Archives de l’auteur : Justin Busch

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A propos Justin Busch

Les aventures d'un américain qui est tombé complètement amoureux de la France

Saison 3, Épisode 34 — Commençons la fête !

La balado paraît le dimanche ce mois, afin de terminer la Grande Fête le dernier jour de novembre. Tous les articles sont déjà planifiés, à ne pas dire finis.

Ma voix n’est pas la meilleur pour cet épisode. J’étais vraiment malade la semaine dernière, et je ne suis toujours pas guéri. Mais j’ai voulu au moins enregistrer l’anniversaire et le bilan, ainsi que les Bonnes Nouvelles pour cette semaine.

J’étais à une une soirée de jeux hier soir, et je suis rentré vers minuit. Voici ce que j’ai fait pour eux :

Tout le monde voulait savoir si cette tarte aux framboises faisait partie du Tour, mais non. Pas une mauvaise question, vu que j’utilisais pas mal d’événements des deux dernières années pour avancer le Tour. Mais honnêtement, c’est le genre de chose que je peux faire en dormant, car toutes les techniques sont bien connues pour moi, et je n’avais pas besoin de trop travailler hier. Il y a juste de la crème pâtissière au-dessous des framboises.

Savez-vous pourquoi je fais comme ça à chaque fois ? Toutes ces personnes ont beaucoup plus d’espace que moi, alors je ne peux pas accueillir d’événements comme eux. Je suis hyper-sensible à être un bon invité vu la situation.

Juste pour vous parler un peu plus sur pourquoi je dois être un bon invité, on a joué à plusieurs jeux ou le vocabulaire était important. Connaissez-vous le mot opacarophile ? Moi non plus. Saviez-vous que Mystère est une marque de glace ? Moi non…ô, en fait vous le saviez tous. C’est ça un bon exemple de pourquoi je dois faire oublier à tout le monde ce que je ne sais pas.

J’ai vraiment mal rangé le bordel hier, et je suis extrêmement en colère contre moi-même. (Comme d’hab, je sais.) J’ai gagné une amende de 170 $ pour avoir tenu mon portable en conduisant. Vu les factures pour la dévitalisation d’octobre, ainsi que le rendez-vous chez la dermatologue, j’avais vraiment besoin de ne pas gaspiller de l’argent comme ça. C’est ma première amende depuis 2016 ; je n’ai pas l’habitude.

En parlant du rendez-vous chez la dermatologue, je suis ravi de vous dire que les résultats de la biopsie étaient tous négatifs. Pas de cancer de la peau. Quelqu’une sera très déçue, surtout après ses gentils commentaires à cet égard (lisez le dernier paragraphe au lien). Ravi qu’elle soit déçue !

On gagne une heure ce week-end, alors je reviens à être 9 heures en retard sur vous tous. (Sauf au Québec — c’est juste 3 heures pour eux.)

Notre blague traite des soutien-gorges. Les Bonnes Nouvelles traitent d’une double greffe jamais tentée avant en France. Nos articles sont :

Il n’y a pas de gros-titres satiriques cette semaine.

Sur le blog, il y a aussi Présidentielle 2024, sur les nouvelles auxquelles tout le monde s’attend, La tarte normande, un dernier dessert pour combler un trou dans le grand tableau du Tour, et C’est pas le 1er, version novembre 2024, ma revue mensuelle de mes blogs préférés.

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Le bilan du dernier quart

Je fais ici une rupture avec les traditions du blog. Chaque bilan d’un quart du Tour jusqu’ici a repris le Tour entier ainsi que son propre quart. J’ai décidé que pour un travail de 4 ans, ça ne suffit pas. Ce billet couvre juste les départements de la Seine-et-Marne jusqu’à Mayotte. Le Grand Bilan du Tour sera son propre article, la fin de la Grande Fête du Tour.

Photos de cuisine, ©️Justin Busch, Hortillonnages d’Amiens, Photo par PIERRE ANDRE LECLERCQ, CC BY-SA 4.0, Pont suspendu, Photo par Guillaumereunion974, CC BY-SA 4.0

Où visiter : Je vais tricher plus qu’un peu cette fois. J’ai déjà visité Versailles — deux fois ! — alors pour autant que les Yvelines seraient en tête d’affiche si je n’avais jamais visité la France, je ne me sens plus obligé de les choisir. Mais en plus, j’ai envie de visiter la Somme, le Var et la Vendée autant pour mes amis qui habitent dans chacun que pour les sites de la Première Guerre mondiale, Saint-Tropez et le Puy du Fou.

Où habiter : Dans la tête, il me semble que j’ai une idée que mes endroits préférés à cet égard sont ceux où un trajet en train à Paris prendrait environ 1 heure, que ce soit un train ordinaire soit un TGV. Amiens, dans la Somme, est donc presqu’idéal. Pour les mêmes raisons que le Calvados ou le Loiret — l’Histoire en majuscule — la Vendée serait aussi bonne.

Je pause ici pour dire nope, je ne donne pas de divulgâcheurs, mais le gagnant du Tour doit être le secret le moins bien gardé du blog.

Meilleure soupe : Avez-vous remarqué que le dernier quart a vu une hausse du pourcentage des soupes et d’autres plats moins chers ? Ce n’est pas par hasard — le Tour aurait été « 101 façons de préparer les Saint-Jacques » si le prix n’avait pas monté en flèche. (J’adore cette idée — si le livre est une réussite, peut-être la suite ? Au fait, le prix de Saint-Jacques a enfin baissé ici.) Mais le choix est facile, la soupe au pistou du Var, une soupe très liée à mon héritage culinaire italien.

Meilleure viande : Si vous pouviez voir tout ce que je commandais pendant toute ma vie, vous penseriez qu’il n’y ait qu’un choix possible : le steak frites et sauce au poivre. Mais à mon avis, ce n’était pas mon meilleur travail, même si largement à cause du mauvais choix de steak. Et franchement, ça raterait l’esprit du Coup de Foudre, découvrir la France inconnue aux États-Unis. Mon choix est donc la carbonade flamande, le cadeau de mon très cher ami dans la Somme. Je considère que cette catégorie comprend le poulet, et il y avait beaucoup de poulet pendant le dernier quart, alors je dois mentionner le bokit, parce que le poulet parfumé de poudre de colombo, c’est un trésor.

Meilleur poisson : C’est un peu gênant, ici. J’essaie d’équilibrer les cartes du Tour afin qu’il y ait quelque chose pour chaque catégorie, et pour tous les goûts. Mais il n’y avait aucun poisson frais utilisé pendant cette partie du Tour, juste du saumon fumé et du thon en boîte. En revanche, ce saumon fumé faisait partie de mon dîner icaunais, et je considère que les gougères au saumon fumé et au fromage de chèvre sont une entrée (pas vraiment un plat principal) que je servirais avec plaisir à n’importe qui.

Meilleur fruit-de-mer : Il y avait un seul plat avec des Saint-Jacques pour ce quart, mon dîner deux-sévrien. Cependant, au dernier moment, j’ai cuisiné un plat que je préfère non pas seulement à celui-là, mais aussi à beaucoup des autres. C’est mon dîner réunionnais, le cari crevettes. Le cari est une préparation qui marche aussi avec d’autres poissons et fruits-de-mer, et je le recommande avec enthousiasme.

Meilleur dessert : Je dis depuis longtemps que je voulais que la cuisine du blog soit celle des mamies. Mais quand on parle des desserts, c’est là mon côté parisien, la partie qui est tombée amoureux du CAP Pâtissier dès que j’ai entendu le nom. J’ai vraiment profité du poumpet, mon dessert tarnais, et c’était un vrai plaisir de transmettre la recette du gâteau normand de la mère Olhats. Ce sont des desserts bien paysans et traditionnels. Mais je ne peux pas mentir. La tarte aux figues de Claire Heitzler et la tarte tropézienne de Yann Couvreur, ces deux répondent à mon plus grand besoin — faire tomber les bras. Je n’ose pas faire de telles choses sans avoir d’autres personnes pour les manger, alors c’est un grand plaisir de les apporter aux événements.

Meilleur film : Il n’y avait pas beaucoup depuis la dernière fois, mais l’un des meilleurs est arrivé juste avant la fin des 100 films. Razzia sur la chnouf est tout ce que j’aime dans un film français — Gabin et Ventura, des dialogues d’Audiard, une histoire de truands. Il faut aussi mentionner Le Roman d’un tricheur comme un incontournable.

Meilleure chanson : Cette partie des bilans était toujours pour les chansons que j’ai enregistrées moi-même. Pourtant, après une rénovation non-désirée de mon appartement, il est devenu trop résonant pour enregistrer. Alors, ma chanson de Noël, Entre le bœuf et l’âne gris, gagne par défaut, car c’était la seule et unique, mais je ne suis pas satisfait de la qualité de l’enregistrement.

Meilleur moment : Cette fois est la seule des quatre bilans où je n’ai pas visité la France (ce qui reste impossible dans ma tête). Ça rend le choix difficile. Je choisis donc une décision que j’ai prise en février, de commencer à utiliser de la musique locale avec mes posts sur Instagram. C’est comment j’ai découvert Nicolas Moro, Sandrine Mallick et Red Cardell (dont on n’a toujours pas parlé). Découvrir des artistes régionaux, c’est devenu une passion.

Meilleure surprise : Cette catégorie est habituellement pour les départements dont j’ai vraiment profité sans les avoir connus à l’avance. Et le choix est aussi facile que surprenant — La Réunion. Avez-vous remarqué le niveau de détail dans ce billet ? Je croyais, et j’ai essayé de vous le signaler, que j’allais avoir du mal à écrire sur l’Outre-mer. Mais j’ai fini par vraiment profiter de cette recherche, malgré le manque de bâtiments patrimoniaux qui font la majorité de mon écriture. Guadeloupe était aussi la bienvenue à cet égard.

Cependant, la dernière fois, j’ai choisi l’article du Journal du Centre sur moi, et je mets voir Sebastian Marx dans la même catégorie. Mes souvenirs de 2020 sont plus heureux que les vôtres — au-delà de regarder mon pays se brûler et perdre tout espoir, petit détail soit-il — et M. Marx et Paul Taylor gardent une place d’honneur pour toujours. Je ne m’attendais pas à cette opportunité !

Pire surprise : Depuis la dernière fois, j’ai perdu deux personnes qui étaient parmi les plus grands fans du Tour pendant ses trois premières années. Je vous ai parlé de Pascale, mon amie qui est décédée il y a deux semaines. Mais un autre cher ami, Amaury, a quitté toutes ses connaissances en ligne sans explication à la fin de l’année dernière (on en avait plusieurs en commun). Il lisait tous les billets et me rappelait sans cesse de le reprendre quand trop de temps est passé. Des gens viennent et partent tout au long de la vie, mais j’ai le cœur brisé surtout pour ces pertes.

Ce que j’attends le plus : Avec ça, on achève la liste de départements. Il ne reste que la Grande Fête du Tour, un novembre qui ne sera que des palmarès et des souvenirs, dont le Grand Bilan du Tour. Mais je vous ai promis encore et encore que la fin du Tour ne sera pas la fin du blog, et après mes responsabilités en tant que père, c’est la promesse à laquelle je tiens la plus.

Bon 4e anniversaire au blog

Il y a 4 ans aujourd’hui, j’ai publié mon premier post sur Un Coup de Foudre. Je n’arrive toujours pas à croire que ça fait 856 jours de suite (la capture d’écran vient d’hier), 831 664 mots (ce post pas compris), 243 posts avec des recettes (dont beaucoup du Tour avec plus qu’une — il y a probablement environ 300 recettes en total) — et un Tour des 101 départements, fini juste à temps.

Franchement, je suis épuisé.

D’habitude, les posts d’anniversaire ont deux choses en commun : un nouveau dessert (gâteau chocolat-framboise, Saint-Honoré, macarons « Montélimar ») et des réflexions de plus en plus mélancoliques sur l’avenir. Il n’y a pas de dessert cette fois, juste les réflexions.

L’année dernière, je vous ai écrit :

Pourtant, il reste le cas que ce sont largement des activités virtuelles. Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais j’aimerais toujours que ce soit la vraie vie, non pas seulement des trucs que j’écris la nuit. Je ne sais pas comment changer ça en vivant à Elbe-en-Irvine, mais je ne vais nulle part. En repassant sur les autres anniversaires du blog, on peut voir que j’ai plus ou moins la même pensée à chaque fois. Au moins je suis cohérent.

Rien n’a changé. Je me dis souvent que j’écris sur deux choses : la France et moi-même. Tout blog est en quelque sorte l’histoire de son auteur ; on les lit parce que son point de vue nous intéresse. Vu ce qui est arrivé juste après minuit hier, je n’ose pas dire que la partie sur la France ne va pas :

Je l’apprécie vraiment, et je vous remercie. Mais si vous avez fait attention, vous savez que la partie personnelle…n’est pas une telle réussite. Je ne parle même pas des relations, même s’il m’énerve que la bise oblige certaines personnes de me toucher de façon qu’elles préféreraient évidemment ne pas faire. J’ai voulu mourir pendant un tel moment le week-end dernier. Je ne sais pas comment me sortir de ces situations. Mettez ça de côté.

Au premier anniversaire, je vous ai dit :

Je crois que je peux enfin vous dire le vrai secret du blog, qui est peut-être moins un secret que quelque chose dont il vous semble toujours que je plaisante. Je dis parfois que ce blog est la plus longue liste de courses au monde. Mais je cherche quoi exactement ?

Où habiter.

Avec la fin du Tour, j’ai ma réponse. Je l’ai depuis longtemps, honnêtement, mais si je pense que les deux dernières années au sein de l’OCA représentent mes efforts pour apprendre à vivre parmi vous, je dois les considérer un échec. Il m’a fallu deux ans juste pour créer assez de liens que l’on ferait du covoiturage avec moi ! Personne ne se débrouillera jamais dans la vie quotidienne là où il est étranger, pas comme ça. Je n’ose pas partager certaines choses des coulisses, mais je sais maintenant qu’il me faut traiter l’avenir comme si je dois commencer de zéro si j’arrive sur le sol français. C’était la leçon la plus dure de l’année.

Alors ce blog continuera sur son chemin planifié. J’ai certainement des plans — le blog sur la France m’a amené à des endroits que je n’ai jamais imaginé. Je ne sais toujours pas ce que j’espérais trouver quand j’ai ouvert Duolingo pour la première fois, mais après 4 ans, 100 films, et un Tour complet, le Coup de Foudre m’a sous son emprise plus que jamais. Mais si je veux que ce soit plus qu’un intérêt académique, je dois trouver un moyen pour réussir la vie parmi vous au-delà d’Internet.

Bannière qui dit « C'est le 1er » avec des dessins de 3 desserts : bûche de Noël, religieuse, macaron à la framboise

C’est pas le 1er, version novembre 2024

Je continue de copier Light & Smell avec des listes de mes articles préférés au premier du mois. Ça vient d’Allez vous faire lire, mais je ne suis pas exactement ses règles.

On fait ce numéro un jour à l’avance, car tout novembre est la Grande Fête du Tour. Le 1er est le 4e anniversaire du blog. Le 2 sera le bilan du dernier quart (ce qui n’est pas le dernier mot promis depuis longtemps), puis pendant tout novembre, la balado paraîtra dimanche au lieu de lundi. Toutes les 4 semaines auront leur propre thème, avec 6 billets sur chacun, et le tout finira le 30 avec les mots que je garde depuis plus de 3 ans déjà.

Nouveaux à moi :

Les habituels :

Actif ailleurs :

Mathilde’s little things continue de poster sur Instagram, dont une visite au musée du sous-marin Intrepid à Manhattan et une visite à Staten Island.

À encourager :

Rien de nouveau chez La tête dans le panier, Les papiers de Mrs. Turner, Et si Facebook disparaissait?, Bessie’s Bazaar, Les souris de Paris, Le site du Shifâ’, Planète Opalie, Je suis sur la route, Maman Lyonnaise, Un déjeuner en Provence, Bonheur des yeux et du palais, L’Atelier du Phoenix, La bibliothécaire, Planète Vegas, Grain de Sable, Bonheurs culinaires, et Le journal des Jum’s. Laissez-leur de gentils commentaires pour les encourager à reprendre !

La tarte normande

Je vous ai écouté, et franchement, en lisant l’article où je vous ai présenté mon dîner calvadosien, il m’était évident que j’avais planifié un dessert de plus, sans savoir lequel. Mais que choisir ? Il a avoir des pommes, et probablement de la liqueur Calvados en plus. Nous voilà ; voici la tarte normande.

Haute résolution en cliquant

Heureusement pour moi, octobre contient 31 jours et non pas 30, ou j’aurais des problèmes. Allons le faire !

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Présidentielle 2024

J’ai menacé d’écrire ce post il y a des semaines. Novembre n’est pas pour les hommes politiques (à moins que l’homme politique français à qui je veux parler le plus dise qu’il veut apparaître sur la balado — ceux qui se souviennent des Dessins de la Semaine sauront qui). Il n’y aura pas de prédiction ici. Je veux plutôt vous expliquer pourquoi nous sommes à ce point.

Ce qui suit n’a pas pour but de vous convaincre de changer d’avis. Mais je vais critiquer seulement une personne, parce que vous entendez seulement des critiques de l’autre personne dans la presse française. Vous connaissez les arguments contre lui. Je vous dis souvent que je ne haïs pas les habitants des états « rouges », et que je ne crois pas que la moitié de mes concitoyens soient des nazis. Je veux que vous voyiez pourquoi je les comprends.

On commence avec des photos prises dans le Walmart de mon quartier. Ce n’est pas du tout la Californie de mon enfance, ni même Irvine que jusqu’en 2020 :

C’est ça la vie à chaque fois où je veux acheter des lames pour mon rasoir, ou de la crème à raser. Je dois appuyer sur un bouton, puis attendre 10-20 minutes pour qu’un employé ouvre la vitrine. Pourquoi y a-t-il des vitrines fermées à clé au milieu du magasin ? Parce qu’en 2014, mes con-citoyens ont voté pour adopter une loi, Proposition 47, qui a haussé la valeur de biens volés afin d’inculper quelqu’un pour un crime, de 400 $ à 950 $. Moins que ça, c’était désormais un délit. Oui, c’est la faute aux citoyens lambdas, parce qu’en Californie certaines lois doivent être adoptées par le public, pas seulement l’Assemblée. (Seulement 26 états fonctionnent comme ça — lien en anglais.) C’était le Procureur général qui a dit que ce ne serait pas un moyen pour simplement excuser les crimes ou ne pas les poursuivre, et en fait Mme le procureur général a même écrit un sommaire qui a apparu sur les scrutins, et dit que cette loi « économisera des centaines de millions par année pour la justice criminelle »

Deux ans plus tard, en 2016, on a déjà vu que le taux de vol à l’étalage avait haussé (lien en anglais) par 15 % partout en Californie dans les supermarchés et les pharmacies. Mais pendant les années à venir, la situation a empiré de plus en plus. Le temps que 2021 soit arrivé, des gangs se sentaient à l’aise à cambrioler des dizaines de milliers de sacs à main des meilleurs magasins dans les meilleurs quartiers de l’état. Personne n’est jamais poursuivi pour ces crimes. Ne me croyez pas sur parole ; voici un clip d’un cambriolage de sacs de Neiman-Marcus (hyper-cher) à San Francisco, en pleine journée :

La semaine prochaine, on va finalement voter pour restaurer les vieux crimes (lien en anglais). Mais le Procureur général qui a lancé tout ça refuse même maintenant à dire qu’elle avait tort ou de soutenir la nouvelle loi.

Mme le Procureur général se nommait Kamala Harris.

Voici une autre photo du même Walmart :

C’est directement derrière les caisses automatiques. Vous ne reconnaissez pas ces produits. Ce sont tous des biscuits mexicains, largement de l’entreprise Gamesa, le LU mexicain. Je n’ai pas grandi avec ces choses malgré avoir vécu à 70 km de la frontière jusqu’à mes 18 ans. Les clients qui achètent ces produits n’habitent pas dans mon quartier ; ils viennent de Santa Ana, la ville voisine. Walmart les trouvent plus rentables que moi.

Vous savez que j’ai une relation compliquée avec le Mexique. Je vous fais leurs plats (tacos, chili colorado, birria) et j’appelle leur cuisine le patrimoine de notre Sud-ouest. Un jour, j’espère vous chanter ma chanson « mariachi » préférée. En même temps, je n’apprécie pas qu’il faille parler espagnol pour faire des achats à nombreux endroits en Californie. Ni que ces gens renvoient plus de 63 milliards de dollars à la maison (lien en anglais), puis exigent aux services sociaux de payer les choses que je dois payer moi-même, comme l’assurance médicale. (Ce n’est pas un argument pour faire comme en France — cet argent ne ferait pas partie des impôts, car c’est souvent gagné « sous la table ». On met ça de côté.)

Depuis le mandat de Bill Clinton, on appelle le fonctionnaire responsable de gérer la frontière mexicaine le « border czar« . Ce titre est informel — en général, la personne est officiellement « U.S. Attorney », « Assistant au Président », ou autre chose. En 2021, beaucoup de journaux ont rapporté (Axios, The Hill) que M. le président Biden avait nommé quelqu’un pour être responsable de réduire le taux d’immigration illégale — certains l’a appelé « border czar », autres non. Pendant les 3 prochaines années, ce taux a monté en flèche ; ce graphique montre juste le nombre d’arrestations à la frontière — on considère qu’en général, le nombre d’arrestations est un reflet du nombre d’entrées illégales, impossibles à compter directement :

Source : US Customs and Border Patrol

Mais cette année, beaucoup des mêmes publications ont dit qu’en fait le fonctionnaire chargé de la frontière ne l’était jamais, et que tous leurs rapports de 2021 étaient erronés (Axios, Time). C’était qui le fonctionnaire en question ? Mme la vice-présidente Harris.

Après le premier attentat contre M. Trump, je vous ai dit que tous les candidats républicains sont appelés fascistes par les Démocrates depuis 1948. Pourtant le seul président à emprisonner des citoyens à cause de leurs origines, c’était Franklin Roosevelt, pour qui une station du métro parisien est nommée. Pensez à ça quand vous entendez ce mot de notre côté.

On a le choix actuel car M. Biden a eu un débat si catastrophique que personne ne pouvait plus mentir sur son état. Pourtant, pendant les 3 dernières années, on nous a dit que c’était du complotisme à croire que quelque chose n’allait pas. Malgré tout ce que j’ai dit en haut, j’aurais soutenu Mme Harris si elle avait invoqué le 25e Amendement pour remplacer M. Biden, car il faut avoir un président capable de prendre des décisions.

Dernière chose, je souhaite que je puisse vous faire comprendre que les partis politiques ici ne sont pas comme ceux en France. Il y a 4 ans, il n’y avait pas de NUPES ; il y a 2 ans, il n’y avait pas de NFP. Les partis viennent et partent. Ici, les deux les plus importants ont duré pendant des siècles. Ce sont une question d’identité personnelle ici de façon inconnue en France. Beaucoup des arguments que vous entendez de notre côté devraient être comprises comme les produits de cet esprit.

Je comprends qu’en considérant seulement les relations étrangères, vous considérez probablement seulement un des deux d’être le bon choix. Mais j’espère que vous comprendrez mieux pourquoi les états rouges feront l’autre choix, et pourquoi ça ne leur rendent pas votre ennemi.

Saison 3, Épisode 33 — That’s All, Mayotte !

Ça y est. Le Tour des Départements comme je l’ai conçu, c’est fini. Quand j’ai publié mon dîner mahorais vendredi matin, il m’a fallu vite tourner mon attention ailleurs, alors je n’ai vraiment pas eu le temps de prendre une pause et y réfléchir jusqu’à dimanche.

Au cas où mon gros-titre ne serait pas clair, voici la référence. Les voyelles « o » de Mayotte et « folks » en anglais me sonne grosso modo identique. Et le sentiment est certainement le bon.

Il reste un trou dans le tableau géant sur la page du Tourpersonne ne m’en a jamais parlé, mais il n’y a pas de dessert pour le Calvados. C’est parce que ce dîner-là a été fait en hommage au resto « The Belgian Lion » de mon enfance, et le dessert était un gâteau Marjolaine, ce qui appartient vraiment à l’ancien resto de Fernand Point en Isère. Je n’ai jamais décidé si je devrais remplir le trou avec un dessert normand, ou si le gâteau compte vraiment, vu que le Tour joue sur ma nostalgie. Il me semble que pour le livre, je dois avoir quelque chose de différent que le gâteau, mais je cherche vos avis sur le sujet, pour le blog autant que le livre.

Quelque chose de drôle que j’ai oublié de mentionner hier de ma soirée de tarot. J’ai eu pas mal de chance, avec un jeu qui a contenu huit atouts, dont le 21, et 3 rois pendant un tour, et il y avait un autre où j’ai volé le 1 à quelqu’un au dernier moment (car il avait mal compté les atouts). Dès que ce dernier est arrivé, j’ai sorti un rire de Gargamel (version anglaise), et honnêtement, ce n’était pas du tout exprès ! Peut-être que c’est toute la musique de Halloween chez moi.

C’est le 1er apparaîtra le jour de Halloween cette semaine, car novembre, c’est la Grande Fête du Tour et rien d’autre. J’aurai un mot sur notre présidentielle cette semaine, mais n’en parlerai plus après, quel que soit le résultat. J’ignorerai même mon anniversaire le 22 ! Et oui, je suis au courant du concert de Taratata qui a eu lieu la semaine dernière et a été diffusé le 25 sur France 2 — je le regarde petit à petit — mais vu la première heure, je suis content que ma série sur Taratata part d’un autre événement.

Notre blague traite de derniers mots. Il n’y a pas de Bonnes Nouvelles cette semaine pour manque de temps. Nos articles sont :

Les gros-titres sont : Nager, Remplacement, et Pari.

Sur le blog, il y a aussi Doliprane, sur le médicament, Mon dîner mahorais, les cuisses de poulet rôties aux épices et le koloda, et Prête pour les fêtes, l’histoire d’organiser un numéro « fêtes de fin d’année » pour mon bulletin.

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Prête pour les fêtes

J’ai eu deux soirées de jeux de cartes de suite ces deux derniers jours — belote le vendredi et tarot le samedi — alors j’ai dû cui-si-ner, et je n’ai pas préparé grand-chose pour vous aujourd’hui. Alors, je vous montrerai ce que j’ai fait, partager quelque chose de prévisible, puis j’ai un peu sur une conversation intéressante ce soir.

Vendredi, j’ai fait la tarte aux noix de pécan de chez Galatoire’s à la Nouvelle-Orléans, ce que je vous ai montré en 2022 :

Cette photo est plus qu’un peu trompeuse. Je suis plus que satisfait avec le goût, mais la pâte a rétréci de façon très irrégulière, alors vous ne voyez pas la mauvaise partie. Mais j’avais une raison.

Voici quelque chose de très récent pour mon dessert de samedi soir, le flan coco :

Voyez-vous le changement ? J’ai torréfié la noix de coco râpée qui fait le fond, et j’aime mieux son apparence. Voilà :

Je suis bien content des résultats. Malheureusement, je ne savais pas que l’un des invités était allergique et un autre n’aimait pas le coco. Oups.

J’ai eu besoin de la tarte parce que j’espérais remplacer la photo dans cette page pour mon prochain bulletin :

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Ça part de mon format habituel pour eux, car j’ai ciblé les fêtes à venir. Je préfère la vieille photo, alors je la garde. J’espère qu’ils seront contents de ces recettes, car une des deux n’est pas de la France, même si elle vient de ses descendants aux États-Unis. Je remercie encore une fois Anagrys pour les schwowebredele, car je crois que celle-ci est une belle réussite.

Je ne sais pas si on les utilisera, mais au moins j’ai livré deux choses pour la bonne saison. Il me faudra préparer une galette des rois mi-décembre pour la même raison. Peut-être plus qu’une pour les photos. Cette culture de prêt-à-Instagrammer me rend plus qu’un peu fou.

Ça nous amène à mon dernier sujet. Je me sens souvent comme j’ai un peu réussi à m’intégrer, car tout le monde attend « ce que Justin apporte ». J’apprécie ça, vraiment, mais il y a des fois où je me sens un peu comme le traître traiteur car personne ne me connaît en dehors des événements. Mais pendant ces derniers deux mois, je me sens comme si ça commence à changer enfin. On a fait deux tables de 4 personnes à la soirée de tarot, et pendant la pause pour le dessert, parce que j’avais exprimé un certain niveau de mécontentement au sujet de la vie dans Orange County, les autres m’ont vraiment écouté.

On va en discuter davantage plus tard, mais on a une conversation très différente quand tout le monde se soucie de quelqu’un, et il me semblait que l’on a eu cette conversation ce soir. Je l’apprécie.

Six heures en France

Aujourd’hui, vous aurez une histoire complètement inattendue, et certains d’entre vous diront que celle-ci me montre menteur. Car s’il y a une chose qui est le fondement de ce blog, c’est mon affirmation que je ne suis jamais allé en France avant mes 44 ans et un an et demi d’études frénétiques. La vérité, c’est à la fois plus compliquée et plus bête que ça, et après 20 ans de l’avoir crue perdue, j’ai récemment trouvée la preuve.

En 1993, pendant l’été entre mes 1ère et terminale années au lycée (on dirait plutôt 11e et 12e), je suis allé en Espagne avec six autres élèves de mon lycée, et notre prof de la langue, Señora Zabaleta. (Malgré le nom, elle est aussi américaine que moi — elle s’est mariée avec un espagnol.) Au fait, Sra et moi sommes récemment retrouvés à ce même lycée en août quand j’y ai visité. Elle était un peu déçue que j’avais changé d’équipe, mais pas du tout surprise par tout ce que j’ai fait, car j’ai été son élève pendant 3 ans, et elle me connaît bien. De toute façon, notre voyage.

Voici l’itinéraire. C’est en anglais, mais je fais confiance que vous savez tous ce qui veut dire « Madrid » :

Cliquer pour agrandir

Ça vient d’un album de photos que j’ai fait après le voyage. Voyez-vous les mots Paris ou France quelque part dans cette photo ? Indice : Ô hell no. United, une de nos pires compagnies aériennes (je mens — elles sont toutes parmi nos pires), a vraiment mis le bordel dans un état de désordre et a annulé notre vol à Madrid de Los Angeles. En récompense, ils nous ont mis dans un vol à Paris, et de là à Madrid — dans la meilleure classe de ma vie. Ça s’appelait « Classe Connaisseur » — pas exactement 1ère, mais avec la même nourriture et de meilleurs sièges que nous avons payés. Puis, c’était Air France qui nous a apporté à Madrid. Ne me croyez pas sur parole — j’ai les preuves ! D’abord, le menu et un formulaire que j’ai gardé plutôt que leur envoyer :

J’ai pris des photos dans l’aéroport Charles-de-Gaulle. Oui, avec des pellicules de 36 photos, c’était mon idée de ce qui était important :

Secrètement — pas à vous, mais à mes compagnons et ma prof — c’était où j’avais toujours voulu aller, et voilà, j’étais si proche. On a dû attendre 6 heures avant notre prochain vol, et on a voté sur la question de quitter l’aéroport ou pas. Je faisais partie de l’équipe « Allons voir la Tout Eiffel », mais on a perdu, et je sais maintenant que les autres avaient raison. Le plus loin que nous aurions pu possiblement aller serait de prendre le RER B jusqu’à Notre-Dame, prendre des photos, puis retourner tout de suite. Même ça aurait été un risque et personne du groupe ne parlait un mot de français.

Tout à coup, un voyage d’un seul jour en France vous semble beaucoup plus logique, n’est-ce pas ? J’ai l’habitude.

Vu que mon passeport n’a jamais été tamponné (demandez à vos parents, tout n’était toujours pas numérique), et je n’étais donc jamais admis en France, je ne considère pas que j’ai menti. Mais j’étais sur le sol français pendant 6 heures, entouré par tout ce que je rêvais que la France pourrait être — toutes les boutiques des créateurs étaient là, même à l’époque.

On n’a pas encore fini. J’ai gardé une copie du magazine « Approche » dans mon album. Tout ce temps, j’avais peur que j’aurais l’air idiot ou dingue si je vous disais « Je me souviens d’exactement un gros-titre, « Six ans pour un ‘oui' », à propos de la nouvelle princesse japonaise. » Mais voilà, enfin :

Le magazine fait environ 80 pages, et je ne vais pas essayer de vous montrer le tout cette fois, mais pour Agathe, voici un peu de son article sur le Lot :

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Et un peu de l’article sur la princesse Masako :

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Je crois que l’on lira ce numéro ensemble dans un autre billet. Si vous aimeriez que l’on fasse ça, dites-le-moi dans les commentaires.

Je vous laisserai avec une question pour réfléchir. Vous savez maintenant que j’ai passé un quart de siècle en croyant que c’était la seule et unique fois de ma vie où j’irais en France. Et que la dernière décennie de ça, c’était car mon ex profitait de me barrer de quitter les États-Unis. Comprenez-vous maintenant l’urgence derrière tout ce que je fais ici ?

Mon dîner mahorais

Ça y est, le dernier dîner du Tour. On finit comme on a commencé, avec un dîner simple et bien paysan. Je vous présente les cuisses de poulet rôties aux épices et bananes frites, et le koloda :

Allons les préparer !

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