «Le Forum en folie», «2000 Year Old Man» — mais avec un sens d’humour français. Et à mon avis, beaucoup plus drôle !

Ce film se moque surtout de Ben-Hur. Coluche joue sous le nom «Ben-Hur Marcel», un personnage qui travail comme garagiste des chars. Il doit courir des chars, combattre des gladiateurs et des lions, mais à chaque fois, ça devient une farce. Il fait partie d’un complot, mais c’est une grosse blague contre Caesar. Et la blague qui est peut-être la plus française : «Ben-Hur Marcel» organise une grève de soldats et de gladiateurs au milieu du cirque ! C’est mon style de blague !

Bien sûr, c’est une sorte de film plus «adulte» que les films de de Funès. Mais ce film reste encore drôle au moyen de blagues, pas de vulgarité. J’ai beaucoup apprécié et maintenant, j’ai hâte de voir plus de Coluche !

Deux desserts champenois

Quelle chance pour vous les lecteurs ! Je voulais faire quelque chose de plus avec le reste de mon chocolat Valrhona Manjari, mais ce n’est pas vraiment un dessert particulièrement aubois, alors j’ai fait deux desserts. J’espère que vous verrez qu’il y a beaucoup de choses qu’on peut faire avec du champagne. Oui, il y a aussi quelque chose en dessert avec du champagne et du fromage Chaource (la glace au Chaource et coco, page 49 dans le lien). OUBLIEZ-LE.

D’abord, pour nos amis chez Twitter et Facebook, les deux ensemble :

Notre premier dessert, le sabayon au champagne est un dessert aussi connu chez les italiens (appelé «zabaglione»), mais là-bas, ils utilisent leurs propres vins. Il n’y a rien de mal avec ça ! Mais pour faire un sabayon typiquement champenois, également de l’Aube et de la Marne, il faut utiliser du champagne. J’ai trouvé cette recette sur Keldelice, un bon site pour trouver les plats typiques, mais pas le meilleur site pour les instructions. Comme d’habitude, j’ai coupé la recette, mais celle-ci ne marchait pas quand tous les ingrédients étaient coupés par deux tiers. J’ai vérifié quelques recettes d’autre et ajouté plus de jaunes d’œuf. Je suis heureux avec les résultats.

Les ingrédients :

  • 4 jaunes d’œuf
  • 35 g sucre en poudre ou sucre semolina
  • 1/2 sachet de sucre vanillé
  • 13 cl de champagne
  • Des mûres ou des fruits rouges

Les instructions :

  1. Casser les œufs et mettre les jaunes dans un saladier.
  2. Verser le sucre et le sucre vanillé.
  3. Avec une cuiller en bois ou un fouet, travailler ce mélange jusqu’à ce qu’il devienne jaune pâle et mousseux, bien homogène.
  4. Poser le saladier dans une casserole plus grande à demi remplie d’eau et poser le tout sur le feu doux. Verser le champagne peu à peu sans cesser de remuer avec un fouet.
  5. Travailler le sabayon jusqu’à ce qu’il prenne une consistance onctueuse.
  6. Au bout de 8 à 10 minutes, retirer la casserole du feu et laisser tiédir ou refroidir complètement.
  7. Verser le sabayon dans des coupes, et servir aussitôt, tiède, ou après avoir fait refroidir au réfrigérateur. Décorer avec des fruits selon vos goûts.

Mais si vous préférez quelque chose au chocolat, nous avons aussi les truffes au chocolat. Je suis TRÈS heureux avec cette recette, mais j’ai quelques astuces qui ne sont pas d’accord avec la recette originale. Il est possible que je sois un peu trop prudent. En tout cas, la recette :

Les ingrédients :

  • 150 g chocolat noir
  • 6 cl de crème liquide entière
  • 30 g beurre doux
  • 8 cl champagne
  • 100 g chocolat noir
  • Du cacao en poudre non sucré

Les instructions :

  1. Hacher le chocolat (150 g) au couteau. — J’ai utilisé des fèves de Valrhona Manjari. C’était peut-être inutile de les couper, mais je l’ai fait quand même.
  2. Faire bouillir la crème avec le beurre, puis ajouter le champagne. Verser ensuite le tout sur le chocolat haché et attendre quelques minutes que le chocolat fonde.
  3. Mélanger ensuite doucement à la spatule pour ne pas incorporer d’air. Réserver la préparation au frais pendant 15 min. — J’ai trouvé qu’après 15 minutes, la ganache était encore trop liquide, et aussi après 40 minutes. Je l’ai laissé reposer pendant 3 heures.
  4. À l’aide d’une poche ou d’une cuillère, former des petits tas sur une feuille de papier sulfurisé, puis les refroidir. Les rouler ensuite dans la paume de la main pour leur donner une forme régulière. — Après cette étape, j’ai encore laissé reposer les balles dans le congélateur pendant 1/2 heure.
  5. Faire fondre le reste de chocolat au bain-marie ou au micro-ondes. — J’ai utilisé le micro-ondes. Le chocolat était un peu trop chaud. Laisser reposer
  6. Prendre un peu de chocolat fondu dans la paume de la main et en enrober les morceaux de ganache, puis les poser dans le cacao en poudre. — J’ai trouvé que ça marchait mieux après avoir laissé refroidir le chocolat fondu.
  7. Conserver au frais.

Ça y est !

Je viens de vérifier ma boîte aux lettres, où j’ai trouvé un petit colis. En dedans, un livre !

Oui, c’est enfin arrivé ! Selon l’enveloppe, il a été envoyé le 16 décembre. Plus qu’un mois ? Je blâme notre poste, pas La Poste. Il y avait un colis qui était envoyé de Los Angeles à moi — 60 km — et il a eu besoin de 15 jours pour arriver le mois dernier.

D’une part, je suis très heureux d’avoir enfin ce souvenir de la France. D’autre part, je suis un peu déçu. Vous vous souvenez peut-être de ces deux posts : Quand on veut soutenir les entreprises françaises et Merci Cook and Record. Tous les deux sont arrivés le 4 décembre. À l’époque, elle a dit :

Le 12 décembre, elle a ajouté :

Je m’attendais donc un livre signé. J’ai l’impression qu’elle a aussi dit plus tard qu’il y avait trop de commandes, alors elle ne pouvait plus signer tous les livres, mais j’ai commandé le mien le 4 décembre.

Hélas, pas de autographe. Mais je dois vous dire, à part ça, le livre est exactement ce que je m’attendais de Laurène. Voilà :

C’est très beau, les photos sont toutes belles, et son style est évident au long du livre. C’est vraiment «Cook and Record : Le Livre». Je reste grand fan de Laurène — presque tout ce que je sais de la pâtisserie est grâce à elle.

Le questionnaire de Proust

Hier soir, j’ai pris un cours avec l’Alliance Française sur le questionnaire de Proust. Il vient d’un jeu anglais nommé Confessions, et le questionnaire lui-même est nommé « An Album to Record Thoughts, Feelings, &c » (un album pour garder pensées, sentiments, etc.). Franchement, il me rappelle les sondages et des autres trucs sur Buzzfeed ou Topito. Plus ça change, plus c’est la même chose, hein ?

Ce qui est le plus intéressant dans ce questionnaire est les réponses du grand écrivain, pas celles de moi. Il y a des blagues idiotes, mais aussi des pensées philosophiques. Par exemple:

D: Le fait militaire que j’admire le plus.

R: Mon volontariat !

et

D: Le pays où je désirerais vivre.

R: Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.

Pour info, les miennes : «le 6 juin 1944» et «Regardez ce blog !»

L’humour se diffuse comme le virus

C’est encore le temps du dessin de la semaine, et cette fois, je souhaite que je pourrais coller le journal entier ! C’est absolument plein des titres amusants, pas juste les dessins.

On commence avec une blague sur le nom d’une société canadienne, Couche-Tard :

J’avoue que je n’avais aucune idée de qui était Couche-Tard jusqu’à la nouvelle qu’ils voulaient acheter Carrefour. Couche-Tard a deux chaînes de stations-service près de chez moi, «Circle K» et «On The Run», mais ils n’utilisent jamais le nom Couche-Tard aux États-Unis.

Celui-ci a une blague qui était populaire pendant la Guerre Froide, avec les lettres à l’envers pour dire «en Russe» :

Et celui-ci est une bonne blague sur qui obtient le vaccin :

Même le titre sur le page de garde ! Oui, tout le monde ici connaît «La vie en rose» :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Mon dîner aubois

J’hésite à vous dire que j’ai fait la recette locale «Coquilles Saint-Jacques à la crème Chaource» parce que j’ai essayé, mais je ne pouvais pas trouver le bon fromage. J’étais prêt à conduire à San Diego — la même distance que Paris à Reims — si je pouvais trouver du fromage Chaource dans l’un de leurs magasins. Quand je vous dis que toutes les recettes auboises ont besoin de Chaource, je ne plaisante pas du tout. DU. TOUT. MÊME LES DESSERTS.

Mais je dois vous dire — je suis très heureux des résultats quand même. Voilà !

Qu’est-ce que c’est que ça ? Du champagne ? «Justin,» je vous entends, «est-ce une escroquerie ? Savez-vous qu’il n’y a pas de ‘champagne’ sauf de la bonne région de la France ? Que vos pinards pétillants de Californie ne sert à rien, au moins rien de champagne ? Et que presque tous les vrais champagnes aux États-Unis proviennent de la Marne, pas d’Aube ?»

BIEN SÛR ! Ne me prenez pas pour quelqu’un qui ne respecte pas les droits ! Voilà !

Oui, c’est du vrai champagne aubois, de la village d’Urville (124 habitants !). C’est une petite bouteille de 375 mL, et elle m’a coûté 25 $ (environ 21 €). Je ne pouvais trouver que deux marques de champagne aubois au États-Unis, et l’autre coûte 4x celle-ci. Je ne bois pas souvent parce que je n’ai personne ici sauf ma fille (10 ans), donc je ne voulais pas acheter trop de vin. Mais c’était important pour moi de faire tout ce que je peux pour vous présenter un dîner authentique.

Dis donc, Justin, allez-vous donner la recette à vos lecteurs ce siècle ? Bien sûr. D’abord, j’ai trouvé cette recette en vidéo sur Internet grâce à Aube en Champagne Tourisme. Voici leur vidéo dans un Tweet :

https://mobile.twitter.com/aubechampagne/status/1113147887901343744

C’est très simple, mais je vais vous donner aussi la recette en texte. J’ai utilisé du fromage Brie au lieu de Chaource, mais en France, vous pouvez trouver du Chaource dans n’importe quel Carrefour (j’ai vérifié). Une astuce : couper la croûte du fromage avant de l’utiliser. Comme d’habitude, mes quantités sont pour une personne.

Les ingrédients :

  • 2 gros carottes
  • 1 courgette
  • 50 g Chaource
  • 5 cl lait
  • 3-4 coquilles Saint-Jacques
  • De l’huile d’olive
  • Du sel
  • Du poivre

Les instructions :

  1. Rincer et couper les carottes et les courgettes en petits cubes. Mettez les légumes dans une casserole avec un peu d’huile et faites-les cuire. Réserver les légumes
  2. Couper le fromage en petits morceaux. Mettez les morceaux, le lait, et du poivre dans une poêle et laissez faire fondre sur un feu moyen. Mélanger et réserver.
  3. Mettre plus d’huile dans une poêle. Ajouter les coquilles Saint-Jacques, du sel et du poivre selon vos goûts. Faire cuire jusqu’à ce que les coquilles deviennent un peu bruns.
  4. Mettre les légumes dans un bol. Mettre la crème Chaource sur le pourtour des légumes. Mettre les coquilles en haut des légumes. Servez !

Une énigme

Aujourd’hui, je vais vous apprendre juste un peu de linguistique. J’espère que vous me comprendrez mieux — je pense toujours comme ça.

Beaucoup de choses dans la cuisine française portent des noms de lieux . Par exemple : il y a de la sauce béarnaise — voici la ville de Berne (ajouté : j’ai reçu plusieurs commentaires et e-mails que c’est de Béarn, pas Berne — merci des corrections !). Il y a de la sauce hollandaise — voici la guerre de Hollande (un autre nom pour le Pays-Bas). Il y a du beurre nantais — voici la ville de Nantes. Il y a de la sauce grenobloise — voici la ville de Grenoble. Vous savez tous mieux que moi comment fonctionne la grammaire. Ce n’est pas du tout surprenant.

Je me demande si vous avez déjà deviné ma question.

Il y a de la sauce mayonnaise — mais où est Mayonne ? Il n’y a aucune ville qui porte ce nom.

Je sais déjà que vous pensez «Justin, c’est ridicule». Et je ne vais pas discuter. Mais cette question m’intéresse quand même à cause d’être linguiste. On parle en linguistique d’une «lacune», un mot qui peut exister selon les règles d’une langue, mais qui n’existe pas quand même. Par exemple, en français, le mot «oranges» peut exister. En fait, on dit «deux oranges» comme nom. Mais «oranges» n’existe pas en tant qu’adjectif pluriel. On dit «des chaussures orange», jamais «des chaussures oranges».

En ce cas, la lacune n’existe pas dans la langue. Le mot «mayonnaise» existe. La lacune est dans le monde réel — il n’y a jamais eu de Mayonne !

Plus de Rita Mitsouko, plus de bonheur

Avec mon dernier colis de la FNAC, il y avait aussi un autre album des Rita Mitsouko, Système D. Je suis encore en train de l’écouter. C’est difficile à finir parce que j’adore tellement cette chanson :

C’est plus qu’un peu bizarre — je passe beaucoup de temps à regarder des films et à écouter de la musique en français, et tout à coup, je ne peux pas m’arrêter d’écouter une chanson en anglais !

Mais c’est grâce à cette chanson et cet album que j’ai appris une expression intéressante. Le «D» du titre veut dire «débrouille». Pour mes lecteurs anglophones, voici une belle explication en anglais. Pour mes lecteurs francophones, cette chanson exprime bien en anglais l’idée de «système D» — plus d’années, moins d’excuses. Il faut avoir un sentiment d’urgence en vieillissant.

Je profite aussi d’écouter la prochaine chanson de l’album, celle-ci :

Je suppose que tous mes lecteurs francophones se rient de moi pendant des moments comme ça — «OMD, je viens de découvrir quelque chose d’ancien !» Je vous rassure qu’on fait la même chose en anglais chaque fois qu’un ado découvre Led Zeppelin !