La vérité derrière l’ambroisie

Vous savez que je me suis moqué de l’ambroisie, un plat que je savais ne serait pas du tout d’accord avec les goûts français. Mais en fait, il y a une connection profonde entre l’ambroisie et mon projet ici. Je ne m’attends pas du tout que vous goûteriez ce plat, mais je veux vous l’expliquer d’une façon plus sérieuse.

C’est en fait vrai que le plat vient de 1867, mais sans les guimauves, un truc qui n’apparaîtra pas jusqu’aux années 1920. Mais ce qui est important pour cette histoire est plutôt les mandarines et les noix de coco. Pourquoi ? Parce que jusqu’aux années 1860, quand le premier chemin de fer a enfin lié les deux côtes des États-Unis, c’était presque impossible (lien en anglais) pour les gens de la Côte Est de manger des noix de coco. C’était un ingrédient pour les très riches.

L’ambroisie est donc un symbole, un plat de luxe devenu la cuisine du peuple. Dans sa forme originale, il y avait de la crème fraîche au lieu de la chantilly et les guimauves (plus précisément, « sour cream, » qui est similaire à la crème fraîche, mais pas la même chose). Les guimauves servaient la même fonction que les noix de coco — un ingrédient cher, où être capable de l’acheter disait qu’on avait arrivé.

Ma grand-mère, née en 1922, a grandi pendant la Grande Dépression en connaissant l’ambroisie comme un plat pour les fêtes, surtout le Thanksgiving. À son tour, quand elle a élevé ma mère dans les années 1950, après la SGM et les « jardins de la victoire », la cuisine industrielle est devenue encore une fois un symbole de la prospérité (lien en anglais). J’ai donc aussi grandi avec ce plat. Mais avant le 1 avril, ça fait presque deux décennies depuis la dernière fois où je l’ai mangé. Pourquoi ?

Parce que c’est lié avec la culture bourgeois des années 1950, et surtout avec le Sud et le Midwest du pays. J’ai demandé à mes amis américains s’ils pouvaient deviner ce que je ferais avec les ingrédients, et tous sauf deux n’ont même pas avoué qu’ils le reconnaissaient. Ils viennent tous des côtes, et beaucoup d’entre eux méprisent le Sud et le Midwest. Il ne faut pas leur servir un tel plat. Ma famille vient du New Jersey et du New York, mais moi, je ne partage pas du tout cette attitude. J’ai exactement la même attitude vers le Cantal ou la Corrèze que j’ai vers le Kansas ou la Caroline du Sud.

J’adore la haute cuisine autant que quiconque. Mais je vous dirais que l’histoire de la cuisine partout dans le monde est l’histoire des paysans. Il était une fois aux États-Unis, le homard était si méprisé que les serviteurs avaient des contrats qui limitaient la quantité (lien en anglais) que leurs maîtres pouvaient leur donner ! C’est les changements technologiques qui l’ont fait devenir un plat de luxe. L’ambroisie, c’est le plat de mes ancêtres, desquels je n’ai pas honte. Quand j’écris des plats traditionnels que l’on trouve par-ci par-là partout en France, il y a un sens où je suis à la recherche d’exactement la même chose.

Épisode 3

Cette fois, il y a un intro et 4 chapitres. Dans l’intro, je vous explique pourquoi je vous appelle tous « les filles » bien que je sache que c’est faux ! (Ceux qui lisent le blog ont déjà su.)

Les posts du blog qui apparaissent cette fois-ci :

Quand on prie Electrastar

Peut-être que vous vous souvenez de mon dernier jour à Paris, quand j’ai envoyé une lettre à mes héros. Franchement, j’avais perdu tout espoir. Ça fait déjà 8 mois. Mais je viens de vérifier ma boîte aux lettres, et j’ai vu une enveloppe familière. Je me suis dit, « C’est bizarre, je me suis envoyé quelque chose ? C’est mon écriture ! » Tout à coup, je me suis rendu compte :

Ce n’est pas la photo que je les avais envoyé, mais je ne me plains pas du tout. Voici l’autre côté :

C’est la seule et unique fois de ma vie où j’ai envoyé une telle lettre. Je ne sais pas encore quel cadre j’utiliserai, mais il n’y a aucune doute que ça trouvera un lieu spécial chez moi !

(Pour ceux qui ne comprennent pas mon titre, c’est une combinaison de deux chansons, Quand on prie la bonne étoile de Disney — en anglais, « When You Wish Upon a Star » — et Electrastar d’Indochine.)

Je découvre les États-Unis

La France devient très ennuyeuse et je n’ai aucune idée pourquoi je me soucie d’un pays où personne ne connaît ni la root beer ni la vraie tarte aux pommes. C’est dingue. Alors, on va faire le tour des États-Unis.

C’est un mensonge que l’on manque des châteaux ou des églises impressionnantes ici. Voilà le Château de la Belle au Bois Dormant à Anaheim, le Château de Cendrillon à Orlando, l’Église Elvis-Presley et la Petite Chapelle Blanche à Las Vegas — où on peut se marier sans descendre de sa voiture, 24/7. ESSAYEZ DE FAIRE ÇA DANS N’IMPORTE QUELLE CATHÉDRALE FRANÇAISE !

Il y a même un château très proche de chez moi, le Château de Boomers-sur-Irvine (3 étoiles Guide de la Fille d’Un Coup de Foudre). Voilà ses murs de parapets, son domaine, et son musée de jeux vidéo :

Vous avez un Paris. C’est pas grand-chose. Nous avons 10. (Il y en a plus qui ne sont pas de vraies communes, mais je compte seulement ceux avec un maire.) Voilà l’itinéraire si vous avez envie de le suivre.

Ne ratez surtout pas le Paris de Texas pour sa Tour Eiffel au chapeau de vacher (nouveau vocabulaire québécois pour vous) :

Tour Eiffel à Paris, Photo par PLBthetoonist, CC BY-SA 4.0

Voilà, des fromages et de la charcuterie de nos régions, surtout de l’Illinois, chez Oscar Mayer :

Et les pâtisseries pour lesquelles on est si bien connus, dont les célèbres boîtes à gâteaux en poudre — ajoutez juste de l’eau et un œuf, et hop ! On est prêts !

Je vais conclure avec une recette traditionnelle de salade, l’ambroisie. J’ai grandi avec cette salade sans légumes, nommée pour le nectar des dieux grecs, qui est en fait plus traditionnelle que le Paris-Brest ou les macarons parisiens. Après tout, l’ambroisie date de 1867, le Paris-Brest de 1909, et les macarons parisiens de 1880.

Vos yeux ne vous trompez pas du tout. Ce sont en fait des petites guimauves et des cerises Marasquins sur une base de crème Chantilly. Je dois la grande majorité de cette recette à My Baking Addiction. Mais ne vous inquiétez pas — notre version est artisanale, avec de la Chantilly maison, pas le truc artificiel appelé Cool Whip (penser à Chantifix), et du yaourt Yoplait. Je veux être clair — ces photos sont 100 % authentiques, de ma cuisine, et je mangerai tout. Voilà nos ingrédients :

Les ingrédients de l’ambroisie :

  • 240 ml de crème liquide entière
  • 1 pot de yaourt à la vanille
  • 80 grammes de noix de coco râpée sucrée
  • 340 grammes de fruits au sirop mandarines
  • 340 grammes d’ananas au sirop en conserve (écrasé si possible, sinon en morceaux)
  • 150 grammes de mini marshmallows — aux goûts fruits en préférence
  • 55 grammes de noix de pécans, hachées
  • Des cerises Marasquins

Les instructions de l’ambroisie :

  1. Mettre le bol de votre robot pâtissier dans le congélateur pendant quelques minutes.
  1. Sortez le bol et y mettre la crème liquide. Monter en crème chantilly avec le fouet du robot.
  1. Mettre la crème chantilly dans un récipient. Ajouter le yaourt et mélanger avec une maryse.
  1. Égoutter l’ananas et les mandarines et les ajouter au récipient. Bien mélanger avec une maryse après chacun.
  1. Ajouter les noix de pécans et mélanger avec une maryse.
  1. Ajouter les noix de coco râpées sucrées et mélanger.
  1. Ajouter les guimauves et bien incorporer.
  1. Laisser reposer au frigo pendant une heure.
  2. Sortir l’ambroisie du frigo. Égoutter les cerises Marasquins et les déposer sur l’ambroisie. Prêt à servir !

Soyez sages, les enfants ou on fera prochainement une salade Watergate. Hm, ai-je oublié quelque chose ? Ah oui :

Poisson d’Avril !, Photo par
René Hourdry
, CC BY-SA 4.0

Boomers-sur-Irvine ! Ça fera longtemps avant que j’arrête de rire !

Bientôt le premier tour

Cette semaine, je ne vais même pas essayer d’éviter la présidentielle en lisant Le Canard, mais je crois que peux le faire sans jouer le partisan. J’ai quelque chose pour mes amis de droite, et aussi pour mes amis de gauche.

Mais on commence avec un dessin un peu personnel pour moi. Je travaillais pendant huit ans pour SAIC, ce qu’on appelle un « Beltway Bandit » aux États-Unis (« Beltway » étant un surnom pour les alentours de Washington, D.C.). C’est une entreprise qui joue un rôle très similaire à McKinsey :

Pour être clair, je les virerais tous. Pendant mon dernier contrat, on a gaspillé 75 $ millions pendant 5 ans sans livrer rien qu’une page de connexion. Il y a de nombreuses raisons, mais aucune n’est bonne.

En tant que fan de Louis de Funès, celui est mon herbe à chat :

Ils plaisantent sûrement… oh. OH :

« L’assimilation, c’est de rire devant Louis de Funès, Jean Dujardin ou Depardieu. C’est pleurer en écoutant Jacques Brel », a affirmé le candidat à la présidentielle.« C’est s’émouvoir devant la beauté de Catherine Deneuve et Brigitte Bardot »

Public.fr

Euh…je n’ai jamais vu aucun film de Brigitte Bardot ni de Catherine Deneuve. Mais je me demande — est-il possible que j’aie déjà vu plus des films de de Funès que le Français moyen ?

Je me demande aussi où était Sandrine Rousseau quand j’avais besoin d’elle :

Pense-t-elle que ce serait une loi seulement contre les hommes ? Chez moi dans les années 2000s, c’était pas l’homme qui aurait été inculpé !

On finit avec les excuses du PDG d’Orpea :

Malheureusement, j’ai déjà perdu tous mes actions. Je n’aurais jamais dû écouter ce courriel-là ! (Je plaisante, peut-être.)

Ah bon, un truc de plus. La conversation des canards :

me rappelle un bon moment de La Cité de la Peur :

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

Un autre jour dans notre vie

C’est un jour très spécial pour moi aujourd’hui, le deuxième anniversaire de ma première leçon de français. Je retourne toujours à cette citation d’Indochine, parce qu’elle me rappelle qu’un jour, tout peut changer — en ce cas, pour le meilleur.

Comme la dernière fois, j’ai passé un examen pour vérifier mon progrès. Mais cette fois-ci, c’était un examen d’écoute. En décembre, je me suis tout à coup senti comme quelque chose avait changé, et j’avais raison ! C’est un saut de trois niveaux selon l’échelle en neuf points qu’on utilise aux États-Unis.

Je pouvais déjà lire au niveau B2 ; j’écoute enfin au même niveau. C’était du travail mais pour tous les besoins ou rêves possibles, je suis prêt.

C’est bien le temps de mettre à jour deux certains graphiques à barres aussi — les comptes de mes films pendant toute ma vie. Tous les acteurs avec les drapeaux français ? Personne sauf Belmondo n’aurait été là avant, et lui, seulement pour Casino Royale (le vrai, avec David Niven, pas la parodie de Daniel Craig). Et le géant qui dépasse tout reste Louis de Funès — sans lui, il n’y aurait pas un tas de drapeaux français ici.

J’espérais qu’il y aurait un nouveau dessert pour vous partager avec ce post, mais j’ai du mal avec une partie. Ma fille a déjà testé et approuvé la garniture pour vous !

Épisode 2

Voilà, le deuxième épisode du balado. Cette fois-ci, il comprend :

J’ai passé beaucoup de temps avec le logiciel Audacity pour vous livrer la meilleure qualité possible — il m’aide à supprimer beaucoup de bruits. Rien pour la pronunciation, hélas.

Épisode 2 – Un Coup de Foudre

L’opportunité ratée

Il y a une semaine, j’ai reçu un courriel…surprenant :

COMME J’AURAIS AIMÉ VOIR LA GUEULE DE MON EX SI ELLE L’AVAIT LU ! Je dis ça, je dis rien. De toute façon…

Le courriel est, à mon avis, bel et bien réel, mais j’ai fait des enquêtes quand même. Je n’ai jamais entendu parler de l’appli, mais il s’est avéré que l’une de mes amies l’utilisait. En plus, ils existent aux États-Unis maintenant. Le temps que je réponde le lendemain, peut-être qu’ils ont déjà changé d’avis — je n’ai reçu plus de réponse. Je leur ai dit que je n’étais pas en France — j’imagine que ça ne leur convenait pas.

Tant pis.

Peut-être que certains d’entre vous souviennent du premier post du blog. Je n’ai vraiment pas changé d’avis, mais je ne m’attendais pas à l’idée qu’il y aurait la possibilité d’un tel partenariat. Ce qui est important pour moi, c’est que je ne vendrai jamais vos infos personnelles. S’ils auraient accepté des liens statiques, sans identifiants, et si j’aurais resté libre de recommander quoi que ce soit, je l’aurais considéré.

Pourquoi est-ce que je refuse d’accepter des témoins traceurs (voilà, notre prochain mot québécois) ? Il y a longtemps, j’ai cliqué dans un courriel de l’entreprise américaine Hewlett-Packard. Je n’étais même pas connecté. Une heure plus tard, j’ai reçu un coup de fil d’un vendeur pour savoir « que puis-je faire pour vous aider à finaliser votre commande ? » Je lui ai dit de ne plus jamais m’appeler, et depuis ce temps-là, je refuse de participer à n’importe quel programme de fidélité ou de vendre les infos de n’importe qui. Ça m’a fait horreur.

Mais j’aimerais bien qu’il n’y ait plus de mur entre le français et le reste de ma vie, même si c’est juste trouver une opportunité chez « la French Tech ». (Cliquez sur le lien pour un véritable cauchemar d’anglicismes.) Pendant ce temps-là, c’est vraiment un honneur de penser que mon travail ici pourrait valoir quelque chose.

Je découvre le Loir-et-Cher

On continue maintenant le Tour avec le 41, le Loir-et-Cher. C’est le département le trentième moins peuplé, et les habitants se nomment loir-et-chériens. C’est notre cinquième séjour dans le Centre-Val de Loire.

Il y a 9 mois, j’ai vu le joyau du département, le Château de Chambord, dans une vidéo de l’Alliance Française, mais je ne le reconnaissais pas. C’était grâce à l’une des amies du blog que j’ai appris le nom, et j’attends ce jour depuis ce moment-là. On est presque finis avec la région et elle me manquera — y en a-t-il une meilleure pour les amoureux des châteaux ?

On commence donc avec le Château de Chambord (3 étoiles Michelin, mais vous auriez dû déjà le savoir). Ce château a été construit pour faire plaisir au roi François Ier, mais le pauvre n’y a passé que 42 jours. Peu importe — le château n’a pas été achevé jusqu’à un siècle plus tard, sous Louis XIV. Il y a beaucoup de raisons pour visiter Chambord : les jardins à la française et à l’anglaise, son vignoble avec les plus vieilles vignes pré-phylloxériques de la France (goûtez le très rare Romorantin), son domaine avec plus de 700 cerfs, et la chose la plus importante — le château lui-même avec son architecture Renaissance.

On passe brièvement par la Sologne, l’est du département, juste pour trois choses. En septembre, il y a une foire consacrée à l’un des desserts le plus importants, la tarte Tatin ; vérifiez les dates avec les hôtes. Il y a plusieurs histoires d’origine pour cette tarte, mais selon les loir-et-chériens, elle vient de la Maison Tatin à Lamotte-Beuvron. Voici leur recette. La deuxième, c’est le Musée Matra, consacrée à l’ancienne marque de voitures, qui ont été produites à Romorantin.

Matra MS670 au Musée Matra, Photo par Kärjens Slædebjørg, CC BY-SA 3.0

La dernière chose de la Sologne, c’est évidemment que j’hallucinais en lisant leur site de tourisme. J’aurais juré que la vidéo suivante est de Knott’s Berry Farm, à 30 km de chez moi.

On tourne au Sud, et la Vallée du Cher. Ici, on n’a que deux destinations, mais les deux sont des incontournables ! D’abord, on visite le château de Selles-sur-Cher, pour voir son architecture médiévale, mais surtout pour les pavillons dorés, des chambres décorées par des artistes italiens de la Renaissance. L’autre, c’est le ZooParc de Beauval (3 étoiles Michelin), avec plus de 35 000 animaux. Le zoo de ma ville de naissance, le Zoo de San Diego, est souvent considéré comme l’un des meilleurs au monde, et il n’en a que 12 000 !

Dans la Vallée de la Loire, on trouve de grands châteaux — et une histoire triste. Au lycée, j’ai entendu l’histoire des juifs de Blois, où 32 personnes, dont des enfants, ont été brûlés vifs en 1171 à cause d’une fausse accusation de meurtre rituel. Le comte a été appelé Thibaut V le Bon, un surnom plutôt curieux après un tel acte. Bien sûr, c’était Philippe le Bon de Bourgogne qui a trahi Jeanne d’Arc alors peut-être que l’on ne devrait pas faire attention aux surnoms.

De toute façon, il ne faut absolument pas rater le Château Royal de Blois (3 étoiles). Aux États-Unis, il y a plein d’établissements sur la Côte Est avec des panneaux qui disent « George Washington y a dormi » (mais peut-être en anglais). En France, c’est plutôt « Jeanne d’Arc y est allée », et c’est le cas ici — la Demoiselle d’Orléans a visité le château en 1429 pour être bénie par l’archevêque-duc de Reims. Mais on le visite aujourd’hui autant pour son Musée des Beaux-Arts, ses appartements royaux et son mélange de styles architecturaux. On visite aussi le Domaine de Chaumont-sur-Loire (3 étoiles) pour sa vue sur la Loire, ses jardins (dont un festival international annuel), et des œuvres d’art exceptionnelles. Pas assez de châteaux trois fois étoilés ? Essayez le Château de Cheverny (ouais, 3 étoiles), pour son jardin de tulipes (au printemps seulement), le château qui a inspiré le Moulinsart de Tintin, et un grand chenil de chiens rares. Finalement, on visite un musée très inhabituel, la Maison de la Magie Robert-Houdin (1 étoile), après le meilleur magicien du XIXe siècle, l’inspiration du meilleur magicien du XXe, Harry Houdini. C’est un petit miracle que sa carrière a eu lieu :

Pendant son apprentissage d’horloger, il découvre la prestidigitation en prenant par erreur le « Dictionnaire Encyclopédique des Amusements et des Sciences » au lieu d’un traité d’horlogerie.

Robert-Houdin

On finit par visiter le nord du département, le Vendôme. Vous souvenez-vous qu’on a visité le prieuré de Ronsard en Indre-et-Loire ? Voilà sa maison natale, avec des murales du XVIe siècle et un jardin (tout neuf) du style Renaissance. On visite aussi Lavardin, l’un des Plus Beaux Villages de France, sur l’une des routes de Saint-Jacques de Compostelle. On est là pour sa forteresse du XIe siècle et l’église Saint-Genest avec des murales du XIIe siècle. On finit dans la ville de Vendôme (2 étoiles) où on monte sur la colline du château au XVIIe siècle pour sa vue panoramique.

Qui sont les loir-et-chériens les plus connus ? Le roi Louis XII y est né, et la reine Catherine de Médicis y est morte. On a déjà mentionné le magicien Jean-Eugène Robert-Houdin, mais aussi Victor-Auguste Poulain, créateur de votre poudre cacaotée préférée, Gracchus Babeuf le révolutionnaire (y est guillotiné), et bien sûr, les sœurs Tatin.

Quoi manger dans le Loir-et-Cher ? Il y a deux fromages de chèvre AOC qui vient d’ici, le Selles-sur-Cher et le crottin de Chavignol. Beaucoup de leurs plats principaux sont partagés avec leurs voisins tourangeaux ou berrichons, comme la quiche tourangelle ou le pâté berrichon, mais il y a aussi le citrouillat, un peu comme le truffiat chérien que j’ai déjà fait mais fourré avec de la citrouille. Pour boire, il y a les vins Cour-Cheverny AOC avec le cépage Romorantin, ainsi que six autres vins AOP. En dessert, y a-t-il besoin de quelque chose d’autre que la tarte Tatin ? Ah bon, il y a le rondiau, un beignet local, et les beugnons, une autre sorte de beignet. Franchement, je ne vous ai pas du tout trompé, et vous savez déjà quel sera mon dessert, hein ?

Le jour de triche

Je ne cache pas que je suis diabétique. Vous voyez beaucoup de desserts ici, mais en fait, ils sont la grande majorité de mes glucides. Je ne bois pas de soda ni (presque) de jus de fruits. Je n’achète que rarement mes vieux amis, les M&Ms. Je mange souvent des salades ([Je l’appelle la concurrence — M. Descarottes]). MAIS…

Tous les trois mois, comme tous les diabétiques, je dois prendre un test d’hémoglobine glyquée, qui mesure la moyenne des glucides pendant les derniers trois mois. C’est stressant. Comme beaucoup d’entre nous, plus que le test s’approche, plus que je suis sage. Et quand le jour du test arrive, après le prendre, on triche. (Pour être clair, pas tout le monde. Il y en a certains qui n’osent jamais faire ça à moins qu’ils veuillent risquer le coma.)

Ce matin, j’ai eu mon test. Il ne sera pas bon car mon fevrier était un désastre. Les deux autres mois, pas de problème, mais un mauvais mois peut tout ruiner. Mais rassurez-vous, j’étais très sage et faisais du sport tous les autres jours. Je gardais deux trucs pour fêter le test sanguin — et non, je n’avais pas l’intention de les manger complètement, juste les goûter :

C’est toujours dangereux d’aller chez myPanier, d’où viennent ces deux gourmandises. Mais j’ai de bonnes nouvelles pour mon toubib. Il s’avère que je n’aime pas du tout le nougat dur. Et ma fille m’a gentiment volé la moitié des cerises ! (Je comprends — elles sont bonnes !)