J’allais vous écrire la recette des pralines de la Nouvelle-Orléans aujourd’hui. Ça devra attendre jusqu’à mercredi maintenant, car demain est consacré au Canard. Ce dernier week-end j’ai laissé un commentaire sur l’une de mes pages préférées de Facebook, Complots faciles pour briller en société. Ça a combiné deux de mes idées fixes, le foie gras (pour) et le mot états-unien (contre). Voilà le mème qui a tout lancé :

D’abord, je ne me suis pas plaint de la blague sur le « gavage des enfants ». Cette photo n’est pas typique, mais c’est un fait que dans tous les 50 états, au moins 20 % des adultes sont obèses (dont 30 % des californiens, bande de gourmands), et environ 20 % des enfants partout dans le pays. (Liens en anglais.)
J’ai laissé un commentaire, et oui, je suis au courant de l’erreur. « Nous l’avons » ou « on l’a », pas les deux en même temps.

On aurait pensé que j’avais mis le feu à une usine de feux d’artifice. Il s’est avéré qu’il y avait trois genres d’idées fixes que j’ai mises en colère — les vegans, les « amoureux » des États-Unis ET un groupe complètement inattendu, les analphabètes. Vous êtes tous lettrés, alors je vais pas vous faire deviner.
Ils croyaient que j’ai blâmé « les états francophones » pour ce problème. Comme s’il y en a plusieurs ici, peu importe la Louisiane. Moi, je ne blâme pas habituellement les groupes pour des problèmes personnels, mais on est arrivés dans une vieille blague allemande des années 30s. (Je l’ai appris il y a 30 ans dans un livre d’histoire.)
Un vieux juif se promène dans la rue à Berlin quand il est agressé par un gang. Ils le cognent, il tombe, puis le leader lui demande : « Juif, qui est responsable de la guerre ? »
Le vieux répond : « Les juifs, et les cyclistes. »
Le leader est perplexe : « Mais pourquoi les cyclistes ? »
Et le vieux répond : « Pourquoi les juifs ? »
Vous imaginez que je plaisante. Hélas, non :

Aux États-Unis, la pire chose que l’on peut appeler quelqu’un est « raciste ». On risque de perdre tout si ça arrive. Alors, j’étais aussi malpoli que vous avez jamais vu de moi :

Double peine. Maintenant, ce monsieur est bien contrarié :

Mais pire, j’ai mis le feu partout. Il ne faut absolument pas être étranger et dire « apprenez à lire » aux autochtones. C’est pire qu’avoir dit « Le cheddar est mieux que le Comté » ou « J’adore le champagne californien ». Surtout après une faute de conjugaison, puis une d’orthographe ! Après cet échange, le déluge.
Il reste plus de 200 commentaires, après que plusieurs douzaines aient été supprimés. Mais encore une fois, impossible de dépasser la bienveillance des internautes — à ne pas confondre avec vous en général.
J’apprécie au moins que ce monsieur m’imaginait déjà là. De sa bouche aux oreilles du Bon Dieu, comme on dit :

J’apprécie sincèrement que l’une de ces deux a essayé de dire « faut pas lui traiter comme une piñata », mais peu importe — on a des sorcières à brûler !

Et il y avait ceux qui avaient des haches à moudre, comme on dirait en anglais (pensez à « compte à régler »). Voilà une canadienne qui a gentiment suivi un français qui s’était plaint du mot « américain ».

Voilà, c’est ça en bas — elle ne veut pas être prise pour une de nous. Croyez-moi, madame, j’ai pas envie d’être associé avec vous non plus. Pour être clair, je suis fier de mes connaissances canadiennes ; c’est juste celle-ci que je veux ignorer.
Ce n’est pas une plainte contre les Français en tant qu’un groupe. Il y a des gens pas faciles à vivre partout. C’est juste pas toujours des sucettes et des arcs-en-ciel.

























































































