Connaissez-vous l’expression anglophone « sauter de la poêle au feu » ? J’ai cherché Les Dédexpressions pour un équivalent, mais pas de résultat. C’est-à-dire que l’on passe de pire en pire, avec la hausse des températures. Et le jour de notre visite à Chantilly, j’ai passé de la (crème de) Chantilly froide pour finir dans la soupe (une autre expression anglophone qui exprime la même idée).
Le jour a mal commencè n de nos billets « Paris Visite » s’est démagnétisé, alors j’ai dû patienter en faisant la queue à la Gare du Nord. On va parler plus de cette expérience autre fois. On n’a atteint Chantilly que vers 13h. Oups.
En s’approchant du Château, souffle coupé — garantit :



Nos billets ont compris un spectacle de chevaux vers 14h30. Chantilly a des Grandes Écuries spectaculaires. Mais aussi deux restos où il faut réserver une table par téléphone bien à l’avance. J’ai…euh…raté ça dans mes recherches. Nous avons marché partout au château en découvrant ça, et à 14h nous nous sommes retrouvés devant le seul café du château sans besoin de réservations, celui des Écuries — aussi sans ce qu’on appelle en français « du stock ». Je vous rassure, mon père et ma fille n’étaient pas contents de moi. Voici notre choix :

Ouais. Un cookie pour chacun de nous avant de passer par la piste de dressage pour entrer dans la salle de spectacle. Et je dois vous dire, c’était une salle impressionnant :



Je n’ai pas de photos du spectacle lui-même car c’était interdit. Il y a des fois où « j’oublie » que j’avais entendu une telle chose, mais si j’avais fait mal à un cheval, je ne me serais jamais pardonné.
Après le spectacle, nous sommes revenus dans le château. Il y avait une exposition d’art italien :

Désolé, mais nous n’avons pas vu « L’Ingres ». Mais après l’art italien, j’avais hâte de visiter la collection de manuscrits. Je rêve depuis mes 15 ans d’y aller pour voir « Les Très Riches Heures du Duc du Berry », mon œuvre d’art préféré au monde entier depuis le lycée ! Ai-je mentionné avant qu’ils ne montrent qu’une copie au public ? Non ? Peut-être que c’est parce que je ne le savais pas jusqu’au moment où j’ai demandé à la madame au guichet où trouver les manuscrits.
<Imaginez un ballon qui se dégonfle ici.>
Voici quand même des images de la bibliothèque, dont le faux « Très Riches Heures » :


Voudriez-vous plus d’un tour ? À vos souhaits !
L’intérieur du château est impressionnant — c’est pas Versailles ici (comme cette expression me manquait !), mais pour sa plus petite taille, il y a quand même beaucoup d’œuvres d’art magnifiques. Le château a sa propre Galerie de Batailles, toute comme Versailles, mais liée aux seigneurs du château :

Il y a de nombreux tableaux exceptionnels :
N’oubliez pas, nous sommes dans la maison de François Vatel, qui a vulgarisé — mais probablement pas inventé – la crème Chantilly. On y trouve donc une belle sélection de menus de partout dans l’histoire du château :


Mais quittant Chantilly était un boulot. Nous sommes revenus au même arrêt de bus où nous sommes descendus plus tôt. Un bus est enfin arrivé mais le conducteur m’a dit de l’attendre de l’autre côté de la rue. Nous avons commencé à attendre. 10 minutes passent. 20 minutes. Un couple arrive et commence à patienter avec nous. Je parle avec eux. Mon père et ma fille ne comprennent rien. 30 minutes. 40 minutes. L’horaire ne mentionne aucun temps, pour être honnête. 50 minutes. Le couple m’offre leurs excuses en faisant du stop. 1 heure. Le bus arrive !
Nous arrivons à la gare et devinez qui je vois sur le quai ? Le couple qui vient de nous quitter. La femme me dit « Tant mieux pour vous, le train arrive dans 2 minutes ! » Elle a raison.
Il est 19h30 quand nous arrivons à la Gare du Nord. Seulement des cookies pour manger, vous souvenez-vous ? Je dis « Dites donc, allons au Bouillon Chartier, recommandé par Roz de La Bibliothèque Roz, quand nous nous sommes retrouvés avant d’aller à Versailles ! » Nous allons au bouillon près de la Tour Montparnasse. Nous faisons la queue pendant presque 1h. La Fille reste de bon humeur, mais mon père est bien prêt à m’étouffer.


Puis, on a commandé. Peut-être que les deux se sentaient comme il leur fallait me donner cette opportunité, car la veille, on avait fini chez McDo. Mais disons que moi, j’ai aimé mon bœuf bourguignon et que vous, vous serez heureux sans connaître leurs avis.

Nous sommes rentrés tard ce soir-là. Vers 22h30. Ce que m’a gagné encore plus d’affection de ma famille. Mais laisser tomber. J’ai toujours deux jours d’histoires pour vous raconter.





























































































































