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Je découvre les Landes

On continue le Tour maintenant avec le 40, les Landes. Je commence à me sentir comme j’ai atteint un gros chiffre dans le compteur kilométrique d’une voiture. D’ici dix départements de plus, on aura fini avec la moitié. De toute façon, c’est le département le soixantième plus peuplé et les habitants se nomment les landaisne pas confondre avec Lelandais). C’est notre septième séjour en Nouvelle-Aquitaine.

Les Landes se vantent des plages, dont « 106 km de sable fin et 15 stations ». Moi, en tant que californien, je lis de la « capitale du surf français » et je pense au bobsleigh jamaïcain, ou le fromage américain. Mais en fait, le titre est bien mérité — il y a 99 clubs et écoles de surf, et la plage à Hossegor fait partie du championnat mondial de surf. Franchement, ce département me rappelle chez moi plus que les 39 précédents, parce que les landais veulent que vous y alliez aussi pour le golf, le vélo, et le thermalisme. Mais je suis le mauvais guide pour ces trucs.

Plage des culs nuls à Hossegor, Photo par Aubron Jules, CC BY 3.0

Comme dans le Gers, les Landes sont un producteur de l’armagnac, alors on commencera notre tour près de la préfecture, Mont-de-Marsan, à Labastide d’Armagnac, une Petite Cité de Caractère. Les bastides sont un genre de ville fortifiée typique du sud-ouest, construits autour d’une place centrale, avec une caractéristique très inhabituelle — même dans le XIIIe siècle, les habitants étaient des citoyens libres ! (Ne soyez pas trop enthousiaste — les impôts existaient toujours.) Il y a 9 producteurs d’Armagnac là-bas, et on peut en visiter un — le Domaine d’Agnoas offre des visites guidées. Voulez-vous quelque chose d’insolite ? Sur l’une des voies de Saint-Jacques de Compostelle, on y trouve la Chapelle Notre-Dame des Cyclistes, une vraie église, mais décoré avec les maillots des champions du Tour de France (dont celui du dernier champion américain duquel je n’ai pas honte, Greg Lemond). C’est moi qui guide ce tour, alors on va passer par la bastide avec le meilleur nom n’importe où en France, Saint-Justin. En plus de son nom exceptionnel, c’est plein de bâtiments des XIIIe et XIVe siècles, dont plusieurs tours octogonales — très inhabituel !

On passe maintenant vers Dax (1 étoile Michelin). Selon le Guide Vert, Dax est le station thermale préférée des Français. Il faut donc visiter d’abord la Fontaine Chaude, au service depuis l’époque romaine (le bâtiment ne date qu’au XIXe siècle). Puis on visite le Musée de Borda, labellisé Musée de France, avec des collections d’archéologie, des beaux-arts, et encore d’ethnographie. Dax est aussi la maison des plus grandes arènes de la tauromachie dans les Landes. Il y a aussi le Musée de l’Armée de la Terre et de l’hélicoptère — c’est pas Airwolf Supercopter ici, mais plutôt une base militaire qui fonctionne toujours, où on peut voir « plus de 30 aéronefs, avions et hélicoptères, en parfait état ainsi que des centaines d’objets et de souvenirs, rares ou insolites ». Aux alentours de Dax, on trouve le berceau de Saint-Vincent de Paul, qui m’intéresse parce qu’il est le saint patron d’une célèbre association caritative dans ma ville natale.

Dax est près de la côte. D’ici, il y a pleine de stations balnéaires à choisir. Mais moi, je tourne à droite et pars au nord pour finir le tour des Landes dans le Parc régional naturel des Landes de Gascogne (1 étoile). Ça comprend 41 communes mais aussi la forêt des Landes, la plus grande forêt artificielle d’Europe occidentale. On finit dans le parc à l’Écomusée de Marquèze (2 étoiles) — attention, il est seulement ouvert d’avril à septembre — qui accueil une collection de plus de 40 000 objets dans son pavillon pour raconter la vie rurale des landais.

Qui sont les landais les plus connus ? Carrément Saint-Vincent, mais aussi l’ancien Premier ministre Alain Juppé, l’animatrice de La Cuisine des Mousquetaires, Maïté (j’ai vu plusieurs épisodes sur Internet), le chef cinq fois étoile Hélène Darroze, le golfeur Jean Van de Velde (oups), et les surfeurs Jérémy Florès et Mikaël Picon. L’économiste Frédéric Bastiat, qui je vénère, y vivait, mais je le compte comme citoyen des Pyrénées-Atlantiques. On parlera de lui plus tard.

Quoi manger dans les Landes ? Nous sommes à côté de deux départements que nous avons déjà visités, le Gers et la Gironde. C’est donc pas surprenant que les landais mangent aussi de l’entrecôte à la bordelaise et du pastis gascon. Mais il y a aussi des plats locaux comme la salade landaise (avec du foie gras et des magrets de canard) et le pastis landais (un genre de brioche sucrée). Il y a plein de produits locaux, comme le bœuf de Chalosse IGP, l’asperge des Sables des Landes, et la volaille fermière des Landes IGP. Pour boire, il y a surtout l’Armagnac, mais aussi le vin de Tursan AOC et le Floc-de-Gascogne AOC, un mélange de jus de raisin et d’Armagnac. Le site de Qualité Landes nous propose des centaines d’idées — on n’y mourra pas de faim !

Je découvre le Jura

On continue le Tour maintenant avec le 39, le Jura. C’est le département le dix-neuvième moins peuplé, et les habitants se nomment jurassiens. Rien à voir avec Jurassic Park, j’espère. C’est notre troisième séjour en Bourgogne-Franche-Comté.

L’une de leurs deux plus grandes villes s’appelle Dole, ce qui me rend bien confus. La France est la mauvaise place pour pousser les ananas et les bananes (sauf dans l’Outre-mer, bien sûr). Quoi, le nom Dole ne vous parle pas des fruits tropicaux ? Voilà, le plus grand producteur de ces fruits aux États-Unis :

Dole Plantation, Photo par
Robert Linsdell
, CC BY 2.0

Je ne pouvais pas trouver un lien entre James Dole, le fondateur, et la ville française.

De toute façon, on commence à Dole en suivant le circuit du Chat Perché qui nous amène le long du Vieux Dole (2 étoiles Michelin). On est là surtout pour deux choses, la Maison Pasteur, maison natale du Français peut-être le plus connu mondialement, et la Collégiale Notre-Dame (1 étoile). On continue le tour de Louis Pasteur, dans un musée à Arbois, à 34 km de Dole, où il avait son laboratoire. Puis on visite le Musée de la Vigne et du Vin du Jura, dans le Château Pécauld.

On arrive maintenant à la préfecture, Lons-le-Saunier. Cette ville est connue pour deux choses : son spa thermal, et le fromage le plus connu au monde entier, La Vache Qui Rit. Ça fait déjà 39 départements sans même avoir mentionné un bain, alors on visite le spa Lédonia. Après nous avoir rendu présentables, on visite La Maison de La Vache Qui Rit pour suivre lait-volution de la vache. (C’est pas ma blague, mais si j’ai dû la lire, vous ne vous échappez pas non plus.) À l’extérieur de la ville on trouve les deux grands trésors du département. D’abord, le Cirque de Baume (3 étoiles), une reculée près de l’un des Plus Beaux Villages de France, Baume-les-Messieurs. L’autre, c’est les Cascades du Hérisson (3 étoiles), avec trois cascades étoilés eux-mêmes.

L’autre chose que je dois mentionner, c’est qu’il y a beaucoup de stations de ski et « Villages de Neige » dans le Jura. Je ne suis pas le bon guide pour ces activités, mais si vous êtes intéressé par le ski, veuillez consulter les liens ici.

Qui sont les jurassiens les plus connus ? Sans doute, la tête de la liste est Louis Pasteur. On l’adore tellement aux États-Unis qu’on refuse d’importer n’importe quel fromage sans pasteurisation. Peut-être que vous avez entendu parler d’un malletier né à Lavans-sur-Valouse, un certain Louis Vuitton. Les jurassiens sont aussi des skieurs exceptionnels — par conséquent, de nombreux champions olympiques dont Jason Lamy-Chappuis, Anaïs Bescond et Vincent Gauthier-Manuel y sont issus.

Quoi manger dans le Jura ? Il y a de nombreux produits locaux, dont la volaille de Bresse AOC, la saucisse de Morteau IGP, la Cancoillotte, la raclette (bien qu’elle vienne de nombreux lieux), et le Comté (il y a 49 producteurs dans le Jura). Pour des plats principaux, il y a la tourte d’escargot au Comté (merci, mais non), le coq au vin jaune et aux morilles, le soufflé au Comté, et le poulet de Bresse aux écrevisses. En dessert, on y trouve les beignets de fleurs d’acacias, les gaudrioles (un genre de biscuit à la farine de maïs grillé), et la tarte au quemeau, fourrée avec un genre de fromage blanc). Pour boire, il y a 7 vins AOC du Jura, dont le Crémant du Jura, qui est disponible chez moi.

Je découvre l’Isère

On continue maintenant avec le 38, l’Isère. C’est le département le seizième plus peuplé, et les habitants se nomment isérois. C’est notre sixième séjour en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour vous livrer la meilleure expérience, j’ai dû acheter quelque chose. De rien.

L’Isère fait partie de l’ancienne région du Dauphiné, nommé pour les comtes d’Albon, appelés les dauphins d’après leurs armoiries héraldiques. Aujourd’hui, la préfecture de Grenoble est la siège d’un journal régional, Le Dauphiné libéré. Le reste du monde connaît le Dauphiné pour deux choses — Les Aventures de Huckleberry Finn, parce que même en anglais, on connaît les princes français sous le nom de dauphin, et le gratin dauphinois, un plat mondialement connu.

On commence à la ville de Vienne, à l’ouest du département. Souvenez-vous de notre dîner calvadosien, avec le gâteau Marjolaine ? On est chez Fernand Point ici, et son ancien restaurant, La Pyramide (2 étoiles Michelin) ! Pas de question où on va dîner ! Peut-être qu’on veut voir aussi la pyramide elle-même, un truc romain qui a duré jusqu’à nos jours. Mais avant, on visitera la Cathédrale Saint-Maurice (2 étoiles), construit du XIIe à XVIe siècle, où on trouve de nombreuses sculptures romanes et gothiques. Puis on visite le Temple d’Augustine et de Livie (2 étoiles), un temple romain érigé au propos que les hommes politiques sont en fait des dieux. Rien n’a changé en 2000 ans, même si ma petite chapelle Saint-Castex est décorée avec des fresques du Canard enchaîné. On finit avec le Jardin archéologique de Cybèle, les restes de l’ancienne ville gallo-romaine. Finalement, à table !

On passe maintenant dans les Alpes. Je trouve la géographie de cette région passionnante — tout ce que l’on va voir est dans une grande vallée qui relie la Métropole de Lyon à l’Isère, puis la Savoie. C’est facile à voir comme c’est difficile à envahir la France à travers des Alpes.

Capture d’écran de Google Maps, ©️Google

Mais avant d’entrer dans la vallée, on visitera le village de Pont-en-Royans et le Parc régional naturel du Vercors (3 étoiles). Les « maisons suspendues » doivent être vues pour y croire. (C’est difficile à écrire ça en sachant que je n’ai aucune idée si ça m’arrivera.) Peut-être que l’on peut faire une comparaison avec Positano en Italie. Au-dessus du village, il y a le Massif du Vercors (3 étoiles), un plateau plein de gorges, de forêts et de pâturages. Le Massif a aussi une histoire tragique — en juillet 1944, les Allemands (et leurs collabos honteux) y ont massacré 201 civils en se battant contre le Maquis.

Grenoble et ses alentours sont spectaculaires. On commence par prendre le téléphérique vers le Fort de la Bastille (3 étoiles) — rien à voir avec la Révolution, il date du XIXe siècle — où on trouve un musée militaire, un centre d’art, et LA meilleure vue de toute l’Isère. Puis on descend de la montagne pour visiter le Musée de Grenoble (3 étoiles), avec des collections d’art ancien, moderne, graphique, et de l’Antiquité. On est passés par Le Vercors sans visiter les villages détruits, parce qu’ils sont en Drôme, mais on ne ratera pas le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère (1 étoile). Ne vous plaignez pas de moi — c’est gratuit et c’est important. Puis, on sort aux alentours de Grenoble pour visiter le Domaine de Vizille (pas mentionné dans le Guide Vert ?!?), un ancien château devenu un musée de la Révolution avec un parc de 100 hectares.

On est presque finis. Au nord de Grenoble, on trouve Saint-Pierre-de-Chartreuse et la Monastère de la Grande Chartreuse. On n’a pas le droit d’entrer dans la monastère, qui fonctionne toujours, mais on peut se balader au long des bâtiments et visiter leur musée. Le film « Les Justin font du ski » ne sera jamais tourné, mais pour ceux qui aiment skier, il faut absolument visiter l’Alpe d’Huez et sa station de ski. (Moi, j’y serai juste pour le chocolat chaud.) FINALEMENT (désolé), on visite un autre grand parc, le Parc national des Écrins. Ce dernier est ÉNORME et comprend une quarantaine de communes et plus de 740 km de sentiers — je vous conseille de rechercher des sites selon vos goûts.

Qui sont les isérois les plus connus ? Il faut commencer avec l’écrivain Stendhal (j’ai lu Le Rouge et le Noir à l’université, en traduction, bien sûr). Il y a aussi Michel Fugain, la star de mon premier cours de musique avec l’Alliance Française, l’égyptologue Jean-François Champollion, mon cauchemar à l’université le mathématicien Joseph Fourier, le pire père de l’histoire française Jean-Jacques Rousseau, le grand chef Fernand Point, la star dans un second rôle du Canard enchaîné Olivier Véran, et le compositeur Olivier Messaien y grandi.

Quoi manger en Isère ? On a déjà mentionné le gratin dauphinois. Il y a d’autres plats traditionnels, comme les ravioles du Dauphin (surnommés le plat national dauphinois) et la tourte de la Matheysine, une tourte à la viande. L’un des livres les plus importants dans l’histoire de la cuisine française, Ma gastronomie, est l’œuvre de Fernand Point. La liqueur Chartreuse vient de la monastère, parmi d’autres produits locaux comme les noix de Grenoble AOC et le fromage Saint-Marcellin. En dessert, on y trouve le gâteau aux noix, la bugne, et la pogne de Saint-Genix, fait avec les pralines roses de leurs voisins lyonnais. Je note que leur site de tourisme a une collection impressionnante de recettes modernes — c’est en dehors de notre mission, mais c’est intéressant quand même. Tout ça, c’est-à-dire que l’on mangera bien en Isère !

Je découvre l’Indre-et-Loire

On continue maintenant avec le 37, l’Indre-et-Loir. C’est le département le quarante-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment Tourangeau, Indroligérien ou Indréloirien. Les frontières sont plus ou moins celles de l’ancienne province de Touraine. Souvenez-vous que l’on a parlé de France with Véro ? On est chez elle cette semaine, et je vais vous recommander plusieurs de ses vidéos. (Quelle drôle de machine de Rube Goldberg — un américain qui dit en français que des français devraient regarder des vidéos en anglais par une française sur leur propre pays.)

Pour planifier l’itinéraire le plus efficace, on va commencer à Chinon, au sud-ouest de la préfecture, Tours. Parce que l’on ne s’ennuie jamais des maisons à pans de bois, on commence dans la rue du Grand Carroi (2 étoiles Michelin), où on trouve des maisons des XIVe et XVe siècles. Ça fait partie de Chinon médiéval (2 étoiles), alors explorez le quartier avant de partir. Notre prochain arrêt est la Forteresse royale (2 étoiles), devenue royale sous Henri II Plantagenet au XIIe siècle, plus tard la propriété du cardinal Richelieu, et sauvée de la destruction par Prosper Mérimée en 1854. Aux alentours, on visite d’abord l’Abbaye royale de Fontevraud (3 étoiles), pour sa église du XIIe siècle, la nécropole de la famille Plantagenet, des salles pleines de trésors historiques, et bien sûr, les cuisines romanes. À l’autre côté de Chinon, on trouve le Château d’Ussé (1 étoile). Connaissez-vous J’en ai rêvé, de La Belle au bois dormant ? Voilà, c’est le château qui a inspiré la conte de Charles Perrault.

Avant de partir de Chinon, prenez un tour de l’Abbaye de Fontevraud avec Véro :

On continue maintenant à Langeais, à quelques kilomètres au nord-est d’Ussé. Êtes-vous prêtes pour 3 des plus beaux châteaux de France en 3 phrases ? Dommage, ça vous arrive quand même ! Le Château de Langeais (2 étoiles), de la Renaissance, a une collection incroyable de meubles et de tapisseries (laissez Véro vous y amener). Après, on arrive au joyau de la Touraine, le Château d’Azay-le-Rideau (3 étoiles), sur une île au milieu de l’Indre — ne ratez pas les sculptures de la façade nord ! Mais n’arrêtez pas encore — au Château de Villandry (2 étoiles), on ne trouve pas seulement le dernier château construit pendant la Renaissance, mais aussi l’un des jardins le plus spectaculaires de France (3 étoiles).

Encore une fois, c’est Véro qui vous donne un tour, d’Azay-le-Rideau :

On arrive enfin à Tours, la préfecture. On y commence à la Cathédrale Saint-Gatien (2 étoiles) et son quartier (aussi 2 étoiles). En parlant de la cathédrale, qui fait partie de la voie Turonensis des chemins de Compostelle, ne ratez pas ce post du Chat Voyageur sur cette voie-là. À côté, il y a le Musée des Beaux-Arts (2 étoiles) avec des collections diverses de sculptures, de peintures et même d’estampes. Mais l’histoire n’est pas toute belle — « Le fonds le plus ancien du musée est constitué d’œuvres saisies en 1794 dans les maisons d’émigrés, les églises et les couvents. » Plus proche de la Grande Roue, il y a le très intéressant Musée du Compagnonnage (2 étoiles), consacré aux métiers manuels. Je n’aime pas le slogan des ouvriers — « Gloire au Travail, Mépris à la Paresse » — qui contredit les valeurs de ce blog. Carrément aucun informaticien d’entre eux. On finit (à Tours, pas tout !) par visiter l’ancien prieuré du grand poète Pierre de Ronsard (2 étoiles), plein d’objets de son époque.

Il y a plein de vidéos de Véro sur Tours, mais j’aimerais avoir plus de contenus à nuit sur le blog, alors voici Tours à nuit :

À l’est de Tours, il y a plusieurs trésors à Amboise — le château royal (2 étoiles) où on trouve la sépulture de Léonard de Vinci, et le Château du Clos Lucé (2 étoiles), où de Vinci habitait et travaillait. Peut-être que vous vous intéresserez à la Pagode de Chanteloup (1 étoile) — si on doit se rendre à Las Vegas pour la Tour Eiffel, pourquoi pas la France pour une pagode chinoise ? Puis on va au Château de Chenonceau (3 étoiles), le « Château des Dames », dont Diane de Poitiers et Catherine de Médicis. Ne ratez pas son jardin (2 étoiles). Moi, j’ai le Zoo de San Diego, l’un des meilleurs au monde, mais peut-être que vous aimeriez visiter le ZooParc de Beauval (3 étoiles), dont les uniques pandas géants de France. Nous finissons — enfin — à Loches, pour visiter la Cité Royale (2 étoiles) où Jeanne d’Arc a rencontré le dauphin Charles VII.

Peut-être qu’une vidéo de plus de Véro ? Cette fois à Loches :

Si vous avez aimé les vidéos de Véro, considérez à vous abonner sur son Patreon. (Elle ne savait pas que je dirais ça ; je vous rappelle que j’accepte rien pour garder mes droits éditoriaux.)

Qui sont les personnages le plus connus de l’Indre-et-Loire ? Il faut commencer avec l’écrivain Honoré de Balzac, né à Tours. Il y a l’écrivain Anatole France, auteur de ma citation préférée de tous les temps : « La loi, dans un grand souci d’égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain. » On trouve aussi près de Chinon le lieu de naissance de François Rabelais (0 étoiles). René Descartes, qui n’a pas besoin d’introduction, est né près de Loches, et on a déjà mentionné Ronsard. Jean Carmet, la légende du cinéma, et Jean Chalopin, légende des dessins animés, viennent également du département. La Denrée Jacques Villeret aussi. Il faut inclure Léonard de Vinci même s’il n’est pas français. Le marquis de La Fayette, duquel on a parlé avant, avait 5 châteaux dans la région. Je dois Wikipédia pour une liste de lumières comme rien que l’on a jamais trouvé jusqu’ici.

Quoi manger en Indre-et-Loire ? Il y a du nougat ? J’arrive ! Mais en fait, leur nougat célèbre n’a rien à voir avec celui de Montélimar — c’est plutôt un gâteau de voyage, similaire au fénétra toulousain. En plats principaux, on y trouve la quiche tourangelle, pleine de deux autres spécialités locales, les rillettes de Tours et les rillons de Touraine. Rabelais lui-même a écrit d’un pain local, la fouace. Les aimants du fromage chèvre devraient goûter le sainte-maure (pas disponible chez moi, hélas). En dessert, en plus du « nougat », il y a les macarons de Cormery — pas trop à voir avec les macarons parisiens — et le sucre d’orge de Tours, une sorte de bonbon. Il y a plein de vins locaux. On va bien manger cette fois-ci ! (Je dois aussi à Véro quelques astuces ici.)

Je découvre l’Indre

On continue le tour avec le 36, l’Indre. C’est le département le quinzième moins peuplé, et les habitants se nomment indriens. C’est notre troisième séjour dans la région du Centre-Val de Loire (si on ne compte pas que j’ai passé une belle journée dans le Loiret). En plus, c’est notre deuxième séjour dans l’ancienne province du Berry, et je dois vous dire — ils ont le meilleur site web touristique que j’ai vu. (Contrairement à tous les autres, on peut emprunter leurs photos !)

Encore une fois, on commence donc en dehors de la préfecture, cette fois au Château de Valençay (3 étoiles Michelin), l’ancienne maison du plus grand homme politique de tous les temps, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit simplement Talleyrand chez les anglophones. Si vous n’êtes pas d’accord sur sa grandeur, considérez qu’il n’a perdu la tête ni sous l’ancien régime, ni sous Robespierre, ni sous Napoléon. C’est comme M. Machiavel — même si on n’est pas d’accord avec ses choix, impossible de nier son talent. Dans le château, on trouve les salons où M. Talleyrand accueillait des diplomates, des souvenirs du Congrès de Vienne, un parc et des jardins exceptionnels, et les cuisines où travaillait le chef légendaire Antonin Carême. (Un nom plutôt malheureux pour un chef, non ?)

Château de Valençay, Photo par Krzysztof Golik, CC BY-SA 4.0

Très peu au sud de Valençay, on trouve le Château de Bouges (2 étoiles), à Bouges-le-Château. J’ai failli le visiter juillet dernier. Comment ? Eh bien, c’est une réplique du Petit Trianon à Versailles ! Bien sûr, c’est pas une copie exacte — il y a leurs propres collections de meubles et d’art, mais à l’extérieur, c’est en fait Versailles ici ! Puis on conduit environ 60 km vers l’ouest pour visiter le Château d’Azay-le-Ferron (1 étoile), un château qui a eu de nombreux propriétaires entre le XVe et XXe siècles et a donc de nombreux styles architecturaux aussi.

Très proche à Azay-le-Ferron, on trouve le Parc naturel régional de La Brenne (2 étoiles), où on trouve plus de 3 000 étangs et 100 000 de tortues ! Après avoir passé un jour au parc, on conduit un peu vers l’est, pour visiter l’Abbaye de Fontgombault (1 étoile), du XIe siècle, avec une église du style roman. Leur communauté religieuse a même fondé un nouveau monastère aux États-Unis, Notre-Dame de Clear Creek dans l’Oklahoma. Notre plus long trajet — 90 km à l’est — nous amène à Nohant-Vic pour visiter la Maison de George Sand (1 étoile), consacré comme musée de l’écrivaine célèbre (de son vrai nom Aurore Dupin) et ses connaissances, comme Balzac, Delacroix, Liszt, et Chopin — à l’honneur de ce dernier, on y trouve le Festival Chopin tous les juins. Pendant que vous êtes là, ne ratez pas non plus les Fresques de Vic (2 étoiles), du XIIe siècle, dans l’Église Saint-Martin. On finit à Issoudun, pour visiter le Musée de l’Hospice Saint-Roch (2 étoiles), avec une collection très inhabituelle, dont deux sculptures de l’Arbre de Jessé, de l’art océanienne, et du patrimoine, dès l’époque gallo-romaine.

On a fait un tour autour de la préfecture, Châteauroux, sans la visiter. Ça n’arrive jamais ici, je veux donc vous dire que j’aime bien ce que j’ai trouvé de cette ville-là. Il me semble que je pourrais être très heureux d’y vivre. Mais en tant que destination touristique, je trouve que les bonnes addresses de l’Indre sont en dehors.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Indre ? Il faut qu’on commence avec le prince Talleyrand et l’écrivaine George Sand. Le réalisateur Jacques Tati a tourné le film Jour de Fête à Saint-Sévère. L’acteur Gérard Dépardieu est né à Châteauroux, Le prince infâme italien César Borgia était seigneur d’Issoudun,

Quoi manger dans l’Indre ? Ils partagent leur cuisine avec leurs voisins berrichons du Cher, alors on y trouve le truffiat, une galette pleine de pommes de terre que nous avons déjà goutée — également pour le gâteau moelleux aux noix du Berry. La lentille verte est un produit local Label Rouge, et ça fait partie de nombreux plats, dont la crème de lentilles vertes et la velouté de lentilles vertes. Il y a deux fromages AOP de l’Indre, le fromage chèvre de Valençay, et le Pouligny-Saint-Pierre. Les vins de Châteaumeillant viennent également de l’Indre que du Cher, mais je ne peux pas les acheter ici. Parce que j’ai déjà fait un dîner très typique du Berry, peut-être qu’on fera des recettes du chef Carême. On verra.

Je découvre l’Ille-et-Vilaine

On continue finalement avec le 35, l’Ille-et-Vilaine. Pourquoi finalement ? Peut-être que vous avez vous rendu compte que le rythme du Tour a augmenté pendant ces derniers deux mois (avant le dîner héraultais quand même). C’est pourquoi j’ai un cher ami qui gère un groupe de fans de l’Ille-et-Vilaine. À chaque fois où je publie un nouveau « Je découvre », il me rappelle que je ne suis pas encore là. Ah bon, nous sommes enfin . Alors, c’est le département le vingt-et-unième plus peuplé et les habitants se nomment bretilliens. C’est notre troisième séjour en Bretagne.

On ne commence pas avec la préfecture, Rennes, cette fois. Pourquoi ? Parce que je ne veux rien rater, alors on va traverser de la côte dans un cercle vers Rennes. On commencera, puis, aux communes de Dinard et Saint-Malo, liés par le barrage de la Rance.

À Dinard, on commence avec une promenade sur la Pointe du Moulinet (2 étoiles Michelin) avec ses belles eaux turquoises. Il y a plusieurs promenades à découvrir avec l’aide de cette carte utile, dont la Pointe de la Vicomté (2 étoiles) et la Promenade du Claire-de-Lune (1 étoile), toutes pleines de belles villas et vues panoramiques. On passe par le barrage, et on commence notre tour de Saint-Malo avec les Remparts (3 étoiles), 2 km de murs qui fortifient la baie. Derrière les remparts, on trouve la cité intra-muros (2 étoiles), la plupart de laquelle avait dû être restaurée après une bataille en 1944. La cité abrite deux des monuments les plus importants, le château (2 étoiles), du XIVe siècle, et la cathédrale Saint-Vincent, du XIIe siècle. Dans le château, il y a un musée consacré à l’histoire de Saint-Malo (1 étoile). À moins d’un kilomètre du château, on ne veut pas rater la Tour Solidor, un bâtiment vraiment impressionnant du XIVe siècle.

On rentre dans notre voiture, et on continue un peu à l’est, à Cancale. On est ici pour être émerveillés par la nature. Vous souvenez-vous de la Côte d’Emeraude (3 étoiles), de laquelle on a parlé aux Côtes-d’Armor ? Ça continue ici, avec le Sentier des Douaniers (1 étoile, à ne pas confondre avec celui de Ploumanac’h), d’où on peut voir la célèbre Baie du Mont-Saint-Michel (on y reviendra en Manche, mais l’île ne fait pas partie de l’Ille-et-Vilaine). Ce qu’on ne veut pas rater plus que tout, c’est la Pointe du Grouin (2 étoiles), avec une vue qui « s’étend du cap Fréhel à Granville » selon le Guide Michelin (c’est presque 100 km). Ceux qui aiment les huîtres voudront visiter La Ferme Marine. Un peu au sud de Cancale, on passe par Dol-de-Bretagne pour visiter la cathédrale Saint-Samson (2 étoiles), un cathédrale gothique construite du XIIe au XVIe siècles, et le Menhir du Champ Dolent (les menhirs étant des mégalithes préhistoriques). Finalement t dans cette région, on passe par le Château de Combourg (1 étoile), ancienne maison de l’écrivain Chateaubriand.

On continue maintenant à Fougères, à 50 km à l’est de Combourg. Ici, on commence avec le Château de Fougères (2 étoiles), avec 3 enceintes et 13 tours. On penserait qu’une forteresse comme ça serait presque impossible à capturer, mais deux fois pendant la Guerre de Cent Ans, ça s’est arrivé, en 1449 par les Anglais et en 1488 par les Français. Son voisin, l’Église Saint-Sulpice (1 étoile), a de nombreux trésors architecturaux, comme « [un] nef charpentée en carène de bateau renversée, boiseries Louis XV, retables médiévaux en granit, vitraux du XVIème siècle, oeuvre du maître verrier fougerais Pierre Symon ».

On conduit maintenant 30 km au sud pour visiter Vitré. La rue de la Baudrairie (2 étoiles) est pleine de maisons à pans de bois et autres ornements intéressants. Leur château (2 étoiles) vient du XIe siècle, et abrite un musée d’art et de l’histoire de la ville. La nuit, on peut regarder les Lumières, qui racontent de l’histoire — on peut en savoir plus ici.

Maintenant, on tourne vers l’ouest pour aller à Rennes. On y trouve le centre historique (2 étoiles), dont la Place de l’Hôtel de Ville (1 étoile) et la Place du Champ-Jacquet (1 étoile), plein de maisons des XVe et XVIe siècles. Le Palais du parlement de Bretagne (2 étoiles) date du XVIIe siècle, où on y trouve la cour d’appel de Justice depuis 1804. On n’a pas visité trop de musées dans ce séjour, alors allons au Musée des Beaux-Arts de Rennes (2 étoiles) pour leur collection « très éclectique » (selon Michelin). Finalement, on visite le Parc du Thabor (2 étoiles) pour se détendre parmi 2 000 espèces florales après le séjour le plus long de ce blog ! Ceux qui ne sont pas tout épuisés peuvent visiter la forêt de Brocéliande (1 étoile) en dehors de la ville, liée aux légendes du Roi Arthur, mais moi, je préfère encore Cornwall à Cornouaille pour ça, si vous me comprenez.

Qui sont les bretilliens les plus connus ? Nous avons déjà mentionné Chateaubriand. Il y a aussi l’écrivain Alfred Jarry (influenceur des Beatles), le milliardaire François Pinault (auquel appartient Stade rennais FC), Jacques Cartier l’explorateur du Canada, Pierre Louis de Maupertuis, physicien qui a établi le principle scientifique le plus important chez moi, celui du moindre action, Bertrand du Guesclin, héros de la Guerre de Cent Ans, et Denys de La Patellière, réalisateur du Tatoué avec de Funès et Gabin.

Quoi manger dans l’Ille-et-Vilaine ? On est en Bretagne, c’est donc pas un problème ! Comme leurs voisins des Côtes-d’Armor, ils mangent les galettes à la farine de sarrasin, les galettes bretonnes (un genre de biscuit), le far breton (dont le mien a été aimé par le California Prune Board !), le kouign-amann, le gâteau breton…oh, je suppose qu’ils mangent aussi des plats principaux. Pour ça, il y a la tourte bretonne, le poulet au cidre breton, le rôti de porc au cidre, les moules marinières, la galette saucisse, et plein d’autres. Franchement, j’ai déjà su il y a des mois ce que je ferai à l’honneur de l’Ille-et-Vilaine — on va bien manger !

Je découvre l’Hérault

On retourne maintenant en Occitanie pour la septième fois, pour visiter le 34, l’Hérault. C’est le département le dix-huitième plus peuplé, et les habitants se nomment héraultais. C’est notre septième séjour en Occitanie, dont le quatrième des derniers cinq. Je dois vous dire — il y en a plein que je n’ai pas pu inclure, surtout la ville de Sète. (Peut-être que vous pouvez la connaître grâce à cette série documentaire sur TF1.)

On commence comme d’habitude dans la préfecture, Montpellier, à ne pas confondre avec la ville américaine de Montpelier. (Attendez, on a plein de Paris ici.) Dans le XIIe siècle, Montpellier faisait partie de la couronne d’Aragon, jusqu’en 1349, lors le roi Philippe VI de Valois l’a acheté pour la France. Puis il a vendu la ville à Charles le Mauvais, roi de Navarre. Je voulais juste mentionner ce roi-là. Avec tous les cons et incompétents de l’histoire, il faut être quelqu’un de spécial pour être dit « le Mauvais ».

En tout cas, notre premier arrêt, c’est le Vieux Montpellier (2 étoiles Michelin). On y trouve de l’architecture intéressante, dont la Place de la Comédie (2 étoiles) et l’Arc de Triomphe (1 étoile), qui célèbre des victoires de Louis XIV. (Et garanti de ne pas être emballé par un « artiste » !) On visite aussi le Musée Fabre (3 étoiles), avec une collection de plus de 7 000 œuvres, de la Renaissance à nos jours. Puis on visite l’incroyable château d’eau à la Place royale du Peyrou (2 étoiles), érigée en 1688 pour accueillir une statue du roi Louis XIV. On finit avec quelque chose de très inhabituel pour ce blog, le quartier Antigone (1 étoile), construit dans les années 70s — oui, les 1970s, pas les 1770s — dans un style néoclassique. J’adore les bâtiments de ce quartier !

Maintenant, on conduit au nord-ouest, environ 80 km, pour visiter le Cirque de Navacelles (3 étoiles), le plus large canyon d’Europe. Après avoir vu les panoramas, on descend pour voir la rivière Vis et visiter le tout petit village de Saint-Maurice-Navacelles au fond (189 personnes, 6 églises). À quelques kilomètres à l’ouest, on trouve les Gorges de la Vis (2 étoiles), avec des hautes falaises et des vallées vertes. On monte encore dans notre voiture pour conduire vers l’un des Grands Sites de France, Saint-Guilhem-Le-Désert. Moi, j’habite déjà dans un désert, et en plus, je suis d’accord avec notre personnage de la télé, Monk, qui a dit « La nature, c’est sale ». Mais ça vaut le coup, parce que l’on va visiter les Gorges de l’Hérault (2 étoiles) et la Grotte de Clamouse (3 étoiles), ce dernier célèbre pour ses cristaux appelés « aragonites » et « calcites ».

Après le paragraphe le plus inhabituel de l’histoire de ce blog, on conduit encore une fois vers le sud-ouest pour nos derniers arrêts, Colombiers et Béziers. Souvenez-vous qu’on a parlé du Canal du Midi pendant notre séjour dans l’Aude ? À Colombiers, on est là pour visiter l’Oppidum d’Ensérune (2 étoiles), les restes d’une ville gauloise. Mais ce qu’on veut voir là, c’est la vue panoramique des plaines languedociens, dont l’ancien étang de Montady (1 étoile), asséché depuis 1247 et le Canal du Midi. Pendant ce temps, on prend un bateau pour passer à travers du tunnel de Malpas, le premier tunnel navigable au monde. Puis, on arrive à Béziers, pour visiter l’ancienne cathédrale de Saint-Nazaire (1 étoile) avec un vue spectaculaire du Pont Vieux, et les Écluses de Fonséranes (1 étoile), « qui permet de rattraper une différence de niveau de 21,50 m » selon le Guide Michelin.

Qui sont les personnages les plus connus de l’Hérault ? Il y a l’écrivain Paul Valéry, le chanteur Georges Brassens, le résistant Jean Moulin, mon troisième moins préféré philosophe français Auguste Comte (après Messrs. Derrida et Foucault), la femme la plus controversée parmi les fans de Johnny Hallyday, Laeticia Boudou, et pendant que Johnny Depp et Vanessa Paradis étaient en couple, ils vivaient à Saint-Gely.

Finalement, quoi manger dans l’Hérault ? Tous genres de coquillages, les tielles, des petites tourtes remplies de poulpe et de sauce tomate, les petits pâtés, une spécialité de charcuterie qui est venue de l’Inde en 1768, et la macaronade, des macaronis à la viande de bœuf. En dessert, il y a l’escalette, une galette mince, et le frescati, un gâteau aux plusieurs saveurs en même temps dont raisins confits, rhum, et café. Il y a plusieurs genres de vin AOC dans l’Hérault, mais le seul disponible chez moi est le Minervois, un vin de dessert, genre Muscat.

Je découvre la Gironde

Si je vous dis qu’il n’y a que trois noms départementaux connus aux États-Unis, vous devineriez lesquels ? Paris, bien sûr, mais les autres ? Je vous dis qu’au moins pour ceux qui ont plus de trente ans, ce sont la Gironde et la Vendée. Pourquoi ? Parce que l’on avait la responsabilité de prendre un cours d’histoire européenne au lycée, où la Révolution faisait une grande partie. (Ne m’invite pas à m’exprimer sur les jeunes.) Donc, quand je vous dis que je m’attends ce post depuis longtemps, c’est rien que la vérité.

La Gironde, le 33, est le département le septième plus peuplé, et les habitants se nomment girondins, peut-être le seul gentilé départemental connu aux États-Unis (relisez en haut). C’est notre sixième séjour en Nouvelle-Aquitaine.

On commence avec la seule ville en France selon nos marchands de vin la préfecture, Bordeaux. Et le meilleur endroit pour commencer, c’est le Vieux Bordeaux (3 étoiles Michelin). On y trouve la Place de la Bourse (3 étoiles) avec son célèbre miroir d’eau (1 étoile) et fontaine des Trois Grâces. À côté de la Place, on trouve le Musée national des Douanes (0 étoiles), mais aussi le Grand Théâtre de Bordeaux (2 étoiles), la maison de leur opéra, un bâtiment des années 1770s. En face de la Garonne, il y a aussi la Porte Cailhau (1 étoile), un arc de triomphe de 1495. On finit notre séjour dans le Vieux Bordeaux avec la Cathédrale Saint-André (2 étoiles), érigée entre les XIe et XVe siècles.

Il n’y a vraiment pas de monuments aux Girondins comme je les connais, les révolutionnaires fédéralistes. (Vous pensiez que je parlais de leur équipe de foot ?) Au moins je ne les ai pas trouvés. Alors, on continue avec LE truc bordelais, la Cité du vin (2 étoiles). Après tout, qui dit Bordeaux dit forcément vin. On y trouve des expositions sur l’histoire de Bordeaux, les terroirs, l’élaboration du vin, et quelque chose dont j’ai vraiment pas envie, « le vin de l’amour ». (Ma fille a fait des bruits d’embrasser quand je lui ai mentionné ce truc.) Après, on continue au sud de la Gironde pour visiter le château de La Brède-Montesquieu (1 étoile), la maison du célèbre philosophe qui a beaucoup inspiré la Révolution américaine avec « De l’esprit des lois ». Selon sa théorie des climats, « certains climats sont supérieurs à d’autres, le climat tempéré de France étant l’idéal ».

Maintenant, on est dans la campagne. C’est le temps pour visiter les vignobles ! On commence avec l’un des plus prestigieux vignobles du monde, Saint-Émilion (3 étoiles). Le Guide Michelin ne mentionne qu’un château particulier, Château de Ferrand (0 étoiles), mais si je dois voler 15 000 km pour visiter, on ne rate pas du tout Château Figeac. La visite coûte 50 €. JE PAYE SANS QUESTION. Je n’achèterai même pas un « Petit-Figeac » pour notre dîner girondin, parce que je gaspillerais la moitié de la bouteille, un crime. Ensuite, on conduit à Pauillac. où les vignobles du Haut-Médoc (2 étoiles) nous attendent. Ici, on trouve les Châteaux Rothschild — une visite chez Mouton Rothschild coûte 65 €. On paye encore. Le Château Margaux y est aussi, et on peut prendre un rendez-vous pour un tour, mais pas de verre de vin chez eux. En « dessert », on visite la région de l’appellation Sauternes pour visiter le Château d’Yquem — les visites coûtent entre 84-300 €. À Sauternes, il y a aussi d’autres châteaux intéressants, le Château de Roquetaillade (2 étoiles), qui date de 1306, et le Château de Cazeneuve (2 étoiles), anciennement à Henri IV et Marguerite de Valois.

Qui sont les personnages connus de la Gironde ? D’abord le philosophe Montesquieu, mais aussi beaucoup de révolutionnaires comme Élie Guadet et Jean-François Ducos. Parmi les plus célèbres français aux États-Unis en 1999, l’héros de la Bataille de McDo, José Bové y est né, ainsi que le mercenaire Bob Denard. (Je ne plaisante pas, j’ai entendu parler de tous les deux !) Des plus grands crédits du département sont le théologien Jacques Ellul, la chanteuse Marie Laforêt, et le réalisateur Édouard Molinaro, auquel je dois deux de mes premiers cinq films de Louis de Funès, Oscar et Hibernatus.

Quoi manger en Gironde ? Il n’y a pas de question que leur plus célèbre plat est l’entrecôte à la bordelaise (et que l’on manque complètement de steaks dans notre collection de recettes…). Mais aussi la lamproie, dont j’ai pas envie. J’étais surpris à découvrir : il y a 57 appellations de vin, mais rien d’autre produits vraiment locaux. En dessert, ils mangent de la tourtière, la même chose que le pastis gascon, notre dessert gersois, et le fameux cannelé est lié à Bordeaux. Il y a aussi un genre de macaron, de Saint-Émilion, qui n’a pas trop à voir avec les macarons parisiens.

Je découvre le Gers

Pour la troisième semaine, on reste en Occitanie pour visiter le 32, le Gers. C’est le département le douzième moins peuplé, et les habitants se nomment Gersois. C’est notre sixième visite en Occitanie, et la troisième en l’ancienne Gascogne, mais seulement la première fois où je rends compte de ce dernier fait. La Gascogne faisait une grande partie de l’imagination des anglophones à propos de la France, à cause de Trois Mousquetaires, surtout d’Artagnan, et de Cyrano de Bergerac. En tout cas, leur site de tourisme nous promet des « Gerspériemces ». On verra.

On commence dans la préfecture, Auch, une petite ville de 22 000 personnes. Leur plus intéressante destination est la cathédrale Sainte-Marie (2 étoiles Michelin). Ne ratez surtout pas ce beau post de Flanel, plein de photos de l’intérieur de la cathédrale (et aussi d’autres lieux à Auch). À la cathédrale, on trouve un mélange des styles gothique et Renaissance. Dans le chœur, de 1552, on trouve plus de 1 500 sculptures en bois. Certains voudront visiter le Musée des Amériques (1 étoile), avec des collections de l’Amérique Centrale et du Sud, mais pour ma part, j’ai déjà eu 44 ans des Amériques. Ne ratez pas l’escalier monumental (1 étoile), qui lie les deux parts de la ville. Il y a aussi une statue de d’Artagnan, proche de l’escalier.

Il y a six des Plus Beaux Villages de France dans le Gers. À l’est d’Auch, on trouve le village médiéval de Sarrant. Le reste sont tous au nord/nord-ouest d’Auch. On commencerait par Lavardens, à environ 20 km d’Auch, où on trouve deux monuments classés historiques, le Château de Lavardens et l’église Saint-Michel. On continue vers les trois autres, Montréal-du-Gers, Fourcès, et Larressingle, tous à environ 50 km d’Auch et très proches les uns des autres. Ces villages font partie de la région d’Armagnac appelée Armagnac-Ténarèze (2 étoiles), l’une de trois régions où la boisson célèbre est produite. La ville de Condom est considérée comme la capitole de l’Armagnac-Ténarèze, et elle est au milieu de ces villages. On visite donc une distillerie comme le Domaine de Magnaut ou le Château de Courrejot. À Condom, on visite aussi la Cathédrale Saint-Pierre (1 étoile) et à Montréal-du-Gers, la villa gallo-romaine de Séviac (1 étoile)

Qui sont les gersois les plus connus ? Sans doute le D’Artagnan historique, Charles de Batz de Castelmore d’Artagnan, Saint-Bernard-de-Comminges (dont on a découvert sa cathédrale la semaine dernière), la chanteuse anglaise surnommée Siouxsie Sioux, et le cible fréquent du Canard enchaîné, Jean Castex lui-même !

Quoi manger dans le Gers ? En tant que département du Sud-ouest, il y a beaucoup de plats que l’on reconnaît de l’Ariège ou de la Haute-Garonne, comme le cassoulet ou la croustade aux pommes. Il y a une soupe bien locale, remplie de viandes confites, la garbure gersoise. En dessert, on y trouve aussi le gâteau à la brioche, un produit artisanal cuit au feu. Pour boire, il y a bien sûr l’armagnac, mais aussi de nombreux vins locaux, comme les vins de l’IGP Gers et le floc-de-Gascogne.

Je découvre la Haute-Garonne

On reste en Occitanie pour le prochain arrêt de notre tour, le 31, la Haute-Garonne. C’est le département le onzième plus peuplé et les habitants se nomment Haut-Garonnais. (Il n’y avait jamais une Basse-Garonne, alors pourquoi la Haute ? Personne ne me dit rien.) C’est notre cinquième tour en Occitanie.

La préfecture de la Haute-Garonne est Toulouse, bien connue pour son port sur la Méditerranée, le Terminal Maritime de Toulouse. Qu’est-ce que vous dites ? Que Toulouse est à 150 km de la mer ? Ben, le lien est bien réel, c’est donc pas la seule fois où on trouvera de la confusion géographique en France. En fait, c’est le résultat d’un accord entre Toulouse et Barcelone, et les services du « Terminal Matitime » sont en fait par chemin de fer.

Mais sérieusement, si vous pensiez que Nîmes était deja impressionnant, Toulouse est un autre régal. On commence à la Place du Capitole (2 étoiles Michelin), avec sa grande croix occitane et les signes du zodiaque dessinés en face du Capitole. Puisqu’on est là, prenez un tour du Capitole lui-même (1 étoile), si vous voulez. Mais on est là pour le Vieux Toulouse (3 étoiles), plein du grand patrimoine de la Haute-Garonne. On y trouve le Couvent des Jacobins (2 étoiles), avec son église en brique, la maison des reliques de Saint-Thomas-d’Aquin. Puis on continue au Musée des Augustins (2 étoiles), dans un ancien couvent, avec plus de 4 000 œuvres du Moyen-Âge au présent.

On continue maintenant vers un bâtiment extraordinaire, l’Hôtel d’Assézat (3 étoiles), de 1555. De même taille que le Louvre, on y trouve un autre musée extraordinaire, la Fondation Bemberg (3 étoiles), avec des collections de la Renaissance, et de peintures françaises des XIXe et XXe siècles. Êtes-vous épuisés après toutes ces merveilles ? Mauvaise chance, les amis, parce que l’on marche maintenant à la Basilique Saint-Sernin (3 étoiles), l’une des étapes du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et, selon le Guide Michelin, « [la] plus grande et la plus belle église romane du Midi, élevée du 11e au 14e s., est aussi la plus riche de France en reliques ». Il y a 3 autres musées étoilés 2 fois à Toulouse, mais moi, je vous conseille de vous balader au long du Canal de Garonne (1 étoile). Si vous profitez des canaux, visitez aussi la péniche Maison Nougaro, consacré au chanteur Claude Nougaro, qui a chanté « Ô Toulouse ».

On quitte Toulouse maintenant et conduit vers le sud-ouest du département, près de la frontière espagnole, pour le village de Saint-Bertrand-de-Comminges. On y trouve la Cathédrale Sainte-Marie (1 étoile) et son cloître (2 étoiles). Les trésors du cloître valent la peine ; selon le Guide Michelin, ils comprennent « des tapisseries de Tournai du 16e s., des chapes brodées datant de 1309, des ornements épiscopaux et la crosse de saint Bertrand, prélat français mort en 1123 ». À côté à Valcabrère, on trouve la Basilique Saint-Just (1 étoile), du XIe siècle. Finalement, parce que l’on est si proche aux Pyrénées, pensez à faire de la randonnée dans les montagnes — le Comité du Tourisme vous propose de nombreuses idées.

Qui sont les personnages bien connus de la Haute-Garonne ? Nous avons déjà mentionné le chanteur Claude Nougaro, mais il y a aussi le philosophe thomasien Jacques Maritain, le chimiste Paul Sabatier (gagnant du Prix Nobel), le sculpteur Augustus Saint-Gaudens, et l’actrice Patricia Karim, qui a joué l’épouse de Pierre Mondy dans le dernier 7e Compagnie. Et au cas où elle lirait cet article, mon coup de cœur Émilie Mazoyer y étudiait.

Quoi manger en Haute-Garonne ? Nous sommes encore dans le Sud, alors le cassoulet, bien sûr. Il y a la saucisse de Toulouse, bien connue comme ingrédient principal dans le plat célèbre, le gloubi-boulga. On y trouve aussi le mounjetado, un plat comme le cassoulet qui vient de leurs voisins ariégeois. En dessert, il y a une croustade aux pommes, très similaire au plus célèbre dessert de ce blog, et la pescajoune, une sorte de crêpe aux pommes. Il y a 4 produits protégés du département, l’ail violet de Cadours (AOC), l’agneau des Pyrénées (IGP), le porc noir de Bigorre (AOC), et les vignerons du Frontonnais (AOP).