Le marquis que l’on adore

Aux États-Unis, on entend souvent parler que l’on n’aime pas la noblesse, que nous sommes tous égales en tant que citoyens. C’est tout faux, bien sûr. La chanteuse « Beyoncé » est surnommée « Queen B » (la Reine B), la chanteuse Aretha Franklin était « Thé Queen of Soul » (la Reine de la Musique Soul), et on écrit de nos acteurs de la même façon que les britanniques sur leur famille royale. On adore la noblesse, c’est juste un changement d’avis sur la question d’où viennent leurs droits. SAUF UN !

On aime tous Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. Pendant la Révolution américaine, il est arrivé aux États-Unis, à l’âge de 19 ans, et il a rejoint l’armée. George Washington lui-même l’a nommé général. On peut lire plus de ses exploits sur le lien. Ce que je veux partager est ce panneau, dont je l’ai trouvé en me promenant sur le « Freedom Trail » (Sentier de la liberté) à Boston aujourd’hui :

C’est dans un champ appelé « Boston Commons », l’un des lieux importants de la Révolution américaine. Ça dit en partie (ma traduction) :

Cette place nommée en l’honneur du Marquis de Lafayette, soldat français distingué, major-général dans la Guerre d’indépendance américaine et illustre patriot de la Révolution Française…Invité officiellement par loi de Congrès de revisiter les États-Unis en 1824 en tant qu’invité de la nation, accueilli avec tous les honneurs en passant par cette place. Il a mis la première pierre du monument à Bunker Hill [première bataille à Boston].

Et pour preuve que cet homme est connu par tous, on enseigne à nos enfants un discours du Colonel Charles Stanton, 140 ans après notre Révolution, pendant la Première Guerre mondiale. Il a visité le tombeau du grand homme, et il a dit « Lafayette, we are here ! » (Lafayette, nous voilà !) Peut-être que ça changera parce que nos écoles appartiennent maintenant aux ingrats, mais chacun d’entre ma génération et celle de mes parents connaissent cette histoire. 

Je découvre les Côtes-d’Armor

Notre prochain département est un retour à l’idée que les noms de département devraient avoir quelque chose à voir avec la géographie. Et c’est pour ça que le 22, les Côtes-d’Armor, était anciennement appelé les Côtes-du-Nord. À cause d’être en Normandie ou dans les Hauts-de-France, bien sûr. Ah non, c’est dans l’Ouest ? Je ne le comprendrai jamais. En tout cas, c’est le département le quarante-quatrième plus peuplé et les habitants se nomment Costarmoricains. C’est notre premier séjour en Bretagne.

En fait, je ne suis pas trop sûr d’où vient le nom « Armor ». Selon Wikipédia, ça veut dire « pays de la mer » en breton. Mais j’ai vérifié tous les dictionnaires bretons dans ce site, et il n’y avait rien avec le mot « armor ». D’autre part, ce site breton dit que c’est vrai, et aussi que le nom rappelle l’ancien nom de Bretagne, Armorica.

On commence notre tour du département à Ploumanac’h, un village élu en 2015 « Village Préféré des Français ». Ploumanac’h a des trésors naturels qu’il faut visiter, surtout le Sentier des Douaniers de Ploumanac’h (3 étoiles Michelin). C’est un long sentier dont on a besoin de 3-4 jours pour tout voir. Au long du sentier, on trouve la Côte de Granit Rose (2 étoiles), dont les Rochers de Ploumanac’h (2 étoiles) — qui ressemblent à des formes intéressantes, comme un lapin ou une tortue. Il y a aussi les Sept-Îles (2 étoiles), la plus grande réserve ornithologique de France, et quelque chose de vraiment différent, la Cité des Télécoms (2 étoiles), un musée consacré à l’histoire des inventions françaises pour les télécommunications.

La plus grande ville des Côtes-d’Armor est Saint-Brieuc, nommée pour un saint gallois. C’est connu pour avoir la deuxième plus belle gare en France, selon les passagers de SNCF. Ne me regardez pas comme ça, je ne suis que le messager ! Après être arrivé dans cette excellente gare, passer par les maisons anciennes du centre-ville (1 étoile) et la cathédrale Saint-Étienne (1 étoile). Mais on continue le long de la côte vers un site beaucoup plus spectaculaire.

Voilà l’un des Grands Sites de France, Cap d’Erquy et Cap Fréhel. Cap d’Erquy (2 étoiles) et Cap Fréhel (3 étoiles) sont parmi les plus belles plages de France. Le Fort La Latte (2 étoiles) est un grand château du XIVe siècle, et les pointes de Saint-Cast (2 étoiles) et de la Garde (2 étoiles) offrent de magnifiques vues. Tout ça sur environ 13 km !

Finalement, je veux mentionner la cité médiévale de Dinan. La vieille ville (2 étoiles) vaut le coup, et il y a de nombreuses attractions qui gagnent chacune une étoile, comme la Place des Merciers, la Basilique Saint-Sauveur, la Rue du Jerzual, et le Château de Dinan. Nos autres choix sont tous le long de la côte, mais considérez aussi une visite à Dinan.

Centre-ville de Dinan, Photo par Dinan Cap-Fréhel Tourisme, Droits réservés

Qui sont les personnages les plus connus de Côte-d’Armor ? L’écrivain et philosophe Ernest Renan, l’homme d’affaires milliardaire François Pinault, le cycliste Bernard Hinault. Il faut que j’ajoute le Marquis de La Fayette, héros de la Révolution américaine, parce que sa famille est liée à Saint-Brieuc, même s’il n’y a pas vécu lui-même. Il y a beaucoup d’autres qui sont connus en France, comme l’animateur Michel Drucker et l’actrice Danièle Évenou (j’adore Marie Pervenche !), mais comme toujours, je cherche ceux qui sont mondialement connus.

Qu’est-ce que l’on mange en Côtes-d’Armor ? Il y a surtout la crêpe bretonne, faite avec de la farine de froment ou de sarrasin. Il faut faire attention — parfois on dit « galette bretonne » pour une crêpe à la farine de sarrasin, et parfois « galette bretonne » veut dire un biscuit comme celui-ci. La « galette complète » est la version classique, avec un œuf, du jambon, et du fromage râpé. Tant que la Bretagne produit 55% du porc en France, c’est pas surprenant qu’ils mangent aussi du porc rôti au cidre. Parmi leurs produits locaux, le plus important est la coquille Saint-Jacques, où la baie de Saint-Brieuc a « le plus grand gisement naturel de coquilles Saint-Jacques de France », et aussi les huîtres et les moules. Pour boire, une dizaine de cidreries locales. En dessert, on trouve le far breton (un peu comme une flognarde ou un clafoutis, mais aux pruneaux), le quatre-quarts au sarrasin, le kouign-amann, et les palets bretons. On va bien manger en Côtes-d’Armor !

Le verre français de Sandwich

Sandwich est un petit village, une banlieue de Boston. On y trouve le Musée de Verre de Sandwich, et une histoire des français aux États-Unis. Attention aux prépositions — le verre est de Sandwich, pas en. On ne peut pas manger ce Sandwich.

Notre petite histoire commence en 1825 quand un homme d’affaires américain, Deming Jarves, a lancé une usine appelée le « Boston & Sandwich Glass Company ». Elle a commencé avec du soufflage de verre, mais son but était de créer une usine pour faire du verre moulé-pressé. En France, dans les années 1830s, ce verre était une spécialité de la cristallerie de Saint-Louis, et plus tard de Baccarat. De là commence notre histoire française.

Un verre en verre moulé-pressé de 1840 de la cristallerie Saint-Louis, au Musée de Verre de Sandwich

Dans les années 1830s, M. Jarves a voyagé plusieurs fois à Paris pour acheter de l’oxyde d’uranium. À l’époque, personne ne savait que le rayonnement était dangereux, et ils utilisaient ce produit chimique pour colorier le verre « canary yellow » (jaune canari). Selon le panneau ci-dessous, M. Jarves a acheté son oxyde d’uranium des chimistes Poulenc et Wittmann (plus tard connu sous le nom Rhône-Poulenc ; aujourd’hui Sanofi Aventis). Voici aussi des exemples de son verre jaune canari :

En 1871, un alsacien, Nicholas Lutz est arrivé à Sandwich pour travailler chez Boston & Sandwich. Il était expert en « threaded glass » (littéralement, verre fileté — je n’ai pas trouvé de meilleure traduction). C’est une sorte de verre décoré de rayures très fines. M. Lutz y a travaillé pendant 17 ans, jusqu’à la fermeture de l’usine. Il est resté aux États-Unis pour le reste de sa vie, jusqu’à sa mort en 1906. Toutes les œuvres ci-dessous sont fabriquées par M. Lutz.

Épater la jeuneoisie

Cette semaine, Le Canard Enchaîné a plein de matériel pour faire leur travail. Je comprends que les élections régionales sont partis en cacahuète, et que deux Français sur trois se sont abstenus. C’est presque comme les États-Unis quand il n’y a pas une présidentielle. Et le thème cette semaine est comment les jeunes se sont le plus abstenus.

Il s’avère que l’on n’attire pas les jeunes avec les « influenceurs » :

Mais l’abstention ne veut pas dire que les Français ne s’intéressent pas à l’élection.

Il y en a un de plus sur les jeunes — je ne m’ennuie jamais de me moquer d’eux !

Comme toujours, si vous avez aimé ces dessins, abonnez-vous !

La Guerre de Sept Ans

Je suis sûr que vous avez entendu parler de la Guerre de Sept Ans, qui a eu lieu de 1756 à 1763. C’était un grand conflit entre les français, les britanniques, et les prussiens, où il y avait une vingtaine d’autres cobelligérants. On arrivera bientôt en les Côtes-d’Armor, mais ce département n’avait pas trop à voir avec cette guerre-là. Alors, pourquoi est-ce que je la mentionne ici ?

Demain, je pars en vacances avec ma fille à Boston, dans le Massachusetts. Pensez-vous que c’est les vacances que je voudrais prendre ? < Beaucoup de gros mots qui commencent avec un p>…euh, ça veut dire « non ». Il faut que je prenne une semaine de vacances avec ma fille tous les ans, et sa mère refuse de lui permettre de partir en vacances à l’étranger. Alors, on part pour visiter des lieux historiques.

Aux États-Unis, on se connaît cette guerre sous le nom « French and Indian War » ( « La Guerre française-amérindienne »). Mais les batailles ici ont eu lieu à New York, en Ohio, et en Pennsylvanie — pas au Massachusetts. Alors, pourquoi est-ce que je lui parle de cette guerre ?

Parce que le résultat le plus important de cette guerre (chez nous) était le besoin du Royaume britannique d’amasser des fonds par des nouveaux impôts. Le Parlement britannique — où il n’y avait aucun représentant américain — a adopté une loi, le Stamp Act, qui :

instituait que dans les Treize colonies américaines, tous les documents, permis, contrats commerciaux, journaux, testaments, livres et cartes à jouer devaient être munis d’un timbre fiscal

Après le Stamp Act, le Parlement nous a donné une autre loi bien-aimée, le Tea Act. Cette loi imposait un impôt au thé, et elle a mis suffisamment les colons en colère qu’ils ont fait une révolte, le « Boston Tea Party » ( la « Fête de Thé à Boston » ). C’est l’une des principales causes de la Révolution américaine. Alors, on peut dire que les États-Unis existent à cause de la Guerre de Sept Ans.

(On continuera le blog pendant mes vacances. Il y a des jours où il n’y a que 3 visiteurs, mais ça fait maintenant 217 jours sans cesse. Pas de pauses ici ! Je vous rassure, j’aurai toujours plein de contenu français.)

Mon concert préféré

Je ne peux pas laisser passer ce jour sans parler encore du concert qui a complètement changé ma vie. Bien sûr, je parle de :

On peut le regarder en ligne :

Connaissez-vous l’app Shazam ? Elle vous permet d’enregistrer des chansons avec votre portable, puis chercher leurs noms. Pendant le concert, j’ai essayé de l’utiliser. Voici la preuve (et n’oubliez pas le décalage horaire ) :

C’était bête, parce qu’ils ont montré les titres dans la vidéo — et parce que ça ne marche qu’avec les enregistrements, rien de live ! C’était un petit miracle qu’elle ait même reconnu une seule chanson !

J’étais si heureux de l’avoir écouté que j’ai enregistré le concert sur mon ordinateur, et l’ai joué pendant que j’attendais la livraison de leurs albums. Suis-je un peu accro ? Euh…on dirait « Indoxiqué » !

Mon dîner costalorien

J’ai des larmes aux yeux. Vous savez qu’il y a des départements que j’aime fortement, où la cuisine m’a demandé de faire quelque chose de spécial. Je pense surtout aux dîners ardéchois, calvadosien, et aubois. Mais celui-ci, c’est le dîner bien français, ce qui me rappelle qu’à mon avis, il y a le français, puis l’italien, puis quelques plats de notre sud-ouest, puis le reste. Je vous présente le bœuf bourguignon et le pain d’épices de Dijon.

Pour ce dîner, j’ai trouvé plusieurs choses qui viennent de la Côte-d’Or. Le fromage est l’Époisses — et ça coûte CHER — environ 20 €, deux fois ce que l’on payerait chez Carrefour. Et le vin est des Hautes-Côtes-de-Beaune. Voilà :

J’ai trouvé des vrais fruits confits français pour le pain d’épices, et le mélange d’épices aussi. Vous pouvez les voir dans mon post sur myPanier. Je dois la recette du bœuf bourguignon au Cordon Bleu, et la recette du pain d’épices au site Cuisine Actuelle. Comme d’habitude, il y a des changements au plat principal à cause d’être seul. En plus de couper les ingrédients, je n’ai fait pas de lardons ni croûtons. Il n’y aurait pas assez d’ingrédients pour valoir le coup de les faire.

Je dois ajouter — le pain d’épices est facile, mais le bœuf est BEAUCOUP de travail. Ne le faites pas sauf pour quelqu’un que le mérite bien. Sérieusement.

Les ingrédients pour le bœuf bourguignon :

Pour le bœuf :

  • 500 grammes de paleron maigre de bœuf coupé en cubes de 5 cm 
  • Quelques carottes émincées
  • 1/2 oignon émincé
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 1 bouquet garni
  • Du poivre en grains
  • 250 ml de vin rouge
  • 50 ml d’huile
  • 1/2 cuillère à soupe de concentré de tomates
  • 1 cuillères à soupe de farine
  • 250 ml de fond de veau brun
  • 1 cuil. à café de sel
  • 1/4 cuil. à café de poivre

Pour les champignons :

  • 150 g de champignons de Paris 
  • 1 cuil. à soupe d’huile
  • 1 cuil. à soupe de beurre
  • 1 cuil. à soupe sel, poivre

Pour les oignons :

  • 9 oignons grelots
  • 25 g de beurre
  • 1 pincée de sucre
  • sel

Les instructions pour le bœuf :

  1. La veille, mettre le bœuf dans un bol avec les légumes émincés. Ajouter les gousses d’ail écrasées, le bouquet garni, les grains de poivre et le vin rouge. Laisser mariner pendant 24 heures. — J’attache mes bouquets garni avec une pièce de thym, pas un string.
  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Egoutter et séparer les légumes, le vin et la viande (réserver le bouquet garni). Sécher la viande et la colorer dans un peu d’huile à la poêle. Égoutter la viande.
  1. Chauffer un peu d’huile dans une grande casserole et colorer les légumes émincés. Ajouter le concentré de tomates, la viande et la farine. Mélanger bien et mettre la casserole au four pendant quelques minutes pour cuire la farine.
  1. Porter le liquide de la marinade à ébullition, écumer. Passer le liquide au chinois sur la viande et mélanger bien. Ajouter le fond de veau brun et le bouquet garni, et assaisonner. — J’ai ajouté une peu de romarin sec ici ; on peut le voir à droite.
  1. Porter de nouveau à ébullition, couvrir et cuire au four pendant environ 1 heure et 15 minutes. Lorsque la viande est cuite, retirer et placer dans une plaque à bords ; couvrir avec un linge humide. — Pendant que votre bœuf cuit, faites vos oignons et vos champignons. Ne perdez pas vos temps !
  1. Passer la sauce au chinois et réduire jusqu’à la consistance désirée. Remettre la viande dans la sauce et faire frémir pendant 20 à 30 minutes.

Les instructions pour les champignons :

  1. Sauter les champignons dans une poêle avec un peu d’huile et de beurre. Assaisonner.

Les instructions pour les oignons :

  1. Mettre les oignons dans une casserole avec un peu de beurre et une pincée de sucre et de sel, couvrir à hauteur d’eau.
  1. Les cuire sur feu fort afin d’évaporer l’eau le plus rapidement possible et de permettre ainsi au sucre et au beurre de former un caramel. Lorsque le caramel est formé, remuer les oignons en secouant la casserole afin de les colorer uniformément.

Présentation :

Ajouter les champignons sautés et les oignons glacés à brun au bœuf. Mettre tout sur des assiettes. Décorer avec du persil plat.

Les ingrédients pour le pain d’épices :

  • 250 grammes de farine
  • 250 grammes de miel
  • 50 grammes de cassonade
  • 10 cl de lait
  • 30 grammes de beurre
  • Beurre pour le moule 
  • 2 œufs
  • 1cuillère à café bicarbonate
  • 2 à 4 cuillères à café (selon le goût) de mélange d’épices — j’ai utilisé 3
  • 1 pincée sel
  • Des fruits confits

Les instructions pour le pain d’épices :

  1. Préchauffez le four à 160 °C (th.5/6). Versez le lait dans une casserole, ajoutez le miel et le beurre et faites chauffer doucement.
  1. Versez la farine dans un saladier et mélangez avec le bicarbonate, la cassonade, le sel et les épices. Incorporez progressivement le lait tiède et les œufs et mélangez bien pour obtenir une pâte lisse et homogène.
  1. Versez la préparation dans un moule à cake beurré, déposez des fruits confits et enfournez et laissez cuire 1 heure.
  1. Laissez refroidir le pain d’épice avant de le démouler.

myPanier à Lake Forest

Plus je cuisine, plus j’ai besoin d’ingrédients authentiques. Cette semaine, j’étais absolument désespéré pour la moutarde Dijon de Fallot, après avoir écrit de leur moutarderie. Et vous allez bientôt voir que ce n’était pas du tout nécessaire — mon dîner costalorien n’aura pas besoin de moutarde. Mais en cherchant cette moutarde, j’ai découvert mon nouveau lieu préféré dans le comté d’Orange entier, myPanier.

Il n’y a pas trop de vous montrer. C’est juste un entrepôt, et il n’y a aucun magasin pour faire vos courses. On commande sur Internet, puis ils expédient votre commande, ou si vous habitez proche, vous pouvez récupérer votre commande à leur comptoir. Voici le seul panneau de leur bureau :

Mais ne vous trompez pas ! C’est le meilleur rapport qualité prix que j’ai jamais trouvé. Voilà une comparaison entre Amazon et myPanier :

Petite différence, hein ? Il n’y a pas de question — je suis complètement loyal à myPanier !

La qualité : Ça dépend du produit. Leur service, haute.

Bon marché : HAUT.

Recommandation : J’ARRIVE !

Je découvre la Côte-d’Or

Après deux semaines dans l’île de Corse, on continue le tour maintenant avec un autre département plein de plages, le 21, la Côte-d’Or. Je suis sûr que c’est le cas parce qu’il y a la Côte d’Azur, la Côte d’Ivoire, la Côte des Barbaresques… Attendez — c’est complètement enclavé et il n’y a pas de côtes ? Mais tous les départements sont nommés selon des faits géographiques, non ?

En fait, selon Wikipédia, avant la Révolution, les montagnes entre Beaune et Dijon s’appelaient déjà « La Coste » parce que, sur les cartes en relief, elles ressemblaient à une côte. Le mot « or » est une troncature du mot « orient », parce que les montagnes sont à l’est du département, et n’a rien à voir avec le métal.

En tout cas, c’est le département le cinquante-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment Côte-d’Oriens ou Costaloriens. C’est notre premier séjour dans la région Bourgogne-Franche-Comté.

Hôtel-Dieu de Beaune Photo par Velvet CC BY-SA 3.0

On ne peut parler de la Côte d’Or sans parler du vin, mais aussi du festival moutarde et cinéma. Je plaisante sur le festival, une blague de La Cité de la Peur, mais les deux plus grandes villes sont Dijon, connu pour la moutarde, et Beaune, très bien connu pour le vin, surtout le pinot noir et le chardonnay.

Alors, on commence notre séjour en Côte-d’Or à Beaune. Le plus grand trésor de la ville est l’Hôtel-Dieu (3 étoiles Michelin, photo ci-dessus), à la fois musée et vignoble où on trouve le chef d’œuvre de Rogier van der Weyden, Le jugement dernier. Aussi dans la ville, ne ratez pas les Remparts (1 étoile), le vieux mur et des tours qui encerclent la ville. Il y a aussi des châteaux intéressants près de la ville, comme le Château de Savigny-les-Beaune, qui vient du XIVe siècle et fonctionne encore comme exploitation viticole, et le Château de la Rochepot, la maison des Carnot, où on trouve une salle très intéressante plein d’objets chinois, des cadeaux pour M. le Président Carnot pendant les années 1890s.


Mais si vous êtes à Beaune, il faut vraiment que vous visitez La Côte (3 étoiles) — la collection de vignobles et villages d’où viennent les meilleurs vins du monde. Je vous recommande fortement ce bel article sur cette région par l’une de mes blogueuses préférées et son chat, Flanel. L’Office de Tourisme Beaune vous propose des infos pour suivre la Route des Grands Crus.

Quelque chose de bizarre ? Si vous voulez visiter la dernière usine de moutarde familiale en toute Bourgogne, elle est à Beaune, pas à Dijon, la Moutarderie Fallot (1 étoile). (Voici leur recette de macarons à la moutarde. Si Pierre Hermé peut faire des macarons aux légumes, pourquoi pas ?)

Dijon est également plein de trésors — peut-être de plus que Beaune ! Il y a d’abord le Musée des Beaux-Arts (3 étoiles) ainsi que 3 autres musées étoilés — de la Vie bourguignonne, d’Art sacré, et d’Archéologie. Le Musée des Beaux-Arts fait partie du Palais des ducs (2 étoiles), en face de la Place de la Libération (anciennement la Place Royale, d’Armes, Impériale, du Maréchal Pétain, puis enfin Libération — voilà, la France !). La Cathédrale Saint-Bénigne (2 étoiles), du XIIIe siècle, est consacré au premier martyr bourguignon. Ne ratez pas les Puits de Moïse (3 étoiles) une énorme statue du XIVe siècle, dans un ancien monastère. Et juste pour l’architecture, passez par la Place François-Rude (pas d’étoiles, je m’en fiche).

On trouve aussi en Côte d’Or le village de Meursault, mieux connu comme le village où Louis de Funès, Bourvil, et les soldats anglais ont convenu de se rencontrer dans La Grande Vadrouille. Je dois mon amour des films français à Rabbi Jacob, mais c’était pour La Grande Vadrouille que j’ai acheté le bon lecteur DVD pour la région ! On peut prendre une visite guidée, mais si vous voulez voir tout le Meursault du film, il faut visiter aussi les villages de Vézelay et Noyers-sur-Serein. Hélas l’hôtel à Noyers-sur-Serein n’existe plus.

Je peux continuer pendant des semaines. Alors, j’arrêt avec les sites touristiques pour demander ma question habituelle : qui sont les personnes les plus connues du département ? Il y a d’abord une famille très proche aux cœurs des ingénieurs, les Carnot — Nicolas Sadi Carnot ayant découvert la thermodynamique, et son neveu Marie François Sadi Carnot, ingénieur puis Président de la République (1887-94). Il y a aussi le compositeur Jean-Philippe Rameau, l’architecte Gustave Eiffel, le cofondateur de Chevrolet, une marque de voiture américaine, Gaston Chevrolet, la chanteuse/artiste/modèle Alice Prin, dite Kiki de Montparnasse, et le saint catholique Bernard de Clairvaux — parmi des centaines. Quelle histoire !

Ne soyez pas stupide, Justin. Ne le dites pas…Qu’est-ce que l’on mange en Côte-d’Or ? (Soupirs.) Je vous ai dit de ne soyez pas stupide, Justin ! Après la soupe à l’oignon, y a-t-il un plat français plus connu dans le monde entier que le bœuf bourguignon ? Saviez-vous que la cuisine bourguignonne est si bien connue que l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine mondial ? Le lapin à la moutarde ? Le coq au vin à la bourguignonne ? On parle de LA cuisine française ! En dessert, on trouve plus de vin aux poires pochées, et les nonettes, un genre de pain d’épices fourré à la confiture à l’orange. (Il me semble que la Côte-d’Or n’est pas connu pour ses desserts.)

Il y a aussi de nombreux produits locaux : les fromages époisses et cîteaux, la moutarde Dijon (bien sûr !), la truffe de Bourgogne, et quelque chose d’inhabituel, le pain d’épices de Dijon — dont il faut mélanger de la farine de blé, du miel, et du sucre, puis laisser rester pendant 1-3 semaines avant de cuisson. Carrément, on ne mourra pas de faim en Côte-d’Or !

J’essaie de décoder une vidéo

Mon chapitre de l’Alliance Française a une vidéo sur leur site, une publicité pour leurs activités :

J’ai décidé d’essayer de trouver les lieux dans la vidéo, et aussi la chanson. Cette dernière n’était pas un grand défi — c’est « Le Temps d’Amour » par Françoise Hardy. J’espère que nous l’étudierons dans l’un de mes cours de chanson.

C’est évident qu’ils pensent que leurs étudiants sont surtout tous amoureux de Paris. La vidéo commence avec le métro, puis une ligne d’horizon que je crois est Paris :

Pas de question que la prochaine vue est de Paris !

Je ne peux pas identifier le prochain château :

Mais je chois qu’après, c’est le Panthéon — il ressemble au bon dôme :

Et après ça, un resto parisien dont j’ai envie de visiter depuis avoir vu Rabbi Jacob — Les Deux Magots, où Slimane est kidnappé. J’entends parler que la cuisine n’est pas spéciale — leur site est tout en anglais, qui me dit « touriste » — mais je m’en fiche !

Après ces scènes, il y a des trains, et quelques lieux que je n’ai pas d’espoir d’identifier. Je les mettrai ici au cas où vous les reconnaissez :

Mais la plupart est tout Paris. Par hasard, selon Facebook, ça fait un an aujourd’hui où j’ai lu un article de Topito que j’ai trouvé TRÈS MÉCHANT sur Paris. Dans les commentaires sur Facebook, que je ne trouve plus, j’ai dit que je pensais que c’est sûrement un peu exagéré. Et BEAUCOUP de monde voulaient me dire — en anglais ! — que je n’avais aucune idée. Et c’est à cause de ces discussions que j’ai décidé d’étudier tout le pays.