Mon dîner jurassien

On finit notre séjour dans le Jura deux plats typiques — le soufflé au Comté et, à cause du Carnaval récent, les bugnes de Carnaval. Je suis surtout content du soufflé, duquel j’ai BIEN profité :

Voilà les ingrédients locaux du repas — du Comté et du vin Crémant du Jura AOC :

C’est le seul vin jurassien disponible chez Total Wine. Je ne le recommande pas fortement — c’est pas mal, mais à 15 €/17 $ la bouteille, le rapport qualité prix n’est rien de spécial.

Il y a aussi de nouveaux trucs dans la cuisine. Vous n’imaginiez pas que j’accepterais de faux ramequins, non ? Voilà, d’Apilco, à Planty en Aube :

Je dois la recette du soufflé au Comté au site de Jura Tourisme, et ils la doivent au Comité Interprofessionnel de Gestion du Comté, où on peut trouver la même recette, mais aussi des cupcakes au Comté, du carrot cake au Comté, et d’autres choses…inattendues. (J’admire leur enthousiasme.)

J’ai grandi avec un tel soufflé, mais au cheddar, pas Comté. Le Comté, c »est un fromage de luxe. Vous êtes évidemment tous riches, de manger autant de Comté, hein ? En tout cas, peut-être que vous penserez que le mien est trop cuit. Franchement, j’ai coupé 5 minutes du temps de cuisson, mais je l’ai fait selon ce que je connais. Si vous cherchez des images de soufflés au fromage en anglais plutôt qu’en français, vous verrez les versions américaines sont toujours plus brunes. Mais si je le fais pour un français de naissance je le retirerai du four après 25 minutes. À mon avis, c’est quand même une réussite :

Les ingrédients du soufflé au Comté, pour deux :

  • 80 grammes de Comté râpé
  • 2 oeufs
  • 15 cl de lait
  • 15 grammes de farine
  • 25 grammes de beurre et plus pour beurrer les moules
  • 1 pincée de noix de muscade râpée
  • Du sel et du poivre

Les instructions pour le soufflé au Comté :

  1. Avant de commencer, tamiser la farine et râper le Comté. Si seulement il existait un pays où on pourrait acheter du Comté déjà râpé… ne me foutez pas la gueule !
  1. On commence par faire une sauce béchamel. Faire fondre le beurre dans une casserole, puis ajouter la farine et cuire quelques secondes en remuant. En anglais, on appelle ça un « roux. » Je ne connais pas le bon mot en français.
  1. Verser le lait en filet en continuant de remuer pour obtenir une crème lisse.
  1. Saler, poivrer et assaisonner avec la muscade.
  1. Préchauffer le four à 210°C (th. 7).
  2. Beurrer généreusement et fariner un moule à soufflé ; réserver au frais.
  1. Séparer les blancs des jaunes des oeufs. Saler légèrement les blancs et les monter en neige ferme.
  1. Hors du feu, ajouter les jaunes d’oeufs et le Comté à la béchamel en remuant fortement.
  1. Incorporer ensuite délicatement les blancs en neige pour ne pas les casser. J’ai ajouté les blancs en plusieurs fois.
  1. Verser le tout dans les moules beurrés et enfourner pour 35 minutes. Surveiller fréquemment à travers la vitre du four et servir sans attendre dès la fin de la cuisson.

Je l’ai sert avec une petite salade aux tomates et aux carottes. ([Voleur ! Au secours ! — M. Descarottes])

Je dois aussi la recette des bugnes de Carnaval au site de Jura Tourisme, et ils la doivent au resto Le Bois Dormant à Champagnole. Je l’ai coupé par deux sauf pour une chose — l’alcool. En fait, j’ai augmenté la quantité de Cointreau que j’ai utilisé pour cette recette, de 2 cuillères à soupe à 3. Pourquoi ? À mon avis, la pâte était trop sèche avec seulement 2 cuillères. À haute température dans l’huile, l’alcool sera quand même dénaturé — vos enfants ne finiront pas par devenir bourrés. Moi, c’est toute autre histoire…

Les ingrédients pour les bugnes :

  • 25 grammes de beurre ramolli
  • 125 grammes de farine
  • 15 grammes de sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • 1 gros œuf
  • 2-3 cuillères à soupe de rhum, d’eau de vie de fleur d’oranger, ou de Cointreau
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • Sucre glace

Les instructions pour les bugnes :

  1. Tamiser la farine.
  1. Mélanger tous les ingrédients dans un robot pâtissier avec le crochet, pendant quelques minutes pour obtenir une pâte bien homogène.
  1. Conserver la pâte au frais pendant 3 heures.
  2. Étaler la pâte sur 3 mm d’épaisseur. Découper des formes.
  1. Faire frire à l’huile bien chaude — au moins 165°C.
  1. Sécher avec des serviettes en papier. Saupoudrer avec du sucre glace.

Je vais vous dire la vérité. La version originale sur le lien n’avait pas de levure chimique. Je l’ai faite et j’étais déçu, alors j’en ai rajouté. Voici les résultats originaux à gauche, et la deuxième version à droite :

La jetée

Ce soir, j’ai regardé un court-métrage français, peut-être le plus vieux film dans la liste d’envies dans ma tête. Quand le film « L’Armée des 12 Singes » a sorti en 1996, j’ai lu qu’il avait été inspiré par « La Jetée ». Mais si vous connaissez l’intrigue de soit l’un soit l’autre, vous savez qu’ils traitent tous les deux d’un désastre qui tue beaucoup de la population mondiale, et que le dernier traite en particulier d’un virus. Alors, je n’avais vraiment pas trop envie de vous énerver tous avec celui-ci. La Jetée traite plutôt d’une guerre (peut-être nucléaire) — on a toute la chance de nos jours ! — alors bien que je ne sois pas fan d’avertissements de déclenchement, si vous préférez sauter ce post, je ne serai pas offensé. Mais je vous dis aussi que ce film, c’est historiquement important.

Bon, vous êtes encore là ? Si vous avez envie de le regarder gratuit, voilà un lien sur YouTube. Moi, j’ai payé pour le regarder sur iTunes, puis j’ai dit à un ami que je viens de le regarder, et il m’a dit que j’aurais pu économiser mon argent. Peu importe. Ça m’a coûté 3 $, environ 2,74 €. Je ferai de plus grosses erreurs que ça cette semaine !

De toute façon, ce film n’est rien de traditionnel. Au début, les titres nous disent que c’est plutôt un « photo-roman ». Presque tous les images ne bougent pas, mais il y a un récit. Les personnages n’ont pas de noms non plus.

On commence à l’aéroport d’Orly, connu chez moi pour être d’où viennent tous mes colis de la FNAC. Il y a un jeune garçon qui regarde les avions avec sa famille. (C’est comment vous savez que ce film est vieux.)

On entend que c’est l’histoire des souvenirs d’un homme et qu’il se souvient d’y avoir vu le visage d’une femme :

Le narrateur nous dit que c’était avant la guerre, où « Paris a explosé » :

Après, on voit l’homme. Il est prisonnier, et beaucoup des prisonniers sont les sujets d’un expérience bizarre, de les renvoyer à travers le temps. C’est pas du tout clair s’ils ne font que des rêves, où s’ils voyagent vraiment. Voilà l’homme et l’expérience :

Dans 12 Singes, c’est Bruce Willis qui joue le prisonnier, et il n’y a pas de question qu’il a vraiment traversé le temps. Pendant plusieurs essayes, l’homme voit de plus en plus de souvenirs de cette femme sans l’avoir parlé :

Ils se rencontrent enfin, et elle lui demande la signification de sa collier. C’est apparemment quelque chose à voir avec la guerre, mais il ne dit pas la vérité en ce moment.

Ils passent de plus en plus de temps ensemble et il se rend compte qu’elle doit être mort dans son temps. Ça le dérange, mais il a un souvenir d’avoir été content avec elle, alors ils continuent à se réunir.

On voit qu’ils visitent un musée plein d’animaux :

Puis les scientifiques envoient l’homme vers le futur. Il trouve un nouveau Paris, avec une carte presque impossible à lire :

Les gens du futur ressemblent fortement à quelque chose de plus moderne. Souvenez-vous de Matrix ? C’est bien évident que les réalisateurs ont regardé La Jetée — les gens du futur ont aussi des ports pour se brancher sur les ordinateurs. L’homme apprend beaucoup de choses et les gens du futur lui offrent l’opportunité d’y rester, mais il veut revenir dans le passé avec la femme. (C’est toujours l’histoire des hommes stupides.)

Mais quand l’homme revient dans le passé, il est encore une fois à l’aéroport d’Orly. Il voit la femme et commence à courir vers elle :

Puis il voit l’un des scientifiques du futur, et il se rend compte de ce qui arrive vraiment. Tous les prisonniers de ces expériences sont condamnés à mort.

Il s’avère que ses souvenirs en tant que garçon à l’aéroport — c’était le jeune lui regardant sa propre mort comme adulte.

12 Singes a plus ou moins la même fin, mais c’est pas les scientifiques qui tuent le prisonnier — c’est quelqu’un de complètement différent qui n’est pas dans le film original. Peu importe. Ça suffit de se rendre compte que ce film a carrément inspiré beaucoup plus de films que juste 12 Singes. On peut voir ses traces dans Total Recall, Blade Runner et plein d’autres. La Jetée n’est pas le film le plus agréable de notre liste, mais pour les fans de la science-fiction, il faut le regarder.

Les tuiles aux amandes

Cette semaine, j’ai suivi un autre cours de cuisine avec l’Alliance Française. Ça fait un peu trop long depuis la dernière — ils ont changé d’horaire, et l’heure me convient moins, hélas. Cette fois-ci, nous avons un régal presque inratable, les tuiles aux amandes.

Je n’en ai pas trop à ajouter, sauf que l’on arrive bientôt dans le département de naissance de mon prof, et elle m’a déjà enseigné mon plat principal. Je vous rappelle — si je ne suis pas encore arrivé dans votre département, j’aimerais tellement recevoir vos suggestions ! (Il y en a certains où je sais déjà, mais pas beaucoup.)

OK, une chose de plus — je m’inquiète que cette recette n’est pas assez compliqué pour ce blog ! Elle manque une soixantaine de couches, une dizaine de garnitures ! Je m’excuse.

Les ingrédients des tuiles :

  • 2 blancs d’oeuf
  • 100 grammes de sucre
  • 50 grammes de beurre
  • 50 grammes de farine
  • 40 grammes d’amandes effilées

Les instructions pour les tuiles :

  1. Préchauffer le four à 190°C.
  2. Faire fondre le beurre et laisser-le refroidir.
  1. Battre les blancs d’œufs avec le sucre sans faire monter — pensez à utiliser un fouet ou une cuillère en bois, pas un batteur ou un robot.
  1. Ajouter petit à petit la farine puis le beurre fondu.
  1. Incorporer 1/3 des amandes effilées.
  1. Garnir une plaque de four d’un papier sulfurisé beurré ou d’un tapis en silicone.
  2. Y déposer la pâte par petites cuillères à café espacées.
  3. Avec le dos de la cuillère, donner une forme ronde à la pâte.
  1. Parsemer d’amandes effilées.
  1. Faire cuire pour 6-7minutes. Les tuiles doivent être dorées sur les côtés.
  1. Retirer les tuiles du four et détacher de la plaque de cuisson avec une spatule.
  2. Donner la forme bombée des tuiles en les plaçant sur un rouleau à pâtisserie. Pas besoin d’un rouleau en marbre comme le mien, mais ça aide beaucoup !

Mon idée folle

Un miracle vient d’arriver hier soir. Je gardais encore un billet pour Indochine à Paris, le 21 mai. Mais cette semaine-là, ma fille sera chez moi. Je l’adore, mais… ça fait déjà 9 ans depuis la dernière fois où sa mère a accepté un changement d’horaire pour m’aider. (Par contre, ça fait 4 mois depuis la dernière fois où j’ai accepté une telle chose. Le corniaud, c’est moi.) Vous pouvez déjà deviner quel est le miracle, mais d’abord, une histoire.

Connaissez-vous l’auteur américain O. Henry (de son vrai nom William Sydney Porter) ? Dans sa nouvelle « Le Cadeau des rois mages », il a raconté l’histoire d’un couple très pauvre. En secret, ils font des sacrifices pour l’autre pour Noël. Le mari a mis en gage sa montre pour acheter une pince à cheveux pour sa femme. En même temps, elle s’est fait couper les cheveux pour les vendre et acheter une chaîne pour la montre de son mari. Un joli bordel, hein ?

Vous avez peut-être deviné ce que cette histoire a à voir avec le concert. Sa mère a enfin eu assez de besoin de plusieurs changements d’horaire qu’elle m’a enfin aidé. J’ai maintenant 3 jours autour du concert. Mais pendant ces derniers 12 mois, elle me poursuit en (in-)justice pour changer notre accord de garde de notre fille, et ça continue. (Pour être clair, il n’y a aucun risque de perdre ma fille.) Ça coûte cher. Quand j’ai voyagé en France l’année dernière, c’était déjà une mauvaise idée à cause de l’argent. À l’époque je n’ai jamais cru que ce jour arriverait. Et maintenant que j’ai mon petit miracle, je ne sais pas si je devrais — si je peux — l’utiliser.

J’aurais besoin de voler, écouter, et retourner le lendemain. Malheureusement, Air France coûte deux fois ce que j’ai payé l’année dernière pour voler en mai. En juillet, en août, c’est le même qu’avant. Mais pas en mai. Il y a des choix moins chers, mais ils ont leurs propres risques, comme arriver trop tard, ou des arrêts que j’aimerais éviter au Moyen-orient. Alors je dois bientôt prendre une décision dont j’ai vraiment pas envie.

C’est la guerre !

Il y a un dessin plutôt…ironique…à la une du Canard enchaîné cette semaine. Les éditeurs ne se connaissent pas ? Je le doute.

Celui-ci est parmi les plus fous rires de ma vie. Je pensais que c’était seulement quand ces deux hommes sont apparus ici ! Sérieusement, M. Henri-Lévy écrit souvent dans le Wall Street Journal. Je le connais depuis des décennies. Pour sa part, M. Kouchner est connu pour une parodie dans la série de jeux vidéo, Metal Gear Solid, où il y a une organization appelée Militaires Sans Frontières. (Oui, ce nom en français apparaît dans les versions en anglais.)

Je comprends celui-ci, parce que c’est un fait que les russes ont capturé Tchernobyl. Ce que je ne comprends pas toujours —pourquoi ? Je comprends que la route qui y passe devant est important, mais qui veut devenir responsable du réacteur ?

J’ai raté l’histoire du chien devenu adhérent des Républicains jusqu’au moment où j’ai lu Le Canard aujourd’hui. Franchement, c’est pas grand-chose. On a déjà fait ça plusieurs fois aux États-Unis : en 2007 à Seattle, en 2012 à Albuquerque, et en 2019 en Californie.

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Laissez les bons temps rouler

C’est le jour de Mardi gras. Je pensais à faire des beignets selon l’une de nombreuses versions traditionnelles françaises, mais beaucoup d’entre vous connaissez déjà des beignets. Et je suis ici pour vous faire découvrir les choses insolites de la francophonie, non ? Alors je vous présente le « king cake » (gâteau des rois) de la Nouvelle-Orléans, une tradition du Mardi gras plutôt que l’Épiphanie.

Mais juste comme je fais des efforts pour adapter les recettes françaises à la réalité américaine (pas de foie gras, pas de fromage), j’ai adapté ce gâteau aux goûts français. La garniture traditionnelle est faite avec de la cannelle, du sucre, de la farine, et de l’huile végétale. Le glaçage traditionnel est fait avec du sirop de glucose. J’ai remplacé la garniture traditionnelle avec une crème pâtissière à la cannelle — mais sachez que beaucoup de monde font aussi des versions avec de la crème ou du fromage. À mon avis, le sirop de glucose est un ingrédient inférieur, j’ai donc utilisé le fondant blanc de Cook&Record, dans sa recette de mille-feuilles.

Peut-être que je me vante trop, mais ce gâteau, avec ces changements ? À mon avis, c’est une réussite. Si vous aimez les brioches à la cannelle, c’est l’ultime.

Je dois la recette à plusieurs sources : le Bureau de Tourisme de la Nouvelle-Orléans et Gracious Bakery (lien en français !), et cette vidéo de Bayou Saint Cake pour la technique de façonnage.

Les ingrédients de la pâte :

  • 180 grammes de farine T65
  • 54 grammes de farine T55
  • 129 grammes de lait entier
  • 24 grammes de sucre en poudre
  • 21 grammes d’œuf (lisez l’instruction 2)
  • 4 grammes de levure boulangère
  • 4 grammes de sel
  • 35 grams de beurre, coupé en dès

Les instructions de la pâte :

  1. Dans le bol d’un robot pâtissier, mettre les farines, la levure, et le sel.
  1. Il n’y a aucune chose comme un œuf de poule qui ne pèse que 21 grammes. Dans un petit bol sur une balance, battre un œuf avec une fourchette. Verser peu à peu l’œuf et vérifier avec la balance jusqu’à ce que vous ayez mis 21 grammes d’œuf dans le bol du robot.
  2. Verser le lait dans le bol. Mélanger à la vitesse 1 pendant 3 minutes.
  1. Racler le bol.
  1. Avec le robot en marche, incorporer le sucre en filet. Mélanger à la vitesse 1 pendant quelques minutes. Arrêter le batteur et ajouter le beurre. Mélanger maintenant à la vitesse 2 pendant 2 minutes.
  1. Vaporiser un bol de taille moyenne avec un spray se démoulage. Placer la pâte dans le bol et couvrir avec du film à contact. Placer au frigo pendant 12 heures ou toute la nuit.

On passe maintenant à la crème pâtissière. 5 grammes de cannelle produit une saveur forte. Réglez selon vos goûts.

Les ingrédients de la crème pâtissière :

  • 25 cl de lait
  • 1 cuillère à soupe de vanille liquide
  • 1 œuf
  • 45 grammes de sucre
  • 22 grammes de maïzena
  • 5 grammes de cannelle

Les instructions de la crème pâtissière :

  1. Mettre le lait et la vanille dans une casserole. Faire bouillir.
  1. Pendant que le lait est en train de chauffer, mettre l’œuf et le sucre dans le bol d’un robot. Faire blanchir à grande vitesse. Ajouter la maïzena et la cannelle au mélange et incorporer bien.
  1. Quand le lait commence à bouillir, réduire le feu. Verser un peu du lait dans le bol du robot et mélanger. Puis verser le mélange dans la casserole avec le reste du lait. Continuer à faire cuire jusqu’à 2 minutes après les premières bulles apparaissent.
  1. Couvrir une plaque de cuisson avec du film à contact. Verser la crème au-dessus, puis couvrir avec plus de film. Laisser reposer au frigo jusqu’au temps de façonnage.

Le lendemain, on est prêt pour le montage. On va faire notre fondant pendant que le gâteau est dans le four.

  1. Étaler votre pâte sur une surface farinée en un rectangle de 15 cm par 50 cm. Couper en deux dans le sens de la longueur.
  1. Mettre la crème pâtissière dans un bol et la détendre avec une cuillère.
  1. Mettre de la crème pâtissière sur l’une des deux parts. Étaler avec un couteau.
  1. Rouler à partir de la longue couture, pour créer un long rouleau. Pincer les extrémités ensemble.
  1. Répéter avec l’autre part.
  1. Tordre les morceaux ensemble comme dans les photos.
  1. Placer le gâteau de roi dans un cercle de pâtisserie sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé ou un tapis en silicone pendant 1,5 à 2 heures, dans un endroit chaud, et le recouvrir d’un torchon. — Pour cette étape, j’ai mis de l’eau chaud — juste du robinet — dans un moule à gâteau, puis j’ai mis le moule au-dessous du gâteau dans un four éteint.
  1. Préchauffer le four à 350F.
  2. Retirer le torchon et mettre le gâteau au four à 180°C pendant 20-25 minutes, ou jusqu’à ce qu’il soit bruni.

On passe au glaçage pendant la cuisson.

Les ingrédients du fondant blanc :

  • 38 grammes d’eau
  • 125 grammes de sucre

Les instructions du fondant blanc :

  1. Mélanger l’eau et le sucre dans une casserole. Faire bouillir jusqu’à ce que l’eau atteinte 114°C.
  1. Retirer du feu et plonger dans un bol d’eau froide. Laisser baisser la température à 75°C.
  1. Mettre le fondant dans le bol d’un robot et battre environ 10 minutes à vitesse moyenne. Le fondant doit blanchir.

On est prêt à finir le montage.

  1. Retirer le gâteau du four, enlever le cercle de pâtisserie et laisser refroidir.
  1. Verser le fondant au-dessus du gâteau.
  1. Saupoudrer avec des vermicelles vertes et violettes.
  1. Laisser sécher le fondant. C’est prêt à déguster !

Je découvre Renaud

Aujourd’hui, j’ai suivi encore un autre cours de musique avec l’Alliance Française. Cette fois-ci, nous avons parlé de Renaud, et surtout de sa chanson « Mistral gagnant » :

J’étais heureux que la prof nous a donné une liste de vocabulaire, parce que sinon j’aurais été bien perdu. Il y a certains mots qu’aucun logiciel n’enseigne, et les journaux non plus.

Mais je connaissais au moins la plupart des bonbons ! Les Carambar, je les a déjà achetés l’été dernier. J’ai lu sur les Cocos Boer grâce à Génération 80s. Et les roudoudous, je viens de les trouver à myPanier. Franchement, autant que je vous adore…êtes-vous sérieux ? Les roudoudous sont dangereux !

Mais je n’avais aucune chance de connaître les Mistrals gagnants. Ils n’existent pas depuis des décennies. Haribo existe ici, mais le Car en Sac n’est pas vendu. Nous avons un bonbon assez similaire, le Good&Plenty. Je me demande pourquoi il est un si grand fan de la réglisse. Je l’aime, mais pas comme ce monsieur !

De toute façon, quand ses enfants ne sont plus des bébés, on commence à comprendre pourquoi cette chanson reste si populaire. Bien que je n’aie pas grandi avec les mêmes références, la nostalgie, c’est logique. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment une telle voix est devenue aussi populaire. J’adore écouter presque n’importe qui quand on parle français, mais… Nous n’avons pas écouté Molly Malone pendant le cours, mais je l’ai fait après, et j’étais…surpris. Je comprends que c’était plutôt vers la fin de sa carrière, mais surpris quand même.

Mais nous avons écouté deux autres chansons, Fatigué et Amoureux de Paname. J’ai bien aimé cette dernière.

Un ami m’a envoyé celle-ci avant. Avouez-le, vous étiez en train d’écrire un commentaire pour la mentionner vous-mêmes.

D’habitude, j’achète quelque chose des chanteurs que je rencontre grâce à ces cours. Cette fois, je doute que je fasse ça. Mais il reste le cas qu’il faut connaître Renaud pour comprendre la culture française.

Je découvre le Jura

On continue le Tour maintenant avec le 39, le Jura. C’est le département le dix-neuvième moins peuplé, et les habitants se nomment jurassiens. Rien à voir avec Jurassic Park, j’espère. C’est notre troisième séjour en Bourgogne-Franche-Comté.

L’une de leurs deux plus grandes villes s’appelle Dole, ce qui me rend bien confus. La France est la mauvaise place pour pousser les ananas et les bananes (sauf dans l’Outre-mer, bien sûr). Quoi, le nom Dole ne vous parle pas des fruits tropicaux ? Voilà, le plus grand producteur de ces fruits aux États-Unis :

Dole Plantation, Photo par
Robert Linsdell
, CC BY 2.0

Je ne pouvais pas trouver un lien entre James Dole, le fondateur, et la ville française.

De toute façon, on commence à Dole en suivant le circuit du Chat Perché qui nous amène le long du Vieux Dole (2 étoiles Michelin). On est là surtout pour deux choses, la Maison Pasteur, maison natale du Français peut-être le plus connu mondialement, et la Collégiale Notre-Dame (1 étoile). On continue le tour de Louis Pasteur, dans un musée à Arbois, à 34 km de Dole, où il avait son laboratoire. Puis on visite le Musée de la Vigne et du Vin du Jura, dans le Château Pécauld.

On arrive maintenant à la préfecture, Lons-le-Saunier. Cette ville est connue pour deux choses : son spa thermal, et le fromage le plus connu au monde entier, La Vache Qui Rit. Ça fait déjà 39 départements sans même avoir mentionné un bain, alors on visite le spa Lédonia. Après nous avoir rendu présentables, on visite La Maison de La Vache Qui Rit pour suivre lait-volution de la vache. (C’est pas ma blague, mais si j’ai dû la lire, vous ne vous échappez pas non plus.) À l’extérieur de la ville on trouve les deux grands trésors du département. D’abord, le Cirque de Baume (3 étoiles), une reculée près de l’un des Plus Beaux Villages de France, Baume-les-Messieurs. L’autre, c’est les Cascades du Hérisson (3 étoiles), avec trois cascades étoilés eux-mêmes.

L’autre chose que je dois mentionner, c’est qu’il y a beaucoup de stations de ski et « Villages de Neige » dans le Jura. Je ne suis pas le bon guide pour ces activités, mais si vous êtes intéressé par le ski, veuillez consulter les liens ici.

Qui sont les jurassiens les plus connus ? Sans doute, la tête de la liste est Louis Pasteur. On l’adore tellement aux États-Unis qu’on refuse d’importer n’importe quel fromage sans pasteurisation. Peut-être que vous avez entendu parler d’un malletier né à Lavans-sur-Valouse, un certain Louis Vuitton. Les jurassiens sont aussi des skieurs exceptionnels — par conséquent, de nombreux champions olympiques dont Jason Lamy-Chappuis, Anaïs Bescond et Vincent Gauthier-Manuel y sont issus.

Quoi manger dans le Jura ? Il y a de nombreux produits locaux, dont la volaille de Bresse AOC, la saucisse de Morteau IGP, la Cancoillotte, la raclette (bien qu’elle vienne de nombreux lieux), et le Comté (il y a 49 producteurs dans le Jura). Pour des plats principaux, il y a la tourte d’escargot au Comté (merci, mais non), le coq au vin jaune et aux morilles, le soufflé au Comté, et le poulet de Bresse aux écrevisses. En dessert, on y trouve les beignets de fleurs d’acacias, les gaudrioles (un genre de biscuit à la farine de maïs grillé), et la tarte au quemeau, fourrée avec un genre de fromage blanc). Pour boire, il y a 7 vins AOC du Jura, dont le Crémant du Jura, qui est disponible chez moi.

Mon dîner isérois

Pour ce dîner, une amie m’avait dit qu’il fallait que j’aie fait un gratin dauphinois. C’est pas un plat principal, et ça voulait dire que j’ai dû faire 3 choses. J’ai donc choisi un plat principal plutôt simple, la truite grenobloise. Faites-la 30 minutes avant votre gratin est prêt à sortir du four. Quant au dessert, le pain de Modane, j’ai dû le refaire à cause d’une traduction ambiguë. Je suis heureux que je l’ai refait. La première fois n’a pas été un échec, mais il m’a semblé qu’elle manquait assez de structure. La deuxième fois ? C’est devenu l’une des stars du blog !

Je dois cette recette de gratin dauphinois à Isère Attractivité.

Les ingrédients pour le gratin dauphinois :

  • 800 grammes de pommes de terre
  • 25 cl de crème liquide entière
  • 50 cl de lait entier
  • Du sel et du poivre
  • 1 noix de muscade
  • 1 gousse d’ail

Les instructions pour le gratin dauphinois :

  1. Préchauffez votre four à 150°C.
  2. Épluchez et lavez les pommes de terre, puis coupez-les en fines lamelles (ne pas relaver les pommes de terres une fois coupées !)
  1. Faîtes bouillir le lait ; en même temps, frotter le plat énergiquement avec la gousse d’ail puis le beurrer.
  1. Disposez les pommes de terre en étage et égalisez.
  1. Versez le lait et la crème liquide jusqu’à recouvrir les pommes de terres. Assaisonnez à votre convenance.
  1. Enfournez pour une cuisson lente pendant 1 h 30 à 2 h.
  2. L’intérieur doit rester très moelleux (vérifiez de temps en temps avec la pointe du couteau) et la présentation uniformément lisse et dorée. — Le mien était bien moelleux, mais vous pouvez voir — malgré 2 heures au four, il reste des lieux pas dorées. À mon avis, il restait un peu plus liquide que j’aurais préféré.

Je dois aussi la recette de truite grenobloise. J’ai dû couper la recette pour 1 personne — l’originale veut 8. Vous noterez que le citron est coupé en tranches au lieu de dès. J’ai suivi la photo de la recette. Je suis satisfait que c’est quand même bon.

Les ingrédients de la truite grenobloise :

  • 1 truites de 250 grammes
  • De l’huile d’olive
  • 30 grammes de beurre
  • 1 citron, sel, poivre
  • 1 tranches de pain de mie
  • 15 grammes de câpres
  • 10 g de farine
  • Du persil haché

Les instructions de la truite grenobloise :

  1. Peler les citrons à vif puis les tailler en petits dés.
  1. Couper le pain de mie en petits dés. Les faire revenir rapidement dans l‘huile.
  1. Préparer les truites : les fariner et les assaisonner. Les cuire à la poêle avec l‘huile et le beurre — environ 2 minutes le côté avec un si fin filet. Les poser dans le plat de service. Recouvrir avec le pain, le citron et les câpres. Retirer la matière grasse de la poêle.
  1. Mettre le reste de beurre, attendre qu‘il soit mousseux. Le verser sur les truites. — J’étais pas sûr si je devrais mélanger la matière grasse de la poêle avec ce beurre ; j’ai donc choisi de faire fondre du beurre au micro-ondes et le verser sur ma truite.
  1. Saupoudrer de persil haché et servir.

Je dois la recette du pain de Modane à L’Académie du Goût. Je l’ai fait deux fois — la première avec de la farine de ce qu’on appelle « oats » en anglais. C’est l’une de plusieurs significations possibles de « gruau » (ce qui dit la recette originale). La deuxième fois, avec de la farine T65. J’ai fait ça parce que j’ai trouvé que les pains étaient trop fragiles la première fois. Je vous montrerai les photos de la première fois jusqu’au moment où la pâte repose ; c’est pourquoi les couleurs changeront un peu. UTILISEZ la T65. C’est beaucoup mieux !

Les ingrédients du pain de Modane :

Pour la veille :

  • 260g de farine T65
  • 40g de sucre
  • 6g de sel
  • 10g de levure biologique
  • 15g de lait
  • 150g d’œufs
  • 210g de beurre

Pour le jour de fabrication :

  • 50 grammes d’écorces d‘oranges confites
  • 100 grammes de dés de melon confit
  • 20 grammes de zestes de citrons confits

OU

  • 170 grammes de fruits confits mélangés
  • 20 grammes de confiture d’abricots
  • 75 grammes de beurre pommade
  • 75 grammes de sucre semoule
  • 75 grammes de poudre d’amande
  • 75 grammes d’œuf
  • 10 grammes de maïzena
  • 5 grammes de rhum
  • 50 grammes de poudre de noisettes
  • 50 grammes de sucre glace
  • 1 blanc d’œuf

Les instructions du pain de Modane :

La veille :

  1. Mélanger farine, sucre et sel et la levure émiettée dans la cuve du robot avec le lait, et faire tourner, avec le crochet, à basse vitesse.
  1. Battre rapidement les œufs puis en ajouter les deux tiers au mélange. Pétrir deux minutes, toujours à petite vitesse. — Après deux minutes j’ai utilisé une cuillère pour enlever la farine des côtés du bol. Vous pouvez voir dans la 4e photo que c’est pas encore bien mélangé.
  1. Ajouter progressivement le reste des œufs une fois que la pâte se décolle un peu. Augmenter légèrement la vitesse.
  1. Couper le beurre en petits cubes, à incorporer petit à petit. Pétrir encore sept minutes à vitesse moyenne. La pâte doit encore se décoller. — J’ai pétri la pâte à la main pendant 2 minutes à la fin, parce que le crochet rate toujours les côtés du bol.
  1. Transposer alors dans un saladier fariné, filmer au contact et laisser « pousser » deux heures à température ambiante.
  1. Lorsque le pâton a doublé de volume, le dégazer et le rabattre en l’étalant à plat sur une plaque à pâtisserie que vous avez recouverte de papier cuisine ou un tapis en silicone. Filmer au contact, puis réserver une nuit au réfrigérateur.
  1. Mélanger l’ensemble des zestes et écorces à la confiture dans la cuve du robot pendant une trentaine de secondes. — J’ai utilisé le même mélange de fruits confits que dans le fénétra. Souvenez-vous que le mien ne contient pas de pastèque !
  1. Crémer le beurre pommade et le sucre puis ajouter le reste des poudres. Mélanger et incorporer l’œuf et l’alcool. Bien lisser. Mélanger farce et crème d’amande.
  1. Fariner le plan de travail et façonner la pâte sortie du frigo. Former plusieurs boules de forme ovoïde (entre six et dix) pour former les pains. Cette pâte est collante, donc roulez-la dans de la farine avant de l’étaler.
  1. Mettre la farce au milieu, recouvrir de confiture d’abricot et refermer comme un chausson, en faisant une soudure en dessous. Réserver pour laisser pousser.
  1. Mélanger le blanc d’œuf et les poudres jusqu’à obtenir un appareil plutôt épais. — J’ai écrasé les noisettes dans un sac en plastique.
  1. Dorer les pains, puis déposer à leur surface une mince couche de masse aux noisettes. — Je n’ai utilisé que le mélange de noisettes en poudre, sucre glace et blanc d’œuf. Il me semble que les pains ont l’air bon. Pas besoin de les dorer avec un jaune d’œuf.
  1. Faire cuire 30 minutes dans un four à 165°C. Poudrer de sucre glace avant de déguster.

Je vais vous montrer les résultats de la première fois. Je sais que vous serez d’accord que la deuxième est meilleure. Je ne suis pas le meilleur styliste, mais il est important que je fasse toujours mon meilleur effort. Faire moins ne serait pas français.

Les Grosses Têtes à la radio

Je ne suis pas con ([Menteur ! — M. Descarottes ]) et je sais ce qui se passe en Ukraine. Mais une connaissance m’a récemment dit que ce blog est rafraîchissant parce qu’il est optimiste. C’est une lourde responsabilité ! À mon avis, la meilleure chose que je puisse faire en ce moment est de continuer à vous livrer des pépites françaises. Mais permettez-moi une vieille blague soviétique.

C’est M. Abramovitch, un vieux à la retraite qui sort tous les matins dans son café préféré à Moscou pour une tasse et le journal officiel, la Pravda.

Un jour, il demande à la serveuse ses trucs habituels, et elle lui répond, « Désolé, mais le gouvernement est tombé, l’URSS n’existe plus et la Pravda n’est plus publiée. » M. Abramovitch part.

Le lendemain, il demande encore une fois son journal et la serveuse lui répond « Désolé, mais le gouvernement est tombé, l’URSS n’existe plus et la Pravda n’est plus publiée. »

Le troisième jour, il le répète, mais cette fois-ci la serveuse lui dit « Monsieur, je vous connais depuis des années. Vous n’êtes ni stupide ni sourd. Pourquoi me demandez-vous toujours une copie de Pravda ? »

Et M. Abramovitch lui répond « C’est vrai, je vous ai bien compris. Je sais. J’aime juste l’entendre. »

C’est plutôt impressionnant qu’ils passent toute la conversation en français ! (C’est mon côté OSS 117.)

De toute façon, aujourd’hui je n’en pouvais plus en écoutant Cauet à la radio (avec l’aide du streaming, bien sûr). Je l’adore, mais il jouait du rap et je l’écoute pour lui pas pour la musique. J’ai demandé à quelques amis s’ils pouvaient me recommander une chaîne sans musique, pour écouter parler. Et l’une d’entre eux m’a dit de télécharger l’appli RTL.

J’ai déjà écrit des Grosses Têtes, mais je n’avais aucune idée que c’était diffusé à la radio ! En fait, ça existe :

QUELLE CHANCE !

C’est un vrai défi, d’écouter 5-6 personnes qui vous ne reconnaissez pas, parlant en même temps de trucs que vous ne connaissez pas. En effet, exactement ce que je cherchais. Si c’était comme Jeopardy!, où je connais la moitié des bonnes réponses, j’essayerais de jouer au lieu d’écouter. Je partagerai quelques bons moments.

Il y avait une question sur un poète célèbre qui était actif pendant là Seconde Guerre Mondiale. Il y avait des suggestions, certaines meilleures que d’autres : Céline ou Théophile Gautier. La bonne réponse était Paul Valéry. Mais d’abord, une femme a répondu Jean-Jacques Rousseau, et ça a tout arrêté. L’animateur lui a demandé à quoi elle pensait, et elle a répondu ; « Il était célèbre et il était poète. »

Il y avait une question sur la doyenne de la France, une Sœur André (je ne la connaissais pas du tout). Ce clip n’est pas le bon, mais il vient du même esprit, au même sujet. L’animateur a mentionné que la personne était religieuse, et quelqu’un a répondu « Pieuse ou défroquée ? »

J’espère que vous me comprendrez quand je dis à quel point c’est un plaisir de trouver une émission humoristique où un philosophe connu peut être mentionné. Elle vient d’un vrai pays des merveilles.