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Les Expos

Cette semaine est pleine de posts inattendues. Aujourd’hui, bien qu’il ne soit pas la saison de baseball, on va parler de l’ancienne équipe de MLB québécoise, les Expos de Montréal. Comme a dit la meilleure BD anglophone en ligne des années 00, Les Aventures du Docteur McNinja, il me faut vous raconter cette histoire afin que je puisse vous en raconter une autre. (Hélas, pas plus disponible en ligne, mais le lien est vers la FNAC.)

©️MLB, Droit d’usage raisonnable

On est en 1969. Pendant toute la décennie, les deux ligues de baseball américain ont connu une croissance rapide. La Ligue américaine (American League) a déjà passé de 8 équipes à 10 en 1961, et la Ligue nationale (National League) a fait la même chose en 1962. Mais les deux continuent de jouer dans des villes qui n’intéressent à personne, les Los Angeles et New York du pays. Et en plus, toutes les équipes sont aux États-Unis. Pendant ce temps-là, dans le monde de hockey sur glace, la Ligue Internationale n’a que des équipes aux É-U alors que la Ligue Nationale est également au Canada qu’aux États-Unis. Évidemment, pour accorder avec le sens clair de « national », la Ligue Nationale de baseball doit élargir ses frontières au-delà d’un seul pays.

C’est donc comment il est arrivé qu’en 1969, la Ligue nationale fait son expansion au Mexique avec les Padres de San Diego, et au Canada avec les Expos de Montréal. « Mais Justin », vous me dites, « vous êtes citoyen américain, né et grandi à San Diego. Cette ville n’est pas au Mexique ! » Alors, dites-le à notre Pat’Patrouille frontalière, qui a un point de contrôle sur l’autoroute (lien en anglais) entre San Diego et Los Angeles. Ben, c’est mon idée fixe, laissez tomber. On parle des Expos.

Le nom Expos vient d’un événement important, l’Exposition universelle de 1967, qui a eu lieu à Montréal. Le Canada abriterait plus tard l’Exposition spécialisée de 1986 à Vancouver, où je suis tombé amoureux de la langue française pour la première fois. Pourquoi ? Parce que les cartes canadiennes de McDo sont bilingues, et les Chicken McNuggets y sont aussi appelés Poulet McCroquettes. Je me suis trompé en croyant que les deux mots rimaient. Et j’ai trouvé ça la chose la plus drôle au monde. Mais c’est tout autre histoire. Ici, ce qui nous intéresse est le nom des Expos. Leur stade, construit plusieurs ans plus tard était nommé pour un autre événement, les JO de 1976.

Malgré le fait que les Expos faisaient partie de la concurrence dans la Ligue nationale, je les aimais bien. Montréal, tout comme Lille de nos jours, me rappelle le San Diego de mon enfance. De taille similaire, leur équipe avait toujours un budget similaire — c’est-à-dire loin de rivaliser celui des Yankees de New York où les Dodgers de Los Angeles. Leurs stars — Jeff Reardon, André Dawson. Vladimir Guerrero, Moises Alou — n’étaient pas le genre que l’on trouverait aux grandes villes, avec les plus hauts chiffres de coups de circuit, mais plein de coups sûrs, de la vitesse comme nulle part ailleurs, des moyennes au bâton élevées…ils jouaient au baseball de bonne façon pour gagner sans avoir beaucoup d’argent.

Sauf pour une fois. Ce que nos villes avaient en commun, c’était un manque de succès en octobre (le mois traditionnel des éliminatoires pour le baseball). Mais en 1994, il semblait que nous étions tous nous deux réussir des rêves — Tony Gwynn, mon héros des Padres depuis 1982, poursuivait une moyenne au bâton de .400, quelque chose de jamais vu depuis 1941. Et les Expos avaient enfin le meilleur record de toute la Ligue nationale. Il semblait que la Série mondiale serait gagnée par l’équipe québécoise. Il y avait du parler que l’équipe ajouterait des joueurs pour les éliminatoires, comme font les riches chaque année. Mais les propriétaires de MLB ont fini par annuler la saison parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec le syndicat des joueurs sur le prochain contrat.

Hélas, ce serait l’apogée des Expos. L’équipe a été achetée par un pauvre con, Jeffrey Loria, qui n’avait vraiment pas assez d’argent pour gérer une équipe professionnelle. Il a fini par revendre les Expos à la ligue, et en 2004, l’équipe a déménagé à Washington, D.C., où elle a changé de nom et est devenue les Nationals de Washington.

Aujourd’hui, le baseball canadien est centré sur Toronto, où jouent les Blue Jays. Un peu par défaut, elle est devenue l’équipe nationale. Mais si ce sport peut soutenir une équipe à Tampa, une ville d’un quart les habitants, on peut espérer qu’un jour le baseball reviendra à Montréal.

Jeu d’échecs

J’abandonne.

Non, pas le blog. Je n’ai aucune intention de faire une telle chose. Mais j’ai essayé — comme j’ai essayé — de préparer une bûche de Noël vraiment originale, et après deux échecs complets, j’en ai assez. Mais après avoir gaspillé une somme à couper le souffle, il faut que j’en tire un post. Quelque chose.

Notre histoire commence en 2021. J’ai eu une idée pour une bûche tricolore, d’après le drapeau français. Pour aller avec, j’ai eu l’idée de faire une bûche aussi tricolore au-dedans qu’à l’extérieur, mais de façon différente — aux trois mousses au chocolat. Ayant récemment préparé le gâteau « Riviera » de Pierre Hermé, je pensais à utiliser sa crème au citron pour recouvrir l’extérieur, puis la décorer avec des glaçages miroirs des bonnes couleurs. Voici l’idée :

Mais ça n’a pas marché du tout. Cependant, la recette pour les mousses m’avait donné deux inserts, alors je l’ai refait plus selon la recette « Riviera », et les résultats m’ont donné une signature du blog, visible dans l’art de la balado ainsi que chaque C’est le 1er :

Mais cette idée restait dans la tête. Si vous ne comprenez pas ce que La Tricolore veut dire pour moi, bienvenue au blog pour la première fois, et commencez par ici.

L’année dernière, j’ai mis la bûche tricolore à côté afin de faire quelque chose en l’honneur d’une amie qui habite en Savoie. Je n’ai toujours pas trouvé une solution, alors c’était facile à me dire que j’y reviendrais plus tard.

Début décembre, j’ai décidé que ce serait le temps. J’ai eu une idée. Au lieu de préparer une crème au citron, avec sa couleur jaune, je préparerais des crèmes (sans citron) aux bonnes couleurs pour commencer. Le rouge et le bleu étaient assez évidents — et si les framboises et les myrtilles ne suffisaient pas, je n’hésiterais pas à les aider avec des interventions chimiques :

Et afin de renforcer la blancheur de la crème nature, du dioxyde de titane, ainsi que de la vanille liquide pour la parfumer :

Mais la première fois, j’ai suivi les conseils du moi de 2021, qui a dit que seulement 2 feuilles de gélatine auraient suffi. Et voici les résultats le Réveillon de Noël :

Franchement, j’ai su avant de la démouler — le centre n’était pas du tout aussi ferme que les bouts. Mais les trois mousses et le pain de Gênes étaient exactement selon mes souhaits. Je croyais que j’ai dû juste refaire la crème avec plus de gélatine. Mais une heure après avoir pris ces photos, le cauchemar est arrivé :

Je l’ai trouvée dans cet état au frigo. Évidemment, la crème ne resterait pas stable à température ambiante. Comme en 2021, il me restait assez de pain de Gênes et un autre insert, alors j’ai refait la crème. J’ai changé des myrtilles aux mûres, car il me semblait que la partie bleue était beaucoup pire que la rouge, et peut-être que le choix de fruits faisait partie du problème.

Je veux que vous voyiez le montage. J’ai mesuré avec un ruban pour égaliser les longueurs des trois parties, j’ai gardé un peu de la crème blanche pour souder le pain de Gênes à l’insert — bref, je croyais que j’avais pensé à tout :

Je ne sais pas vous, mais je trouve l’effet joli dans ces photos..

Après une nuit entière, voici ce qui m’est arrivé en démoulant le deuxième essai :

Les deux photos sont là pour vous montrer toute la bûche ainsi que les dégâts au centre. Évidemment, ce n’était toujours pas à la hauteur désirée, mais j’espérais que je pourrais au moins la servir à La Fille. Mais j’ai voulu vérifier sa stabilité. Je l’ai remis au frigo. 4 heures plus tard, il me semble que tout allait bien :

Mais une heure après ça, il est devenu clair que quelque chose n’allait pas :

C’est pas facile à décrire le problème. Est-ce que les bouts s’effondrent ? Sont-ils trop lourds ?

Une heure plus tard — six heures après l’avoir démoulée, mais presque tout ce temps au frigo — le cauchemar est revenu encore. J’ai pris cette photo au frigo, avant de la sortir au robinet.

Cette expérience m’a coûté chère. Le pain de Gênes exige 200 grammes de massepain (10 $), 4 œufs, et 60 grammes de beurre. C’est environ 13 $ pour faire tout ça pour les deux bûches. L’insert aux trois mousses ? 12 $ de chocolat, 50 cl de crème liquide (5 $), 7 œufs, du sucre et des feuilles de gélatine — disons 22 $ pour les deux inserts. La crème aux trois couleurs ? 8 $ de fruits, 4 œufs, 200 grammes de sucre, et 150 grammes de beurre, et 2-4 feuilles de gélatine — à chaque fois. Disons 13 $ deux fois.

J’ai donc gaspillé 60 $ pour absolument rien. La Fille et moi sommes d’accord — la crème aux framboises a exactement le bon goût, et va super avec l’insert aux mousses. Mais je ne peux servir ces bûches à personne et n’ose surtout pas les publier comme recette officielle.

J’ai le cœur brisé. Ainsi que ma « forêt noire moderne » ratée, cette bûche était censée être un chef-d’œuvre du blog. Je me sens très loin de trouver la solution, parce que l’absence du jus de citron est la seule différence, et le jus des framboises et des mûres aurait dû servi dans le même rôle. Il y a deux ans, cette même recette de crème s’est conservé au frigo pendant 3 jours au frigo sans problème. Il n’y aura plus de tentatives cette année, mais je n’ai aucune idée de comment régler ce cauchemar.

Reconnaissant

J’espérais écrire sur mon prochain livre de Guy-Rogert Duvert aujourd’hui, mais on (tousse, tousse — mes parents — tousse, tousse)* a acheté un nouvel ordinateur et m’a demandé de l’aide pour tout installer. J’y ai passé plusieurs heures en disant des trucs comme « Nan, mais sérieusement, vous ne pouvez pas choisir le bon pays quand il est déjà sélectionné et il ne faut que cliquer « OK » ? » « Oh, mais tu as grandi avec tout ça et c’est tout écrit en grec ! En greeeeeeeec ! » Parmi mes nombreuses plaintes, c’est que beaucoup de monde s’effondrent devant les ordinateurs bien que tout soit écrit dans un anglais pas trop compliqué.

*(Il doit y avoir une façon de faire semblant de tousser en disant la vérité à basse voix. Si je l’ai ratée, dites-le-moi.)

Bon, vous êtes tous excusés. Bill Gates aurait dû penser à traduire ces trucs en français. Je serais certainement plus compréhensif si l’ordinateur parlait en français. J’avoue que j’ai pensé — brièvement, mais j’y ai certainement pensé — à faire une farce en installant un clavier français.

Je sais ce que vous pensez en ce moment. « Justin, c’est pas cool. Les deux ont plus de 77 ans chacun. » Alors je vais vous raconter une histoire 100 % vraie qui m’est venue cet été. Mon père avait en quelque sorte réussi à changer la langue de son navigateur sur son portable en arabe. « Oh, le portable a fait ça tout seul, j’ai rien fait ! » Ouais, ouais, je sais. Je ne peux pas lire arabe et je n’utilise aucun appareil Android non plus — mais je l’ai réglé. Tout ce que j’ai fait était de chercher des captures d’écran en anglais et les suivre jusqu’à ce que j’aie trouvé les bons paramètres. Aucune école ne m’a enseigné ça ! C’était un peu comme la première fois où j’ai commandé des trucs à la FNAC — 3 mois après ma première leçon de français mais on a oublié de me dire que j’étais censé avoir peur.

Mais tout ça n’a rien à voir avec mon sujet du jour, étant juste pourquoi j’ai raté mes plans. Je vais juste vous parler brièvement de ma livraison d’un certain cadeau ce soir. Celui-ci :

Au fait, voici les bonbons dont j’essayais de copier l’apparence et le goût tous les deux. De tous les bonbons industriels, ce sont parmi mes préférés.

Andes Mints, Photo par Evan-Amos, Domaine public

J’ai fait quelque chose qui m’a fait peur. Avant d’y arriver, j’ai envoyé un texto à madame pour vérifier si on était là pour les recevoir. J’aurais préféré l’envoyer à monsieur, mais son numéro n’apparaît pas dans l’annuaire. Si vous avez bien compris mon post d’hier, je voulais éviter un malentendu. Ce serait tout ce dont j’ai besoin ; bienvenue à la paranoïa à la sauce américaine. Pas armoricaine cette fois.

De toute façon, elle me semblait s’être attendu à ce que je fasse une telle chose. G, si tu me lis et je ne le savais pas, bonjour ! Mais elle était ravi de les recevoir, et a répété qu’il me faudrait faire ça professionnellement. Ça me fait chaud au cœur. (Ma colonne vertébrale et la douleur qui m’empêche de dormir rendent cette idée impossible, mais j’aime l’entendre.) Vraiment, je ne pourrais pas demander un meilleur cadeau.

Un cactus pour Noël

J’étais chez mon resto mexicain préféré aujourd’hui, Rodrigo’s. Si on me rend visite, ce n’est pas celui que je choisirais — la nourriture n’a rien de spécial, mais le service est excellent, surtout pour le prix. C’est où je lis Le Canard enchaîné la plupart du temps, car il m’amuse de le faire dans un resto où la carte est en espagnol. Mais je voulais le visiter avant Noël pour acheter une carte de cadeau — pour moi-même. Ça vaut 20 % de plus, et j’y vais assez souvent. De toute façon, voici la décoration à l’entrée :

Oui, un cactus avec toutes ses épines. Il y a aussi des sapins ici, mais aujourd’hui, il me semblait être une métaphore. Désolé, mais solstice ou pas, c’est la saison où je déprime. Il fait noir et froid, et la pire partie, seul.

Par hasard, j’ai vu plusieurs choses aujourd’hui qui sont pertinentes. D’abord, un ami m’a envoyé ce tweet sur la catastrophe qui est la vie sociale aux États-Unis :

C’est comment les couples se rencontrent ici. La ligne rouge, c’est les applis de rencontre. Quant au reste — vous pouvez voir que presque toute interaction est considérée un risque. Et selon un sondage par notre magazine d’économique le plus réputé, Forbes, c’est encore pire en 2023 — pour les hommes 75 % de relations n’arrivent que sur les applis (pour les femmes 66 %).

Mais ça ne marche pas du tout pour la grande majorité. Quand notre plus grande appli de ce genre, Match, demandait des infos sur son salaire, de nombreuses études ont découvert que plus de 50 % des femmes sur l’appli ne regarderaient que le top 1 % de salaires. (Ils l’ont donc arrêté.) En plus, d’autres études montrent que ça réduit le tout à un catalogue — tout le monde, des deux genres, vérifie les profils et si même une chose ne le convient, allez-vous-en ! (C’est plus compliqué que ça ; il y a des hommes qui ont tendance à écrire à tout le monde car personne ne répond.)

Puis, une connaissance sur Twitter a posté un fil par une française expatriée aux États-Unis :

Il y a une raison pour laquelle j’aime traîner avec des expatriés, au-delà de pratiquer la langue. Ils font des comparaisons, et je les trouve intéressantes. Bien sûr, si l’on a choisi de déménager comme ça, il est fort probable que l’on préfère le nouvel endroit, et je suis bien au courant de ça.

Puis-je dire qu’apparemment, l’herbe est toujours plus verte ailleurs ? Je ne vais convaincre Mme Lafont-Grave de rien, mais il y a des entreprises ici — dont Facebook (lien en anglais) — où si on demande un rendez-vous à un collègue deux fois, on sera viré. Je ne sais pas quels sont les problèmes en France à cet égard, mais je ne crois pas que nous ayons la bonne réponse !

Alors, la boulette du début de l’année ? Après plusieurs belles conversations avec un membre de l’OCA pendant nos séances de films, je lui ai envoyé une demande d’ajoute sur Facebook. Je ne m’attendais pas du tout à la colère qui a résulté. La pirouette pour tourner le dos était impressionnante. Je suppose qu’elle l’a crue une tentative de draguer, mais nous n’avions eu aucune conversation comme ça. Je ne la croyais pas grand-chose, mais j’avais tort. C’est pourquoi j’ai adopté une règle hyper-américaine pour mes interviews — pas de vidéo — afin que personne ne puisse dire que quelque chose n’est pas allé. Je ne plaisante même pas un peu.

Je vous ai dit hier que j’allais faire quelque chose pour la personne qui m’a laissé ce compliment inattendu. Hier soir, j’ai fait des macarons au chocolat et à la menthe (d’après un bonbon bien aimé ici, les Andes) ; je les livrerai à elle et son mari ce soir. J’espère que ce ne sera pas une autre boulette. J’aimerais juste ne pas être un cactus pour Noël.

Compliment

Je n’ai pas l’habitude d’écrire plus qu’une fois par jour, mais ça VIENT d’arriver, et il me fait pleurer. C’est un commentaire en réponse à une question dans un groupe privé pour l’Orange County Accueil.

Si vous saviez à quel point je ne me sentais jamais apprécié pour mes efforts en cuisine pendant une certaine vie d’avant… disons qu’il y aura une récompense pour ce témoignage inattendu.

Les papillotes Révillon

Il y a des semaines, j’ai fait des achats chez myPanier. Parmi mes achats était un paquet de papillotes du chocolatier Révillon :

La Fille l’a ouvert avant que je ne puisse prendre une photo du sac, alors j’ai fait ce que je pouvais. Mais je ne m’en plains pas ; elle a des notes parfaites pour terminer le semestre, et elle se couche toujours au bon temps sans plaintes. Si ceci est mon idée d’un problème, je suis effectivement très chanceux en tant que père.

Mais pour avoir le droit d’écrire cet article, j’ai dû me faire souffrir. Voici le dîner qui l’a précédé :

Je ne sais pas ce qui est pire : la salade en soi, ou le fait que le prix ait flambé de 8 $ jusqu’à 10,29 $ ce mois, car le SMIC juste pour les ouvriers aux restos rapides va hausser à 20 $/heure en avril, bien qu’il vienne de hauser à 15 $ au début de l’année. Je vous laisse à en tirer vos propres conclusions.

([Ici Descarottes. DITES-LEUR TOUTE LA VÉRITÉ. Vous avez mangé quoi exactement avec La Fille pour fêter son concert d’hiver la veille ? MONTREZ-LE-LEUR !])

Ben, il gagne. Nous avons emporté des tartes individuelles de chez Moulin :

Je vais vous dire la vérité. Ils sont plus doués que moi quant à la décoration. Ce n’est pas proche. Mais la mienne est aussi bonne que la leur. Et je sais que chaque membre de mon groupe de tarot le sait aussi. Désolé, mais si je ne peux pas me vanter un peu sur mon propre blog, où puis-je ? ([Nulle part. — Mon ex])

Alors, qu’est-ce que l’on trouve au-dedans ? Beaucoup de ces petits joyaux :

J’adore l’emballage. Dans ce sac, on y trouve plusieurs sortes de bonbon, dont ces deux :

Les deux sont fourrés également de praliné, mais à gauche avec des éclats de noisette, et à droite avec des éclats de biscuit. Il y a une troisième sorte, sans éclats de n’importe quoi, mais…euh…elle a tout disparu avant les photos.

Avec les chocolats, on trouve de petits papiers avec des citations :

Si celle de Napoléon avait été « Impossible n’est pas français », je serais déjà sorti pour trouver le bon cadre. (Non, je n’imprimerais pas une telle chose moi-même. En ce qui concerne l’art, la provenance est toute. Marcel Duchamp le comprenait.)

J’étais surpris à trouver d’autres personnages cités :

Vous connaissez William Cowper ? Il était poète britannique du XVIIIe siècle. La première partie de sa citation est en fait une expression courante jusqu’à nos jours, mais je vous promets que personne ici ne sait qui l’a dite !

Alors, que penser finalement des Révillon ? D’une part, ces chocolats comblent exactement l’écart dont j’avais envie dans les chocolats français — un niveau de qualité plus haut que Nestlé, mais pas à la hauteur de Pierre Marcolini ou La Maison du Chocolat. Ils me rappellent parfaitement nos bonbons See’s, et je serais fier de les garder dans un bol pour mes invités (imaginaires). D’autre part, bien que le rapport qualité prix en France soit super7,49 € le sac chez Carrefour en ce moment (et le 2ème à -50 % !), j’ai payé 20 $, soit environ 18 €. Ce serait 51 €/kg, beaucoup mieux que La Maison du Chocolat à 150 €/kg, mais à ce prix, on peut avoir des tablettes de Bonnat en France, et on est à une vache près de Michel Cluizel. Je n’y arrive pas, du moins pas en Californie.

Pourtant, avec le flambé de nos prix — See’s coûte environ 58 €/kg maintenant (c’était 42 en 2022 !) — peut-être que je regarde cette situation de mauvaise façon. Je ne m’habitue toujours pas à la catastrophe des 2 dernières années et je ne pense pas à See’s comme le produit de luxe qu’il est devenu. Acheter Révillon en France est un très bon rapport qualité prix. En Californie, tout est autre chose !

Merrrrr…ci, les Postes ?

J’ai une mise à jour sur mon colis d’il y a trois semaines. Il a été livré samedi. Je ne l’ai guère reconnu !

Édité pour supprimer tout code à barre et adresse

J’ai tiré la photo ci-dessus d’un post de mon amie, et évidemment, je voulais supprimer tout ce qui n’était pas le colis lui-même. Je n’ai pas arrivé à supprimer la « décoration », mais laisser tomber.

Il est recouvert partout avec des rubans adhésifs de La Poste, plusieurs élastiques, ainsi qu’un auto-collant rouge (en haut) qui dit « Colis reconditionné par La Poste ». Euh, d’accord, La Poste a certainement fait des changements.

D’une part, le colis est arrivé tout court. Je suppose que je suis censé me sentir reconnaissant. D’autre part, pour 78 $, environ 71 € en ce moment, non, je ne suis pas content. Du tout.

Mon amie m’a dit que le colis a évidemment été ouvert. Mais il est aussi arrivé bien mouillé — il y a eu une carte de vœux au-dedans, écrit par ma fille pour les filles de la famille, une lettre de ma part, ainsi qu’une carte postale que j’ai raté envoyer de Paris en été. Toutes les écritures étaient dans une enveloppe, mais ont fini par être bien mouillées. Il n’a pas plu ce jour-là, ni la veille, donc pas d’excuses.

Je ne suis pas sûr de qui blâmer pour le mauvais état du colis. L’eau, c’est à votre côté. Mais les autres dégâts ? Dites-donc, il n’y a aucune agence gouvernementale à laquelle je fais moins confiance que notre Poste, alors je suis bien prêt à les blâmer. En fait, même si on m’offre

Ils y a des différences entre les détails de suivi aux deux côtés. D’abord, voici ce qui m’a dit La Poste :

Le 14, le colis a subi un « incident », hein ? Quel incident ? Genre « Maurice a mangé tout le ChocoSui’s » ou genre « On a coupé l’électricité à Jurassic Park et les dinosaures sont en roue libre » ? Y’a une petite différence, N’EST-CE PAS ?

Le soi-disant US Postal « Service » offre plus et moins de détails en même temps :

On apprend que le 12 décembre, le colis a passé par « Wissous B Colis ». Selon un article que j’ai trouvé, c’est le plus grand centre de tri de toute la France. Le 14, jour de l’incident sans nom, on apprend seulement qu’il a été tenu dans une « office de livraison ». Il y a beaucoup plus de notes ; or, il n’y a pas plus de détails utiles. Mais ils ont du recevoir ces notes de La Poste ; votre « service » sait beaucoup plus sur l’état de vos colis qu’il vous en mentionne.

Ce que je voulais plus que tout, c’était que les filles reçoivent leurs sucettes, le mari reçoive son mazapan de cacahuètes, et mon amie reçoive ses tablettes de chocolat chaud Ibarra, la meilleure boisson au monde entier. J’ai réussi ces buts. Mais La Fille a passé une bonne heure pour faire des dessins pour sa carte, et tous ces efforts n’ont servi à rien. Je suis franchement déçu, et pour cette quantité d’argent, oui, je m’en veux aux deux.

Au moins il n’y avait pas d’impôts :

Le magazine à la sauce IA

Fin novembre, l’excellente Graine de Sable a publié un poème sur choisir un calendrier pour le nouvel an. Ça fait presque 20 ans depuis la dernière fois où j’ai eu un calendrier imprimé, les ayant abandonné depuis longtemps pour un PalmPilot, puis un BlackBerry, puis des iPhones. Mais ce qui a attiré mon attention — et je vous avais dit que j’allais écrire sur le sujet — était cette strophe :

L’autre jour au centre commercial,
J’ai scanné avec une molle curiosité les étalages :
les filles de Sports illustrated et les autres maillots de bain
suivies par les Chippendales, les pompiers sexy –
J’essaye de visualiser l’effet sur le mur de ma cuisine

J’étais bien surpris à voir le nom « Sports Illustrated » dans un poème en français — je doute que personne ne le reconnaisse au-delà des expatriés aux États-Unis ou des américains de naissance. (Au fait, il m’amuse que Graine de Sable a mis l’adjectif du titre en minuscule, selon la façon française, plutôt que garder son majuscule.)

Mais avant, une petite anecdote sur mes vieux calendriers. Quand j’étais jeune, j’aimais avoir des calendriers dits « page-a-day » (une page par jour). Une année, c’était des dessins de Garfield ; une autre, de Dilbert. Mais au lycée, je suis tombé sur un calendrier dit « Les secrets de victoire d’Attila le Hun » et c’est comment j’ai passé 1993.

Je sais que vous êtes certain que je plaisante. Que je mens. C’est ridicule. Mais je viens de trouver une copie sur eBay — ne me croyez jamais sur parole, mais je vous apporte toujours des preuves !

Capture d’écran

C’était complètement décevant. À partir d’un livre d’affaires, la grande majorité desquels racontent des histoires stupides avec des métaphores poussées au-delà de tout sens. Les « secrets » n’étaient que des commerces genre « Aucun Hun n’a jamais gagné une bataille seul, mais toujours en équipe. » Rien à voir avec le vrai Attila.

Alors, Sports Illustrated, ou comme on dit ici, SI. Pendant des décennies, c’était un magazine prestigieux, avec des journalistes célèbres parmi ses employés. Vous ne connaissez pas les noms Frank Deford ou Rick Reilly, mais ils étaient considérés des écrivains de qualité. Mais franchement, même à l’époque, personne ne croyait que l’on lisait SI pour leurs articles. Les abonnés étaient là pour un numéro annuel, le « Swimsuit Issue » (Numéro de Maillots de bain).

Rien à voir avec la natation, c’était le numéro pour les hommes dont leurs femmes ne supporteraient pas un abonnement à Playboy. Voici la toute première couverture de 1964 :

Couverture de SI, ©️Time Warner, Publié sous le droit d’usage raisonnable aux É-U

Jusqu’aux années 00, c’était habituellement le cas que cette couverture serait réservée aux mannequins dites « supermodels », jamais aux athlètes qui sont les sujets typiques du magazine. Mais à cause d’Internet, et les sites…euh…gratuits, si vous me suivez, s’abonner à un magazine pour ce genre de chose est devenu de moins en moins rentable. Mais vous avez sûrement maintenant la référence — le calendrier de Sports Illustrated était bien dans ce genre de photo.

« Mais Justin », vous me dites, « tout ça n’a rien à voir avec l’IA, sauf peut-être que l’on peut maintenant produire de telles photos de cette manière ». C’est vrai. Or, leur scandale avec ça est bien plus choquant. Je vous ai dit en haut qu’avant, ils avaient de bons écrivains. Pas plus.

Littéralement la veille de la publication du poème de Graine de Sable, un site américain, Futurism, a publié un article (lien en anglais) intitulé « Sports Illustrated publia des articles par de faux écrivains, générés par de l’IA ». Il s’est avéré que leurs critiques de produits (catégorie d’article qui n’existait jamais dans le magazine quand il était bon) étaient toutes attribuées à des écrivains avec de fausses biographies et des photos du visage en vente sur le site d’une autre entreprise qui les crée avec de l’IA. Et les articles disaient des bêtises comme « c’est difficile à apprendre à jouer au volley-ball, surtout quand on n’a pas de ballon pour pratiquer ».

Plus que Futurism essayait de vérifier l’existence d’écrivains sur d’autres sites appartenant aux mêmes propriétaires, plus il a trouvé la même chose — sur TheStreet, consacré aux investissements, et sur Men’s Journal, comme le Journal des Femmes, mais pour les hommes.

Lundi, The Arena Group, le propriétaire de ces magazines, a remercié son PDG (lien en anglais). Un si grand merci qu’il a pris effet immédiatement.

Et si je vous disais qu’un ami m’avait suggéré de lancer la balado avec un logiciel de synthèse vocale ? C’est vrai, mais il a complètement raté le but de parler pour moi-même ! Si seulement quelqu’un chez SI avait compris que les vrais lecteurs voulaient la même chose.

Le dîner de Noël 2023

Vous souvenez-vous de la dernière fois où j’ai parlé d’une activité chez l’Alliance française ? Moi non plus. J’ai dû fouiller dans mes archives pour découvrir que ça fait un an entier depuis mon dernier cours chez eux, le croque-monsieur. Il n’y a plus de cours de cuisine ni de musique chez eux, hélas. Je me demande s’il est logique de renouveler mon inscription pour le nouvel an. Mais ce soir, j’étais encore une fois à Bouillon, le resto de Moulin, pour leur dîner de Noël (2021, 2022).

Il y avait une quarantaine de gens cette fois, et comme les deux autres fois, avec un grand groupe, on a eu une petite carte :

J’ai commencé avec le saumon fumé. J’ai oublié de prendre une photo avant de tout assembler. Le saumon avait été étalé sur l’assiette, et les autres choses étaient bien rangées. Oups.

La truite amandine était la meilleure partie du repas. J’étais un peu surpris — est-il habituel de servir un tel plat avec les amandes au-dessus de la peau du poisson ? Ce n’était pas grand-chose, mais inattendu.

Les profiteroles étaient décevantes. Les choux, bons, mais la glace à la vanille ? Comme un glaçon ! Je crois que c’était ce que l’on appelait « ice milk » aux États-Unis — une version de la crème glacée sans assez de matière grasse pour être vendue sous le nom « ice cream » (la traduction littérale de crème glacée). Ice milk est un produit bas de gamme et pas digne d’un resto aussi bon que Moulin. (En écrivant ce post, je viens d’apprendre qu’un changement dans nos lois permet l’ancien ice milk d’être vendu sous les noms « low-fat » — faible en gras — ou « nonfat » — sans gras. Les États-Unis, pays de la crème glacée écrémée, tout le monde !)

Je ne connaissais pas du tout mes voisins à table, et l’une d’entre eux était trop occupée par des SMS pour participer à la conversation. J’aurais tellement préféré m’asseoir à côté de mon ancienne prof de musique, mais elle est arrivée après moi. (Elle enseigne la langue, mais pas plus la musique.)

Il me faudra prendre une décision d’ici fin décembre : renouveler ou pas ? D’une part, je dois beaucoup à l’Alliance française pour 2021 — mon amour de la chanson française est grâce à leurs cours, et j’ai appris pas mal de choses en cuisine avec eux. D’autre part, même pas une seule activité chez eux toute l’année ? Je ne sais plus. Je peux toujours participer sans m’inscrire, mais je sais qu’ils se débrouillent avec un budget de « lacet de chaussure », comme on dit en anglais. (Mon dictionnaire Oxford le rend « budget de misère.) Ce qui est certain, c’est qu’il y a très peu d’associations ici qui méritent autant d’être soutenues.

Cauchemar

Je suis en train de préparer mon dîner pour la Somme. Par rapport à tous les autres, celui-ci exige la moins de recherches, pour des raisons que j’expliquerai dans le bon post. (Non, mon ami ne m’a pas donné les recettes.) Mais il me fait quand même des cauchemars, comme j’en fais de plus en plus.

Il y a plusieurs genres de commentaires que je reçois sur ce que je fais ici. La plupart sont très gentils, plus que je mérite, honnêtement, et je les apprécie beaucoup.

Parfois je reçois des commentaires pour me dire que j’ai raté quelque chose, et je les apprécie aussi. Celui en bas répond à un lien que j’ai donné pour mon dîner ardéchois :

Vu la date vous pouvez voir que je n’oublie rien. Ce n’est pas une raison pour ne pas me dire si j’ai fait une erreur ! Je dois souvent deviner certains détails car il n’y a pas de mamie à la maison.

À propos des mamies, un petit détour. Ni l’une ni l’autre des miennes était cuisinière. Le seul souvenir que j’ai de ma grande-mère maternelle à cet égard est plutôt drôle. Vous souvenez-vous des télévisions avant les LED ? Les gross tubes cathodiques ? Ils devenaient plutôt chauds avec assez de temps. Alors, une fois où je restais chez ma grande-mère, elle m’a montré son astuce pour réchauffer un dessert surgelé. Elle l’a mis au-dessus de la télé, on a commencé à regarder quel que ce soit, et une demi-heure plus tard, hop ! Le dessert était prêt !

Ben, personne ne va jamais me déranger avec ce genre de commentaire. Plus énervants sont ceux qui me disent qu’ils auraient préféré que j’aie choisi différemment, comme s’ils étaient là pour m’aider à planifier :

Ça, c’était en réponse à des exemples que j’ai offerts sur Quora. Elle s’est plainte que « La plupart de ceux-ci sont des desserts, pas de plats. » (J’ai proposé deux plats principaux et deux desserts en réponse à la question « Est-ce que la France a de la cuisine quotidienne, à part la haute cuisine ? » (C’est ma traduction.) Bof, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, quel que l’on fasse.

Ce ne sont pas ceux qui font les cauchemars. Je ne veux impliquer personne, mais je vous raconterai mon cauchemar d’hier soir, car je m’en souviens. J’avais eu une conversation sur Instagram qui l’a certainement provoqué, mais pour être clair, la grande majorité de ce qui suit vient de mon imagination trop active :

mar_ie.cyber21 : « Vous avez complètement raté le ragoût de veau de Nullepart-Saint-Bernard, Justin. »

Moi : « Bon, je vous écoute. »

mar_ie.cyber21 : « On est d’accord qu’il faut le servir sur une belle tranche de pain rassis, n’est-ce pas ? »

Moi : « Mais oui, il faut dessécher une baguette de Trou-sous-Terre pour ça. Comme je ne vis pas dans la bonne région pour aller dans la seule et unique boulangerie qui la vend, j’en ai fait une. La recette est sur le blog.

mar_ie.cyber21 : Et c’est ça le problème. Vous avez plutôt fabriqué une baguette de Trou-EN-Terre, qui n’a rien à voir avec l’autre.

Moi : Mais sûrement vous plaisantez. Les deux ont la même liste d’ingrédients : de la farine, de l’eau, du sel, de la levure boulangère…et l’aile d’une mouche qui doit être cueillie à exactement 3h47 du matin. J’ai même fait le calcul pour compenser les effets de la gravité sur le décalage horaire. Quelle est la différence ?

mar_ie.cyber21 : Bon, vous avez clairement raté vos devoirs. L’aile doit être ajoutée à la farine pour la baguette de Trou-sous-Terre. Par contre, pour la baguette de Trou-en-Terre, il faut d’abord mettre la farine dans le bol, PUIS ajouter l’aile ! C’est tout autre chose, et seulement un étranger ne se soucie pas de la différence ! Et en plus, la frontière de deux départements les séparent, alors c’est du mauvais département !

Il y a un morceau de ce que l’on m’a vraiment dit là-dedans. Mais juste un échantillon, vraiment.

Pourtant, tout ça est à partir d’un vrai cauchemar que j’ai fait. Je sais que je suis un peu hyper-sensible ([COMME c’est un faux ami avec l’anglais ! — Mon ex]), mais je vous jure — je me suis réveillé hier en disant, « Je suis désolé ! »

(Photo de couverture : « Their Nightmare » (Leur cauchemar), par C.J. Taylor, 1895, Domaine public)