Bons baisers de Prague

Je comprends enfin pourquoi les Russes agressent tellement l’Ukraine. C’est que M. le Président Poutine avait envie d’être mis en vedette au Canard enchaîné !

Chaque semaine, je commence par lire le numéro en prenant des captures d’écran, et à la fin, je choisis mes préférés. Cette fois-ci, j’ai eu 10, et la moitié traitait de M. Poutine. Je garde strictement ma limite de 4, je dois donc vous conseiller de passer par votre bureau de tabac ou kiosque et lire en quoi la table de Poutine se ressemble à Pinocchio, les prix des carburants, le scandale chez Crédit Suisse de l’argent sale (j’ai DES AVIS chez les Suisses et leurs banques), et l’appli SNCF Connect. On commence avec une belle blague qui relie la France et l’Ukraine :

Je ne savais pas que l’Alsace avait eu une élection sur cette question, et 92 % des votants étaient d’accord. Mais seulement 12 % des alsaciens y ont participé. Et alors ? Créeraient-ils une nouvelle région ? Je ne comprends toujours pas le but. Peut-être que la Corse est le modèle.

Notre deuxième sujet traite de l’un de mes sujets préférés, vos noms. L’un de mes plus grands plaisirs, c’est juste de lire des groupes sur Facebook et de découvrir de nouveaux noms (à moi). Peut-être que ce n’est pas la meilleure façon, mais si vous êtes un Jean-Kevin, il y a toujours ce site pour vous aider. (Moi, je me demande parfois si je devrais utiliser mon deuxième nom, Eliot, avec vous.) En tout cas, c’est ça l’histoire de laquelle ce dessin parle.

Quand j’étais jeune, ma grand-mère paternelle lisait des nouvelles de Maigret (en traduction, bien sûr). J’ai un livre de la collection Tout Maigret, mais il reste un peu trop difficile pour moi. Je comprends que Gérard Depardieu joue dans le rôle maintenant, mais il me semble que c’est mieux accueilli que ce qui dit Le Canard :

Finalement, je n’ai PAS DU TOUT pu résister à cette histoire — je ne le voulais pas ! Il s’avère que dans les années 50s, un journaliste du Canard, Jean Clémentin était aussi espion pour les Tchèques. Ils ont publié un article avec le sous-titre « Bons baisers de Prague ». Comme j’adore la réf !

On finit avec la conversation des canards en haut de la dernière page. C’est un bon calembour !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Le Beverly Hills français

Pendant que j’étais toujours au musée, j’ai reçu un SMS d’une amie. Oui, une Française. Je lui ai dit que j’étais à LA et elle m’a répondu que ça la fait rêver. Moi, je pensais au temps où j’y ai été agressé à couteau, et à 3 ans dans le pire appartement de ma vie (avec mon ex futur en plus), et j’ai dit le mauvais truc en réponse. J’ai dit une fois que votre quotidien est mon Disneyland — j’oublie souvent que l’envers est aussi vrai pour beaucoup de monde. Mais moi, je suis aussi grand spécialiste de mettre la pied dans la bouche, comme on dit en anglais (c’est-à-dire « dire le mauvais truc »).

De toute façon, après être sorti du musée, je me suis dit « Qu’est-ce qu’elle aimerait voir ici ? Toi con, tu dois vraiment demander ? Qu’est-ce que TOUT le monde veut voir à LA ? » Alors, je me suis conduit à Beverly Hills, anciennement mon lieu préféré pour passer un bon moment quand j’y habitais.

(Je dois écrire LA. Regardez ce qui se passe à chaque fois où j’écris « Los ». C’est vraiment nul avec tous ces noms espagnols ici.)

J’habitais à LA entre 2005 et 2008. Beaucoup de choses ont changé depuis ce temps-là, mais Rodeo Drive à Beverly Hills reste plus ou moins comme je m’en souviens.

On commencera avec, à mon avis, le carrefour le plus glamour de Californie. Peut-être des États-Unis. C’est Rodeo Drive et Dayton Way. Sur trois des 4 coins, il y a des boutiques françaises — Bréguet, Louis Vuitton, et Van Cleef & Arpels. Comme d’hab, c’est les britanniques qui gâchent une belle chose française — c’est Burberry sur le quatrième coin, avec leur motif de vache rose.

Pensez-vous que l’on marche maintenant le long de la rue ? Non, on tourne le dos pour entrer dans — encore à mon avis — le bâtiment le plus classe de tout Beverly Hills, 2 Rodeo Drive. Je n’ai pas pris photos de toutes les boutiques, mais on va en profiter quand même. Le coin avec Bréguet est l’entrée dans ce bâtiment.

Je voulais vous mener le long de ce chemin parce qu’ici, on peut juste apercevoir à gauche de Tiffany qu’il y a un resto. 208 Rodeo. La nourriture n’est pas la meilleure, mais déjeuner sur leur terrasse, c’est l’une des meilleures choses au monde entier. Pourquoi ? Parce que l’on est en face de l’Hôtel Beverly Wilshire, l’un des meilleurs hôtels à LA. Voulez-vous faire partie des « cool kids » ? C’est l’endroit !

À côté de 208 Rodeo, il y a une parfumerie française, Henry Jacques, pour ceux qui trouvent que Cartier a trop l’air Leclerc. Rien n’est disponible chez eux pour moins qu’environ 600 € la bouteille — de 15 ml. Ne me croyez pas sur parole — voilà leur liste de prix !

Moi, je ne porte que Déclaration de Cartier depuis 2012, 1/10 le prix pour deux fois la quantité.

On descend l’escalier vers Wilshire Boulevard et fait un demi-tour sur Rodeo pour passer Burberry et voir le reste de la rue. Le voisin à côté de Burberry, c’est Dior. En face de Dior, il y a Harry Winston, la bijouterie pour ceux qui trouvent que Tiffany a trop l’air Walmart. On marche sur la rue et passe par Yves Saint-Laurent — l’un de 3 à Beverly Hills — et Moncler.

On n’est pas du tout fini. Un bus à ciel ouvert nous passe en même temps que l’on arrive chez Cartier. Il y a 20 ans, j’espérais que mon ex futur me donnerait cette alliance de Cartier pour notre mariage. Pensez-vous que c’est trop ? C’était beaucoup moins cher à l’époque — mais la sienne ? J’ai des larmes aux yeux en pensant au prix. En face de Cartier, il y a Chanel…

…mais aussi le magasin pour ceux qui trouvent que Louis Vuitton a trop l’air Franprix — Goyard. Ils font les meilleures écuelles pour les animaux de compagnie au monde — mais aussi plein d’autres choses pour les êtres humains.

Il n’y a qu’un magasin de plus que je veux vous montrer sur Rodeo. Je pense à une amie à chaque fois où je passe par l’une de ces boutiques. Vous pouvez deviner pourquoi.

On est maintenant sur Santa Monica Boulevard. Il y a une boulangerie ici, Sprinkles, qui ne fait que des cupcakes. Ils ont peut-être le truc le plus américain pour les vendre (on peut aussi enter dans le magasin, mais vous ne verrez aucun cupcake — tout est caché depuis le début de Covid). C’est une chaîne maintenant, mais cette boulangerie était la première.

On tourne à droite deux fois pour marcher le long Beverly Boulevard. On est presque finis, mais j’ai quelque chose de choquant pour vous montrer. D’abord, si vous avez jamais visité les États-Unis, The Cheesecake Factory vient de Beverly Hills. J’y déjeunais souvent — c’est plein de types qui sont juste serveurs, mais disent qu’ils sont acteurs. C’est pas le truc choquant.

Voilà notre dernier arrêt — « Ladurée by Matthew Kenney ». Voici leur carte. C’est sous licence, mais…beaucoup de la carte est vegan. J’ai commandé deux choses à emporter — un macaron Ispahan, et une pâtisserie Élysée. Je ne veux plus jamais entendre dans une telle boutique « C’est pas vegan. Est-ce OK ? » (En parlant de l’Élysée.) Non, c’est pas « OK » — c’est attendu. Je ne veux pas finir avec une plainte, alors je dirais juste que ça fait semblant d’être Ladurée sans y arriver.

Mais vous pouvez le voir — sans la France, Rodeo Drive ne serait rien !

L’exposition de cinéma

Je vous ai promis un régal, et voilà — aujourd’hui on parlera d’une exposition au Musée d’Art du Comté de Los Angeles (appelé LACMA en anglais). Ça traite de l’histoire du cinéma à Paris de 1850 à 1907 ! Pour ce qui suit, les photos sont de plus haute résolution que normale pour ce blog. Alors, je vous invite à les cliquer pour les examiner de plus près.

Mais avant l’exposition, je déjeunai dans leur resto, Ray’s and Stark Bar, créé par un chef allemand, Joachim Splichal (maintenant à la retraite en France, mais pendant 40 ans aux États-Unis, l’un des meilleurs chefs du pays — et ses meilleurs restos étaient presque tous à la française). Le décor est très années 60s ! Remarquez la façon curieuse de trouver vos ustensiles — il y a un petit tiroir à chaque place. Les pâtes au homard étaient excellentes si un peu trop épicées, mais le pain perdu aux croissants n’était rien de spécial. Si cet article était une « Je critique », je dirais que c’est un « J’y retournerai », mais le rapport qualité prix n’est pas bon.

Avant de passer à l’exposition elle-même, je veux vous montrer un truc fameux à l’extérieur du musée. C’est une « mise en place » appelée « Urban Lights » (Lumières urbaines). Tout le monde qui habite à LA ou ses alentours a une photo de lui-même devant cet œuvre quelque part dans leurs profils de réseaux sociaux. Pas moi avant, mais maintenant, moi aussi (je ne le publierai qu’ici — à mon avis, je ressemble à un Conehead).

On arrive enfin dans l’exposition. « City of Cinema: Paris 1850–1907 » (Cité du cinéma : Paris 1850-1907). Peut-être que vous voudrez écouter la bande-sonore de l’exposition pendant que vous lisez. Et on commence avec le premier clip qu’on voit en entrant dans l’exposition, l’Exposition universelle de Paris de 1900, tourné par Gaumont :

Mais après ça, on rembobine l’horloge quelques décennies pour voir le Paris avant le cinéma. Voilà des tableaux de Mary Cassatt, Berthe Morisot et Gustave Caillebotte :

C’était l’âge des chemins de fer, où personne ne se plaignait de SNCF Connect. J’ai eu des larmes aux yeux parce que moi, je suis parti de Paris à Rouen à la Gare Saint-Lazare. Comme j’aurais aimé y revenir aujourd’hui !

Des affiches pour les performances d’une danseuse américaine, Loïe Fuller, aux Folies Bergère — avant le cinéma, tout le monde assistait aux théâtres :

Peut-être que vous avez entendu parler des colonnes Morris, et que Mme le Maire Hidalgo veut les supprimer de Paris. Voici une photo qui date de 1865 à 1870 (personne n’est sûre) quand elles étaient neuves :

Avenue de l’Observatoire, Charles Marville

Avant le cinéma, il y avait de nombreux trucs pour faire des illusions optiques :

Tout commença à changer avec l’Exposition universelle de 1889 :

Le dôme central de la Galerie des machines, L’Exposition universelle de 1889, Louis Béroud

Vous avez sûrement entendu parler du Musée Grévin. Cette affiche est d’une « exposition de l’exposition » :

Affiche pour le Musée Grévin (1890), Jules Chéret

Savez-vous quel monument a été construit pour cette exposition ? Si vous avez dit « La Dame de Fer », arrêtez de jouer au jeu vidéo Bloodmasque. (Mais dites-moi où vous trouvâtes une copie qui marche toujours.) Si vous avez dit « La Tour Eiffel », veuillez accepter un Bon Point ! La tour est vite devenue le sujet des artistes :

Après l’exposition, les inventions nécessaires pour le développement du cinéma commencèrent à apparaître. Voici une affiche pour la « Théâtre optique » d’Émile Reynaud en 1892 au Musée Grévin :

Affiche du Musée Grévin (1892), Jules Chéret

Et voilà, un clip de l’une de ces « pantomimes lumineuses » :

Un magicien, Georges Meliès, était propriétaire de la théâtre Robert-Houdin.

Meliès vit une démonstration des inventions des frétés Lumière en 1895, surtout la cinématographe :

Cinématographe Lumière de 1895

Meliès s’est rendu compte qu’il pouvait utiliser les mêmes techniques de la scène pour les films, alors il est devenu réalisateur. Ici, on le voit dans son studio à Montreuil en 1897 avec son équipe, en train de peintre un arrière-plam :

Meliès et son équipe, 1897

Voici l’un de ses efforts, Pygmalion et Galatea :

C’est peut-être d’après une nouvelle statue d’Auguste Rodin à l’époque sur le même thème :

Pygmalion et Galatea (1889), Auguste Rodin

C’est avec l’Exposition universelle de 1900 que les films deviennent un grand succès public, parce que l’Ecposition est tournée en même temps que des films jouent dans les salles de l’Exposition. Voilà un clip de l’Exposition, tourné par Gaumont :

C’était peut-être difficile pour les gens de l’époque d’imaginer ce qui arriverait dans l’avenir. Voici des dessins à propos de la vie en 2000, dessinés en 1899 :

Les cinémas remplaçaient vite les vielles théâtres. En 1906, on pourrait aller aux cinémas pour voir beaucoup de nouveaux films :

Et les cinémas eux-mêmes étaient de grands bâtiments :

On finit l’exposition avec un dernier clip de Pathé, aux Halles de Paris en 1913 :

Mais on n’est pas complètement fini. Après l’exposition, je suis allé dans le magasin du musée. Il y avait quelques livres sur la Tour Eiffel et la France de l’époque :

Le livre sur la Tour Eiffel est une reproduction de celui de Gustave Eiffel lui/-meme. L’autre coûte 200 $, et j’ai pris une photo pour que vous puissiez voir sa taille !

Un dernier renseignement. Il y avait un tableau célèbre dans ce musée. Rien à voir avec l’exposition, mais je voulais vous le montrer, avec une preuve que la photo est la mienne :

Le film raté

Ce soir, j’allais voir mon film habituel, mais mes voisins méchants avaient une surprise. Ils faisaient la fête toute la nuit à fort volume. Et les cris étaient pleins de vulgarité. Je ne porte plainte contre un voisin aux propriétaires à cause de son depuis dix ans. Mais moi, j’en avais eu marre, et j’ai tourné une petite vidéo devant leur porte. On peut voir leur numéro et l’heure, et entendre autant de gros mots que l’enfant bâtard de Jul et de Maître Gims. Alors, pas de film cette semaine. MAIS…

Demain j’aurai un régal pour vous à propos du cinéma français. Ce sera l’un des trucs les plus spectaculaires que j’ai trouvé, et j’ai dû patienter pour avoir le droit de le partager. Je le dois au groupe privé de France with Véro sur Facebook.

Au fait, à propos du mot bâtard, saviez-vous qu’il y a un animateur sur la radio aux États-Unis, où son vrai nom est Dan Le Batard ? Il le porte fièrement et travaille dur pour le mériter. Mais sa famille est d’origine cubaine. (Au fait)2, il y a une relation curieuse entre la communauté cubaine ici et la France. Il y a une petite chaîne de restos à Los Angeles appelée Versailles, et un autre resto, pas lié à ceux de LA, à Miami. Je crois que ceux proche de chez moi ont copié celui de Miami, mais je ne sais pas pourquoi les cubains sont de si grands fans du nom Versailles. C’est juste un petit renseignement intéressant. De toute façon, à demain !

Je découvre l’Isère

On continue maintenant avec le 38, l’Isère. C’est le département le seizième plus peuplé, et les habitants se nomment isérois. C’est notre sixième séjour en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour vous livrer la meilleure expérience, j’ai dû acheter quelque chose. De rien.

L’Isère fait partie de l’ancienne région du Dauphiné, nommé pour les comtes d’Albon, appelés les dauphins d’après leurs armoiries héraldiques. Aujourd’hui, la préfecture de Grenoble est la siège d’un journal régional, Le Dauphiné libéré. Le reste du monde connaît le Dauphiné pour deux choses — Les Aventures de Huckleberry Finn, parce que même en anglais, on connaît les princes français sous le nom de dauphin, et le gratin dauphinois, un plat mondialement connu.

On commence à la ville de Vienne, à l’ouest du département. Souvenez-vous de notre dîner calvadosien, avec le gâteau Marjolaine ? On est chez Fernand Point ici, et son ancien restaurant, La Pyramide (2 étoiles Michelin) ! Pas de question où on va dîner ! Peut-être qu’on veut voir aussi la pyramide elle-même, un truc romain qui a duré jusqu’à nos jours. Mais avant, on visitera la Cathédrale Saint-Maurice (2 étoiles), construit du XIIe à XVIe siècle, où on trouve de nombreuses sculptures romanes et gothiques. Puis on visite le Temple d’Augustine et de Livie (2 étoiles), un temple romain érigé au propos que les hommes politiques sont en fait des dieux. Rien n’a changé en 2000 ans, même si ma petite chapelle Saint-Castex est décorée avec des fresques du Canard enchaîné. On finit avec le Jardin archéologique de Cybèle, les restes de l’ancienne ville gallo-romaine. Finalement, à table !

On passe maintenant dans les Alpes. Je trouve la géographie de cette région passionnante — tout ce que l’on va voir est dans une grande vallée qui relie la Métropole de Lyon à l’Isère, puis la Savoie. C’est facile à voir comme c’est difficile à envahir la France à travers des Alpes.

Capture d’écran de Google Maps, ©️Google

Mais avant d’entrer dans la vallée, on visitera le village de Pont-en-Royans et le Parc régional naturel du Vercors (3 étoiles). Les « maisons suspendues » doivent être vues pour y croire. (C’est difficile à écrire ça en sachant que je n’ai aucune idée si ça m’arrivera.) Peut-être que l’on peut faire une comparaison avec Positano en Italie. Au-dessus du village, il y a le Massif du Vercors (3 étoiles), un plateau plein de gorges, de forêts et de pâturages. Le Massif a aussi une histoire tragique — en juillet 1944, les Allemands (et leurs collabos honteux) y ont massacré 201 civils en se battant contre le Maquis.

Grenoble et ses alentours sont spectaculaires. On commence par prendre le téléphérique vers le Fort de la Bastille (3 étoiles) — rien à voir avec la Révolution, il date du XIXe siècle — où on trouve un musée militaire, un centre d’art, et LA meilleure vue de toute l’Isère. Puis on descend de la montagne pour visiter le Musée de Grenoble (3 étoiles), avec des collections d’art ancien, moderne, graphique, et de l’Antiquité. On est passés par Le Vercors sans visiter les villages détruits, parce qu’ils sont en Drôme, mais on ne ratera pas le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère (1 étoile). Ne vous plaignez pas de moi — c’est gratuit et c’est important. Puis, on sort aux alentours de Grenoble pour visiter le Domaine de Vizille (pas mentionné dans le Guide Vert ?!?), un ancien château devenu un musée de la Révolution avec un parc de 100 hectares.

On est presque finis. Au nord de Grenoble, on trouve Saint-Pierre-de-Chartreuse et la Monastère de la Grande Chartreuse. On n’a pas le droit d’entrer dans la monastère, qui fonctionne toujours, mais on peut se balader au long des bâtiments et visiter leur musée. Le film « Les Justin font du ski » ne sera jamais tourné, mais pour ceux qui aiment skier, il faut absolument visiter l’Alpe d’Huez et sa station de ski. (Moi, j’y serai juste pour le chocolat chaud.) FINALEMENT (désolé), on visite un autre grand parc, le Parc national des Écrins. Ce dernier est ÉNORME et comprend une quarantaine de communes et plus de 740 km de sentiers — je vous conseille de rechercher des sites selon vos goûts.

Qui sont les isérois les plus connus ? Il faut commencer avec l’écrivain Stendhal (j’ai lu Le Rouge et le Noir à l’université, en traduction, bien sûr). Il y a aussi Michel Fugain, la star de mon premier cours de musique avec l’Alliance Française, l’égyptologue Jean-François Champollion, mon cauchemar à l’université le mathématicien Joseph Fourier, le pire père de l’histoire française Jean-Jacques Rousseau, le grand chef Fernand Point, la star dans un second rôle du Canard enchaîné Olivier Véran, et le compositeur Olivier Messaien y grandi.

Quoi manger en Isère ? On a déjà mentionné le gratin dauphinois. Il y a d’autres plats traditionnels, comme les ravioles du Dauphin (surnommés le plat national dauphinois) et la tourte de la Matheysine, une tourte à la viande. L’un des livres les plus importants dans l’histoire de la cuisine française, Ma gastronomie, est l’œuvre de Fernand Point. La liqueur Chartreuse vient de la monastère, parmi d’autres produits locaux comme les noix de Grenoble AOC et le fromage Saint-Marcellin. En dessert, on y trouve le gâteau aux noix, la bugne, et la pogne de Saint-Genix, fait avec les pralines roses de leurs voisins lyonnais. Je note que leur site de tourisme a une collection impressionnante de recettes modernes — c’est en dehors de notre mission, mais c’est intéressant quand même. Tout ça, c’est-à-dire que l’on mangera bien en Isère !

Je perds mon meilleur outil

J’ai du mal avec le prochain « Je découvre », je vais donc vous dire ce qui se passe. Vous allez remarquer que quelque chose disparaît. Le site ViaMichelin a enlevé les recommandations du Guide Vert. Sacré Bibendum ! Alors, plus d’étoiles, hélas.

Mais c’est pire que juste des centaines de liens qui ne fonctionnent plus sur ce site (une amie me l’a mentionné). Quand on ne connaît pas trop la géographie, on a besoin des sources pour s’orienter. Sinon, ce que j’ai écrit (et déjà supprimé) arrive :

Moi : En Isère, il y a une ville appelée Vienne. Et le site principal du département n’est pas organisé par ville. Je chercherai donc « Vienne tourisme ».

Site web de tourisme en Vienne : Moi, voilà !

Moi, pas trop malin : Ah-ha ! On commence donc avec l’Abbaye de Saint-Savin et ses fresques du Moyen-Âge. (C’est dans le 86, pas le 38.)

En fait, je me suis rendu compte que je me suis trompé de Vienne quand j’ai commencé à planifier l’itinéraire. C’est un aperçu de ma méthode : je commence par chercher les plus grandes communes sur Wikipédia, je cherche les sites touristiques et ViaMichelin pour des idées, puis j’en mets toutes sur une carte pour trouver le bon ordre. Et cette fois, quand j’ai vu qu’il y avait plusieurs sites trop près de la Normandie… c’était gênant. Mais aussi drôle. Mais gênant.

C’est moins drôle que ViaMichelin est maintenant plein de liens brisés. Anciennement — c’est-à-dire jusqu’à la semaine dernière — on pouvait chercher le Guide Vert avec le petit château :

Ne me croyez pas sur parole : cliquez-le vous-même. Voici ce qui arrive :

C’était TRÈS utile d’avoir un site qui me disait exactement où j’étais. Sinon, je me trompais comme avec Valrhona. Hélas, c’est pas ma seule erreur avec l’Isère, et je sais maintenant qu’il y avait au moins une chose en Savoie dans mon article. Je dois tout revérifier, et c’est pourquoi vous ne lisez pas « Je découvre l’Isère » en ce moment.

J’ajouterais juste que le Guide Rouge reste disponible gratuit en ligne. Si c’est une question d’argent, la différence n’a aucun sens.

La présidentielle s’approche

C’est plutôt incroyable — dans une semaine où le monde entier croyait qu’il y aurait une guerre entre l’Ukraine et la Russe, le thème principal du Canard est le meeting de Valérie Pécresse. Il y a 8 dessins sur ce sujet cette semaine — je ne crois pas que j’en aie vu autant sur un seul sujet !

J’ai pas envie de jouer à la politique ici, mais cette semaine, je perds. Après le meeting (dites-moi qu’il y a un meilleur mot en français — celui-ci est un anglicisme avec le mauvais son !), il y a aussi 4 dessins sur le convoi de la liberté. Je suis un peu étonné — c’est le même pays qui s’est battu à propos de la consommation debout dans les bars ? Qui se plaignait des baguettes à 29 centimes ? Je ne le reconnais guère !

On commence donc avec quelque chose que je n’arriverai jamais à comprendre :

Le 2e tour, c’est pas le problème. On a un système assez similaire en Californie et plusieurs autres états, dont la Louisiane. C’est le fait que l’on peut attendre si longtemps pour commencer une campagne qui me confond. Aux États-Unis, une telle campagne doit commencer au moins un an à l’avance ! Je sais que c’est différent aux pays avec des parlements et des premiers ministres, surtout au Royaume-Uni ou à l’Israël, où une élection peut toujours avoir lieu dans quelques semaines. Mais la présidence française est comme la nôtre, à durée déterminée. Je m’occuperai de mes oignons, mais je le trouve difficile à comprendre.

Cette nouvelle me rend toujours triste :

Quoi qu’on pense des Talibans, j’ai une fille et je ne voudrais jamais une telle situation pour elle.

J’ai besoin d’un comptable pour comprendre la prochaine nouvelle. Selon La Tribune, EDF vient de payer 175 millions d’euros pour racheter l’activité nucléaire de GE, qui l’avait achetée en 2014 pour 14 milliards. Mais selon Le Canard, GE l’a achetée pour 585 millions, et EDF la rachète pour 1,2 milliards. Je rate quelque chose.

On finit avec un sujet dont j’ai entendu beaucoup de parler ce mois, la nouvelle appli SNCF :

J’avais pensé qu’ils changeaient juste le nom, mais évidemment j’avais tort. J’ai ADORÉ mes expériences avec Oui.SNCF, rien comme notre Amtrak, et j’espère que ça n’aura pas trop changé la prochaine fois. Mais je vous laisserai un dernier truc, une capture d’écran qui est aussi une preuve que j’ai eu du mal avec le vieux logiciel :

OK, un de plus :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

L’échec Saint-Valentin

Je ne devrais pas publier ce post, mais franchement, je m’en fiche. J’ai essayé plusieurs fois à produire quelque chose de nouveau pour Saint-Valentin, et c’était un long échec. Je vais vous montrer l’idée.

L’année dernière, j’ai fait de beaux macarons, mais ils étaient beaucoup de travail. Cette année, je voulais faire un biscuit moins difficile. Connaissez-vous les biscuits Linzer ? Bon, j’ai trouvé une emporte-pièce en forme de cœur qui m’a donné une idée pour un Linzer encore plus intéressant. Voilà — 5 trous en forme de cœur à l’intérieur :

J’avais l’idée qu’on pourrait avoir deux garnitures — la confiture traditionnelle, et du chocolat — et qu’ils pourraient alterner. D’abord, j’ai fait de la confiture de framboise :

Puis j’ai dû faire les biscuits. J’ai commencé avec de la pâte sucrée de Pierre Hermé. Mais ça fait trop de bulles à moins que l’on la pique assez :

J’ai donc choisi une autre recette, d’un grand magasin appelé « Macy’s ». C’est une bonne recette pour faire des biscuits qu’on va décorer avec du glaçage. Et ça marchait mieux :

Puis, j’ai basculé les biscuits avec les trous pour fourrer 3 des 5 trous avec du chocolat et les refroidir au frigo :

Quand je les ai sortis une heure plus tard, c’était l’un des pires échecs du blog :

Je suppose qu’il ne fallait pas être de l’espace au-dessous du biscuit. Il faut faire un joint hermétique.

J’ai franchement une longue histoire maudite de recettes ratées pour le Saint-Valentin. La première fois où j’ai cuisiné pour quelqu’un d’autre, j’ai fait des brownies. La fille pour qui je les ai faits était si choquée qu’elle a sauté en arrière et s’est fâchée contre moi. Quelques ans plus tard, j’ai fait un dîner pour ma nouvelle femme, et après 8 heures dans la cuisine, j’ai raté tous mes trois plats. Elle ne m’a plus jamais permis de faire le dîner pour la Saint-Valentin.

J’apprends beaucoup de choses en écrivant ce blog, mais évidemment il y a des leçons que je refuse de comprendre.

Cent mille dollars au soleil

Ce soir, j’ai regardé un autre film de Belmondo, « 100 000 dollars au soleil », signé Henri Verneuil (qui nous avons déjà rencontré avec Un singe en hiver, Peur sur la ville et Week-end à Zuydcoote), avec des dialogues d’Audiard. Je n’entendais pas parler du film avant de le trouver chez FNAC — ça suffisait d’avoir Belmondo. Cette fois-ci, j’ai regardé la bande-annonce sur le disque avant de commencer, et ça m’a donné des questions :

Ouais, je le vois.

Ah bon ? Je n’avais aucune idée. C’est peut-être Daniel et Valérie ici ?

Ohhhhh. Je me suis complètement trompé. Je vais en profiter !

Puis j’ai eu d’autres surprises ! C’est Gert Fröbe, connu chez moi pour Goldfinger et mon film préféré de tous les temps, Le troisième homme, qui joue aussi dans ce film. Et Lino Ventura, et Bernard Blier ! Quel casting !

On commence au Maroc. Le début n’a rien à voir avec ce qui suit, mais ça dit forcément, « On est au Maroc ».

Puis on fait la connaissance d’une entreprise de livraisons. Le patron, un Monsieur Castagliano (les gros, joué par Fröbe), peut travailler à Silicon Valley avec son attitude :

Chez le père Casta y a pas de chauffeurs et y a pas de patron. Y a une grande famille. Chez nous, jamais d’histoires, jamais de grèves…Quand un chauffeur veut un congé ou de l’augmentation, il vient me trouver, je l’écoute et je le vire. Avec les mirontons que j’emploie…

Je ne connaissais pas le mot « mirontons ». Mon dictionnaire dit que c’est en anglais « beef stew » (ragoût de bœuf). L’intention est assez claire. Je connais trop bien cette attitude — n’acceptez aucune position avec un patron qui parle de « être une famille » ici, surtout dans les entreprises de logiciels. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Mais peu importe en ce moment. L’homme à droit, Steiner, est censé être un chauffeur plus capable que les mirlontons. Il va quand même dans un bar pour faire la connaissance de ses nouveaux collègues.

Le lendemain, on voit qu’un camion part. Ça doit être Steiner. Mais quelques heures plus tard, on le voit chez Castagliano, à la recherche du camion. M. Casta n’est pas content.

Il s’avère que c’est l’un des mirontons, Rocco (Belmondo) qui l’a pris, et Steiner est viré. Il dit que Casta « aurait pu être poli, salope ». Casta donne un ordre à ses employés — sortez ce type !

Casta demande à Marec (Ventura) de poursuivre Rocco et le rattraper. Marec demande s’il existe d’assurance pour le camion et la cargaison. Casta dit oui, et que la cargaison n’est que du ciment, mais on sait déjà — il doit être des raisons pour ne pas vouloir porter plainte à la police.

Marec part et rencontre un type qui fait du stop. Il s’avère qu’il veut aussi trouver Rocco. C’est Steiner.

Marec va dans un bar où Rocco est déjà passé et demande des nouvelles de lui. Il apprend qu’il y a une femme avec lui, dit Pepa, mais les clients ne l’aime pas trop. (Ne vous inquiétez pas — je vous montre le sous-titre, mais je ne me plains pas. Cette fois. Après tout, ce mot est au féminin et je suis un homme. 😉)

Les patrons du bar se foutent de la gueule de Marec et Steiner, et ils finissent par détruire le bar. Mauvaise idée, les gars.

Plus tard, on revoit enfin Rocco et Pepa. Il s’avère que le complot est à elle — Rocco dit qu’elle lui a « amené une affaire de 100 000 dollars » (la première fois où nous entendons parler de ça). Mais Rocco veut dormir — on sait donc que ça aidera Marec à l’attraper.

Et c’est exactement ce qui se passe. Marec et Steiner font une pause quand ils voient Rocco les passer. Ils sautent dans leur camion, et la chasse commence.

Rocco est le meilleur chauffeur et fait s’écraser Marec. Mais leur camion n’est pas gravement abîmé, alors Marec et Steiner reprennent la chasse.

Mais autour d’un coin, Rocco s’arrête, et cette fois-ci, l’accident gâche suffisamment le camion de Marec. Rocco et Pepa s’échappent.

La chasse n’est pas encore fini, parce que dès que Rocco arrive au prochain village, une fuite empêche son camion et doit être réparé. Pendant ce temps-là, Steiner affronte Marec parce qu’il n’arrive plus à croire qu’ils prennent tous ces risques pour du ciment. Marec lui répond que c’est pas ses oignons, qu’il ne sait pas non plus qu’elle est la cargaison, et qu’il n’est plus important — il veut se venger de Rocco.

Un peu plus tard, un autre camion arrive et les amène au même village pour faire réparer leur camion. Le même mécanicien qui a aidé Rocco leur dit où va Rocco et la chasse reprend à nouveau.

Mais cette fois, Rocco a un plan pour tout finir. Pepa et lui tendent une piège — ils laissent le camion à côté de la route et attendent l’arrivée de Marec et Steiner sur une colline, avec une carabine :

Rocco les font prisonniers et après un déjeuner fou — où Rocco pointe son arme sur eux — il leur fait charger leur camion avec le chargement de son camion (qui est tombé en panne).

Rocco et Pepa conduisent à leur destination, à Moussorah. Marec et Steiner font du stop et les suivent.

À Moussorah, Marec trouve Rocco dans un club. Ils luttent à coups de poing, mais après qu’ils sont tombés dans une fontaine, Rocco dit la vérité à Marec — Pepa a volé le camion et la cargaison. Les deux s’excusent, et c’est la fin.

Ce film est plein d’argot — selon mon dictionnaire, j’ai cherché tous ces mots pendant le film : houblon, chouïa, mironton, cerceau, crac, semi-remorque, bringue, intendance, bahut, plumard, burlingue, faucher, bousiller, gronder, veinard, bretelle, borné, et fourguer. La moitié de ces mots disent « argot » ou « informel » dans leurs entrées. Sans sous-titres, j’aurais été bien perdu !

Un détour musical

On fera un petit détour aujourd’hui. J’ai un rendez-vous chez l’anesthésiste demain — espèce de colonne vertébrale maudite ! — et je doute que je sois capable d’écrire. On verra. J’aimerais penser à quelque chose d’agréable, alors une petite histoire que j’adore. C’est du même esprit que ce blog.

Vous savez que j’aime chanter. Pendant dix ans, je faisais partie d’une chorale. En 2006, j’ai reçu un CD du directeur, avec l’enregistrement de l’une de mes parties. Mais il l’a enregistrée sur son ordinateur, alors le disque contenait du n’importe quoi pour ses données d’identité. Mon ordinateur a essayé de l’identifier quand même, et il m’a dit que le disque contenait une chanson par un groupe de rock polonaise, Elektryczne Gitary (Guitares électriques). Voilà le clip :

« Nie jestem soba » est polonais pour « je ne suis pas moi-même », mais à l’époque je ne le savais pas. Je savais juste que ce clip est l’une des choses les plus drôles que j’ai vues. J’ai donc dû trouver le disque. Et c’est là que notre histoire devient folle.

Il s’est avéré que la chanson est venue de la bande-sonore d’un film, appelée « Kiler-ow 2-och ». C’est-à-dire « Les deux tueurs », et c’est la suite d’une autre film, « Kiler » (Tueur). C’est un jeu de mots polonais — « killer » en anglais est « tueur », et « kiler » en polonais est la même chose — mais c’est aussi un nom de famille polonais ! L’intrigue des films, c’est qu’un certain Jurek Kiler, un conducteur de taxis, est pris pour un tueur par des gangsters. Il décide de pretender qu’il l’est vraiment, d’où vient la comédie.

D’abord, j’ai dû trouver le disque. En 2007, c’était pas facile — il n’y avait pas trop d’importations chez Amazon, et bonne chance si vous vouliez chercher des disques polonais à Los Angeles ! Mais après quelques mois de recherches, je l’ai trouvé au site d’une boutique dans le Wisconsin.

Je dois vous dire — bien que le disque vienne de 1999, c’est d’un style plutôt 1960s, sauf avec un accordéon ainsi qu’un saxophone, de la batterie, et des guitares. Et je l’adore. Le chanteur n’est pas trop doué — ou peut-être que la langue polonaise manque de quelque chose pour chanter — mais la musique, c’est parfait.

Mais après avoir tout écouté, je voulais — vous le saviez déjà — regarder le film. Et ça prendrait des efforts. J’ai passé deux ans en cherchant (pas tout le temps !), et j’ai enfin décidé que je le chercherais en polonais. Et hop ! Je l’ai trouvé dans le site d’un magasin en Pologne — une boîte avec tous les deux films, en fait. Et oui, je l’ai commandé en polonais. Je ne pouvais pas lire le site — mais en tant qu’informaticien, j’ai su lire le code source de la page et deviner où j’ai dû taper mon nom, ma carte de crédit, etc. Ne prenez pas ma parole. Voici mon ticket par courriel :

Mais peut-être que je suis menteur. Aux yeux francophones, ce courriel est plus de n’importe quoi. Alors, voilà les disques, toujours avec moi !

Heureusement pour moi, j’avais déjà un lecteur DVD que pouvait jouer des disques PAL, et il y avait des sous-titres en anglais. Je n’ai aucune idée si on peut les trouver en version française, mais ce sont deux films presque aussi hilarants que Rabbi Jacob ! En particulier, les stars, Cezary Pazura et Jerzy Stuhr, sont parmi les meilleurs comédiens que j’ai vus. Mais maintenant, vous comprenez — je n’ai jamais laissé les frontières m’empêcher !