Pour notre dessert drômois, j’ai choisi un dessert de la grande cheffe Amne-Sophie Pic. Les babas au rhum eux-mêmes ne sont pas particulièrement drômois, mais les châtaignes sont absolument une spécialité de la région, et la famille Pic est chef dans la Drôme depuis 1889. Je dois encore le magazine Elle pour cette recette.
J’ai coupé par deux les recettes des babas et du sirop, mais j’ai fait toute la recette du crémeux. C’est difficile de couper 1 jaune d’œuf, après tout. Je vous présente toutes les quantités originales, au lieu de les avoir coupées. Aussi, « stoppez » n’est pas un mot français (désolé, je suis obsédé), alors vous verrez plusieurs changements comme ça si vous lisez le lien original.
Les ingrédients pour les babas :
1 dl de lait
10 g de levure de boulanger
200 g de farine
5 g de sel
15 g de sucre
2 oeufs
50 g de beurre doux fondu
Les instructions pour les babas :
Incorporez la levure dans le lait tiède.
Mettez dans la cuve d’un robot la farine, le sel et le sucre.
Ajoutez le lait et 1 oeuf à petite vitesse.
Quand la pâte est homogène, ajoutez le second oeuf, mélangez et arrêtez le robot. Versez le beurre, attendez qu’il passe sous la pâte.
Mélangez puis remplissez huit moules à baba aux trois quarts de pâte et laissez doubler de volume à température ambiante.
Préchauffez le four à 170 °C (th. 5,5). Enfournez les babas 20 à 25 mn. Démoulez et laissez refroidir.
Les ingrédients pour le sirop :
200 mL de rhum brun
500 grammes de sucre en poudre
2 grammes de café soluble
8 dL d’eau
Les instructions pour le sirop :
Faites bouillir l’eau, le sucre et le café.
Laissez refroidir puis versez le rhum. Immergez les babas 2 h, égouttez-les sur une grille.
Les ingrédients pour le crémeux :
Faites tremper la gélatine dans de l’eau froide.
Fouettez le sucre et le jaune d’oeuf.
Faites chauffer le lait, la crème de marrons et la Maïzena en fouettant.
Versez sur les oeufs et faites bouillir 1 mn à feu doux en mélangeant. Hors du feu, ajoutez la gélatine égouttée, laissez refroidir et incorporez le beurre. — J’ai ajouté le beurre avant de laisser refroidir le mélange. Il me semble que l’on ne veut pas de morceaux de beurre dans le crémeux. Mais pas de feu pour cette étape.
Versez dans le fond de huit assiettes et laissez prendre 2 h au frais.
Montage :
C’est vraiment pas de la chirurgie de fusées, comme on dit en anglais. Déposez des babas sur les assiettes avec le crémeux. Si vous avez envie de quelque chose de VRAIMENT compliqué, il y a une petite recette de « chantilly au café » en bas du lien original. Ça ne prend que 12 heures !
Cette fois, j’ai quelque chose de vraiment spécial pour vous. À mon avis, c’est la meilleure soupe du blog. (C’est pas difficile — je ne suis pas content de toutes mes soupes.) Mais celle-ci ? Un vrai régal. Je vous présente la soupe de petit épeautre au crumble à l’ail et copeaux de picodon. (Faut patienter jusqu’à demain pour le dessert.)
Pour le vin ce soir, un Crozes-hermitage. Pas cher, et très bon. Ça vient de la Maison Denuzière et m’a coûté environ 25 $. Pas mal ! Vous verrez que j’ai aussi utilisé un vin blanc appelé « Clos du Bois » pour la soupe. C’est un vin californien, et je l’ai utilisé seulement pour cuisiner, pas pour boire. (Le nom est une blague — la maison a été fondée par un homme avec le nom « Woods, » c’est-à-dire « Bois ».)
Je remercie La Drôme Tourisme pour la recette de la soupe. J’ai fait deux changements ; la prochaine fois, je ferais un autre. C’est impossible de trouver le fromage picodon près de chez moi, alors j’ai utilisé du « Cana de Cabra », un fromage espagnol que je crois est similaire. Pour le « crumble », j’ai ajouté deux fois la quantité de beurre qu’ils ont suggéré — la recette originale ne faisait que des miettes, et j’ai voulu plus de structure. La prochaine fois, j’ajouterais 1.5 L de bouillon au lieu de 1 L. Ce ne sont pas de grands changements — je suis hyper-content de cette soupe ! (Mais non, je n’ai pas le problème de ce monsieur.)
Les ingrédients pour la soupe de petit épeautre :
150 grammes de petit épeautre
1 tomate moyenne
1 petit blanc de poireau
½ branche de céleri
5 cl d’huile d’olive
5 cl de vin blanc sec
1 gousse d’ail
1 petite carotte
½ oignon jaune moyen
bouquet garni
1 litre de bouillon de volaille
Les ingrédients pour le crumble à l’ail :
250 grammes de farine
60-120 grammes de beurre
100 g de sucre semoule
1 gousse d’ail
1 picodon sec
sel, poivre
Les instructions pour la soupe :
La veille, faire tremper le petit épeautre dans de l’eau froide pendant 3 heures. Égoutter et laisser sécher.
Au début, et après très heures.
Laver, éplucher et émincer tous les légumes. (J’utilise des carottes déjà coupés au supermarché, alors ils n’apparaissent pas ici.) J’ai utilisé peut-être trop de céleris. C’était pas clair pour moi si « une branche » voulait dire tout le céleri que l’on achèterait au supermarché. J’ai utilisé la moitié de ça.
Les faire suer à l’huile d’olive pendant 10 minutes. Si vous avez besoin de bouillon, faites-le maintenant.
Ajouter la tomate pelée en morceaux, le vin blanc, le bouillon de volaille froid, le bouquet garni et le petit épeautre égoutté.
Porter à ébullition cette préparation, cuire ensuite à feu doux pendant 1 h à 1 h 30. Mixer la soupe et rectifier l’assaisonnement.
Les instructions pour le crumble :
Mélanger la farine et le beurre coupé en petits dés avec le sucre, le sel et l’ail haché. Après 60 grammes de beurre, je ne pouvais pas faire que des miettes. Peut-être que c’est la bonne chose, mais pour faire un biscuit plus fort, j’ai doublé le beurre.
Étaler sur une plaque à pâtisserie. (J’ai fait ça à la main.) Puis le faire colorer au four à 190 °C quelques minutes. (12 minutes était suffisant.) Laisser refroidir la préparation.
Montage :
Mets la soupe dans le bol, et garnir avec le crumble et des copeaux de picodon.
On continue le tour avec le 26, la Drôme. C’est le département le cinquante-deuxième plus peuplé et les habitants se nomment drômois. C’est notre cinquième visite en Auvergne-Rhône-Alpes, et après le Cantal et l’Ardèche, j’ai de grands espoirs. (Faut peut-être que je revienne dans l’Ain et l’Allier, je n’ai vraiment pas trouvé mon style à l’époque.)
Comme d’habitude, on commence avec la préfecture, Valence. Cette ville ne manque pas de patrimoine, mais quand on est là, il faut commencer avec la nature, parce qu’ils ont des lieux incroyables. Mais on va conduire de l’Ardèche pour commencer. Allez donc à Tournon-sur-Rhone d’abord, pour prendre la Corniche du Rhône (3 étoiles Michelin) vers Valence. Sur cette route magnifique, il y a des vues incroyables. Passez par la montagne de Crussol (2 étoiles) et son château pour plus de vues époustouflantes.
Tournon, le Rhône, et le Doux, Photo par PRA, CC BY-SA 3.0, Château de Crussol, Photo par Fabrice GALLET, Domaine public
En ville, on commence avec Le Musée de Valence, art, et archéologie (2 étoiles), dont ses collections des écoles flamandes et hollandaises du XVe au XVIIe siècle et d’art français du XIXe siècle. Il y a beaucoup de gens d’origine arménienne à Valence, alors on visite le Centre du patrimoine arménien (1 étoile). On continue par La maison des têtes (1 étoile), où le nom vient de 4 sculptures sur la façade, plein d’expositions sur l’histoire de Valence. Finalement, on visite la Cathédrale Saint-Apollinaire (0 étoiles)
En dehors de Valence, on visite plusieurs villes connues pour leurs produits. D’abord, on va à Romans-sur-Isère, pour visiter le Musée international de la chaussure (1 étoile). Dans les années 70s, la ville était connue pour les marques de luxe comme Kélian, Charles Jourdan et Clergerie (seulement cette dernière est encore fait à Romans-sur-Isère). On peut également visiter des ateliers à la Cité de la Chaussure. Passez aussi par la Collégiale Saint-Barnard (1 étoile), une église de la XVIe siècle.
Couvent de la Visitation, site du Musée International de la Chaussure, Photo par Jvillafruela, CC BY-SA 3.0, Mise au tombeau du XVIIIe siècle dans la Collégiale Saint-Barnard, Photo par Fifistorien, CC BY-SA 3.0
On passe maintenant à Montélimar, chez le nougat. Malheureusement, grâce à un commentaire de mon lecteur Bernard, j’ai acheté de ce nougat avant de quitter la France. Pourquoi malheureusement ? PARCE QUE C’EST DÉLICIEUX ET MAINTENANT JE SUIS ACCRO ! (Heureusement, cette marque, Trois Abeilles, est disponible chez moi grâce à myPanier.)
Alors, on commence au Musée du Nougat, aussi la plus vieille fabrique à Montélimar. Mais il faut être sûr que l’on trouve le meilleur nougat, alors on passe aussi par Diane de Poytiers, Nougat Doulce France, et l’usine de L’artisan Nougatier, Avec nos achats de six nougatiers, il faut que l’on fasse du sport, alors on prend un tour du Château de Montélimar (1 étoile), du XIIe siècle. Ensuite, on visite le Musée de Montélimar (1 étoile), avec une grande collection de miniatures et de poupées, ou on se promène le long des allées Provençales (1 étoile).
Et ce sera une GROSSE erreur de rater Tain-L’Hermitage, chez plusieurs vins AOC, dont le Crozes-hermitage et l’Hermitage. C’est aussi chez la Cité du Chocolat Valrhona. Euh, Justin, vous nous avez dit que c’est en Ardèche, n’est-ce pas ? Ben oui, mais c’est le site de tourisme d’Ardèche qui m’a trompé !
Ce qui dit Ardèche Tourisme, et ce qui dit Google Maps. GÊNANT !
Alors, faut visiter encore Valrhona (1 étoile), puis continuer à prendre un tour sur le Petit Train des Vignes pour visiter 3 vignes et déguster leurs vins.
Cité du Chocolat, Photo par FlorianB26, CC BY-SA 3.0, Vignes de Tain, Photo par Frederick Wildman and Sons, Ltd, CC BY-SA 2.0
Ce soir, j’ai fait un dîner selon les coutumes du Doubs. J’ai un ami qui y vit, et il m’a dit de faire mon dessert, un « gâteau de fête », appelé aussi « gâteau de ménage ». En plat principal, nous avons la « potée comtoise ».
Il y a plusieurs styles de potée comtoise, et je l’ai fait deux fois. Après la recette de la potée, mais avant le dessert, je vous montrerai pourquoi j’ai fait des changements. Je dois beaucoup à la recette de Doubs Tourisme, mais vous verrez que celle-ci est la mienne.
Il n’y a pas de vin doubien ici, alors j’ai acheté une bouteille de Beaujolais-Villages pas chère. (F, c’est à cause de toi !) Il est au moins de la même région, et il marche bien avec la viande.
Une dernière chose — mes saucisses sont 100 % de bœuf. En Californie du Sud, les bons supermarchés veulent vous vendre des « saucisses » de plantes, ou peut-être du poulet, comme ci-dessous. Franchement, je ne veux plus vivre dans un pays aussi confus, mais j’ai acheté la meilleure chose que j’ai pu trouver.
Les ingrédients de la potée comtoise (pour 2-4 personnes) :
300 grammes de saucisse
1 oignon
2 grosses carottes ou une poignée de petites carottes
2 pommes de terre
1 poireau
1 navet
1/4 chou vert
1 bouillon de volaille
Du sel, du poivre, du thym, du romarin, de l’huile d’olive
Les instructions pour la potée comtoise :
Dans une cocotte, faire dorer l’oignon avec une cuillère à soupe d’huile d’olive.
Pendant que les oignons dorent, couper votre poireau et le chou, puis les ajouter.
Faire fondre le bouillon de volaille dans une casserole avec 500 mL d’eau, et faire bouillir.
Verser le bouillon dans la casserole, puis ajouter 250 mL d’eau
Laisser mijoter à feu doux pendant une demi-heure.
Assaisonner avec du sel, du poivre, du thym, et du romarin.
Éplucher et couper en gros dès vos pommes de terre et navet.
Couper vos saucisses et vos carottes, si nécessaire.
Ajouter tout à la cocotte.
Couvrir la cocotte et laissez mijoter à feu doux. Quand je dis feu doux, je veux vous montrer exactement ce que veux dire — c’est au STRICT minimum (lisez la côte à gauche). C’est IMPORTANT. On va bientôt parler de pourquoi.
Au bout de 30 min, vérifier votre cuisson. Je doute que ce soit prêt, mais on ne veut pas trop cuire.
Vérifier de temps en temps si vos légumes sont prêts. Pour moi, 1 heure après avoir ajouté les légumes a suffi. Servir dans un plat rectangulaire.
Il faut que je vous explique pourquoi j’ai fait cette recette deux fois. La première fois, j’ai suivi EXACTEMENT la recette sur le lien. Et voici les résultats :
C’est bien trop cuit, à mon avis. Je dois vous dire qu’il y a ceux qui pensent que c’est le bon résultat. Vous pouvez trouver plusieurs vidéos sous le titre « La potée comtoise, star d’Internet » sur le lien de la recette. Dans deux vidéos, les chefs font des potées comme cette dernière. Je ne l’aime pas. Le goût n’est pas mal, mais je déteste l’apparence. Alors, j’ai étudié toutes les vidéos, et ma recette n’est pas exactement ce que vous trouverez dans n’importe quelle vidéo. Mais je suis FIER des résultats. Voici mon chou après la deuxième fois :
C’est exactement ce que je voulais faire — le chou est tendre, mais a encore une certaine structure,
Je dois la recette du gâteau de fête au site Doubs Tourisme. Ils ont plusieurs versions, dont nature, aux pommes, au chocolat, et au goumeau (œufs, crème fraîche et sucre en poudre). Je vous recommande de le déguster chaud, dès qu’il sort du four.
Les ingrédients pour le gâteau de fête aux pommes :
1 yaourt nature
3 pots de yaourt vides remplis de farine t 110
2 pots de sucre de canne complet
2 gros oeufs
1 sachet de levure chimique
3 pommes rincées, épluchées, détaillées en cubes
2 cuillère(s) à soupe de sucre de canne complet
15 grammes de beurre + 15 grammes de beurre fondu
sucre glace (facultatif)
Les instructions pour le gâteau de fête aux pommes :
Dans une sauteuse, faites fondre 15 g de beurre.
Ajoutez-y les pommes, faites cuire à couvert pendant 15 minutes.
Ajoutez 2 cuillères à soupe bombées de sucre de canne complet, faites caraméliser les pommes pendant 5-7 minutes sans couvrir.
Réservez.
Dans une jatte, versez le yaourt, les oeufs, la levure, mélangez bien au fouet.
Ajoutez le beurre et le sucre, battez, incorporez la farine petit à petit, battez toujours. — J’ai ajouté la farine un pot à la fois. Le premier est facile à mélanger. Le deuxième n’est pas difficile. Le troisième — préparez-vous à TRAVAILLER.
Disposez les pommes dans un moule à fond amovible, recouvrez de l’appareil, faites cuire à four chaud (th. 7 ou 215 ºC) 30 à 35 minutes. — Je l’ai laissé dans le four pendant 35 minutes. C’était un peu sec. 30 minutes suffit probablement.
Avant de servir, saupoudrez de sucre glace. — Je n’ai pas fait ça. Avez-vous remarqué tout ce sucre-là en haut ?
On continue notre tour avec le 25, le Doubs. C’est le département le quarante-neuvième plus peuplé, et les habitants se nomment doubiens ou doubistes.
Avant Jésus-Christ, le Doubs était peuplé par des gens gaulois, les Séquanes. Peut-être que vous avez entendu parler d’un livre de Jules César, Les commentaires sur la Guerre des Gaules ? Dans le Doubs, il a vaincu les Séquanes sous leur chef, Arioviste. Pendant le Moyen-Âge, le Doubs faisait partie du duché de Bourgogne, et depuis 1678, il fait partie du royaume de France, puis la république.
Je pourrais écrire pendant des jours sur Besançon, mais dans le Doubs, on trouve aussi mon herbe à chat, ce qu’ils appellent le « Pays Horloger ». Avant de partir de Besançon, on visite le Musée du Temps (1 étoile), situé dans le Palais Granvelle (1 étoile) du XVIe siècle. On y trouve plus de « 1 500 montres, ébauches et boîtes ». (Savez-vous ce qui veut dire « ébauche » en horlogerie ? C’est la partie mécanique.) Puis, on va à la ville de Morteau pour le Musée d’Horlogerie et le Musée de la Montre. Il y a aussi de beaux sites naturels là-bas, surtout le Saut du Doubs (3 étoiles) et le Roche du Prêtre (3 étoiles), d’où on peut regarder la Cirque de Consolation (2 étoiles) et la vallée du Dessoubre.
Je ne crois pas que je fasse ça, mais on est tellement proches, alors : si vous êtes comme moi, grand fan de l’horlogerie, sautez la frontière suisse et visitez aussi le Musée international de l’Horlogerie (2 étoiles) à La Chaux-de-Fonds, et peut-être aussi le Musée d’Horlogerie du Locle (1 étoile). La collection du Musée international est pleine de pièces maîtresses. Et Le Locle reste l’une des villes les plus importantes pour l’horlogerie de nos jours — c’est la maison d’Ulysse Nardin, de Tissot, de Zénith, et de Montblanc. Je ne vous conseillerai JAMAIS de visiter l’Allemagne quand on est en Alsace, et je blâme le guide Michelin pour m’avoir montré ces tentations, mais je ne peux pas résister. Je me sens comme un traître.
On retourne dans le Doubs (sans avouer que l’on a voyagé en Suisse) pour deux escales de plus. D’abord, on visitera le pays Montbéliard. On commence avec une visite dans un musée très spécial pour moi — l’Aventure Peugeot (2 étoiles) ! Les voitures de Peugeot n’ont pas réussi aux États-Unis quand j’étais jeune, mais les moulins Peugeot sont très prestigieux. Voilà ce que j’utilise dans ma cuisine depuis une décennie :
Qui sont les personnages connus du Doubs ? Oh, c’est une liste impressionnante ! L’auteur Victor Hugo et les Lumière, inventeurs, sont tous nés à Besançon. Le peintre Gustave Courbet est venu d’Ornans, près de Besançon. John Acton, grand-père du célèbre homme politique Lord Acton, est né à Besançon ; aussi l’anarchiste Pierre-Joseph Proudhon qui a dit « La propriété, c’est le vol ! » (nos gouvernements sont évidemment bien d’accord avec lui). Trop de Peugeot pour compter, et le réalisateur américain Frank Darabont est né à Montbéliard. C’est pas un crédit, à mon avis, mais le « héros » de l’un de mes romans moins préférés, Julien Sorel du Rouge et le Noir vient aussi du Doubs.
On pourrait également appeler ce qui suit mon dîner Monbazillac, parce que tous les deux plats et la boisson sont au vin Monbazillac. Je dois vous dire, c’est un de mes meilleurs plats principaux. Je vous présente les escalopes de saumon au Monbazillac et les pêches au vin de Monbazillac. Avec un verre du vin Monbazillac, bien sûr.
J’étais BIEN surpris d’avoir trouvé une bouteille de ce vin. Je ne prétends pas d’être expert sur les vins, mais en général, si je ne connaissais pas du tout le nom avant l’année dernière, je ne peux pas trouver le vin. Cette fois, c’est pas le cas ! Voilà :
Ces deux recettes viennent du site de tourisme du Pays Bergerac. C’est pas à moi de vous dire s’ils sont des spécialités du département ou c’est juste qu’ils sont de bonnes idées de quoi faire avec les produits locaux. Certainement, il n’y a rien comme la liste liée en haut au site Keldelice. En tout cas, il n’y a pas de question que l’on peut faire de bonnes choses avec le vin Monbazillac !
D’abord, notre plat principal. Voici le lien à la recette originale — comme d’habitude, je l’ai coupée, cette fois en deux. Aussi, pas d’échalotes dans ma recette — mon marché ne les a plus eues.
Les ingrédients pour les escalopes de saumon :
1 kg de saumon frais
2 têtes de cèpes — j’ai utilisé des crimini
2 dl de Monbazillac
150 ml de crème
2 cuillerées à soupe de fines herbes
2 crêpes fines à la farine de Sarrazin
2 dl de fumet de poisson
50 g de beurre
Du sel
Du poivre
Les instructions pour les escalopes :
Levez les filets de saumon par le dos, détachez la peau à l’aide d’un couteau souple, taillez dans la chair quatre escalopes de 200 g chacune
Disposez-les sur un torchon de cuisine et réservez au frais.
Taillez les têtes de cèpes en petits dés. Faites-les fondre dans une petite casserole jusqu’à légère coloration en leur ajoutant une pointe d’échalote et la moitié des fines herbes. Réservez.
Ouvrez les escalopes de saumon en portefeuille, fourrez-les du hachis de cèpes, salez, poivrez.
Beurrez un plat à gratin, parsemez-le d’échalotes finement hachées, déposez-y les escalopes.
Mouillez au fumet de poisson et au Monbazillac
Mettez à feu vif jusqu’à frémissement, puis faites cuire au four (190°) 4 ou 5 minutes, après avoir couvert le plat d’un papier sulfurisé et beurré.
Une fois cuit, retirez le saumon.
Faites réduire des deux tiers le jus de cuisson à feu vif, ajoutez la crème et laissez cuire quelques minutes
Montez au beurre et rectifiez l’assaisonnement.
Passez la sauce au chinois fin, ajoutez le restant des fines herbes
On retourne maintenant en Nouvelle-Aquitaine pour la cinquième fois, mais c’est drôlement notre première visite en la vieille Aquitaine. La Dordogne, le 24, est le département le cinquante-septième plus peuplé et les habitants se nomment également Périgourdins, Périgordins, Dordognots, et Dordognais.
D’où vient le nom « Périgourdins » ? Il y a deux mil ans, il y avait un peuple gaulois appelé les Pétrocores. Ils vivaient dans la territoire qui est devenue la Dordogne. On peut voir la relation entre Pétrocore et Périgord, mais c’est pas clair que le mot original signifie.
C’est difficile de choisir où commencer en Dordogne. Le département a 10 villages classés parmi les plus beaux villages de France ! Même Topito, qui se moque de tout, ne peut que l’admirer ! Mais on va quand même commencer avec la préfecture Périgueux, parce que c’est pas seulement la plus grande ville (environ 30 000 d’habitants), mais c’est aussi l’une de 3 villes classés « d’art et d’histoire » dans le département !
Les Pétrocores donnent à la ville un héritage gallo-romain, et on commence avec le musée Vesunna, après leur ancienne ville (3 étoiles Michelin). L’autre grand trésor de Périgueux est la cathédrale médiévale (XIIe siècle) de Saint-Front (2 étoiles), reconstruite pendant le XIXe siècle. Ne ratez pas également le quartier Saint-Front (2 étoiles), plein de façades Renaissance. Le Musée d’art et d’archéologie du Périgord (1 étoile) mérite une visite pour ses collections médiévales et de Beaux-Arts. Finissez par visiter le Temple de Vésone (1 étoile), une autre ruine gallo-romaine, du IIe siècle.
Les deux autres villes d’art et d’histoire sont Sarlat, une cité médiévale, et Bergerac, connu pour ses vins (et un certain Cyrano). Le guide Michelin pense au voisinage de Sarlat, appelé Périgord noir, comme un grand incontournable de 3 étoiles. Il y a beaucoup de beaux lieux, comme le Vieux Sarlat (3 étoiles), dont la Cathédrale Saint-Sacerdos (1 étoile), et la Vallée de la Dordogne (3 étoiles). Près de Sarlat, à 10 km, on trouve les ruines du Château de Commarque (3 étoiles), et du Château de Castelnaud, dont un musée (2 étoiles). À Bergerac, il y a une grande Route des Vins avec 130 domaines, alors on commence au Quai Cyrano, un espace dédié à tous les vins. Choisissez quelques vignerons pour visiter ; le Château de Monbazillac (1 étoile) est très charmant. Pour quelque chose de différent, essayez le Musée du Tabac (1 étoile) !
Je peux passer des semaines en parlant des villages, alors je ne mentionnerai que deux, Beynac-et-Cazenac, avec un château incontournable (2 étoiles) et Domme, où on trouve la Bastide de Domme (1 étoile), des vieilles fortifications du XVe siècle.
Il faut finir par mentionner la grotte de Lascaux, pleine de peintures préhistoriques. On ne peut pas visiter la grotte elle-même. Il y a un musée au village de Montignac, où on trouve des reproductions des peintures de la grotte.
Qui sont les personnages les plus connus de la Dordogne ? Sans doute, LE plus connu est l’écrivain et soldat Savinien de Cyrano de Bergerac, connu grâce à la pièce de théâtre d’Edmond Rostand. Le chanteur Pascal Obispo, connu chez moi pour 1980, est né à Bergerac. Aussi, la chanteuse américaine Joséphine Baker y vivait pendant des années. Il y en a des centaines que l’on trouve sur Wikipédia, mais je ne les connais pas du tout.
J’avoue, je n’ai aucune idée de la différence entre les marrons et les châtaignes. Ici, c’est un petit miracle de trouver n’importe quoi sous le nom de « chestnuts ». Alors, je suis heureux d’avoir trouvé des marrons de Clément Faugier pour le dîner de ce soir, la soupe aux châtaignes et aux raves et le gâteau creusois.
Je ne m’attendais pas à grand chose quand j’ai choisi ces recettes. La soupe est bien limousine, pas particulièrement creusoise, mais comme je vous l’ai dit, je n’ai pas pu trouver rien « creusois » sauf le gâteau de ce nom. Il y a beaucoup de recettes pour ce gâteau en ligne — presque toutes avec les mêmes ingrédients, mais des quantités différentes. Mais je dois vous dire — c’est ma soupe préféré de toutes celles que j’ai faites, et J’ADORE ce gâteau. C’est fantastique !
Toutes les deux recettes proviennent de magazines. Voici la soupe aux châtaignes de Régal, et voici le creusois d’Elle. Le creusois est très inhabituel — presque toutes les recettes que j’ai vues n’utilisent que des blancs d’œufs, pas de jaunes. Celle d’Elle utilise les œufs entiers. Je suis content de la recette, mais je vous dis ça au cas où vous voulez chercher d’autres recettes.
Les ingrédients pour la soupe aux châtaignes et aux raves (pour 2 personnes) :
4 Raves ou rutabagas, ou 1 gros navet
150 grammes de marrons
2 Poires non pelées
2 Gousses d’ail épluchées et dégermées
Crème fraîche facultative — pas utilisé par moi
Du sel et du poivre
« Rave » peut signifier soit « radis » soit « navet » selon mon dictionnaire bilingue, alors j’ai choisi un navet. Si j’ai tort, c’était quand même délicieux. La recette originale demande aussi des « poires d’hiver ». Je ne suis pas sûr de la variété, alors j’ai choisi des poires Anjou. Elles ont au moins un nom bien français, et elles étaient la meilleure partie de la soupe à la fin.
Les instructions pour la soupe aux châtaignes et aux raves :
Épluchez les raves et coupez-les en fins quartiers.
Disposez la moitié dans le fond d’un petit faitout.
Recouvrez-les de 2 poignées de châtaignes, puis à nouveau de raves et d’une nouvelle couche de châtaignes. Cachez les gousses d’ail par-ci, par-là. Salez. Remplissez d’eau et mettez à cuire.
Au premier bouillon, écumez. Puis ajoutez les poires sur le dessus. Versez aussi de l’eau à hauteur des poires. Laissez cuire durant 1 h environ. — Faites attention à la quantité d’eau. Mon faitout est un Le Creuset de 6,75 L. Je l’ai fait à moitié rempli. J’aurais dû utiliser environ 5 L d’eau au lieu de 3,5 pour avoir assez de liquide à la fin. Ce qui restait était super.
Répartissez d’abord les poires dans les assiettes. Plongez la louche dans le faitout pour attraper aussi bien des raves que des châtaignes, sans les écraser, et servez. Dans l’assiette, nappez les légumes de crème fraîche (facultatif, pas utilisé ici) et arrosez de bouillon.
Les ingrédients pour le gâteau creusois :
4 oeufs
180 grammes de sucre
100 grammes de beurre fondu
100 grammes de farine
100 grammes de noisettes pilées
Les instructions pour le gâteau creusois :
Séparez les 4 jaunes d’œufs dans un saladier et mélangez-les avec le sucre.
Ajoutez le beurre fondu.
Montez en neige les 4 blancs d’œufs dans un autre saladier jusqu’à ce qu’ils soient bien fermes.
Incorporez à la pâte la farine et les œufs en neige petit à petit avec une cuillère en bois pour ne pas « casser » les blancs.
Quand le mélange est homogène, ajoutez les noisettes en poudre.
Versez la pâte dans un moule beurré et enfournez 45 mn à 180°C. Laisser refroidir
Je me demande si je devrais écrire le « Je découvre » pour le 75 avant de mon voyage, et peut-être le 45 et le 76 aussi. L’idée était de rechercher ce que je voulais voir sans avoir visité. Je sais qu’il y a beaucoup plus de choses que je peux faire, alors je continuerai au moins avec le 23, la Creuse. Il est le département le deuxième moins peuplé, et les habitants se nomment creusois. Ça fait notre quatrième séjour en Nouvelle-Aquitaine.
Comme le Cantal, la Creuse est RURALE. Il n’y a qu’une commune avec plus de 10 000 habitants, la préfecture de Guéret. Il n’y a qu’une autre commune avec plus de 5 000 habitants, La Souterraine. Mais il faut visiter les plus petites communes pour voir la vraie Creuse !
Coté Internationale de la Tapisserie, Photo par Maxfoucault57, CC BY-SA 4.0, Château de Villemonteix, Photo par Biache BenoitCC BY-SA 3.0, Tapisseries au Château de Villemonteix, Photo par Biache Benoit, CC BY-SA 3.0, Sant-Quentin-la-Chabanne, Photo par Noeljupiter, CC BY-SA 3.0
Dans le Nord-Est de Creuse, on trouve plusieurs autres intéressants endroits. Mon préféré est la Tour Belvédère à Toulx-Sainte-Croix — avec « une vue panoramique exceptionnelle de 100 km alentours s’étendant sur sept départements ». On y trouve aussi le Château de Boussac (1 étoile), où se déroule le roman Jeanne de l’auteur George Sand. L’abbatiale et église Sainte-Valérie (1 étoile), originaires du XIe siècle, sont pleins de trésors religieux.
Tour Belvédère Photo par Espirat, CC BY-SA 4.0, Château de Boussac, Photo par Espirat CC BY-SA 4.0, L’abbatiale Sainte-Valérie, Photo par Félix Potuit, Domaine public, Reliquaire de Sainte-Valérie, Photo par Louis-Marie Caillaud, CC BY-SA 4.0
Qui sont les personnages les plus connus de la Creuse ? George Sand est certainement la plus célèbre, mais elle n’y est pas née. Le cycliste Raymond Poulidor, et le général (et compagnon de Jeanne d’Arc) Jean de Brosse y ont vécu. Il y a le cas étrange du mathématicien Jean-Pierre Portmanteau, dont on a un théorème de probabilité — mais ce monsieur n’est qu’un canular dans un cahier de texte de mathématiques ! Il y a plein d’autres mentionnés dans Wikipédia, mais ils ne sont pas connus en dehors de France.
Finalement, qu’est-ce que l’on mange en Creuse ? Pour la deuxième fois, après leurs voisins en Corrèze, il n’y a aucune recette locale sur Keldelice. Ils ne manquent pas de produits locaux, comme les myrtilles, la viande limousine, la bière, des fromages limousins — mais il n’y a pas de produits AOP ou AOC qui viennent de la Creuse. Comme en Corrèze, il y a un dessert local où la recette est un secret des boulangers locaux, appelé le gâteau creusois. Selon les locaux, ce gâteau vient d’une recette du XVe siècle, mais la recette était perdue, puis redécouverte en 1969. Ça serait la seule recette départementale, j’ai donc mes doutes sur la vérité de cette histoire. En tout cas, Internet ne manque pas de versions de cette recette, alors je vous en ferai une !