La crème glacée à la vanille

Je sais, il n’y a rien de loir-et-chérien sur la glace, même pas sur la crème glacée. Mais ça fera partie de notre dessert départemental, et ce n’est pas seulement fait maison, il y a en plus une histoire française. Et s’il se passe que ce post fait aussi plaisir à ma lectrice italienne, ça fait du bien.

Il était une fois — en 1670, je précise — un monsieur italien est arrivé à Paris. Il s’appelait Francesco Procopio Cutò, dit Procopio dei Coltelli parce que les français à l’époque savaient que « Cutò » en sicilien sonne comme « Couteaux » en français. Mais vu qu’il était évidemment italien, les français ont gentiment retraduit son nom en italien, d’où vient Coltelli. Il me semble que personne ne lui a pas demandé quel nom il voulait utiliser, mais c’est ça le charme de la bureaucratie française. Rien n’a pas changé jusqu’à nos jours.

Pourquoi nous intéressons-nous à M. dei Coltelli ? Parce que ce monsieur a inventé ce que les italiens appellent le gelato, dit en français, la crème glacée. À ne pas la confondre avec la glace ! La crème glacée contient moins de matière grasse et aussi moins d’air que la glace traditionnelle. Franchement, ne m’écoutez plus en ce moment — allez à Roma tout de suite et visitez chez Giolitti et chez Fiocco di Neve. Peut-être chez Blue Ice aussi. (Dans un autre univers, je suis tombé amoureux des italiens et ce blog s’appelle « Il fulmine ».) Retournez après avoir mangé assez du véritable gelato.

À Paris, M. dei Coltelli nous a laissé un café, Le Procope, le plus vieux café de la ville. J’imagine que les plats principaux ont bien changé de l’époque de Ben Franklin, mais la crème glacée à la vanille reste sur la carte. Ça marche très bien dans les profiteroles, ainsi qu’avec d’autres desserts chauds. Je dois cette recette au site Recipes from Italy, et la connaissance du Procope à ma lectrice avecunaccent.

Les ingrédients de la crème glacée :

  • 4 jaunes d’œuf
  • 150 grammes de sucre en poudre
  • 350 ml de lait entier
  • 250 ml de crème liquide entière
  • De la vanille liquide

Les instructions de la crème glacée :

Avant de commencer, je suppose que vous avez soit une machine à crème glacée soit le bon accessoire pour votre robot pâtissier. Si c’est le dernier, n’oubliez pas de mettre le bol dans le congélateur pendant 12 heures minimum.

  1. Dans le bol d’un robot pâtissier, fouetter les jaunes d’œuf avec le sucre à grande vitesse pendant 5 minutes.
  1. Mettre le lait dans une casserole. Faire chauffer jusqu’à 85°C, puis continuer de laisser cuire pendant 5 minutes sans bouillir. Baisser le feu si c’est nécessaire.
  1. Comme pour la crème pâtissière, verser un peu du lait dans les jaunes d’œuf et remuer.
  1. Puis verser les jaunes dans la casserole avec le reste du lait, et faire cuire pendant 5 minutes de plus. Ajoutez de la vanille liquide à cette étape.
  1. Ajoutez la crème liquide entière et remuer.
  1. Réservez le mélange au frigo jusqu’à ce qu’il refroidisse. Puis le verser dans le bol de votre machine à crème glacée ou robot. Suivez les conseils du mode d’emploi de votre machine pour finir.

Mon dîner loir-et-chérien

Finalement, on finit notre séjour dans le Loir-et-Cher. J’ai eu du mal à choisir un plat local à cause du manque des ingrédients, mais j’ai enfin choisi le citrouillat, un plat qu’ils partagent avec leurs voisins chériens. Mon dessert paraîtra plus tard.

Je dois la recette du citrouillat à mon site web préféré de tous les sites de tourisme en France, celui du Berry Province. Aucun autre site est si bien organisé et permet de partager leurs photos. Loir-et-Cher ne fait pas partie du Berry historique, mais selon Keldelice, le citrouillat est plutôt régional.

Aux États-Unis, impossible de trouver les légumes habituellement traduits comme « citrouille », ce qu’on dit le « pumpkin, » sauf en octobre et novembre. La recette des berrichons demande une courge sucrine du Berry. Aussi impossible de trouver ce légume chez moi. J’ai donc choisi la courge la plus proche qui est disponible chez moi, la kabocha. Sa chair est ferme, et je vais d’abord vous montrer comment la couper. Je suis les instructions de cette cuisinière japonaise-américaine.

  1. Mettre la kabocha dans le micro-ondes à haute puissance pendant 2-4 minutes. ATTENTION : il y a un risque que la kabocha se mettrai au feu ! Pour cette raison, REGARDEZ le micro-ondes.
  1. Retirer la tige avec un gros couteau.
  1. Couper la kabocha en deux.
  1. Retirer les graines.
  1. Couper chaque moitié en cales.
  1. Enlever la peau des cales avec un couteau.
  1. Couper les cales en dès.

Les ingrédients du citrouillat :

  • 2 pâtes feuilletées du supermarché ou 1 recette de pâte feuilletée
  • 1 courge sucrine du Berry ou 1/2 kabocha
  • 1/2 oignon
  • 2 à 3 cuillères de crème fraiche
  • Persil plat
  • 1 jaune d’œuf
  • Du sel et du poivre

Les instructions du citrouillat :

  1. La veille : éplucher la courge, l’épépiner et la couper en petits dés.
  2. Saler le tout et égoutter la préparation toute la nuit dans le réfrigérateur. ATTENTION : cette étape va bien saler votre courge. Si vous rincez les dès, l’osmose gâchera vos efforts. J’ai mis les dès dans un chinois, et suspendu le chinois au-dessus d’un saladier. Vous pouvez voir exactement combien de liquide a été égoutté.
  1. Émincer l’oignon et le faire revenir avec de l’huile d’olive. La recette originale dit oignon cru, alors cette étape est facultative.
  1. Préchauffez le four à 210 °C. Etalez une des pâtes feuilletées dans le fond d’un moule à tarte. Si vous utilisez de la pâte faite maison, étaler la pâte, puis couper un gros cercle avec un cercle de pâtisserie (le mien fait 20 cm de largeur).
  1. Étaler la courge crue en laissant une bordure de 1 cm tout autour. Parsemer le tout d’oignon émincé et de persil préalablement haché. Salez et poivrez. — À mon avis, la chair de kabocha restait trop ferme pour cuisiner de cette façon. Je l’ai donc mis dans un robot pour l’émincer.
  1. Si votre pâte est faite maison, couper un deuxième cercle avec un plus petit cercle de pâtisserie. Le mien fait 15 cm de largeur. Puis continuer.
  1. Relever la bordure de pâte vers l’intérieur et la recouvrir avec la deuxième pâte qui va faire guise de chapeau . Bien les souder entre elles.
  1. Faire 1 cheminée sur le dessus afin que la cuisson soit homogène grâce à la vapeur. Dorer au jaune d’oeuf battu et mettre au four une trentaine de minutes. À la sortie du four, versez la crème fraiche par la cheminée. — J’ai acheté de la véritable crème fraîche, mais je l’ai oubliée. OUPS !

Et la vie continuera

Encore une fois, vous m’avez étonné. Moi et le reste du monde aussi, franchement. Le pays des plus grands mathématiciens du monde, le pays de Diderot, de de Staël, de Bocuse, des inventeurs du TGV, vous avez fait quelque chose de choquant. Lundi, le monde entier s’est réveillé à cette honte française :

Un train à petite vitesse ! Comme si on veut passer plus de temps enfermé dans une boîte pleine de n’importe qui ! C’est pas Amtrak ici ! Pensiez-vous que je parlais d’autre chose ?

Comme dit souvent l’un de mes blogueurs préférés, non, mais sérieusement.

En fait, j’étais bien surpris dimanche dernier, mais pas à cause des résultats du premier tour. C’était plus ou moins exactement ce qui disaient les derniers sondages. Non, ce qui m’a rendu surpris, c’était les réactions. C’est bien clair que beaucoup de monde ont le moral dans les chaussettes. Dans le pays du système D, le pays où les grèves sont si habituels qu’ils ont leur propre horaire pour que vous puissiez mieux planifier. C’est vrai que les français ont inventé le mot « râler », mais comme dit Al Capone dans Les Incorruptibles, et la vie continuera. Puis il tue quelqu’un avec une batte de baseball. (Attention, cette scène devient violente.) Tout ça, c’est-à-dire que je fais confiance à vous tous.

Il faut toujours chercher le bien. Et ce dont vous avez l’opportunité d’en profiter jusqu’au 25 avril, c’est les promesses, lesquelles sont appelées « le concours Lépine des promesses ruineuses » par le Canard. Je ne sais pas si vous avez les conseils d’étudiants dans les écoles primaires comme aux États-Unis, mais les petits qui voulaient devenir président de l’école, ils nous promettait des distributeurs automatiques pleins de bonbons. Mais ça n’est jamais arrivé !

On a parlé de nombreuses fois des aventures de M. Jean Castex (oui, ce sont quatre liens différents). Cette semaine, il s’est banané encore une fois en prenant un jet Falcon juste pour voter. J’essaie de ne pas exprimer aucun avis sur les politiciens français, mais je dirai ça : Le Canard deviendra moins drôle le jour où il quittera le gouvernement.

Et pour finir, le scandale Kinder et Buitoni continue. Puis-je être complètement sérieux ? Les histoires des enfants qui passeront le reste de leur vie avec des maladies rénales, c’est une tragédie.

Alors souriez, les amis. Il y a toujours de la lumière au bout du tunnel, comme on dit en anglais. C’est juste parfois, la lumière est Thomas qui s’approche !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Comment faire un balado

Peut-être que vous avez remarqué des changements au son du balado. Ici, je partagerai les étapes que je suis pour ceux qui s’intéressent à faire leur propre balado.

Au début, j’ai utilisé une appli sur mon ordinateur appelée Audacity. C’est l’appli gratuite la plus populaire pour modifier des enregistrements. En plus, la version originale a été écrite par un de mes copains de classe à l’université, un génie qui s’appelle Dominic Mazzoni. Audacity est le meilleur logiciel que je connais pour supprimer les bruits. Mais il faut télécharger tous vos fichiers sur l’ordinateur si vous les avez enregistrés sur votre portable, et les changements de format de fichier peuvent faire exploser la taille du produit final. J’ai trouvé une autre solution, et je suis content de la partager.

C’est l’appli Ferrite, disponible chez Apple, mais pas chez Google. Ça fait tout très simple :

  1. Après avoir publié chaque post, j’enregistre l’audio. On peut quitter l’appli et ouvrir son navigateur ou WordPress après avoir appuyé sur le bouton du micro.
  1. J’ouvre le fichier du nouvel enregistrement et je choisis « Noise Gate » pour réduire les bruits indésirables. Audacity offre plus de contrôle, mais je trouve que c’est beaucoup plus rapide ici.
  1. Je sélectionne l’audio et je choisis « Retirer silences », qui réduit la durée de pauses. Je peux choisir combien de temps, mais pas besoin — je trouve que les paramètres par défaut sont bons.
  1. Quand j’ai tous mes enregistrements pour la semaine, je les ajoute tous à un projet, et les mettre dans leur ordre chronologique.
  1. Je choisis le format — MP3 à 160 kbps, et j’ajoute mon nom et les droits d’auteur au fichier. Je déteste le MP3 pour la musique, mais ça me permet d’ajouter des chapitres pour que vous puissiez sauter à n’importe quelle partie.
  1. Je sélectionne le mixage final et je choisis l’auto-nivellement pour que le fichier ne soit pas trop fort. Puis je choisis « Modifier des sections MP3 ».
  1. Finalement, je joue le balado et faire des pauses à chaque espace entre les sections. J’appuie sur le +, et je peux ajouter les chapitres.
  1. La dernière chose est d’exporter le produit final. J’appuie sur le bouton avec la flèche, et c’est fini !

Je suis bien satisfait avec la qualité des résultats. L’appli Ferrite est un peu chère — 30 $ — mais elle m’a déjà fait gagner une jolie demi-heure par épisode, et la taille des fichiers est beaucoup moins grosse qu’avec les téléchargements entre le portable et l’ordinateur.

L’humour Martine

Je n’ai jamais entendu parler des livres « Martine » avant 2020, mais ceux qui sont ici depuis longtemps savent que j’adore les parodies de ces livres. Mais le vrai défi n’est même pas les comprendre, mais les trouver.

J’imagine qu’Éditions Casterman ne sont pas trop grand fans de cette utilisation de leur propriété intellectuelle. Pendant les derniers deux ans, à chaque fois où je rejoins un groupe où ces parodies sont partagées, il ferme plusieurs mois plus tard.

Je les adore pour beaucoup de raisons. Parfois, les parodies se moquent des débats amusants :

Parfois ils contiennent de l’humour noir :

Mais le plus souvent, elles traitent des actualités. Suivre les groupes d’où viennent les parodies est une bonne méthode pour savoir que se passe, car les parodies arrivent vite. Des exemples :

Pendant l’affaire des sous-marins :

Pendant le confinement quand Thomas Pesquet est parti vers l’ISS :

Même juste avant le premier tour de l’élection :

Et pourquoi est-ce que Martine est si populaire pour faire ces parodies ? Il y a un site, le Générateur de Couverture Martine, qui fait la grande majorité du travail. C’est donc rapide, et je l’ai même testé sur moi-même :

Épisode 4

Bonjour, les filles ! C’est le quatrième épisode du balado, et je suis très content de sa croissance ! Il y a déjà plus d’auditeurs uniques que d’abonnés du blog. (C’est un peu inquiétant, ça — 3 semaines vs 1 1/2 ans ?!?)

De toute façon, il y a 4 posts dans cet épisode :

Je continue de ne pas inclure les recettes. Je pourrais VOUS écouter lire à haute voix des listes d’ingrédients, mais pas moi. Peut-être que je devrais accueillir un invité pour ça ? Si quelqu’un d’entre vous connait Anne-Élisabeth Lemoine, ce serait parfait !

Un grand seigneur

Ce soir, j’ai regardé un film très inhabituel pour moi. Les acteurs sont tous très connus chez moi, mais le sujet…euh, j’ai eu besoin des dictionnaires. Je suis parfois souvent très naïf. Je parle d’un film appelé diversement « Un grand seigneur » ou « Les bons vivants ».

Il y a très actes séparés par des intertitres, et deux réalisateurs travailla sur ce film — Gilles Grangier et Georges Lautner. Les acteurs connus sont de Funès, Blier, Darc, Lefebvre, Dominque Davray (elle est forte, celle-là), Darry Cowl, Franck Villard, et Jean Carmet — quelle distribution !

Le premier acte, « La fermeture », traite de la fermeture d’un…immeuble. On est en 1946. Moi, étant con, ai vu toutes les jeunes filles qui y vivaient, et je pensais à une auberge de jeunesse :

Mais juste avant les avoir vues, on voit M. Charles (Blier) en train d’enlever une lanterne de la façade du bâtiment. Je n’avais aucune idée de ce qui voulait dire la lanterne. Puis, un docteur arrive pour soigner une fille enrhumée. On ne voit pas souvent des docteurs qui fument en travaillant et n’utilisent pas de stéthoscopes :

Marcel (Villard) arrive pour se plaindre des autorités, qui ferment les « maisons closes », carrément une espèce d’auberge où les « pensionnaires » (comme les filles s’appellent) ont le droit de s’habiller seulement en sous-vêtements. Je vous ai dit que je suis naïf. Mais après avoir vu ce panneau dans le salon…

…j’ai tout de suite su ! C’est une dortoir pour une université seulement pour les filles ! Bon, maintenant je plaisante. À ce point, c’est carrément pour le proxénétisme. À la fin du premier acte, toutes les pensionnaires se réunissent autour de la lanterne et on entend parler qu’elle appartient à une certaine Lucette.

On passe au deuxième acte. Voilà Lucette, qui le narrateur nous dit a maitrisé « le plus vieux métier du monde ». Elle est donc femme politique ?

Le narrateur ensuite nous parle d’un certain Baron Seychelles, qui va léguer sa succession à Lucette. Pensez à Anna Nicole Smith, peut-être.

Dans la maison du Baron, on rencontre Léonard (Lefebvre). N’étant pas docteur français, il utilise un stéthoscope pour son travail, ouvrir les portes des coffres-forts.

Léonard et son complice Paulo entendent des bruits, et sortent vite de la maison. Paulo apporte la lanterne de Lucette :

Les deux cambrioleurs laissent tomber beaucoup de trucs en s’échappant. C’est évidemment pas une réussite, parce que la prochaine scène déroule au tribunal :

Un vieux ami de Lucette est témoin ; c’est M. Charles. Il dit au juge que son métier est « marieur », qui fait rire les amies de Lucette.

Mais Marcel est aussi revenu, comme témoin pour le cambrioleur. S’il s’avère que Lucette est prostitue, personne ne la croira, et elle perdra plus que sa lanterne.

Mais elle séduit le juge, qui ne croit pas Marcel. À la fin du procès, on voit qu’elle va…mieux qu’avant. Merci, M. le Baron !

Finalement, le troisième acte. Dans une salle de judo, on rencontre enfin Léon (de Funès), agent d’assurance et adhérent du club de judo.

Dans la rue, il rencontre Héloïse, l’ancienne fille enrhumée du premier acte. Elle fuit d’un policier, pas surprenant vu son métier.

Dans sa maison, Héloïse raconte sa triste (et fausse) histoire. Après avoir tout écouté, Léon lui donne une chambre pour la nuit.

Le lendemain, on voit que Léon est obsédé par la santé. Il fait du sport, puis il apporte un truc que je ne reconnais pas du tout à la chambre d’Héloïse, qui est encore une fois enrhumée. C’est apparemment pour l’aider à respirer.

Léon lui demande de l’aider à un dîner ce soir-là, et tous ses invités sont obsédés par Héloïse.

Les hommes croient qu’elle travaille chez Léon, et suggèrent qu’il accueille un dîner mensuel. Héloïse invite une amie, Sophie, aussi ancienne « pensionnaire », et tout à coup, Léon a une vie domestique plutôt intéressante.

La police a des questions pour les collègues de Léon, mais c’est vachement le cas que Léon n’est pas devenu proxénète.

Mais après un incident avec l’ancien proxénète de Sophie, Léon finit par accueillir presque toutes ses amies.

Elles lui donnent un cadeau pour Noël.

C’est quoi donc le message du film ? Carrément, pour trouver le bonheur, il faut avoir une assez grande maison !

Le baseball en français

Hier était le début de la nouvelle saison de baseball aux États-Unis. Je suis un compte Twitter en français qui parle de l’équipe de la NFL de la Nouvelle-Orléans. C’est pas à cause d’être fan, mais car à mon avis, s’il existe une équipe de football américain qu’on suit en français, elle doit sûrement être celle de la Nouvelle-Orléans. De toute façon, j’étais curieux de ce que je trouverais chez Le Monde ou Le Figaro. Encore Le Gorafi.

Rien, en fait. Ça m’a un peu surpris. Aux États-Unis, il y a plein de nouvelles du football européen, même de la Ligue 1, en anglais. J’aurais pensé que les journaux publieraient au moins des articles de l’AP, mais rien. Le seul article que je pouvais trouver sur Google Actualités était celui-ci intitulé « Le baseball ? Bof… », du Journal de Québec.

Et franchement, s’il y a un lieu qui a le droit de tourner le dos vers le baseball comme ça n’importe où en Amérique du Nord, c’est le Québec. Ils avaient une équipe, les Expos de Montréal, qui les a quittée pour devenir les Nationals de Washington. Les Expos étaient ma deuxième équipe préférée, après les Padres de San Diego, parce qu’ils avaient toujours les mêmes problèmes d’argent que la mienne, mais des joueurs excellents quand même. Vous ne connaissez pas les noms Andre Dawson ou Jeff Reardon, mais je vous rassure, ils étaient des stars. En 1994, j’espérais que les Expos — qui avaient une saison merveilleuse — gagneraient enfin le World Series, le championnat (il n’y avait aucun risque pour les Padres). Les joueurs ont fait la grève en août, le championnat a été annulé, et le connard auquel appartenait l’équipe l’a mise en faillite. Adieu, Youppi.

J’ai donc recherchait sur Twitter, où j’ai découvert cet article et ce Tweet :

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J’ai répondu que j’étais nouveau en français (pas exactement à ce point, mais pas assez d’espace pour l’expliquer en 280 caractères) et heureux de trouver des articles en français sur le baseball. Et tout à coup, j’ai des sources :

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Bien sûr, j’aimerais encore trouver des fans français. Mais les fans québécois sont une communauté avec laquelle je compatis, et je crois que l’on s’entendra très bien.

La glace cookie dough renversée

Cette recette est un peu en dehors de mes sujets habituels, et je suis en retard avec mon dîner loir-et-chérien, mais elle vient d’une bonne amie qui me donne plein de bonnes idées. En plus, je voulais tester la glace à la vanille maison — vous aurez bientôt la recette, qui est importante pour plusieurs raisons. D’ailleurs, je ne voulais pas faire un grand effort avec mon père à l’hôpital — ne vous inquiétez pas, tout allait bien.

La recette elle-même vient du site Demotivateur. Je l’ai coupé par deux, parce que j’ai vraiment pas envie de restes en ce moment, même si ma fille est chez moi. C’est renversée car la pâte à biscuit est à l’extérieur de la glace.

Aussi, ne vous plaignez pas que je n’ai pas écrit « glace à la… ». J’ai vérifié chez Carrefour, et il y a quatre produits, tous labellisés « glace cookie dough ». Même les Québécois disent crème glacée au rocky road pour un parfum très populaire en Amérique du Nord, bien qu’ils disent aussi crème glacée à la pâte à biscuit pour celle-ci.

Ingrédients pour la pâte :

  • 60 grammes de beurre doux
  • 70 grammes de sucre cassonade
  • 1/2 cuillère à café de vanille liquide
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 60 grammes de poudre d’amandes
  • 1 cuillère à soupe de lait
  • 75 grammes de pépites de chocolat

Instructions pour la pâte :

  1. A l’aide d’un robot pâtissier avec la feuille, crémer le beurre et la cassonade.
  1. Ajouter la vanille et le sel, mélanger.
  1. Ajouter la poudre d’amandes.
  1. Ajouter le lait pour avoir une pâte malléable puis incorporer les pépites de chocolat. — À ce point, j’ai trouvé que c’était plus facile de finir la pâte à la main. Avec une plus grande quantité d’ingrédients, le robot aurait resté le bon choix, mais la feuille n’a pas pu toucher tout dans le bol.
  1. Retourner un moule à muffins recouvrir les alvéoles avec du film plastique. Modeler la pâte en forme de petit bol autour de chaque cavité. Placer au congélateur 4 heures.
  1. Remplir avec de la glace, décorer avec de la sauce au chocolat, et vous êtes prêt !

Ça sent le Lapin !

C’est encore une fois le temps de lire Le Canard enchaîné. Mais d’abord, une mauvaise nouvelle personnelle — mercredi (on est déjà là en Europe, mais il est toujours mardi chez moi) mon père aura une opération à cœur ouvert. Je m’inquiète beaucoup.

Selon les derniers sondages, on a déjà une idée de qui passera au deuxième tour. Mais il y a quelques mois, un ami américain m’a dit, plein de confiance : « C’est carrément Mme Pécresse qui gagnera. » Quand je lui ai demandé comment il le savait, il m’a expliqué qu’il suivait un type pseudonyme sur Twitter qui l’a dit, et que ce type avait toujours raison. On sait jamais, mais moi, je n’irais pas à Monte Carlo avec mon ami.

Les prix agricoles continuent de hausser. Je vous rassure, c’est également le cas chez moi. Mais vu que je ne peux pas — encore — regarder L’Amour est dans le pré, cette option n’est pas disponible. Et oui, je connais Mme Le Marchand — elle est souvent à la radio avec Les Grosses Têtes. Quant à M6, disons que mon guide à éviter le blocage géographique est en cours de préparation.

Je ne connais Buitoni que pour les pâtes et les sauces italiennes. Aux États-Unis, ils ne vendent aucun produit surgelé. Cette histoire est donc choquante. Mais peut-être pas surprenante — chez moi, leur société mère, Nestlé, a une mauvaise réputation à cause de leurs activités autour de l’eau en bouteille (lien en anglais). Au moins, il n’y a pas de viande de cheval cette fois-ci. C’est…mieux ?

J’ai vérifié chez Carrefour. Il reste plein de pizzas Buitoni :

Juste avant la publication du Canard, il s’est avéré qu’il y avait un autre produit aux bactéries, les Kinder.

J’ai dû encore vérifier chez Carrefour. Il y a des produits Kinder qui restent disponible. Celui, pas autant :

Chocolat de…Pâques ? Mais le Père Noël, ça sent plutôt le sapin !

Vous ne connaissez pas trop d’étrangers comme moi, hein ? Deux ans d’études, je vous rappelle. (Pour mes lecteurs américains, n’oubliez pas de goûter le veau. J’y serai toute la semaine. Ils comprendront.)

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !