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Les racines françaises de Dune

Je menace d’écrire ce billet depuis longtemps. Mais en quelque sorte, ça n’est jamais arrivé, largement parce que je pensais ([Sans — tousse tousse — agir, je note. — M. Descarottes]) à acheter une version française pour faire des comparaisons de langue, etc. ([Plutôt blablabla.]) C’est bon d’être toujours entouré par vos pires critiques, n’est-ce pas ? ([Mais je ne suis pas là ! — Mon ex]) De toute façon

Comme vous savez bien, le deuxième volet de Dune à l’écran vient de sortir. Je n’allais pas le voir, tout comme le premier. J’ai des problèmes avec le choix d’acteurs (on en parlera à la fin) et d’ailleurs, ce que j’apprécie le plus dans les livres ne se traduit pas à l’écran. Mais un ami qui connaît mon obsession avec toute la série de livres — au moins ceux écrits par Frank Herbert lui-même — insiste que je vois celui-ci, afin de lui expliquer les différences avec le livre original. Si je vais faire ça — dimanche aprèm — je dois d’abord écrire ce billet.

Source

En français on dit « Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine » au début de La Guerre des étoiles, mais Dune a lieu plutôt dans cette galaxie-même, juste 10 000 ans au futur. Il y a de nombreuses choses que j’aime chez Dune ; cependant, il faut dire tout d’abord que j’adore le point auquel il est ancré dans notre histoire partagée. Il faut connaître les grecs, les italiens, les allemands, les bouddhistes (à travers de nombreuses cultures), et surtout les arabes pour comprendre les sources de Dune.

« Mais Justin », vous me dites, « votre gros-titre nous promet la France ! » Et oui, on va en parler, mais ce n’est qu’un fil parmi une vingtaine. Dans l’histoire de l’avenir imaginée par Frank Herbert, pas mal d’opposés se mélangeront. La Sainte-Bible est connue sous le nom « Orange Catholic Bible », la catholicisme ayant fusionné avec le protestantisme (l’Orange faisant référence à l’Orange dans le Vaucluse, d’où la famille royale néerlandaise tire une partie de son nom, les Orange-Nassau). Les Fremen (un mot dérivé de l’anglais, « free men » — hommes libres), les autochtones d’Arrakis, croient au Zensunnisme, un mélange de bouddhisme et d’islam. Et les cultures françaises et allemandes fusionnent dans une sorte de Marché commun (vilain moi !) dit originalement « CHOAM », la Combine Honnête Ober Advancer Mercantiles, mais traduit dans les livres français comme CHOM.

Au fait, veuillez ignorer tout excrété par le fils de Frank Herbert, Brian, et son complice, Kevin Anderson. Ils n’ont rien compris de ces mélanges de culture et ont créé un « Boudallah » jamais mentionné par Frank. C’est loin de leur péché le plus grave, mais typique de leur manque de subtilité.

Cependant, l’influence française sur Frank Herbert se trouve ailleurs. Il a une habitude stylistique intéressante, de mettre une épigramme au début de chaque chapitre de ces livres. Dans Les Enfants de Dune, deuxième suite du roman original, on trouve cette citation :

« Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l’ôte, parce que tel est le mien »

Louis Veuillot

Veuillot nia l’avoir dit, mais peu importe ; ça exprime un principe important de toute la série. Tout comme Machiavel, les principes de tout le monde sont une fonction de leur puissance. J’oserais dire que ce soit la citation la plus connue de la série dans sa forme anglaise. Et on trouve cet esprit partout dès le premier livre — les Atreides se soucient de la liberté quand ils sont plus faibles que l’Empereur ou les Harkonnen. Ça change vite ; ils doivent leur puissance aux fanatiques Zensunni, qui tuent des milliards dans un jihad — un terme qui apparaît encore et encore à travers les époques de la série.

Alors, pourquoi pas vouloir les films de M. Villeneuve ? Ça concerne largement la distribution des Fremen, qui devaient être tous des acteurs d’origine maghrébine ou au moins méditerranéenne (des grecs ou turcs pouvaient servir). Leur mode de vivre est 100 % à l’arabe. Ça a des conséquences. M. Villeneuve a choisi, par exemple, de changer le genre de Liet-Kynes, le fils d’un étranger d’outre-monde qui s’est marié avec une femme Fremen. Dans les romans, Liet hérite le rôle de son père, qui mène un projet secret pour mettre un terme aux déserts d’Arrakis. L’actrice s’est plainte (lien en anglais) « Kynes, pourquoi ne peut-il pas être une femme ? Pourquoi ne devrait-il pas être une femme ? »

Puisqu’elle n’a évidemment pas lu les livres ni compris leurs sources, c’est parce que dans la culture extrêmement chauvine des Fremen — où les hommes se tuent pour voler les femmes aux autres — personne n’écouterait jamais une femme qui n’est pas prêtresse (et Liet-Kynes est scientifique comme son père). Que l’on trouve ça juste ou pas, c’est à rater l’importance de cette culture à tout ce qui suit, dont le jihad interplanétaire. Je remarque que M. Villeneuve a pris ça en compte pour le deuxième film, car les « Fedaykin » — les guerriers les plus fanatiques — sont tous joués par des acteurs d’origine maghrébine.

Évidemment, je vais ignorer tout ça afin de regarder ce dernier film. On n’a pas dit notre dernier mot sur le sujet de Dune.

Lecteur de glycémie

Je viens de faire un changement énorme dans la vie. Afin de vous convaincre que je ne l’ai pas fait juste à cause d’être têtu, sachez d’abord que je payais un prix absolument dingue pour les bandelettes satanées réactives. Il me fallait quand même faire un changement, alors ce n’est pas l’histoire de comment ma santé a laissé place à mes obsessions. Mais si vous voulez le croire, soyez le bienvenu.

Jusqu’à samedi dernier, depuis 2006, j’utilise un lecteur de glycémie dit « OneTouch Ultra2 ». À l’époque, c’était l’étalon-or de moniteurs de glycémie. Et pendant presque deux décennies, je n’ai eu aucune raison de poser des questions sur le sujet. Voici le vieux truc :

Mais il y a 6 semaines, ma pharmacie a fait une erreur. J’y suis allé pour commander une centaine de bandelettes, qui me coûtaient 160 $ à chaque fois. Je fais mes tests deux fois par jour : le matin en me réveillant, et après le dîner. Alors ça dure 50 jours la boîte. Plutôt cher, n’est-ce pas ?

Alors, l’erreur. Le con à la caisse m’a apporté une boîte labellisée « Verio » au lieu d’Ultra, et m’a dit que ça coûtait 120 $. C’était la mauvaise boîte, mais je ne savais pas qu’il y avait d’autres choix. Et je me suis dit « Attention, quelles autres choses cachent-ils ? » Cet aprèm, j’ai visité le site du fabricant, OneTouch, et j’étais choqué. Ma pharmacie me volait !

Il s’est avéré non pas seulement que les bandelettes Ultra2 coûtaient seulement 92 $ pour une boîte de 120, si on les commande directement du fabricant, mais que les bandelettes Verio ne coûtent que 52 $ pour une boîte de 90 ! Ma pharmacie, CVS, est la plus grande chaîne de ce genre aux États-Unis, mais elle est aussi voleuse. Au fait, elle n’est plus ma pharmacie.

J’ai donc décidé que j’ai dû faire plus de recherches. Mais c’est ici où j’ai fait une erreur. Afin de recevoir des résultats utiles de Google, je lui ai menti que je suis en France il y a longtemps :

J’ai oublié que ça veut dire que Google me donne souvent des résultats soit britanniques soit irlandais quand je fais des recherches en anglais. Et quand j’ai recherché le lecteur Verio, c’était le site britannique d’OneTouch qui m’a dit que ce truc pouvait parler français parmi une vingtaine de langues (leur site français dit la même chose) :

OneTouch UK

J’ai aussi fait des recherches sur le site PubMed, un site maintenu par le gouvernement américain pour des articles scientifiques. Là, j’ai découvert des études qui faisaient la comparaison, et le Verio se montrait un peu moins précis que l’Ultra, mais c’était proche. Entre le prix des bandelettes et la précision, j’étais confortable que ce serait le bon choix, mais j’espérais vraiment qu’une fois mon stock de bandelettes Ultra2 sera épuisé, je pourrais désormais gérer mon diabète en français.

J’ai donc commandé tout ce dont j’avais besoin d’OneTouch et dimanche, j’ai commencé à utiliser le nouveau lecteur. J’étais déçu à découvrir que la version américaine ne prenait en charge que deux langues : l’anglais et l’espagnol. Sauf que. Sauf que je peux aussi synchroniser le lecteur avec une appli sur mon iPhone, et là, j’ai eu de bonnes nouvelles :

Capture d’écran

À partir de maintenant, même mon enfer personnel est en français ! ([Faux. L’appli de rencontres reste en anglais. — M. Descarottes]) Ben, la moitié de mon enfer personnel est en français. (Vivre dans un enfer francophone m’est important ; cherchez la blague de 7/8/23.)

Il s’avère que l’appli a une bogue énervante. Si je la fais synchroniser avec le lecteur, elle revient à l’anglais. Mais si je laisse les deux communiquer en arrière-plan, ça n’arrive pas. Il ne m’est pas évident pourquoi le lecteur devrait avoir un avis sur la langue de l’appli. Ou pourquoi les utilisateurs ici n’ont pas le droit à la même diversité linguistique que les européens. Hmph.

Alors, je me suis enfin inscrit sur le site d’OneTouch. Mais lequel ?

J’essaye de tromper qui exactement ? Vous le saviez déjà. J’ai dû le faire afin de voir mes résultats en ligne en français.

En faisant toutes ces recherches, j’ai appris une dernière chose énervante. En Europe, vous n’avez que les lancettes de 0,32 mm. Ici, on a les lancettes de 0,25 mm en plus, et elles sont beaucoup moins douloureuses. Pourtant, on utilise le même stylo autopiqueur. Tant pis pour vous, et j’espère qu’un jour, pour moi aussi.

C’est super de publier tout ça deux jours après un gros Paris-Brest, n’est-ce pas ?

Soirée de jeux avec Molière

Et si je vous disais qu’écrire ce blog a son côté pratique ? Ce soir, j’ai assisté à une autre soirée de jeux d’ambiance avec l’OCA. Cette fois, je ne connaissais que la moitié des gens qui étaient là. J’ai donc dû y aller prêt. Ai-je réussi ?

Je vais vous dire la vérité, quelque chose qui m’a horrifiée une fois que le Paris-Brest a été coupé. J’ai laissé le beurre à température ambiante pendant une heure pour ramollir avant de le mélanger avec la crème pâtissière dans le robot. Pourtant, j’ai trouvé un joli morceau de beurre dans ma tranche. Il devait y en avoir d’autres. Mais en général, j’ai entendu de bonnes choses.

Alors, en quoi était-il utile d’écrire ce blog ? On a joué à deux jeux, Pictionary, et un autre qu’il me faudra expliquer. Pour Pictionary, on tire une carte avec plusieurs mots, et il faut en dessiner un pour son équipe. Si l’équipe devine le bon mot, on avance. J’étais la seule personne à la table qui n’était pas francophone de naissance — pourtant, j’ai réussi à deviner « cocorico », et ce lien va vers l’article que j’ai écrit sur l’histoire de ce mot dans les jeux Zelda !

Mais vous allez bien rigoler de l’autre fois où écrire ce blog m’était utile. Le deuxième jeu était quelque chose où tout le monde a écrit 3 mots, un sur chacune de 3 feuilles de papier, puis on les a toutes mêlées dans un gros bol. Chacun d’entre nous a dû tirer une feuille du bol pour faire deviner le mot à un partenaire sans le divulguer. J’ai eu un partenaire québécois et j’ai tiré « dépanneuse » du bol. J’ai donc dit « épicerie québécoise, mais au féminin ». Oui, mon article sur « dépanneur » s’est montré très utile.

J’ai eu du mal quand même pendant ce deuxième jeu, mais pour des raisons qui ne m’inquiétaient pas. Connaissez-vous le mot « antonomase » ? Ouais, moi non plus. C’est :

une figure de style, soit un trope, dans lequel un nom propre ou bien une périphrase énonçant sa qualité essentielle, est utilisé comme nom commun, ou inversement, quand un nom commun est employé pour signifier un nom propre

Antonomase

C’est donc quand on dit « Kleenex » pour un mouchoir, ou « Carambar » pour une blague pourrie.

Connaissez-vous ce que c’est un « mousqueton. » ? Oui, moi non plus avant ce soir. C’est ce truc :

Mousqueton, Photo par Stefan Bellini, Domaine public

Je connais le mot en anglais, carabiner, et que ça se traite de l’escalade, mais c’est tout. Heureusement, personne ne le connaissait, alors pas de problème.

Pourtant, blog ou pas, je me sentais toujours un peu pas à ma place. Dans un environnement où la taille de son vocabulaire compte, faire partie d’une équipe avec quelqu’un comme moi doit être dur. En plus, tout le monde se connaissait deja, alors me faire entrer dans des conversations, je le trouve toujours difficile. En même temps, tant que j’apporte des desserts, je resterai le bienvenu, n’est-ce pas ?

Couper le câble

Hier, je vous ai parlé d’un ami face à sa désillusion de la culture américaine. Il y a un sens où nous ne sommes pas si différents. Je vous dis parfois que je fuis quelque chose autant que je cours vers quelque chose. Cette semaine, j’ai pris une décision qui est un symbole de la fuite.

Alors, ce que j’ai fait. Je ne suis pas sûr à quel point vous me preniez au sérieux la plupart du temps, mais je vous dis souvent que je ne consomme guère les produits de ma propre culture. Ça fait maintenant plus de 7 ans depuis la dernière fois où j’ai régulièrement suivi n’importe quelle série américaine à la télé (voilà), la dernière fois où j’ai regardé un match de football américain a été en février 2022 (le Moyen Bol de cette année)…bref, je m’en fouche (mot inventé ici pour fiche et fous en même temps). Pourtant, je continuais de payer afin que La Fille puisse regarder ses trucs de D’Isigny, ou comme vous les anglophones l’écrivez, Disney.

(Au fait, j’ai originalement appris ça du livre de James Bond Au service secret de Sa Majesté.)

Vous avez probablement déjà deviné où je vais, mais voici la photo que j’ai partagée avec une amie il y a deux jours :

C’est les deux boîtes à idiot (on dit littéralement « idiot box » en anglais comme terme péjoratif pour ce truc ; ne me croyez pas sur parole), débranchées et prêtes pour leur retour chez AT&T, mon ancien opérateur (toujours le cas pour mon portable ; je rêve de l’échanger pour Orange comme vous rêvez d’aller à Tahiti). Celle en haut fournit Internet à celle en bas, mais n’est pas ce que j’utilise pour Internet avec mon ordinateur car AT&T veut en savoir trop sur mon réseau. (Je ne payais pas pour deux services Internet ; AT&T me facturait juste pour le service télé.)

Évidemment, j’avais arrêté de regarder la télé pour de la fiction bien avant mon détour français, mais je vivais toujours pour les sports. Qu’est-ce qui s’est passé ? L’année 2020, c’est quoi. Et surtout, ce moment :

L’incendie « Midtown Corner », Photo par chaddavis.photography, CC BY-SA 2.0

Je doute que vous en aviez entendu parler en France. C’était un immeuble toujours en cours de construction à Minneapolis, dit Midtown Corner. Un projet qui a coûté plus de 37M $, il était censé être du logement abordable pour exactement la communauté qui a fait les émeutes. N’étant pas contribuable dans l’état du Minnesota, la perte n’était pas à moi, mais c’est un symbole puissant de tout ce qui a suivi. Si le grand problème des États-Unis est censé être le racisme partout, il ne faut absolument pas mettre le feu à exactement les choses qui étaient censés être des efforts pour améliorer ce problème.

Pourtant, les acteurs et les athlètes ont parlé de toute la destruction avec une voix. Ils nous ont dit non pas seulement qu’il faut comprendre, mais qu’il faut excuser toute et n’importe quelle violence au nom de cette cause. Qu’il faille payer les cautions des émeutiers, même quand ils ont cambriolé des magasins dans tout autre état, qui n’ont rien eu à voir avec les événements de Minneapolis.

Je souhaite que je puisse vous faire vraiment comprendre la descente en enfer des 4 dernières années ici (liens à suivre en anglais). Ma ville d’Irvine n’a connu presqu’aucun crime au cours de mes 20 premières années ici. Il y a des mois, une bijouterie à moins de 2 km de chez moi a été cambriolé — plus de 900 000 $ de biens volés — sans aucune résistance par les gardes de sécurité ni la police. Je ne peux plus acheter des rasoirs nulle part sans l’aide d’un employé pour ouvrir les étagères, toutes fermées à clé maintenant, parce que ces trucs sont volés partout. Le gouvernement de Californie ne poursuit plus tout cambriolage de moins de 950 $ de biens, par loi (car c’est maintenant un délit, pas plus un crime), et souvent beaucoup plus que ça — regardez cette vidéo choquante d’un Apple Store cambriolé il y a deux semaines. Quand je suis allé à LA pour faire mes achats il y a des semaines, je n’ai pas pu aller dans une boulangerie de donuts célèbre, Primo’s à Westwood — car elle vient de fermer définitivement à cause de la hausse de crimes et de personnes sans abri devant ses portes. Et tout ça, pendant que nous devons écouter des discours magistraux de nos meilleurs qu’il faut laisser tout partir en vrille au nom de justice.

Je ne peux rien faire, mais je ne suis pas obligé de payer le privilège. Je pense à cette décision depuis déjà deux ans. Hollywood et nos ligues de sport ont fait leur choix, et finalement, moi aussi. Je viens d’acheter un abonnement à D’Isigny+ pour La Fille, mais moi, je ne m’intéresse plus à soutenir ni nos acteurs ni nos athlètes. Je l’emmènerai aux films dont elle a envie, les SOS Fantômes et les Sonic the Hedgehog à venir. Mais pour ma part, j’ai mon VPN, mon lecteur de disques français, et absolument aucun désir de regarder en arrière.

Notre-Dame à la chinoise

Commençons avec une blague juive de la Seconde Guerre mondiale. Vous comprendrez assez tôt pourquoi :

C’est Herr Altmann et sa secrétaire dans un café à Berlin en 1935. « Herr Altmann », lance la secrétaire, « je vois que vous lisez Der Stürmer ! Comment pouvez-vous perdre du temps avec ce canard nazi plein de calomnies ? Souffrez-vous de la jüdischer Selbsthaß (la haine de soi juive) ? »

« Au contraire, Frau Epstein. Quand je lisais les journaux juifs, tout ce dont j’entendais parler était des pogroms, des émeutes contre nous, et de l’assimilation aux États-Unis. Mais chez Der Stürmer, je vois que nous contrôlons les banques, nous dominons les arts, et nous sommes sur le point de conquérir le monde entier. Et vous savez quoi ? Il me fait du bien ! »

Novak & Waldoks, ma traduction

Je crois que je vous ai parlé avant de mon meilleur ami. Il n’est pas né aux États-Unis, mais vient d’un pays étranger en Asie. Sa famille est d’origine chinoise, mais ça fait plus d’un siècle que sa famille n’habite plus en Chine. Il est venu d’un autre pays asiatique. Ce sera important plus tard.

Je ne connais personne qui ait plus vécu l’idée du « Rêve américain ». Je ne veux pas donner trop de détails de sa vie personnelle. Il suffit de dire que monsieur était immigrant et a fini par bien réussir sa vie ici. Il était fier de devenir citoyen il y a deux décennies, mais de nos jours…voyons.

Je vous ai promis que j’allais vous raconter une histoire de théorie complotiste sur Notre-Dane de Paris. Nous voilà. Cet ami m’a récemment dit qu’il avait « entendu parler » que les Français étaient si en retard avec les JO que le gouvernement avait embauché la Chine pour restaurer Notre-Dame. Je lui ai demandé sa source et il m’a dit seulement que c’était « sur Weibo » (réseau social chinois). Cependant, il ne lit pas le chinois, il le parle seulement. Je lui ai répondu que je n’avais rien entendu comme ça. Puis, j’ai demandé à France with Véro si elle avait entendu une telle chose ainsi que fait mes propres recherches.

Photo prise par moi

Évidemment, je ne lis pas le chinois. Mais j’ai trouvé plusieurs articles en anglais sur des sites d’origine chinoise qui disaient, par exemple :

Ce but [réouverture en 2024] semble ambitieux, mais aussi irréaliste pour les Français, connus pour être tranquilles, lents, et ne travaillant jamais des heures supplémentaires…juste quand tout le monde a perdu espoir quant à la restauration de la Cathédrale Notre-Dame, quelque chose de surprenant s’est passé. Notre-Dame s’illumine la nuit et des travailleurs font des heures supplémentaires…l’équipe d’infrastructure chinoise prend part à l’affaire

Lai Times, traduite par moi

Après se vanter de comment la Chine a sauvé la France, toute sa contribution revendiquée est le prêt d’un aspirateur industriel pour nettoyer le chantier. Je ne plaisante même pas. J’étais certain que j’ai dû rater quelque chose mais Véro m’a dirigé vers des articles de 2019 qui parlaient d’une réunion entre les présidents des deux pays…puis, rien. Le site français de China State Construction, l’entreprise de laquelle se vante l’article que j’ai traduite, ne mentionne rien. Et le site officiel de la restauration mentionne plein d’efforts français (ne ratez pas ses articles sur les métiers) mais aucune mention des censés ouvriers chinois.

Mon ami aurait pu faire les mêmes recherches que moi en anglais, mais préférait de croire que les Français étaient impuissants et avaient besoin de la Chine pour les sauver. Et c’est ici où notre blague du départ, mon ami et Notre-Dame se rejoignent de façon qui m’attriste.

Il est tombé dans une communauté identitaire en ligne, qui l’encourage de voir le monde en tant que chinois. Cette communauté lui dit que les Ouïghours ne sont pas persécutés par le gouvernement chinois (bien attesté), mais que les États-Unis ont tué des millions de gens en Indonésie, pas étayé par les faits. Ce qui est vrai, c’est que les États-Unis a soutenu le dictateur Suharto pendant ses massacres — le même dictateur qui a fait fuir sa famille. Mais ça lui permet de croire en même temps que « nous ne nous sommes pas meilleurs » et aussi qu’ils sont innocents.

Il dit que les chinois (en tant que pays) nous a dépassé en tout, surtout les sciences, que le contredire n’est que du racisme (le matériel LK-99, dont sa « confirmation » par une université chinoise, était un exemple de la supériorité asiatique jusqu’au moment où il était révélé faux ; tout à coup, il l’a complètement oublié). Et franchement, bien que je sois triste, je ne le blâme pas.

Il se sent nerveux parce que nous les américains sommes obsédés de la politique identitaire. C’est bien évident que n’importe quel autre groupe ne va pas protéger le sien. C’est la triste réalité américaine de nos jours. S’il est dans les griffes d’un genre de complotisme, c’est parce que son groupe est un des cibles « légitimes ». Il y a 30 ans déjà, quand j’ai fait mes candidatures aux universités, beaucoup d’entre eux disaient que les asiatiques — 3,6 % de la population à l’époque — n’étaient pas considérés minoritaire quant aux inscriptions. Et cette situation devient de pire en pire. Face à un pays de moins en moins accueillant, ce n’est pas surprenant qu’il cherche de meilleures nouvelles sur son propre groupe.

Vous voyez maintenant le rapport entre la blague, Notre-Dame et ses avis. La propagande est la bienvenue tant qu’elle lui fait se sentir mieux. Demain, je vais vous surprendre, pas à dire choquer, avec quelque chose que je viens de faire. Il y a un sens où c’est l’autre face de la même monnaie ; à vous de me dire si vous le trouvez plus sain.

Sondage d’urgence

Mise à jour : Merci des commentaires. Le problème semble être résolu. On reprend notre horaire normal.

Mon article sur le Var est complètement prêt, mais je n’ose pas le publier car je ne peux plus voir les images du blog nulle part (et oui, j’ai plein d’espace). Merci de répondre à 2 questions dans les commentaires :

1) Pouvez-vous voir une image dans ce post ?

2) Dans le post de la balado de lundi, combien d’images voyez-vous ?

Il devrait être une image au-dessous de cette phrase ; une légende apparaît en bas :

Port de Toulon, Photo par Smiley.toeristCC BY-SA 4.0

J’ai contacté WordPress.com. On verra. Merci de votre aide et veuillez accepter mes excuses.

Brûlé

J’allais publier tout autre chose aujourd’hui, à propos de quelque chose dite « la règle de 6/6/6 » aux États-Unis. Je suis bien au courant du fait que beaucoup de monde lisent ce blog car en général les articles sont positifs. Cet article n’allait pas rentrer dans ce cadre. Disons juste que je souffre toujours de la gueule de bois — au sens figuré — de la Saint-Valentin. Il ne m’a pas du tout aidé de voir le menu au resto italien où je vais toutes les deux semaines, avec leur satanée pizza en forme de cœur, juste hier soir. Ou les donuts chez Dunkin Donuts, la plus grande chaîne du pays, qui étaient comme ça cette semaine :

Ouais, je l’ai commandé

Au fait, vous savez pourquoi « crème » s’écrit avec un « k » ici ? C’est parce que la garniture est une imitation de la crème pâtissière, et ne contient pas assez de vrais produits laitiers pour être labellisée « cream ». Vous verrez parfois « chocolatey » au lieu de « chocolate » sur certains produits qui font semblant d’être chocolat, mais ne contiennent pas non plus assez de la vraie chose.

Alors, vous savez que me flageller est un de mes loisirs préférés, et je vais vous régaler avec mon autre grosse boulette de la semaine. Après la mésaventure des clés. Cette fois, c’est alarmant à quel point je parle littéralement.

Je ne le mentionne pas, mais le Tour a des effets réels dans ma vie quotidienne. Certaines recettes font partie de notre menu typique, et rien n’est plus important à cet égard que les boles de Picolat, le plat préféré de La Fille pendant un an déjà. Je les fais avec des spaghettis, et elle est ravie à chaque fois.

Mardi dernier, je les ai préparées comme d’hab, sauf pour une chose. Après avoir roulé les boles dans de la farine, je faisais chauffer de l’huile d’olive pour les faire frire quand j’ai reçu un coup de fil. J’ai quitté la cuisine en pensant que j’y reviendrais vite et tout irait bien.

L’appel a duré une belle dix minutes. L’huile était hyper-chaude à ce point, et des gouttes sautaient de la poêle. Mais plutôt que baisser le feu et attendre quelques minutes, j’ai commencé à laisser les boulettes — de viande — tomber dans la poêle. J’aurais dû utiliser une cuillère, je le sais. C’est comment il est arrivé qu’une jolie goutte d’huile a éclaboussé ma main gauche. J’ai reçu une brûlure qui faisait environ 2,5 cm de large.

Je ne vais pas vous montrer une photo, parce que c’est dégueulasse. Ça fait maintenant 4 jours entiers où je soigne la brûlure avec une pommade antibiotique prescrite par le médecin qui m’a vu. Il est bien évident que je vais m’en sortir avec une jolie cicatrice. En tant que diabétique, toute blessure qui endommage la peau a tendance à laisser des traces. Un souvenir en permanence de ma boulette en faisant des boulettes. C’est un don, je vous dis.

Arnaud Demanche à la Laugh Factory

Alors, il s’est avéré que j’ai eu le temps pour écrire sur mon projet du soir après tout. Comme vous pouvez voir du gros-titre, mon trajet à Los Angeles était pour voir l’humoriste Arnaud Demanche en live à la Laugh Factory, un club de comédie.

Au fait, pourquoi écris-je « la » Laugh Factory ? Je suis le modèle de l’Académie française quant au Covid, qui a dit que d = « disease », et ça se traduit par « maladie », donc féminin. (Elle a évidemment perdu face à l’usage populaire mais laissez tomber.) « Laugh Factory » = « usine de rires », donc voilà.

De toute façon, la personne qui allait m’accompagner est tombée malade alors je m’y suis allé seul. Je suis donc parti plus tôt que prévu parce que les trajets vers LA sont toujours lents. Ou Carêmes, car Carême veut dire « Lent » en anglais. Laissez tomber. Je n’ai rien bu, c’est juste mon sens de l’humour. Il y a des raisons pourquoi ce n’était pas moi monté sur scène.

J’y suis arrivé deux heures à l’avance. Cependant, se garer à LA est toujours une aventure, genre Marie Pervenche plutôt que Bob Morane. Il m’a fallu 30 minutes pour trouver une place dans la rue, à 1 km de la Laugh Factory. Voici des photos de l’extérieur.

Je vais vous partager quelque chose de surprenant. Deux jours avant le spectacle, j’ai reçu un message de M. Demanche par Facebook Messenger. Je ne l’avais pas contacté, sauf pour écrire « Hâte de vous voir » en bas de l’un de ses posts sur Facebook. OMD, comme on dit :

J’étais la première personne à arriver qui n’a pas fait partie de l’équipe du spectacle, alors j’étais choqué qu’il m’a reconnu. Je crois que j’ai oublié de dire « enchanté ». Espèce d’étranger, moi ! Vous ne le savez pas, mais je le suis sur Facebook depuis 3 1/2 ans, car mon amie rouennaise est grande fan elle-même, et ses vidéos font donc une partie importante de mon histoire en tant qu’élève de la langue. Il n’y a pas de question que j’étais dépassé par le moment.

Je vais me plaindre un peu du public. Pour autant que je sache, j’étais la seule personne là d’être arrivé seul. Toutes les autres personnes que j’ai vues sont arrivées dans des groupes. J’ai essayé de lancer des conversations avec d’autres personnes et tout le monde l’a ignoré. Un couple a accepté mon aide à leur prendre en photo puis a immédiatement tourné le dos. Bof. Ce n’est pas du tout mon impression des Français, d’où ce blog, mais peut-être qu’ils ont trop bu de nos eaux, si vous me suivez.

L’événement a été organisé par une association culturelle non-lucrative dit French Talent USA. Ils montraient des pubs sur des écrans dans la salle avant le début du spectacle :

Peut-être que vous reconnaîtrez Philippine Delaire, de laquelle j’ai écrit en octobre. L’autre, Véronique Gallo, est inconnue à moi.

Voici ma siège. C’est mes genoux en bas à droite dans la photo :

Et une idée de l’ambiance de la salle :

Avant le spectacle, les organisatrices ont pris la parole :

Elles ont fini par présenter M. Demanche avec ces paroles : « On est jeudi. Mais ici, c’est Demanche. » Il y a des raisons pour lesquelles elles n’étaient pas à la tête de l’affiche non plus.

Alors le spectacle lui-même. Il a duré environ 2 heures. J’estime que j’ai compris environ 85-90 % des mots ; les références étaient parfois tout autre chose. Son thème était la liberté d’expression, et peut-être que vous serez offensé à cause de certaines blagues. Je ne suis que le messager.

Peu après le début, il a raconté une blague sur un t-shirt censé dire « Baise-moi comme Macron baise les retraités ». J’ai fortement ri, ce qui a attiré l’attention du monde autour de moi. Une autre fois, il a dit (grosso modo) « En France vous n’avez pas le droit d’appeler votre fils Sextoy mais vous pouvez l’appeler Godefroy. » Quand il parlait de tels gens que Vincent Bolloré ou Pascal Praud, j’étais perdu car je connais les noms, mais c’est tout. Si vous pouvez le voir en France, je suis sûr que vous profiterez de tout le spectacle, dont ces parties.

Il a raconté une blague si Coup de Foudre, je regrette de ne pas l’avoir créée moi-même, plus ou moins ça :

On apprend des trucs sur l’homosexualité dans les écoles, mais les enfants ne le deviennent pas, on est d’accord ? J’ai appris l’allemand mais je ne sais toujours pas ajuster mon four correctement.

OUCH, comme on dit en anglais.

Après le spectacle, je suis passé par Mel’s Drive-In, un resto que j’aimais beaucoup quand j’y vivais, très proche de la Laugh Factory. Mais les prix ont flambés depuis ce temps-là. 20 $ pour ce burger, sans frites ? Non, je n’en peux plus :

Le retour à la maison est vite passé, environ 40 minutes au lieu de 1h30. J’aimerais retourner pour voir d’autres humoristes, et peut-être qu’un jour, je me souviendrai de demander que l’on prend une photo ensemble.

Les mésaventures du con

Oh là là, que j’aie eu UN JOUR, comme on dit en anglais. (Quand on met un fort accent sur une unité de temps en anglais, ça veut dire que cette période est très mal allée.) La faute est entièrement à moi, mais ça touche sur la pire chose sur ce blog, et son écrivain.

Caïn venant de tuer son frère Abel, de Henri Vidal, Jardins des Tuileries à Paris, France, Photo par Alex E. Proimos, CC BY 2.0

Je vous ai dit il y a une semaine qu’un projet approche, pour lequel je vais conduire à Los Angeles seul avec une femme mariée. Qui ne me connaît pas du tout. Et que ça fait peur, car aux États-Unis juste les apparences de ça suscitent des soupçons. Aux coulisses du blog, j’ai demandé à une belle vingtaine de personnes, à moitié américains, à moitié français, si je devais faire mes excuses et annuler. Les réponses étaient presque toutes prévisibles, au moins pour moi, car je vois très clairement les différences — les américains m’ont tous dit d’annuler, les français de ne pas m’inquiéter.

J’ai enfin pris une décision, de garder le rendez-vous — qui ne l’est pas, pour être clair. (Je suis ce que je suis, et ça ne va pas changer, malheureusement, alors les commentaires réservés continueront.) Ce que j’ai enfin décidé, c’est que je devais découvrir la vérité pour moi-même. Bien sûr, aucune personne n’est représentative de tout un pays, mais si mes amis ont raison, il faudrait être le cas que ça passe sans problème.

Mais j’ai aussi décidé que tout devait être aussi professionnel que n’importe quel taxi. J’ai donc dû résoudre deux problèmes avant jeudi. Le premier était la faute d’une bouteille de pesticide que j’ai achetée la nuit où ma voiture est tombée en panne. Je ne l’ai pas mentionné à l’époque, mais l’une des bouteilles a eu une fuite. Les contenus ne sont pas toxiques du tout pour les êtres humains (pour les mouches non plus, mais laisser tomber). Mais en résultat, l’intérieur de ma voiture sent le sapin — très littéralement — depuis un mois. J’ai acheté un désodorisant hier matin pour le résoudre. Ça a bien marché. Super.

L’autre problème, c’est que je conduis une SUV. (Merci de ne rien dire à Mme Hidalgo.) J’ai la mauvaise habitude d’utiliser le coffre comme si c’est de l’espace de stockage. Cependant, on peut tout voir de l’intérieur. J’ai donc décidé de vider le coffre. Et c’était ici où j’ai fait la boulette de l’année. Je ne sais toujours pas comment je l’ai réussi, mais en jetant certaines choses gardées dans le coffre, j’ai perdu la clé de la voiture. La Fille et moi avons fouillé chaque centimètre de la voiture, j’ai vérifié la poubelle, mais la clé a disparu sans laisser de trace.

Il est impossible de faire comme moi, et tant mieux pour le reste du monde. C’est un don, je vous dis. Évidemment, j’ai une autre clé. Mais il serait de la folie de ne pas en acheter une nouvelle. Et ça va me coûter cher.

Ce que je sais avec certitude, c’est que rien ne me serait arrivé sans mon attitude perfectionniste. Rien dans le coffre n’aurait offensé qui que ce soit. Je voulais que personne ne puisse se plaindre de moi. Et maintenant, la seule personne qui va se plaindre de moi, c’est moi.

Rien que des arnaques

L’année dernière, j’ai écrit sur une explosion d’arnaques liées à une entreprise, Shein, qui gâchait vraiment mon expérience d’Instagram. Je ne sais pas ce qui soit arrivé chez Zuckerberg, mais je remarque que la quantité d’escrocs liés à Shein a bien baissé. Mais de plus en plus, il me semble que toutes mes autres interactions sur les réseaux sociaux sont fausses. Je n’ai pas dit « sur Internet » — je parle ici des sites comme Instagram, Twitter, et un peu Facebook. Les blogueurs sont largement réels, enfin, je crois. ([Pas lui. Quand est-ce qu’il va vous avouer qu’il est un romancier échoué de 27 ans qui habite à Mont-de-Marsan et fait semblant d’être en Californie ? Seulement les photos de votre cobaye préféré sont réelles, les amis. — M. Descarottes])

Je me demande en ce moment que faire avec Twitter (je m’en fiche du changement de nom). Ce n’est pas juste que ça ne vaut plus la peine d’y poster des liens vers le blog, mais c’est vrai :

J’aimerais bien savoir ce qui se passe chez Facebook, car je poste mes articles où mes amis en France qui ne sont pas abonnés peuvent les voir tous les matins ! (Mes soirs, mais vous comprenez.) Mais Twitter, c’est mort. Je sais que je ne vais pas le quitter, car j’ai plusieurs chères connaissances là-bas que je n’ai nulle part ailleurs. Mais il est plus souvent le cas maintenant que mes tweets reçoivent seulement une réaction chacun. Peut-être que vous devinerez le problème :

Oui, chacune de ces captures d’écran ne montre que des escrocs. Et largement pour des « services » sexuels, ce qui me gêne énormément. Ce n’est pas moi qui les ai mis sur mes posts, mais je n’approuve pas. Tout ce que je publie est « tous publics » ; qu’un inconnu puisse changer cela sans mon consentement, ça pique.

Même chose avec les « abonnés ». Voici un récent :

Qu’est-ce que ça dit sous le bouton pour la suivre en retour ? « Rejoins mes contenus gratuits ». Oui, sur le profil il y a un lien au-dessous. Pas besoin d’être Einstein pour savoir que c’est un lien vers des contenus pornographiques. (Non, je ne les ai pas vérifiés moi-même. J’étais responsable de la sécurité pour un programme informatique gouvernemental qui coûtait 15M $ par an pendant les années 00. Pensez-vous que je vais cliquer juste n’importe où ? [Ouais. — M. Descarottes])

Ce serait supportable s’il restait des preuves que des gens comme les « bons œufs » voyaient aussi mes tweets. Mais je ne vois plus presqu’aucune preuve de ça. Si on a de meilleures idées pour faire connaître le blog que les réseaux sociaux, je suis preneur !