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Ici et là

Notre année scolaire a recommencé mercredi, et La Fille a enfin arrêté de paniquer sur le fait d’avoir sauté une année d’études de français. Elle m’envoie des SMS souvent pendant ses pauses déjeuner, et la nouvelle mercredi, c’était : « Sauf pour un peu de vocabulaire, je suis au niveau de ces élèves. » Je le savais, mais Quelqu’une lui disait tout l’été « Mieux vaut abandonner ». Je suis ravi d’avoir une vraie partenaire en élevant mon enfant unique.

Au fait, WordPress continue d’ignorer mes demandes de police de caractères pour indiquer le sarcasme.

Le 13 septembre, l’OCA aura le « Grand Pique-Nique de la Rentrée ». J’aurais aimé amener La Fille au pique-nique, mais ce n’est pas mon week-end. Je crois qu’elle est presque au point où elle peut assister aux événements familiaux (il ne faut pas parler anglais). Ce sera quand même une opportunité de voir le niveau typique des enfants.

J’aimerais partager deux mises à jour sur le statut du livre. Certains les savent déjà. D’abord, à cause des vacances, j’étais en retard avec mes premières soumissions (pas surprenant) — je ne voulais pas les envoyer plus tard que mardi matin en France, alors ça veut dire minuit chez moi. J’ai donc envoyé le manuscrit à mon édition de rêve lundi soir — et à ma grande surprise, le courriel a été lu environ 40 minutes plus tard. Je ne peux pas mentir : je suis en plein panique, ne sachant pas quelle est la réaction du destinataire. Je mets une note dans mon calendrier avec la date limite donnée par chaque maison pour une réponse (si rien n’arrive après des délais de 2-3 mois, c’est un non). Je vais détester octobre. Alors, c’est la première nouvelle.

Pour l’autre, je ne vais pas nommer la maison d’édition, mais disons qu’une maison qui avait une ligne éditoriale énorme jusqu’en 2024 a bien changé d’avis. J’ai écrit un courriel pour demander plus d’infos, car le formulaire pour soumettre un manuscrit manquait d’un champ pour télécharger le fichier. Je ne vais rien soumettre chez eux après cette réponse, pour des raisons évidentes :

Nous vous informons que nous traitons les envois de manuscrits par voie électronique uniquement et lorsqu’ils concernent les domaines de la romance (dans le style de Lyla Sage, Elena Armas, Lisa Kleypas ou Catharina Maura, ou encore des romances de Noël).

Je lis un bon nombre de blogueurs littéraires, mais je ne reconnais aucun de ces noms. Pour ce qu’il vaut, le formulaire avait indiqué un changement de direction chez eux, mais je croyais que mon livre tombait toujours dans la gamme indiquée. Pas comme ça ! Il faut que j’ajoute qu’ils m’ont aussi dirigé vers leur société mère pour d’autres choix. Mais disons que c’était une sacrée surprise !

Je ne vais pas mentir : par curiosité, j’ai fait l’enquête. Sur le site de Lyla Sage, autrice américaine, il y a des avertissements de contenu pour chacun de ses livres. Très américain, ça. Le premier dit (ma traduction) :

C’est un livre pour adultes (18+). Il contient du langage explicite et des contenus sexuels explicites sur la page. En plus, des traumavertissements : trouble dépressif majeur, discussions de trouble dépressif, des références à une relation abusive, divorce, faible estime de soi, consommation d’alcool, mort d’un parent (au passé, pas sur la page).

Ah super, toutes les choses pour lesquelles ce blog est connu. Bien sûr, je suis prêt pour la concurrence en ce qui concerne le trouble dépressif et les relations, mais mon roman sur ce sujet serait bien moins épicé. Personne ne croira jamais les dialogues, même si tirés de la réalité : « Moi, j’ai un fauteuil roulant, mais toi, t’as un enfant ! » (Ça, c’est vraiment arrivé, sans déconner, mais c’est une traduction de l’anglais.)

Ouaip, je ne vais jamais écrire une romance.

La hausse de criminalité chez moi continue. Ces photos viennent de chez Ralphs, mais dans le quartier de mon ex, pas le mien — c’est encore plus cher là-bas :

Qu’est-ce qui se passe ? Ce sont les bouts de deux rayons : les médicaments en vente libre et les lessives. Il n’y a désormais qu’une entrée, gardée par un employé qui vous regarde avec des caméras partout. J’ai pris la photo à gauche sous un angle qui cache l’employé, mais vous pouvez voir son écran. La porte dans la photo à droite est verrouillée et s’ouvre uniquement en cas d’incendie.

Terminons sur une bonne nouvelle. Mercredi soir, les Padres de San Diego ont gagné leur match de baseball alors que les Dodgers de Los Angeles ont perdu le leur. Alors pour la première fois depuis septembre 2010, les Padres sont en première place dans leur division :

Classement des 5 équipes de la division dite "National League West". Les Padres sont en première place, les Dodgers en deuxième. Les 3 autres équipes ont déjà trop perdu pour y participer.
Capture d’écran du classement le 14/8/25.

Les Dodgers étaient censés remporter la Série mondiale cette année (ils l’ont remportée en 2024), car encore une fois, ils ont dépensé plus d’argent que le reste de la ligue. Mais avec des blessures de plusieurs de leurs meilleurs joueurs, il y a une opportunité. Les Padres n’ont jamais remporté le championnat. Est-ce l’année ? Parlons-en en octobre !

Ici et là

Après la dernière semaine, je suis toujours épuisé. Je n’ai rien lu de Proust, ce qui doit être la nouvelle la moins surprenante. Mais, j’avais quand même une soirée de tarot samedi, et ça voulait dire qu’il me fallait cuisiner. J’ai décidé de revisiter un classique du blog, et il s’est avéré que personne ne le connaissais. Voici la croustade du Couserans, mon dessert ariégeois, mais cette fois avec 4 ans de plus d’expérience :

Il y a une partie de moi qui préfère la version du bon vieux temps, avant que je ne connaisse vraiment quoi faire avec la pâte feuilletée. Le livre fête sans gêne la cuisine paysanne, des mamies, et ce genre de feuilletage pro n’est pas ça. Aimeriez-vous voir plus des détails de la fabrication ? Voilà :

Plusieurs de mes bénévoles étaient là, et oui, j’ai choisi de faire la croustade parce qu’elle apparaît dans le livre.

Je vais avouer quelque chose de choquant vu mon attitude envers l’IA dans ces pages. L’une de mes bénévoles m’avait conseillé d’utiliser un correcteur automatique pour vérifier mon texte, non pour écrire ou même reformuler le texte, mais pour vérifier les erreurs. J’ai essayé celui du site Scribbr, et la vérité, c’est que chaque paragraphe du livre a été mise sous la loupe de cette façon :

Capture d'écran du site Scribbr
Capture d’écran

J’avouerai même que le site s’est montré très utile quant aux guillemets. Mais, c’est tout. Hier, je vous ai dit que j’ai envoyé le manuscrit complet auxdits bénévoles. Voici ce que j’ai trouvé même après avoir relu le texte moi-même des heures plus tard :

ce côté moderne a des racines partout – dans le Royaume-Uni et au Japon

« Dans le Royaume-Uni », pas « au Royaume-Uni ». Comme j’ai honte ! Mais j’ai vérifié à nouveau le texte sur plusieurs sites après ça, et tous l’ont raté. Voilà, cette technologie est inutile. Cependant, quand j’ai mis le texte dans Google Traduction, puis l’a retraduit en français, ce site-là a corrigé l’erreur.

Et maintenant vous savez pourquoi je n’ai pas envoyé le texte aux maisons d’édition tout de suite. Pour être clair, les remerciements disent, comme il faut, « Toutes les erreurs restent les miennes ».

Au moins les guillemets sont parfaits.

Le grand défi des prochains jours sera de retrouver un horaire normal. Publier à 4h, puis 3h, ne l’est pas du tout ! Cette fois, j’ai au moins l’excuse que je me suis endormi au-dessus de mon portable. Mais c’est assez pour maintenant !

Ici et là

C’était le 4 juillet hier, alors tout le pays était en vacances, parti à la recherche de l’Ombre jaune de hot-dogs et de feux d’artifice. Moi, j’ai plutôt passé 15 heures devant mon ordinateur pour vous-savez-quoi. Et je ferai pareil samedi et dimanche ! Je n’ai donc pas grand-chose, mais quelques nouvelles :

Peut-être que vous vous souvenez de la farce que j’ai faite à La Fille à la sortie du jeu « Tears of the Kingdom » — après des mois d’efforts, j’ai réussi à réserver une copie de l’édition spéciale du jeu, mais je lui ai dit que j’avais échoué. Début juin, la Switch 2 est sortie. Cette fois, je n’ai pas eu besoin de mentir — les pré-commandes pour ce truc étaient encore pires que la queue virtuelle pour les billets d’Indochine ! Cependant, avec le bon compte Nintendo, j’ai eu le droit de faire une autre queue virtuelle chez Nintendo — il enverraient un courriel quand ce serait mon tour, puis j’aurais quelques heures pour effectuer l’achat ou perdre ma place.

Je suis ravi de vous dire que j’ai regardé mes courriels au bon moment. J’ai reçu ce courriel mercredi, qui dit « Bonnes nouvelles ! Nintendo Switch 2 plus Mario Kart t’attendent ! »

Bonnes nouvelles ! Nintendo Switch 2 plus Mario Kart t'attendent !
Capture d’écran

La Fille l’aura mardi. Elle ne sera pas ici jusqu’au lendemain de ce jour-là, mais je ne vais pas la « tester ». C’est à elle, et la vielle Switch deviendra la mienne.

Honnêtement, ce que vous ne saviez pas, c’est que je ne peux plus jouer aux jeux qui ont besoin de plus de 20 minutes à la fois. Les manettes font mal aux mains — sacré canal carpien ! Alors tout ce dont j’ai vraiment envie en ce qui concerne les consoles, c’est de jouer à de vieux trucs de Super Nintendo de temps en temps, exactement la raison pour laquelle nous avons le bon compte.

J’ai enfin réussi à trouver des pistaches décortiquées dans mon « pas super-marché », une semaine après ma date limite. Mais quelque chose de bizarre se passe :

À gauche, c’est 170 grammes de pistaches décortiquées salées pour 4,29 $. À droite, c’est 227 grammes de pistaches décortiquées non-salées — ce dont j’avais besoin ! — pour 9,99 $. Peut-être que quelqu’un de plus malin que moi peut expliquer pourquoi moins d’ingrédients coûte deux fois de plus, surtout venant de la même fausse marque (c’est la marque bio du supermarché).

J’ai reçu une notification absolument bizarre de Facebook il y a des jours :

Capture d'écran : « C'est le 2e anniversaire de la sortie de L'aventurier. Partagez la chanson pour fêter l'occasion. »

Nous avons parlé de « l’effet Mandela » avant, mais je crois que nous sommes tous d’accord que ça fait plutôt 43 ans, pas 2.

Je crois qu’au passé, je vous ai dit que je suis allé à un très petit lycée, qu’il n’avait que 66 élèves dans ma promotion. Je doute que j’aie mentionné que le temps que 2019 ait fini, nous n’étions que 60. C’est un groupe maudit. Jeudi, nous étions 59. Je ne sais pas exactement ce qui est arrivé, mais j’ai dit à un ami de la famille que s’ils en veulent pour les funérailles, je ferai une centaine de macarons. Mon copain de classe les a goûtés l’année dernière, et il les a adorés. C’est le moins que je puisse faire.

De toute façon, arrêtez de vous plaindre tous de la canicule. 35 degrés, ce n’est rien par rapport à Elbe-en-Irvine ! 66° chez moi !

Capture d'écran qui montre qu'il fait 66°, et fera jusqu'à 78° au pire -- mais ne montre pas qu'il s'agit de degrés Fahrenheit !

Je sais. Mais j’ai dû essayer !

Ici et là

Je me sens si, si proche d’atteindre la fin de ce brouillon. Je garde une liste de toutes les pages qui ont besoin de plus d’attention de ma part. Aujourd’hui, il ne reste que 27, dans un fichier qui fait maintenant 262. Alors vous pouvez imaginer comment je passe mes soirs en ce moment. C’est pour ça que vous avez le droit à un autre pot-pourri, comme on dit en anglais, de tout ce qui flotte dans ma tête :

J’ai fait un sondage sur la page Facebook du blog pour demander combien de sources sont citées dans le livre. À ce point, je n’ai reçu que 4 réponses, mais ne m’en attends pas à plus, alors je vais vous montrer une capture d’écran, puis vous dire la vérité :

Capture d'écran du sondage. De 4 réponses, 1 choisit de 50 à 100, et 3 choisissent de 100 à 150.

Le consensus est évidemment entre 100 et 150. Vous avez tous tort — il y 210 en ce moment, dans une bibliographie qui fait 15 pages. J’ai changé le format de notes de bas de page en bibliographie parce que ça rend le texte beaucoup plus facile à lire, et aussi parce que le livre a son côté intellectuel, même si c’est moi qui l’écrit. Je pourrais ajouter une cinquantaine de plus si je citais tous les films et chansons de même façon que les articles, les vidéos et oui, même les posts d’Instagram. Peut-être que je devrais le faire ; mon but était principalement d’éviter toute accusation de plagiat.

Je crois que j’aurai quand même des conversations intéressantes avec des éditeurs sur le sujet de ce que je peux faire quant aux recettes. J’ai fait des enquêtes sur les droits d’auteur français à cet égard, raison pour laquelle toutes les instructions sont réécrites. Les instructions sont protégées sous la loi française ; les listes d’ingrédients ne le sont pas. Mais je suppose que tout le monde pourrait se plaindre que j’essaie de profiter de leurs noms. Je ne sais pas. Comme j’ai dit, les conversations seront intéressantes.

J’étais bien surpris à apprendre que « tout et n’importe quoi » a un sens péjoratif. On m’avait dit que c’était l’équivalent de l’anglais « anything and everything », ce qui est neutre mais exprime que l’on fait son tout. J’aurai besoin d’un remplacement, car je le dis ici assez souvent !

J’ai fait quelque chose pour le dîner il y a deux jours. Un ami expatrié d’origine bretonne m’a dit qu’il lui semblait de la viande haché dans une poêle ; une amie belge m’a dit que je l’avais tout raté. C’est quoi ce plat selon vous ?

Carbonade flamande, dont la moitié du pain d'épices a été réservé jusqu'à la fin.

J’ajouterai que mon amie belge ne sait même pas que je l’ai fait avec la dernière bouteille de cidre qui restait dans mon frigo, pas de la bière. J’ai adoré le résultat, même si ce n’était pas traditionnel !

J’ai reçu un courriel du Temps des Cerises il y a deux jours, et je me trompai en lisant le sujet. La Fête des Mères aux États-Unis était le 10, et le 10 au Mexique, alors j’avais oublié qu’elle n’est pas encore arrivée en France cette année. Je pensais que ça voulait dire « Vous avez raté la fête des mères alors profitez-en des soldes pour vous-même ».

La légende dit « Fête des Mères : -30% pour lui (me) faire plaisir !

Dernière chose : La Fille ne le sait toujours pas, mais la semaine prochaine, elle assistera à un autre événement de l’OCA.

Avec ça, je vous laisse à demain !

Ici et là

Le livre continue à bien avancer, mais je n’ai eu le temps pour rien rechercher hier. Alors bienvenue dans un autre « Ici et là ».

Il m’a fallu 3 ans, mais hier matin, j’ai enfin entendu quelqu’un gagner la valise RTL sur Les Grosses Têtes. Je ne l’écoute pas tous les jours, et j’écoute typiquement la valise seulement le mercredi à cause de mon horaire. (C’est compliqué et sans intérêt.) J’avais commencé à croire que c’était comme le tirage à sort américain « Publisher’s Clearing House Sweepstakes » (lien en anglais). C’est illégal de faire de la publicité pour un tirage à sort qui ne donne jamais des prix, et c’est bien connu depuis des décennies, alors je suis certain que l’on le gagne de temps en temps. Mais si vous posiez la question à une centaine d’américains, je doute que quiconque sache la dernière fois où c’est arrivé.

En lisant Il Est Quelle Heure hier, j’ai reçu le plus grand compliment qu’un écrivain peut recevoir en n’importe quelle langue. Au-delà du fait qu’il m’a fait rire, je l’apprécie plus que je ne peux l’exprimer.

Avez-vous entendu parler du chocolat Dubaï ? La Fille m’avait demandé si je pouvais en faire pour elle il y a un mois, et j’ai dû lui expliquer que je manque d’équipements pour ça. Mais elle fait du bon travail tout le temps, alors j’ai commandé une version d’un chocolatier de luxe à LA. Ça m’a coûté un bras — 55 $ pour 250 grammes ! (Frais de livraison compris.) Pourtant, je dois vous dire, c’était follement bon. Si ça avait coûté 35 $, je ne m’en plaindrais pas.

Je suis les conseils de Filimages, et je ne vais pas bientôt écrire sur ce qui arrive en ce moment aux États-Unis. Avant avril, je vous auriez dit quelque chose de complètement différent que ce que j’écrirais en ce moment. Comme d’habitude vous pouvez vous attendre à lire des choses ici qui sont très différents du Monde ou du Figaro, mais quand on parle des droits de douane, même si j’ai ma critique de l’UE, la semaine dernière m’a écœuré comme rien d’autre. Sachez que je paye cher personnellement à cause de ce qui arrive, mais je n’en dirai plus.

Puis-je me plaindre encore une fois sur Instagram ? Tant pis, je le fais quand même. Je commence à remarquer un comportement vraiment énervant de la part d’autres personnes. Je reçois une notification d’abonnement. Je vérifie le compte de l’autre personne, car tant qu’elle n’est pas visiblement un escroc, j’ai l’habitude de suivre ceux qui me suivent. Mais peu après avoir reçu la notification que je la suis en retour, l’autre personne se désabonne de mon compte. C’est extrêmement malpoli, et pas du tout drôle.

Je remarque de plus en plus une tendance sur les réseaux sociaux où les Français semblent croire qu’il y a une tendance aux États-Unis de détourner les paroles d’une chanson de Lady Gaga de « I don’t wanna be friends » (je ne veux pas être des amis) en « I don’t wanna be French » (je ne veux pas être Français). Je me rejoins à la grande majorité de ce clip par Roya Venturera, américaine mais en français, où elle explique que ça n’arrive pas. Elle connaît TikTok beaucoup mieux que moi, mais je dirais que les seuls clips que j’ai vus à propos de ce sujet sur d’autres réseaux sont tous tournés par des européens, tout comme son expérience. Ce n’est pas à dire qu’il n’existe aucun exemple, juste que ce serait étonnant si une tendance sur la France existait, mais les algorithmes la cachaient de moi tout court.

Ai-je mentionné qu’il y aura deux chapitres dans le livre sur les stéréotypes aux deux côtés ? Et qu’il y aura presque 300 notes de bas de page — c’est un livre populaire, pas académique, mais comme je dis tout le temps, ne me croyez pas sur parole. J’ai des espoirs pour ce projet, car je suis juste assez arrogant pour croire que j’ai un message utile.

([Donneur de leçons impérialiste ! — M. Descarottes]) Oui, il sera là aussi.

Ici et là

Après les nouvelles d’hier matin (le mien ; je sais qu’il faisait déjà nuit en France), j’ai eu du mal pour me concentrer sur écrire le soir. Heureusement, c’est pour ça que j’ai une catégorie juste pour me débarrasser de tout ce qui flotte dans ma tête.

Commençons avec une bonne nouvelle avant de me lancer dans des plaintes. Je n’arrête jamais de me vanter de La Fille, mais même moi, je n’étais pas du tout prêt pour la note de remerciement que j’ai reçu de sa prof pour les gâteaux de Mardi Gras. C’était en anglais, car copiée à sa mère, alors je traduis la partie intéressante :

Je veux prendre un moment pour vous féliciter les deux pour la merveilleuse fille que vous avez grandie. (La Fille) est un pur bonheur en classe ! Son enthousiasme et sa connaissance de la langue française m’apportent de la joie tous les jours et je me sens très chanceuse de l’avoir comme élève.

Je ne peux même pas revendiquer du crédit pour ses connaissances. Ça fait environ trois ans où je vous raconte des histoires de tous les petits jurons et insultes que je lui apprends, et vous savez qu’elle n’en utilise aucun en classe !

Puis-je me plaindre de quelque chose chez Instagram ? Tant pis, je vais le faire quand même. À presque chaque fois où un compte qui ne me suit pas aime quelque chose que je poste là-bas, il s’avère que le profil est comme ces deux :

Pas de publications, pas d’abonnés, et des biographies qui disent exactement la même chose en anglais : « J’espère être mannequin. Tu veux voir mes photos et vidéos ? Ma page est liée en bas. » Et bien sûr, les liens sont toujours vers soit OnlyFans soit un site où le domaine est dans un pays pas connu pour ses lois. C’est énervant. Instagram a enfin résolu les escrocs Shein, mais ce n’est pas mieux. Ils envoient aussi des invitations à parler, avec des lignes ridicules :

Capture d'écran d'une invitation par MP qui commence « Salut toi séducteur »

« Salut toi séducteur » ? Je ne sais même pas si ce soit à rire ou à pleurer. Mais j’aimerais que ça arrête.

Autre chose pour m’en plaindre chez Insta. Je n’imagine pas que mes photos sont au niveau d’une Péla ou une Aurore. Je ne dépense rien pour mettre la scène, et j’assume les conséquences. Mais je remarque de nos jours que si je publie des photos et non pas des « reels », Instagram cache les publications de tout le monde sauf les abonnés. Je suis juste assez arrogant pour croire que la Boston cream pie était du bon travail, mais Instagram l’a montrée à exactement 6 personnes qui ne me suivaient pas déjà :

Graphique qui montre 90 vues dont 6 % sont de gens pas abonnés

Je n’ai aucune envie de tourner des clips dans ma cuisine, qui est loin d’être professionnelle. Mais ça semble être la monnaie du royaume.

Au moins j’ai dit à son IA ce que j’en pense :

L'IA de Meta a lancé une conversation avec moi ; j'ai répondu « Allez-vous-en ». Elle a quitté après.

Avec ça, c’est assez de plaintes pour l’instant.

Ici et là

Quoi, un billet pot-pourri le lendemain de la balado ? Je sais, c’est très inhabituel, mais j’ai des trucs qui flottent dans la tête qui ne feraient pas de billets entiers en soi, mais que je ne veux pas laisser tomber. Alors :

Péla avait laissé un commentaire ici pour dire :

Pfff, moi, ça me déçoit, je veux vivre au pays des bisounours ! (Tu connais ?)

Source

Ah oui, les Bisounours. C’était l’une des premières expressions que j’ai apprises en 2020. Aux États-Unis, ils sont connus sous le nom de Care Bears (littéralement, les ours qui s’en soucient). On penserait que je les aurais ignorés, car à l’époque, l’Âge d’Or de la télé américaine, on avait Transformers, et GI Joe, et Robotech, et He-Man, ou comme vous le connaissez, Musclor. (Une traduction littérale de son nom en anglais serait Il-Homme. Pour une fois, vous avez raison de changer le nom.)

Photo de 3 Bisounours sur un char
Bisounours à la Fête des Roses à Brie-Comte-Robert, Photo par Cancelos, CC BY-SA 3.0

Alors, l’été 1985, deux films sont sortis en même temps : Les Maîtres de l’univers : Le Secret de l’épée et Les Bisounours, le film. Ma mère a amené mon frère et moi au ciné pour regarder le premier. Je dois vous dire, je l’aimais tellement. C’était le début de She-Ra, qui est franchement plus intéressante que Musclor (son frère dans le film), et lutte contre l’un des meilleurs méchants de tous les temps, Hordak. Mais je n’ai jamais vu la fin du film. Pourquoi ?

Je ne suis pas fier de ça — et ce n’était pas mon idée — mais 10-15 minutes avant la fin, ma mère nous a fait quitter la salle pour…aller regarder Les Bisounours. Je ne plaisante même pas. Oui, je sais, et je n’ai jamais sauté d’une salle à une autre avec La Fille pour regarder deux films de cette façon. Si c’était à moi, nous n’aurions jamais quitté Musclor et She-Ra pour ça. Mais c’est ça ma vie.

Sautons du coq à l’âne. Hier, j’ai fait une blague pourrie, puis dit :

(Je serai ici toute la semaine, goûtez le veau, comme on disait à New York après une telle blague. Je vous l’expliquerai demain.)

« Goûtez le veau » vient de l’un des deux traditions de vacances des new-yorkais. L’été, les riches passent leurs vacances dans les montagnes dites « Hamptons ». Les moins riches, et surtout les juifs, passaient leurs vacances dans les montagnes dites « Catskills ». Aux stations balnéaires des Catskills, il y avait souvent des salles énormes où 1 ou 2 0000 personnes dînaient en regardant tel ou tel humoriste sur scène. On parle largement des années 30 à 60, mais de tels noms que les Frères Marx, Mel Brooks, et Jerry Lewis y trouvaient leurs débuts.

L’humour des Catskills était « propre », mais souvent pourri. Voici un lien (en anglais) avec de nombreux exemples de blagues typiques. J’en traduirai une :

« Ça fait 49 ans que je suis amoureux de la même femme. Si jamais ma femme le découvre, elle me tuera ! »

De toute façon, quand une blague ne tombait pas, ces humoristes seraient accompagnés du célèbre son de la batterie et diraient de telles choses comme « Je serai ici toute la semaine » ou « Goûtez le veau » (n’oubliez pas que le public dînait pendant ces spectacles). Je n’ai pas de statistiques, mais il me semble que c’est la combinaison de ces deux est la plus souvent citée aux États-Unis.

Je vous ai dit dimanche « J’ai une amie qui ressemble exactement…à une [autre] femme…sauf pour avoir environ 25 ans de plus ». Je n’ai pas menti, exactement, parce que c’était une conjecture — on dirait même « guess » — sincere — mais il ne faut jamais me faire confiance en ce qui concerne les âges des gens. Je viens de découvrir qu’une connaissance sur Instagram n’a que 25 ans. J’en aurais deviné 35. C’est loin de la première fois où je me trompe autant.

Je pense, malheureusement, à quitter mon groupe de cinéphiles. Pas tout l’OCA, juste cette partie. En préparant le diaporama des 25 ans, j’ai remarqué que le sujet de La Boulette apparaissait dans plusieurs photos des événements où je n’étais pas là. Ça fait deux ans depuis la dernière fois où nous étions dans la même pièce en même temps. Je dirais toujours qu’envoyer une demande d’ajoute sur Facebook n’était pas un gros péché, mais ma réaction gênée après n’a pas aidé. Tout de même, c’était son groupe d’abord, et si je pose de si grands problèmes pour elle, c’est moi qui devrait partir, pas l’inverse.

Pour finir sur une note plus amusante, il y a des années, l’un des billets les plus hilarants du blog (à mon avis) se traitait des ingrédients hyper-exotiques exigés dans les livres des grands chefs, surtout Pierre Hermé. Ce week-end, M. Hermé a fait son tout pour me prouver correct. Dans ce post sur Instagram, il se vante d’une recette qui utilise le « pignon de cèdre sauvage de Sibérie ». Il s’avère que ce sont plus disponibles en Europe que chez moi — le prix le plus bas que je peux trouver ici, c’est 90 $/kg ! (Par rapport à 54 €/kg en France.) Aucun chocolat de Valrhona n’est si cher !

Capture d'écran du post de Pierre Hermé sur les pignons de cèdre.

Ici et là

Ce week-end, je suis pressé de finir quelque chose, au moins en brouillon. En tant que rédacteur du bulletin de l’OCA, il s’avère que ça me rend le « graphics guy » (le type aux graphiques, on dirait), chargé de produire tout et n’importe quoi où il faut montrer des compétences en conception graphique. Ça comprend un diaporama pour l’Assemblée Générale vers fin janvier. Le film d’hier était donc tout ce que j’allais faire pour moi-même ce week-end. Mais ça va.

Savez-vous quelles sont les deux pires choses en préparant un tel diaporama ? Le numéro 1, c’est de ne pas jouer aux favoris. J’ai fait des efforts pour ne pas mettre ceux qui sont liés à moi dans trop de diapositives. Mais le numéro 2, c’est exactement le contraire, ne pas exclure ceux qui ne vous aiment pas. J’ai mis plusieurs photos de la vedette de La Boulette dans mon brouillon, même si ça fait presque deux ans depuis la dernière fois que nous étions dans la même pièce. Et on se demande pourquoi je n’ai plus jamais envoyé une demande d’ajoute à personne.

J’ai reçu une enveloppe d’Agnes de LeyArts, qui contenait une carte postale ainsi que l’une de ses petites œuvres d’art. Je lui ai déjà envoyé une note de remerciement, alors je crois que je peux un peu partager ici :

Vous n’avez aucune idée à quel point ça fait chaud au cœur à chaque fois où une telle chose apparaît dans ma boîte à lettres. Au fait, j’ai récemment lu que c’est « boîte aux lettres » pour le truc qui appartient à La Poste, et « boîte à lettres » pour votre boîte personnelle. En anglais, on dit « mailbox » pour les deux, et franchement, je ne peux pas imaginer une situation où je dois les distinguer. Pas drôle du tout, faire cette distinction.

J’aurai une galette des rois pour le 6, mais ce sera une vieille recette du blog, alors je ne publierai une recette ce jour-là. C’est pour pratiquer, car j’aurai un événement auquel j’apporterai une galette le 10. J’aimerais réussir la décoration en haut pour une fois — j’ai regardé une centaine d’autres pâtissiers, mais je n’ai jamais compris pourquoi les miennes se cassent plutôt que gardent les dessins.

Vos suggestions pour une fève que je peux acheter d’ici jeudi seront les bienvenues. Il n’y aura personne plus jeune que moi à cet événement. Je vous jure, si on me plaint sur la question d’une fève, ce sera la dernière galette que je ferai pour quiconque qui n’habite pas chez moi. C’est du travail. Je sais, si ça va me mettre la pression, je ne devrais pas le faire. Mais j’ai créé mon propre monstre de Frankenstein — tout le monde attend à ce que j’apporterai !

La Fille est en Arizona. Je vous rejoins en l’envoyant mes condoléances, même s’il ne fait pas 40°C en ce moment. (C’est typique en été.) Mais elle m’a envoyé un SMS intéressant hier — vous souvenez-vous de notre visite au Musée de l’Illusion à Montréal l’année dernière ? Il y en a un en Arizona aussi — en fait il y en a 24 en Amérique du Nord ! Personne ne me dit jamais rien jusqu’à ce que ce soit trop tard.

Pendant que La Fille n’est pas ici, j’ai essayé de jouer à Super Mario Party Jamboree. OMD, mais c’est difficile ! Quand La Fille avait 4 ou 5 ans, je perdais parfois exprès car elle ne savait pas ce qu’elle faisait. De nos jours, il me semble peu probable que je la batte plus jamais.

J’espérais vous surprendre avec un nouveau projet du blog ce week-end — quoi, je n’en ai pas assez déjà ? Mais j’étais beaucoup trop occupé pour le lancer cette semaine. Je vous promets, vous allez tous mourir de rire quand vous entendrez parler de ses origines !

Ici et là

Il n’y a pas d’épisode de la balado cette semaine, parce que je reste vraiment trop malade pour le réaliser de façon intelligible. ([Ne vous inquiétez pas ; personne ne vous compreniez pas même en bonne santé — M. Descarottes]) La bonne nouvelle, et je veux dire ça sincèrement, est qu’après deux jours où je ne pouvais rien faire, je peux à nouveau manger et bouger (il y a un site pour ça, apparemment). Le temps que La Fille revienne mercredi, je devrais aller assez bien pour aller au film Sonic 3 ensemble.

Mais ! Il s’avère que la grande réussite du blog pour cette année est la page des blagues de la semaine. Alors, afin de ne pas rater deux des six dernières semaines, pour la première fois, je vous offre la blague de la semaine directement dans un article :

C’est M. Bernard Arnault qui passe en voiture par un petit hameau au milieu de nulle part. Il a faim, alors il s’arrête dans un café où il commande deux œufs.

Quand l’addition arrive, ça dit 50 €. Fâché, il crie « 50 euros ! Vous voulez me dire que les œufs sont si rares que ça ? »

Vient la réponse « Ben non. Mais les Arnault, oui. »

Les blagues viennent de partout, et sauf pour une, ne sont pas originales à moi. Mais j’essaye de les « franciser » autant que possible.

Je note avec tristesse le décès de Maïté il y a deux jours, sujet de l’un de mes billets préférés. Elle est pour moi un symbole de la France que les étrangers ne connaissent pas, et oui, je doute qu’il y ait beaucoup de profs de français aux États-Unis qui aimeraient expliquer ce tweet aux élèves. Mais j’ai ri !

C'est une anguille devant un micro au ciel. On lui demande « Maïté nous a rejoints au paradis, une première impression ? » L'anguille répond « J'ai encore des maux de tête. Franchement, je n'en garde pas un très bon souvenir. »
Source

Je vous ai dit au passé que j’ai abandonné James Bond avec l’arrivée de Daniel Craig et la décision de relancer une grosse partie de l’histoire de zéro. Je considère que Mme Barbara Broccoli, la productrice qui a hérité les droits de son père Albert Broccoli, a travaillé sans cesse pour valider mon avis — le méchant Blofeld, secrètement son frère ! Tuer Bond à la fin de la dernière film ! Mais ce week-end, j’ai lu un article (lien en anglais) qui m’a donné un sourire amer. Je ne savais pas que MGM avait été racheté par Amazon. Il s’avère que même madame a ses limites, et quand une employée d’Amazon a dit « Je dois être honnête, je ne pense pas que James Bond est un héros », c’était trop.

Quand on travail pour un homme qui ressemble fortement au Docteur Denfer, j’imagine qu’il faut dire de telles choses. Mais j’aimerais bien savoir quel méchant elle aurait aimé voir gagner. Évidemment, mon choix serait Hugo Drax de Moonraker, joué par le franco-britannique Michael Lonsdale, qui a importé un château français en Californie. Il voulait tuer 99 % de l’humanité, oui, mais c’était quand même un petit détail par rapport à un agent secret qui saute d’un lit à un autre, et pire, a jamais fumé sur l’écran. Vraiment, il faut vivre aux États-Unis pendant un moment pour comprendre que je suis complètement sincère en disant que je sais déjà qu’à l’avis de cette employée de M. Bezos, son traitement des ouvriers qui doivent uriner dans des bouteilles dans ses entrepôts est moins grave que fumer. Les enfaaaaaaaants, bla-bla-bla.

Peut-être que vous aurez deviné que j’ai des brouillons dans la tête sur plusieurs sujets !

Pour en conclure sur une note plus humoristique, je viens de lire sur cette carte de vœux (lien en anglais) vendue en Angleterre en 2019 par la chaîne Clintons. Ça dit — et je vous jure, je n’invente rien ! — « Joyeux Noël à mon merveilleux frère et copain ». On dirait que c’est bien Game of Thrones ici !

Carte de vœux qui dit en anglais : « Joyeux Noël à mon merveilleux frère et copain »
Photo par Joe_J25 sur Twitter (compte qui n’existe plus)

Ici et là

J’ai eu un jour, comme on dit en anglais, alors pas de temps pour préparer mon dessert guyanais. Je vous rassure, vous l’aurez demain, et oui, je le connais. Mais plutôt qu’un billet bien planifié, juste quelques petites nouvelles :

J’étais déçu hier soir par les éliminatoires de baseball ici. Je ne regarde plus rien, ayant annulé mon abonnement à la télé américaine (malheureusement, assez d’autres dépenses pour ne pas avoir économisé plus cette année), mais la seule équipe que je continue de suivre dans l’espoir que tout ira bien, c’est les Padres de San Diego. Ils sont rarement bons, mais cette année, ils avaient enfin un vrai espoir d’aller à la Série mondiale. Cet espoir est mort à cause de l’équipe de Los Angeles, les Dodgers, qui ont dépensé 1 milliard en contrats cette année (pas payés en seulement 1 année). Je déteste cette ville. Félicitations aux acheteurs du championnat, je suppose.

J’ai enfin découvert la solution à la chose que je hais le plus chez mon iPhone 15 Amateur, comment désactiver l’écran. Le truc est toujours allumé depuis le jour où je l’ai acheté ; c’est censé être une fonctionnalité, mais je ne le veux pas. Quelque chose est arrivé aujourd’hui où j’ai hurlé « Mais enfin ! » dans un parking (ne vous inquiétez pas ; toutes les autres personnes là étaient hispanophones, alors ils n’ont rien compris), et je ne pouvais plus bouger jusqu’à ce que j’aie trouvé la réponse. Qu’est-ce qui est arrivé ?

Je ne suis pas abonné à aucun service de streaming. Toute la musique sur mon portable a été achetée par moi, soit sur CD soit du magasin iTunes quand il n’y a pas de disque disponible. Alors je connais ma musique. Je suis descendu de ma voiture et tout à coup, de la musique en français a commencé à jouer dans ma poche. C’était ça :

Je n’ai rien contre M. Jean-Jean ni M. Goldman, mais je n’avais rien lancé. Il s’est avéré que l’appli de RTL était toujours sur l’écran verrouillé, malgré le fait que je ferme toujours l’appli quand je suis fini. Mais Apple sait mieux que moi ce que je veux, et si je dis que je ne veux jamais de lecture automatique, c’est juste que je suis menteur. Avec un bouton toujours sur l’écran, c’est étonnant qu’il m’ait fallu 10 mois pour ça.

De toute façon, il s’avère que l’on peut désactiver cette fonctionnalité non-désirée. En français, ça s’appelle « toujours à l’écran ». Voilà :

Je suis plutôt fier de moi pour l’avoir trouvé, car je ne connaissais pas le bon nom en français (mon portable reste en anglais ; c’est juste les applis des réseaux sociaux et WordPress en français — s’il y a une urgence, je ne veux que personne ne puisse accéder au portable). Je suis ravi que ce truc soit parti !

J’étais utilisateur des BlackBerry avant le premier iPhone. Cette entreprise pensait que ce serait super pour les appareils d’avoir la possibilité d’appeler 911 (pensez à 112) même quand verrouillé. J’ai eu un appel furieux de la police à Los Angeles une fois ; c’est pour ça que je ne veux rien faire avec un portable verrouillé !

Au fait, le français a commencé à vraiment gâcher mon anglais. Hier, j’ai dit à quelqu’un « I have the habit of… », ce qui est du mauvais anglais — mais c’est littéralement « j’ai l’habitude ». On dirait plutôt « I’m used to » ou « Habitually, I ». Oups. Mais « désolé, pas désolé », comme on dit en anglais.

Quelque chose de cool m’est arrivé sur Instagram. Une pâtissière japonaise a commencé à me suivre. Ses posts sont tous comme ça :

Je ne peux pas lire tout ça sans un dictionnaire et beaucoup de patience — il y a au moins 100 kanji que je ne connais pas dans le post ! Mais j’essaye toujours d’être accueillant, alors on a eu l’échange suivant :

Je pouvais au moins écrire « sugoi », ce qui veut dire « super », et elle a répondu avec « arigatou », merci. J’imagine qu’elle a reconnu que c’était grosso modo la limite pour moi.

Et c’est grosso modo assez pour moi. On se reverra demain avec mon dessert guyanais !