Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Saison 2, Épisode 33 — Mes 3 ans (de blogueur)

Je vais ouvrir avec une demande très inhabituelle. Le 2 novembre, très peu après avoir publié ma revue mensuelle, j’ai reçu une visite d’une blogueuse qui aurait été en tête des « nouveaux à moi » si je l’avais vue plus tôt. C’est Le monde de Julie, et je ne veux pas jouer sur vos sympathies, mais elle est clairement le genre de personne que je veux soutenir au maximum. Il n’y a rien qui me ferait plus plaisir que de voir que ses abonnements auront haussé après cet appel.

Quelque chose de drôle est arrivé hier. Regardez ces statistiques :

Tout le monde est clairement venu ici parce que j’ai mentionné Nina Métayer dans ce post-là. Elle vient de gagner le titre de meilleure pâtissière du monde. Pour être clair, ma recette n’était pas à elle, seulement un effort de copier son style ! Mais si vous voulez sa propre recette de brownies, c’est au lien (abonnement gratuit obligatoire).

Au fait, je suis extrêmement jaloux d’elle. Pas pour avoir gagné le titre ; c’est bien mérité. Vous l’avez vue ? Comment reste-t-elle aussi mince en faisant toute cette pâtisserie ?!? (Voix de Calimero) C’est vraiment trop injuste !

Mais moi aussi, je de bonnes nouvelles à cet égard. J’ai eu ma prise de sang trimestrielle la semaine dernière. Si vous connaissez l’a1c, le mien était 6,9. J’aimerais que ce soit plus bas, mais moins de 7,0 est le but, et j’y suis. Ça comprend mes vacances en France, d’où je tire la conclusion qu’aller en France et revenir avec du nougat est bon pour la santé. Revenir avec des Savaroises doit être encore mieux.

Ma pas chère NFL s’est fait une farce. Les Chargers joueront contre les Jets lundi matin. Les matchs de lundi matin sont censés être parmi les meilleurs, mais le gagnant sera toujours loin des éliminatoires. Oups !

Je vous rappelle que je suis maintenant sur BlueSky. Cette dernière semaine, j’ai reçu mon premier code d’invitation, et je l’ai partagé ce même jour-là avec la première personne qui me l’avait demandé. Si vous voulez en recevoir un, dites-moi dans les commentaires. Il y a une partie de moi qui regrette toute participation aux réseaux sociaux — on en parlera plus plus tard cette semaine — mais j’ai certaines connaissances qui valent la peine.

Notre blague traite des blondes, dont j’en fais partie. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi C’est pas le 1er, version novembre 2023, ma revue mensuelle de mes blogs préférés, Les macarons « Montélimar », les macarons fabriqués pour l’anniversaire du blog, et 30 Ans de Taratata, 1ère partie, sur l’émission nommée.

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30 Ans de Taratata, 1ère partie

Je n’étais pas censé écrire ce post, au moins pas ce soir. J’allais aller (j’adore tellement cette langue) à une autre soirée belote. J’avais préparé des macarons au chocolat absolument parfaits. Ne me croyez pas sur parole, mais regardez ces coques :

Mais au tout dernier moment, mes parents ont annulé leurs plans pour s’occuper de La Fille. Mon père est allé à l’hôpital avec du mal à l’estomac et il s’est avéré d’être un problème de vésicule biliaire. Je ne devrais pas me plaindre — c’était important — mais je ne peux pas dire plus, sauf que je ne suis pas du tout d’accord avec ses plans pour le traiter.

De toute façon, après avoir couché La Fille, j’ai dû trouver autre chose comme sujet pour ce soir. Alors j’ai regardé environ la première moitié de l’épisode spécial pour fêter les 30 ans de Taratata sur le site de France 2 (disponible jusqu’au 18 novembre). J’ai toute une histoire avec Taratata, mais peut-être que la chose que j’adore la plus chez cette émission, c’est les combinaisons d’artistes inattendues. Je découvre à chaque fois également des chansons et des artistes complètement inconnus pour moi, et ça vaut toujours le coup.

L’épisode a commencé avec trois artistes dont je connaissais les noms, mais pas vraiment leurs travaux :

Les trois ont joué plusieurs chansons du groupe Téléphone — un autre nom connu chez moi mais pas plus — puis se sont lancés dans…une chanson en anglais ?!? Pour la première, mais pas dernière, fois de la soirée, j’ai halluciné :

Je suis ici pour vous dire qu’en fait, leur prononciation n’était pas insupportable. Ce n’est pas ce que j’aurais choisi, bien sûr, mais je comprends que le but de Taratata est 100 % des tubes, et celle-ci en est certainement un. Il y a des fois où j’écoute RTL dans ma voiture, et tout à coup, j’entends de l’anglais, et je hurle contre mon portable (où personne ne peut l’entendre) « Espèce de bazar ! T’es en panne, toi ? » De toute façon

Après eux, il y avait une autre performance avec 3 noms un peu familiers dont je ne connais pas leur musique — et Véronique Sanson. C’était sa chanson « Bernard’s song » :

Il m’étonne à chaque fois ce que Nagui arrive à faire. Véronique Sanson serait en tête d’affiche presque n’importe où (je sais, c’est la même chose pour M. Malade, ainsi que les autres) ; pourtant, sur Taratata, il est souvent le cas que même une telle vedette n’est qu’une entre une dizaine.

Après elle, j’ai eu « un moment Taratata », avec trois femmes complètement inconnues chez moi où je ne pouvais pas m’arracher du portable — Juliette Armanet, Jain, et Jeanne Added. Je ne connaissais pas ce qu’elles ont joué, mais j’écouterais toutes les 3 avec plaisir.

Et après eux, un autre moment avec des stars :

Les quatre ont commencé avec la chanson d’Eddy Mitchell, « La dernière séance ». Je sais, l’émission était mythique, mais c’était la première fois où j’ai entendu la chanson. J’étais scotché. (J’excuse cet anglicisme, parce que je le trouve parfait.) Puis, j’ai eu un choc culturel :

NONONONON, si vous allez chanter « I Can’t Get No Satisfaction » en anglais, c’est « No Particular Place To Go » par Chuck Berry. Mais perso, ma version préférée est la reprise de George Thorogood :

Je comprends, ça vient de l’époque avec plein de chansons traduites de façon inattendue, comme « Il a neigé sur Yesterday » et « Dites-moi qui est-ce grand corbeau noir », mais honnêtement, j’ai trouvé ce moment déroutant. Mais j’ai adoré « La dernière séance ». Plus comme ça, merci.

On avance avec Hannibal Lecter, qui a chanté avec Dionysos et Louise Attaque :

Je sais, c’est en fait M. Gaëtan Roussel. Mais vous le voyez maintenant aussi. Ils ont été rejoint par cette chanteuse écossaise, Sharleen Spiteri, d’un groupe inconnu chez moi, Texas :

Elle chantait et parlait en français ainsi qu’en anglais, et j’ai une grande faiblesse pour le français avec les accents britanniques (surtout David Niven dans Le Cerveau).

Une autre réussite « Taratatesque » était Julien Clerc avec 3 femmes inconnues pour moi :

Ils ont commencé avec une chanson de Charles Aznavour, « For me formidable », puis une chanson de M. Clerc, « Ma préférence ». J’ai adoré les deux, inconnues pour moi avant.

Vous avez le droit d’avoir tort, et si vous voulez écouter ce con, c’est votre affaire :

Je remercie le Bon Dieu pour le bouton d’avance rapide.

Je ne connaissais ni Tryo ni Adrien Gallo ni…euh… »Cats on Trees » ? Vous savez que ça veut dire « Des chats sur des arbres » ? Peu importe, les trois étaient très agréables :

J’ai fini cette fois avec Julie Zenatti, inconnue chez moi, qui a chanté une chanson de Sylvie Vartan, « La plus belle pour aller danser » :

Encore une fois, quelqu’une que j’écouterais à nouveau sans hésitation. Je me demande vraiment pourquoi vous vous souciez des trucs en anglais quand vous avez de tels talents à la maison. J’ai découvert une belle dizaine d’artistes dont je vais chercher plus de leurs œuvres, il me reste la moitié de cet épisode à regarder, et il n’y aura même pas une chose dans ma langue maternelle parmi tout ça. J’ai même tout écouté avec mon casque Focal afin d’assurer que rien d’anglais ne contaminerait la musique.

Bon, je plaisante. J’écoute avec le Focal parce que c’est fermé et il est tard chez moi. Mais quand c’est moi que le dis, il faut au moins penser à me prendre au sérieux !

Maladroit

Dans les commentaires de Le théorème de Thévenin, j’ai fait une promesse que j’allais raconter l’histoire de mon cours d’électrotechnique. C’est plutôt lié au blog, pas de façon directe, mais vous reconnaîtrez certainement la même personnalité derrière les deux.

Verre brisé, Photo par Ladon, CC BY 4.0

Pour le Saint-Valentin, je vous ai raconté l’histoire de mon saladier, utilisé dans presque toutes mes recettes pendant 27 ans déjà. En même temps que cette histoire se déroulait, j’étais toujours élevé ingénieur. Et je suivais 6 classes ce semestre-là, dont un cours d’électrotechnique. Dès que j’ai décidé d’abandonner mes études d’ingénieur, j’ai aussi décidé de quitter ce cours pour souffrir moins pendant le reste du semestre. Mais c’était une décision difficile. Je voulais devenir ingénieur électricien pendant des années, et travailler dans les équipements de son — d’où mon loisir qui continue.

Alors, une fois transféré à la fac en face de la rue, je me suis fait une promesse. J’allais reprendre ce cours — et seulement ce cours — pour me prouver que je ne l’avais pas abandonné à cause d’être bête, mais parce que je ne voulais plus le faire.

Être ingénieur n’a jamais été une bonne idée pour moi, parce que je suis un danger pour moi-même avec les mains. Quand j’étais au lycée, j’ai cassé plus de verrerie au labo de chimie que n’importe quel élève d’autre dans l’histoire du lycée. Sur le terrain de baseball au même lycée, les entraîneurs ont décidé de me faire le gérant de l’équipe parce que je ne pouvais pas attraper le ballon. À la fac, j’ai dû suivre un cours de construction mécanique, dont construire mes propres outils (un tournevis et un marteau, ainsi qu’une boîte à outils) avec des machine-outils. Il fallait payer 1 $ pour chaque pièce gaspillée si on faisait des erreurs. J’étais le première élève de l’histoire de la fac de payer plus de 100 $.

Vous ne voulez pas savoir combien d’écrans de portables que j’ai brisés. Je ne sais même pas quel est le nom de ce numéro en anglais, mais il faut l’exprimer avec la fonction d’Ackermann.

Je serais probablement mort d’un choc électrique si j’avais continué de travailler avec des tensions élevées. Mais il n’y avait pas besoin d’aller dans un labo pour ce cours, alors il n’y avait pas de risque. Or, j’ai dû patienter. Malgré le fait que j’ai transféré du troisième meilleure école d’ingénierie au pays, je n’ai pas pu suivre plus de 4 cours pendant mon premier semestre, et ils devaient tous être sur place, pas aux écoles voisines (il y en a 5 aux « Claremont Colleges« , ou à mon avis, 4 ainsi qu’une maternelle pour les plus gros bébés de l’état). Ce premier semestre a été le plus ennuyeux de ma vie.

Dès que le deuxième semestre est arrivé, j’ai demandé le droit de suivre encore une fois le cours. La responsable du bureau de la scolarité m’a dit « Vous êtes fou ; vous venez d’y quitter et vous voulez y retourner ? » Mais j’ai réussi à la convaincre que le regretterais pendant le reste de ma vie si je ne l’ai pas fini. J’ai fini le cours avec une note de B-, dans un cours où la note moyenne était un B. Je ne sais pas comment la convertir à l’échelle de 20 points utilisée en France, mais les notes à Harvey Mudd sont beaucoup plus basses que le reste du pays. Ça aurait été un A à n’importe quelle université de l’Université de Californie.

L’année suivante, j’ai reçu un diplôme « magna cum laude », la deuxième des trois mentions honorifiques que l’on peut recevoir aux États-Unis, « summa cum laude » étant la plus haute. J’ai raté une mention summa par 0.02 points dans la moyenne de mes notes. Si j’avais eu un B, ou n’a pas suivi le cours, j’aurais eu la plus haute mention possible. Je m’en fiche. J’ai dû le faire.

Tout à coup, tout ce que je fais ici, c’est logique, hein ?

Les macarons « Montélimar »

C’est votre jour chanceux, comme on dit en anglais. Ceci n’est pas mon premier macaron original (citrouille, Saint-Valentin), mais c’est la première fois où j’ai fait un macaron qui n’est pas tout composé de parts d’autres personnes. Mon rêve depuis longtemps est de créer un macaron au goût de nougat de Montélimar ; c’est-à-dire au miel, aux pistaches, et aux amandes :

Comme je vous ai dit avant, il y a plein de macarons au nougat qui fondent du nougat dans de la crème liquide pour réaliser une ganache. La mienne n’est pas comme ça, mais le miel est moins cuit que d’hab pour du véritable nougat. Je crois que c’est quand même largement la bonne idée. Allons les faire :

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Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version novembre 2023

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

Avez-vous remarqué que j’ai changé de « continuer à » à « de » en haut ? Après un an et demi de ce billet, je peux dire que c’est habituel !

Nouveaux à moi :

  • Un Esprit Sain Dans Un Corsage n’est pas exactement nouveau à moi, mais je le lis de plus en plus. Elle est une excellente source de faits divers, de courts-métrages animés, et de dessins. Un de cette dernière catégorie traite des punaises de lit.

Les habituels :

À encourager :

Rien de nouveau chez Maman Lyonnaise, Et si Facebook disparaissait?, Un déjeuner en Provence, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Les souris de Paris, Planète Vegas, Soigner l’esprit — Guérir la Terre, Grain de Sable, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

Bon 3e anniversaire au blog

Aujourd’hui, ça fait maintenant 3 ans que j’écris Un Coup de Foudre, dont 490 jours de suite ! Comme toujours (premier, deuxième), il n’y a qu’une chose à faire : manger un dessert. Il me fallait toujours apprendre le français si seulement parce que c’est littéralement d’où vient le mot dessert en anglais. Le Trésor de la Langue française nous dit qu’il vient de « desservir » :

Hist. 1393 desserte « dernier service du repas » (Ménagier, II, 107 ds T.-L.); 1549 la desserte, ou le dessert (EST.). Déverbal, formé sur le rad. de l’ind. prés., de desservir2

Dessert

Alors, on dessert la table pour une création originale signée Justin, les macarons Montélimar :

Non, je n’ai pas fondu mon stock de nougat de mes dernières vacances — mais il existe certainement des recettes à base de nougat fondu. J’ai plutôt décidé de créer une garniture qui rappelle mon cher nougat, à base de chocolat blanc, parfumé avec du miel, avec des éclats de pistaches et d’amandes. Je pensais à utiliser un colorant pour les rendre plus blancs, mais j’ai enfin décidé que des coques natures (légèrement parfumées à la vanille, comme pour les macarons crème brûlée) seraient plus authentiques, car les meilleurs nougats n’utilisent pas de colorants. Vous trouverez des recettes de macarons « au nougat », mais toutes au nougat fondu (voilà, voilà, voilà, et voilà). La recette sera à suivre.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé depuis la dernière fois ? On a fini 22 départements, un horaire un peu plus lente que prévu, mais le Tour aura certainement fini avant le 4e anniversaire du blog. J’ai lancé une série d’interviews, ce que je n’aurais jamais imaginé quand j’ai lancé le blog. J’ai enfin visité les sites du Jour J. Depuis mars, il y a tout à coup du monde qui veulent me voir car j’apporte des gourmandises où que j’aille. Je devrais être ravi.

Pourtant, il reste le cas que ce sont largement des activités virtuelles. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais j’aimerais toujours que ce soit la vraie vie, non pas seulement des trucs que j’écris la nuit. Je ne sais pas comment changer ça en vivant à Elbe-en-Irvine, mais je ne vais nulle part. En repassant sur les autres anniversaires du blog, on peut voir que j’ai plus ou moins la même pensée à chaque fois. Au moins je suis cohérent.

Alors, il n’y a rien à faire au-delà de renouveler le même vœu qu’à chaque anniversaire — que le prochain anniversaire soit en France !

Portrait de Molière par Nicolas Mignard

Georges Washington n’y a pas dormi

Il y a trop de choses qui sont censées arriver mercredi cette semaine — Langue de Molière, l’anniversaire du blog, et C’est le 1er — alors encore une fois, je publie Langue de Molière à l’avance, afin de réduire les conflits. C’est le 1er sera plutôt le 2 ce mois.

Je lisais récemment un article par un écrivain québécois — Sébastien Berrouard, qui je suis sur Twitter ; il est excellent — sur le baseball, où il parlait de l’équipe de Milwaukee. En anglais, l’équipe s’appelle les Brewers. Voici ce qui m’a arrêté tout court :

Counsell est devenu gérant des Brasseurs le 4 mai 2015 et il a permis à sa formation d’établir un record de franchise en atteignant les séries éliminatoires quatre années de suite de 2018 à 2021.

Craig Counsell sera peut-être l’agent libre le plus convoité cet hiver

C’est moi qui ai souligné le nom. Brasseurs est bien la traduction exacte de Brewers, Milwaukee étant connue comme capitale de la bière bas de gamme aux États-Unis : Pabst, Miller, Schlitz (dernier lien en anglais), et d’autres trucs que je n’utiliserais même pas pour arroser les plantes. ([En fait, ça fait plus de deux ans qu’il n’achète que de l’alcool soit français soit belge. Mais il ne devrait acheter que de légumes crus. — M. Descarottes])

Mais si vous voulez rechercher l’équipe, est-ce que ça vous aidera de rechercher les « Brasseurs » ? Ou les « Brewers » ? Bien sûr, peut-être qu’une poignée d’articles en anglais ne vous aidera pas, mais il ne va pas vous aider d’être puriste et insister sur des noms traduits. Pour être clair, en ce cas, M. Berrouard utilise les deux noms — on trouvera son article en recherchant les Brewers. Mais ce n’est pas toujours le cas avec plein d’autres noms.

Vous voyez certainement où je vais avec cette pensée. Pour autant que je résiste les anglicismes pour les noms communs, je garde exactement l’avis opposé pour les noms propres — ne les traduisez jamais, ou au moins tant qu’il n’y a pas un problème d’alphabète. Mais honnêtement, s’il existe une règle pour ça en français, elle m’échappe. Voyons :

Chez les anglophones, les reines Elizabeth I et II d’Angleterre et de Grande-Bretagne deviennent Élisabeth Ière et Élisabeth II en français, et le roi William III d’Angleterre devient Guillaume III. Par contre, William Shakespeare n’est pas connu sous le nom Guillaume Shakespeare, le poète Hugh MacDiarmid n’est pas Hugues, et Michael Faraday n’est pas dit Michel. Ni George Washington ni les rois George ne deviennent Georges. Vous savez que George Sand avait choisi la forme féminine du nom en tant que nom de plume, non ?

(Aux États-Unis, il doit y avoir un milliard de plaques sur de vieux bâtiments qui se vantent que George Washington y a dormi, d’où mon titre. Le lien est en anglais, mais vaut vraiment la peine si vous pouvez le comprendre.)

Chez les allemands, les kaisers Wilhelm deviennent tous Guillaume, les Friedrich Frédéric, mais Johann von Goethe n’est pas Jean, et Albrecht Dürer n’est pas Albert.

Chez les italiens, Leonardo da Vinci devient Léonard de Vinci, Raffaello Sanzio est Raphaël, et Michelangelo est Michel-Ange ; pourtant leur prédécesseur Filippo Brunelleschi n’est pas Philippe, et leur contemporain Domenico Ghirlandaio n’est pas dit Dominique.

J’ai une théorie pour expliquer tout ça, mais seulement mes lecteurs d’origine italienne vont l’aimer (il y en a au moins 3). Si le français lambda aurait aimé soit revendiquer soit faire chier au personnage en question, on « francise » le nom ; sinon, on le laisse tranquille. C’est une clé qui s’adapte à toutes les serrures. Les Élisabeth sont admirables, et les kaisers seraient offensés. La France revendique Léonard car il y est mort, mais au-delà des amateurs de l’art, personne ne sait quand même qui sont Ghirlandaio et Brunelleschi. S’il vous semble que Shakespeare devrait être Guillaume selon ma théorie, on n’accepte pas de concurrence pour Molière ici, surtout en venant de l’anglais.

Même le nom de la France elle-même pose des questions. Tout le monde sait que France n’est rien d’autre qu’un surnom pour les Françoise (un excellent choix pour le nom du pays ; je vous félicite), mais chez les bretons, elles sont surnommées plutôt Soïzic. C’est à vous d’en tirer la conclusion.

Langue de Molière vous reverra la semaine prochaine pour parler plus des Tortues Ninja, et non pas seulement Léonard et Michel-Ange.

Saison 2, Épisode 32 — La Danse macaron

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais parfois, je me demande. Des questions comme « Mais où est donc passé Jours d’humeur ? » En espérant que tout va bien chez lui…

On fête mercredi le 3e anniversaire du blog. Trois ans de blagues pourries, de recettes échouées, de plaintes…et parfois de miracles en plus. Au fait, en parlant de blagues pourries, j’ai écrit « Faut pas perdre la tête » en parlant de la Salle du jeu de paume à Versailles, et personne n’a réagi ? Vous m’étonnez ! Ben, si vous l’avez aimée, vous allez adorer le gros-titre satirique qui précède les Yvelines dans cet épisode.

J’ai complètement oublié de partager quelque chose avec vous il y a deux semaines. Je ne suis pas assez grand fan de Mario Kart Tour pour y consacrer tout un article, mais voici le thème du jeu mi-octobre :

Les rumeurs que moi, je conduis aussi une poche à douille sur roues sont fausses. Délicieuses, mais fausses.

Je dois partager une autre image, publié dans mon groupe Facebook, Everything French. C’est une publicité au Maroc, pour une école d’anglais, British Workshop (lien en français) :

Source

Ça dit « Parler français, visiter la France. Parler anglais, visiter le monde. » Vous pouvez imaginer que j’ai des pensées sur ce sujet, mais entre celle-ci et cette blague d’AlloCiné, choisissez-en une :

Je regrette de vous dire que les Chargers ont gagné hier (lien en français !?!). Ils ont joué contre l’une des pires équipes de la ligue, et ils ne sont pas ça, alors ce n’était pas une surprise. C’est dommage, mais ils ne vont pas les perdre tous. Aussi dommage.

Alors, quelques morceaux de ménage, comme on dit en anglais. Il pleuvait pendant que j’enregistrais l’épisode, alors peut-être que vous l’entendrez un peu. L’autre chose, c’est que l’on a finalement laissé des notes sur Spotify pour moi :

De son tour, à cause d’avoir enfin des notes, Spotify m’offre maintenant plus de statistiques (je n’ai jamais vu le graphique suivant avant cette semaine). Elles m’encouragent — je suis plus recherché que je pensais (probablement plus le nom que moi, mais laissez tomber) :

Mais je sais très bien que l’on n’apparaît pas sur l’accueil Spotify sans notes. Alors si vous avez un compte Spotify, la meilleure chose que vous puissiez faire pour m’aider serait de me laisser une note, même sans critique. Je ne sais pas qui les laisse, alors n’ayez pas peur de m’énerver si ce n’est pas un cinq.

Notre blague traite des ingénieurs et des avocats. Je vous rappelle qu’à partir de cette saison, les blagues sont disponibles du menu en haut, avec une semaine de retard. Nos articles sont :

Sur le blog, il y a aussi Le gérondif pas français, ma colonne hebdomadaire sur la langue, cette fois avec beaucoup de vidéos de Paul Taylor, Danse macabre, sur un performance de ma fille de cette chanson française, et Les cauchemacarons, l’histoire d’une recette mal réussie juste avant un événement social.

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Les cauchemacarons

Ce soir, j’étais encore une fois chez l’OCA pour une soirée tarot. Au début de la semaine, je me suis dit, « Allez, gars, pas plus de macarons au chocolat. Vous en êtes expert, mais il vous faut faire quelque chose d’autre. Ne soyez pas votre ex-belle-famille, qui mange exactement le même dîner à toutes les fêtes. » J’y ai donc pensé, puis j’ai décidé de faire les macarons Infiniment Citron de Pierre Hermé.

I am seriously tired of this.

Désolé, j’utilise l’anglais en place des jurons. Mais comme j’ai dit, j’en suis gravement épuisé. Franchement, je sais que je ne suis plus débutant et que si je suis exactement une recette et elle échoue, il y a un risque que la faute ne soit pas à moi. Avec les macarons Infiniment Framboise, j’étais prêt à croire que c’était soit le chocolat blanc soit la bête qui avait réalisé la recette. Mais maintenant, ça fait deux fois de suite avec des recettes très différentes, et je dois considérer que ce n’est pas moi. Voici le résultat :

« Mais Justin », vous me dites, « ces coques sont à votre niveau, et la garniture, oui, c’est débraillé, mais pas gâché ». Et oui, les coques ne sont pas le problème. Mais la photo est trompeuse. Après UN JOUR ENTIER AU FRIGO, la garniture fondait juste 10 minutes après l’avoir sortie. Il n’est pas possible de laisser une telle garniture reposer à température ambiante pendant deux heures de jeux avant que tout le monde ne prenne une pause pour le dessert.

J’ai commencé cette recette jeudi soir dans le but de la servir samedi soir. Voici quelques photos de mes efforts :

La garniture n’est pas loin de la crème citron de ma bûche de Noël « façon Riviera ». Mais cette crème — tirée d’un autre livre de Pierre Hermé — utilise pas mal de gélatine. Je soupçonne que ce n’est pas une coïncidence.

Alors, avec juste 5 heures pour faire quelque chose avant l’événement, j’étais en plein panique. Je souhaite que je puisse vraiment vous faire comprendre à quel point je stresse pour ces événements. Il me semble depuis longtemps que je dois réussir la cuisine à un plus haut niveau que les vrais afin d’être accepté. C’est en quelque sorte une preuve que je ne suis pas arnaqueur. Franchement, pour autant que je connaisse ma propre histoire, je n’arrive pas quand même à la croire.

Alors, j’ai décidé que j’allais préparer des macarons au chocolat — mais avec un changement. Après avoir préparé ma ganache — et j’utilise maintenant une autre recette de Pierre Hermé pour ça, qui produit des résultats merveilleux — je me suis lancé dans la réalisation du caramel au beurre salé de Laurène Lefèvre, exactement comme mon dîner morbihannais.

« Euh, Justin, un caramel a besoin de plus de temps que ça, pour refroidir », vous me dites. Et vous avez raison. Ce que j’ai fait, c’est dingue, et si je le referai, je vous demanderai de me gifler — mais ça a marché. D’abord, quelques photos du processus :

J’ai dû vite réaliser les coques, mais elles ne sont pas mauvaises, hein ? Mais la dernière photo, c’est le choc. J’ai étalé le caramel avec un couteau. J’ai mis chaque macaron dans le frigo dès que je l’ai monté, afin de le donner autant de temps que possible, et c’était stressant, mais voici le produit final :

La combinaison chocolat-caramel était très bien accueilli. Si le caramel a coulé plus que ce que j’aurais aimé, person ne s’est pas plaint à la fin. J’aime tellement cette idée, et j’ai toujours assez de caramel pour surprendre La Fille mercredi.

Au fait, la recette de la ganache, c’est simple. Voilà :

  • 110 grammes de lait entier
  • 160 grammes de chocolat noir
  • 50 grammes de beurre ramolli

On fait bouillir le lait, on fait fondre le chocolat au micro-ondes, on mélange les deux, puis on ajoute le beurre et mélange sans feu. Après ça, au frigo pendant 1 1/2 heures. Ça passe rapidement, et marche très bien.

Mais oh là là, j’en ai assez de chercher des « Plans B ». Je suis prêt à faire une chose à chaque fois, pas deux.

Je me sens comme je devrais aussi parler de l’événement lui-même. Il y avait quatre personnes inconnues chez moi. Une d’entre eux était la femme d’un homme que je connais depuis mon début avec l’OCA. Je ne savais pas qu’il était marié. Rien à voir avec une maîtresse — elle restait en France à cause de son boulot, et n’a déménagé ici qu’il y a une semaine ! Ça doit être dur. Les trois autres sont là depuis plus longtemps, c’est juste que l’on ne s’est jamais croisés.

De toute façon, j’aurai un autre événement samedi prochain, encore une fois la belote. Je leur ai fait une promesse — j’y apporterai des macarons. Mais cette fois, il n’y aura pas de recette de Pierre Hermé. L’anniversaire du blog s’approche, et j’ai des idées.

En corps

On revient vers les films avec En corps, sorti en 2022 et signé Cédric Klapisch. Je l’ai regardé ce soir grâce à l’OCA, qui l’a diffusé sur Zoom pour ses abonnés. C’est l’histoire d’une danseuse professionnelle. qui se blesse et ne sait pas si elle va pouvoir reprendre son chemin.

Je veux éviter trop divulgâcher, parce qu’il n’est pas sorti depuis longtemps. Mais en même temps, si vous avez jamais vu un film où un jeune dit que ses aînés ne le comprennent pas, ou un film romantique qui commence avec une trahison et finit quand le personnage principal trouve quelqu’un de nouveau qu’il aime encore mieux, vous avez déjà vu ce film.

Pour être clair, En corps n’est pas un mauvais film. Mais il compte trop sur certains éléments d’intrigue bien utilisés. En plus, l’actrice principale, Marion Barbeau, est une danseuse du premier rang, étant première danseuse de l’Opéra de Paris, mais c’est son premier rôle dans un film et son CV manque toute preuve de formation à cet égard. Elle a un très joli sourire, mais c’est souvent tout le profondeur de son personnage.

Commençons au début, qui commence au milieu d’un spectacle de ballet :

Notre héroïne, Élise, voit son copain embrasser une autre femme dans les couloirs, et on ne parle pas d’une bise. Heureusement pour elle, son costume comprend une voile, alors personne ne peut pas voir les larmes aux yeux :

Mais elle est bien distraite, et tombe par terre. Sa cheville est blessée :

Elle visite un médecin, qui n’a pas de bonnes nouvelles. Il faudra au moins 3 mois juste pour voir si son rétablissement sera même possible, et peut-être 1-2 ans pour reprendre son travail de danseuse de ballet. Ce médecin était peut-être le personnage le moins sympathique dans un tel rôle depuis Dr House (j’espère que vous aurez la référence).

Après, elle a plusieurs rencontres avec des amis, qui essayent de lui remonter le moral. Ça va hyper-mal. Au dîner en famille, elle demande à son père s’il le trouve bon, et il dit à plusieurs fois que « c’est pas mauvais ». Il est hyper-affectueux, on voit. Plus tard, j’ai trouvé ce portrait plutôt injuste.

J’ai eu un peu de mal à suivre exactement comment il s’est passé, mais elle part en Bretagne avec deux amis qui ont — désolé pour l’anglicisme, mais Google me l’a donné et mon dictionnaire n’a rien — un food truck. Leur destination est une résidence pour artistes. Je n’ai pas aimé ses amis, qui sont bien irresponsables. De toute façon, la résidence est gérée par Yoda Morgan Freeman Josiane, jouée par Muriel Robin, qui ne raconte aucune blague. Alors, exactement comme ses autres efforts. Vu les mots barrés, vous comprenez déjà son rôle.

Élise accepte un boulot en tant qu’assistante dans la cuisine, où elle regarde d’autres danseurs et musiciens en train de faire des répétitions :

Élise rencontre un groupe de danseurs modernes mené par Hofesh Schechter, chorégraphe dans la vraie vie qui joue lui-même. Il parle à Élise en anglais, et je vacille entre deux pensées sur ce point : soit 1) Marion Barbeau ne le comprend pas et ne sait pas réagir de façon appropriée, soit 2) elle comprend, mais le réalisateur ne lui a pas donné de bonnes instructions. C’était difficile pour moi de regarder leurs conversations. Hofesh l’encourage à essayer la danse moderne, qui n’a pas besoin de certains gestes qui restent difficiles pour Élise.

Elle tombe amoureuse de Mehdi, un danseur dans le troupe. Je n’ai pas du tout aimé cette partie. La relation, ben, c’était inévitable qu’elle allait rencontrer quelqu’un de nouveau. Mais je n’ai pas eu besoin de les regarder nus au lit pour faire l’amour plusieurs fois.

Il y a eu un moment extrêmement gênant où elle parle avec son kiné, et il s’avère qu’il est très déçu d’avoir raté son opportunité une fois qu’elle est célibataire. D’une part, c’est hyper pas professionnel de son côté. D’autre part, elle lui dit tout genre de chose qu’il ne faut pas dire à quelqu’un dans un tel rôle. Il est soit son thérapeute soit son ami. Faut pas mélanger les deux.

Élise revient à Paris et déjeune avec son père. Elle se plainte qu’il est trop froid et ne lui a jamais dit « je t’aime ». Mais on a déjà entendu que sa mère est mort depuis sa jeunesse. Alors, qui la conduisait à toutes ses leçons et était responsable de l’élever, hein ? Si vous m’avez lu avant, vous savez que je suis hyper-sensible sur ce point.

Je coupe le synopsis ici afin de ne pas tout divulgâcher, mais honnêtement, vous pouvez deviner la fin sans difficulté. Si vous n’avez pas mes idées fixes, vous allez probablement profiter d’En corps. Mais pour ma part, une fois suffit.