Archives pour la catégorie Non classé

À quelques pas d’une star

J’ai dû aller à Los Angeles hier, sans avertissement, parce que ma mère a eu besoin d’aller dans une FREAKING pharmacie. Je suis vraiment pas content, au cas où ce ne serait pas clair. La pharmacie en question est à 84 km de chez moi, à Beverly Hills.

« Mais Justin », vous me dites « sûrement il doit y avoir une centaine de pharmacies entre les deux endroits. Peut-être deux cent ou plus, même. Que diable ? Pourquoi est-ce qu’il fallait aller si freaking loin ? » Ah, c’est une bonne question — et quand vous entendez la réponse, vous comprendrez absolument d’où les anglicismes énervés.

Comme vous pouvez imaginer, j’ai hérité la diabète. Mes deux grands-parents maternels avaient ce don indésirable, ma mère l’a ; j’allais devoir vivre comme un saint pour ne pas finir par tomber malade comme ça moi-même. ([Et il est loin de ça. — Mon ex]) Mais moi, je fais quand même des efforts : du sport, des salades, etc. Je ne dirai rien sur personne au-delà de moi, compris ? Disons qu’elle prend un médicament dont je n’en ai pas besoin, Ozempic.

Mais les fatsos… euh, mes concitoyens bien connus pour être trop gros… ont découvert qu’Ozempic marche hyper-bien pour aider à perdre du poids. Alors beaucoup de docteurs donnent des ordonnances pour ce truc à leurs patients trop gros, au point où les diabétiques galèrent pour le trouver n’importe où. Il s’est donc avéré hier qu’elle ne pouvait trouver ce médicament nulle part plus proche de chez nous. (Mes parents vivent beaucoup trop proche de chez moi ; je dis ça, je dis rien.)

Cependant, à 75 ans, ma mère ne veut pas se conduire à LA toute seule. C’était donc à moi de faire cet aller-retour de 5 heures en voiture. J’aimerais bien que mon frère aide avec ce genre de chose, mais il habite beaucoup trop loin. Ne me laissez pas dire plus sur ce sujet amer. De toute façon…

Vu que nous étions à Beverly Hills, nous sommes passés par un resto dit un « delicatessen », ou « deli », mot pour lequel mon dictionnaire Oxford ne donne que « restaurant-traiteur ». Mais ça n’explique pas du tout de quoi il s’agit.

Les delis sont fortement liés à la culture juive, même s’il est rarement le cas qu’ils soient casher. On trouve souvent du porc sur leurs cartes, mais ils servent de la charcuterie selon les traditions de l’Europe de l’Est, souvent en forme de sandwichs avec du pain de seigle. Il est de plus en plus rare de trouver ce genre de nourriture à la Côte Ouest, mais tout ce que je peux dire sur le sujet me ferait des problèmes si un anglophone le lisait.

Alors, nous étions chez « Nate’n Al’s« , le seul deli à Beverly Hills. Voici l’extérieur :

J’ai commandé un sandwich de rôti de bœuf, ou comme on dit en anglais « roast beef ». C’est le seul genre de chose que j’aime dans les delis, mais je l’adore. Et non, on ne peut trouver ce genre de cuisine nulle part près de chez moi.

Quand on va dans un tel resto, on peut acheter presque tous les ingrédients à emporter : la charcuterie, les « salades » à base de mayonnaise (on parle de « macaroni salad » ou « potato salad », mais bien qu’elles contiennent certainement des pâtes ou des pommes de terre, elles n’ont rien à voir avec des salades).

Il y a des desserts, mais les seuls desserts qui m’intéressent au monde entier viennent soit de la France soit de l’Italie, sauf pour UNE CHOSE de l’Angleterre :

Il y a toujours des pains disponibles dans de tels restos :

« Justin », vous me dites, « votre gros-titre est menteur. Vous étiez à Beverly Hills, mais on ne voit personne. » Ah oui, mais j’ai gardé une photo pour la fin. Assis à la table juste derrière moi était Jason Alexander, mieux connu chez moi en tant que la voix de Duckman, et chez vous en tant qu’acteur dans la série Seinfeld :

M. Alexander est le chauve à droite

J’ai pris cette photo avec le téléobjectif de mon portable, debout à l’entrée, pas assis à ma table. J’ai décidé de faire ça car personne ne lui dérangeait, et je n’avais aucune envie d’être le seul. Même les stars, sauf Harry et Meghan, méritent des vies privées. Mais c’était bel et bien lui, et j’ai clairement entendu sa voix très distinctive pour le confirmer.

Dune : Deuxième partie

Attention : divulgâcheurs suivent

Au cas où le français québécois ne vous parlerait pas, on va discuter le film de Denis Villeneuve qui vient de sortir. Je mets un bloc « lire la suite » après la photo afin que vous puissiez sortir maintenant si ça vous dérange.

Lire la suite →

Pour attraper un brouteur

Langue de Molière est reportée aujourd’hui pour vous présenter un coup d’Un Coup de Foudre très spécial. Si ce billet n’est pas le truc le plus drôle que vous ayez lu chez moi, je vous rembourserai personnellement chaque centime de votre abonnement. Je suis aussi généreux que l’Oncle Picsou. Je ne demande pas souvent que vous partagez un billet, mais je crois que celui-ci mérite de l’attention.

À moins que vous ne m’ayez rejoint très récemment, vous m’avez sûrement entendu parler de mon guide aux brouteurs. Je ne suis pas un génie de la chasse aux brouteurs comme Méta-Brouteur, mais quand je vous dis qu’ils recherchent mon guide plus que n’importe quel article du blog, ce n’est rien que la vérité. Alors quand j’ai reçu cette demande hier après-midi :

j’ai tout de suite écrit sur Facebook :

On voit déjà que le profil est un escroc — le « coucou » d’une tout inconnue, la jolie photo d’une femme qui n’a que la moitié de mon âge, la précision d’une région (détail rarement trouvé dans les profils des vrais Français — et souvent la mauvaise région pour la ville, mais la bonne ici). En plus, il n’y avait aucun post dans le profil, une alerte rouge. Que j’aie trouvé la plupart de ses paroles en ligne, c’est la cerise sur le gâteau.

Je commence ma réponse avec un avertissement que je suis bien au courant que je parle avec une inconnue :

Je suis honnête, même en parlant avec une telle personne. Mais ça peut changer si vous êtes fausse avec moi, « Coralie ». Et vous m’avez déjà laissé des indices — « tu était » et « faire plus ample connaissance ». Personne dans l’Hexagone ne dit ce dernier. En revanche, la page de Pierre Hermé, hein ? Je le prends en compte pour plus tard.

Vous ne perdez pas de temps, hein ? (La moitié de ce texte se trouve ici.) Ce mur de texte est aussi apparu plutôt vite par rapport à sa longueur. C’est le temps de mettre un petit hameçon dans les eaux :

Désolé, La Fille. Quant au cirque, quand Mon Ex avait toujours un sens de l’humour, lorsqu’elle était stressée, elle dirait qu’elle voulait tout laisser tomber et rejoindre le cirque. Ça ne dérange pas notre Coralie !

J’adore le petit aperçu de jalousie ! Il faut leur faire sentir spécial !

Je plaisante, mais…il m’étonne combien de françaises déjà mariées se trouvent parmi mes amies. Je n’avais rien préparé à l’avance ; sinon, j’aurais omis « Nan, je plaisante », pour voir la réaction. De toute façon, un mur de texte apparaît trop vite encore une fois :

Savez-vous quel est le problème avec ce genre de texte ? Aucune femme ne parle comme ça ! (OK, juste celle-ci sur MoiPourToi, d’où ce texte — et elle dit qu’elle vivrait à Abidjan ! HMMM.) Au moins, je ne l’ai jamais entendu. Mais je trouve ça trop. Plus de subtilité, « Coralie » ! Perso, j’ai ma propre boîte à outils — et je vais la gaspiller pour un type. Je me dégoûte.

La pire chose, c’est que monsieur pense probablement que c’est autant un escroc que ses photos — et ce ne l’est pas du tout !

Ne lisez pas tout ce mur de texte. Mais sachez que je ne réagirais jamais de même façon à quelqu’une qui m’a dit les mêmes choses en toute sincérité :

Encore une fois, une histoire à pleurer, au moins si elle n’est pas venue du même profil MoiPourToi que celle en haut :

Dites-donc, « elle » est en Basse-Normandie ! J’ai une connaissance là-bas ! Sa photo apparaît sur ce blog depuis le tout premier jour !

Ne me dites pas que vous n’ayez pas la réf, mais au cas où :

On passe à l’échange de photos, mais à noter que je ne l’ai pas demandé :

Punaise, je n’en ai pas de bonne ! Je déteste me voir ! (Pas une blague, hélas.) Faut vite trouver une meilleure ! Ah, je sais EXACTEMENT que faire — il a juste un peu moins de cheveux que moi et tout le monde l’adore :

Source pour M. Willis

Awwww, je rougis ! J’aurais dû me faire passer pour Bruce Willis avant !

Il doit savoir combien il peut demander :

Uh-oh, il me soupçonne !

Vous remarquez sûrement qu’il n’a pas tout de suite reconnu M. Willis. Mais je suis plus malin qu’il ne le pense, car tout le monde prend l’honnêteté pour la naïveté :

Ah, j’ai piqué son intérêt !

C’est en fait moi. Mais il ne s’empêche pas de me dire que j’avais raison :

Hihihi, vous voyez le lien ? Le tour est joué !

Il pense qu’il m’a eu, clairement. Mais je ne suis pas né de la dernière pluie, vous savez. Êtes-vous prêts, les amis ?

Justin Busch, tout le monde ! Merci et bonne soirée !

Responsable

Je reporte mon article sur Dune 2, car j’ai une nouvelle personnelle à partager. Après deux réunions lundi, il est décidé — je prends en charge le bulletin de l’OCA.

L’ancienne responsable, une personne très sympa avec laquelle j’ai passé une belle heure afin de tout apprendre, voulait passer les rênes à quelqu’un d’autre après 4 ans. Elle gérait toute seule une publication d’une trentaine de pages, publiée tous les deux mois. En tant que blogueur qui publie quotidiennement ([Il y a une douzaine de trous dans le horaire depuis le début, menteur. — M. Descarottes]), je suis la personne idéale pour la remplacer. Évidemment, je ne publie pas tant de contenus à la fois, mais je suis bien expérimenté avec des outils très similaires à ceux qu’elle utilisait déjà. Et c’est les responsables des activités qui écrivent la grande majorité des contenus. Servir en tant que copieur-colleur — je l’ai recherché, je n’ai rien inventé, mais les usages ne sont pas gentils ! — ça, je peux faire. ([Plagiat. Vous voulez dire plagiat.])

Je ne pourrai pas vous montrer le bulletin. Il est plein d’infos personnelles des membres, et il faut être inscrit avec un abonnement actif pour le voir. Voici juste un aperçu de la couverture :

Le processus de production est très efficace, et je suis admiratif de ce que l’ancienne responsable a mis en place. Elle utilise un site dit Canva pour tout gérer. C’est un peu comme la version professionnelle d’Adobe Acrobat, mais tout en ligne :

Il me faudra prendre en compte les nouvelles dates, déplacer les publicités par ici et par là si une page devient trop longue pour garder sa pub en place, et…et… et faire une chose pour laquelle je suis peut-être la personne la plus qualifiée dans tout Elbe-en-Irvine.

Dans chaque numéro, on publie toujours deux recettes. Malgré le fait que je lis ce bulletin à chaque fois où il apparaît, je ne savais pas jusqu’à hier que c’était Mme la rédactrice qui écrivait les recettes elle-même. C’est donc à moi de le faire, et j’ai toute une collection, n’est-ce pas ? En revanche, je suis très sensible au fait qu’elles doivent être accessibles à tous. Je ne vais pas y mettre des recettes dont il faut préparer des trucs deux jours à l’avance, ou avoir trois moules spécialisés, ou quel que ce soit.

Je serai le seul responsable parmi tous les bénévoles de l’OCA qui n’est pas francophone de naissance. Il y a des personnes qui viennent d’autres parties de la francophonie que la France, mais c’est très inhabituel d’avoir un bénévole qui n’est pas un expatrié. Je suis aussi très sensible à cela, et franchement, j’ai un peu peur de ce qui arrivera si j’écris quelque chose comme « Voici une recette de nos régions ». J’ai certainement rencontré des gens qui diraient « Qu’est-ce que vous voulez dire par « nos » ? »

Cependant, je me sens comme s’il est quelque chose que je dois faire. Vous avez certainement lu des histoires ici où mes efforts chez l’OCA peuvent me rendre un peu dingue. En général, je les trouve très accueillants, mais je me sens toujours comme si je dois prouver quelque chose. Après tout, ça fait plus de deux ans mais tout le monde garde toujours une certaine distance. Est-ce que ce sera enfin la bonne clé ? On verra.

Allez voter

Je suis rentré hier soir juste avant minuit, d’une soirée de tarot ; pourtant, je ne peux toujours pas vous montrer ce que j’ai fait car c’est mon dessert varois. Et vous allez être bouche bée. Alors je n’avais pas d’article. Mais je viens de me rendre compte que j’ai une annonce à faire.

Ce mardi est le premier tour de notre présidentielle en Californie. (Les états prennent tous leurs tours selon leurs propres lois.) Je ne peux pas vous inviter à y voter. On est censé être citoyen pour ça, mais ne me laissez pas lancer sur ce sujet. Cependant, il y a une autre élection où vous pouvez voter autant que moi, et je doute que je doive même faire un effort pour vous convaincre.

Sur Instagram, il y a un concours francophone dit — je sais — le « Food Influencers Awards ». Il y a pas mal de soi-disant événements qui sont là pour faire connaître les organisateurs, mais celui-ci est bien réel ; voici leur événement de l’année dernière :

Alors, voilà, vous voyez que c’est bien réel. Moi, je suis loin d’être « fluenceur », comme dit la pub de SFR, car seulement une centaine de personnes ont assez de bon goût pour suivre mon compte — je taquine, mais pas sur le chiffre — mais j’habite quand même au mauvais côté de l’Atlantique. (Une pensée qui n’a pas commencé hier.)

Alors je vous encourage de voter pour quelqu’un qui est en fait dans le concours, notre amie Péla. Il n’y a rien de plus simple, même pas mon dessert dordognais. Si vous avez un compte Instagram, laissez une mention j’aime sur le post suivant :

Vous savez que j’aime sincèrement son travail (voilà, voilà, voilà, et voilà — parmi d’autres). C’est l’appui le plus honnête que vous allez voir pour une élection venant des États-Unis en 2024 !

Les racines françaises de Dune

Je menace d’écrire ce billet depuis longtemps. Mais en quelque sorte, ça n’est jamais arrivé, largement parce que je pensais ([Sans — tousse tousse — agir, je note. — M. Descarottes]) à acheter une version française pour faire des comparaisons de langue, etc. ([Plutôt blablabla.]) C’est bon d’être toujours entouré par vos pires critiques, n’est-ce pas ? ([Mais je ne suis pas là ! — Mon ex]) De toute façon…

Comme vous savez bien, le deuxième volet de Dune à l’écran vient de sortir. Je n’allais pas le voir, tout comme le premier. J’ai des problèmes avec le choix d’acteurs (on en parlera à la fin) et d’ailleurs, ce que j’apprécie le plus dans les livres ne se traduit pas à l’écran. Mais un ami qui connaît mon obsession avec toute la série de livres — au moins ceux écrits par Frank Herbert lui-même — insiste que je vois celui-ci, afin de lui expliquer les différences avec le livre original. Si je vais faire ça — dimanche aprèm — je dois d’abord écrire ce billet.

Source

En français on dit « Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine » au début de La Guerre des étoiles, mais Dune a lieu plutôt dans cette galaxie-même, juste 10 000 ans au futur. Il y a de nombreuses choses que j’aime chez Dune ; cependant, il faut dire tout d’abord que j’adore le point auquel il est ancré dans notre histoire partagée. Il faut connaître les grecs, les italiens, les allemands, les bouddhistes (à travers de nombreuses cultures), et surtout les arabes pour comprendre les sources de Dune.

« Mais Justin », vous me dites, « votre gros-titre nous promet la France ! » Et oui, on va en parler, mais ce n’est qu’un fil parmi une vingtaine. Dans l’histoire de l’avenir imaginée par Frank Herbert, pas mal d’opposés se mélangeront. La Sainte-Bible est connue sous le nom « Orange Catholic Bible », la catholicisme ayant fusionné avec le protestantisme (l’Orange faisant référence à l’Orange dans le Vaucluse, d’où la famille royale néerlandaise tire une partie de son nom, les Orange-Nassau). Les Fremen (un mot dérivé de l’anglais, « free men » — hommes libres), les autochtones d’Arrakis, croient au Zensunnisme, un mélange de bouddhisme et d’islam. Et les cultures françaises et allemandes fusionnent dans une sorte de Marché commun (vilain moi !) dit originalement « CHOAM », la Combine Honnête Ober Advancer Mercantiles, mais traduit dans les livres français comme CHOM.

Au fait, veuillez ignorer tout excrété par le fils de Frank Herbert, Brian, et son complice, Kevin Anderson. Ils n’ont rien compris de ces mélanges de culture et ont créé un « Boudallah » jamais mentionné par Frank. C’est loin de leur péché le plus grave, mais typique de leur manque de subtilité.

Cependant, l’influence française sur Frank Herbert se trouve ailleurs. Il a une habitude stylistique intéressante, de mettre une épigramme au début de chaque chapitre de ces livres. Dans Les Enfants de Dune, deuxième suite du roman original, on trouve cette citation :

« Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l’ôte, parce que tel est le mien »

Louis Veuillot

Veuillot nia l’avoir dit, mais peu importe ; ça exprime un principe important de toute la série. Tout comme Machiavel, les principes de tout le monde sont une fonction de leur puissance. J’oserais dire que ce soit la citation la plus connue de la série dans sa forme anglaise. Et on trouve cet esprit partout dès le premier livre — les Atreides se soucient de la liberté quand ils sont plus faibles que l’Empereur ou les Harkonnen. Ça change vite ; ils doivent leur puissance aux fanatiques Zensunni, qui tuent des milliards dans un jihad — un terme qui apparaît encore et encore à travers les époques de la série.

Alors, pourquoi pas vouloir les films de M. Villeneuve ? Ça concerne largement la distribution des Fremen, qui devaient être tous des acteurs d’origine maghrébine ou au moins méditerranéenne (des grecs ou turcs pouvaient servir). Leur mode de vivre est 100 % à l’arabe. Ça a des conséquences. M. Villeneuve a choisi, par exemple, de changer le genre de Liet-Kynes, le fils d’un étranger d’outre-monde qui s’est marié avec une femme Fremen. Dans les romans, Liet hérite le rôle de son père, qui mène un projet secret pour mettre un terme aux déserts d’Arrakis. L’actrice s’est plainte (lien en anglais) « Kynes, pourquoi ne peut-il pas être une femme ? Pourquoi ne devrait-il pas être une femme ? »

Puisqu’elle n’a évidemment pas lu les livres ni compris leurs sources, c’est parce que dans la culture extrêmement chauvine des Fremen — où les hommes se tuent pour voler les femmes aux autres — personne n’écouterait jamais une femme qui n’est pas prêtresse (et Liet-Kynes est scientifique comme son père). Que l’on trouve ça juste ou pas, c’est à rater l’importance de cette culture à tout ce qui suit, dont le jihad interplanétaire. Je remarque que M. Villeneuve a pris ça en compte pour le deuxième film, car les « Fedaykin » — les guerriers les plus fanatiques — sont tous joués par des acteurs d’origine maghrébine.

Évidemment, je vais ignorer tout ça afin de regarder ce dernier film. On n’a pas dit notre dernier mot sur le sujet de Dune.

Lecteur de glycémie

Je viens de faire un changement énorme dans la vie. Afin de vous convaincre que je ne l’ai pas fait juste à cause d’être têtu, sachez d’abord que je payais un prix absolument dingue pour les bandelettes satanées réactives. Il me fallait quand même faire un changement, alors ce n’est pas l’histoire de comment ma santé a laissé place à mes obsessions. Mais si vous voulez le croire, soyez le bienvenu.

Jusqu’à samedi dernier, depuis 2006, j’utilise un lecteur de glycémie dit « OneTouch Ultra2 ». À l’époque, c’était l’étalon-or de moniteurs de glycémie. Et pendant presque deux décennies, je n’ai eu aucune raison de poser des questions sur le sujet. Voici le vieux truc :

Mais il y a 6 semaines, ma pharmacie a fait une erreur. J’y suis allé pour commander une centaine de bandelettes, qui me coûtaient 160 $ à chaque fois. Je fais mes tests deux fois par jour : le matin en me réveillant, et après le dîner. Alors ça dure 50 jours la boîte. Plutôt cher, n’est-ce pas ?

Alors, l’erreur. Le con à la caisse m’a apporté une boîte labellisée « Verio » au lieu d’Ultra, et m’a dit que ça coûtait 120 $. C’était la mauvaise boîte, mais je ne savais pas qu’il y avait d’autres choix. Et je me suis dit « Attention, quelles autres choses cachent-ils ? » Cet aprèm, j’ai visité le site du fabricant, OneTouch, et j’étais choqué. Ma pharmacie me volait !

Il s’est avéré non pas seulement que les bandelettes Ultra2 coûtaient seulement 92 $ pour une boîte de 120, si on les commande directement du fabricant, mais que les bandelettes Verio ne coûtent que 52 $ pour une boîte de 90 ! Ma pharmacie, CVS, est la plus grande chaîne de ce genre aux États-Unis, mais elle est aussi voleuse. Au fait, elle n’est plus ma pharmacie.

J’ai donc décidé que j’ai dû faire plus de recherches. Mais c’est ici où j’ai fait une erreur. Afin de recevoir des résultats utiles de Google, je lui ai menti que je suis en France il y a longtemps :

J’ai oublié que ça veut dire que Google me donne souvent des résultats soit britanniques soit irlandais quand je fais des recherches en anglais. Et quand j’ai recherché le lecteur Verio, c’était le site britannique d’OneTouch qui m’a dit que ce truc pouvait parler français parmi une vingtaine de langues (leur site français dit la même chose) :

OneTouch UK

J’ai aussi fait des recherches sur le site PubMed, un site maintenu par le gouvernement américain pour des articles scientifiques. Là, j’ai découvert des études qui faisaient la comparaison, et le Verio se montrait un peu moins précis que l’Ultra, mais c’était proche. Entre le prix des bandelettes et la précision, j’étais confortable que ce serait le bon choix, mais j’espérais vraiment qu’une fois mon stock de bandelettes Ultra2 sera épuisé, je pourrais désormais gérer mon diabète en français.

J’ai donc commandé tout ce dont j’avais besoin d’OneTouch et dimanche, j’ai commencé à utiliser le nouveau lecteur. J’étais déçu à découvrir que la version américaine ne prenait en charge que deux langues : l’anglais et l’espagnol. Sauf que. Sauf que je peux aussi synchroniser le lecteur avec une appli sur mon iPhone, et là, j’ai eu de bonnes nouvelles :

Capture d’écran

À partir de maintenant, même mon enfer personnel est en français ! ([Faux. L’appli de rencontres reste en anglais. — M. Descarottes]) Ben, la moitié de mon enfer personnel est en français. (Vivre dans un enfer francophone m’est important ; cherchez la blague de 7/8/23.)

Il s’avère que l’appli a une bogue énervante. Si je la fais synchroniser avec le lecteur, elle revient à l’anglais. Mais si je laisse les deux communiquer en arrière-plan, ça n’arrive pas. Il ne m’est pas évident pourquoi le lecteur devrait avoir un avis sur la langue de l’appli. Ou pourquoi les utilisateurs ici n’ont pas le droit à la même diversité linguistique que les européens. Hmph.

Alors, je me suis enfin inscrit sur le site d’OneTouch. Mais lequel ?

J’essaye de tromper qui exactement ? Vous le saviez déjà. J’ai dû le faire afin de voir mes résultats en ligne en français.

En faisant toutes ces recherches, j’ai appris une dernière chose énervante. En Europe, vous n’avez que les lancettes de 0,32 mm. Ici, on a les lancettes de 0,25 mm en plus, et elles sont beaucoup moins douloureuses. Pourtant, on utilise le même stylo autopiqueur. Tant pis pour vous, et j’espère qu’un jour, pour moi aussi.

C’est super de publier tout ça deux jours après un gros Paris-Brest, n’est-ce pas ?

Soirée de jeux avec Molière

Et si je vous disais qu’écrire ce blog a son côté pratique ? Ce soir, j’ai assisté à une autre soirée de jeux d’ambiance avec l’OCA. Cette fois, je ne connaissais que la moitié des gens qui étaient là. J’ai donc dû y aller prêt. Ai-je réussi ?

Je vais vous dire la vérité, quelque chose qui m’a horrifiée une fois que le Paris-Brest a été coupé. J’ai laissé le beurre à température ambiante pendant une heure pour ramollir avant de le mélanger avec la crème pâtissière dans le robot. Pourtant, j’ai trouvé un joli morceau de beurre dans ma tranche. Il devait y en avoir d’autres. Mais en général, j’ai entendu de bonnes choses.

Alors, en quoi était-il utile d’écrire ce blog ? On a joué à deux jeux, Pictionary, et un autre qu’il me faudra expliquer. Pour Pictionary, on tire une carte avec plusieurs mots, et il faut en dessiner un pour son équipe. Si l’équipe devine le bon mot, on avance. J’étais la seule personne à la table qui n’était pas francophone de naissance — pourtant, j’ai réussi à deviner « cocorico », et ce lien va vers l’article que j’ai écrit sur l’histoire de ce mot dans les jeux Zelda !

Mais vous allez bien rigoler de l’autre fois où écrire ce blog m’était utile. Le deuxième jeu était quelque chose où tout le monde a écrit 3 mots, un sur chacune de 3 feuilles de papier, puis on les a toutes mêlées dans un gros bol. Chacun d’entre nous a dû tirer une feuille du bol pour faire deviner le mot à un partenaire sans le divulguer. J’ai eu un partenaire québécois et j’ai tiré « dépanneuse » du bol. J’ai donc dit « épicerie québécoise, mais au féminin ». Oui, mon article sur « dépanneur » s’est montré très utile.

J’ai eu du mal quand même pendant ce deuxième jeu, mais pour des raisons qui ne m’inquiétaient pas. Connaissez-vous le mot « antonomase » ? Ouais, moi non plus. C’est :

une figure de style, soit un trope, dans lequel un nom propre ou bien une périphrase énonçant sa qualité essentielle, est utilisé comme nom commun, ou inversement, quand un nom commun est employé pour signifier un nom propre

Antonomase

C’est donc quand on dit « Kleenex » pour un mouchoir, ou « Carambar » pour une blague pourrie.

Connaissez-vous ce que c’est un « mousqueton. » ? Oui, moi non plus avant ce soir. C’est ce truc :

Mousqueton, Photo par Stefan Bellini, Domaine public

Je connais le mot en anglais, carabiner, et que ça se traite de l’escalade, mais c’est tout. Heureusement, personne ne le connaissait, alors pas de problème.

Pourtant, blog ou pas, je me sentais toujours un peu pas à ma place. Dans un environnement où la taille de son vocabulaire compte, faire partie d’une équipe avec quelqu’un comme moi doit être dur. En plus, tout le monde se connaissait deja, alors me faire entrer dans des conversations, je le trouve toujours difficile. En même temps, tant que j’apporte des desserts, je resterai le bienvenu, n’est-ce pas ?

Couper le câble

Hier, je vous ai parlé d’un ami face à sa désillusion de la culture américaine. Il y a un sens où nous ne sommes pas si différents. Je vous dis parfois que je fuis quelque chose autant que je cours vers quelque chose. Cette semaine, j’ai pris une décision qui est un symbole de la fuite.

Alors, ce que j’ai fait. Je ne suis pas sûr à quel point vous me preniez au sérieux la plupart du temps, mais je vous dis souvent que je ne consomme guère les produits de ma propre culture. Ça fait maintenant plus de 7 ans depuis la dernière fois où j’ai régulièrement suivi n’importe quelle série américaine à la télé (voilà), la dernière fois où j’ai regardé un match de football américain a été en février 2022 (le Moyen Bol de cette année)…bref, je m’en fouche (mot inventé ici pour fiche et fous en même temps). Pourtant, je continuais de payer afin que La Fille puisse regarder ses trucs de D’Isigny, ou comme vous les anglophones l’écrivez, Disney.

(Au fait, j’ai originalement appris ça du livre de James Bond Au service secret de Sa Majesté.)

Vous avez probablement déjà deviné où je vais, mais voici la photo que j’ai partagée avec une amie il y a deux jours :

C’est les deux boîtes à idiot (on dit littéralement « idiot box » en anglais comme terme péjoratif pour ce truc ; ne me croyez pas sur parole), débranchées et prêtes pour leur retour chez AT&T, mon ancien opérateur (toujours le cas pour mon portable ; je rêve de l’échanger pour Orange comme vous rêvez d’aller à Tahiti). Celle en haut fournit Internet à celle en bas, mais n’est pas ce que j’utilise pour Internet avec mon ordinateur car AT&T veut en savoir trop sur mon réseau. (Je ne payais pas pour deux services Internet ; AT&T me facturait juste pour le service télé.)

Évidemment, j’avais arrêté de regarder la télé pour de la fiction bien avant mon détour français, mais je vivais toujours pour les sports. Qu’est-ce qui s’est passé ? L’année 2020, c’est quoi. Et surtout, ce moment :

L’incendie « Midtown Corner », Photo par chaddavis.photography, CC BY-SA 2.0

Je doute que vous en aviez entendu parler en France. C’était un immeuble toujours en cours de construction à Minneapolis, dit Midtown Corner. Un projet qui a coûté plus de 37M $, il était censé être du logement abordable pour exactement la communauté qui a fait les émeutes. N’étant pas contribuable dans l’état du Minnesota, la perte n’était pas à moi, mais c’est un symbole puissant de tout ce qui a suivi. Si le grand problème des États-Unis est censé être le racisme partout, il ne faut absolument pas mettre le feu à exactement les choses qui étaient censés être des efforts pour améliorer ce problème.

Pourtant, les acteurs et les athlètes ont parlé de toute la destruction avec une voix. Ils nous ont dit non pas seulement qu’il faut comprendre, mais qu’il faut excuser toute et n’importe quelle violence au nom de cette cause. Qu’il faille payer les cautions des émeutiers, même quand ils ont cambriolé des magasins dans tout autre état, qui n’ont rien eu à voir avec les événements de Minneapolis.

Je souhaite que je puisse vous faire vraiment comprendre la descente en enfer des 4 dernières années ici (liens à suivre en anglais). Ma ville d’Irvine n’a connu presqu’aucun crime au cours de mes 20 premières années ici. Il y a des mois, une bijouterie à moins de 2 km de chez moi a été cambriolé — plus de 900 000 $ de biens volés — sans aucune résistance par les gardes de sécurité ni la police. Je ne peux plus acheter des rasoirs nulle part sans l’aide d’un employé pour ouvrir les étagères, toutes fermées à clé maintenant, parce que ces trucs sont volés partout. Le gouvernement de Californie ne poursuit plus tout cambriolage de moins de 950 $ de biens, par loi (car c’est maintenant un délit, pas plus un crime), et souvent beaucoup plus que ça — regardez cette vidéo choquante d’un Apple Store cambriolé il y a deux semaines. Quand je suis allé à LA pour faire mes achats il y a des semaines, je n’ai pas pu aller dans une boulangerie de donuts célèbre, Primo’s à Westwood — car elle vient de fermer définitivement à cause de la hausse de crimes et de personnes sans abri devant ses portes. Et tout ça, pendant que nous devons écouter des discours magistraux de nos meilleurs qu’il faut laisser tout partir en vrille au nom de justice.

Je ne peux rien faire, mais je ne suis pas obligé de payer le privilège. Je pense à cette décision depuis déjà deux ans. Hollywood et nos ligues de sport ont fait leur choix, et finalement, moi aussi. Je viens d’acheter un abonnement à D’Isigny+ pour La Fille, mais moi, je ne m’intéresse plus à soutenir ni nos acteurs ni nos athlètes. Je l’emmènerai aux films dont elle a envie, les SOS Fantômes et les Sonic the Hedgehog à venir. Mais pour ma part, j’ai mon VPN, mon lecteur de disques français, et absolument aucun désir de regarder en arrière.

Notre-Dame à la chinoise

Commençons avec une blague juive de la Seconde Guerre mondiale. Vous comprendrez assez tôt pourquoi :

C’est Herr Altmann et sa secrétaire dans un café à Berlin en 1935. « Herr Altmann », lance la secrétaire, « je vois que vous lisez Der Stürmer ! Comment pouvez-vous perdre du temps avec ce canard nazi plein de calomnies ? Souffrez-vous de la jüdischer Selbsthaß (la haine de soi juive) ? »

« Au contraire, Frau Epstein. Quand je lisais les journaux juifs, tout ce dont j’entendais parler était des pogroms, des émeutes contre nous, et de l’assimilation aux États-Unis. Mais chez Der Stürmer, je vois que nous contrôlons les banques, nous dominons les arts, et nous sommes sur le point de conquérir le monde entier. Et vous savez quoi ? Il me fait du bien ! »

Novak & Waldoks, ma traduction

Je crois que je vous ai parlé avant de mon meilleur ami. Il n’est pas né aux États-Unis, mais vient d’un pays étranger en Asie. Sa famille est d’origine chinoise, mais ça fait plus d’un siècle que sa famille n’habite plus en Chine. Il est venu d’un autre pays asiatique. Ce sera important plus tard.

Je ne connais personne qui ait plus vécu l’idée du « Rêve américain ». Je ne veux pas donner trop de détails de sa vie personnelle. Il suffit de dire que monsieur était immigrant et a fini par bien réussir sa vie ici. Il était fier de devenir citoyen il y a deux décennies, mais de nos jours…voyons.

Je vous ai promis que j’allais vous raconter une histoire de théorie complotiste sur Notre-Dane de Paris. Nous voilà. Cet ami m’a récemment dit qu’il avait « entendu parler » que les Français étaient si en retard avec les JO que le gouvernement avait embauché la Chine pour restaurer Notre-Dame. Je lui ai demandé sa source et il m’a dit seulement que c’était « sur Weibo » (réseau social chinois). Cependant, il ne lit pas le chinois, il le parle seulement. Je lui ai répondu que je n’avais rien entendu comme ça. Puis, j’ai demandé à France with Véro si elle avait entendu une telle chose ainsi que fait mes propres recherches.

Photo prise par moi

Évidemment, je ne lis pas le chinois. Mais j’ai trouvé plusieurs articles en anglais sur des sites d’origine chinoise qui disaient, par exemple :

Ce but [réouverture en 2024] semble ambitieux, mais aussi irréaliste pour les Français, connus pour être tranquilles, lents, et ne travaillant jamais des heures supplémentaires…juste quand tout le monde a perdu espoir quant à la restauration de la Cathédrale Notre-Dame, quelque chose de surprenant s’est passé. Notre-Dame s’illumine la nuit et des travailleurs font des heures supplémentaires…l’équipe d’infrastructure chinoise prend part à l’affaire

Lai Times, traduite par moi

Après se vanter de comment la Chine a sauvé la France, toute sa contribution revendiquée est le prêt d’un aspirateur industriel pour nettoyer le chantier. Je ne plaisante même pas. J’étais certain que j’ai dû rater quelque chose mais Véro m’a dirigé vers des articles de 2019 qui parlaient d’une réunion entre les présidents des deux pays…puis, rien. Le site français de China State Construction, l’entreprise de laquelle se vante l’article que j’ai traduite, ne mentionne rien. Et le site officiel de la restauration mentionne plein d’efforts français (ne ratez pas ses articles sur les métiers) mais aucune mention des censés ouvriers chinois.

Mon ami aurait pu faire les mêmes recherches que moi en anglais, mais préférait de croire que les Français étaient impuissants et avaient besoin de la Chine pour les sauver. Et c’est ici où notre blague du départ, mon ami et Notre-Dame se rejoignent de façon qui m’attriste.

Il est tombé dans une communauté identitaire en ligne, qui l’encourage de voir le monde en tant que chinois. Cette communauté lui dit que les Ouïghours ne sont pas persécutés par le gouvernement chinois (bien attesté), mais que les États-Unis ont tué des millions de gens en Indonésie, pas étayé par les faits. Ce qui est vrai, c’est que les États-Unis a soutenu le dictateur Suharto pendant ses massacres — le même dictateur qui a fait fuir sa famille. Mais ça lui permet de croire en même temps que « nous ne nous sommes pas meilleurs » et aussi qu’ils sont innocents.

Il dit que les chinois (en tant que pays) nous a dépassé en tout, surtout les sciences, que le contredire n’est que du racisme (le matériel LK-99, dont sa « confirmation » par une université chinoise, était un exemple de la supériorité asiatique jusqu’au moment où il était révélé faux ; tout à coup, il l’a complètement oublié). Et franchement, bien que je sois triste, je ne le blâme pas.

Il se sent nerveux parce que nous les américains sommes obsédés de la politique identitaire. C’est bien évident que n’importe quel autre groupe ne va pas protéger le sien. C’est la triste réalité américaine de nos jours. S’il est dans les griffes d’un genre de complotisme, c’est parce que son groupe est un des cibles « légitimes ». Il y a 30 ans déjà, quand j’ai fait mes candidatures aux universités, beaucoup d’entre eux disaient que les asiatiques — 3,6 % de la population à l’époque — n’étaient pas considérés minoritaire quant aux inscriptions. Et cette situation devient de pire en pire. Face à un pays de moins en moins accueillant, ce n’est pas surprenant qu’il cherche de meilleures nouvelles sur son propre groupe.

Vous voyez maintenant le rapport entre la blague, Notre-Dame et ses avis. La propagande est la bienvenue tant qu’elle lui fait se sentir mieux. Demain, je vais vous surprendre, pas à dire choquer, avec quelque chose que je viens de faire. Il y a un sens où c’est l’autre face de la même monnaie ; à vous de me dire si vous le trouvez plus sain.